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Le Prince répond présent, Sanchez accueilli chaleureusement

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MONTRÉAL – L’attendue entrée en scène montréalaise d’Alexis Sanchez a revigoré le CF Montréal, mais il a dû se contenter d’un match nul de 2-2 contre le Galaxy de Los Angeles.

Même s’il a joué sur les grandes scènes internationales, on a pu sentir la grande conviction de la légende chilienne de 37 ans qui a multiplié les autographes avant et après la confrontation.

Sanchez a été à l’origine de la séquence menant au but égalisateur de Prince Owusu - qui d’autre - à la 79e minute. Pour Owusu, c’était son 13e de la saison et il s’agissait aussi d’un but dans un quatrième match consécutif de MLS.

Le numéro 10, qui a été accueilli par une imposante communauté chilienne et un Stade Saputo rempli à pleine capacité (19 619 spectateurs), a fait son arrivée sur la pelouse montréalaise à la 62e minute comparativement à la 79e minute à son premier match avec le Bleu-blanc-noir.

« C’est déjà très bien. Dès son entrée, il a procuré son énergie, son expérience et sa science du jeu et il a aussi permis à la foule de mettre encore plus d’énergie sur le terrain, ça nous a bien aidés. Il a un peu commandé certains replacements en conseillant les autres », a souligné l’entraîneur Philippe Eullaffroy.

« Il est encore loin de son plein potentiel et il le sait, mais déjà il nous a fait beaucoup de bien. Et ce qui est intéressant, c’est qu’il cherche toujours à jouer vers l’avant et les joueurs devront s’habituer. Quand il y aura cet automatisme, ça va être très sympa à voir », a-t-il anticipé.

Son ajout a favorisé une menace plus affûtée dans le dernier tiers offensif. Mais ce ne fut pas suffisant. Vainqueur à sa dernière sortie à Columbus, le CFM n’a pas enchaîné sur la même note.

« Tout le monde était très excité, il a joué avec les meilleurs clubs et les meilleurs joueurs du monde. C’est merveilleux de l’avoir avec nous et pour nos partisans. Son impact est immédiat, il organise tous les autres dès qu’il saute sur le terrain », a vanté Daniel Rios.

D’un côté, la troupe d’Eullaffroy a réussi un cinquième match d’affilée sans défaite. Voilà la version positive, car plusieurs retiendront l’autre côté puisque le onze montréalais a échappé un coussin de 1 à 0 tandis qu’il souhaitait se rapprocher du portrait éliminatoire.

De plus, le CFM n’a pas concrétisé de victoire devant ses partisans depuis sept matchs.

À tout le moins, durant les arrêts de jeu, Thomas Gillier a préservé le nul en frustrant un opposant s’amenant seul devant lui.

Une action a particulièrement frustré la foule montréalaise, et les gens du CF Montréal. C’est survenu à la 43e minute quand Matty Longstaff a été fauché dans la surface par Maya Yoshida, mais ce fut toléré par l’arbitre au lieu d’un penalty et la possibilité d’accentuer la priorité à 2-0.

« Il y a 20 000 personnes qui ont revu l’image 10 fois, 25 fois et ils pensent tous à 97 %, j’ai fait un sondage, qu’il y avait un penalty. Donc voilà, soit on a 19 000 idiots dans l’assistance, soit c’est nous qui ne comprenons rien au foot », a vivement déploré Eullaffroy en assumant qu’une amende devrait accompagner son message limpide.

À la 68e minute, le gardien JT Marcinkowski a écopé d’un carton rouge mérité pour une sortie périlleuse à l’endroit d’Owusu tout près de la surface de réparation. À défaut d’obtenir un penalty, Montréal a délégué Sanchez pour tirer le coup franc sans succès.

En évoluant à 11 contre 10, le CFM a fini par niveler le pointage via Owusu pour obtenir une consolation.

Pour un deuxième match de suite, le CF Montréal a été en mesure de marquer un but hâtif. Cette fois, c’est Daniel Rios qui a agité les cordages en profitant du retour d’une puissante frappe de Longstaff mal repoussée par le gardien adverse.

Le hic, c’est que le Galaxy n’a eu aucun problème à créer l’égalité quatre minutes plus tard alors que Ruben Ramos a inscrit un but similaire à celui de Montréal. Oublié dans la surface, il a récupéré un retour.

« Ce qui était déplaisant en première mi-temps, c’est qu’on peut perdre en n’étant pas bons parce qu’on ne pourra pas toujours être bons, mais on ne peut pas perdre parce qu’on manque d’intensité. On a subi le rythme que le Galaxy voulait imposer et ça, c’était gênant pour nous, mais l’envie était là », a jugé Eullaffroy qui a préféré la deuxième moitié de ses protégés.

Au retour de la demie, Los Angeles s’est emparé de l’avance quand Yoshida, encore lui, a surpris la défense montréalaise avec une talonnade payante. Soyons honnêtes, Yoshida a bénéficié d’un délai défensif coûteux.

Le Galaxy ne s’était pas aventuré en territoire montréalais depuis 2018 et le CF a désormais un dossier de 1-5-4 contre cette bête noire.