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Le style « particulier » des Canes fait l’envie de plusieurs

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Brady Tkachuk s’émerveille devant la façon dont les Hurricanes de la Caroline « ne vous laissent ni temps ni espace » sur la patinoire. Les Sénateurs d’Ottawa et lui avaient été balayés par eux au printemps dernier.

Le défenseur des Flyers de Philadelphie Jamie Drysdale a qualifié les Canes d’implacables, et son coéquipier Trevor Zegras se souvient de ces vagues successives qui, « sur l’ensemble d’une série, finissent par vous épuiser ». Les Flyers ont eux aussi été balayés.

À l’approche de la série finale de l’Association Est, l’attaquant étoile du Canadien de Montréal Cole Caufield estimait : « Ils ont finalement atteint un niveau où ils étaient en quelque sorte imbattables ». Le Tricolore et lui ont remporté le premier match de la série, avant de perdre les quatre suivants.

L’attaquant des Golden Knights de Vegas, Mitch Marner, qualifie leur style d’« agressif », sur l’ensemble de la patinoire. Un adversaire a besoin de trois bonnes séquences pour se créer une seule occasion de marquer. Les Golden Knights et lui ont brièvement mené la série finale de la Coupe Stanley 2-1, avant de perdre trois rencontres de suite et de baisser pavillon.

Les Hurricanes font l’envie de la LNH après avoir remporté le titre, mais cela ne signifie pas que les autres prétendants puissent suivre ce modèle. La LNH est une ligue où l’on s’inspire beaucoup les uns des autres, mais les Hurricanes pratiquent un style si exigeant sous la gouverne de l’entraîneur-chef Rod Brind’Amour qu’il est pratiquement impossible de le reproduire, sans des années de perfectionnement et sans trouver la combinaison idéale de joueurs.

« Il faut du temps pour atteindre ce niveau, a noté Tkachuk, qui est maintenant en position de les défier avec les Panthers de la Floride, favorite pour soulever la coupe Stanley. Ils jouent d’une manière si intense et si physique… On essaie différentes stratégies pour les battre. Mais ils sont tout simplement excellents dans ce qu’ils font. »

Les Hurricanes jouent en mettant la pression

Brind’Amour était un centre acharné au cours de ses deux décennies de carrière de joueur dans la LNH; il n’est donc pas surprenant qu’un homme surnommé « Rod the Bod », réputé pour son programme d’entraînement intense, attende beaucoup de tous ceux qu’il entraîne. La prévisibilité est au cœur de la réussite de la Caroline, qui s’est qualifiée pour les séries éliminatoires lors de chacune de ses huit saisons à la tête de l’équipe.

« On n’a pas vraiment changé grand-chose: juste quelques petits ajustements ici et là, a expliqué le défenseur étoile Jaccob Slavin. Ce n’est pas un style de jeu très esthétique. Il s’agit simplement de sortir la rondelle de notre zone et de l’acheminer vers la leur, dans un contexte de stress intense et d’un niveau de compétition très élevé. »

Et ça marche. Depuis l’arrivée de Brind’Amour en 2018, aucune équipe n’a remporté plus de matchs que les Hurricanes.

« Ils ont tout simplement les bons joueurs, a déclaré Jake Guentzel, du Lightning de Tampa Bay, qui a disputé 28 matchs avec eux après avoir été échangé aux Hurricanes à la date limite des transactions en 2024. Rod fixe la barre très haut, et il faut adhérer au système. »

Cela signifie être agressif et se battre pour la rondelle partout sur la glace. L’idée est de forcer les erreurs et d’en tirer profit.

« Tout repose sur la pression, a expliqué Pavel Dorofeyev, qui évolue maintenant pour les Rangers de New York, après avoir perdu en série finale contre la Caroline avec les Golden Knights. On est toujours sous pression, peu importe où l’on se trouve : en zone défensive, en zone neutre ou en zone offensive. »