BROSSARD – Kaiden Guhle n’enfile pas souvent de gants blancs. Il reconnaît que son jeu n’a pas été à la hauteur de ses standards depuis son retour à l’action.
Avant la pause olympique, Guhle a eu le temps de disputer 17 parties, mais on peut dire qu’il n’a rien cassé. La bonne nouvelle, c’est justement que rien n’a cassé sur son corps puisque Guhle a été fort malchanceux au niveau des blessures depuis son arrivée dans la LNH.
Grâce à sa lucidité habituelle, le gaucher de 24 ans a affiché ses intentions pour le dernier droit de la saison régulière.
« Je ne vais pas trop penser aux matchs que j’ai disputés, je trouve que j’aurais pu bien mieux jouer. Je vais utiliser cette pause comme un nouveau départ et revenir au niveau auquel je peux jouer », a statué Guhle avec aplomb.
Ayant raté 40 matchs des siens après avoir disputé les cinq premiers de la saison, Guhle aurait pu être indulgent envers lui-même, mais ça ne lui ressemble guère.
« C’était une question de retrouver mon jeu. Dans la dernière partie, contre les Jets, je trouve que j’ai bien joué dans les deux phases du jeu. C’était plus mon style, ça devrait me donner un élan pour la suite », a ciblé le numéro 21.
Bien sûr, quand Guhle roule à fond de train, le Tricolore en profite énormément. Par ses mises en échec, par sa solidité défensive, par son aisance à anéantir les jeux adverses rapidement, par ses relances efficaces et par sa contribution offensive occasionnelle.
Jusqu’à présent, Guhle a été limité à un but et trois aides avec un différentiel de -2. Étant donné sa longue absence et son retour parfois chancelant, il a joué environ deux minutes de moins par rencontre cette saison, mais on prévoit que le tout fluctuera à la hausse.
L’Albertain espère fournir tout cela dès la reprise du calendrier, le 26 février, avec la visite des Islanders de New York de Patrick Roy. Il a convenu que la pause aura été bénéfique en se changeant les idées au soleil et ensuite à Nashville avec quelques copains.
Une seule séquence de plus de deux défaites
En vertu du rendement encourageant de sa troupe, Guhle ne s’inquiète pas trop.
D’ailleurs, Alexandre Carrier a évoqué la constance du CH cette saison à titre de plus grande amélioration.
Difficile de le contredire. À preuve, cette saison, le Canadien a connu une seule séquence de plus de deux défaites. Alors qu’en 2024-2025, le CH avait perdu trois matchs ou plus à six reprises.
« Bien sûr, on est dans une meilleure position avec notre début de saison et notre jeu récemment. Le calendrier n’était pas facile, mais on a trouvé des manières de gagner. Oui, on a eu de petits creux, mais pas autant », a-t-il souligné.
Par conséquent, les adversaires du clan montréalais ne peuvent plus les sous-estimer.
« Assurément, quand tu affrontes une équipe jeune et rapide, ce n’est jamais facile. Je suis convaincu que les équipes nous attendent d’une manière différente. L’an passé, on était à la pourchasse des autres », a convenu Carrier.
À partir du 22 février, le gel des transactions prendra fin. Les dirigeants des équipes de la LNH pourront recommencer à bouger jusqu’au 6 mars. Dans le vestiaire du Canadien, le risque de perdre des atouts a drastiquement fondu par rapport à l’année précédente.
« En tant que groupe, on veut continuer à progresser et rester en haut. Tu ne veux pas te demander si on va vendre. Mais le travail n’est pas terminé », a rappelé Carrier.
Un costaud dernier droit
Pour les partisans du Canadien qui n’ont pas remarqué, le calendrier sera costaud après la pause.
Les 17 prochains matchs auront lieu contre des équipes dans le portrait éliminatoire ou près de celui-ci.
Ce n’est à partir du 2 avril, avec des duels contre les Rangers et les Devils que le Canadien affrontera des opposants classés plus bas.





