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Ce qui nourrissait le Lightning a étouffé les Sabres

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Le Tricolore se régale, Dobes assure l’arrière-garde

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Pénalisés par leur indiscipline, les Sabres s’inclinent

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Sabres 2 - Canadiens 6

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Le CH a oublié son mauvais début de match

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« Nous avons pris des décisions inhabituelles avec la rondelle »

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« Je ne suis pas un héros, juste un gardien un peu bouffon »

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MONTRÉAL – Durant toute cette saison au cours de laquelle la citrouille qu’ils traînaient depuis une décennie et demie s’est finalement transformée en beau carrosse de course, les Sabres de Buffalo ont joué sans complexe sur les patinoires adverses.

En saison régulière, ils ont montré un dossier de 24-13-4 à l’étranger, le sixième meilleur rendement de la Ligue nationale. Et en première ronde des séries, ils ont envahi Boston sans laisser d’autres choix aux Bruins que de capituler, y signant des victoires de 3-1, 6-1 et 4-1.

Ils avaient donc toutes les raisons d’arriver au Centre Bell en confiance. Surtout qu’en y perdant deux matchs sur trois contre le Lightning en première ronde, le Canadien n’en avait pas nécessairement fait une forteresse à la hauteur de sa réputation.

Mais dimanche, les bruyantes tentatives d’intimidation que les plus expérimentés joueurs du Lightning avaient su convertir en source de motivation ont atteint la cible contre les jeunes Sabres.

« C’est un défi, ça c’est sûr, n’a pas tenté de cacher le franc-tireur Tage Thompson. La place était bruyante ce soir et on pouvait sentir que [le Canadien] y puisait beaucoup d’énergie. C’est quelque chose qu’il faudra apprendre à dompter. On ne peut pas laisser ça nous affecter. »

Les Sabres avaient pourtant livré un début de match idéal. Il n’y avait même pas une minute d’écoulée quand Thompson, moribond dans le match numéro deux, a commencé son opération rédemption en inscrivant son équipe au tableau. Pour fermer le clapet à 21 000 personnes d’un coup, on ne fait pas mieux.

Sauf que les Sabres, plutôt que de maintenir la pression sur un rival chancelant, ont laissé la bête retrouver sa voix. Dans les minutes suivantes, le gardien Alex Lyon s’est dressé devant Nick Suzuki, Cole Caufield, Alex Newhook et Joe Veleno. Vous aurez compris que les visiteurs avaient depuis longtemps perdu leur éphémère ascendant quand l’égalité est finalement venue du bâton de Newhook en fin de période.

« On leur a redonné vie, déplorait Thompson. Notre exécution a fait défaut sur quelques jeux et ils nous l’ont fait payer. Et quand ça signifie qu’on doive ensuite jouer dans un édifice où on s’entend à peine parler, c’est un peu décourageant. »

« On a pris des décisions qui ne nous ressemblent pas avec la rondelle, des décisions comme je ne nous ai pas vu en prendre pendant six matchs contre Boston, a suggéré l’entraîneur Lindy Ruff. [Sur le troisième but du Canadien], on rate une passe facile vers [Peyton] Krebs en zone neutre. Le jeu revient dans notre zone et quelques instants plus tard, la rondelle est dans le fond de notre filet. »

« J’en ai parlé après les deux premiers matchs, mais notre jeu avec la rondelle n’est toujours pas au niveau où j’aimerais le voir », a résumé le vétéran derrière le banc.

Émotions

Ruff a aussi pointé du doigt l’indiscipline de ses hommes. Dans le match décisif de leur série contre Boston, ils avaient su éviter complètement le cachot. Ils ont ensuite écopé de seulement deux pénalités mineures dans leur premier duel contre Montréal. Depuis, ils ont un peu perdu le contrôle.

Dans le match no 3, le Canadien a joué pendant 9 :23 en avantage numérique. Cole Caufield et Juraj Slafkovský ont marqué deux des trois buts successifs du CH en deuxième période dans ces circonstances.

« Il faut être intelligents. On a écopé de cinq punitions dans notre propre territoire. Ce n’est pas assez bon », regrettait Ruff.

En milieu de deuxième, Beck Malenstyn a foncé sans subtilité sur Jakub Dobeš lors d’une percée au filet. Slafkovský a porté la marque à 4-1 peu de temps après. En fin de période, alors qu’un but de Rasmus Dahlin avait redonné espoir aux Sabres, Alex Tuch a freiné l’élan des siens en passant son bâton au visage de Slafkovský.

Le match a aussi été marqué de quelques escarmouches qui n’ont servi qu’à jeter autant de bûches dans le feu d’une foule hostile.

« Je crois qu’on a laissé nos émotions prendre trop de place, estime Thompson. On s’est laissé déranger pas des choses qu’on ne contrôle pas, comme les décisions des arbitres, et ça nous a sorti de notre match. On parle toujours de l’importance de rester neutre dans les bons comme les mauvais moments. Ce soir, on s’est laissé emporter. »

Après avoir joué à côté de ses patins lors du premier match à Buffalo, le Canadien semble maintenant bien en contrôle de la série. S’il est en mesure de bien canaliser l’appui de cette foule hors-norme mardi, la belle saison Cendrillon des Sabres pourrait ne tenir qu’à un fil.

« Je l’ai dit avant le début de la série, ils ont battu toute une équipe et ils forment eux-mêmes toute une équipe. Il ne faut pas les prendre à la légère. Si on ne le réalise pas maintenant, on ne le réalisera jamais », a prévenu Ruff.

« C’est notre travail de sortir ce match de notre système et d’arriver prêts pour le prochain, a soulevé Lyon. Ils viennent d’en gagner deux, ils ont le vent dans le dos, mais on n’a pas encore joué notre meilleur match de la série. C’est ce qu’il faudra être prêts à offrir. »

« On sait ce qu’on a à faire. Ce n’est pas un secret, il n’y a pas de réponse magique, a dit Thompson. Il faut simplement être plus compétitifs et je pense qu’on a les gars pour le faire, pour répondre de la bonne façon. »