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Le début de saison espéré?

Publié le 

Martin St-Louis (PC)

BROSSARD – Martin St-Louis l’a souligné assez souvent, le moment est venu pour son équipe de connaître un bon début de saison.

Dans un monde idéal, l’entraîneur du Canadien de Montréal voudrait que sa troupe se replonge immédiatement dans l’état d’esprit qui a inspiré la poussée du dernier droit du calendrier 2024-2025 menant au billet éliminatoire.

« C’est la date limite qui crée l’urgence. Oui, le premier match est loin de cette date limite. Mais peux-tu t’ajuster mentalement pour comprendre que ça compte dès le départ ? Sinon, tu peux te creuser un trou et devoir jouer du hockey de rattrapage. C’est le match numéro un sur 82, mais il est important », a statué St-Louis.

Avant de venir s’adresser aux médias, les joueurs et l’entraîneur du Canadien ont tenu une réunion d’une dizaine de minutes. Ce message de St-Louis s’y est assurément trouvé une place alors que les préparatifs pour le premier match contenaient aussi de l’analyse vidéo.

Ce premier match, vous le savez, il aura lieu, mercredi soir, à Toronto contre les Maple Leafs. Dès le lancement du camp d’entraînement, St-Louis a martelé le concept de démarrer la saison en force.

« On a parlé de la continuité, on ne recommence pas, on poursuit dans la même direction. On est rendus plus loin », a insisté l’entraîneur qui croit à un décollage réussi du vaisseau tricolore en 2025-2026.

Le collègue Arpon Basu faisait remarquer que le Canadien détient l’occasion idéale d’y parvenir. Pourquoi ? Parce que durant le premier mois de la saison, le CH ne dispute que 2 matchs (Toronto et Edmonton) sur 11 contre des équipes qui ont participé aux séries au printemps précédent.

La saison dernière, le Canadien s’était contenté de 4 victoires à ses 15 premières parties.

En lever de rideau, le 9 octobre 2024, Samuel Montembeault avait été fumant dans un gain de 1-0, au Centre Bell, contre les Leafs. Il espère en faire autant, un an plus tard, alors qu’il entame sa septième saison dans la LNH.

« La fébrilité est toujours présente. C’est la même chose pour les partisans que pour les joueurs. Ça débute déjà avec un gros test à Toronto, une très bonne attaque », a réagi le gardien de 28 ans.

Cependant, les attentes et la pression ont grimpé d’un cran.

« Ouais, on a fait de bonnes acquisitions. On possède encore la plus jeune équipe de la LNH, mais les attentes demeurent de participer aux séries. On a eu besoin d’une grosse poussée la saison dernière, mais on a vu ce que ça prenait pour gagner régulièrement. Si on fait ça pendant 82 matchs, on sera en bonne posture », a-t-il jugé.

Parmi les ajouts, Noah Dobson devrait devenir un rouage important du club. On peut ajouter Ivan Demidov à cette liste même s’il a conclu la dernière saison avec Montréal.

Zachary Bolduc fait également partie du lot et il a démontré une impressionnante progression durant sa deuxième campagne dans la LNH avec les Blues.

Il voudra enchaîner dans la même veine cette saison, mais il doit d’abord penser à bien s’adapter au jeu collectif du Canadien.

« C’est bien le fun le camp, mais tu as hâte que la saison commence. Je veux surtout démontrer mon meilleur hockey que ce soit en échec-avant ou en décochant des lancers. Mais chaque année, tu veux t’améliorer et j’ai des objectifs. Tout est entre mes mains », a mentionné le gaucher de 22 ans.

Le Canadien a sacrifié Logan Mailloux, un défenseur droitier, pour ajouter l’arsenal de Bolduc à l’organisation.

« On voulait augmenter notre papier sablé, il est capable de jouer avec cette dimension. C’est l’un des atouts avec lesquels il doit jouer, on a besoin de ça. Les détails du jeu collectif, il va continuer de mieux les comprendre avec nous. Il a aussi un très bon lancer et c’est un art de se libérer pour tirer », a ciblé son nouvel entraîneur.

En 72 matchs, la saison passée, Bolduc a trouvé le fond du filet 19 fois dont 7 en avantage numérique. Il devrait entamer le premier match avec Kirby Dach comme centre et Brendan Gallagher.

Il restera à voir si la chimie s’installera rapidement, mais il sait qu’il pourra contribuer de différentes manières.

« Mes objectifs ne sont pas en termes de chiffres, c’est plus dans ma façon d’aider l’équipe. Si certains soirs ça roule moins offensivement, c’est d’aider autrement et j’ai plusieurs atouts dans mon jeu pour y parvenir », a noté le patineur originaire de Trois-Rivières.

Contrairement à Samuel Blais, dont le passage aura été bref avec l’organisation montréalaise, Bolduc pourra savourer sa première partie avec le chandail du Canadien.