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Quand Reinbacher rime avec constance et confiance

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Le défenseur du Rocket de Laval, David Reinbacher. (Rocket de Laval)

LAVAL – En l’absence d’Adam Engström, David Reinbacher est le défenseur no 1 du Rocket de Laval. Sans l’ombre d’un doute.

À preuve, il y a d’abord son temps de jeu.

Dans les six matchs que le Rocket a disputés depuis qu’Engström soigne sa blessure au haut du corps devant le garder à l’écart pour un mois, le grand Autrichien a été l’arrière le plus utilisé par l’entraîneur-chef Pascal Vincent à trois reprises selon des données colligées par nos confrères de Sportlogiq.

MatchTemps de jeuRang
25 fév.23:121er
27 fév.20:582e
28 fév.24:321er
4 mar.23:272e
6 mar.25:271er
7 mar.24:332e

Le temps de glace n’étant pas recensé sur le site Internet de la Ligue américaine, les partisans du Canadien et de son club-école retiendront surtout les six points glanés par le cinquième choix du repêchage de 2023 au fil de cette même séquence.

La semaine dernière, alors que la brigade défensive lavalloise a perdu un membre dans trois matchs successifs – Tobie Paquette-Bisson, Josh Jacobs et Josiah Didier –, Reinbacher s’est notamment imposé avec un but et une mention d’aide, en plus d’exposer ses aptitudes à titre de quart-arrière d’un jeu de puissance.

« L’avantage numérique, c’est tellement une partie minime de ce qu’il doit faire, parce que je ne pense pas qu’il s’en va voler la place de [Lane] Hutson ou [Noah] Dobson sur le jeu de puissance à Montréal », relativise Vincent.

« Ce sera peut-être le cas dans cinq, six ou sept ans. Peut-être. Mais pour l’instant, on ne passe pas énormément de temps là-dessus, parce que ce n’est pas l’objectif en ce moment. »

Ce sur quoi l’enseignant se penche avec son élève est davantage d’ordre défensif, c’est-à-dire sa capacité à repousser les attaques rivales en remportant ses batailles à un contre un, en utilisant son bâton avec efficacité et en gérant efficacement l’espace le séparant de son opposant (gap control, NDLR.).

À cet égard, la progression de Reinbacher saute aux yeux de son entraîneur.

« On voyait ça venir durant les entraînements et les matchs. On voyait des parties de son jeu qu’il commençait à coller de façon constante », observe Vincent, notant au passage que Reinbacher apprivoise de mieux en mieux le style de jeu à la nord-américaine.

« Le fait qu’Engy ne soit pas là, ça l’expose peut-être un peu plus au public étant donné que les gens le regardent davantage, mais ça fait un bout de temps que sa game s’améliore. Ce n’est pas flagrant, mais les petites choses que l’on voyait dans son jeu durant une ou deux périodes, on les voit aujourd’hui durant des matchs complets, et maintenant dans une séquence de matchs. Ça devient des habitudes, et ça, c’est excellent. »

Les statistiques compilées par Sportlogiq tendent à étoffer l’affirmation de l’entraîneur-chef.

D’abord, en zone offensive, Reinbacher domine tous ses partenaires en défense au chapitre du temps de possession moyen par rencontre dans les six derniers matchs avec 43 secondes. Aucun autre défenseur n’a un temps de possession supérieur à 26 secondes.

La mobilité de l’athlète de 6 pi 3 po et 206 lb lui sert aussi bien en sortie de zone, lui qui en a effectué en moyenne cinq par match. Aucun autre défenseur n’en a réussi plus que trois.

Sur le plan défensif, Reinbacher se démarque entre autres de ses confrères par sa rapidité et sa capacité à s’emparer des rondelles libres avec 22,0, un autre sommet.

Rendement de David ReinbacherMoyenne par matchRang
Temps de possession en zone offensive0:431er
Passes complétées en zone offensive15,71er
Tirs tentés5,71er
Sorties de zone5,01er
Entrées de zone2,51er
Tirs bloqués1,71er
Jeux défensifs5,85e
Rondelles libres récupérées22,01er
Batailles à 1 contre 1 remportées1,83e

« Il est plus confiant dans sa technique, celle qu’on a beaucoup travaillée, c’est-à-dire son approche au porteur de la rondelle, sa façon de tuer des jeux, où mettre son bâton, quelle zone on veut tuer et quelle partie on est prêt à donner », énumère Vincent.

Sa prise de décision à savoir quand tenter une percée en zone adverse et quand se retenir est également meilleure au goût de l’entraîneur, tout comme son approche au porteur en zone neutre et sa capacité à bien se positionner en défense de zone une fois une mise en jeu perdue.

Bref, après avoir été limité à 46 matchs au total dans les rangs professionnels dans les deux dernières campagnes en raison de blessures, Reinbacher a su profiter pleinement des 46 rencontres qu’il a jusqu’à maintenant disputées pour afficher aujourd’hui au grand jour sa progression.

Le temps d’un rappel à Montréal n’est peut-être pas encore venu, mais il s’en rapproche certainement.

« Il y a beaucoup d’améliorations, et il va continuer à s’améliorer, mais à moment donné, il va arriver à un camp d’entraînement et il va élever ça à un niveau encore plus haut juste par la force physique qu’il aura gagnée », prédit Vincent.

« C’est encore un jeune homme. Il est grand et élancé, il ne peut pas se développer physiquement de la même façon qu’un joueur moins grand et plus corpulent. Mais ça va venir. Il a du travail à faire au niveau de son entraînement estival, mais je ne suis pas inquiet, ce n’est pas un gars qui a peur de travailler. »