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Certains diront qu’il reste quatre jours.
Les autres diront qu’il ne reste que deux matchs.
Qu’importe la manière de compter d’ici vendredi, la date limite des transactions arrivera.
Chez le Canadien, la situation s’annonce bien différente qu’à pareille date l’an dernier, alors que les séries éliminatoires s’annonçaient incertaines.
Nick Suzuki, en tant que capitaine et meneur incontesté, avait alors rencontré la direction pour leur demander de ne pas transiger et faire confiance aux éléments présents dans la chambre.
Résultat? Le Tricolore a maintenu un dossier de 10-5-5, se qualifiant pour le bal printanier lors du 82e et ultime match de la saison – un gain de 4 à 2 contre les Hurricanes de la Caroline.
Avant les matchs de lundi, le CH compte 75 points en 59 rencontres, au troisième rang de la division Atlantique et au huitième de la LNH.
Ce n’est « pas la même conversation que l’an dernier. La direction a notre pleine confiance et peu importe ce qui arrivera, les joueurs seront en accord », a confirmé Suzuki après l’entraînement de l’équipe à San Jose, lundi.
« Je ne m’attends pas à une grosse ou une petite transaction ou peu importe. Je suis heureux de notre groupe. Je ne sais pas ce que le groupe d’entraîneurs et la direction pensent en vue de cette date limite des transactions, mais j’ai pleinement confiance avec les gars que nous avons », a-t-il ajouté.
Autre différence comparativement à l’an dernier : le Canadien ne sera pas vendeur. Cela ne signifie pas nécessairement que Montréal achètera à fort prix ou sautera sur n’importe quel joueur, mais au moins, ceux déjà présents ont moins à s’inquiéter de devoir quitter l’équipe.
« Il n’y a pas de nuage au-dessus de la tête de plusieurs joueurs. On peut jouer plus librement et nous l’avons vu lors des derniers matchs », a avoué Suzuki.
Un voyage en Californie à utiliser comme distraction?
Le CH sera à Anaheim, vendredi, lorsque l’heure fatidique arrivera. En fait, Montréal disputera un match contre les Ducks le soir même, avant de rapidement se déplacer vers Los Angeles pour y affronter les Kings le lendemain.
Espérons pour les joueurs qu’ils sauront faire fi de tout le bruit et qu’ils pourront se concentrer sur les deux points à aller chercher.
« Ça fait partie de la business. Tout le monde sait ce dont il est question. Tu veux rester dans ta routine, mais je mentirais si je disais qu’on n’entend rien sur le sujet. Nous avons un match cette journée-là, donc on peut se distraire et se préparer comme d’habitude. On se réveille de notre sieste et on voit ce qui s’est passé dans la Ligue », a expliqué Brendan Gallagher.
Le vétéran de 33 ans est d’ailleurs bien placé pour parler de la date limite. En 13 saisons avant celle actuelle, Gallagher a vu bien des joueurs arriver, comme Thomas Vanek en 2014, Jeff Petry en 2015 ou même Phillip Danault en 2016 lors du début de son premier séjour. D’autres ont fait le chemin inverse, comme Tomas Plekanec en 2018 ou Artturi Lehkonen en 2022.
« J’étais dans des équipes où tu voulais combler les trous ou on avait l’impression qu’il manquait juste une pièce. J’ai fait partie d’équipes où on ne voulait justement pas bousculer ce que nous avions. Il y a tant de choses qui surviennent lors de cette période de l’année et la direction a toute notre confiance. On ne s’en fait pas », a précisé Gallagher.
« Nous sommes confiants avec ce que nous avons dans le vestiaire, mais si la direction juge qu’elle veut ajouter quelqu’un, nous savons que ça ne va qu’aider », a également mentionné l’assistant-capitaine du Tricolore.











