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Les Alouettes arrachent leur billet pour la coupe Grey

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Alouettes de Montréal (La Presse Canadienne)

HAMILTON – Ce ne fut pas parfait, mais les Alouettes de Montréal n’auraient pas pu imaginer une plus belle victoire d’équipe pour retourner au match de la coupe Grey.

Sur le dernier jeu du match, le botteur Jose Maltos-Diaz a réussi le placement victorieux sur une distance de 45 verges pour confirmer un gain de 19-16 face aux Tiger-Cats de Hamilton qui ont représenté une féroce opposition.

« Je ne crois pas qu’il existe une meilleure façon de remporter un match. Toute notre équipe regardait nos joueurs s’exécuter dont notre botteur, qui a été si bon cette saison. Je peux vous dire que personne ne croyait qu’il allait rater ce placement », a confié l’entraîneur-chef Jason Maas avec réjouissance.

« Ouf, peut-être que ça épargnerait notre cœur un peu de gagner autrement. Mais Maltos-Diaz méritait ce moment, notre équipe et notre défense aussi. Je suis si fier de tout le monde. C’était la plus belle victoire d’équipe depuis longtemps pour nous », a décrit Davis Alexander.

Dimanche prochain, à Winnipeg, les Alouettes pourront tenter de soulever le trophée de la LCF pour une deuxième fois en trois ans. Ils affronteront les Roughriders de la Saskatchewan, gagnants de la finale de l’Ouest contre les Lions de la Colombie-Britannique.

Cette présence à la coupe Grey a soulagé les Alouettes qui s’étaient effondrés, il y a un an, en finale de l’Est avec une multitude de revirements.

Alors que plusieurs observateurs s’attendaient à un match explosif en raison de la confrontation entre l’électrisant Alexander et le dominant Bo Levi Mitchell, les Oiseaux ont plutôt remporté une partie d’échecs.

Alexander a donc trouvé une autre manière de mener son équipe à la victoire. Ainsi, il présente un dossier historique de 13-0 depuis son entrée en scène dans la LCF, mais il devra jouer la partie ultime malgré sa blessure à la cuisse gauche qui est revenue le hanter en fin de partie.

Les Alouettes n’ont pas tiré de l’arrière dans cette finale de l’Est, mais ils n’ont jamais pu s’offrir une avance de plus de 10 points.

Les Tiger-Cats ont rugi en fin de rencontre s’emparant d’un élan. Mais la défense montréalaise s’est imposée en les limitant à un placement qui a créé l’égalité 16-16 avec 1 :47 à écouler dans cette partie chaudement disputée.

« C’était très serré! Il fallait minimiser les erreurs et les deux défenses ont été excellentes. Chaque premier essai, surtout en fin match, était crucial. De finir sur un placement victorieux, ça se voit juste dans les films, c’est exceptionnel », a témoigné Marc-Antoine Dequoy.

Alexander n’en demandait pas tant. Même blessé, il a orchestré une séquence offensive menant au placement libérateur de Maltos-Diaz.

« J’ai rêvé à un tel moment et j’ai confiance en mes coéquipiers. Je savais que ma chance arriverait, je priais pour que ça se produise », a décrit Maltos-Diaz qui avait été un botteur réserviste depuis 2018 dans la LCF.

Et vous savez quoi ? Maltos-Diaz n’était même pas nerveux.

« Jamais, je me prépare pour ça et je reste toujours fort mentalement », a lancé le Mexicain.

En situation de deuxième essai et dix verges à franchir, le receveur Charleston Rambo a réussi le jeu déterminant en évitant un plaqué de Devin Veresuk. Sans son effort, la tentative de placement n’aurait pas eu lieu.

« Il est mon homme. Les gens parlent à quel point je suis compétitif, mais il est dans la même trempe. Il a conservé sa concentration jusqu’en fin de match, on parle d’être prêt quand l’occasion se présente », a réagi Alexander.

Au sein des deux équipes, un tel match défensif avait été anticipé. Vendredi, Alexander avait assuré qu’il était prêt à gagner peu importe le scénario. Il avait même évoqué une victoire des Alouettes de 1-0 contre Ottawa en 1966.

Certes, les deux équipes ont marqué plus de points, mais la bataille a surtout été remportée de manière stratégique. Les Alouettes ont donc préféré une approche prudente contre les Tiger-Cats qui ont terminé la saison au premier rang pour les revirements et les points marqués à partir de ceux-ci.

D’ailleurs, Alexander s’est fait surprendre une fois quand il a été intercepté par Destin Talbert alors que Montréal menait seulement 13-10. Mais l’unité défensive montréalaise a évité les dégâts en stoppant Hamilton et elle devait appuyer Alexander qui a transporté son équipe cette saison.

« Chose certaine, on y a cru jusqu’à la fin. Hamilton a été tout un adversaire, mais l’Est appartient à Montréal ! Je ne pourrais pas me sentir mieux, cette équipe va tout donner à la coupe Grey », a lancé Geoffrey Cantin-Arku avant d’aller célébrer le résultat avec la centaine de partisans des Alouettes qui s’étaient déplacés à Hamilton.

Dans un jeu d’échecs, il faut pouvoir se fier sur ses pièces maîtresses. S’il avait été peu sollicité en demi-finale de l’Est, Tyler Snead a inscrit le seul touché des siens. Sur cette séquence, Alexander s’est moqué de la pression adverse pour repérer Snead 28 verges plus loin.

« Je n’aurais sûrement pas pensé que ce serait suffisant [un seul touché]. On s’attendait d’ailleurs à marquer plus de points. Mais chaque fois qu’on est impliqués dans une chaude lutte, je suis partant, notre équipe est bâtie pour de tels défis », a conclu Maas.