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Un monstre créatif à trois têtes

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MONTRÉAL – Cartésien et chirurgical comme joueur, Anthony Calvillo a développé une charmante agressivité dans sa sélection de jeux grâce à un joyau comme Davis Alexander et l’esprit audacieux de Jason Maas.

Ce n’est pas par hasard que l’attaque des Alouettes de Montréal est si divertissante, ça s’est produit avec la combinaison de ces trois têtes de football et la contribution des autres entraîneurs.

D’abord, il faut donner du mérite à Calvillo de s’être ajusté au diamant qui fait briller l’unité offensive. Pierre Vercheval et David Arsenault avaient bien raison de souligner son approche plus agressive durant la dernière victoire des Alouettes.

« Je considère que j’ai beaucoup appris en travaillant avec Jason. Dès le départ, Jason a été non seulement agressif dans sa sélection, mais aussi dans l’élaboration de ces jeux. Je suis dans les réunions avec lui, je vois comment son cerveau décortique le football, on effectue des ajustements dans les concepts et on s’amuse avec ça. On collabore tous sur les jeux, mais on peut les réussir surtout avec les décisions de Davis », a témoigné Calvillo.

Le visage d’Alexander s’est immédiatement illuminé quand on a abordé l’agressivité de Calvillo.

« Les receveurs et moi, on adore qu’il soit agressif! En autant qu’on puisse démontrer à AC qu’il avait raison de nous faire confiance, ça ira loin, ça lui procure de la confiance », a réagi Alexander.

« Nous adorons être agressifs » Davis Alexander parle de sa relation avec Anthony Calvillo et de l’approche agressive dans la sélection de jeux.

Véritable boule d’énergie, le quart des Alouettes ne recule devant rien. Des jeux audacieux, il en redemande. Mais preuve que son agressivité n’altère pas son intelligence, Alexander vient d’établir un autre record de la LCF en ayant complété 336 passes sans subir d’interception. Il a surpassé les meilleures séquences de Darian Durant, Ricky Ray, Trevor Harris, Calvillo et tous les autres.

« J’ai toujours aimé le jeu agressif, mais je retire aussi une fierté de ne pas commettre de revirement », a ciblé l’Américain de 27 ans.

Les succès d’Alexander font parfois oublier qu’il n’est rendu qu’à sa deuxième saison comme partant. Même qu’en raison de sa blessure récurrente à la cuisse gauche, il n’a qu’une véritable saison complète derrière la cravate avec une fiche de 16-1.

Dans la catégorie polissage d’un diamant, les Alouettes ont démontré une belle expertise alors qu’ils recherchaient un joyau dans la mine depuis la retraite de Calvillo.

« Ça fait longtemps que j’ai la chance d’avoir un bras puissant, mais ça m’a pris beaucoup de temps pour trouver ma touche sur un terrain de la LCF, je n’avais pas une tonne de répétitions pendant mes trois premières années (2022 à 2024). Je sais un peu mieux quand utiliser mon bras ou non », a indiqué Alexander.

« On en parlait justement l’autre jour. Davis joue à un niveau supérieur à son expérience. Il a toujours eu la volonté et la nature compétitive de gagner des matchs, on le voyait dès son arrivée. Sa préparation mentale, de semaine en semaine, est épatante, c’est beau à voir », a vanté Calvillo qui est une référence à ce chapitre.

Ajoutons à cela qu’Alexander s’est adapté pour gérer sa blessure. Cette saison, il a surtout utilisé sa mobilité pour prolonger les jeux avant de compléter des passes décourageantes pour ses adversaires.

Calvillo n’est pas un control freak

La beauté de l’histoire, c’est également la liberté allouée par Calvillo à Alexander.

« Il n’est pas un control freak. Si je vois les choses d’une façon, ça peut arriver que sa perception varie un peu, mais la décision me revient. Il n’est pas du style à me dire ‘Hey, tu dois faire ça ainsi’ », a remercié Alexander.

On verra pendant combien de temps les Oiseaux peuvent voler à une telle altitude. Mais jusqu’à présent, leur attaque est aussi divertissante que du football dans une cour d’école. Alexander a franchi le plateau des 300 verges aériennes à ses six départs cette saison et il a dépassé les 400 verges à deux occasions.

« Quand tu peux sélectionner autant de jeux différents, c’est parce que nos joueurs sont en mesure de les exécuter à un haut niveau. C’est vraiment plaisant. Mais je leur rappelle que la seule raison qu’on peut le faire, c’est parce qu’ils font des choix intelligents sur le terrain et qu’ils exécutent leur mission », a déclaré Calvillo.

« On démontre une constance et je les défie de continuer dans ce sens. Parce que plus on réussira de belles choses qui seront étudiées par les autres défenses, plus nos adversaires voudront nous stopper », a conclu le coordonnateur offensif.