Une page de livre de l’histoire récente des Canadiens de Montréal s’est tournée le 29 juin quand l’équipe a échangé Brendan Gallagher aux Canucks de Vancouver.
Gallagher a quitté le CH avec ses 911 matchs en 14 saisons à Montréal, mais aussi alors que sur son chandail était brodé un « A » à l’avant gauche. Le capitaine Nick Suzuki et le défenseur Mike Matheson bien ancrés à Montréal pour conserver leur rôle respectif de meneurs en vue de la prochaine saison.
Mais qui sont les candidats pour prendre le rôle qu’occupait Gallagher sur la glace et dans les vestiaires de l’équipe afin d’épaule Matheson à titre d’assistant au capitaine? TSN 690 s’est posé la question, ce qui a amené le débat également dans la salle de rédaction du RDS.ca.
Aussi, est-ce que le CH nommera un seul candidat ou une rotation sera établie comme on l’a déjà vu par le passé, sous l’administration de Marc Bergevin? Voici donc les candidats potentiels selon le RDS.ca.
Lors des dernières séries éliminatoires, Gallagher n’a joué que trois des 19 matchs du CH. Pendant son absence, c’est Josh Anderson qui assurait le rôle de l’assistant à Suzuki. Il part donc avec une longueur d’avance et serait le choix parfaitement logique.
Anderson est à Montréal depuis l’automne 2020. Il disputera une 7e saison avec l’organisation et il a démontré par le passé qu’il avait la fibre du meneur, notamment lors des deux derniers bals printaniers. Ses 421 matchs à Montréal font de lui le deuxième à ce chapitre, derrière Suzuki.
Le petit accroc dans le cas d’Anderson, c’est qu’il entame la dernière année de son entente de six ans avec le CH et qu’il n’a pas encore signé de prolongation de contrat. Est-ce qu’il sera de retour à Montréal après la campagne? Si oui, la question ne se pose peut-être plus. Si non, l’équipe pourrait miser sur un candidat qui occupera le rôle pour plus d’une saison.
En décembre dernier, le CH était à la recherche d’un joueur de centre, mais aussi d’un vétéran. Quoi de mieux que de ramener un ancien de l’organisation bien aimé du public qui, en prime, est un gars de la place?
Danault s’est donc amené avec le Tricolore après un passage en dent de scie avec les Kings de Los Angeles. Avec les Kings, Danault a hérité du « A » dès son arrivée et l’a portée jusqu’à son retour à Montréal. Ses 786 matchs dans la LNH en font le plus expérimenté chez le CH et ses 405 dans l’uniforme bleu-blanc-rouge le classent 4e chez les actifs de l’équipe.
Si la lutte avec Anderson peut sembler serrée, Danault a peut-être le léger avantage d’être un Québécois, mais il n’a pas passé les dernières années avec le groupe de jeunes joueurs montréalais. Un peu comme Anderson, Danault en sera lui aussi à sa dernière année de contrat.
Entre Danault et Anderson pour les matchs disputés avec le CH, il y a Jake Evans. L’Américain est arrivé à Montréal avant Anderson, mais les blessures l’ont privé de plusieurs matchs pour qu’il glisse tout juste derrière. Suzuki et lui sont les deux plus anciens des Canadiens, arrivés en 2019.
Evans est un produit du CH. Il a été repêché et développé par l’organisation. Il n’a peut-être pas les CV de Danault et Anderson à travers la LNH, mais si on ne considère que le passage sous les couleurs de la Sainte-Flanelle, Evans n’a rien à envier aux deux autres.
Là où Evans devient un candidat de choix, ce sont les trois années restantes à son contrat. Non, ce n’est pas un joueur d’impact, mais Evans occupe une place importante de l’échiquier et son rôle contre les meilleurs joueurs adverses rehausse sa valeur.
Adoré des partisans, sous contrat à long terme, et déjà plusieurs saisons avec le CH, Cole Caufield coche sans aucun doute toutes ces cases. Comme Evans, il est un produit de l’organisation, mais surtout, il est le partenaire inséparable du meilleur attaquant et capitaine de l’équipe, Nick Suzuki.
Caufield a tout pour recevoir l’honneur de porter le « A » sur son chandail et à moyen ou long terme, probablement qu’il se verra confier ce rôle. Mais est-ce que c’est pour maintenant? Si les dirigeants souhaitent un candidat à long terme, il est l’un des trois favoris pour le poste.
Caufield est un jeune vétéran à 25 ans après 368 matchs. Mais est-ce qu’il est encore trop tôt? L’équipe est en pleine progression et pourrait se tourner vers un candidat plus expérimenté pour mener cette formation très jeune, faut-il le rappeler.
Lane Hutson n’a plus besoin de présentation. Le timide, mais ô combien spectaculaire défenseur est un peu dans la même situation que Caufield, mais avec moins d’expérience.
Hutson est l’un des meilleurs arrières de la LNH et si la décision était prise sur le talent, ce jeu des comparaisons n’aurait plus lieu tellement le défenseur serait en avant de tout le monde. Mais ce n’est pas une décision qui se base uniquement sur les qualités d’un joueur sur la glace, mais sur tout le reste.
Hutson amorce une entente de huit ans avec le CH, mais seulement sa 3e saison avec l’équipe aussi. Il n’a donc pas les pages les plus remplies, mais son rôle est indéniable dans l’organisation. De plus, il est un produit de l’administration Hughes-Gorton, ce qui pourrait lui valoir quelques points supplémentaires.
Quand Nick Suzuki a été nommé capitaine en 2022, plusieurs s’interrogaient sur le choix. À l’époque bien sûr, plus maintenant. Un des arguments des sceptiques était l’éventuelle arrivée de Kaiden Guhle.
À ce moment, le défenseur n’avait pas encore joué un match dans la LNH, ce qu’il allait faire quelques semaines plus tard, mais il sortait de deux saisons comme capitaine des Raiders de Prince Albert dans la WHL. Il avait aussi été le capitaine d’Équipe Canada junior. C’était ce qu’on peut appeler un meneur né que plusieurs voyaient comme un futur capitaine dans la LNH.
Est-ce que le temps est venu de confier à Guhle une lettre pour identifier le rôle de meneur qu’il remplit? Ses qualités de leadership ne font aucun doute, mais d’autres candidats pointent aussi le nez. Il est sous contrat jusqu’en 2031, mais souvent impliqué dans des rumeurs de transaction des partisans comme monnaie d’échange pour un deuxième centre, la profondeur du côté gauche de la défense étant bien présente.
Noah Dobson et Alexander Carrier
Pourquoi mettre les deux défenseurs dans la même portion? Tout simplement parce que ce sont des candidats, mais peut-être pas avec des candidatures aussi étoffées que les précédentes.
Dobson est un jeune vétéran signé à long terme, mais il ne disputera qu’une deuxième saison à Montréal. Il fait partie du noyau de défenseurs sur qui le CH mise pour l’avenir, mais sa récente arrivée avec l’équipe vient peut-être miner ses chances. Il a été capitaine dans la LHJMQ avec le Titan d’Acadie-Bathurst en 2018-2019, mais n’a jamais eu de lettre sur son chandail dans la LNH.
De son côté, Carrier en sera aussi à un deuxième camp d’entraînement à Montréal alors qu’il a été acquis en cours de saison en décembre 2024. Son arrivée a solidifié le côté droit de la défense, comme Dobson. Mais Carrier est sur la fin de son contrat actuel. Le CH pourrait néanmoins miser sur le Varennois à court terme, lui qui, après Matheson et Dobson, est le défenseur qui compte le plus d’expérience. Le fait d’être Québécois ne nuit jamais dans ce genre de décision, même si ce n’est pas le critère qui justifie la sélection.




