On doit toujours jouer de prudence avant d’émettre des jugements sur une personne que nous ne connaissons pas vraiment.

 

L’excellent athlète olympique en course à pied, Mo Farah l’a démontré tout récemment en y allant de révélations bouleversantes sur son enfance, qui nous aide à mieux comprendre que contrairement à ce que l’on pourrait imaginer aujourd’hui, sa vie n’a pas toujours été facile.Farah

 

Lors d’un documentaire publié récemment par la BBC, Farah affirme qu’il a été victime de la traite d’enfants au cours de sa jeunesse.

 

Quadruple champion olympique avec des présences aux Jeux en 2008, 2012 et 2016, on apprend qu’il fut amené illégalement au Royaume-Uni et forcé de s’occuper de d’autres enfants au sein de la famille qui l’hébergeait. Quelques années plus tard, il devait s’échapper de cette vie de servitude.

 

Son vrai nom est Hussein Abdi Kahin originaire de Djibouti en Afrique de l’Est. Il souligne qu’il devait avoir 8-9 ans lorsqu’une femme qu’il ne connaissait pas l’a amené en Grande-Bretagne avec de faux documents de voyage qui incluaient sa photo à côté du nom de Mohammed Farah.

 

Il aurait vécu dans un appartement dans l’ouest de Londres jusqu’à l’âge de 12 ans alors qu’il a pu débuter l’école. « Je ne me sentais pas comme un enfant de cette famille. Si je tenais à manger, je devais faire mon travail en m’occupant des autres enfants sur place », précise-t-il.

 

 

GRÂCE À LA PISTE D’ATHÉTISME

 

Mo Farah avait déjà déclaré qu’il avait déménagé en Grande-Bretagne avec ses parents comme réfugié somalien ce qui est complètement faux. On apprend que son père aurait été tué par des coups de feu perdus en Somalie pendant une période trouble alors qu’il n’avait que quatre ans.

 

Sa mère et ses deux frères vivent actuellement dans la ferme familiale de la région sécessionniste du Somaliland en Somalie.

 

À 12 ans, à l’école, un enseignant en éducation physique qui l’a pris sous son aile, révèle que Mo Farah semblait négligé et aliéné émotionnellement et culturellement mais qu’il est parvenu à s’épanouir sur une piste d’athlétisme. C’est à partir de cette séquence que des dispositions ont été entreprises afin qu’il soit confié à une famille d’accueil somalienne où graduellement, il a repris confiance en lui.

 

 

LA CRAINTE D’ÊTRE EXPULSÉ

 

« J’ignorais vraiment qu’il existait autant de personnes qui vivent la même chose que moi et cela démontre que finalement, j’ai été chanceux de m’en sortir de cette façon. Je réalisais du même coup que beaucoup de choses Farah1avaient été retirées de mes épaules », poursuit Mo Farah.

 

En fait, il gardait le silence sur sa vie antérieure car il craignait d’être expulsé s’il racontait les expériences qu’il avait vécues. Il s’est ouvert publiquement afin de contester la perception des gens concernant la traite des être humains dans le monde.

 

On s’entend que la notoriété qu’il s’est taillée à travers ses exploits sportifs lui a fourni un certain pouvoir qu’il a su utiliser à bon escient.

 

Mentionnons que Mo Farah a obtenu sa citoyenneté britannique en 2000 et fut anobli par la reine Elizabeth II en 2017.

 

« Tout ce que Sir Mo a survécu prouve qu’il n’est pas seulement l’un de nos plus grands olympiens mais un grand Britannique », a conclu le maire de Londres, Sadiq Khan.

 

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