NFL

Le portrait du 1er tour des éliminatoires

Publié le 

Tous les matchs des éliminatoires de la NFL seront présentés en direct sur les ondes de RDS

Les Seahawks de Seattle ont remporté le titre de la division Ouest de la NFL et bénéficieront d’une semaine de repos au premier tour des éliminatoires de la NFL en tant que tête de série no 1 de la NFC. Dans l’AFC, les Broncos de Denver ont battu dimanche les Chargers de Los Angeles et seront la tête de série no 1 de cette conférence.

Outre les Seahawks, la NFC Ouest envoie deux autres équipes en éliminatoires : les Rams de Los Angeles rendront visite aux Panthers de la Caroline, champions de la NFC Sud, contre lesquels ils ont perdu lors de la 14e semaine, et les 49ers de San Francisco rendront visite aux Eagles de Philadelphie, champions de la NFC Est. Les Packers de Green Bay et les Bears de Chicago, champions de la NFC Nord, s’affronteront dans un duel intra-division.

Du côté de l’AFC, les Bills de Buffalo se rendront chez les Jaguars de Jacksonville, champions de l’AFC Sud, tandis que les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, champions de l’AFC Est, accueilleront les Chargers de Los Angeles. Les Steelers de Pittsburgh, qui ont remporté dimanche soir de manière spectaculaire le titre de champions de l’AFC Nord et se sont hissés à la quatrième place, accueilleront les Texans de Houston lors du « Monday Night Football ».

Voici un bref aperçu des confrontations de premier tour et des forces en présence.

*Les écarts de points sont conformes avec les cotes de lundi matin et les probabilités de l’emporter sont évalués selon les métriques d’ESPN

Rams de Los Angeles c. Panthers de la Caroline (Samedi à 16 h 30)

Les Rams sont favoris par 9,5 points (74% des chances de l’emporter)

L’avantage du terrain ne semble pas vouloir dire grand chose au 1er tour, alors que quatre des six visiteurs sont favoris dans leur affrontement.

Même s’ils amorceront les éliminatoires sur la route, les Rams sont largement favoris, même si les Panthers ont signé une surprenante victoire de 31-28 lors de la semaine 13. Lors de cette victoire, le jeu au sol de la Caroline s’est imposé et la défense a forcé trois revirements. Cette recette devra certainement être répliqué pour permettre à Bryce Young et ses coéquipiers de réussir l’improbable à l’occasion de leur première présence en éliminatoires depuis 2017.

Malgré ses irrégularités, Young a démontré qu’il avait les capacités nécessaires pour maintenir les Panthers dans la course, même lorsqu’il n’est pas au meilleur de sa forme. Certes, il est entouré de bons joueurs offensifs et l’amélioration de la défense a joué un rôle important. Mais soyons réalistes, sans une grande performance de leur quart-arrière, la Caroline n’a que très peu de chances de se débarrasser d’une équipe aussi expérimentée que les Rams.

Le quart-arrière Matthew Stafford a joué à un niveau digne d’un «MVP» pendant la majeure partie de la saison. Los Angeles a marqué au moins 30 points lors de 10 matchs. Stafford a récolté 4 707 verges par la passe et 46 passes de touché, ce qui le place en tête de la NFL, et il semble prêt à mener les Rams vers un long parcours en éliminatoires.

Packers de Green Bay c. Bears de Chicago (Samedi à 20 h)

Les Packers sont favoris par 1,5 points (55% des chances de l’emporter)

Les Packers ont le statut de favoris - ce qui peut sembler surprenant - pour leur visite au Soldier Field. Pour se faire, ils auront besoin du retour de leur quart-arrière Jordan Love en pleine santé (ce qui devrait être le cas pour le match de samedi soir).

Toutefois, il y a des raisons de s’inquiéter, car les Packers ont perdu leurs trois derniers matchs importants de la saison régulière et ils ne pourront pas compter sur Micah Parsons pour les séries éliminatoires.

À l’opposé, l’attaque des Bears a prouvé qu’elle pouvait rivaliser avec n’importe qui. La défaite de justesse de Chicago lors de la semaine 17 contre San Francisco a montré que cette attaque très puissante pouvait rivaliser en janvier. Les six victoires de Chicago après avoir été menés dans les deux dernières minutes du quatrième quart représentent un sommet parmi toutes les équipes depuis la fusion de 1970.

Le point de bascule pour les Bears, c’est la défense. Oui, elle a mené la NFL avec 33 revirements (dont 23 interceptions), mais elle accorde beaucoup de verges et souvent, la pression sur le quart adverse est inexistante.

Chicago et Green Bay se sont partagé leurs deux rencontres en saison régulière, la victoire 22-16 des Bears en prolongation lors de la semaine 16 leur donnant l’avance nécessaire pour remporter le titre dans le Nord de la NFC.

Bills de Buffalo c. Jaguars de Jacksonville (Dimanche à 13 h)

Les Bills sont favoris par 1,5 points (50% des chances de l’emporter)

Les Jaguars, portés par une excellente fin de saison et le brio du quart-arrière Trevor Lawrence, auront la chance d’accueillir un match éliminatoire.

Jacksonville a remporté ses huit derniers matchs. Lawrence a sans contredit joué le meilleur football de sa carrière au cours de la deuxième moitié de la saison et ont été la seule équipe à battre les Broncos après la troisième semaine.

Toutefois, la défense, qui se classe au 27e rang de la NFL pour les sacs du quart, devra trouver une manière de contenir l’excellent Josh Allen, qui a démontré plus d’une fois sa capacité à faire basculer un match à lui seul.

Il est également important que la défense continue à jouer à son niveau élevé récent, car cela permettra à Allen de disposer d’un maximum d’occasions de marquer des points, mais c’est lui qui est le facteur le plus important pour que Buffalo puisse atteindre le Super Bowl. Pour se faire, les Bills devront remporter un match éliminatoire sur la route pour la première fois sous la gouverne de Sean McDermott après cinq tentatives infructueuses.

Cette saison, il n’y a ni Patrick Mahomes, ni Joe Burrow, ni Lamar Jackson dans le chemin des Bills, mais est-ce que ce sera suffisant pour ouvrir la voie vers le championnat pour Allen?

49ers de San Francisco c. Eagles de Philadelphie (Dimanche à 16 h 30)

Les Eagles sont favoris par 3,5 points (56% des chances de l’emporter)

Pour remporter un deuxième titre consécutif, tout passe par la défense pour les Eagles de Philadelphie. Le groupe de Vic Fangio semble avoir le même mojo que l’an dernier, lorsque les Eagles ont remporté le titre du Super Bowl grâce à la meilleure défense de la NFL. Ils sont solides à tous les niveaux et orchestrés par Fangio, dont les plus de 40 ans d’expérience lui ont permis de devenir un stratège exceptionnel pendant les matchs.

L’attaque de Philly demeure toutefois un point d’interrogation. Une attaque irrégulière. La ligne offensive a régressé et les choix tactiques ont été irréguliers, deux facteurs qui ont contribué au déclin d’un jeu de course autrefois exceptionnel mené par Saquon Barkley. Le manque de succès au sol a rendu la tâche plus difficile pour Jalen Hurts, qui a connu des moments exceptionnels, mais aussi des périodes de jeu improductives. Les résultats n’ont pas été à la hauteur du talent pendant une grande partie de la saison.

À l’opposé, aucune attaque ne joue mieux que celle des 49ers. Depuis le retour du quart Brock Purdy, blessé au gros orteil droit lors de la semaine 11, San Francisco affiche une moyenne de 30,0 points par match (quatrième de la NFL). Les Niners ont d’énormes problèmes de blessures, avec l’ailier rapproché George Kittle qui soigne une entorse à la cheville et le bloqueur à gauche Trent Williams qui a manqué le match de samedi en raison d’une blessure aux ischio-jambiers. En santé, ce groupe peut rivaliser avec n’importe qui, avec Purdy et Christian McCaffrey en tête.

Si l’attaque joue bien, la défense, elle, peine tout autant. Parmi les défenses des équipes qualifiées pour les séries éliminatoires, les 49ers sont l’une des trois pires en termes de points encaissés par match (25,5), de verges par jeu concédés (6,0) et d’interceptions (deux) depuis la semaine 14. La réussite en séries éliminatoires dépendra fortement de la capacité de l’attaque à marquer beaucoup de points, tandis que la défense devra réaliser un revirement ou deux.

Chargers de Los Angeles c. Patriots de la Nouvelle-Angleterre (Dimanche à 20 h)

Les Patriots sont favoris par 3,5 points (54% des chances de l’emporter)

Les matchs éliminatoires sont de retour en Nouvelle-Angleterre! Drake Maye joue à un niveau digne d’un joueur par excellence. Le quarterback de deuxième année a mené la NFL en pourcentage de passes complétées (72,0 %), avec 4 394 verges la passe, 31 passes de touché et 8 interceptions.

Après un début de saison marqué par deux victoires et deux défaites, les Patriots ont ensuite remporté 12 victoires pour une seule défaite, s’inclinant uniquement face aux Bills lors d’un match de la semaine 15 qu’ils auraient facilement pu remporter. Mais s’imposer dans un calendrier facile et dominer les séries éliminatoires sont deux défis bien différents.

Si Maye est le grand responsable des succès des Pats, c’est également le cas pour Justin Herbert chez les Chargers. La recette des Chargers cette saison a été simple : s’appuyer sur une défense d’élite et quelques jeux magiques de leur quart à chaque match. Jouant derrière l’une des pires lignes offensives de la ligue, Herbert a continué de réaliser les gros jeux afin de maintenir son équipe à flot. Il tentera de continuer sur cette lancée pour mener son équipe en éliminatoires, tout en soignant une fracture à la main gauche.

Les Chargers et les Patriots ne se sont pas affrontés pendant la saison régulière. Ce sera leur cinquième rencontre en éliminatoires. Leur dernier duel remonte à 2018, remporté 41-28 par les Patriots.

Texans de Houston c. Steelers de Pittsburgh (Lundi à 20 h 15)

Les Texans sont favoris par 3,5 points (54% des chances de l’emporter)

Les Steelers ont mérité leur dernier billet pour les éliminatoires après une victoire in extremis contre les Ravens. Aaron Rodgers a gagné son pari et disputera donc un match éliminatoire à Pittsburgh.

Pour avoir du succès en éliminatoires, ce sera encore une fois à la défense de Pittsburgh de s’illustrer. Au cours des quatre dernières semaines, Pittsburgh a concédé en moyenne 73,3 verges au sol par match, notamment lors de ses rencontres avec De’Von Achane (Miami), Jahmyr Gibbs (Detroit) et Derrick Henry (Baltimore). En fin de saison, les attaques ont généralement besoin de s’appuyer sur le jeu au sol, mais les Steelers parviennent à bloquer efficacement le jeu terrestre adverse.

Les Texans appliquent la même recette : une défense dominante. Les Texans occupent la deuxième place de la NFL en termes de défense (17,4 points concédés par match), ce qui leur a suffi pour remporter des victoires et les aider à surmonter un début de saison difficile (0-3). Ils ont neutralisé Patrick Mahomes, Josh Allen et Daniel Jones. Il n’y a aucune raison de penser que cela ne peut pas continuer.

Dans les deux cas, les attaques ont été inconstantes. Si on ne doit pas s’entendre à un match à haut pointage, c’est l’équipe qui trouvera des solutions contre la défense devant elle qui se donnera les meilleurs d’avancer au tour suivant.