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Un rôle de « méchante » qui plaît à Roque

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Malgré le revers de 2 à 0 contre le Fleet de Boston pour lancer sa saison, ce match de la Victoire de Montréal a tout de même permis de voir à l’oeuvre les nouvelles joueuses qui se sont ajoutées à l’équipe, dont Abby Roque qui oeuvrait sur le premier trio aux côtés de Marie-Phillip Poulin et Laura Stacey.

Roque, c’est la joueuse que personne n’aime affronter, mais que tout le monde veut dans son équipe. Elle est physique, hargneuse et adore déranger l’adversaire, une tendance qu’elle a développée en jouant avec les garçons jusqu’à son entrée à l’Université du Wisconsin.

« Je me suis ajustée à un jeu sans mise en échec au collège. J’ai eu beaucoup de pénalités. Je ne pensais pas en donner, mais je me retrouvais quand même au cachot », a-t-elle raconté à notre collègue Andrée-Anne Barbeau lors d’une entrevue.

« J’ai joué contre d’anciennes coéquipières qui me trouvaient méchante envers elles. On se prenait dans nos bras puis tout était correct par la suite. »

« La première fois que j’ai été huée contre la Victoire, c’était à Verdun. C’était chaque fois que je touchais la rondelle et j’ai adoré ça », a-t-elle partagé.

Roque est aussi une attaquante avec un flair offensif supérieur à la moyenne. Dans l’uniforme de New York, elle a marqué le premier but de type Michigan dans l’histoire de la LPHF… elle qui est d’ailleurs native de l’état du même nom.

« J’ai toujours dit que je devais l’essayer au bon moment. J’ai été chanceuse, car tout était en place pour essayer le but Michigan », a-t-elle raconté.

Sa plus grande inspiration est son père Jim, entraineur dans les rangs universitaires, qui oeuvre désormais comme dépisteur professionnel pour les Maple Leafs de Toronto.

« J’encourage les Leafs, car je souhaite du succès à mon père. Je regarde aussi les matchs du CH. Ils sont excitants. Je souhaite du succès à (Cole) Caufield avec qui je suis allé à l’école », a-t-elle ajouté.

Première femme autochtone au sein de l’équipe nationale américaine, médaillée d’argent aux derniers Jeux olympiques, Roque pourrait être le parfait complément au duo Poulin-Stacey avec la Victoire. Chose certaine, comme toujours, elle ne laissera personne indifférent.