COLLABORATION SPÉCIALE
Bienvenue à La semaine en CHiffres. Chaque semaine, je mets de l'avant trois statistiques clés qui ont défini les succès et ratés de la formation au cours des sept derniers jours.
Cette semaine: Martin St-Louis trouve son premier trio, le reste de la formation manque à l'appel, et le CH se tire dans le pied.
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Points pour Nick Suzuki, Cole Caufield, et Kirby Dach depuis qu'ils occupent le même trio.
Martin St-Louis a passé une bonne partie du mois d'octobre à jouer à la chaise musicale avec ses trios, essayant plusieurs combinaisons pour tenter de créer des étincelles. Une de ces variations s'est avérée être une combinaison gagnante. Depuis que Kirby Dach a rejoint Nick Suzuki et Cole Caufield, le premier trio est le coeur et l'âme de l'attaque du Tricolore.
La chimie a semblé instantanée pour les trois jeunes joueurs. Ils ont marqué ou obtenu une mention d'aide sur 9 des 14 buts du CH au cours des quatre derniers matchs et ont tous au moins sept points, menés par les huit de Suzuki. Ils ont aussi aidé à revitaliser l'avantage numérique, avec trois des quatre buts sur l'attaque massive au cours de cette période.
Le Canadien a marqué six buts à forces égales lorsque ce trio partage la glace, une marque que seulement 15 autres unités ont atteinte cette saison dans la LNH, et aucune en moins de temps que le trio de Suzuki. Considérant que les trois joueurs ont 23 ans et moins, le potentiel à long terme est définitivement excitant.
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Nombre de joueurs ayant trouvé le filet autre que le trio de Suzuki.
Bien que St-Louis a trouvé son premier trio, le milieu de sa formation manque à l'appel. Depuis le match contre les Blues, Christian Dvorak et Juraj Slafkovsky sont les seuls autres Canadiens à avoir trouvé le fond du filet. Et ce n'est pas simplement un manque d'opportunisme. Le CH se fait dominer lorsque les trios de Dvorak et Sean Monahan sont sur la glace.

L'opposition contrôle aisément le jeu lorsque les deuxième et troisième trios sont sur la glace. Montréal obtient bien en dessous de 50% des buts attendus lorsqu'ils sont sur la glace, ce qui veut dire qu'ils accordent nettement plus d'opportunités qu'ils sont capables d'en générer.
Avec la suspension de deux matchs de Josh Anderson pour avoir donné de la bande, St-Louis n'aura pas le choix de réorganiser ses trios, ce qui ne peut que faire du bien. Le premier trio fonctionne trop bien pour être séparé, mais ils ont besoin de support si le CH veut continuer de surprendre cette saison.
Avec Slafkovsky qui a maintenant neuf matchs joués, la limite avant que la première année de son contrat recrue ne commence officiellement, c'est l'occasion parfaite de lui donner plus de responsabilités si Kent Hughes décide bien de le garder à Montréal pour l'année. Il joue de mieux en mieux et a trois buts à ses cinq derniers matchs.
Pourquoi ne pas l'essayer sur le troisième trio pour quelques matchs, en compagnie de Sean Monahan et Joel Armia? Les trois joueurs ont un gabarit imposant d'au moins 6 pi 2 po et pourraient donner des maux de tête à l'opposition dans le bon rôle. Ça offrirait aussi à Slafkovsky une chance de montrer ce qu'il peut faire avec plus de temps de glace et de meilleurs coéquipiers sans nécessairement en demander trop de lui en le glissant dans le top-6.
Quoi qu'il arrive, Montréal doit absolument trouver du support offensif pour le trio de Suzuki.
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Infériorités numériques lors des trois derniers matchs.
Le mot clé pour le CH la semaine prochaine?
Discipline.

À plusieurs reprises cette semaine, Montréal a tué son momentum en prenant une pénalité inopportune. Ça revient en partie sur les épaules de Martin St-Louis, qui a fait plusieurs contestations ratées cette semaine, mais 10 joueurs du Canadien se sont retrouvés au banc des pénalités à au moins une reprise et Montréal a accordé au moins quatre avantages numériques dans chacun des trois matchs cette semaine. Résultat, le Tricolore a accordé 13 opportunités d'attaque massive à ses adversaires et, sans surprise, s'est fait absolument dominer en cycle offensif.
Le CH a accordé plus du double des chances lors de présences soutenues en zone offensive cette semaine, avec 21 pour et 52 contre. Tout ce temps passé dans sa propre zone vient fatiguer les joueurs et rend plus difficile d'attaquer et de gagner en rythme. Jake Allen et Samuel Montembeault les ont gardés dans le coup, mais ce n'est pas surprenant de voir le Canadien terminer la semaine avec trois défaites avec des performances du genre.





