BROMONT – Marc-Antoine Dequoy est habitué de cartonner sur les réseaux sociaux. En fin de semaine dernière, sa longue chevelure y a plutôt circulé parce qu’il a goûté à la médecine d’un phénomène américain du flag football.
Reconnu pour sa vitesse et son agilité, Dequoy a été déjoué par le sensationnel et désarçonnant Velton Brown.
« C’est la réalité du flag, c’est ma première expérience contre ces joueurs. Tu ne peux pas les toucher ou créer un contact. Plus tu es petit et agile, plus que ça aide », a réagi Dequoy à propos du receveur américain de cinq pieds dix pouces.
Cette expérience d’humilité, Dequoy est capable de l’accepter et la gérer.
« Ça ne m’affecte pas trop. Pour être meilleur, tu dois apprendre. Tu dois te permettre d’échouer pour progresser », a soumis avec réalisme celui qui a souvent comblé les partisans des Alouettes avec des jeux défensifs éclatants.
Cette progression, Dequoy la poursuivra, dimanche soir, dans un lieu très familier. Dequoy sera de retour en action, sur le terrain des Alouettes de Montréal, moins de huit mois après son dernier match en carrière.
Au cœur de ses préparatifs en vue du Championnat mondial en Allemagne, au mois d’août, l’équipe canadienne a eu la bonne idée de présenter un match intra-équipe durant la mi-temps du duel (dès 18 h 30 à RDS) des Alouettes face au Rouge et Noir d’Ottawa.
Sans le savoir à ce moment, Dequoy avait joué, le 8 novembre 2025, sa dernière partie au domicile des Alouettes. Au début février 2026, il allait opter pour sa retraite de la LCF avant de plonger dans l’aventure du flag football quelques mois plus tard.
« Ça va être plaisant, c’est très tôt pour y retourner, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’ennuyer. Ce sera agréable de montrer un sport différent aux partisans. Certains de nos joueurs pourront aussi vivre l’expérience d’un match des Alouettes pour la première fois », a commenté Dequoy.
L’ancien maraudeur des Alouettes a répondu à nos questions entre quelques élans de pratique avant le tournoi de golf de Benjamin St-Juste. Comme quoi la « retraite » comporte des avantages intéressants.
Il faut avouer que sa retraite est particulièrement occupée. Dequoy n’a pas tardé à entamer des projets télévisuels dès qu’il a renoncé à son équipement. Ensuite, il a eu l’humilité et la motivation de se lancer dans l’apprentissage du flag football.
La semaine dernière, Dequoy et les autres canons canadiens de cette discipline étaient rassemblés à Chula Vista, en Californie, pour un camp de sélection. L’équipe se déplacera jusqu’en Chine, pour un tournoi en juillet, avant de participer aux Mondiaux.
« Ça s’est super bien passé, c’était ma première véritable expérience. J’avais joué avant, mais d’apprendre le système de jeu qui est complètement différent. Il y a des choses similaires, mais les repères et la façon de jouer, c’est un sport différent et c’est un très bel apprentissage pour moi. J’ai encore beaucoup plus de respect envers ces joueurs. On pense que, vu qu’il y a un ballon de football, ça reste du foot, mais c’est complètement l’inverse. Ce sera le fun de foncer encore plus sérieusement dans ce projet », a évoqué Dequoy.
Les deux meilleures équipes au Championnat mondial vont se qualifier pour les Jeux olympiques de 2028. Si les États-Unis terminaient dans le top-2, leur billet olympique reviendrait à la troisième équipe puisque les Américains sont déjà assurés de leur participation en étant le pays hôte. Les autres nations participantes seront déterminées en 2027.
Quant à la composition de l’équipe canadienne, chaque joueur devra regagner son poste (sur un effectif de seulement 12 joueurs) en 2027 et en 2028 alors que des joueurs canadiens de la LCF et de la NFL devraient aussi tenter leur chance pour représenter leur pays aux JO de Los Angeles.






