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L’effet Gallagher!

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Canadiens 3 - Lightning 2

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Gallagher et la profondeur portent le Tricolore

Gallagher et la profondeur portent le Tricolore

Liberté, fraternité, Texier brise l'égalité!

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Quel effort individuel de Dach!

Quel effort individuel de Dach!

Brendan Gallagher! Qui d'autre?

Brendan Gallagher! Qui d'autre?

James ramène tout le monde à égalité

James ramène tout le monde à égalité

TAMPA – Brendan Gallagher a dû patienter dix longues journées avant d’obtenir le privilège de retrouver ses coéquipiers; de disputer un premier match de séries à leurs côtés; de les aider à battre le Lightning de Tampa et de s’approcher à une victoire d’une promotion en deuxième ronde des séries.

Gallagher n’a toutefois mis que 29 secondes pour souligner son retour au jeu.

Dès sa première présence, Gallagher s’est rendu droit au filet. Il s’est rendu là où il a marqué la majorité des 246 buts qu’il a inscrit au fil de 911 matchs disputés en 14 saisons dans l’uniforme du Canadien. Là où il a marqué son 13e but à son 77e match de séries éliminatoires.

Brendan Gallagher! Qui d'autre? Brendan Gallagher ouvre la marque rapidement à son retour dans l'alignement lors du match numéro 5 face au Lightning.

Mais l’effet Gallagher dépasse de beaucoup ce but qui a rapidement lancé le Canadien en avant 1-0 et qui a certainement contribué à la victoire de 3-2 ô combien importante du Tricolore.

« Gally est aussi important sur le banc et dans le vestiaire qu’il l’est sur la glace », a lancé Phillip Danault.

Je veux bien. Mais pour ceux et celles qui n’ont pas la chance de le côtoyer sur le banc ou dans le vestiaire, qu’est-ce que Gallagher fait de si important?

« Brendan c’est le cœur à l’ouvrage dans toutes les circonstances. Il a joué sur les deux premières lignes et obtenu des minutes de qualité toute sa carrière. Ce n’est pas facile d’être laissé de côté. Il ne chialait pas même s’il n’était pas content de la situation. Il était derrière les gars. Il était derrière l’équipe et je savais qu’il serait en mesure de nous donner le match qu’il nous a donné », a poursuivi Danault.

« C’était du Gallagher 101 », a lancé Kirby Dach dans un autre coin du vestiaire.

Dach faisait référence à une séquence au cours de laquelle Gallagher s’est retrouvé au milieu d’une mêlée devant le filet, a perdu son casque, et est rentré au banc avec une coupure sous l’œil droit.

Le genre de séquence à laquelle Gallagher a habitué ses coéquipiers et ses partisans depuis le premier jour où ce petit gamin venu de l’Ouest s’est joint au Canadien. Le gamin a vieilli. La tonsure au-dessus de sa tête en témoignait lorsqu’il a perdu son casque. Mais à bientôt 34 ans, Gallagher donnait l’impression de sourire de fierté et de bonheur lorsqu’il est entré au banc après cette escarmouche.

Brendan Gallagher n’a effectué que dix présences totalisant 6 minutes 48 secondes de temps d’utilisation. Il a marqué sur le seul de ses quatre tirs qui ont touché la cible. Il a aussi asséné trois mises en échec.

Mais il a donné le ton, et les autres ont suivi.

Gallagher est l'exemple parfait à suivre À l'Antichambre, François Gagnon revient sur le match de Brendan Gallagher et sur les propos élogieux de son entraîneur et ses coéquipiers.

Heureux pour Gallagher

Les joueurs du Canadien n’étaient pas seuls à être heureux de célébrer le retour en force de leur plus vieux coéquipier.

Martin St-Louis l’était tout autant.

« Je ne savais pas qu’il allait faire ça – marquer si vite – mais je savais qu’il allait faire ça – offrir ce genre de performance », a lancé Martin St-Louis dès la première réponse de son point de presse d’après-match.

Si l’entraîneur-chef était si convaincu de l’effet Gallagher, pourquoi avoir attendu le cinquième match pour faire appel à ses services?

« On jouait bien depuis le début de la série. Mais la défaite de dimanche, après avoir pris les devants 2-0 nous avait un peu assommés. Je sentais que c’était le bon moment de faire appel à ses services. J’étais convaincu qu’il nous donnerait l’électrochoc dont on avait besoin. Je suis content pour lui, mais je suis tout aussi content pour nous. Pour l’équipe. On avait besoin d’un peu plus de présence devant le filet adverse et je savais qu’il nous en donnerait. Ce n’est pas facile pour un entraîneur de garder un vétéran hors de la formation », a assuré Martin St-Louis.

L’entraîneur-chef a d’ailleurs candidement convenu qu’il était bien plus difficile de le garder hors de la formation que de l’insérer comme il l’a fait mercredi.

Resté à l’écart des journalistes depuis le début des séries, Brendan Gallagher est redevenu le centre d’attention mercredi soir.

« Depuis mon arrivée dans la LNH, je sais qu’on ne doit jamais rien tenir pour acquis. La série était excitante à suivre. Les gars jouaient bien. Je m’assurais simplement d’être prêt dans l’éventualité qu’on fasse appel à moi. J’ai été un peu chanceux de marquer. Mais c’est là – devant le but – que tu dois aller. Quand tu es au bon endroit, au bon moment, tu as des chances d’être récompensé », a expliqué Gallagher qui pourrait avoir la chance de savourer une douce revanche, vendredi, en éliminant le Lightning et les joueurs encore en uniforme qui ont soulevé la coupe Stanley sous ses yeux en grande finale il y a cinq ans.

La victoire des joueurs de soutien

Des nombreux clichés galvaudés dans le hockey, dont celui selon lequel les meilleurs doivent être les meilleurs pour mener une équipe à la victoire est solidement mis en échec par les joueurs du Tricolore dans cette série.

Outre Gallagher qui a marqué le premier but, les autres sont venus de Kirby Dach et d’Alexandre Texier. Dach et Texier ont marqué quatre des 14 buts enfilés par le Tricolore après cinq rencontres.

Encore hier, Nick Suzuki et Cole Caufield – ils évoluaient avec Josh Anderson – n’ont pas marqué à forces égales. Le capitaine a récolté une passe sur le but de Texier, mais son trio a encore été muselé.

La décision de ramener Juraj Slafkovsky avec Ivan Demidov – tantôt avec Jake Evans au centre, tantôt avec Phillip Danault – n’a rien donné de concluant offensivement.

Danault a toutefois été impérial en défensive. Il a passé les 211 dernières secondes du match (3 minutes 31 secondes) sur la patinoire, dont 2 minutes 33 secondes alors que le Lightning jouait à six contre cinq.

« J’ai dû mettre mon genou sur la glace à un moment donné pour reprendre mon souffle. Le temps d’arrêt – réclamé par Martin St-Louis – m’a beaucoup aidé. Mais on a fait du bon travail lors de cette longue séquence. On a bloqué des tirs et Dobes a encore été très solide », a raconté Danault.

Un des joueurs qui l’a épaulé a été Juraj Slafkovsky qui s’est distingué alors qu’on aurait facilement pu voir des Evans, Anderson ou Newhook à sa place.

« Il est gros. Il a appris à bloquer des tirs. Il y a des gars qui veulent bloquer des tirs, mais ne sont pas directement dans les lignes, lui il est là. Il prend de la place », a expliqué Danault.

« Les gars qui étaient là méritaient d’y être. Slaf a pris de l’expérience, il a un long bâton, il est physique. J’étais content d’avoir les gars que j’avais sur la patinoire », a ajouté Martin St-Louis.

Un de ces joueurs était Alexandre Carrier qui a été sensationnel lui aussi dans les derniers instants du match. Il est d’ailleurs venu en relève à Jakub Dobes effectuant un arrêt à l’embouchure du filet avec quelques secondes à peine à faire en troisième.

Le Canadien rentrera à Montréal en avant-midi jeudi. Il tentera de mettre un terme à la série dès vendredi au Centre Bell.

« Ce sera fou », a lancé avec un sourire Jake Evans qui est un autre joueur de soutien qui donne du gros hockey au Canadien depuis le début de la série.

« Je m’attends à ce que ce soit plus fort encore que lors des deux premiers matchs au Centre Bell. Et ça va nous aider », a ajouté Phillip Danault.

« On veut fermer les livres au Centre Bell » Commentaires d'après match de Phillip Danault à la suite de la victoire de son équipe et de la manière dont ses coéquipiers se sont comportés face au Lightning.

Une chose est certaine, les partisans du Tricolore transporteront leurs favoris bien plus que les partisans du Lightning l’ont fait mercredi soir alors que le Benchmark Internationnal Arena était d’un calme désarmant.

N’eût été des appels à répétition lancés aux amateurs pour qu’ils soulignent ne serait-ce qu’un brin leur enthousiasme, le match se serait déroulé dans un silence presque total.

J’exagère un peu… mais pas tant.

En troisième période, alors que le Lightning avait besoin de tout l’appui possible pour revenir de l’arrière, l’animateur de foule a invité les partisans à brandir les serviettes blanches installées sur chaque banc avant le match. Une dizaine d’amateurs, regroupés dans une section à l’arrière du filet défendu par Jakub Dobes, ont répondu à l’appel. Les autres semblaient déjà être passés à autre chose…