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Kody Dupuis : du mini-hockey avec Crosby jusqu’aux Canadiens de Montréal

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BROSSARD – Jouer au mini-hockey avec Sidney Crosby, ce n’est pas banal. Kody Dupuis n’a pas oublié les moments privilégiés de son enfance, mais il est rendu à l’âge de vouloir se faufiler jusque dans la LNH.

Ce chemin vers le circuit Bettman aurait été plus facile si Dupuis possédait la vitesse et le gabarit (six pieds un pouce) de son père, Pascal.

À cinq pieds neuf pouces et 178 livres, l’attaquant de 20 ans a donc hérité d’un mandat plus difficile. Mais il n’a pas perdu espoir puisque le fait de ne pas avoir été repêché n’a pas empêché son père d’accomplir une très enviable carrière de 871 matchs dans la LNH.

Cette semaine, Dupuis a obtenu une invitation précieuse alors qu’il participe au camp des recrues des Canadiens de Montréal. Avec son statut, il n’a rien à perdre.

« Exact, je fonce. Durant chaque présence, je vais prouver quel joueur je suis. Je dois montrer mes forces et ça ira bien ensuite », a réagi Dupuis à la suite d’un entraînement à Brossard.

« C’est sûr que mon but ultime est de jouer dans la LNH et c’est avec le travail que tu peux te rendre là », a-t-il ajouté.

Dupuis est né au Minnesota alors que son père disputait sa dernière saison avec le Wild. Après des arrêts avec les Rangers de New York et les Thrashers d’Atlanta, Pascal Dupuis s’est enraciné avec les Penguins à Pittsburgh devenant même un fiable partenaire de trio pour Crosby.

Pour Kody Dupuis, c’est donc « vraiment spécial d’avoir le logo du Canadien sur mon chandail, tu en rêves depuis que tu es jeune », mais il vibrait surtout au rythme des Penguins quand il était petit.

« C’est vrai, a-t-il admis en riant. Mais ça fait sept ans que j’habite au Québec donc je baigne dans ce milieu aussi. »

À Pittsburgh, Dupuis pouvait donc « traîner » autour du vestiaire des Penguins grâce à son père. Inévitablement, Crosby était le modèle à suivre et il bavardait parfois en français avec Kristopher Letang et Marc-André Fleury.

Après quelques soupers, il s’est amusé au mini-hockey avec Crosby.

« C’était quand même amusant. Je crois qu’il me laissait des chances », a convenu Kody Dupuis en souriant.

Ah oui, il était trop jeune pour oser y participer, mais il a déjà vu Fleury procéder à sa marque de commerce, des mauvais coups pour taquiner ses coéquipiers.

Avec un tel vécu, Dupuis a reconnu qu’il était probablement un peu moins intimidé que d’autres recrues en croisant les gros noms des Canadiens cette semaine au complexe d’entraînement.

L’attitude d’un professionnel

Voilà une bonne nouvelle pour Dupuis étant donné que cette audition se déroulera rapidement avec deux matchs disputés à Gatineau contre les espoirs des Jets, samedi, et des Sénateurs, dimanche.

« C’est vraiment excitant, je profite de chaque instant pour me prouver et démontrer mes atouts. Je suis un joueur intense qui peut contribuer sur 200 pieds », a cerné Dupuis.

Son entraîneur avec les Cataractes de Shawinigan, Daniel Renaud, avait beaucoup de points positifs à souligner.

« Il a l’attitude d’un joueur professionnel dans tous les aspects. Il respecte les détails du jeu et il se comporte comme un pro en tout temps que ce soit sur la glace, en gymnase et pour son alimentation », a indiqué Renaud.

Évidemment, le grand mystère demeure de prédire le plus haut niveau qu’il atteindra alors que tant de facteurs peuvent influencer sa destination finale.

« Il possède les habitudes et le niveau de compétition, toutes les organisations ont besoin de ce type de joueurs », a noté l’entraîneur des Cataractes.

Cette année, on retrouve plusieurs attaquants, incluant Dupuis, mesurant moins de six pieds dans la cohorte du camp des recrues du CH.

Daniel Jacob, l’entraîneur-chef du Rocket de Laval, leur a lancé un message très simple.

« Kody, je le connais un peu mieux parce qu’il vient de Blainville. Peu importe son gabarit, Kody joue gros et vite. Comme tous les autres, Cody doit respecter son identité et amener sa couleur. Avec Shawinigan, Kody a utilisé plusieurs de nos concepts qui ont été présentés aux joueurs donc il est à l’aise », a cerné Jacob.

Il reste à voir si les qualités de Dupuis seront suffisantes pour lui ouvrir une plus grande porte avec l’organisation des Canadiens. Le mini-hockey, il y reviendra quand il aura des enfants.