« La game dans la game », la populaire expression de l’entraîneur-chef des Canadiens de Montréal Martin St-Louis a inspiré le nom de la nouvelle baladodiffusion de RDS animé par Marc Denis, accompagné de Bruno Gervais et Martin Biron.
Et comme la game est dans la game, et bien tout est dans tout. Le premier invité des trois anciens de la LNH était nul autre que celui qui a inspiré le nom, Martin St-Louis.
Mais si le membre du Temple de la renommée du hockey a inspiré un nom de balado, qu’est ce qui inspire celui qui a remporté la coupe Stanley comme joueur et qui caresse désormais le rêve de soulever le trophée comme entraîneur?
Dans un long entretien, parsemé d’anecdotes et de confidence sur sa vision du hockey de son temps versus celui d’aujourd’hui, le pilote du CH a aussi livré le fond de sa pensée sur sa façon d’aborder son rôle d’entraîneur.
St-Louis avait déjà déclaré en conférence de presse ne pas écouter les conseils de gens à qui il ne demanderait pas conseil. Mais qui attire vraiment l’attention du coloré entraîneur?
« Tu as déjà dit que tu n’écoutes pas les médias, mais nous autres, nous trois (Martin, Marc et Bruno) est-ce que tu nous écoutes?, » a lancé Martin Biron comme question à St-Louis, qui a bien voulu répondre malgré la rigolade.
« C’est une bonne question. Il y a beaucoup d’anciens joueurs qui ont leur opinion. Je dirais que je n’écoute pas tous les anciens joueurs, mais c’est sûr que je me fais inspirer par des balados. J’écoute beaucoup d’affaires, je fais beaucoup de recherches là dessus. Même que je vais dans d’autres sports. Ma curiosité me fait chercher des affaires pas juste à travers le hockey », a confié St-Louis.
Bruno Gervais a ré-enchéri sur le dernier point, voulant approfondir la réponse de son ancien coéquipier avec le Lightning de Tampa Bay.
« Je fais ça tout le temps, mais cet été, c’était une très belle occasion avec la Coupe du monde. Les sports d’équipe ont tous les mêmes règlements, la possession, la pression, je ne parle pas des hors-jeux et des punitions. Le jeu collectif, le support, la séparation entre les joueurs, tu vois vraiment ça au soccer. C’est plus lent, mais tu vois les joueurs qui attaquent entre deux défenseurs. Il y a des choses semblables et le soccer c’est toujours quelque chose à quoi je pense quand j’essaie d’articuler mes schémas offensifs. »
En plus de son type d’entraîneur, « entre Marc Gagnon ou Jacques Mercier », St-Louis a parlé de l’esprit de compétition qu’il retrouve derrière un banc de la LNH, le meilleur substitut au sentiment qui l’habitait comme joueur, en passant par ses débuts derrière le banc des Canadiens.
« J’ai toujours dit que joueur de hockey c’est la meilleure job au monde. Entraîner dans cette ligue, c’est la deuxième meilleure job que tu peux avoir. Ça coche ma boîte de compétitionner. »
L’entretien complet est disponible dans le premier épisode du balado « La game dans la game ».
Autres citations de St-Louis dans le balado
« J’ai prouvé que j’avais ma place dans la Ligue nationale... Je n’ai plus d’hésitation à savoir si j’ai ma place ou pas. Être entraîneur, ce n’est pas quelque chose que j’étais intimidé parce que les autres avaient entraîné plus que moi. Comment mesures-tu l’expérience? J’ai beaucoup d’expérience dans le hockey... »
« Tu mérites ces occasions-là et quand elles se présentent, tu dois les saisir. »
« Je comprends ce que Kucherov a dit... Les jeunes joueurs arrivent très développés côté habiletés individuelles, mais bien en arrière côté game d’équipe. »
« On avait beaucoup plus de temps dans ce temps-là. Maintenant il y a tellement d’accent sur la vitesse pour revenir dans notre zone. »
« Quand quelqu’un fait une erreur, c’est une mauvaise décision, ce n’est pas grave. Il fait la même erreur, c’est une habitude, il faut faire attention. Il fait la même erreur trois fois, c’est un jugement de caractère. C’est un plus gros problème que sa lecture de jeu. Ça prend un joueur engagé. »




