L’acquisition d’un gardien de but par les Oilers d’Edmonton vendredi n’avait rien de très surprenant.
La situation difficile devant le filet de l’équipe est pointée du doigt depuis un long moment déjà et l’espoir de gagner une Coupe Stanley avec Connor McDavid et le noyau actuel passait sans doute par un changement de gardien de but devant le filet.
Tristan Jarry a ultimement été le choix du directeur général Stan Bowman, mais les options des Oilers étaient très limitées, selon ce qu’a rapporté Pierre LeBrun de TSN, dans un segment en compagnie de Ryan Rishaug.
« Je pense que dès le moment où Stuart Skinner a été retiré en finale de la Coupe Stanley, Stan Bowman a gardé un œil pour voir s’il pouvait trouver une vraie amélioration sur le marché. Il n’y avait pas beaucoup de gardiens disponibles et Stan Bowman a dit après l’échange qu’ils ont gardé un œil attentif sur Tristan Jarry depuis le début de la saison. »
Lorsque la situation est analysée avec un recul, les Oilers ont misé sur un gardien de but qui était disponible au ballottage pas plus tard qu’en janvier 2025, tellement ses performances étaient décevantes avec les Penguins.
Après avoir été ignoré par les 31 autres équipes de la LNH et après un passage dans la Ligue américaine, Jarry connaît de meilleurs moments avec les Penguins de Pittsburgh cette saison.
« La raison pour laquelle il n’a pas été réclamé au ballottage est la même raison qui a rendu cette transaction attirante pour les Oilers : les termes de son contrat. Plus de 5 M$ par saison et deux autres campagnes après la saison actuelle. C’est pourquoi Edmonton voulait compléter cette transaction une fois la confirmation qu’il avait retrouvé son niveau de jeu », a expliqué LeBrun
Le nom de Jordan Binnington avait été mentionné dans les rumeurs depuis quelques semaines également. Les Blues de St. Louis connaissent une saison de misère et l’option que Binnington soit envoyé à Edmonton avait été lancée à quelques occasions.
Mais y a-t-il vraiment eu des négociations entre les deux formations? Pas selon LeBrun.
« La réalité est qu’il n’y avait pas d’autre option sur le marché. Le nom de Jordan Binnington a été rapporté pendant quelques mois, mais selon ce que j’ai entendu, les Oilers et les Blues n’ont jamais parlé de lui. C’est peut-être parce qu’il a une clause de non-échange de 14 équipes qui inclut Edmonton. Aurait-il levé sa clause? On ne sait pas, mais on m’a dit qu’il ne s’est jamais fait demander de lever sa clause pour une équipe cette saison. »
Aux yeux de Rishaug, qui couvre les Oilers, l’acquisition de Jarry semble être un grand risque des Oilers, surtout qu’elle est accompagnée de la perte du défenseur Brett Kulak.
Rishaug a rappelé que Kulak élève son jeu une fois en séries et que si Jarry ne représente pas une réelle amélioration sur Skinner en séries, les Oilers pourraient s’être tiré une balle dans le pied.
« C’est un pari. Pour n’importe quel échange comme celui-là, il faut comparer le risque et la récompense. Ça sonnera comme si le verre est à moitié vide ici, mais on doit le faire. Tristan Jarry a eu des problèmes de santé. Tristan Jarry ne compte que huit matchs éliminatoires. Nous ne savons pas comment il va réagir sous les projecteurs d’une finale de la Coupe Stanley », a lancé Rishaug.
« Ses statistiques sont meilleures en saison régulière, aucun doute… ça semble être une amélioration pour l’instant s’il demeure en santé. Les Oilers pourraient avoir trouvé un gardien qui va réaliser quelques arrêts de plus en séries », a terminé Rishaug sur une note plus positive.





