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Un dernier test réussi pour la Victoire

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MONTRÉAL — Lorsque les deux équipes s’affronteront pour lancer leur saison respective dimanche après-midi dans la ville américaine de Lowell, au Massachusetts, personne ne songera aux deux matchs qu’elles ont joués l’une contre l’autre au cours des trois derniers jours. Après tout, on parlait de rencontres préparatoires et certainement pas de duels des séries éliminatoires. Mais pour l’entraîneuse-chef Kori Cheverie et ses joueuses, deux victoires laissent sans doute un meilleur goût à la bouche.

La Victoire de Montréal a complété son bref calendrier préparatoire de la Ligue professionnelle de hockey féminin avec un deuxième gain d’affilée face à la Fleet de Boston, par le score de 3-2 dans une rencontre jouée à huis clos, lundi après-midi, sur la glace secondaire de l’Auditorium de Verdun.

Samedi soir, la formation montréalaise avait eu besoin d’une période de prolongation pour arracher un gain par le même score, au même endroit.

Claire Vekich, une joueuse invitée au camp d’entraînement, a donné l’avance pour de bon à la formation montréalaise à 18:52 de la deuxième période aux dépens de la gardienne de but Amanda Thiele, qui a joué tout le match devant le filet de la Fleet. Thiele a fait face à 28 tirs.

Invitée à décrire ce qu’elle avait vu des joueuses qu’elle a utilisées samedi et lundi, Cheverie a paru relativement satisfaite.

Le mot « relativement » est nécessaire, car de toute évidence, ça n’a pas été parfait dans les différents aspects du jeu qui préoccupaient l’entraîneuse-chef de la Victoire.

« Je voulais voir de la chimie, des joueuses évoluant dans certaines situations, de la ténacité, l’aspect physique, le niveau de compétitivité », a-t-elle d’abord décrit.

« J’ai vu de bons exemples de l’aspect physique, du niveau de compétitivité, de combativité et de chimie, mais j’ai aussi vu de mauvais exemples de l’aspect physique, du niveau de compétitivité, de combativité et de chimie », a-t-elle précisé.

La rencontre marquait l’entrée en scène de la capitaine Marie-Philip Poulin et de l’attaquante Laura Stacey, qui s’étaient contentées du rôle de spectatrices lors du duel entre les deux mêmes formations, samedi soir.

Ces deux leaders et grandes complices ont fait la différence avec un but et une aide chacune.

Poulin et Stacey ont commencé la partie de lundi — et elles l’ont terminée — avec, à leur gauche, la nouvelle venue Abby Roque.

Les trois attaquantes s’étaient entraînées au sein d’un même trio au début du camp, la semaine dernière, et il est facile d’imaginer qu’elles joueront ensemble lors du match d’ouverture contre la Fleet, dimanche.

« On parle de trois joueuses qui se complètent vraiment bien. Vous avez Laura, qui possède la vitesse, le tir et la persévérance. Abby a la capacité de ralentir le jeu et de laisser la vitesse s’installer. Et avec ‘Pou’, évidemment, son travail parle de lui-même », a d’abord décrit Cheverie.

« Mais la combinaison des trois, a ajouté Cheverie, apporte de la vitesse, du sang-froid, et quelqu’un, en Abby, qui est capable de conserver la rondelle plus longtemps et qui trouve les ouvertures. »

Lundi, Poulin, Stacey et Roque ont également fait partie de la première unité de l’avantage numérique en compagnie de Shiann Darkangelo, une nouvelle venue qui avait inscrit deux buts samedi, et de la défenseuse recrue Nicole Gosling.

En plus de Roque, dont on parle déjà abondamment depuis le début du camp, Darkangelo, une joueuse de centre, pourrait rendre de précieux services à la Victoire.

« Elle apporte de la régularité au centre. Elle peut jouer en avantage numérique, en désavantage numérique, accumuler les minutes à cinq contre cinq contre les meilleurs trios des autres équipes. Elle ajoute beaucoup de valeur à notre groupe », a souligné Cheverie.

Poulin et Stacey ont aussi amorcé la remontée de la formation montréalaise en deuxième période lorsque la capitaine a trouvé le fond du filet à l’aide d’un tir des poignets, sur une passe de Stacey, à 13:59.

Elles ont une fois de plus uni leurs efforts tôt en troisième période, six secondes après le début d’une supériorité numérique, quand Stacey a touché la cible sur des aides de Poulin et de Gosling.

L’affrontement contre la Fleet a aussi été l’occasion de lancer Ann-Renée Desbiens dans la mêlée. La gardienne de la Victoire a joué pendant les deux premières périodes et a bloqué 21 des 22 rondelles dirigées vers elle.

Seule Hannah Brandt a pu tromper sa vigilance, un but qui a brisé l’égalité de 0-0 tôt en deuxième période.

Sandra Abstreiter a pris la relève au troisième vingt et elle a stoppé huit des neuf tirs auxquels elle a fait face.

Elle n’a flanché que devant Riley Brengman alors qu’il ne restait que 46,7 secondes au cadran, après que Thiele eut laissé sa place à une sixième patineuse.

Abstreiter s’est montrée particulièrement solide devant des tirs successifs de Jamie Lee Rattray au moment où la Victoire écoulait une punition pour avoir eu trop de joueuses sur la patinoire.

La Victoire et les sept autres formations de la LPHF passeront les prochaines heures à prendre leurs décisions finales afin de réduire leur formation à 23 joueuses avec des contrats en règle de la LPHF.

Les équipes ont jusqu’à 17h, mercredi, pour établir leur formation en vue de la saison régulière.