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Les 10 plus grands oubliés du Canada

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Les grands oubliés du Canada

Les dirigeants du Canada ont choisi leurs hommes pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina.

Les spéculations sont terminées, mais les choix de Doug Armstrong et sa bande sont maintenant analysés sous tous les angles.

Et avec la profondeur du Canada, plusieurs joueurs de grand talent ont été laissés de côté malgré de bonnes saisons.

N’empêche que ce n’est qu’à la conclusion des Olympiques qu’il sera réellement possible de déterminer si les choix de la direction canadienne étaient les bons.

En cas de médaille d’or, les critiques seront peu nombreuses, mais en cas d’exclusion du podium, elles pourraient être plus vives.

Le RDS.ca a relevé les dix plus grands oubliés parmi les sélections du Canada.

CONNOR BEDARD, Blackhawks de Chicago

19 buts | 25 aides | 44 points en 31 matchs

Possiblement l’un des joueurs les plus talentueux laissés de côté par Doug Armstrong. Le premier choix au total en 2023 vivait sa grande éclosion avant de subir une blessure à une épaule le 12 décembre. Bedard avait alors amassé 44 points en 31 matchs et se trouvait dans le top 5 des meilleurs pointeurs de la LNH. Son différentiel de +8, après des saisons de -44 et -36, prouvait également que son influence à 5 contre 5 était beaucoup plus importante cette année. La jeune vedette de 20 ans des Hawks sera sans doute une des pierres angulaires du Canada lors des JO de 2030 et 2034.

WYATT JOHNSTON, Stars de Dallas

20 buts | 25 aides | 45 points en 40 matchs

Le membre des Stars de Dallas est un autre jeune attaquant de grand talent à avoir été ignoré par le Canada. Au sein de l’une des meilleures formations de la LNH, Johnston amasse les points à profusion avec 45 en 40 rencontres cette saison. Johnston a toutefois amassé plus de la moitié (23) de ses points en avantage numérique jusqu’ici en 2025-26 et il aurait été bien difficile pour lui d’obtenir des minutes sur l’attaque massive au sein de la formation canadienne. Ce n’est que partie remise dans le cas de ce joueur de 22 ans.

SAM BENNETT, Panthers de la Floride

13 buts | 16 aides | 29 points en 39 matchs

L’une des plus grandes surprises selon plusieurs observateurs du monde de hockey est l’absence de Bennett au sein de cette équipe. Après un début de saison difficile, l’attaquant des Panthers s’est drôlement bien replacé. Il avait amassé seulement 12 points à ses 24 premiers matchs et affiche maintenant 29 points en 39 rencontres. C’est surtout le jeu de Bennett dans les moments importants qui moussait sa candidature. Gagnant du trophée Conn-Smythe l’an dernier, Bennett est au cœur des succès des Panthers en séries depuis trois ans. Le joueur de 29 ans avait également laissé toute une carte de visite à la Confrontation des 4 nations en février dernier.

SETH JARVIS, Hurricanes de la Caroline

19 buts | 10 aides | 29 points en 34 matchs

Lui aussi présent à la Confrontation des 4 nations, Jarvis n’a malheureusement pas été en mesure de convaincre les dirigeants du Canada pour les JO. Une blessure subie le 22 décembre dernier et qui le forcera à rater plusieurs semaines d’activités n’a sans doute pas joué en sa faveur. À seulement 23 ans, Jarvis devrait toutefois avoir l’occasion de se reprendre en 2030.

TRAVIS KONECNY, Flyers de Philadelphie

13 buts | 23 aides | 36 points en 39 matchs

Dernier des trois attaquants présents à la Confrontation des 4 nations à ne pas avoir conservé sa place avec l’équipe canadienne, Konecny connaît tout de même une bonne saison à Philly avec 36 points en 39 matchs. L’attaquant natif de London, en Ontario, n’avait toutefois disputé que deux des quatre matchs du Canada à la Confrontation, ce qui ne le plaçait pas dans une position favorable en vue des JO.

MARK SCHEIFELE, Jets de Winnipeg

18 buts | 27 aides | 45 points en 38 matchs

Scheifele n’a pas représenté le Canada à une compétition internationale depuis 2017 et malgré tous ses accomplissements des dernières années, il était pressenti comme un des joueurs qui allaient être boudés par le Canada. Scheifele a connu la meilleure saison de sa carrière l’an dernier avec 39 buts et 87 points, puis il a poursuivi ses succès cette saison avec 18 buts et 45 points en 38 matchs. Si le Canada a des ennuis offensivement pendant le tournoi (ce qui ne devrait logiquement pas être le cas), la décision de ne pas sélectionner Scheifele pourrait être critiquée.

MORGAN GEEKIE, Bruins de Boston

25 buts | 16 aides | 41 points en 41 matchs

Morgan Geekie n’est pas le premier nom qui vient en tête quand on pense aux candidats à Équipe Canada, mais son nom mérite certainement plus de respect qu’il n’en reçoit. Geekie et ses 25 buts ne sont devancés que par les 34 filets de Nathan MacKinnon cette saison dans la LNH. Depuis le 1er janvier 2025, Geekie a fait mouche 50 fois, seulement deux fois de moins que MacKinnon.

NOAH DOBSON, Canadiens de Montréal

7 buts | 20 aides | 27 points en 39 rencontres

Considérant que le Canada n’a sélectionné que trois droitiers parmi ses huit arrières, Dobson est certainement un joueur qui aurait été en mesure de brouiller les cartes et décrocher un poste. Son début de saison n’a pas été parfait à son arrivée à Montréal, mais il joue présentement à un niveau de jeu qui justifie son salaire annuel de 9,5 M$. Même s’il n’évolue pas sur la première vague d’avantage numérique, Dobson fait partie des 20 meilleurs pointeurs de la LNH chez les défenseurs et son apport à cinq contre cinq est très important. Son impact défensif est encore plus primordial, alors qu’il évolue en désavantage numérique pendant plus de deux minutes par match en moyenne.

EVAN BOUCHARD, Oilers d’Edmonton

7 buts | 30 aides | 37 points en 41 matchs

Si Bouchard s’était taillé un poste avec le Canada, tout le monde s’entend pour dire que ça aurait été pour son talent offensif. Bouchard connaît la saison la plus productive de sa carrière jusqu’ici avec 37 points en 41 matchs et il fait partie des cinq meilleurs pointeurs en avantage numérique chez les défenseurs. Le problème, c’est que le Canada a déjà son quart-arrière en avantage numérique avec Cale Makar, ce qui rend Bouchard dispensable. Septième chez les défenseurs pour le plus de revirements cette saison, il peut vite devenir une nuisance à cinq contre cinq.

MATTHEW SCHAEFER, Islanders de New York

9 buts | 16 aides | 25 points en 40 matchs

Plusieurs voyaient l’occasion rêvée de former l’avenir du Canada avec la présence possible de Schaefer aux Jeux olympiques, un peu comme avec Drew Doughty en 2010, mais ce sera pour 2030. L’arrière de 18 ans fait écarquiller les yeux cette saison avec 25 points à son année recrue et son temps de jeu moyen s’approche des 24 minutes par match, preuve qu’il peut gruger beaucoup de minutes de jeu. Est-ce une occasion ratée par le Canada?

Après tous ces joueurs talentueux, on peut encore donner quelques mentions honorables à des joueurs comme John Tavares, Zach Hyman, Drake Batherson, Ryan O’Reilly, Gabriel Vilardi, Jakob Chychrun, Mackenzie Blackwood, Scott Wedgewood et compagnie.