Suivez les Internationaux des États-Unis sur les ondes de RDS et dans notre environnement multiplex sur RDS.ca.
Leylah Annie Fernandez a un grand moment qui l’attend vendredi matin, à Flushing Meadows.
Une grande opportunité.
La Québécoise se retrouvera devant un immense défi, alors qu’elle affrontera la troisième raquette mondiale Jessica Pegula sur le Stade Arthur-Ashe.
L’idée d’atteindre le quatrième tour des Internationaux des États-Unis devrait largement suffire pour motiver Fernandez, qui aura tout de même une motivation supplémentaire face à Pegula.
À son dernier duel contre Pegula, à Miami en mars, Fernandez avait été complètement dominée dans un revers en deux manches identiques de 6-2.
Vendredi, elle aura donc la chance de prouver que ce n’était qu’une erreur de parcours.
« C’est une nervosité excitante. C’est comme si elle voulait jouer aujourd’hui », a confié son père et entraîneur Jorge jeudi soir, à Mark Master de TSN.
« Elle veut jouer. Le dernier match à Miami, elle était frustrée de ne pas avoir joué du bon tennis. Elle voulait vraiment ce duel, elle sait ce qui s’écrit à propos de ce duel. Jess est la no 3 au monde. Je pense qu’elle veut aller prouver à tout le monde que le point d’exclamation dans le jeu de Leylah est toujours là. »
Historiquement, Fernandez a perdu trois de ses quatre duels contre Pegula.
Sauf que si on écarte le dernier match, elle a toujours livré une excellente opposition à l’Américaine. Les deux matchs précédents s’étaient d’ailleurs terminés lors d’une manche ultime.
Jeudi, son père s’attend à une véritable guerre.
« On doit se battre. Ce ne sera pas un match de tennis, ce sera une bagarre de rue. Jess a une habilité incroyable pour élever son niveau de jeu constamment. Si vous élevez votre niveau de jeu, elle le fait aussi. Ça met les bases pour un bon duel de poids lourds sur le terrain », a lancé Jorge Fernandez.
« Leylah devra mettre son égo de côté et se battre pour chaque point, pour chaque balle. Elle doit s’assurer de ne pas ouvrir la porte. Jess a assez d’expérience contre les meilleures joueuses au monde, elle n’a besoin que d’une petite craque pour en tirer avantage. »
Fernandez sera donc de retour sur le prestigieux Stade Arthur-Ashe, où elle avait brillé en 2021 lorsqu’elle avait atteint la finale du tournoi, avant de s’incliner contre Emma Raducanu.
Jorge Fernandez a rappelé que sa fille a maintenant acquis plus de maturité, plus d’expérience et qu’elle a un niveau de jeu efficace.
« Jouer sur le Stade Arthur-Ashe, contre une Américaine, avec toutes les controverses actuelles entre le Canada et les États-Unis… écoutez, je pense qu’elle est prête. Elle a une bonne carapace. C’est ma fille, la pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre. »
Fernandez et Dabrowski gagnent en double
La Québécoise a par ailleurs atteint le deuxième tour du double féminin.
Fernandez a fait équipe avec l’Indonésienne Janice Tjen pour battre la Slovène Nika Radisic et la Néerlandaise Isabelle Haverlag 6-1, 6-1, en seulement 51 minutes.
Au tour suivant, Fernandez et Tjen se mesureront aux gagnantes du duel opposant l’Américaine Ann Li et la Danoise Clara Tauson à la Néo-Zélandaise Erin Routliffe et l’Indonésienne Aldila Sutjiadi.
Routliffe, l’ancienne coéquipière de la Canadienne Gabriela Dabrowski, et Sutjiadi sont les neuvièmes têtes de série du tournoi.
Fernandez et Tjen ont été particulièrement efficaces au service, gagnant 90 % de leurs points en première balle et 100 % en deuxième service. Elles ont converti cinq occasions de bris.
Plus tard jeudi, Dabrowski et la Brésilienne Luisa Stefani, deuxièmes têtes de série, ont disposé de la Tchèque Anastasia Detiuc et Irina Khromacheva 6-1 et 6-3.





