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Les plus grandes luttes à prévoir au camp des Canadiens

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Kent Hughes a habitué les partisans à des transactions importantes pendant l’été depuis son arrivée en poste.

Kirby Dach et Mike Matheson en 2022. Alex Newhook en 2023. Patrik Laine en 2024. Noah Dobson en 2025.

Mais alors que tous les partisans des Canadiens de Montréal attendaient son plus récent coup d’éclat cet été, c’est le calme plat.

Hughes n’a pas caché que les prix pour obtenir des joueurs de qualité via une transaction étaient très élevés et même s’il tente de trouver une solution, il n’a toujours pas été en mesure d’améliorer son équipe avec un ajout externe.

En fait, outre les départs de Joe Veleno et de Brendan Gallagher à l’attaque, ce seront les mêmes joueurs qui seront sur la patinoire l’automne prochain.

À moins bien sûr d’une transaction tardive d’ici l’ouverture du camp d’entraînement dans un mois.

D’ici là, les discussions sont bien lancées quant aux luttes à prévoir au camp d’entraînement. Le genre de lutte qui retient l’attention année après année.

Les voici.

POSTES SUR LE DEUXIÈME TRIO

Les options : Oliver Kapanen, Kirby Dach, Jake Evans, Alex Newhook, Zachary Bolduc

C’était le plus grand souhait de bien des partisans : acquérir de nouveaux joueurs capables d’évoluer sur le même trio que la jeune pépite Ivan Demidov. Michael Hage a décidé de prolonger son parcours universitaire et aucune transaction n’a été bouclée. Donc à moins d’une surprise, la solution pour l’an prochain devra être trouvée à l’interne.

Et pratiquement tous les candidats sont en mesure d’évoluer au centre.

Il y a bien sûr Oliver Kapanen. Recrue l’an dernier, il a été rattrapé par la longue saison de la LNH au point d’être laissé de côté en séries, mais Kapanen avait fait un travail très raisonnable pendant une bonne partie de la saison. À 22 ans, il avait trouvé le moyen d’inscrire 22 buts, au troisième rang de la LNH pour les recrues.

On peut aussi penser à Kirby Dach. En lui octroyant un autre contrat d’une saison, il semble clair que la direction veut lui offrir une « dernière » chance de se faire valoir et de rester en santé. Le potentiel offensif de Dach a toujours été grand, mais ses blessures l’ont empêché de briller. Avec toutes les chances données à Dach au fil des années, il ne faudrait pas se surprendre de le voir en obtenir une autre avec Demidov.

Deux autres candidats peuvent se présenter, soit ceux qui ont évolué avec Demidov en séries. Alex Newhook a connu les meilleurs moments de sa carrière et il aura assurément sa chance aux côtés du no 93. Est-ce que ce sera à l’aile? Au centre? À Martin St-Louis de décider. Quant à Jake Evans, son rôle devrait probablement être sur un trio de soutien. Mais dans le besoin, son expérience et son excellence défensive peuvent dépanner.

Et à l’aile, pourquoi pas tester sa chimie avec Zachary Bolduc? Ses 19 buts avec les Blues en 2024-2025 démontrent son potentiel de marqueur et avec Demidov pour l’alimenter, Bolduc pourrait bien avoir un impact offensif encore plus important avec le CH l’an prochain.

La dernière option qui pourrait être explorée, c’est celle de démanteler le premier trio pour jumeler Juraj Slafkovsky à Demidov. L’expérience avait rapporté ses dividendes l’an dernier et si Martin St-Louis est confortable avec un autre élément pour accompagner Nick Suzuki et Cole Caufield, il faudra penser à l’idée de remettre Slafkovsky et Demidov sur un même trio.

POSTE DE 13e ATTAQUANT

Les options : Florian Xhekaj, Brett Berard, Owen Beck

Avec les départs de Veleno et Gallagher, les Canadiens auront la chance de faire graduer un jeune attaquant l’an prochain. Joshua Roy a longtemps fait partie des discussions, mais son départ de l’organisation libère un prétendant à cette chaise.

La première option qui vient en tête, c’est Florian Xhekaj. La remarque générale l’an dernier était le manque de robustesse des Canadiens et Xhekaj viendrait certainement combler ce besoin. En mars dernier, son entraîneur Pascal Vincent avait vanté sa polyvalence, sa capacité à jouer autant en avantage numérique qu’en désavantage numérique et sa capacité à « exécuter des jeux sous pression et prendre de bonnes décisions. »

Ensuite, il y a l’éclosion d’Owen Beck qui se fait attendre. À 22 ans, Beck ne semble pas avoir développé un fort potentiel offensif, mais il a grandement travaillé son jeu défensif et malgré sa stature de 6 pieds, il joue avec davantage d’intensité pour avoir cette identité. Beck, tout comme Xhekaj, est en mesure d’évoluer au centre.

Brett Berard pourrait-il mélanger les cartes? Il n’est pas très connu à Montréal, mais il compte tout de même 48 matchs d’expérience dans la LNH. Le problème, c’est qu’à 5 pieds et 9 pouces, il ne représente pas nécessairement ce dont le CH a besoin.

Parmi les autres candidats, on peut toujours penser à Jared Davidson, qui vient tout juste de signer son contrat et qui avait laissé une belle carte de visite comme joueur physique l’an dernier.

Les Québécois Samuel Poulin et Alex Belzile pourraient-ils surprendre au camp aussi?

POSTE DE 6-7e DÉFENSEUR

Les options : Arber Xhekaj, Jayden Struble, Adam Engström, David Reinbacher

Lorsque le contrat d’Arber Xhekaj sera signé, le CH aura sept défenseurs de la LNH sous contrat. Ça ne veut pas dire qu’une transaction est impossible ou qu’un espoir ne peut pas causer de surprise.

Derrière Noah Dobson, Lane Hutson, Mike Matheson, Kaiden Guhle et Alexandre Carrier, les favoris pour compléter la ligne bleue du Tricolore sont bien sûr Xhekaj et Jayden Struble.

Ils sont physiques, ils n’auront que 25 ans au début de la prochaine saison et ils occupent ces places depuis maintenant trois ans (Struble) et quatre ans (Xhekaj).

Mais ils doivent regarder dans le rétroviseur.

David Reinbacher a enfin vu du volume cette saison avec 61 matchs (saison + séries) et il a pris ses aises en Amérique du Nord. Employé sur l’avantage numérique, Reinbacher est devenu un morceau important du Rocket à la défense. La question est maintenant de savoir si, à 21 ans, il est prêt pour la LNH. Ou a-t-il encore besoin d’une année de développement dans la LAH?

Adam Engström ne doit pas être oublié derrière. L’arrière de 22 ans a connu une brillante saison qui lui a valu une place sur l’Équipe des meilleurs espoirs de la LAH. Il a obtenu 34 points dans la LAH et il a vécu un baptême de 15 matchs avec le CH. Sa mobilité et sa capacité à distribuer la rondelle sont ses principaux atouts pour brouiller les cartes.

POSTE DE PARTENAIRE À LANE HUTSON

Les options : David Reinbacher, Kaiden Guhle, Jayden Struble, Alexandre Carrier

Une fois les sept (ou huit) défenseurs choisis, il faudra se tourner vers la lutte pour jouer aux côtés de Lane Hutson, en considérant que Dobson et Matheson feront encore la paire.

Les deux dernières saisons ont permis de constater que Hutson, un gaucher, était plus à l’aise et surtout plus productif offensivement lorsqu’il évoluait du côté gauche que du côté droit.

Et pour maximiser l’impact de Hutson à cinq contre cinq, il est dans l’intérêt de lui trouver un joueur capable de jouer à sa droite quotidiennement.

Les deux premières options pour lancer l’année seraient Jayden Struble et Kaiden Guhle. Mais dans un cas comme dans l’autre, Hutson doit jouer du côté droit et ça ne règle pas le problème. Les deux hommes ont toutefois de l’expérience aux côtés de Hutson et ils sont les deux principaux candidats pour débuter la saison.

Celui vers qui plusieurs regards sont toutefois tournés, c’est Reinbacher. Les partisans les plus optimistes voyaient déjà un potentiel partenaire de jeu de Hutson en lui lorsque le CH l’a repêché en 2023.

S’il devait se tailler un poste avec l’équipe, l’expérience de le placer aux côtés de Hutson serait assurément testée, comme elle l’a été en fin de saison quand Reinbacher avait été rappelé.

L’Autrichien est imposant physiquement et son jeu défensif pourrait permettre à Hutson de jouer la tête encore plus libre lorsqu’il laisse parler son talent offensif.

Quant à Alexandre Carrier, les attraits principaux sont bien sûr le fait qu’il soit un défenseur droitier, mais aussi son niveau de jeu défensif qui permettrait une belle liberté à Hutson. Cette option semble un peu moins envisageable à Montréal si on s’en tient aux combinaisons de défenseurs de la dernière saison.

Bien que son nom ne soit pas inclus dans les options, impossible d’écarter la possibilité de jumeler Dobson à Hutson. Il faudrait bien sûr le séparer de Matheson - une paire qui fonctionnait très bien la saison dernière - mais il s’agit certainement d’une belle option, qui avait été employée par St-Louis pendant plusieurs matchs.

POSTE DE DEUXIÈME GARDIEN

Les options : Samuel Montembeault, Jacob Fowler

Qui sera de retour devant le filet l’an prochain?

Cette fameuse question semble animer les discussions à Montréal, saison après saison, peu importe les candidats.

La seule certitude, c’est que Jakub Dobes sera le gardien partant pour lancer l’année. Son incroyable parcours en séries, qui a permis au CH d’accéder à la finale de l’Est, a convaincu le Tricolore de prolonger son contrat et il sera de retour pour la nouvelle saison.

Maintenant, la grande question est de savoir qui l’épaulera.

D’un côté, il y a le Québécois Samuel Montembeault. Il a tenu le fort quand le CH n’avait que lui et il n’a pas fait de vagues la saison dernière malgré une difficile situation dans laquelle il a été largué comme no 3.

À 29 ans, Montembeault a le potentiel d’être un bon auxiliaire pour Dobes. Mais est-il en mesure de surmonter les difficultés connues la saison dernière? Peut-il retrouver la confiance de ses entraîneurs?

Il faut dire que son été d’entraînement avait été écourté par deux déchirures à l’aine l’an dernier. Avec un été complet d’entraînement, il pourrait retrouver sa vitesse et sa confiance.

L’autre option, c’est bien sûr Jacob Fowler. Un des espoirs les plus prometteurs du giron montréalais, Fowler a montré à sa première saison chez les professionnels qu’il peut déjà évoluer dans la LNH.

Son efficacité de ,908 et sa moyenne de buts alloués de 2,43 font de lui un gardien du circuit Bettman.

Mais à seulement 21 ans, Fowler a besoin de répétitions. Il doit voir de l’action afin de poursuivre son développement et être à son meilleur pour le futur.

Avant de prendre leur décision, les dirigeants des Canadiens devront discuter d’un plan pour déterminer le nombre de matchs qu’il jouerait comme auxiliaire à Dobes.

Et si ce nombre n’est pas assez élevé pour son développement, Fowler pourrait bien être envoyé au Rocket de Laval pour commencer l’année, afin de disputer le plus de matchs possible.