Un tir qui a ensuite mené au but de Nick Suzuki, une échappée alors qu’il quittait le banc des punitions et quelques mornifles échangées avec des joueurs des Sabres de Buffalo, Zachary Bolduc a été de tous les combats dans le revers de 4-2 des Canadiens de Montréal.
Les efforts de Bolduc ne sont d’ailleurs pas passés inaperçus sur la feuille de pointage : une mention d’assistance, six minutes au cachot, quatre tentatives de lancers – dont deux cadrées –, quatre mises en échec ainsi que deux tirs bloqués. Sans oublier ce qui est peut-être la donnée la plus parlante : 14:18 de temps de jeu, un sommet depuis le 28 décembre.
L’entraîneur-chef Martin St-Louis a d’ailleurs tellement aimé ce qu’il a vu qu’il a offert quelques présences à Bolduc aux côtés de Nick Suzuki et Cole Caufield en remplacement de Kirby Dach, dont il gère la présence sur la patinoire avec la plus grande des précautions.
« On vit dans une société de résultats et ils sont durs à mesurer s’il n’y a pas de production, a d’abord expliqué St-Louis au sujet de Bolduc. Mais si tu regardes Zachary, il est sur une bonne séquence depuis très longtemps. Ça dépend de comment tu mesures les résultats.
« Son attention aux détails est beaucoup plus élevée. Ça prend toujours un peu plus de temps pour un jeune joueur. Je suis content qu’il connaisse du succès, que son succès soit mesurable. Mais je suis surtout content de sa progression. Il a joué un bon match ce soir. »
« J’avais du rythme, a précisé Bolduc. J’avais de l’énergie. J’avais une bonne chimie avec les gars sur la glace. Je pense qu’en unité de cinq, nous jouions tous très bien. C’était le “fun” de jouer de cette manière-là. Ç’aurait cependant été plus le “fun” de sortir avec la victoire. »
Même s’il n’a joué que 75 secondes en compagnie de Suzuki et Caufield, d’après Natural Stat Trick, Bolduc a permis à ce trio de diriger trois lancers en direction d’Ukko-Pekka Luukkonen et d’obtenir deux chances de marquer. Aux côtés de Joe Veleno ainsi que Jake Evans, ce sont quatre chances de marquer en 6 minutes 55 secondes qu’ils ont obtenues.
« C’est quelque chose que je peux faire et que je veux apporter à l’équipe. C’est quelque chose que j’ai amélioré au cours des dernières années et c’est finalement quelque chose que je veux répéter soir après soir », a détaillé Bolduc au sujet de son implication physique.
« C’est ce qui va m’aider à créer plus d’attaque et d’espace pour mes compagnons de trios, a-t-il continué. Tu n’as pas besoin d’avoir de mains, c’est juste du travail qui amène de l’énergie. Et je le répète : c’est quelque chose que je vais amener dans tous mes matchs. »
Même si St-Louis ne croit pas que le retour des blessés explique l’ardeur au travail de Bolduc, le principal intéressé n’a pas caché qu’il doit justifier sa place dans la formation.
« Il y a des joueurs qui reviennent de blessures, donc pour ma part, je ne tiens rien pour acquis, a-t-il conclu. Je veux approcher chacun des matchs comme une dernière chance. Je pense que c’est comme ça que je vais avoir du succès et que l’équipe va en avoir aussi. »
Bolduc aura rapidement l’occasion de prouver ses prétentions, alors que les Canadiens disputeront leur prochain match samedi soir contre les Bruins, à Boston. Vainqueurs des Golden Knights de Vegas ce soir, les Bruins ne sont qu’à trois points du CH. Le Tricolore se mesurera d’ailleurs aux Golden Knights et à l’Avalanche du Colorado la semaine prochaine avant de retrouver les Sabres, à Buffalo, le 31 janvier. Le classement de la division Atlantique étant toujours extrêmement serré, est-ce que les Glorieux occuperont toujours le troisième rang à la fin du mois? Le suspense ne semble pas sur le point de s’étioler...












