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Suzuki promet d’être plus dur envers ses coéquipiers

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Kent Hughes n’est pas encore parvenu à ajouter LA pièce manquante à son effectif durant la présente saison morte, mais c’est peut-être aussi bien ainsi, estime son capitaine Nick Suzuki.

Sans vouloir manquer de respect envers les attaquants Brett Berard et Sasha Pastujov, ce ne seront probablement pas ses acquisitions estivales qui feront des Canadiens de futurs champions de la Coupe Stanley.

Nos paroles, pas celles de Suzuki.

Alors que ses rivaux directs, notamment dans la division Atlantique, ont refait le plein de munitions, le CH devra donc se fier essentiellement sur la même troupe que l’an dernier ainsi que la croissance de ses jeunes vedettes pour bâtir sur sa récente percée jusqu’en finale de l’Association de l’Est.

« Les formations des équipes changent souvent et ça n’aide pas tout le temps », a signalé Suzuki, jeudi, après être arrivé en hélicoptère militaire à son Tournoi de golf annuel des héros de la fondation Asista.

Du golf, un hélicoptère militaire et des pitous pour Suzuki! Voyez l'impressionnante arrivée du capitaine des Canadiens de Montréal, Nick Suzuki, au tournoi de golf de la Fondation Asista.

« On a les mêmes gars qui reviennent et le même système. On sait tous ce qu’on a à faire. Chaque année, je me sens de plus en plus confortable et j’ai l’impression que ce sera le cas aussi pour nos plus jeunes joueurs. Alors garder la même formation pourrait être bénéfique selon moi. »

Pour s’assurer que cela soit le cas, le leader du Tricolore promet d’être sur la tâche dès la reprise des activités.

« Je tenterai définitivement d’être plus dur envers le groupe. Ensemble, on est passés à travers plusieurs choses desquelles on a appris. Les attentes seront plus hautes, à la fois à l’extérieur et à l’interne. Je veux m’assurer qu’on respecte quotidiennement les standards d’excellence qu’on a établis. »

Suzuki et les piliers de la formation montréalaise – Cole Caufield, Juraj Slafkovsky, Ivan Demidov, Lane Hutson, Noah Dobson et Mike Matheson – étant sous contrat jusqu’à la conclusion de la campagne 2029-2030 au minimum, le club a du temps devait lui pour mener à terme sa montée en puissance.

Car alors qu’on assiste à une flambée des salaires dans la LNH avec l’augmentation constante du plafond salarial, les Montréalais toucheront tous des salaires raisonnables durant cette période, à commencer par Suzuki à 7,875 millions $ par campagne. De quoi permettre au directeur général de manoeuvrer et de finalement effectuer les ajouts nécessaires.

« Je suis content pour ces gars-là (les vedettes qui obtiennent des contrats faramineux, NDLR), on voit la ligue progresser sur le plan des salaires. Les chiffres sont fous, mais mon contrat me rend très heureux », a juré le récent gagnant du trophée Selke.

« J’ai signé cette entente il y a cinq ans, les temps changent. La prochaine fois qu’on devra négocier, le plafond salarial sera dans une situation différente. On s’adaptera une fois le temps venu. En ce moment, nos salaires fonctionnent.

« On veut juste gagner, a ensuite insisté Suzuki. On a plusieurs gars qui font des salaires qui assurent leur futur. Ça ne nous préoccupe pas. »

Encore bien du temps pour Bolduc et Xhekaj

Parlant d’argent, Suzuki ne s’est pas dit inquiet quant à la possibilité que l’attaquant Zachary Bolduc et Arber Xhekaj, ses deux seuls coéquipiers toujours sans contrat à l’aube de la prochaine campagne, ne trouvent pas un terrain d’entente avec la direction alors qu’ils sont joueurs autonomes avec compensation.

« Ce sont deux joueurs très importants. Zach a eu une bonne année. Il a progressé durant la saison et en séries. Et, évidemment, Arber est une pièce importante dans notre vestiaire et sur la glace.

« J’espère qu’ils pourront tous les deux régler ça. Il y a encore en masse de temps, je suis très confiant. »