Ivan Demidov semble destiné à passer les prochaines années avec les Canadiens de Montréal. L’attaquant de 20 ans, deuxième dans la course au trophée Calder offert à la recrue de l’année dans la LNH au cours de la dernière saison, semble adorer sa vie à Montréal et les succès récents de l’équipe ne font que renforcer l’impression qu’il est destiné à demeurer dans les couleurs bleu-blanc-rouge.
Demidov, qui est admissible à une prolongation de contrat dès le 1er juillet, a une bonne raison de vouloir se rendre à la table de négociations le plus rapidement possible. Si le « 93 » du CH aspire à une prolongation de contrat de huit ans – à l’image de ses coéquipiers Dobson, Hutson, Suzuki, Caufield et Slafkovsky – il devra y apposer sa signature avant le 16 septembre, date à laquelle entrera en vigueur la nouvelle convention collective de la LNH.
De plus, la nouvelle convention collective interdira les bonus à la signature de plus de 60% de la valeur du contrat.
Pour ces deux raisons – celle de toucher un maximum d’argent le plus rapidement possible et d’obtenir un contrat d’une durée maximale – Demidov et son agent Dan Milstein pourraient être tentés de s’asseoir avec le directeur général Kent Hughes dans les plus brefs délais.
Évidemment, c’est une décision extrêmement important pour l’avenir de l’attaquant, mais c’est une décision qui semble s’imposer d’elle-même.
Les deux clans semblent être sur la même longueur quant à leur vision de l’avenir.
« Il ne fait aucun doute qu’Ivan est pour nous un joueur clé de l’équipe », a déclaré Hughes lors du bilan de l’équipe, sans cacher qu’il aimerait le mettre sous contrat à long terme.
« J’aime la ville, j’aime l’équipe, j’aime tous les gars, et la direction de notre équipe est plutôt bonne. Je veux rester ici, oui », a pour sa part lancé Demidov.
Quel genre de cagnotte?
Il ne faut pas regarder bien loin pour tenter de déterminer quel genre de contrat pourrait toucher Demidov.
Pas plus tard que l’été dernier, son complice Lane Hutson a paraphé une entente de huit saisons pour un total de 70,8 M$. Avec une moyenne annuelle de 8,85 M$, le contrat d’Hutson fait déjà paraitre Hughes comme un génie, alors que le défenseur semble destiné à être l’un des meilleurs joueurs de sa position pour la durée du contrat.
En attaque, personne ne touche autant que le capitaine Nick Suzuki (7,875 M$ par saison) dans l’uniforme des Canadiens. Il est suivi de près par Caufield (7,85 M$) et Slafkovsky (7,6 M$). Avec l’augmentation récente du plafond salarial, il sera intéressant de voir si Demidov peut aspirer à un montant semblable à celui d’Hutson, ou Hughes tentera de le négocier à un tarif similaire à celui offert pour ses trois meilleurs attaquants.
Demidov pourrait-il aspirer à devenir le plus haut salarié de l’équipe en éclipsant les 9,5 M$ offerts à Noah Dobson? Il faut cependant noter que le cas de Dobson est différent puisqu’il est arrivé à Montréal par voie de transaction avec les Islanders de New York.
Dans tous les cas, le contrat de Demidov ne devrait pas être bien différent de ceux offerts au reste du noyau de l’équipe, à moins que le Russe souhaite prendre une direction différente en acceptant une entente à moyen terme, dans le but de faire exploser sa valeur dans trois ou quatre ans.
Dans un tel cas, Demidov devrait accepter un montant plus raisonnable dans les années à venir, qui pourrait offrir un peu plus de marge salariale à court terme aux Canadiens. Ce sera cependant un risque important à prendre pour l’organisation, surtout si Demidov atteint son plein potentiel et cause une effervescence sur le marché des joueurs autonomes avec compensation.
D’autres cas de figure
Quand on regarde ailleurs dans la LNH, on peut prendre le contrat signé par Jack Hughes en exemple, lui qui a signé en 2021 un contrat de huit ans pour 8 M$ par saison. L’année suivante, c’est Tim Stützle, des Sénateurs d’Ottawa, qui a accepté le terme maximal de huit ans pour un montant de 8,35 M$.
Dans les cas plus récents, celui de Logan Cooley, du Mammoth de l’Utah, pourrait être une des références amenées par le clan Demidov à la table des négociations. Cooley est allé chercher un total de 80 M$, pour une moyenne de 10 M$ par saison.
À titre comparatif, Cooley avait obtenu 44 points en 82 matchs lors de sa saison recrue à 20 ans, avant d’en ajouter 65 la saison suivante, quelques mois avant la signature de son entente.
Pour sa part, Demidov a amassé 62 points en 82 matchs à sa première saison complète en Amérique du Nord, avant d’en ajouter neuf en 19 rencontres éliminatoires.





