Plus la nouvelle saison approche, plus nous avons le luxe de laisser aller notre imagination pour tenter de prédire ce qui nous attend au cours des derniers mois.
Les différentes formations de la LNH peuvent encore être modifiées avant le coup d’envoi de la saison, mais reste que le portrait commence à s’éclaircir quand on tente de sonder nos boules de cristal.
On prépare nos pools de hockey en tentant de figurer quels joueurs vont le mieux performer et qui vont passer à un autre niveau alors que personne d’autre - ou presque - ne les avaient vu venir.
Qui va exploser? Qui va décevoir? Qui va disparaître, ou se révéler sous nos yeux?
À ce point-ci, ce n’est que de la spéculation et c’est ce qui rend l’inconnu et l’imprévisible aussi amusant à imaginer.
L’équipe de passionnés du RDS.ca s’est lancée le défi d’offrir une prédiction audacieuse, mais potentiellement réaliste, pour chacune des formations de la LNH en vue de la saison 2026-2027.
Après les prédictions audacieuses dans l’Est, voici celles pour l’Association de l’Ouest.
Au mois de juin, quand toute l’histoire aura été écrite, nous pourrons évaluer si nous étions complètement dans le champ ou s’il y avait un peu de clairvoyance dans nos prophéties.
DIVISION CENTRALE
Blackhawks de Chicago
Roman Kantserov est la meilleure recrue à Chicago avant Anton Frondell.
À Chicago, on place beaucoup d’espoir en Anton Frondell, qui devrait faire le saut dans la LNH cette saison après avoir été repêché au 3e rang en 2025. L’an dernier, il a mené toutes les recrues de la SHL en Suède avec 28 points, dont 20 buts, en 43 rencontres. On vante ses qualités des deux côtés de la patinoire, avec un profil semblable à Aleksander Barkov ou Nick Suzuki, on s’attend à ce qu’il soit le centre d’avenir, dans toutes les situations à Chicago dans l’avenir.
Toutefois, c’est Kantserov, qui est de deux ans son aîné, qui pourrait faire le plus de bruit à court terme. L’an dernier, Kantserov a terminé au 1er rang de la KHL avec 36 buts, tout en terminant la saison avec 64 points en 63 matchs.
Ça demeure audacieux, car on ignore réellement comment les Blackhawks comptent insérer Kantserov dans leur équation offensive. S’il obtient du temps de jeu avec Connor Bedard et il est utilisé à profusion en avantage numérique, le choix de 2e tour en 2023 pourrait même causer une surprise et s’insérer dans la conversation pour le trophée Calder.
Dans tous les cas, il sera très intéressent d’observer la progression des deux jeunes talents, qui auront toutes les opportunités de se mettre en valeur au sein d’une formation qui comptera plus que jamais sur la jeunesse.
Avalanche du Colorado
Trois joueurs de l’Avalanche vont amasser 100 points cette saison.
C’est arrivé 14 fois dans l’histoire de la LNH que trois joueurs de la même équipe atteignent le plateau des 100 points dans la même campagne. La dernière fois, c’était les Oilers d’Edmonton en 2022-2023 avec McDavid, Draisaitl et Nugent-Hopkins. D’autres trios célèbres ont réalisé l’exploit, dont Lemieux-Jagr-Francis avec les Penguins, Gretzky-Kurri-Messier avec les Oilers et Esposito-Orr-Bucyk avec les Bruins.
Dans le cas qui nous intéresse, on prédit que Nathan MacKinnon, Martin Necas et Cale Makar vont tous atteindre le plateau des 100 points. MacKinnon est un habitué du club des 100, tandis que Necas l’a atteint pour la première fois à ses débuts au Colorado. Pour que cette prédiction audacieuse se réalise, Cale Makar devra devenir le 7e défenseur de l’histoire de la LNH à atteindre les trois chiffres.
Après avoir atteint des sommets personnels de 90 et 92 points, Makar a connu une légère baisse de régime l’an dernier avec 79 points en 75 rencontres. L’an dernier, le défenseur a soigné quelques bobos, mais s’il amorce la saison à plein régime au sein d’une des puissances offensives de la LNH, on pourrait assister à une saison historique pour le défenseur et ses coéquipiers au Colorado.

Stars de Dallas
Wyatt Johnston marquera plus de buts que Jason Robertson.
Depuis ses débuts dans la LNH en 2022-2023, Wyatt Johnston n’a fait qu’améliorer sa production de buts d’année en année, en inscrivant 34, 32, 33 et 45, chaque fois en 82 rencontres.
Ce qui nous incite à prédire une saison de 51 buts au joueur de centre de 23 ans, alors que son coéquipier et tireur d’élite Jason Robertson ne parviendra pas à atteindre le plateau des 50 pour la première fois de sa carrière, lui qui en a également inscrit 45 l’an dernier.
Selon des statistiques avancées fournies par la LNH, Johnston a mené le circuit l’an dernier avec 30 buts d’un espace à haut danger, soit directement devant le filet et dans l’enclave. Robertson s’est classé huitième avec 23.
Après être devenus l’an passé le deuxième duo de coéquipiers dans les 22 dernières années à marquer au moins 45 buts chacun (Connor McDavid et Leon Draisaitl l’ont fait en 2022-2023 avec 64 et 52 buts), Johnston et Robertson rééditeront l’exploit, mais Johnston sera cette fois le meilleur buteur des Stars,
Wild du Minnesota
Kirill Kaprizov devient le premier marqueur de 60 buts de l’histoire du Wild.
Si nous étions prudents, on prédirait 50 buts à la vedette offensive du Wild, mais ne reculant devant rien, on pense que Kirill Kaprizov a ce qu’il faut pour marquer 60 buts cette saison.
Après des saisons de 47, 46 et 45 buts au cours de sa carrière, le Russe semble mûr pour passer le cap de la cinquantaine pour la saison de ses 30 ans. Dans l’histoire du Wild, personne n’a atteint 50, alors pourquoi le faire de manière éclatante avec une soixantaine.
Ce qui nous laisse croire que Kaprizov peut se rendre jusqu’à 60, c’est la présence de Quinn Hughes à ses côtés dès le début de la saison. L’an dernier, Kaprizov a terminé à égalité au 3e rang de la LNH avec 19 buts en avantage numérique, mais ce chiffre pourrait augmenter grâce à la complicité grandissante qu’il connait avec l’un des meilleurs quarts-arrière en défense de toute la LNH.
Predators de Nashville
Ryan O’Reilly sera échangé, Mavrik Bourque en profitera.
Au centre de nombreuses spéculations à l’approche de la dernière date limite des transactions, Ryan O’Reilly n’a finalement jamais fait ses boîtes.
Ça risque d’être différent cette année.
Le vétéran de 35 ans écoulera en effet la dernière saison de son contrat de quatre ans et 18 millions $ et vient de connaître sa deuxième campagne la plus productive en carrière avec 74 points (77 points en 2018-19 avec les Blues).
Centre no 1 des Preds lors des deux dernières campagnes, O’Reilly offre une belle opportunité à Nashville de l’échanger à fort prix l’hiver prochain.
Pour le remplacer dans l’effectif, les Predators pourront toujours se tourner vers les Jack Drury et Ross Colton, acquis cet été par le nouveau directeur général Chris MacFarland, ou encore – et surtout – le Québécois Mavrik Bourque.
Sacrifié par les Stars de Dallas, chez qui il a majoritairement été employé à l’aile droite, Bourque entend profiter de l’occasion que lui offrent les Predators pour s’établir au centre, sa position naturelle.
Selon toute vraisemblance, une place l’attend sur le 2e trio et qui sait s’il ne sera pas promu advenant le départ d’O’Reilly.

Blues de St. Louis
Le retour en force de Mason MacTavish.
Les Blues n’ont pas cédé deux choix de premier tour aux Ducks d’Anaheim, les 15e et 29e du dernier repêchage, pour offrir un rôle de second plan à Mason MacTavish.
Troisième sélection au total du repêchage de 2021 derrière Owen Power et Matthew Beniers, MacTavish héritera au Missouri du rôle de deuxième joueur de centre des Blues dans l’ombre de Robert Thomas.
Fort de ce retour dans un top-6, MacTavish verra son temps de jeu augmenter, ce qui lui permettra de tourner la page sur sa pire saison en carrière sur le plan de la production (41 points, 17 buts et 24 passes).
Mieux encore, il dépassera son sommet en carrière de 52 points (22 buts, 30 passes) établi en 2024-2025 pour atteindre la soixantaine pour la première fois de sa carrière.
Mammoth de l’Utah
Karel Vejmelka est le gardien qui signera le plus de victoires cette saison.
Si vous pensez aux meilleurs gardiens de la LNH, vous ne penserez pas naturellement à Karel Vejmelka, et c’est bien logique. Pourtant, le Tchèque s’est classé au 1er rang de la LNH avec 64 départs l’an dernier, tout en récoltant 38 victoires au passage.
Après s’être qualifié pour les séries éliminatoires pour la première fois de son histoire l’an dernier, le Mammoth demeure une équipe en pleine ascension. Avec un total raisonnable de 11 séquences de deux matchs en 24 heures et un gardien auxiliaire très modeste en Sebastian Cossa, il est logique de penser que Vejmelka flirte avec les 70 départs et une possibilité réaliste de gagner 40 matchs en 2026-2027.
Jets de Winnipeg
Connor Hellebuyck reste à Winnipeg et amène les Jets en séries.
Quittera? Quittera pas? On tranche pour vous aujourd’hui.
Non seulement les Jets de Winnipeg n’échangeront pas leur gardien étoile, mais Hellebuyck les ramènera en séries après un intermède d’une saison grâce à une saison qui lui vaudra le quatrième trophée Vézina de sa carrière.
Meneur parmi tous ses confrères masqués pour la moyenne de buts alloués et le taux d’efficacité une fois de mois de décembre venu, alors que son équipe figurera avantageusement dans le portrait des séries, Hellebuyck confirmera alors publiquement qu’il n’a aucune intention de quitter le Manitoba.
DIVISION PACIFIQUE
Ducks d’Anaheim
Carlsson et Gauthier sont loin de remplir les attentes.
Combien de point doit récolter un joueur qui gagne 18 millions de $ par saison? Beaucoup! On ne doute pas des qualités de Leo Carlsson, mais il a récolté 141 points en 201 matchs jusqu’à maintenant dans la LNH. On est loin du compte pour joueur qui a signé une entente monstre.
On ne peut pas non plus blâmer Carlsson de mettre son nom au bas du contrat qui lui est offert, par Philadelphie. Mais est-ce qu’égalé l’offre était la bonne décision chez les Ducks?
La pression sera énorme sur les épaule du jeune homme de 21 ans, une pression qu’il n’a pas vraiment connue en trois saisons à Anaheim, avec un club en pleine reconstruction.
Au moment d’écrire ces lignes son coéquipier Cutter Gauthier n’a pas encore de contrat pour la prochaine saison. Il commandera lui aussi un salaire astronomique à l’image des joueurs de sa tranche d’âge et de son calibre qui ont signé récemment. Est-ce qu’il pourra répéter ses 41 buts et 69 points en 76 matchs de la saison dernière? Mais surtout, est-ce refaire ça sera suffisant pour remplir les attentes qui viendront avec son prochain contrat?

Flames de Calgary
Les Flames terminent au dernier rang pour les buts marqués, encore, et ne comptent aucun marqueur de 45 points.
Sur papier, il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent à court terme à Calgary. À égalité au 29e rang l’an dernier, Calgary pourrait chuter encore plus bas cette saison. Si ce n’est de Dustin Wolf l’an dernier, c’est peut-être plus au 31e rang que l’équipe aurait fini l’année.C’est du moins ce que pense l’équipe du RDS.ca.
L’an dernier, Blake Coleman et Joel Farabee ont marqué 20 buts et Matthew Coronato a obtenu 45 points. Ils étaient les meneurs des Flames l’an dernier, dernière équipe du circuit avec 212 buts.
Et bien 2026-2027 ne devrait pas être bien mieux. Coleman n’est plus là et personne de renom ne s’est ajouté. Coronato et Jonathan Huberdeau représentent la meilleure chance de production offensive... pas de quoi veiller tard.
Oilers d’Edmonton
Les Oilers trouvent la solution devant le filet : Devon Levi.
Les Oilers enchaînent les gardiens de but dans l’espoir de trouver une réponse à l’énigme des 10 dernières années. Depuis l’arrivée de Connor McDavid en 2015, les Oilers ont utilisés 15 gardiens en 11 saisons. Trois ont franchi les 100 matchs, malgré les lucratifs contrats offert à plusieurs.
Cam Talbot, Mikko Koskinen, Mike Smith, Jack Campbell, Stuart Skinner, Calvin Pickard et maintenant Tristan Jarry. Tous des échecs dans la quête d’offrir à McDavid un gardien capable de freiner les attaques adverses et permettre au meilleur joueur au monde de soulever la coupe.
Si l’expérience Jarry est encore en cours, mais plus ou moins convaincante à ses 16 départs l’an dernier, l’équipe a aussi décidé de donner une chance au vétéran Frederik Andersen. Mais les Oilers ont aussi fait l’acquisition de Devon Levi dans une transaction le 1er juillet.
Après avoir été choisi en 7e ronde en 2020 par les Panthers, Levi est devenu un espoir de premier plan avec les Sabres de Buffalo, mais le gâteau a collé sur la plaque avant de lever. Levi n’a que 24 ans et occasion pourrait s’offrir à lui derrière une très bonne équipe à la recherche d’un héros masqué.
Kings de Los Angeles
Un 4e entraîneur en un an à Los Angeles.
Si quelqu’un croit aux Kings de Los Angeles cette saison, c’est le temps de le dire... C’est bien ce qu’on pensait. Dans une division où de jeunes équipes commes les Sharks et les Ducks veulent prendre la place des vieux routier, qui de mieux que la plus vieille équipe de la LNH pour céder sa place.
En plus d’arriver aux camps d’entraînement avec l’alignement le plus vieux de la LNH (une moyenne de 30,75 ans), les Kings n’ont pas gagné de séries éliminatoires depuis 2015, la deuxième plus longue séquence après les Red Wings de Detroit.
L’an dernier quand rien allait, Jim Hiller a été congédié et remplacé par DJ Smith de façon intérimaire. Après la saison, l’équipe a annoncé l’embauche de Peter Laviolette pour mener l’équipe, histoire d’ajouter de l’âge dans ce vestiaire.
Si les Sharks et les Ducks continuent leur poussée et que les Golden Knights et les Oilers continuent de dominer les divisions, les Kings sortiront bredouilles et l’expérience Laviolette pourrait être de courte durée dans le but d’opérer un virage jeunesse plus que nécessaire sur le banc, mais derrière ce dernier aussi.
D’ailleurs, les Kings comptent déjà 32 entraîneurs-chef depuis leur arrivée en 1967. En comparaison, les Canadiens en ont eu 27 depuis 1917, année de la création de la LNH.
Sharks de San Jose
Macklin Celebrini amène les Sharks en séries et remporte le trophée Hart.
L’an dernier, les Sharks étaient encore dans le coup avec un mois à faire. Mais une série de six revers en mars et une autre séquence de deux victoires en sept match en avril a coulé les requins.
Mais les jeunes Sharks ont faim et sont mené par Macklin Celebrini, la pétite de l’heure dans la LNH. Si les Sharks l’avaient aidé un brin la saison dernière. Celebrini aurait peut-être mis la main sur le Hart.
L’attaquant a terminé la saison avec 111 points, 54 de plus que son coéquipier suivant, Will Smith. Avec la progression des jeunes et les ajouts de Darnell Nurse, Jacob Trouba et Mason Marchment, les attentes montent à San Jose.
Celebrini pourrait épater la galerie, encore, et mener les Sharks en séries. Si c’est le cas, vous pouvez graver son nom tout de suite sur le trophée Hart.

Kraken de Seattle
Une autre exclusion des séries.
Depuis son unique qualification aux séries, à sa deuxième année d’existence en 2022-2023, le Kraken nage à contre-courant.
Le club n’est pas assez performant pour se faufiler en éliminatoires, mais il se tient néanmoins à distance des bas-fonds, si bien qu’il ne peut se rabattre sur le repêchage pour ajouter de futurs joueurs de l’élite à son effectif.
Quand une récolte de 55 points suffit au vétéran Jordan Eberle pour se hisser au sommet des meilleurs pointeurs de l’équipe, ça en dit long sur la profondeur du club.
En attendant que les Berkly Catton, Jake O’Brien et Chase Reid s’imposent peut-être comme les meneurs de la formation, le directeur général Jason Botterill fait son possible pour changer la trame narrative à Seattle.
L’actuel discours, on ne le tiendrait pas s’il était parvenu à convaincre Jason Robertson d’accepter les 120 millions $ qu’il lui offrait. Les séries auraient alors sans doute été chose possible pour une première fois en quatre ans.
Canucks de Vancouver
Elias Pettersson redevient un joueur élite dans la LNH et les Canucks ratent les séries de peu.
Des chicanes dans le vestiaire. Des joueurs qui veulent quitter. Un gardien qui n’arrive pas à jouer sur base régulière. Rien ne va chez les Canucks de Vancouver deux ans. Après des saisons de 102 et 89 points, Elias Pettersson n’est plus reconnaissable depuis avec 45 et 51 points.
Les choses pourraient changer rapidement à Vancouver cependant. L’équipe a liquider quelques effectifs pour faire de la place aux jeunes et ont acquis plusieurs jeunes prometteurs en envoyant Quinn Hughes au Minnesota. Celui qui pourrait en profiter le plus est Pettersson.
Avec d’autres joueurs de talent, Pettersson redeviendra le joueur qui été considéré comme l’un des dix meilleurs du circuit il y a seulement trois ans. Sa renaissance et le retour en santé de Thatcher Demko, un cocktail parfait pour un virage à 180 degrés.

Golden Knights de Vegas
Jack Eichel finaliste au trophée Hart.
Pavel Dorofeyev maintenant parti pour la Grosse Pomme, les Golden Knights ont perdu leur meilleur buteur de la dernière campagne (37) et Jack Eichel sera appelé à combler le vide laissé par le nouvel attaquant des Rangers de New York.
Ce qu’il fera, avec brio.
D’abord, parce que pour la première fois depuis sa saison recrue avec les Sabres de Buffalo, l’attaquant américain sera suffisamment en santé pour jouer au moins 80 matchs en un calendrier.
Sa production s’en ressentira, alors qu’il amassera 105 points et franchira ainsi le plateau des 100 pour la première fois en carrière après s’en être rapproché lors des deux plus récentes campagnes (90 et 94 points).





