La LPHF met ses activités en pause en vue de la deuxième portion de la Série de la Rivalité entre le Canada et les États-Unis qui se tiendra mercredi (21 h RDS2) et samedi (21 h à RDS2), à Edmonton.
La défenseuse de la Victoire de Montréal, Nicole Gosling, y participera pour la toute première fois. Médaillée d’or au Championnat du monde de 2024, Gosling avait été ignorée pour les matchs tenus en novembre aux États-Unis. Une déception qu’elle a dû surmonter.
« Je m’en sers comme motivation, a-t-elle expliqué en entrevue avec notre collègue Andrée-Anne Barbeau. Mes coéquipières m’ont bien accueillie. Je m’adapte bien. »
En cinq saisons à l’université Clarkson, Gosling a inscrit 148 points en 170 matchs, ce qui fait d’elle la défenseuse la plus productive de l’histoire des Golden Knights.
Après avoir remporté différents honneurs, dont un titre de défenseuse de l’année, elle a été sélectionnée en 1re ronde par la Victoire de Montréal au printemps dernier.
Celle qui a été blanchie en trois matchs cette saison se rappelle avec joie du moment qui a permis de vivre son rêve pour passer au niveau supérieur.
« J’ai regardé ma montre et j’ai vu que ma fréquence cardiaque était élevée. Je rêvais depuis longtemps d’être repêchée dans la LPHF. C’était un moment un peu surréel », a-t-elle souligné.
L’importance de la famille
L’Ontarienne a des origines chinoises qui lui viennent du côté de sa mère, alors que ses grands-parents ont immigré au Canada pour y fonder leur famille, un héritage dont elle est très fière.
« Ma famille respectait les traditions chinoises durant ma jeunesse. Mes grands-parents sont décédés, mais j’essaie toujours de les rendre fiers », a-t-elle mentionné.
C’est du côté paternel qu’on retrouve ses racines de hockeyeuse. Sa cousine Julia Gosling, d’un an son aînée, a été sa coéquipière dans les rangs mineurs et sur l’équipe nationale, mais aussi sa rivale dans la NCAA et désormais dans la LPHF. Leur premier duel chez les pros devrait avoir lieu le 23 décembre à Seattle.
« Nos pères sont des jumeaux identiques. Ils sont compétitifs. Ils vont probablement faire des paris. Ce sera un moment spécial pour nos deux familles », s’attend la joueuse de la Victoire.
L’adaptation de la joueuse de 23 ans sera aussi facilitée par les liens qui l’unissent à Erin Ambrose, elle aussi ancienne porte-couleurs de l’Université Clarkson.



