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La patience ou le grand coup?

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Le prof St-Louis en mode enseignement

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« On veut fermer les matchs » en sachant défendre à 5 c. 6

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Pas la même inquiétude dans le camp des acheteurs

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Retour à la normale rapide pour Slafkovsky

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« Nous sommes capables de battre n'importe qui »

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Les manchettes des experts

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Suivez notre émission spéciale de la date limite des transactions, vendredi dès 7 heures, en direct sur toutes nos plateformes.

Les 33 victoires et 75 points qui confèrent au Canadien la troisième place de la division Atlantique – une place qui fluctue au rythme des gains et des revers de ses principaux rivaux – poussent ses partisans à rêver à un brin ou deux de renfort d’ici vendredi 15 h (heure de l’Est) alors que le couperet tombera sur la période des transactions.

L’arrivée d’un centre d’expérience pour relancer Juraj Slafkovsky et le deuxième trio, un ailier de puissance pour compléter le duo Suzuki-Caufield, un défenseur droitier gros, grand et fort pour protéger Dobes et Montembeault ou carrément un nouveau gardien figure sur la liste des souhaits des amateurs.

En Californie avec le reste de l’équipe, Jeff Gorton, Kent Hughes et les autres membres de l’état-major jongleront d’ici vendredi avec tous les scénarios qu’ils ont élaborés au fil des dernières semaines.

Est-ce que l’un ou plusieurs de ces scénarios pourraient mener à un grand coup?

C’est possible... mais je ne retiendrais pas mon souffle jusqu’à vendredi. D’abord, ce serait dangereux pour la santé, mais aussi, mais surtout, Hughes et Gorton répètent depuis des semaines qu’ils seront prudents dans le tourbillon qui mènera jusqu’au couperet de vendredi. Et depuis qu’ils sont en poste, Gorton et Hughes dérogent rarement de leur plan d’action.

L’arrivée d’un Ryan O’Reilly, d’un Vincent Trocheck, d’un Nazem Kadri, d’un Rasmus Ristolainen ou d’un Sergeï Bobrovsky ferait sans doute du Canadien une meilleure équipe.

Mais la grande question que les partisans doivent se poser est : est-ce que le Canadien aurait alors des chances réelles d’atteindre le carré d’as? A-t-il ce qu’il faut pour se rendre en finale et ne pas simplement y faire acte de présence? Devrait-il plutôt laisser ses jeunes acquérir l’expérience qui les aidera à gagner lorsque le Canadien sera vraiment un club capable de se rendre jusqu’au bout?

Attention! Ne répondez pas en partisan. Répondez comme si vous étiez Kent Hughes ou Jeff Gorton. Ne laissez pas vos émotions prendre le contrôle de vos décisions, mais tentez plutôt de demeurer pragmatique, même si vous savez que ce pragmatisme qui mène souvent à la prudence vous vaudra des critiques. Car à court terme, tous ceux et celles – et ils sont nombreux – qui croient déjà aux chances du Canadien de se rendre loin et qui croiraient davantage à ces chances si un ou des joueurs s’amenaient en renfort, fustigeront la direction si elle ne bouge pas.

Mais cette décision de ne pas bouger pourrait être la meilleure et donner des dividendes généreux l’an prochain et lors des années qui suivront.

Ça coûte combien?

Les prix exigés par les clubs prêts à vendre d’ici vendredi dictera les actions – ou non actions – du Tricolore.

On sait déjà que Patrik Laine est offert aux 31 autres formations de la Ligue. Et c’est clair que le Canadien ne fera pas « banco » avec Laine. Il devra payer pour arriver à l’échanger… à moins qu’il ne soit ajouté à une transaction majeure pour s’assurer que les paramètres financiers de la transaction soient respectés.

Un gardien? Vrai que Samuel Montembeault est loin de jouer à la hauteur des attentes cette saison. Jakub Dobes gagne, mais le gardien tchèque est fragile malgré tout. Mais à Laval, le Canadien compte sur son gardien d’avenir en Jacob Fowler. Le Tricolore serait peut-être mieux de lui donner le filet que de transiger pour un autre gardien suspect.

L’exemple des Oilers d’Edmonton est probant. Ils croyaient colmater une grosse brèche devant le filet et remplacer Stuart Skinner par Tristan Jarry. Une mutation – qui a aussi coûté Brett Kulak – qui est loin d’avoir réglé les ennuis des Oilers devant le filet jusqu’ici. Car les Oilers auraient bien besoin de renfort devant le filet en ce moment...

L’impact de Suzuki

L’an dernier, alors que la direction écoutait avec attention les offres des équipes qui s’intéressaient à l’un ou l’autre de ses vétérans, Nick Suzuki a saisi son courage et son rôle de capitaine à deux mains. Il a demandé à Kent Hughes de ne pas toucher à la formation. De croire en lui et de croire au reste de l’équipe, car tous les joueurs dans le vestiaire étaient convaincus de pouvoir renverser le rythme des défaites, de se remettre à gagner et de même atteindre les séries.

L’appel de Suzuki a été entendu. Il a aussi été respecté. Et le Canadien s’est bel et bien hissé en séries.

Est-ce que Suzuki pourrait interpeller l’état-major encore cette année? Pas pour lui demander de faire confiance à l’ensemble de l’équipe, mais plutôt pour réclamer du renfort?

« Nick est un capitaine de premier plan et il l’a démontré l’an dernier en faisant ce qu’il a fait. Je ne serais pas surpris qu’il fasse la même chose cette année. Mais une fois encore, ce serait pour demander que l’équipe demeure intacte parce qu’il croit aux joueurs dans ce vestiaire et il sait à quel point nous formons un groupe uni et confiant », a insisté Kaiden Guhle invité à l’Antichambre, samedi, après la victoire de 6-2 du Tricolore aux dépens des Capitals de Washington.

La direction du Tricolore a amélioré sa formation en cours de saison avec l’embauche d’Alexandre Texier et la transaction qui a permis de rapatrier Phillip Danault à Montréal.

Oui, elle pourrait l’améliorer encore. Mais l’améliorer en perdant un Michael Hage, un David Reinbacher qui met du temps à atteindre la LNH, mais pourrait aider le Canadien pendant des années, un choix de première ronde, est-ce que c’est trop cher payé pour simplement se rendre en deuxième ronde des séries?

Une fois encore : ne répondez pas en partisan. Répondez comme si vous étiez à la tête de l’équipe et que vous étiez celui, ou celle, qui sera blâmé pour cinq, dix, quinze ans si une réponse trop émotive devait vous sauter au visage.

Pas la même inquiétude dans le camp des acheteurs Point de presse de Nick Suzuki au terme de l'entraînement des Canadiens, qui sont à San Jose à la veille de leur match face aux Sharks.

C’est pour ça que la prudence prend souvent le dessus sur les grands coups. C’est pour ça que le proverbe nous rappelle que la prudence est la mère de toutes les vertus.

Impatience à Toronto et Los Angeles

Si la patience peut encore prévaloir à Montréal, l’impatience a frappé à Los Angeles et frappe encore – et toujours – à Toronto.

Les Leafs – que j’avais choisis pour terminer au premier rang dans la section atlantique – sont huitièmes et derniers au classement.

Ouch!

Il n’y a plus de raison d’être patient avec les Leafs. À commencer par le directeur général Brad Treliving.

Mais bon! Comme il est trop tard pour le congédier et le remplacer par un directeur général qui n’aurait pas le temps d’orchestrer une reconstruction d’ici 15 h vendredi, la haute direction des Leafs devrait simplement ordonner à Treleving de maximiser la valeur des Scott Laughton, Bobby McMann et Calle Jarnkrok en les échangeant pour pas cher plutôt que de les perdre pour rien le premier juillet prochain.

Ces trois gars pourraient être utiles à des clubs qui cherchent à ajouter de l’expérience et du caractère à leur alignement.

Parce que la section pacifique est la plus faible de la Ligue – premiers de leur section, les Golden Knights seraient exclus des séries dans l’Est – les Kings de Los Angeles peuvent croire en leur chance de prolonger leur saison une fois le calendrier régulier terminé.

C’est pour cette raison qu’ils ont congédié Jim Hiller et donné à D.J. Smith – il était adjoint à Los Angeles depuis son congédiement à titre d’entraîneur-chef des Sénateurs à Ottawa – la chance de relancer l’équipe.

Bon! Je ne sais pas vraiment si on peut qualifier ça de chance tant les Kings sont décevants cette année. Mais contrairement aux Leafs, les Kings peuvent s’accrocher à la possibilité d’atteindre les séries pour une cinquième saison consécutive... et d’être évincé dès la première ronde pour une cinquième année de suite. C’est pour cette raison que Ken Holland cherchera peut-être à ajouter un ou des joueurs capables de marquer des buts. Il l’a fait avec l’acquisition d’Artemi Panarin, mais les Kings ont besoin de plus...