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« La complaisance ne nous fera pas avancer », déclare Connor Hellebuyck

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Connor Hellebuyck (Jonathan Kozub/NHLI via Getty Images)

WINNIPEG — Les Jets de Winnipeg abordent une intersaison cruciale en étant confrontés à une dure réalité.

Un an seulement après avoir dominé la ligue avec 116 points, l’organisation doit prouver que son effectif vieillissant est encore capable de prétendre à la Coupe Stanley.

Après une saison de 35-35-12 ne suffisant pas à amener le club en séries, le directeur général Kevin Cheveldayoff et l’entraîneur-chef Scott Arniel se sont adressés aux médias, lundi.

Ils ont décrit une saison minée par l’inconstance, un manque de vitesse collective et une perte d’identité en défense.

Cheveldayoff a également admis que l’organisation a peut-être souffert d’un excès de confiance après deux trophées Jennings consécutifs – remis chaque année à l’équipe ayant la meilleure moyenne de buts alloués – et le fait d’avoir fini au premier rang de la LNH en 2024-2025.

« Pensions-nous brûler les étapes?, a demandé Cheveldayoff. Je dois m’auto-évaluer moi aussi. Ai-je été trop confiant? »

Connor Hellebuyck, tenant du titre des trophées Hart et Vézina, estime que le club devra faire des ajustements importants.

« La complaisance ne nous fera pas avancer, a dit le gardien, la semaine dernière. Se contenter de présenter la même équipe, je pense qu’il y a une raison pourquoi ç’a n’a pas fonctionné. »

Cheveldayoff et Arniel ont reconnu la nécessité d’intégrer de la jeunesse et de trouver un moyen d’accroître la vitesse de leurs patineurs, pour s’adapter à la LNH moderne.

Cependant, la masse salariale du club est en grande partie accaparée par un noyau de vétérans.

Hellebuyck (32 ans) a un contrat à long terme, tout comme Mark Scheifele (33), Kyle Connor (29), Neal Pionk (30) et Adam Lowry (33).

Reconnaissant le prix payé pour avoir cédé des choix de repêchage, ces dernières années, Cheveldayoff n’a pas exclu la possibilité d’une transaction majeure.

« Je suis tout à fait ouvert à la discussion concernant n’importe quel joueur, a déclaré Cheveldayoff. Par contre, tout ce que nous faisons doit viser à rapprocher ce groupe d’un championnat. »

Après le départ de Nikolaj Ehlers, les Jets ont tenté de bâtir une équipe plus imposante physiquement.

Arniel a admis que mettre en œuvre ses systèmes avec une formation peu rapide est un obstacle constant.

« Je dois faire avec les joueurs que j’ai, a commenté Arniel. J’adorerais avoir une équipe ultra-rapide, vraiment. Au final, il faut s’adapter, il faut trouver des solutions. »

L’entraîneur a aussi déploré une manque de buteurs de soutien, ce qui l’a contraint à surutiliser ses meilleurs joueurs.

Cela a entraîné des failles défensives et l’équipe a souvent couru après la rondelle dans sa propre zone.

Cela a culminé avec une série de 11 revers, dont les Jets ne se sont pas relevés.

Winnipeg a toujours peiné à attirer des joueurs autonomes de renom et avec cette chute au classement, la ville ne deviendra pas plus attrayante.

Il faudra donc probablement miser sur l’amélioration à l’interne.

Arniel incite d’ailleurs des espoirs comme Brad Lambert, Brayden Yager et Nikita Chibrikov à forcer la main de la direction au prochain camp d’entraînement, en septembre.

« Démarquez-vous et gagnez votre place, a dit Arniel. Faites tout votre possible pour vous tailler une place. »

Face au sérieux recul de l’équipe, Arniel a exposé les objectifs de l’organisation pour l’été.

« On dit souvent: soit on gagne, soit on apprend, a dit Arniel. Si on ne cherche pas à comprendre pourquoi on n’a pas gagné, on ne fera que répéter les mêmes erreurs. »