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Une douce revanche pour montrer qui est « la meilleure équipe du Québec »

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Nick Suzuki (Getty)

La dernière fois qu’une équipe portant un maillot fleurdelisé avait joué à Montréal, elle était l’une des meilleures de la Ligue nationale de hockey. Le CH l’avait cependant emporté 6-5, mais était une organisation qui amorçait un lent déclin dont l’ampleur était insoupçonnée.

Plus de 31 ans après les faits, l’équipe maquillée en bleu – pour dissimuler le fait qu’elle est devenue l’Avalanche du Colorado depuis tout ce temps – est de retour au sommet de la LNH, mais encore une fois, ce sont les hommes en rouge qui se sont imposés, 7-3, jeudi soir au Centre Bell. Sauf qu’à la grande différence de leurs prédécesseurs, le Tricolore est clairement sur une pente ascendante.

Voici le résumé du match en quelques observations.

De « nouveaux duos » efficaces

Utilisant la même formation que lors de la victoire de mardi soir contre les Golden Knights de Vegas, l’entraîneur-chef Martin St-Louis a néanmoins effectué un petit changement d’affectation en jumelant Mike Matheson à Kaiden Guhle et Noah Dobson à Lane Hutson.

Dobson et Huston ont rapidement retrouvé des affinités, car dès leur première apparition sur la patinoire, le petit magicien américain a servi une passe parfaite à son partenaire, qui a par la suite trompé la vigilance de Scott Wedgewood grâce à un puissant tir sur réception.

Dobson et Hutson ont toujours énormément connu de succès lorsqu’ils évoluent ensemble depuis le début de la saison. Chez les duos qui totalisent un minimum de 140 minutes de temps de glace, ils dominent la LNH au chapitre du pourcentage de buts attendus (64,9 %).

« Je pensais qu’en formant ces duos -là, nous nous donnions une meilleure chance de gagner, a justifié St-Louis après la victoire, une deuxième de suite pour l’équipe. En ayant le dernier changement, nous avions plusieurs options pour contrer leurs meilleurs joueurs. »

Suzuki souhaitait avoir le dernier mot

Le trio de Nick Suzuki avait la lourde commande de surveiller celui piloté par le meilleur pointeur de la LNH – Nathan MacKinnon –, mais les responsabilités défensives n’ont pas du tout empêché le capitaine de marquer deux buts et de récolter une mention d’assistance.

Peu de temps après que Brock Nelson eut créé, Suzuki a inscrit en supériorité numérique son 17e but de la saison, mais surtout son 155e dans l’uniforme des Canadiens, ce qui lui a permis d’égaler Brian Savage au 37e rang dans l’histoire de l’équipe. Il a ensuite mis 1:42 pour le doubler en inscrivant un beau but en infériorité numérique après s’être échappé.

Celui qui a participera aux Jeux olympiques de Milan-Cortina dans quelques semaines était animé par le désir de venger la cuisante défaite de 7-2 contre ces mêmes faux Nordiques, le 29 novembre, dernier et de laisser les partisans sur une bonne note, étant donné que le Tricolore ne retrouvera pas ses inconditionnels avant près d’un mois, le 26 février prochain.

« C’était super important de répondre après le match au Colorado, a dit Suzuki au collègue Marc Denis après avoir été choisi première étoile de la rencontre. Nous voulions que la meilleure équipe du Québec gagne et c’est exactement ce que nous avons réalisé ce soir. »

Un MacKinnon plutôt amorphe

Malgré les sept chances de marquer qu’ils ont obtenues, MacKinnon, Artturi Lehkonen et Martin Necas ont globalement connu une soirée difficile, le premier n’ayant pas du tout l’air de l’auteur de 38 buts depuis le commencement de la saison qu’il est. Comme cela avait été le cas hier soir à Ottawa, il a semblé amorphe et a offert du jeu sans grande conviction.

Il faut dire qu’en plus du trio de Suzuki, St-Louis leur a mis le duo formé de Matheson et Guhle dans les pattes, et que ces derniers ont laissé bien peu d’espace à leurs adversaires.

« Lorsqu’une première ligne est “loadée” de même, ça aide des patineurs comme Matheson et Guhle, a expliqué St-Louis. Je l’avais fait l’année dernière, mais quand tu proposes un défi comme celui-là à Guhle, il a tendance à élever son jeu d’un cran. J’ai aimé ce que j’ai vu. »

Cela dit, le bonnet d’âne revient sans l’ombre d’un doute à Wedgewood. Sous son masque et ses jambières qui rappelaient Clint Malarchuk, il a plutôt personnifié John Tanner en donnant 7 buts sur 28 tirs. Il aurait été possible de le comparer à Sergei Mylnikov, mais il y a évidemment des limites à dénigrer un gardien qui vient de connaître une mauvaise soirée.