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Une déception rapidement oubliée pour Vandal

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MONTRÉAL – Quand Anthony Vandal a été libéré, la semaine dernière, par les Argonauts de Toronto, il s’est demandé s’il allait renoncer au football, mais l’appel des Alouettes de Montréal n’a tardé et sa décision non plus.

Vandal était rayonnant, mardi, au terme de l’entraînement des Alouettes.

« Je suis tellement heureux que Montréal ait appelé. Je suis très content, j’ai vécu des montagnes russes au niveau des émotions », a lancé le colosse de six pieds quatre pouces et 297 livres.

« C’est sûr que c’était décevant d’apprendre cette nouvelle à la fin du camp d’entraînement avec Toronto. Je pense que j’ai démontré ce que j’étais capable d’accomplir dans les deux dernières saisons et durant ce camp. Quand Montréal m’a contacté, c’était une évidence que j’accepterais. Comme Québécois, de pouvoir jouer pour l’équipe de ton enfance, c’est inestimable », a expliqué l’ancien du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

Vandal n’a pas eu besoin de patienter longtemps, la blessure subie par Justin Lawrence, le centre partant des Alouettes, a provoqué cette ouverture pour lui à Montréal.

« On habille sept joueurs de ligne offensive pour chaque partie et tu ne veux pas avoir d’Américains parmi les remplaçants. Quand tu mises sur un Américain, tu t’attends à ce qu’il joue », a précisé le directeur général Danny Maciocia.

« Là, on pouvait ajouter un Canadien, qui a de l’expérience, qui a été partant et qui a gagné une coupe Grey comme partant, ça ne court pas les rues », a poursuivi le DG à propos de Vandal.

Maciocia et l’entraîneur-chef Jason Maas touchent donc du bois pour éviter une autre blessure à une pièce maîtresse de la ligne offensive. N’empêche que Vandal aurait intéressé plusieurs formations du circuit canadien. Sans l’absence de Lawrence, cet ajout d’un joueur de la trempe de Vandal aurait été complexe.

« C’est énorme. On a bâti notre ligne offensive avec des vétérans. Outre Reuben (Fatheree, un réserviste), ce sont tous des vétérans. Quand un meneur se blesse et que tu peux le remplacer par un gagnant qui a joué comme partant, c’est un gros plus », a admis Maas.

À court terme, le temps d’apprivoiser le nouveau cahier de jeux, Vandal sera limité à un rôle sur l’équipe d’entraînement. Ensuite, il pourra s’impliquer dans la compétition pour mériter d’être en uniforme avant de viser un rôle plus important.

« Je suis là pour aider l’équipe. Je veux montrer aux entraîneurs que je suis polyvalent et que je connais mon cahier de jeux. Je dois apprendre ce nouveau langage et jouer avec de nouveaux coéquipiers. C’est à moi de prouver que je peux le faire et ça se fera une étape à la fois. Le succès, ça arrive en travaillant », a noté Vandal qui peut évoluer comme garde à droite, garde à gauche et aussi comme centre si nécessaire.

À Toronto, Vandal n’a pas convaincu le nouvel entraîneur-chef Mike Miller. En apprenant la décision, il s’est posé des questions par rapport au prochain chapitre de sa carrière.

« C’est sûr que tu te remets en question. Durant les deux dernières années, je m’étais établi comme partant et j’avais été champion de la coupe Grey comme recrue. Ce sont des hauts assez importants donc tu penses que ta place est assurée même si je continuais à travailler fort. Je pense que j’avais connu ma meilleure saison morte. Ça crée un doute et je me suis demandé si je continuais. Mais c’est tellement une passion », a conclu l’athlète de 28 ans qui détient un baccalauréat en gestion des ressources humaines et une maîtrise en gestion du changement.