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Roque prête pour un nouveau départ avec la Victoire

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La joueuse de New York Abby Roque (11) donne un double-échec à la joueuse de Montréal Marie-Philip Poulin (29) lors de la deuxième période d'un match de la LPHF disputé à Laval, le 16 janvier 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Graham Hughes (Graham Hughes)

MONTREAL — Abby Roque est convaincue d’avoir encore beaucoup à offrir et elle aura l’occasion de le prouver à Montréal.

Talentueuse et combative joueuse de centre, Roque a été échangée des Sirens de New York à la Victoire pendant l’été, après deux saisons perdantes dans la Grosse Pomme.

Originaire du Michigan, la joueuse de 28 ans a rejoint la LPHF en tant que l’une des trois premières signatures de la formation new-yorkaise, et elle est une membre régulière de l’équipe nationale américaine, après une brillante carrière universitaire au Wisconsin et d’excellentes performances lors de différents championnats du monde. Elle n’a toutefois pas encore réussi à reproduire ces succès dans la ligue professionnelle féminine.

« Je ne pense pas avoir atteint mon plein potentiel, a déclaré Roque. L’an dernier, j’ai beaucoup mieux joué et je pense que j’aurais pu faire encore mieux. »

En 54 matchs dans la LPHF, Roque a amassé 12 buts et 18 aides, mais elle a présenté un différentiel de moins-23. L’équipe de New York a terminé dernière lors des deux premières saisons de la ligue.

L’entraîneuse-cheffe de la Victoire, Kori Cheverie, croit également que Roque a encore du potentiel à exploiter. Elle a marqué le premier but de la ligue du style «Michigan» et elle a récolté 58 points en 36 matchs lors de sa dernière saison universitaire, en 2019-2020.

« Abby est une joueuse exceptionnelle, a dit Cheverie. Elle sait qu’au cours de ses deux saisons à New York, elle n’a pas exploité tout son potentiel offensif et elle n’a peut-être pas atteint les statistiques souhaitées. C’est donc pour elle l’occasion d’un nouveau départ. »

Les Sirens ont échangé Roque à la Victoire le 25 juin, en retour de l’attaquante Kristin O’Neill et du choix de quatrième ronde des Montréalaises au repêchage de 2025.

Les échanges sont rares dans la LPHF, mais Roque n’a pas été prise au dépourvu par cette transaction.

« New York avait besoin de changer de stratégie et d’essayer autre chose, je le comprends. Et je voulais être dans une équipe qui se bat pour le titre, a-t-elle indiqué après un entraînement à l’Auditorium de Verdun, mercredi. J’étais ravie d’apprendre la nouvelle. C’est une équipe que nous avons souvent affrontée et elle était bien organisée, elle jouait avec intensité et elle compte d’excellentes joueuses. J’étais très enthousiaste à l’idée d’aller compétitionner pour la Coupe Walter. »

Ce qu’elle attend avec le plus d’impatience, confie Roque, c’est le soutien des enthousiastes partisans montréalais.

« Il y a eu beaucoup de matchs au cours desquels je me suis fait huer chaque fois que je touchais la rondelle, et c’est génial, a-t-elle affirmé. Avoir ces partisans derrière moi, c’est vraiment excitant. »

Roque et la capitaine de la Victoire, Marie-Philip Poulin, ont eu leur lot d’affrontements, tant dans la LPHF que lors des confrontations Canada-États-Unis.

Au lieu de se bousculer, elles ont patiné à tour de rôle avec l’attaquante Laura Stacey à l’entraînement, la semaine dernière.

« Quand nous sommes arrivées sur la glace, je l’ai vue avec un chandail de Victoire et je me suis dit: “Je n’arrive pas à croire qu’Abby Roque a un chandail de la Victoire de Montréal”, a exprimé Poulin. Nous savons à quel point elle est talentueuse et ce qu’elle peut apporter à une équipe. Je suis vraiment ravie et fière de l’avoir ici à Montréal. »

À cinq pieds et sept pouces, Roque espère que sa combativité et son physique aideront la Victoire à franchir une autre étape en séries, après deux éliminations consécutives en demi-finales.

« On me reconnaît plutôt comme une joueuse de séries, c’est là que je me révèle pleinement, a-t-elle insisté. J’aime la compétition, je suis présente dans ces moments-là et je fais en sorte que l’équipe adverse ait des difficultés. J’apporte de l’intelligence à l’équipe, mais aussi de la force et de la combativité. Je veux la guider et amener les autres dans le combat. »