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Des équipes dans l’Est améliorées, un portrait éliminatoire transformé?

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La parité a atteint un autre niveau dans la LNH depuis quelques années. Chaque saison, une équipe qui termine dans les bas-fonds du classement peut aspirer à participer aux séries éliminatoires la saison suivante grâce à quelques modifications à sa formation. Le contraire est tout aussi vrai, parlez-en aux Panthers de la Floride, champions de la Coupe Stanley en 2024 et 2025, avant d’être exclus du portrait éliminatoire la saison dernière.

Dans l’Association Est, seulement quatre équipes ont participé aux séries éliminatoires lors des deux dernières années, soit le Lightning, les Hurricanes, les Sénateurs et... les Canadiens.

Si on joue à la boule de cristal, on peut prévoir que cette chaise musicale se poursuivra encore une fois lors de la prochaine campagne. En observant le classement final de la saison 2025-2026, on constate que plusieurs des équipes ayant été exclues de la danse printanière ont pris les grands moyens pour revenir dans le portrait éliminatoire le plus rapidement possible.

Classement dans l'Est en 2025-2026

À l’opposé, plusieurs formations ayant pris part aux dernières séries éliminatoires n’ont pas fait grand chose pour améliorer leur situation.

Les Sabres de Buffalo ont été incapables d’ajouter des pièces importantes après avoir surpris tous les observateurs l’an dernier.

Les Sénateurs d’Ottawa ont perdu les services de leur capitaine Brady Tkachuk et il sera impossible de remplacer l’apport d’un tel joueur.

Les Penguins de Pittsburgh ont fait bien peu pour entourer les vétérans Sidney Crosby et Evgeni Malkin après leur participation surprise aux séries de l’an dernier.

Les Canadiens de Montréal ont été très passifs sur le marché des joueurs autonomes, mais ils peuvent tout de même compter sur la croissance de l’un des groupes les plus prometteurs de la LNH.

Ces équipes - pour ne nommer que celles-là - n’ont qu’à bien se tenir, car la compétition s’annonce encore une fois féroce dans un contexte où seulement 50% des formations se qualifient pour l’après-saison.

Dans l’exercice suivant, nous avons identifié cinq formations de l’Association de l’Est qui ont été exclues des dernières séries éliminatoires, mais qui ont posé des actions concrètes pour ne pas se retrouver dans la même situation au printemps prochain.

PANTHERS DE LA FLORIDE

Arrivées : Brady Tkachuk, Garnet Hathaway, Lars Eller, Radko Gudas, Jacob Markstrom, Akira Schmid

Départs : Mackie Samoskevich, Evan Rodrigues, A.J. Greer, Jesper Boqvist, Jeff Petry, Sergei Bobrovsky, Daniil Tarasov

On s’attend déjà à ce que les Panthers de la Floride soient de retour à leur standard d’excellence l’an prochain avec le retour d’Aleksander Barkov et la présence d’un Matthew Tkachuk en santé dès le début de la saison.

L’arrivée de Brady Tkachuk - acquis grâce à une transaction avec les Sénateurs le 21 juin - rend le top-9 offensif des Panthers tout simplement terrifiant... Ça pourrait ressembler à ceci :

B. Tkachuk - Barkov - Reinhart

Verhaeghe - Bennett - M. Tkachuk

Luostarinen - Lundell - Marchand

Pour éponger le salaire de Tkachuk, les Panthers ont dû sacrifier Samoskevich, Rodrigues et Greer, mais les arrivées d’Eller et Hathaway offrent des options pour constituer un quatrième trio décent.

Ajoutez à cela l’arrivée de Radko Gudas pour ajouter de la profondeur et du papier sablé en défense, on ne peut que penser à une célèbre citation de Bob, interprété par le regretté Marc Messier dans Les Boys, pour décrire l’édition actuelle des Panthers : « Sont gros, sont forts, des grosses épaules, font peur. »

La situation devant le filet demeure un point d’interrogation pour les Panthers qui ont troqué Sergei Bobrovsky et Daniil Tarasov pour un tout nouveau tandem composé de Jacob Markstrom et Akira Schmid.

Après un long été de repos, la formation dirigée par Paul Maurice arrivera le couteau entre les dents pour tenter de remporter un 3e titre en quatre saisons. Les adversaires de l’Association de l’Est devront se préparer pour mater cette formation qui combine habilement le talent, la hargne et l’expérience.

CAPITALS DE WASHINGTON

Arrivées : Jordan Kyrou, Alex Tuch, Boone Jenner, Vincent Desharnais

Départs : Connor McMichael, Brandon Duhaime, Hendrix Lapierre, Trevor van Riemsdyk

On est loin d’une reconstruction à Washington, mais on peut facilement parler d’un « réoutillage » réussi pour offrir à Alexander Ovechkin une dernière chance d’aspirer à un titre de la Coupe Stanley.

Avec les ajouts d’ailiers top-6 comme Jordan Kyrou, Alex Tuch et d’un vétéran aguerri comme Boone Jenner, peu d’équipes peuvent se vanter d’avoir autant de profondeur au sein de leur formation offensive.

Amusez-vous à faire vos combinaisons. Avec un top-9 composé d’Ovechkin, Tuch, Kyrou, Jenner, Dylan Strome, Aliaksei Protas, Pierre-Luc Dubois, Tom Wilson et Ryan Leonard, l’entraîneur-chef Spencer Carbery aura le luxe de pouvoir compter sur trois trios équilibrés pouvant faire des dommages sur les 200 pieds de la patinoire.

Allons-y de nos propres combinaisons, juste pour faire jaser :

Ovechkin - Strome - Tuch

Protas - Dubois - Kyrou

Leonard - Jenner - Wilson

Les Capitals ont dû payer en cédant de jeunes talents comme McMichael et Lapierre, mais reste que leur formation actuelle offre de belles raisons de croire que les champions dans l’Est en 2024-2025 peuvent à nouveau embrasser une mentalité d’aspirant aux grands honneurs.

Le tandem de gardiens Logan Thompson - Charlie Lindgren demeure inchangé, et l’éclosion anticipée de Cole Hutson et l’arrivée du géant Vincent Desharnais en défense offrent une plus-value non négligeable.

La dernière saison a représenté une vive déception dans l’entourage des Capitals, mais avec un tel groupe de vétérans, il est bien difficile d’imaginer que ça se reproduise encore une fois cette année.

RANGERS DE NEW YORK

Arrivées : Pavel Dorofeyev, Oliver Bjorkstrand, Joe Veleno, Sean Durzi, Marcus Pettersson, Joonas Korpisalo

Départs : Vincent Trocheck, Adam Edstrom, Will Borgen, Jonathan Quick

Ce n’est certainement pas idéal de perdre les services d’un joueur de centre aussi fiable que Vincent Trocheck, mais les Rangers avaient cruellement besoin de punch offensif et c’est exactement ce qu’ils ont trouvé avec Pavel Dorofeyev. À seulement 25 ans, le Russe vient d’enchaîner des saisons de 35 et 37 buts.

Ce qui passe sous silence, c’est les ajouts de Sean Durzi et Marcus Pettersson. Les Blueshirts se devaient d’ajouter quelques défenseurs fiables pouvant amasser les minutes derrière Adam Fox et Vladislav Gavrikov.

Pour ajouter Dorofeyev et Pettersson, Chris Drury a investi trois choix de premier tour. Le DG déjà hautement contesté à New York semble y aller « all-in » sans trop se soucier du long terme.

Reste qu’après le départ d’Artemi Panarin, les Rangers étaient franchement mauvais, autant sur papier que sur la patinoire. Force est d’admettre qu’ils sont résolument meilleurs avec les changements effectués cet été.

Est-ce que ce sera suffisant pour aspirer aux grands honneurs? Absolument pas.

Est-ce que c’était nécessaire pour aspirer à une place en séries dans l’Est? Oh que oui!

MAPLE LEAFS DE TORONTO

Arrivées : Gavin McKenna, Jack Roslovic, Nick Paul, Teddy Blueger, Colton Sissons, Brandon Duhaime, Darren Raddysh, Emil Andrae, Sergei Bobrovsky

Départs : Matias Maccelli, Nick Robertson, Calle Järnkrok, Brandon Carlo, Simon Benoit, Joseph Woll

Avant de parler des mouvements effectués par le nouveau directeur général John Chayka, on ne peut pas ignorer l’arrivée du jeune phénomène Gavin McKenna, repêché au 1er rang du dernier repêchage, et d’une nouvelle voix dans le vestiaire en Jim Hiller, le nouvel entraîneur-chef de l’équipe.

Le défenseur Darren Raddysh s’avère la plus grosse prise de Chayka. Il va immédiatement s’insérer sur la première paire en défense, tout en ajoutant une dangereuse option à la pointe en avantage numérique. L’arrière de 24 ans Emil Andrae possède également un potentiel intéressant après avoir été acquis des Flyers en retour de Simon Benoit et Joseph Woll.

Puis, Chayka a complètement revampé ses deux derniers trios avec Roslovic, Paul, Blueger, Sissons et Duhaime. L’arrivée de ses vétérans représente un ajout intéressant au niveau de l’expérience et de l’aspect physique par rapport au profil de Maccelli, Robertson et Jarnkrok qui ont quitté sous d’autres cieux. Ça a coûté beaucoup de sous, mais c’est le prix à payer quand on se veut aussi actif sur le marché des joueurs autonomes.

Sergei Bobrovsky représente un réel point d’interrogation après une saison difficile l’an dernier. La situation devant le filet demeurera un sujet chaud pour les prochains mois à Toronto où Anthony Stolarz, Dennis Hildeby et même Artur Akhtyamov tenteront tous d’obtenir du temps de jeu.

Reste que les succès à Toronto continueront de passer par Auston Matthews, William Nylander et John Tavares. Après une saison cauchemardesque, on peut s’attendre à voir les Leafs rebondir et compétitionner pour une place en séries éliminatoires.

DEVILS DU NEW JERSEY

Arrivées : Anthony Mantha, Evan Rodrigues, Jesper Boqvist, Declan Chisholm

Départs : Maxim Tsyplakov, Paul Cotter, Šimon Nemec, Jacob Markstrom

Entendons-nous tout de suite, les Devils du New Jersey n’ont pas rien fait d’éclatant cet été, mais quand une équipe compte déjà sur un noyau solide, ce sont les petits changements de personnel qui peuvent réellement faire une différence.

L’addition d’Anthony Mantha, qui arrive de Pittsburgh après avoir connu la meilleure saison de sa carrière avec 33 buts et 64 points, complète le top-6 du New Jersey de belle manière. Qu’il soit employé avec Nico Hischier ou Jake Hughes au centre, ou qu’il soit jumelé à Timo Meier ou Jesper Brett sur les ailes, le Québécois aura l’occasion de consolider son statut de marqueur redoutable dans la LNH.

Rodrigues et Boqvist, qui s’amènent de la Floride après avoir goûté aux grands honneurs, n’ajoutent rien de sexy, mais il s’agit quand même d’une amélioration par rapport à Tsyplakov et Cotter.

Défensivement, le temps dira si les Devils ont bien fait de se départir de Simon Nemec, mais ils peuvent se réjouir d’avoir mis la main sur deux choix de 1re ronde en retour.

Là ou ça pourrait coincer, c’est devant le filet. Avec le départ de Jacob Markstrom, le New Jersey devra compter sur le vétéran Jake Allen, qui va bientôt fêter ses 36 ans, et Nico Daws, qui n’a encore rien cassé après six saisons au niveau professionnel. Depuis quelques années, les Devils se qualifient aux séries une fois sur deux, et si la tendance se maintient, ça pourrait être la bonne en 2026-2027.