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Le Centre Bell, un amphithéâtre qui a la cote auprès de tous

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Si le Centre Bell est aujourd’hui l’un des arénas les plus populaires auprès des joueurs de la LNH, c’est en grande partie grâce aux partisans du Canadien de Montréal.

Même si le club de hockey le plus titré de l’histoire du circuit n’a toujours pas remporté les grands honneurs depuis son premier match dans cet amphithéâtre, ouvert le 16 mars 1996, les partisans continuent de le faire vibrer soir après soir.

« Pour qu’année après année, les joueurs choisissent Montréal comme meilleure place où jouer, ce n’est pas juste amusant pour eux, ce l’est aussi pour les partisans, qui sont responsables de cette ambiance», a mentionné l’ancien défenseur du Tricolore, Patrice Brisebois, lors d’un récent entretien avec La Presse Canadienne.

« Les temps ont changé, mais ça demeure que Montréal est toujours la meilleure place pour regarder un match de hockey, a ajouté celui qui est aujourd’hui président du conseil d’administration l’Association des Anciens Canadiens. Que ce soit l’ambiance, les partisans… le monde est fou du Canadien. »

Le capitaine des Kings de Los Angeles, Anze Kopitar, a d’ailleurs insisté auprès de ses enfants pour qu’ils viennent assister à son dernier match au Centre Bell, plus tôt cette saison, alors qu’il prévoit accrocher ses patins au terme de la campagne. Il souhaitait s’assurer qu’ils assistent à un match dans l’ambiance unique de cet aréna.

Pour les joueurs qui arrivent des quatre coins du monde, l’expérience de jouer un match au Centre Bell demeure au sommet de leur liste d’objectifs.

« Les partisans sont tellement passionnés. Dès que vous jouez de la bonne manière, ils vont vous pousser encore plus en vous donnant de l’énergie », a souligné l’attaquant du Canadien Alexandre Texier, originaire de France, un peu plus tôt cette saison.

Si les partisans sont aussi passionnés, c’est entre autres en raison de la riche histoire de l’équipe, qui demeure la plus titrée de son sport avec 24 championnats de la coupe Stanley.

Pour les joueurs actuels, autant du Canadien que des équipes en visite, on ressent le passé glorieux de la Sainte-Flanelle un peu partout dans le Centre Bell, même si ce passé glorieux a surtout été vécu à quelques coins de rue de là.

« Que ce soit dans les corridors ou dans les hauteurs avec les bannières pour les coupes et les chandails retirés, ça rappelle notre histoire, a mentionné le propriétaire et président du Canadien, Geoff Molson. Je pense que nos cérémonies pour honorer les anciens joueurs sont les meilleures à travers la Ligue nationale. Nous parlons du passé avec nos joueurs. Il y a les photos des grands joueurs dans le vestiaire et le gymnase.

« Je suis venu ici quand j’étais plus jeune et c’était un peu comme un centre de congrès. Je pense que le Centre Bell a trouvé sa personnalité au fil des ans », a-t-il ajouté.

Construit pour un montant rapporté de 265 millions $ après une première pelletée de terre survenue environ deux semaines après la conquête de la coupe Stanley en 1993, le Centre Molson a remplacé le mythique Forum, désuet à plusieurs niveaux aux yeux de certains à l’époque.

Molson, qui a acheté le Canadien en 2009, a investi à quelques reprises afin de garder l’amphithéâtre au goût du jour. Il n’a toutefois pas voulu s’étendre sur les projets d’avenir pour son groupe, préférant rappeler son désir de répondre aux besoins des spectateurs.

« Il faut que le Centre Bell soit au-delà des attentes de nos partisans, qui achètent les billets, a dit Molson. Il y a des gens qui veulent plus de confort, d’autres qui veulent des prix moins élevés. Certains veulent tout ce que nous offrons déjà et aucun changement. Nous allons nous ajuster au fil des années, mais tout va dépendre du marché.

« Au début, la tendance au Centre Bell, c’était de vendre des loges, a-t-il poursuivi. Ensuite, nous avons découvert que des personnes voulaient des endroits encore plus grands pour accueillir des groupes plus importants et nous avons ouvert un salon. S’il y a d’autres opportunités comme celle-là, nous suivrons les tendances. »

Cependant, pour Molson, la priorité sera toujours le produit sur la patinoire.

« La meilleure campagne marketing que nous pouvons obtenir vient de la performance sur la glace, a-t-il dit. Nous pouvons faire jouer votre chanson préférée et vous demander de changer, ou encore demander à tout le monde de faire la vague, ça ne se produira pas sans une bonne équipe sur la patinoire.

« Nous le voyons cette saison, il n’y a rien de mieux que de jouer à Montréal et c’est à cause des partisans, de leur engagement et leur passion », a conclu Molson.

Il reste maintenant à l’équipe à répondre à leurs attentes, en connaissant, peut-être, un long parcours fructueux ce printemps.