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Charles Vaillancourt
La coupe Vanier

Coupe Vanier : à Hamilton en 2016 et 201...

Le match se tiendra au Tim Hortons Field, un tout nouvel amphithéatre de 24 000 sièges qui a été inauguré en septembre 2014.

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Événements

Charles Vaillancourt laisse une bonne impression à la Classique Shrine

Football lundi, 25 janv. 2016. 18:41 Charles Vaillancourt
Charles Vaillancourt (Source d'image:East-West Shrine Game )
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Après s’être mesuré aux meilleurs espoirs issus de la NCAA durant la semaine de la Classique Shrine Est-Ouest, Charles Vaillancourt est revenu au Québec avec le sentiment du devoir accompli.

Le garde étoile du Rouge et Or de l’Université Laval a tiré son épingle du jeu en plus d’être interviewé par neuf équipes de la NFL. Les prochaines semaines seront déterminantes pour son avenir du côté des États-Unis alors que certaines formations pourraient l’inviter pour le voir en action de nouveau.

« Je suis très heureux. C’était une super belle expérience de vie. C’était assez unique en son genre. Il n’y a pas beaucoup de Québécois qui ont pu vivre cette expérience. Je me sens très privilégié », a raconté le joueur de ligne offensive âgé de 23 ans à l’autre bout du fil.

La Classique Shrine est un évènement où plus d’une centaine de dépisteurs épient les faits et gestes des espoirs universitaires qui aspirent à jouer dans la NFL. En plus du match, la semaine est ponctuée de plusieurs entraînements et les équipes peuvent aussi faire des entrevues avec les joueurs de leur choix.

« Ce qui est le plus impressionnant, c’est le nombre de dépisteurs. Ce n’est pas comme la LCF avec neuf équipes. C’est 32 formations avec 4 ou 5 dépisteurs par équipe. Autour du terrain d’entraînement, c’est rempli de dépisteurs et de journalistes. Ça te garde sur l’adrénaline », a convenu le finaliste au prix du meilleur joueur de ligne du circuit universitaire canadien en 2015.

Charles VaillancourtComme bien des joueurs de ligne offensive canadien, Vaillancourt a éprouvé des difficultés lors des premiers entraînements, notamment en raison de la verge en moins et de la vitesse du jeu. Celui qui est classé sixième espoir en vue du repêchage de la LCF a progressé tout au long de la semaine, ce qui ne sera pas ignoré par les dépisteurs.

« Les premières pratiques étaient difficiles parce que j’avais beaucoup d’ajustements à faire avec la verge en moins. C’est la même histoire pour chaque Canadien chaque année. J’avais moins de points de repère », a expliqué l’étudiant en administration des affaires.

« Ce qui était important, c’était qu’il y ait une progression de jour en jour pour pouvoir démontrer aux dépisteurs que j’étais capable d’être dirigé et d’apprendre assez rapidement », a-t-il ajouté, lui qui croit s’être démarqué du côté de la protection de passe.

Jean-Marc Edmé, qui est le nouveau coordonnateur du personnel des joueurs du Rouge et Noir d’Ottawa, a constaté cette évolution chez le garde du Rouge et Or. Edmé a assisté aux entraînements ainsi qu’au match qui était présenté au Tropicana Field de St. Petersburg en Floride.

« Charles s’est vraiment amélioré au cours de la semaine. Il s’est bien débrouillé durant le match. Il ne s’est pas fait déclasser. Il a fait de bons blocs et a été solide sur la ligne de mêlée. Son placement de mains était très bon. Il s’est vraiment aidé avec le match qu’il a eu », a observé l’ancien dépisteur des Alouettes de Montréal.

D’autres occasions de démontrer son talent?

Vaillancourt est revenu au Québec dimanche au lendemain de sa performance satisfaisante à la Classique Shrine.

Puisque le match était diffusé sur les ondes de NFL Network, famille, amis et coéquipiers de Vaillancourt ont pu le voir à l’œuvre dans leur téléviseur. Le bar Chez Slim dans sa ville natale de Coaticook a même diffusé la rencontre.

Le séjour au Québec de Vaillancourt sera de courte durée puisqu’il retournera au Tennessee pour s’entraîner sous l’égide de Charlie Petrone, le même préparateur physique qui a entraîné Laurent Duvernay-Tardif. Vaillancourt sera aussi conseillé par un entraîneur de ligne offensive et ancien bloqueur dans la NFL, Bruce Wilkerson.

Pendant ce temps, son agent Sasha Ghavami contactera les équipes de la NFL pour savoir quelle impression son protégé leur a laissée. Celui qui a aussi comme client Duvernay-Tardif tentera de lui dénicher des visites ou une autre chance de se faire voir par des dépisteurs des équipes.

« Il est encore trop tôt (pour savoir s'il y aura une suite). Dans le cas de Charles et des autres Canadiens, ce ne sont pas des joueurs que les dépisteurs ont la chance de voir durant l'année. Il y a de la curiosité et ils veulent en savoir plus sur lui. C'est toujours plaisant les entrevues et l'intérêt démontrés par les équipes », a mentionné Ghavami qui a reçu plusieurs commentaires positifs sur le joueur du Rouge et Or.

Vaillancourt demeure réaliste : ses chances d’être repêché sont minces. Mais il est en paix avec ce qu’il a montré aux 32 équipes du circuit Goodell lors de la Classique Shrine.

« J’essaie de ne pas avoir d’attente. Mon seul but était d’aller là-bas et de tout donner pour n’avoir aucun regret. J’ai vécu mon expérience à 100 %. Mon sort n’est plus entre mes mains », a-t-il exprimé.

Sean McEwen, David Onyemata et Charles Vaillancourt« Le buzz était moins grand pour Charles que pour Laurent (Duvernay-Tardif). Laurent c’était un spécimen rare. Charles il y a beaucoup d’équipes qui l’ont regardé sur vidéo. Il a fait de bonnes choses à l’Université Laval. Ils savent quel genre de joueur il est. Ça ne m’étonnerait pas qu’il ait des équipes qui veuillent le revoir avant ou après le repêchage », a analysé Edmé qui note que la technique de Vaillancourt est meilleure que celle de Duvernay-Tardif à cette étape de son développement.

Vaillancourt était l'un des trois Canadiens à avoir été invité à la Classique Shrine. Les deux autres étaient le centre des Dinos de l'Université de Calgary, Sean McEwen (gauche sur la photo), et le plaqueur défensif Ebuka Onyemata (centre sur la photo) des Bisons de l'Université du Manitoba.

Le numéro 67 du Rouge et Or poursuivra son entraînement pour se préparer en vue du camp d’évaluation de la LCF qui se tiendra du 11 au 13 mars à Toronto. Ses plans pourraient toutefois changer advenant un coup de téléphone d’une équipe de la NFL.

La Coupe Vanier à Hamilton en 2016 et 2017

Universitaires lundi, 18 janv. 2016. 17:50 La coupe Vanier
La coupe Vanier (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

Le sport interuniversitaire canadien a annoncé que la finale de la Coupe Vanier se tiendra à Hamilton en 2016 et en 2017.

Le match se tiendra au Tim Hortons Field, un tout nouvel amphithéatre de 24 000 sièges qui a été inauguré en septembre 2014.

C'est la quatrième fois que la finale de la Coupe Vanier se tiendra à Hamilton.

C'est aussi la première fois en quatre ans que l'évènement ne sera pas tenu au Québec.

La finale prévue cette année sera disputée le 26 novembre.

« La ville de Hamilton, avec l'Université McMaster et ArcelorMittal Dofasco au cœur de ses activités, est l'endroit parfait pour donner vie à notre vision pour la Coupe Vanier, a dit le président-directeur général de SIC Graham Brown dans un communiqué. Il y a un incroyable élan grâce aux Jeux panaméricains, un formidable stade, une extraordinaire participation et mobilisation des bénévoles, puis un engagement sans pareil de la communauté des affaires.»

Derrick Henry se rend admissible au prochain repêchage NFL

NFL jeudi, 14 janv. 2016. 16:57 Derrick Henry
Derrick Henry (Source d'image:PC)

Le gagnant du trophée Heisman, Derrick Henry, s'est déclaré admissible au prochain repêchage après une saison extraordinaire.

Le porteur de ballon du Crimson Tide d'Alabama a récolté 2219 verges au sol et 28 touchés, deux sommets dans la NCAA.

Henry a complété sa saison de rêve en remportant le championnat national, lundi dernier, face à Clemson. Il a couru pour 158 verges et inscrit trois touchés dans cette victoire de 45-40.

Le plaqueur défensif d’Alabama A’Shawn Robinson considérerait lui aussi sérieusement se rendre admissible. La date limite pour le faire est le 18 janvier, soit lundi prochain.

L'Université de l'Alabama défait l'Université Clemson pour remporter le Championnat national

NCAA mardi, 12 janv. 2016. 00:21

Alabama 45 - Clemson 40 2:05

L’Université de l’Alabama a poursuivi sa dynastie en défaisant l’Université Clemson par la marque de 45-40, lundi, pour remporter un quatrième championnat national en sept ans.

Dans un match qui a été excitant jusqu’à la toute fin, le Crimson Tide a fait tourner le vent en sa faveur en récupérant un botté court au quatrième quart. Deux jeux après le botté court, le quart-arrière Jake Coker a rejoint le receveur O.J. Howard sur 51 verges pour le majeur qui donnait les devants 31-24 à Alabama.

L'entraîneur-chef Nick Saban remporte son quatrième titre à la barre de l’Université d’Alabama (14-1) et le cinquième de sa carrière. Clemson (14-1) était classé au premier rang avant le match alors que les Tigers n’avaient pas encore subi la défaite cette saison.

Le demi offensif du Crimson Tide Derrick Henry, le gagnant du trophée Heisman, a porté le ballon à 36 reprises pour 158 verges tout en marquant trois touchés, dont un sur une course de 50 verges.

Howard a pour sa part réalisé cinq attrapés pour 208 verges de gains.

Le quart-arrière de Clemson, Deshaun Watson, a permis à son équipe de commencer le quatrième quart avec une égalité avant que l’Université de l’Alabama inscrive 24 points lors du dernier quart.

Alabama-Clemson : duel de titans à Glendale (RDS2, 20 h 30)

NCAA samedi, 9 janv. 2016. 13:00 Jake Coker et Ty Flournoy-Smith
Jake Coker et Ty Flournoy-Smith (Source d'image:Getty)
Ray Lalonde 2016

C'est lundi soir qu'aura lieu la grande finale du Championnat de football universitaire aux États-Unis, rencontre présentée sur RDS2 dès 20 h 30. Ce match tant attendu qui se déroulera à Glendale, en Arizona, dans le stade des Cardinals de la NFL mettra aux prises le Crimson Tide de l’Université de l’Alabama (13-1 et no 2 au classement) et les Tigers de Clemson (14-0 et no 1).

Ce match mettra un point final sur une saison spectaculaire au football universitaire américain. On a rarement l’opportunité de voir les deux meilleures équipes s’affronter en finale, alors ne manquez pas ce match.

Il s'agit d'une belle opportunité pour expliquer l'historique des bowls, le processus de sélection et, brièvement, ce que ce sport représente en termes d'affaires aux États-Unis.

L'histoire des bowls débute en 1902 avec un match organisé par l'Association des Roses entre l'Est et l'Ouest où l'Université du Michigan l'a emporté sur l'Université de Stanford, 49-0. En 1922, cette même Association des Roses fait construire un Stade pouvant accueillir 57 000 spectateurs à Pasadena en Californie. L'année suivante, en 1923, le stade prendra le nom de Rose Bowl et on assistera au premier des Rose Bowls joués dans ce stade où l'on a vu USC défaire Penn State 14-2. Dans les années 30, d'autres régions des États-Unis emboîtent le pas en créant leur propre bowl, souvent par souci de stimuler la croissance du  tourisme et de l'économie dans leur région, et dès 1940 on peut en distinguer cinq : le Rose Bowl, le Sugar Bowl, le Cotton Bowl, l’Orange Bowl et le Sun Bowl. En 2015, voilà qu’on répertorie maintenant 40 bowls à travers les États-Unis, tous joués à partir de la mi-décembre jusqu'au début janvier.

L'importance de chaque bowl et l'identité de ceux qui y jouent a beaucoup évolué au fil des décennies, mais depuis 2014, un tout nouveau système éliminatoire a été mis en place avec l'objectif de couronner un champion national universitaire grâce à une sélection finale de quatre équipes et des éliminatoires entre eux. Il existe une dizaine d’associations de football universitaire à travers les États-Unis, dont cinq très importantes surnommées le « Power 5 », soit la SEC, le Big Ten, le PAC 12, le Big 12 et l’ACC, en plus de quelques équipes dites indépendantes dont la célèbre équipe de l'Université Notre Dame. C'est généralement à partir des équipes membres du « Power 5 » que les bowls s’organisent en fin de saison. À partir de la mi-saison, un comité de sélection formé de 13 membres détermine un classement  de 25 équipes duquel seront puisés les quatre finalistes au Championnat national lors de la dernière sélection.

Des joueurs de ClemsonDe tous les bowls qu'on dénombre aujourd'hui, six ont été retenus pour accueillir annuellement, sur une base rotative, les deux matchs de demi-finales menant à la finale nationale : l’Orange Bowl, le Cotton Bowl, le Peach Bowl, le Fiesta Bowl, le Sugar Bowl et le Rose Bowl. Par exemple, cette année, ce sont l'Orange Bowl en Floride et le Cotton Bowl au Texas qui ont accueilli les deux demi-finales le 31 décembre dernier. Le site de la grande finale est quant à lui déterminé par une sélection où les villes intéressées sont invitées à présenter leurs candidatures comme pour le Super Bowl. Cette année, ce match sera joué lundi soir prochain à Glendale.

La sélection pour les autres bowls qui n'ont pas de liens avec le championnat national repose soit sur un système d'invitation ou à une entente permanente entre une association et un bowl en particulier. Un exemple demeure toujours le Rose Bowl, qui implique toujours une équipe du Pac 12 contre une équipe du Big Ten. Mais dans le cas des invitations à d’autres bowls, même une équipe ayant une fiche négative peut théoriquement être invitée. Cette année, quelques  équipes participant à des bowls avaient des fiches de cinq victoires  contre sept défaites. Une situation qui s'explique par le trop grand nombre de bowls. En 2015, 40 bowls furent joués, ce qui veut dire que 80 équipes furent invitées à participer à ces matchs depuis un mois. Sur les 80 équipes, une cinquantaine sont de calibre très élevé, mais plusieurs ne méritent probablement pas de recevoir une telle invitation. L'intérêt pour plusieurs de ces matchs ne dépassera pas les frontières des deux universités qui s'affrontent ou de la ville qui accueille le match. 

En fait,  les organisateurs des bowls recherchent des équipes gagnantes, bien entendu, mais aussi des équipes qui ont un rayonnement national, si possible, afin d’attirer les partisans de partout aux États-Unis et de favoriser le tourisme, la vente de billets et l’audience télévisuelle.  Ces revenus potentiels que peuvent générer les équipes qui s'affrontent incitent les organisations à les inviter ou non. Le prestige d'une université, les rivalités historiques, la taille de sa base de partisans sont quelques-uns des autres critères qui serviront à la sélection des équipes. Par exemple, le Taxslayer Bowl qui s’est déroulé à Jacksonville en Floride la semaine dernière avait invité les Bulldogs de Georgia de la SEC et Penn State du Big Ten. Ce sont effectivement deux grandes institutions et deux grands programmes de football avec plusieurs centaines de milliers de partisans à travers les États-Unis, qui s’étaient déjà affrontés au Sugar Bowl en 1983 pour le championnat national. De ce fait, le Taxslayer Bowl savait que la rivalité entre les deux allait attirer la foule et les téléspectateurs.

L'engouement des Américains pour le football universitaire est extraordinaire. Le lien émotif qu'un diplômé d'une université américaine entretien avec son alma mater explique cette popularité. Toute sa vie, il participera généreusement au financement de son université, et surtout, encouragera ses équipes sportives, particulièrement au football et au basketball. Cette dimension fait en sorte que les grandes équipes de football peuvent souvent accueillir en moyenne plus de 100 000 spectateurs à chacun de leur match comme ce fut le cas en 2015 à Michigan (110 168), Ohio State (107 244) et Texas A&M (103 622).

Le football universitaire américain, c'est aussi beaucoup d'argent. En 2013, ESPN a accepté de payer 7,3 milliards de dollars US (10,14 milliards de dollars canadiens) pour obtenir les droits de diffusion de télévision jusqu'en 2025. En comparaison, la LNH a signé un contrat pour la même durée avec les équipes canadiennes, soit de 12 ans, pour un montant de 5,2 milliards de dollars canadiens. Pour illustrer encore mieux jusqu'à quel point on parle de beaucoup d'argent, une équipe mythique comme les Wolverines de Michigan a pu offrir un salaire tout aussi élevé à l'entraîneur-chef Jim Harbaugh que ce qu’il gagnait avec les 49ers de San Francisco de la NFL.

Plusieurs grands programmes de football tels Ohio State, Texas, Alabama et cie génèrent des revenus annuels de plus de 100 millions de dollars. Il faut comprendre que le football et/ou le basketball de la NCAA financent parfois jusqu’à 25 autres disciplines sportives des universités américaines moins aptes à s’autofinancer. Ceci permet à des centaines d’étudiants-athlètes, garçons ou filles, d’obtenir des bourses sportives. Et dans tout cet univers de passion des Américains, ces grands programmes de football font tout cet argent en vente de billets, commandites, produits dérivés et télévision, sans avoir à payer les athlètes qui sont les vedettes de ces spectacles si populaires. Voilà un sujet qui revient constamment à l’agenda de la NCAA, et qui selon moi devra être adressé un jour ou l'autre par leurs dirigeants.

En conclusion, le football universitaire américain est un produit spectaculaire et excessivement lucratif. On n’arrive pas à pleinement réaliser la dimension du sport universitaire aux États-Unis. Mais le choc Alabama-Clemson lundi soir en direct de l’Arizona saura nous faire voir l’ampleur de ce sport en Amérique et promet d’offrir un spectacle d’une qualité inégalée.

La ville de Hamilton présentera la Coupe Vanier en 2016 et 2017

Universitaires vendredi, 18 déc. 2015. 16:05 La coupe Vanier
La coupe Vanier (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

À moins d'un revirement de dernière minute, la ville de Hamilton présentera les deux prochaines éditions de la Coupe Vanier, rapporte le quotidien The Hamilton Spectator.

Les dirigeants de la ville et de Sport interuniversitaire canadien (SIC) se sont rencontrés jeudi et en sont venus à une entente de principe. La ville de Hamilton doit maintenant faire parvenir les documents officiels au SIC qui doit ensuite faire approuver la décision par son conseil exécutif.

Le président-directeur général de SIC, Graham Brown, a rencontré la ville de Hamilton et recommandera sa candidature. 

Les 52e et 53e éditions de la Coupe Vanier seront donc disputées au Tim Hortons Field, le domicile des Tiger-Cats dans la LCF.

Le SIC sera l'organisateur de la Coupe Vanier alors qu'il cédait l'opération de l'évènement à un tierce partie auparavant.

Les deux parties présenteront une conférence de presse lorsque le SIC aura approuvé le choix de Hamilton.

Les trois dernières éditions de la Coupe Vanier ont été présentées au Québec, soit deux fois à Québec et une fois à Montréal. La dernière présentation du championnat national de football universitaire à avoir été présentée hors du Québec était en 2012 à Toronto.

Jean-Vincent Posy-Audette nommé coordonnateur défensif des Gee-Gees

Universitaires jeudi, 17 déc. 2015. 11:55 Jean-Vincent Posy-Audette
Jean-Vincent Posy-Audette (Source d'image:Alouettes de Montréal - Rogerio Barbosa)

Le programme de football des Gee-Gees comptera désormais sur Jean-Vincent Posy-Audette à titre de coordonnateur défensif. Posy-Audette joindra l’Université d’Ottawa après avoir travaillé comme dépisteur et adjoint aux opérations football, avec les Alouettes de Montréal, lors de la campagne 2015.

Pour Posy-Audette, il s’agira d’un retour au niveau de SIC à la suite d’un séjour de deux saisons au sein des Alouettes. Nommé à deux reprises parmi les étoiles canadiennes comme demi de coin, Posy-Audette a remporté la Coupe Vanier en 1999 alors qu’il jouait pour le Rouge et Or de l’Université Laval. Il a, par la suite, été repêché par les Argonauts de Toronto. Après deux saisons avec les Argonauts, Posy-Audette a entamé sa carrière d’entraîneur à temps plein avec les Carabins de l’Université de Montréal où il était responsable des unités spéciales et des demis de coin.

En 2007, il a déménagé à Sherbrooke afin d’assumer les mêmes responsabilités avec le Vert et Or. Il est devenu leur coordonnateur défensif en 2012. Lors de cette saison, la formation de Sherbrooke a conclu le calendrier au premier rang de SIC pour le nombre de touchés (5) par l’unité défensive, au sixième rang pour les interceptions (13) et au dixième rang pour le nombre de points alloués par rencontre. Posy-Audette, âgé de 39 ans, cumule déjà 12 ans d’expérience comme entraîneur au niveau de SIC.

« Je suis heureux d’avoir la possibilité de revenir comme entraîneur et l’Université d’Ottawa a tellement de côtés positifs », affirme Posy-Audette, qui mentionne, par exemple, l’environnement scolaire, son emplacement au centre-ville et le bilinguisme de l’institution parmi les avantages pour les étudiants-athlètes. « J’ai toujours considéré Ottawa comme une force tranquille. Il y a tellement de potentiel et je crois que Jamie fait un excellent travail. Je ne suis qu’une nouvelle pièce au casse-tête, mais je travaillerai très fort pour aider l’équipe à retrouver leur succès des beaux jours. »

« Il a été fortement recommandé et j’ai été impressionné par son enthousiasme et sa passion », déclare l’entraîneur-chef des Gee-Gees, Jamie Barresi, qui entreprendra, en 2016, sa quatrième saison à la tête du programme. « Son expérience professionnelle, tant comme entraîneur que comme joueur, est très riche. Il est un bon communicateur et je crois que les joueurs apprécieront apprendre de lui. »

Originaire de Port-au-Prince, en Haïti, Posy-Audette est bilingue et président, depuis 2007, du Conseil d’administration de la Fondation pour le développement durable d’Haïti. Il a participé à trois camps de NFL à titre d’entraîneur-invité avec les Bengals de Cincinnati et les Bears de Chicago en plus d’avoir entrainé au sein du système de l’équipe provinciale du Québec au niveau U17. La 114e saison de football des Gee-Gees commencera le 5 septembre 2016. Pour plus de renseignements au sujet de l’horaire des matchs, veuillez visiter notre page Web.

La 114e saison de football des Gee-Gees commencera le 5 septembre 2016.

Charles Vaillancourt, David Onyemata et Sean McEwen invités à la Classique Shrine

Universitaires lundi, 14 déc. 2015. 15:34 Charles Vaillancourt
Charles Vaillancourt (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

Le garde Charles Vaillancourt de l'Université Laval, le plaqueur David Onyemata de l'Université du Manitoba et le centre Sean McEwen de l'Université de Calgary ont été sélectionnés pour représenter le football de Sport interuniversitaire canadien à la 91e édition de la prestigieuse Classique Shrine Est-Ouest, qui sera disputée le samedi 23 janvier 2016 au Tropicana Field à St. Petersburg, en Floride.

La Classique Shrine, qui est le plus vieux match des étoiles universitaire aux États-Unis, est disputée annuellement depuis 1925 afin d’amasser des fonds pour les hôpitaux pour enfants Shriners. Des soins médicaux uniques et du soutien sont offerts aux enfants et à leur famille dans les 22 hôpitaux Shriners aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Le Québécois Laurent Duvernay-Tardif a participé à cet évènement en janvier 2014 et avait été repêché par les Chiefs de Kansas City lors du repêchage qui s'était tenu en mai 2014.

Originaire de Coaticook, Vaillancourt a fait un bond de quatre places pour se retrouver au sixième échelon sur la plus récente liste du Bureau de recrutement de la LCF et est actuellement considéré comme le deuxième meilleur espoir de SIC derrière Onyemata. À l’aube de sa carrière professionnelle, l’étudiant en administration des affaires de 6 pieds 4 et 325 livres est l’un des joueurs de ligne offensive les plus décorés dans l’histoire du football de SIC.

En quatre saisons à Laval, il a aidé l’équipe à remporter deux titres de la Coupe Vanier, a été retenu parmi les étoiles canadiennes à chaque année - incluant une sélection sur la première unité lors de chacune des trois dernières campagnes - et, cet automne, était le candidat de la conférence RSEQ pour l’obtention du trophée J.P. Metras remis au meilleur joueur de ligne au pays. Le capitaine du Rouge et Or âgé de 23 ans, qui a représenté l’équipe mondiale à l’International Bowl au Texas en 2012, a été plus dominant que jamais en 2015, aidant l’attaque lavalloise à prendre le premier rang au Québec pour les points (37,3 par match), les verges totales (506,9) et le jeu au sol (211,0).

Grâce à la sélection de Vaillancourt, Laval se classe désormais troisième parmi les programmes de SIC avec cinq joueurs invités à la Classique Shrine au fil des ans. Le joueur de ligne défensive Arnaud Gascon-Nadon avait été le dernier représentant du Rouge et Or en 2012.

« C’est un honneur amplement mérité pour Charles, a dit l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin. Il était l’un des joueurs de ligne offensive les plus convoités au pays à sa sortie des rangs collégiaux, après avoir été nommé meilleur joueur de ligne en 2011. Il a été partant au poste de garde dès qu’il s’est amené chez nous et ce, sur une très bonne ligne pleine de vétérans, dont trois ont été choisis en première ronde de la LCF par la suite. Charles a beaucoup contribué à notre production offensive depuis qu’il est à Laval et a connu une autre campagne dominante en 2015, avec le rôle ajouté de capitaine de l’équipe. »

Depuis 1985, SIC est représenté annuellement à cette partie qui regroupe une centaine d’étoiles provenant pour la plupart d’institutions de la NCAA. Dans la majorité des cas, deux joueurs de SIC ont traversé la frontière, à l’exception de 1985 (1), 2008 (4), 2012 (3), et maintenant 2016 (3).

Originaire de Lagos au Nigéria, Onyemata n’avait jamais joué au football avant son arrivée au Canada il y a cinq ans. Après quatre campagnes exceptionnelles avec les Bisons, l’étudiant en arts de 6 pieds 4 et 300 livres est le joueur de SIC le mieux coté - deuxième au total - sur la plus récente liste du Bureau de recrutement de la LCF en vue du repêchage 2016 de la ligue.

L’athlète de 23 ans a connu une remarquable quatrième saison au Manitoba cet automne, méritant une deuxième sélection de suite parmi les étoiles de Canada-Ouest, une première parmi celles de SIC, puis le trophée J.P. Metras remis au meilleur joueur de ligne au Canada. Partant lors de chacune des huit rencontres du calendrier régulier, il a terminé deuxième au sein de sa conférence et neuvième au pays pour les sacs (5), s’est également classé deuxième dans l’Ouest pour les plaqués pour des pertes (7,5) et a pris le 12e échelon pour les plaqués totaux (38,5), le tout malgré le fait qu’il était couvert par deux joueurs sur la plupart des jeux. Il a également provoqué un échappé en plus de récupérer un ballon égaré.

Onyemata est le quatrième joueur du Manitoba invité à la Classique Shrine et le premier depuis le joueur de ligne défensive Evan Gill en 2014.

« Nous sommes très fier de David. Ce prestigieux honneur lui permettra de démontrer à nouveau son savoir-faire et se veut un autre chapitre dans sa remarquable histoire, a dit l’entraîneur-chef des Bisons Brian Dobie. Le parcours de David en dit long sur son caractère, sa passion et son talent. C’est incroyable qu’un jeune homme qui ne connaissait rien du football il y a cinq ans ait remporté un trophée individuel majeur de SIC et est maintenant considéré comme l’un des plus beaux espoirs professionnels. »

McEwen, qui est natif de Calgary, a été le deuxième joueur de SIC réclamé lors du repêchage 2015 de la LCF en mai dernier, lorsque les Argonauts de Toronto l’ont choisi au troisième rang au total. Au lieu de passer immédiatement chez les professionnels, l’étudiant en science a préféré retourner chez les Dinos afin de terminer son stage universitaire cet automne et sa décision s’est avérée payante, tant au niveau académique que sportif.

À sa cinquième et dernière saison sur le circuit de SIC, le vétéran de 6 pieds 3 et 297 livres a été retenu parmi les étoiles de Canada-Ouest pour une quatrième année de suite et parmi l’élite canadienne pour une troisième campagne consécutive, incluant deux sélections d’affilée sur la première unité. Il a aidé les Dinos à fracasser le record de la conférence pour les points marqués pour une deuxième année consécutive avec 471 en huit rencontres de calendrier régulier, soit une remarquable moyenne de 58,9 par match. Grâce en grande partie à sa constance au centre de la ligne de mêlée, Calgary a dominé Canada-Ouest dans toutes les catégories offensives majeures et le quart-arrière Andrew Buckley a remporté un deuxième trophée Hec Crighton de suite après avoir établi un nouveau standard de SIC avec 3162 verges par la passe.

McEwen est devenu la 12e vedette des Dinos sélectionnée pour prendre part à la Classique Shrine – un sommet au sein de SIC – et le premier depuis son coéquipier de la ligne offensive Kirby Fabien en 2013.

« Sean est un leader exceptionnel et a démontré sa capacité à dominer sur la ligne offensive, a dit le pilote des Dinos Wayne Harris, lui-même choisi entraîneur de l’année de SIC cette saison. Il a le respect de ses coéquipiers et de ses adversaires, et cet honneur couronne à merveille sa carrière universitaire et lui permet de marcher dans les traces des grands joueurs de ligne offensive des Dinos qui ont participé à la Classique Shrine. Il représentera fièrement le football de SIC et l’Université de Calgary. »

JOUEURS DE SIC DE L’OUEST À LA CLASSIQUE SHRINE EST-OUEST 

Année   Joueur                                         Pos.     Taille   Poids   Université            Entraîneur

2016     Sean McEwen                               LO       6-3       297      Calgary                Wayne Harris

2016     David Onyemata                          LD       6-4       295      Manitoba              Brian Dobie

2015     Addison Richards                         RÉ       6-5       205      Regina                  Frank McCrystal

2014     Evan Gill                                      LD       6-3       280      Manitoba              Brian Dobie

2013     Kirby Fabien                                LO       6-6       295      Calgary                Blake Nill

2012     Ben Heenan                                  LO       6-4       310      Saskatchewan      Brian Towriss

2012     Akiem Hicks                                LD       6-5       300      Regina                  Frank McCrystal

2011     Anthony Parker                            RI        6-2       215      Calgary                Blake Nill

2010     Jordan Sisco                                 RI        6-1       212      Regina                  Frank McCrystal

2009     Simeon Rottier                              LO       6-6       286      Alberta                 Jerry Friesen

2008     Dylan Barker                                M         6-4       200      Saskatchewan      Brian Towriss

2008     Brendon LaBatte                          LO       6-4       320      Regina                  Frank McCrystal

2007     Jordan Rempel                             LO       6-6       310      Saskatchewan      Brian Towriss   

2006     Daniel Federkeil                           LD       6-7       285      Calgary                Tony Fasano

2005     Nick Johansson                            LD       6-2       275      UBC                     Lou DesLauriers

2004     Ibrahim Khan                               LO       6-4       305      Simon Fraser        Chris Beaton

2003     Israel Idonije                                LD       6-7       285      Manitoba              Brian Dobie

2002     Jason Clermont                             RI        6-1       236      Regina                  Frank McCrystal

2001     Carlo Panaro                                 LO       6-2       281      Alberta                 Tom Wilkinson

2000     Kevin Lefsrud                              LO       6-4       285      Saskatchewan      Brian Towriss

1999     Scott Flory                                    LO       6-4       290      Saskatchewan      Brian Towriss

1998     Bob Beveridge                              LO       6-6       308      UBC                     Casey Smith

1997     Ben Fairbrother                            LO       6-4       305      Calgary                Tony Fasano

1996     Don Blair                                      RÉ       6-4       280      Calgary                Peter Connellan

1995     Rohn Meyer                                 LO       6-4       280      Calgary                Peter Connellan

1994     Travis Serke                                 LO       6-3       290      Saskatchewan      Brian Towriss

1993     Chris Konrad                                LD       6-3       235      Calgary                Peter Connellan

1992     Jason Rauhaus                              LD       6-1       240      Manitoba              Scott Spurgeon

1991     Mike Pavelec                                LO       6-6       280      Calgary                Peter Connellan

1990     Mark Singer                                  SEC     6-0       221      Alberta                 Jim Donlevy

1989     Brent Korte                                   LD       6-1       225      Alberta                 Jim Donlevy

1988     Craig Watson                                LO       6-2       250      Calgary                Peter Connellan

1987     Leo Groenewegen                        LO       6-4       260      UBC                     Frank Smith

1986     Kent Warnock                              LD       6-7       265      Calgary                Peter Connellan

1985     Tom Spoletini                               LO       6-2       270      Calgary               Peter Connellan

JOUEURS DE SIC DE L’EST À LA CLASSIQUE SHRINE EST-OUEST 

Année   Joueur                                         Pos.     Taille   Poids   Université            Entraîneur

2016     Charles Vaillancourt                     LO       6-4       315      Laval                    Glen Constantin

2015     Daryl Waud                                  LD       6-5       270      Western                Greg Marshall

2014     Laurent Duvernay-Tardif             LO       6-5       315      McGill                  Clint Uttley

2013     Matt Sewell                                   LO       6-8       335      McMaster             Stefan Ptaszek

2012     Arnaud Gascon-Nadon                 LD       6-3       250      Laval                    Glen Constantin

2011     Matthew O’Donnell                      LO       6-10     340      Queen’s               Pat Sheahan

2010     Matt Morencie                              LO       6-3       290      Windsor               Mike Morencie

2009     Étienne Légaré                              LD       6-4       265      Laval                    Glen Constantin

2008     Éric Maranda                                SEC     6-2       228      Laval                    Glen Constantin

2008     Samuel Giguère                            RÉ       6-0       215      Sherbrooke          André Bolduc

2007     Chris Best                                     LO       6-4       320      Waterloo              Marshall Bingeman       

2006     Andy Fantuz                                 RÉ       6-4       220      Western                Larry Haylor

2005     Jesse Lumsden                             PB        6-2       226      McMaster             Marcello Campanaro

2004     Carl Gourgues                              LO       6-1       290      Laval                    Glen Constantin

2003     Adam MacDonald                        SEC     5-11     215      StFX                     Dennis McPhee

2002     Kojo Aidoo                                  PB        5-11     235      McMaster             Greg Marshall

2001     Randy Chevrier                            LD       6-4       295      McGill                  Charlie Baillie

2000     Kojo Millington                            LD       6-3       245      Wilfrid Laurier     Rick Zmich

1999     Cameron Legault                          LD       6-3       245      Carleton               Donn Smith

1998     Dave Miller-Johnston                   BOT     6-1       180      Concordia            Pat Sheahan

1997     Mark Farraway                             LD       6-5       260      StFX                     John Stevens

1996     Harry Van Hofwegen                   LD       6-4       252      Carleton               Donn Smith

1995     Matthieu Quiviger                         LO       6-5       282      McGill                  Charlie Baillie

1994     Val St. Germain                            LO       6-4       290      McGill                  Charlie Baillie

1993     Mike O’Shea                                SEC     6-3       225      Guelph                 Dan McNally

1992     Chris Morris                                 LO       6-6       285      Toronto                Bob Laycoe

1991     Paul Vajda                                    LO       6-2       265      Concordia            Pat Sheahan

1990     Chris Gioskos                               LO       6-3       275      Ottawa                 Jim Daley

1989     Leroy Blugh                                 SEC     6-2       230      Bishop’s               Ian Breck

1988     Pierre Vercheval                           LO       6-2       272      Western                Larry Haylor

1987     Louie Godry                                 LO       6-1       240      Guelph                 Dan McNally

1986     Mike Schad                                   LO       6-5       294      Queen’s               Doug Hargreaves

 

JOUEURS DE SIC À LA CLASSIQUE SHRINE EST-OUEST 

 

Par position            

Ligne offensive    33

Ligne défensive    18

Receveurs               7

Secondeurs             5

Porteurs de ballon   2

Maraudeurs             1

Botteurs                  1

TOTAL:               67

 

Par université         

Calgary                 12

Saskatchewan         6

Laval                      5

Regina                    5

Alberta                    4

Manitoba                4

McGill                    4

UBC                       3

McMaster                3

Western                  3

Carleton                  2

Concordia               2

Guelph                    2

Queen’s                  2

StFX                       2

Bishop’s                 1

Ottawa                    1

Sherbrooke             1

Simon Fraser           1

Toronto                   1

Waterloo                 1

Wilfrid Laurier        1

Windsor                  1

TOTAL:               67

Derrick Henry remporte le trophée Heisman

Universitaire samedi, 12 déc. 2015. 21:49 Derrick Henry
Derrick Henry (Source d'image:PC)

NEW YORK - Derrick Henry a remporté le trophée Heisman, devenant le deuxième joueur de l'Université d'Alabama à remporter l'honneur individuel le plus prestigieux au football universitaire américain.

Il est le troisième porteur de ballon à recevoir le trophée au cours des 16 dernières années. Le seul autre membre du Crimson Tide

à avoir remporté le trophée Heisman est Mark Ingram, qui était aussi le dernier porteur de ballon à avoir reçu l'honneur, en 2009.

Le porteur de ballon de l'Université Stanford Christian McCaffrey a terminé deuxième au scrutin. Le quart-arrière de l'Université Clemson Deshaun Watson a terminé troisième.

Henry, un colosse de 242 livres, a fracassé le record de l'Association du Sud-Est appartenant à Herschel Walker avec 1986 verges de gains au sol et il a aussi égalé la marque de l'association avec 23 touchés.

Il a aidé le Crimson Tide à se qualifier pour les éliminatoires du football universitaire en tant que deuxième tête de série.

Six Québécois dans le top-20 des espoirs de la LCF

LCF jeudi, 10 déc. 2015. 16:57 Charles Vaillancourt
Charles Vaillancourt (Source d'image:Christian L-Dufresne)

Les Québécois Mehdi Abdesmad de Boston College et Charles Vaillancourt du Rouge et Or de l’Université Laval font partie des 10 meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LCF.

Lors du deuxième classement des 20 meilleurs espoirs qui a été publié ce vendredi, Abdesmad, un joueur de ligne défensive, a fait un bond de cinq rangs, lui qui était classé neuvième lors du premier top-20. Celui dont le nom apparaît au quatrième échelon a joué son football collégial avec les Spartiates du Cégep du Vieux Montréal.

Quant à Vaillancourt, un garde qui a été nommé trois fois sur la première équipe d’étoiles au Canada, il est maintenant au sixième rang, lui qui était au 10e en septembre.

Ses coéquipiers sur la ligne offensive lavalloise ont aussi gravi des échelons. Le garde Philippe Gagnon pointe au 13e rang et le bloqueur Jason Lauzon-Séguin le suit. Ils étaient respectivement 15e et 19e lors de la première sortie de ce classement.

Les trois joueurs de l’Université Laval sont les seuls représentants des équipes du Réseau du sport étudiant du Québec au sein de ce classement. Le Rouge et Or domine avec trois membres de son équipe parmi le top-20, tandis que l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de Calgary ont chacune deux joueurs.

Le receveur Tevaun Smith de l’Université Iowa est toujours au sommet suivi par le plaqueur défensif David Onyemata de l’Université du Manitoba qui a été le joueur de ligne par excellence au Canada en 2015.

Le demi défensif Elie Bouka, qui est originaire de Laval, a chuté au classement, passant de la quatrième à la 16e place. Ce dernier s’est blessé au talon d’Achilles, mais devrait être remis à temps pour les camps d’entraînement. Il a joué quatre saisons avec les Dinos de l'Université de Calgary.

Josiah St. John (3e), un joueur de ligne offensive de l’Université Oklahoma, et Arjan Colquhoun (5e), un demi défensif évoluant avec les Spartans de Michigan State, complètent le top-5.

Les sept rondes du repêchage de la LCF auront lieu au printemps 2016. D’ici là, les camps d’évaluation auront lieu cet hiver.

Rang

Nom

Position

Équipe

Changement

1.

Tevaun Smith

REC

Iowa

-

2.

David Onyemata

LD

Manitoba

-

3.

Josiah St. John

LO

Oklahoma

+3

4.

Mehdi Abdesmad

LD

Boston College

+5

5.

Arjan Colquhoun

DD

Michigan State

-2

6.

Charles Vaillancourt

LO

Laval

+4

7.

Mercer Timmis

PB

Calgary

-2

8.

Trent Corney

LD

Virginia

+9

9.

Taylor Loffler

DD

UBC

NC

10.

Mitchell Winters

LD

Miami (Ohio)

-2

11.

Dillon Guy

LO

Buffalo

-4

12.

Juwan Brescacin

REC

Northern Illinois

-1

13.

Philippe Gagnon

LO

Laval

+2

14.

Jason Lauzon-Séguin

LO

Laval

+5

15.

Anthony Thompson

DD

Southern Illinois

-2

16.

Elie Bouka

DD

Calgary

-12

17.

Llevi Noel

REC

Windsor AKO

-5

18.

Brian Jones

REC

Acadia

NC

19.

Doug Corby

REC

Queen’s

-3

20.

Quinn van Gylswyk

B

UBC

NC

Un conte de fées écrit à l’avance

Coupe Vanier samedi, 28 nov. 2015. 22:41

Une défaite difficile à avaler 1:41

Christian Dufresne

QUÉBEC – En l’espace d’un an, les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique sont passés de la risée de l’association Canada-Ouest à champions de la Coupe Vanier.

« Si on m’avait dit au début de ma carrière universitaire que c’était de cette façon que ça allait se terminer, je n’y aurais pas cru », a lancé le porteur de ballon Brandon Deschamps qui a conclu ses cinq saisons d’admissibilité universitaire samedi.

Quand Deschamps repense à tout le parcours de son équipe au cours des derniers mois, il ne peut que dire que c’était comme si quelqu’un avait écrit le script d'un conte de fées à l’avance.

Si on lui avait dit que Blake Nill prendrait la tête du programme de football de UBC un jour, Deschamps aurait probablement bien ri. Il aurait trouvé la blague drôle.

Il y a un an, Nill dirigeait les Dinos de l’Université de Calgary, les ennemis en quelque sorte des T-Birds. Après une défaite au championnat de Canada-Ouest, il a décidé de quitter l’équipe et de joindre un programme qui était considéré comme très médiocre.

Nill est un homme qui impose le respect. Il dégage de la confiance et cela s’est transposé chez ses joueurs. Il a tout donné pour ce programme dans la dernière année affirmant même vendredi qu’il était extrêmement fatigué, lui qui est un homme en grande forme physique.

« Cette victoire est incroyable. Il y a beaucoup de gens qui ne croient pas en ma manière de diriger parce que je suis trop intense. Mais c’est comme ça que j’ai grandi. Tout ce que j’ai fait a toujours été à 100 milles à l’heure », a-t-il mentionné plus d’une demi-heure après avoir soulevé la Coupe Vanier et encore sans mot pour expliquer ce qu’il ressentait.

C’est une surprise pour tout le monde, incluant lui, que l’équipe ait connu autant de succès dès le début de son ère. Nill était déjà un entraîneur légendaire du football universitaire canadien et ce titre ne vient que renforcer ce statut.

En conduisant son équipe à la 51e Coupe Vanier, il devenait le premier pilote à mener trois équipes différentes à la grande finale canadienne. Avec ses deux conquêtes avec les Huskies de Saint Mary’s en 2001 et 2002, il est le seul entraîneur-chef de l’histoire à avoir remporté les grands honneurs avec deux programmes différents.

Il y a eu quatre Coupes Vanier présentées à Québec et la formation qu’il dirigeait y a toujours participé. Après trois revers avec les Dinos, dont deux aux dépens du Rouge et Or, celui qui a commencé sa carrière de coach à l'Université St Francis Xavier a pu enfin savourer un titre dans une ville qu’il adore.

« Ça fait du bien d’en gagner une parce que j’en ai perdu beaucoup », a-t-il fait remarquer lui qui en a remporté trois en huit opportunités.

« C’était un gros risque de sa part (de venir ici). Ce doit être très spécial pour lui. Je ne pense pas qu’il s’attendait à ce qu’on se rende ici cette année. Il devait penser qu’on était une équipe qui pouvait se rendre en éliminatoires. Tu ne sais jamais ce qui peut se passer dans les éliminatoires. Et on voit que c’est vrai! », a exprimé Deschamps qui sera reconnaissant envers ses coéquipiers pour le reste de ses jours.

O’Connor, un homme de parole

Parmi les autres raisons qui font de Nill un des meilleurs entraîneurs au pays, il y a sa faculté à recruter les meilleurs joueurs.

Il a réussi à attirer le quart-arrière Michael O’Connor qui lui a permis samedi d’ajouter une bague de championnat à sa collection.

O’Connor était censé devenir le prochain quart-arrière partant de la prestigieuse université Penn State dans la NCAA. L’entraîneur-chef qui l’avait convaincu de joindre le programme a obtenu un emploi dans la NFL et l’avenir du natif de la région d’Ottawa devenait nébuleux.

Il a donc accepté l’offre de « Coach Nill ». Et en arrivant avec l’équipe, il a eu ces paroles pour Deschamps : « Je vais te gagner une Coupe Vanier ».

Deschamps n’y croyait évidemment pas, lui qui n’avait connu que des saisons de misères avec UBC où le simple fait de participer aux éliminatoires était convenable. « Il est un homme de parole », a-t-il finalement lâché en parlant de celui qui aura quatre autres années d’admissibilité pour mener l’attaque des Thunderbirds.

La formation du magnifique campus situé sur le bord de l’océan Pacifique mérite tout ce qui lui arrive présentement. UBC a bûché durement, notamment pour aller chercher des victoires difficiles sur la route. Les T-Birds ont vaincu l’ancien programme de Nill à la Coupe Hardy pour ainsi infliger une première défaite aux Dinos en 2015.

« Je ne sais pas si sur papier nous devions battre les équipes que nous avons défaites. Il y avait quelque chose qui faisait que l'on continuait à se battre et à gagner. Je suis dans le même bateau que Blake à tenter de réaliser tout ce qui s’est passé. Je suis heureux pour lui qu’il soit venu à UBC et que ça l’ait payé », a raconté Deschamps, qui a inscrit un touché de 44 verges face aux Carabins à son dernier match universitaire.

Ce n’est probablement que le début d’une longue histoire de succès à UBC puisque Deschamps sera le seul partant en attaque à ne pas être de retour l’an prochain. Du côté la défense, c’est à peu près le même scénario.
 

« Cette fois, nous étions du mauvais côté »

Coupe Vanier samedi, 28 nov. 2015. 21:45

Une défaite difficile à avaler 1:41

Christian Dufresne

QUÉBEC - La dernière fois qu’ils s’étaient présentés au Stade Telus, les Carabins avaient réussi à bloquer un botté sur le dernier jeu du match pour remporter la Coupe Dunsmore.

À la Coupe Vanier, la loi de la moyenne a prévalu et le ballon a passé entre les poteaux alors que les dernières secondes s’expiraient, faisant ainsi des Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique les champions du football universitaire canadien en 2015.

L’Université de Montréal a encore une fois montré qu’elle ne baisse jamais les bras alors qu’on a cru pendant un moment qu’elle allait orchestrer un retour comme celui de l’an dernier. Lors de la présentation de la 50e Coupe Vanier à Montréal, la troupe de Danny Maciocia avait inscrit 10 points sans réplique pour l’emporter 20-19 face aux Marauders de McMaster.

Le mauvais début de match des Bleus les a rattrapés au bout du compte puisque l’équipe a nettement mieux joué en deuxième demie en marquant 13 points sans réplique pour créer l’égalité 23-23. La rencontre s’est finalement terminée 26-23.

« Pour aller chercher des victoires, il faut jouer 60 minutes. On ne peut pas se permettre de jouer pendant seulement une demie et penser qu’on va gagner », a fait valoir Maciocia, dont la troupe tirait de l’arrière 16-0 au deuxième quart.

« Ça s’est encore fini de façon dramatique, mais cette fois nous n'étions pas du bon côté. C’était à nous de ne pas nous mettre dans cette situation. Nous avons fait beaucoup trop d’erreurs et de revirements. Nous n'avons pas joué notre football en première demie », expliquait pour sa part le joueur de ligne offensive Marc Glaude.

« On y croyait jusqu’à la fin. C’est ça le football. Ça peut se décider par quelques points. Ils ont joué du bon football et on a donné une bonne compétition. Ils méritent cette victoire », a ajouté le receveur Régis Cibasu, qui a contribué à 108 des 544 verges en attaque de son équipe avec cinq attrapés.

« En deuxième demie, ils ont vraiment bien performé, a convenu le receveur des T-Birds, Alex Morrison. Ils ont montré qu’ils sont une équipe de championnat. Leur défense a bien joué parce qu’on n’a pas fait grand-chose lors des deux derniers quarts. »

Du côté des Thunderbirds, les joueurs et entraîneurs flottaient sur un nuage. UBC avait terminé la saison 2014 avec une fiche de 2-6. L’entraîneur-chef Blake Nill, qui est devenu le premier pilote à gagner la Coupe Vanier à la tête de deux programmes différents, pleurait de joie après la rencontre.

Il avait renoncé à son poste avec les Dinos de l’Université de Calgary, un des meilleurs programmes au pays, pour se lancer dans l’aventure avec les Thunderbirds.

« Il faut être engagé à 100 %. J’ai réussi à convaincre ces jeunes à croire en eux-mêmes. Et c’est comme ça qu’on gagne », a lancé l’homme qui a remporté deux titres nationaux avec l’Université Saint Mary’s avant celui-ci.

« Je ne pensais pas l’an passé qu’on serait ici maintenant. Lorsque le ballon a passé entre les poteaux, c’était fou. C’est indescriptible », a révélé Morrison, qui a capté 7 passes pour 95 verges.

Une grande performance de O’Connor

Le quart-arrière recrue des T-Birds, Michael O’Connor, a été nommé le joueur par excellence de la rencontre. Il a récolté 389 verges par la voie des airs, dont 290 en première demie. L'unité offensive de UBC roulait à plein régime lors des deux premiers quarts pour finalement conclure le match avec 487 verges au total.

Le coordonnateur offensif, le vétéran Steve Buratto, avait établi un plan de match pour éviter que la pression ne se rende à son pivot, qui connaîtra une grande carrière. Ce dernier ne gardait pas le ballon longtemps entre les mains.

« UBC savait qu’on était bon à mettre de la pression. Ils se sont ajustés en lançant plus vite. Le quart s’est déplacé un peu plus. C’était efficace pour eux », a noté le plaqueur défensif des Carabins, Junior Luke, qui a rabattu une passe.

« Il lançait le ballon assez vite et leurs receveurs ont fait des jeux en première demie. C’est sûr que ça nous a fait mal. Même si on voulait se rendre au quart, c’était difficile parce que le ballon sortait vite », a observé Maciocia, qui a répété toute la semaine que O’Connor était un excellent quart.

En deuxième demie, l’unité défensive a trouvé des solutions pour contrer le pivot originaire d’Ottawa. En fin de match, il a réussi à trouver le moyen de faire avancer le ballon pour le placement victorieux.

« Les Carabins ont commencé à mieux jouer et on exécutait moins bien. Michael (O’Connor) a continué d’y croire. Il a continué de se battre et il a donné des chances à nos receveurs de faire des jeux », a souligné le porteur de ballon Brandon Deschamps, qui a inscrit un touché sur 44 verges.

La défense de UBC a également fait un bon travail face à l’une des meilleures lignes à offensive au pays. Comme toute l’attaque, le jeu au sol des Bleus s’est mis en marche en retard.

« C’était un front qu’on n’était pas habitué de voir. On a pris trop de temps à s’ajuster. Il y avait beaucoup de pénétration de leur ligne défensive. On courrait bien au troisième et quatrième quart », a déclaré Glaude.

La saison ne se termine pas aussi bien qu’il y a un an, mais les Bleus ont de quoi être fiers. Une deuxième participation de suite à la Coupe Vanier est un accomplissement remarquable. Les Carabins ont bataillé jusqu’à la fin, ayant même la chance de remonter le terrain avant qu’une interception ne redonne le ballon à UBC avec 1:19 à faire.

« De perdre une Coupe Vanier sur le dernier jeu du match, ce n’est pas facile. Ça reste que je suis très fier de la façon dont on s’est rendu ici et du gros travail que nos joueurs ont fait », a mentionné Maciocia, qui était un peu moins abattu que ses étudiants-athlètes.

« On avait un groupe qui n’arrêtait jamais d’y croire. À la mi-saison, les choses n’allaient pas bien pour nous. Beaucoup de personnes ne pensaient pas que nous allions nous rendre à ce point-ci », a exprimé Glaude, à qui il reste une saison à disputer avec les Carabins.

Dimanche, les deux équipes qui ont participé à la Coupe Vanier continueront à ressentir les émotions que leur a apportées ce grand match de football. Lundi, ce sera le retour à la réalité alors que le dernier droit de leur session d’automne s’entamera à l’université.
 

La coupe Vanier aux Thunderbirds

Coupe Vanier samedi, 28 nov. 2015. 16:35

Carabins 23 - Thunderbirds 26 2:07

Christian Dufresne

QUÉBEC – Blake Nill et ses hommes ont commencé leur saison avec une victoire au PEPS et ils l’ont conclu avec une conquête de la Coupe Vanier sur le même terrain.

Quinn van Gylswyk a réussi un placement de 20 verges sur le dernier jeu du match et les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont remporté la quatrième Coupe Vanier de leur histoire en défaisant les Carabins de l’Université de Montréal par la marque de 26-23 samedi, au Stade Telus de l’Université Laval.

Les deux équipes ont eu leur chance en fin de partie après que les Bleus eurent créé l’égalité 23-23 avec 7:45 à jouer au match. Les Thunderbirds ont raté un placement de 45 verges en raison d’un problème avec la remise ce qui mettait la table à une autre possible  fin magique des Carabins.

L’UdeM a repris le ballon avec 1:32 à écouler, mais la dernière passe de la carrière de Gabriel Cousineau a ricoché sur les mains de Guillaume Paquet pour terminer son chemin dans celles de A.J. Blackwell à la ligne de 51 des Carabins.

Le quart-arrière Michael O’Connor, nommé joueur par excellence du match en attaque, avec deux passes et le porteur de ballon Brandon Deschamps avec une course de 15 verges ont placé leur équipe en position pour le placement victorieux.

« Je voulais seulement gagner un match de football. Et ça s’est adonné qu’il s’agissait du championnat national. C’est incroyable », a lancé Nill encore sous le choc d’avoir réalisé cet exploit.

« Nous avions nos chances, malheureusement nous n’avons pas profité de la situation en particulier au quatrième quart. Il faut donner beaucoup de crédit à UBC. C’est toute une équipe », a affirmé l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia.

« On y croyait jusqu’au bout. On restait positif. Je disais "jamais deux sans trois pour les placements bloqués". Mais la loi de la moyenne fait qu’un moment donné ils vont l’avoir. On a passé proche », s’est exprimé Cousineau entouré de plusieurs de ses proches.

Les Bleus ont chèrement vendu leur peau en deuxième demie alors que leur défense s’est ajustée pour ralentir O’Connor. Samuel Nadeau-Piuze a capté la passe de 6 verges de Cousineau pour ramener les deux équipes à la case départ au quatrième quart après avoir tiré de l’arrière 16-0 et 23-10.

L’entraîneur-chef des Thunderbirds, Blake Nill, remporte sa troisième coupe Vanier en huit participations, mais sa première avec UBC. Le programme de l'université située à Vancouver avait connu des années de misères avant que Nill soit engagé l'hiver dernier. Les T-Birds avaient défait le Rouge et Or dans un match préparatoire au mois d'août ce qui avait fait naître l'espoir d'un championnat.

Les Thunderbirds, qui avaient été au dernier rang de leur association en 2014, sont sortis gonflés à bloc pour prendre les devants 16-0 en première demie. O’Connor a décoché 16 passes lors des deux premières séries à l’attaque de son équipe. Il a conclu les deux premiers quarts avec 290 verges par la voie des airs. Le quart recru âgé de 19 ans a complété 31 de ses 51 passes pour 389 verges avec une passe de touché.

Les succès du jeu aérien de UBC ont éventuellement été bénéfiques pour l’attaque au sol. Deschamps, qui disputait le dernier match de sa carrière, a profité d’une brèche au centre pour filer sur 44 verges. Son majeur sur la première série offensive de son équipe en deuxième demie portait la marque à 23-10 pour les T-Birds.

Cette défaite a empêché les Carabins de répéter leur exploit de 2014 alors qu’il avait mis la main sur leur premier titre national. Gabriel Cousineau, qui a récolté 391 verges par la voie des airs, et ses coéquipiers ont bien lutté après un lent départ, mais cela les a rattrapés au final.

« Ils sont venus pour arrêter la course et c’est pour ça qu’on a autant lancé. On s’est peut-être ajusté un peu trop tard. On a fait de gros jeux. Ils en ont juste fait un de plus que nous », a analysé Cousineau qui recevait une grosse dose d’amour de la part des partisans des Carabins après la rencontre.

« Nous avons montré la même chose aujourd’hui que toute la saison en revenant dans le match, mais c’était trop peu trop tard », a expliqué le garde Marc Glaude en parlant du mauvais début de match de son équipe.

Les Carabins ont repris vie en inscrivant 10 points au deuxième quart à la suite de deux revirements des éventuels champions. Quatre jeux après un échappé de O’Connor - il a gaffé sur une remise derrière son centre -, Cousineau a rejoint Paquet sur 12 verges dans le coin de la zone des buts.

Sur la série suivante, UBC a encore une fois traversé le terrain jusqu’à la ligne de 4 des Bleus. Au lieu de botter un placement, les représentants de l’Ouest canadien ont tenté un jeu truqué qui a été arrêté par les Montréalais.

Les Carabins avaient 1:15 pour aller marquer des points et Cousineau a mené son équipe en territoire des Thunderbirds pour mettre la table à un placement de 15 verges de David Deschamps lors du dernier jeu avant la mi-temps. Les Thunderbirds ont retraité au vestiaire avec une avance de 16-10.

Van Gylswyk a donné les devants à son équipe dès la première séquence du match à l’aide d’un placement de 45 verges. Il en a ajouté sur 33 verges sur la deuxième possession de sa formation et sur 43 verges au deuxième quart pour terminer la partie quatre en quatre.

Marcus Davis a inscrit le premier touché du match tôt au deuxième quart à la suite d’une interception de Cousineau qui avait placé UBC à la ligne de 19 des Bleus. Après un jeu renversé magnifiquement exécuté, O’Connor a lancé une passe pour un majeur de 5 verges au petit receveur pour faire 13-0 avec 13:51 à jouer au deuxième quart.

David Deschamps a été parfait en trois tentatives de placement pour les Bleus.

Alex Cromer-Émond effectuait un retour au jeu pour les Carabins. Le secondeur, qui avait raté les trois dernières rencontres, n’était toutefois pas parmi les partants.

Il s’agit de la première fois en quatre ans que la Coupe Vanier n’est pas remportée par une formation québécoise après les titres du Rouge et Or (2012-2013) et de l’Université de Montréal (2014).

Pour UBC, ce championnat national s’ajoute à ceux de 1982, 1986 et 1997.

Danny Maciocia : « Je connais ce vieux jeu-là »

Coupe Vanier vendredi, 27 nov. 2015. 20:14

Deux adversaires qui ne se connaissent pas 3:18

Christian Dufresne

QUÉBEC – La Coupe Vanier entre les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et les Carabins de l’Université de Montréal donne droit à un duel entre deux entraîneurs-chefs d’expérience. Deux hommes qui se respectent énormément, mais qui sont conscients qu'un seul sortira vainqueur samedi après-midi.

Les deux connaissent tous les trucs et tentent de les utiliser en leur faveur. Blake Nill a tenté de transférer toute la pression sur les épaules des champions en titre du Saint Graal du football universitaire canadien. Danny Maciocia n’a cependant pas acheté les commentaires de celui qui en sera à une huitième présence à la Coupe Vanier.

« Ils sont les champions en titre. Ça leur procure un avantage mental qui est difficile à surmonter avec ce groupe. Nous allons devoir jouer au meilleur de nos capacités », a lancé Nill qui dirige une jeune équipe qui n’avait même pas participé aux éliminatoires l’an dernier.

Blake NillQuestionné à savoir si sa formation est négligée, Nill a été sans équivoque dans sa réponse. « On doit l’être... Mais nous l’étions dans plusieurs matchs cette saison. »

« C’est un vieux jeu que je connais assez bien. C’est une question que je me fais poser chaque année quand on gagne un championnat », a commencé par dire celui qui ne semblait pas surpris par de telles paroles de la part de son homologue.

Maciocia avait donné le fond de sa pensée sur ce point plus tôt cette semaine en entrevue avec le RDS.ca.

« De dire qu’une équipe est favorite et qu’une autre ne l’est pas, je ne vais jamais embarquer là-dedans. Je n’y crois pas. La réalité, c’est qu’un match se joue durant 60 minutes. Et parfois, ce n’est pas la meilleure équipe qui va gagner. C’est la meilleure équipe pendant 3 h de temps. Il réalise ça comme nous », avait mentionné celui qui vise une deuxième bague de champion national.

« Nous avons été les négligés toute la saison. Nous devions mériter tout ce que nous avons eu cette année. Nous avons gagné à Laval, au Manitoba, en Saskatchewan et à Calgary. Nous sommes rendus habitués. C’est correct et nous devons prouver samedi que nous avons ce qu’il faut pour gagner », a mentionné le quart-arrière recrue des Thunderbirds, Michael O’Connor.

« On sait qu’on va avoir les mains pleines, a ajouté Maciocia. Ils ne sont pas ici par accident. C’est une très bonne équipe de football. Je vois par contre ce qu’ils veulent dégager et je comprends le petit jeu. »

« Je ne les vois vraiment pas comme des négligés. Sur papier, on est peut-être meilleur qu’eux. Mais en finale, ça ne veut rien dire. Quand je les regarde défensivement, ils sont vraiment performants. Ils me font un peu penser à la défense de l’Université Laval. C’est 12 contre 12 sur le terrain et c’est l’équipe qui va le mieux exécuter », a affirmé le pivot des Carabins, Gabriel Cousineau.

Au-delà des paroles, les deux dernières équipes à jouer au football dans le réseau universitaire canadien s’attardent beaucoup plus à l’effectif en face d’eux que de savoir qui est le favori ou le négligé.

« La réalité c’est qu’ils comptent sur un excellent quart-arrière avec un bon porteur de ballon, a expliqué Maciocia qui gardera la même identité en défense. Ils ont un bon groupe de receveurs. Leur tertiaire est assez active et leur botteur de dégagement est l’un des meilleurs au pays. Nous allons devoir bien jouer. »

Le principal danger de l’attaque de UBC est le jeune O’Connor. Il s’agit d’un joueur spécial qui, malgré ses 19 ans, peut faire beaucoup de ravages et les Carabins le savent bien.

« Il peut être dangereux. Quand tu lances pour 374 verges contre Calgary à leur domicile, c’est assez impressionnant. Nous allons devoir le mélanger et le garder sur les talons », a noté Maciocia qui a certainement un plan de match spécial pour essayer de contrer l’ancien pivot de Penn State.

Blake Nill est conscient que les Thunderbirds devront connaître un quasi-sans-faute pour être couronnés samedi après-midi au Stade Telus.

« Les Carabins sont une équipe très athlétique. Ils ont une formidable défense contre la course ce qui n’est pas une surprise. Ce n’est pas un secret que nous allons devoir lancer le ballon et balancer en courant un petit peu si nous voulons connaître du succès », a analysé celui qui a perdu ses trois finales canadiennes disputées au PEPS avec les Dinos de Calgary.

En étudiant les bandes vidéo des derniers matchs des Bleus, Nill a été marqué par la ligne offensive de l’UdeM qui est l’une des raisons de la production de l’attaque terrestre avec Sean Thomas Erlington. L’entraîneur vainqueur de deux Coupes Vanier avec l’Université Saint Mary’s sait que son unité défensive doit ralentir le jeu au sol des Carabins pour avoir une chance de l’emporter.

« Ils (les joueurs de ligne offensive) jouent une forme de football intimidante. On voit que leur ligne à l’attaque aime le défi de dire qu’ils peuvent courir le ballon tout le match. Ça me rappelle celle de Mount Allison à la fin des années 1990 avec Éric Lapointe comme porteur de ballon », a observé Nill qui en est à sa première année à la barre de UBC.

Les joutes verbales et les entraînements sont maintenant chose du passé et les deux équipes se retrouveront sur le terrain du Stade Telus, samedi après-midi, pour la 51e édition de la Coupe Vanier.

Coupe Vanier : 10 joueurs à surveiller

Universitaires vendredi, 27 nov. 2015. 12:52

Deux adversaires qui ne se connaissent pas 3:18

Christian Dufresne

QUÉBEC – Le football est avant tout un sport d’équipe. Mais chaque match, des joueurs se signalent par leur performance ou par un jeu qui fait la différence.

La Coupe Vanier ne fera pas exception alors que certains des étudiants-athlètes des Carabins de l’Université de Montréal et des Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique s’élèveront au-dessus de la masse.

Voici une description de 10 joueurs, 5 par équipe, qui pourraient être les héros de la rencontre. L’an dernier, Régis Cibasu avait été nommé le joueur par excellence en attaque et Anthony Coady avait reçu l’honneur en défense à la suite du titre remporté par les Bleus face aux Marauders de l’Université McMaster.

Sean Thomas Erlington, porteur de ballon, Carabins, no 1

Après la ligne à l’attaque, il est le rouage le plus important de l’unité offensive des Carabins. Depuis sa rencontre avec Danny Maciocia qui l’a conseillé sur sa manière d’attaquer la ligne et de lire le jeu, Thomas Erlington semble inarrêtable.

Sean Thomas ErlingtonEn plus d’être physique, il semble plus rapide que jamais, lui qui avait été ennuyé par une blessure à une cheville dans le passé.

En trois matchs éliminatoires, le demi offensif de troisième année a gagné en moyenne 193,7 verges par rencontre.

La défense des Thunderbirds n’a pas été particulièrement efficace contre la course en saison régulière. Ce fut toutefois tout le contraire en éliminatoires alors qu’elle a contenu trois équipes avec d’excellents porteurs de ballon.

UBC a notamment limité Mercer Timmis des Dinos de Calgary à 111 verges, lui qui a été nommé sur la première équipe d’étoiles au Canada. Ce dernier avait entre autres connu un match de 276 verges au sol cette saison.

Si la ligne offensive de l’UdeM fait son travail habituel, Thomas Erlington devrait connaître une autre bonne journée au bureau samedi.                                                                                                                  

Brandon Deschamps, porteur de ballon, UBC, no 33

Le finissant de cinquième année est le visage de cette équipe. Il a connu les pires années du programme au cours de son parcours universitaire. Samedi, il pourrait terminer sa carrière en soulevant la coupe Vanier.

Il n’est pas le leader le plus vocal, mais il mène par l’exemple selon les dires de son entraîneur-chef Blake Nill.

Deschamps est un porteur très physique qui court surtout verticalement en puissance.

Il a maintenu une moyenne de 87,6 verges par match en saison régulière et de 109,7 verges en trois matchs éliminatoires.

Le numéro 33 a été nommé le joueur par excellence de la Coupe Uteck grâce à une performance de 128 verges en 20 courses avec un touché.

Les joueurs de UBC veulent gagner pour lui et il devra livrer une bonne performance à la Coupe Vanier pour enlever de la pression sur les épaules de son quart-arrière.

Gabriel CousineauGabriel Cousineau, quart-arrière, Carabins, no 4

Avec la production du jeu au sol, l’attaque des Carabins ne repose plus en majorité sur le pivot finissant. Mais dans ce qui sera vraisemblablement son dernier match à vie, Cousineau voudra conclure en beauté.

Lors de la Coupe Vanier en 2014, Cousineau n’avait pas connu sa meilleure performance en carrière. Mais il avait su élever son jeu dans les moments critiques de la rencontre. Il voudra certainement répéter cela.

Avec l’arsenal de receveurs qu’il a sous la main, le quart devra s’adapter à une défense qu’il connaît moins. Il sera intéressant de voir le ratio passe-course que choisira le coordonnateur offensif Marco Iadeluca.

On n’annonce pas très chaud à Québec (tout près de 0 degré Celsius), mais ce ne devrait pas être trop venteux, ce qui est important pour le jeu aérien.

Michael O’Connor, quart-arrière, UBC, no 15

Les succès de l’attaque des Thunderbirds passent énormément par les performances de leur quart-arrière recrue.

Il a démontré qu’il est tout un athlète et qu’il sera un grand quart-arrière dans le réseau universitaire canadien. S’il joue ses cinq saisons d’admissibilité, il ne serait pas surprenant qu’il surpasse les records canadiens de Jérémi Roch pour les verges par la voie des airs et les passes complétées en carrière.

Il est seulement âgé de 19 ans, mais il est déjà un leader de cette équipe. Il a évolué au sein du programme de Penn State dans la NCAA l’an dernier. Il est très athlétique et il est un excellent passeur. Comme Cousineau, il peut courir s’il sent la pression. À 6 pieds 5 pouces, il voit très bien le jeu devant lui et il décortique bien les défenses.

Le natif de la région d’Ottawa prend beaucoup de responsabilités, mais il gère bien cela.

En saison régulière, il a lancé en moyenne pour 297,9 verges par match, complétant 59,8 % de ses passes. Il a seulement été intercepté à cinq reprises et a 13 passes de touché au compteur.

En éliminatoires, O’Connor a été excellent en maintenant une moyenne de 298,3 verges par partie tout en complétant 63,8 % de ses passes. Il a lancé six passes de touché, mais a été intercepté à deux reprises. Si les Thunderbirds veulent l’emporter, ils devront à tout prix éviter les revirements qui ont été tout à l’avantage des Carabins en éliminatoires.

Maïko Zepeda, secondeur, Carabins, no 20

Il évoluera vraisemblablement encore une fois au poste de secondeur en remplacement d’Alex Cromer-Émond.

Jeudi, Zepeda a été le seul membre des Carabins à être nommé sur la première équipe d’étoiles de Sport interuniversitaire canadien (SIC) pour son travail comme demi défensif en saison régulière.

Zepeda est extrêmement rapide et ce qui fait sa force au poste de secondeur est évidemment son travail en couverture. Il peut aussi blitzer, et comme plusieurs de ses adversaires l’ont appris, il plaque très bien.

Admissible au repêchage de la LCF, ce sera sa dernière chance de prouver sa valeur en situation match. Il doit montrer que malgré sa taille (5 pieds 8 pouces), il peut évoluer chez les professionnels.

C’est un joueur intense et nul doute que les dépisteurs verront cet aspect de son jeu dans ce match qui sera haut en émotions.

Quinn van Gylswyk, botteur, UBC, no 2

Il a été l’un des meilleurs botteurs au pays tout au long de la saison. Il s’occupe des placements, des bottés d’envoi et de dégagement chez les Thunderbirds.

Il a été nommé sur la première équipe d’étoiles au pays pour son travail sur les dégagements. Il a le potentiel de jouer chez les professionnels.

Il a un physique ressemblant à celui de Boris Bede. Avec Félix Ménard-Brière, qui a pour sa part été le botteur de dégagement honoré sur la deuxième équipe d’étoiles, il aura une belle compétition pour le positionnement de terrain.

Van Gylswyk excelle également sur les placements. Il a réussi quatre de ses cinq tentatives la semaine dernière en demi-finale canadienne (13-en-15 en éliminatoires). Son plus long placement de la saison est sur 47 verges et il en a réalisé de 46 et 42 verges en éliminatoires.

Bref, si le match repose sur son pied en fin de rencontre, les chances des T-Birds sont bonnes.

Jonathan Boissonneault-Glaou, ailier défensif, Carabins, no 8

La ligne à l’attaque de UBC est peu expérimentée et le finaliste au titre de joueur défensif par excellence de SIC doit en profiter.

Jonathan Boissonneault-GlaouLa ligne défensive devra avant tout stopper le jeu au sol, mais elle doit aussi rendre O’Connor inconfortable. Même s’il est une recrue, il est bien meilleur que James Roberts, le quart des Gryphons de l’Université de Guelph.

À moins que le plan de match de Danny Maciocia ne change, on verra Boissonneault-Glaou un peu partout sur le terrain, lui qui est un ancien secondeur au niveau collégial.

Il avait été une pièce importante de la défense des Carabins à la Coupe Vanier l’an dernier. Il se devra de l’être encore une fois cette année. Si la défense des Bleus ne réussit pas à rendre l’attaque de UBC unidimensionnel, ça pourrait se corser pour elle!

Taylor Loffler, maraudeur, UBC, no 10

Il a transféré de Boise State et il est le joueur le plus important de la défense des Thunderbirds. Un peu comme O’Connor en attaque, s’il connaît un bon match, l’unité défensive de UBC en a un bon aussi.

Il est le leader de cette défense tant par son jeu que par ses paroles. Il jouera dans la LCF éventuellement, il n’y a aucun doute là-dessus.

Gabriel Cousineau devra se méfier du maraudeur parce qu’il lit extrêmement bien le jeu.

Régis Cibasu, receveur, Carabins, no 3

Le numéro 3 des Carabins a connu un peu la guigne de la deuxième année cette saison. Mais depuis la Coupe Dunsmore, on revoit le Régis Cibasu de 2014.

Il réalise des attrapés contestés et gagnent des premiers jeux importants pour l’équipe avec ses feintes.

Il a commis un échappé contre le Vert & Or en demi-finale et il s’en est voulu. Il s’est bien repris lors des deux matchs suivants.

Il avait été la vedette en attaque des Bleus lors de la victoire à la Coupe Vanier contre les Marauders. Il avait entre autres fait deux attrapés spectaculaires, dont un au quatrième quart qui avait par la suite mené à un touché de Sean Thomas Erlington.

Est-ce qu’il réserve le même genre de performance cette année?

Terrell Davis, secondeur, UBC, no 24

Terrell DavisL’histoire de Terrell Davis est assez incroyable. Il s’est joint à UBC en compagnie de son frère Marcus qui est en attaque.

À la base, il était un porteur de ballon, mais l’équipe en comptait cinq très talentueux.

Ne voulant pas laisser un bon athlète sur les lignes de côté, Blake Nill l’a transformé en secondeur. Il s’est très bien adapté à sa nouvelle position et plusieurs dépisteurs le voient évoluer dans la LCF un jour.

Ses qualités athlétiques sont sa grande force et il ne cesse de s’améliorer de match en match.

Guillaume Paquet : Du vert, au bleu, à la Coupe Vanier

Coupe Vanier vendredi, 27 nov. 2015. 00:05

Conscients de l'ampleur du défi 3:46

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Il y a de ces athlètes que vous pouvez placer dans un sport et qui comprennent tout du premier coup. Guillaume Paquet est de ce groupe.

Le receveur des Carabins de l’Université de Montréal a commencé à jouer au football il y a quatre ans à sa deuxième année au cégep, en division 3 de surcroît. Il sera samedi l’un des receveurs éloignés partants des Bleus lors de la Coupe Vanier. C’est ce qu’on appelle un apprentissage accéléré!

Les talents sportifs du jeune homme originaire de Montréal étaient bien connus. Il excellait au soccer où il a joué jusqu’au niveau AAA chez les moins de 21 ans. C’est en 2012 qu’il a commencé sa carrière de footballeur avec les Triades du Cégep régional de Lanaudière qui était à l’époque en troisième division.

Malgré une blessure à une clavicule qui a mis prématurément fin à sa saison en 2013, Paquet a tout de même réussi à se faire recruter au niveau universitaire. L’entraîneur-chef David Lessard avait eu le temps de le remarquer et  Paquet a déménagé à Sherbrooke pour porter les couleurs du Vert & Or.

« Je suis arrivé dans le réseau universitaire et pas beaucoup de monde me connaissait. Je n’étais pas un des joueurs les plus recrutés. Il a fallu que je fasse ma place. Les premiers matchs, j’étais en uniforme, mais je ne jouais pas. Ensuite, les circonstances ont fait en sorte que j’ai vu du terrain et tout a déboulé », a expliqué celui qui était aussi botteur de précision au collégial.

La saison avançait et Paquet devenait l’une des cibles préférées de Jérémi Roch avec le Vert & Or. Le petit receveur de 5 pieds 10 pouces a terminé la campagne avec 22 attrapés pour 318 verges avec deux réceptions pour des majeurs tout en se faisant remarquer sur la scène universitaire.

Par contre, hors du terrain, Paquet n’était pas motivé par ses études en économie. Le Montréalais voulait devenir policier après sa carrière de football et aurait pu se trouver un autre domaine à Sherbrooke. Mais l’Université de Montréal offrait un programme en sécurité intérieure qui touche au monde policier, ce qui lui serait bénéfique pour son avenir.

« C’est le fun le football, mais l’académique c’est important. On n’est pas juste des athlètes. On est des étudiants-athlètes. Si on n’aime pas ce qu’on étudie, le temps devient long », a-t-il fait valoir.

Il y avait également une raison familiale qui l’a convaincu d’en parler à David Lessard et de lâcher un coup de fil à Danny Maciocia.

« Quand il nous a contactés, je lui ai dit qu’il y avait de la place pour lui, a raconté l’entraîneur-chef des Carabins. Mais je voulais être en contact avec David Lessard. Je voulais lui en parler. Il a fait la même chose et il a expliqué la situation. Tout le monde a compris que c’était la situation idéale et il fait partie de notre équipe maintenant. »

Le Vert & Or ne s’est pas du tout opposé au choix de Paquet et a même fourni une lettre de recommandation pour appuyer sa demande de compassion auprès de Sport interuniversitaire canadien. Cette demande devait être faite parce qu’un joueur qui transfère de programme doit être une saison sans jouer. La demande de compassion a été acceptée et Paquet a pu revêtir l’uniforme des Bleus dès cette saison.

« Il y en a certains qui n’ont pas dû être d’accord avec ma décision ou qui n’ont pas compris. En fin de compte, mes amis ont compris. Mes entraîneurs ont compris et ma famille aussi. Rendu là, c’était ça l’important », a-t-il affirmé.

Des débuts fracassants... pour son corps!

La semaine dernière contre les Gryphons de l’Université de Guelph, Guillaume Paquet a réalisé un attrapé spectaculaire en plongeant.

« Je ne me souviens pas de tous mes attrapés en carrière, mais c’est sûr que c’est dans les meilleurs », a convenu le numéro 11 de l’UdeM.

Guillaume PaquetLe plus beau, il l’a réussi dans le match préparatoire des Carabins face aux Gee-Gees de l’Université d’Ottawa, le 23 août dernier. Le seul hic, c’est qu’en retombant au sol, Paquet s’est fracturé une clavicule. Heureusement, ce n’était pas la même qu’au cégep.

Cela a donc retardé ses débuts officiels avec sa nouvelle formation. Il a finalement dû patienter jusqu’à l’avant-dernière rencontre de la saison régulière. Sa persévérance et son travail de remise en forme ont payé puisqu’on lui a envoyé le ballon dès ses premières parties bien que les Bleus soient bien nantis à la position de receveur.

Deux matchs plus tard, les Carabins se retrouvaient en demi-finale québécoise contre le Vert & Or. Paquet était donc opposé à ses anciens coéquipiers, mais qui sont aussi des amis.

Paquet a terminé la rencontre avec quatre attrapés pour 67 verges de gains et son équipe est revenu de l’arrière pour éliminer l’Université de Sherbrooke. Le jeune homme comprenait bien la déception dans le camp sherbrookois puisqu’il l’avait vécue l’année précédente avec eux.

Son équipe mettait entre autres fin à la carrière universitaire de celui qui lui passait le ballon il y a un an, Jérémi Roch.

« L’an passé, j’étais dans leur camp et on a perdu en demi-finale contre les Carabins. Il y avait aussi des gars qui jouaient leur dernier match. Ce sont des gars qui m’ont accueilli quand je suis arrivé (à Sherbrooke). J’étais un "no-name" si on veut. Je les ai tous félicités », se remémorait-il, lui qui avait des sentiments partagés après cette victoire.

« Je vais revoir Jay (Roch) et je ne pense pas qu’il va avoir de la rancune. Ça fait partie de la game », a-t-il ajouté en parlant de celui qu’il respecte énormément.

Depuis ce match au CEPSUM, Guillaume Paquet semble toujours réussir à se découvrir.

Le receveur éloigné a capté quatre ballons de Gabriel Cousineau lors de la Coupe Dunsmore à Québec pour 78 verges. Les trois premières passes complétées du quart finissant ont été à son endroit.  La chimie n’a donc pas pris de temps à s’installer entre les deux hommes bien que Paquet ait raté six matchs.

« Tout l’hiver, on s’est entraîné ensemble. On  a couru des tracés. Ce n’est pas un hasard que ça fonctionne bien avec tous les receveurs. On a tous travaillé ensemble pour aller dans la même direction », a relaté Paquet.

Heureux dans ses études et au football

Les choses ont bien tourné pour Paquet qui aime son domaine académique et qui connaît du succès sur le terrain.

Ses études en sécurité intérieure, le même champ dans lequel Byron Archambault et Jean-Samuel Blanc ont étudié, l’aideront dans sa future carrière de policier grâce à des cours sur les interrogatoires, les scènes de crime et les enquêtes.

Néanmoins, il est à l’université en grande partie pour l’amour et la passion du football puisqu’il devra faire une technique policière pour ensuite être admis à l’École nationale de police à Nicolet.

« C’est un sacrifice à faire étant donné que je joue au football en ce moment. Par contre, mes cours me prouvent que c’est mon domaine et que ça m’intéresse. J’aurais pu rester à Sherbrooke et faire un autre baccalauréat. Mais je n’aurais jamais su avant ma technique policière si c’était ce qui m’intéressait », a-t-il fait valoir lui qui porte comme plusieurs coéquipiers la coupe de cheveux mohawk avec une teinture jaune.

Samedi, il disputera la première Coupe Vanier de sa carrière et il ne veut pas rater sa chance. Il sait très bien que tout le Québec aura les yeux sur les Carabins.

« On veut que les gens se souviennent de nous comme les champions de la Coupe Vanier, pas seulement comme une équipe qui s’y est rendue. Il y a une étape de fait, mais ce n’est pas encore fini », a-t-il lancé.

« Quand j’étais jeune et que je ne jouais pas encore au football, j’en regardais à la télévision. Quand tu vois une équipe de chez vous et que les joueurs ont été formés ici, ça fait en sorte de vouloir et d’avoir un but pour aller au bout comme où on est rendu aujourd’hui », a philosophé l’homme dans le début de la vingtaine.

Les plus jeunes auront un bel exemple en regardant Guillaume Paquet sur le terrain du Stade Telus samedi. Il est une preuve que peu importe la division où l'on évolue au football collégial, que même si l'on commence à jouer au football sur le tard, qu’il est possible avec un peu de volonté et beaucoup de travail d’être un receveur éloigné partant à la Coupe Vanier.

Andrew Buckley remporte le Hec Crighton pour une 2e année de suite, Mathieu Betts recrue de l'année

Universitaires jeudi, 26 nov. 2015. 21:09 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:PC)

Andrew Buckley n’aura jamais remporté de Coupe Vanier avec les Dinos de l’Université de Calgary. Il pourra toutefois se targuer d’avoir été le joueur par excellence de Sport interuniversitaire canadien (SIC) lors de deux années consécutives.

Le quart-arrière de cinquième année a quitté le banquet des étoiles de SIC avec le trophée Hec Crighton tandis que l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval, Mathieu Betts, a été voté recrue par excellence au pays, jeudi soir, à Québec.

Betts, qui succède à son coéquipier Hugo Richard pour le trophée Peter Gorman, a également été l’un des cinq joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec à être nommé sur la première équipe d’étoiles.

Les autres sont ses coéquipiers Charles Vaillancourt (garde) ainsi que Jason Lauzon-Séguin (bloqueur), le demi défensif des Carabins Maïko Zepeda et le plaqueur défensif des Stingers Sam Narkaj.

Betts a terminé la saison avec 12 sacs, un record pour une recrue tout en égalisant la marque chez le Rouge et Or et en venant à un demi-sac de la marque au pays établie par Jean-Samuel Blanc en 2012. Betts a terminé sa première campagne à Laval avec 24 plaqués, dont 19 en solo, trois échappés provoqués, trois passes rabattues et un échappé recouvré. En plus d’avoir dominé au pays avec ses 12 sacs, il a pris le troisième rang avec 14,5 plaqués pour des pertes.

« Mathieu est de loin la recrue la plus décorée que nous ayons jamais eue ici à Laval. Que ce soit à l’école secondaire, au cégep, à la Coupe Canada ou aux championnats du monde juniors au Koweït, il a remporté tous les prix possibles », a dit Glen Constantin, entraîneur-chef du Rouge et Or.

Sept joueurs du RSEQ se sont retrouvés sur la deuxième équipe d’étoiles : le receveur recrue Yanic Lessard (Stingers), le garde Philippe Gagnon (Rouge et Or), l’ailier défensif Jonathan Boissonneault-Glaou (Carabins), le secondeur Shayne Gauthier (Rouge et Or), le demi défensif Mikaël Charland (Stingers), le demi de coin Alex Hovington (Rouge et Or) et le botteur de dégagement Félix Ménard-Brière (Carabins).

Andrew BuckleyPour Andrew Buckley, cet autre prix de son illustre carrière universitaire viendra mettre un baume sur l’élimination de son équipe en finale de l’Association Canada-Ouest contre les Thunderbirds de UBC qui participeront à la Coupe Vanier. L’étudiant en kinésiologie est le premier joueur dans l’histoire du football de SIC à être nommé joueur de l’année au pays et membre du top-8 académique canadien.

Le choix de septième tour des Stampeders dans la LCF a aussi gagné deux fois le prix Russ Jackson (football, études et civisme) pour ses performances sur le terrain ainsi que son implication dans la communauté.

Buckley a récolté plus de 400 verges aériennes lors de cinq matchs sur huit en saison régulière, terminant la campagne avec 3162 - un nouveau record de SIC - tout en complétant 72 % de ses passes, une nouvelle marque de Canada-Ouest. En cours de route, il n’a été intercepté qu’à une reprise en 246 passes tentées tout en lançant 19 passes de touché. En plus de conserver une moyenne de 395,3 verges par la passe par rencontre, il a amassé 256 verges et trois majeurs par la course.

Le trophée des Présidents, remis au joueur par excellence en défense, a été remis au secondeur John Rush des Gryphons de l’Université Guelph, demi-finaliste canadien.

Le joueur de ligne défensive des Bisons de l’Université du Manitoba, David Onyemata, a reçu l’honneur J.P. Metras comme meilleur joueur de ligne, devançant le garde Charles Vaillancourt du Rouge et Or. Onyemata est un espoir de premier plan pour le repêchage de la LCF.

Le receveur de l’Université Queen’s Curtis Carmichael a gagné le prix Russ Jackson pour son implication en dehors du terrain. Natif d’un quartier défavorisé de Scarborough en Ontario, il est membre de l’organisation « Nightlight » à Kingston, un groupe qui vient en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de drogues, aux personnes handicapées et aux sans-abris.

Le titre d’entraîneur de l’année est revenu à Wayne Harris fils qui a pris la tête du programme de Calgary quand Blake Nill a pris le chemin des Thunderbirds. Harris a conduit son équipe à une fiche parfaite de 8-0 en saison régulière.

Les prix majeurs de SIC sont le résultat d’un choix de huit des 27 entraîneurs-chefs au pays. Deux entraîneurs-chefs par association sont choisis pour établir les gagnants parmi les candidats proposés. Chaque ligue propose un candidat par prix majeur.

Ce banquet des étoiles est organisé en marge du match de la Coupe Vanier qui aura lieu samedi après-midi et qui opposera les Carabins de l’Université de Montréal aux Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique au Stade Telus de l’Université Laval.

TROPHÉE HEC CRIGHTON – ANDREW BUCKLEY (Calgary)
Autres candidats :
SUA : Ashton Dickson, porteur de ballon, StFX (Ottawa, Ont. / Arts)
RSEQ : Trenton Miller, quart-arrière, Concordia (Buffalo, N.Y. / MBA)
SUO : Will Finch, quart-arrière, Western (Burlington, Ont. / Science sociale)

TROPHÉE DES PRÉSIDENTS – JOHN RUSH (Guelph)
Autres candidats :
SUA : Drew Morris, secondeur, Acadia (Ottawa, Ont. / Administration des affaires)
RSEQ : Jonathan Boissonneault-Glaou, ailier défensif, Montréal (Lyster, Qué. / Génie mécanique)
C.-O. : Robert Woodson, demi défensif, Calgary (Calgary, Alb. / Arts)

TROPHÉE J.P. METRAS – DAVID ONYEMATA (Manitoba)
Autres candidats :
SUA : Jesse St. James, ailier défensif, Acadia (Pincourt, Qué. / Administration des affaires)
RSEQ : Charles Vaillancourt, garde, Laval (Coaticook, Qué. / Administration des affaires)
OUA : Kwaku Boateng, ailier défensif, Wilfrid Laurier (Milton, Ont. / Affaires)

TROPHÉE PETER GORMAN – MATHIEU BETTS (Laval)
Autres candidats:
SUA : Donovan Glave, plaqueur défensif, Mount Allison (Brampton, Ont. / Arts)
SUO : Jesse Amankwaa, porteur de ballon, York (Etobicoke, Ont. / Santé & Société)
C.-O. : Jamel Lyles, porteur de ballon, Manitoba (Surrey, C.-B. / Université 1)

TROPHÉE FRANK TINDALL – WAYNE HARRIS JR. (Calgary)
Autres candidats:
SUA : Gary Waterman, StFX
RSEQ : Glen Constantin, Laval
SUO : Greg Marshall, Western

PRIX RUSS JACKSON – CURTIS CARMICHAEL (Queen’s)
Autres candidats :
SUA : Will Wojcik, demi défensif, Acadia (Ottawa, Ont. / Kinésiologie)
RSEQ : Jérémi Roch, quart-arrière, Sherbrooke (LaSalle, Qué. / Administration)
C.-O. : DJ Lalama, secondeur, Manitoba (Winnipeg, Man. / Éducation continue)

ÉQUIPES D’ÉTOILES DU FOOTBALL DE SIC 2015

Première équipe

Pos.     Athlète                                    Université       Année  Origine                        Études            

Attaque

QA       Andrew Buckley          Calgary                        5          Calgary, Alb.               Kinésiologie

PB        Dillon Campbell          Laurier             5          Whitby, Ont.                Éducation physique

PB        Mercer Timmis                        Calgary                        4          Burlington, Ont.           Affaires

RI        Mitch Hillis                  Saskatchewan  3          Saskatoon, Sask.          Kinésiologie

RI        Ian Stewart                   Ottawa             5          Burlington, Ont.           Commerce-Finance

RÉ       Rashaun Simonise       Calgary                        3          Vancouver, C.-B.         Arts

RÉ       Danny Vandervoort     McMaster         3          Barrie, Ont.                  Sociologie

C          Sean McEwen              Calgary                        5          Calgary, Alb.               Science

B          Braden Schram                        Calgary                        3          Manning, Alb.              Arts

B          Jason Lauzon-Séguin   Laval               4          Pointe-Claire, Qué.      Cert. en dépendances

G         Charles Vaillancourt    Laval               4          Coaticook, Qué.                       Admin. des affaires

G         Sean Jamieson             Western           4          Winnipeg, Man.                       Kinésiologie

Défensive

PD       David Onyemata          Manitoba         4          Lagos, Nigéria              Arts

PD       Samuel Narkaj              Concordia        3          Toronto, Ont.               Études urbaines

AD       Mathieu Betts               Laval               1          Montréal, Qué.             Éducation phys. & santé

AD       Jesse St. James             Acadia             4          Pincourt, Qué.              Admin. des affaires

SEC     John Rush                    Guelph             5          Niagara Falls, Ont.       Marketing

SEC     Drew Morris                Acadia             5          Ottawa, Ont.                Admin. des affaires

SEC     Doctor Cassama           Calgary                        5          Kristianstad, Suède      Études libres

M         Jesse McNair               Western           3          London, Ont.               Managament

DD       Robert Woodson          Calgary                        3          Calgary, Alb.               Arts

DD       Maïko Zepeda              Montréal          4          LaSalle, Qué.               Relations industrielles

DC       Godrey Onyeka                       Laurier             2          Brampton, Ont.                        Sciences de la santé

DC       Adam Laurensse          Calgary                        3          Sherwood Park, Alb.    Arts

Unités spéciales

DÉG    Quinn van Gylswyk     UBC                3          Victoria, C.-B.             Arts

PLA     Johnny Mark               Calgary                        5          Peterborough, Ont.       Science

RET     Tunde Adeleke                        Carleton           3          Ottawa, Ont.                Communications

 

DEUXIÈME ÉQUIPE

Attaque    

QA       Will Finch                    Western           4          Burlington, Ont.           Sciences sociales

PB        Alex Taylor                 Western           2          Winnipeg, Man.                       Kinésiologie

PB        Ashton Dickson                       StFX                5          Ottawa, Ont.                Arts

RI        Brian Jones                  Acadia             4          Enfield, N.-É.              Science

RI        Jimmy Ralph               Alberta             3          Raymond, Alb.                        Éducation

RÉ       Yanic Lessard              Concordia        1          Sainte-Julie, Qué.         Économie

RÉ       Jacob Scarfone                        Guelph             3          London, Ont.               Économie & Finance

C          Matthew Van Praet      Western           3          London, Ont.               Kinésiologie

B          Eddie Merdith              Western           4          Toronto, Ont.               Sciences sociales

B          Vernon Sainvil             StFX                3          Malden, Mass.             Arts

G         Darius Ciraco               Calgary                        2          Burlington, Ont.           Affaires

G         Philippe Gagnon          Laval               4          L’Ancienne-Lorette, Qué.        Étu. sur la toxicomanie

Défensive

PD       Donovan Dale             Saskatchewan  4          Saskatoon, Sask.          Kinésiologie

PD       Adam Melanson          Acadia             3          Kentville, N.S.             Arts

AD       Kwaku Boateng                       Laurier             3          Milton, Ont.                 Affaires

AD       Jonathan Boissonneault-Glaou            Montréal          2          Lyster, Qué.                 Génie mécanique

SEC     Shayne Gauthier          Laval               4          Dolbeau-Mistassini, Qué.         Ent. & gestion PME

SEC     Jake Heathcote                        McMaster         2          Aldergrove, C.-B.        Commerce

SEC     Micah Teitz                  Calgary                        2          Calgary, Alb.               Arts

M         Kwame Adjei               Mount Allison  5          Brampton, Ont.                        Sociologie

DD       Nicholas Parisotto        Guelph             2          Guelph, Ont.                CLOM

DD       Mikaël Charland          Concordia        4          Gatineau, Qué.             Environnement humain

DC       Alex Hovington                       Laval               4          Montréal, Qué.             Management

DC       Devante Sampson        Mount Allison  3          Mississauga, Ont.         Sociologie

Unités spéciales

DÉG    Félix Ménard-Brière     Montréal          3          Ste. Agathe-des-Monts, Qué.   Architecture du paysage

PLA     Gabriel Ferraro                        Guelph             2          Mississauga, Ont.         CLOM

RET     Jamel Lyles                  Manitoba         1          Surrey, C.-B.                Études libres

La fierté de représenter le Québec pour les Carabins

Coupe Vanier jeudi, 26 nov. 2015. 15:46

Conscients de l'ampleur du défi 3:46

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Avec une victoire samedi à Québec, les Carabins de l’Université de Montréal pourraient procurer une quatrième coupe Vanier de suite au Réseau du sport étudiant du Québec.

Danny Maciocia et ses hommes défendent avant tout les couleurs de leur institution pour essayer de ramener un deuxième titre national d’affilée à l’UdeM. Néanmoins, ils prendront également le terrain en tant que fiers représentants du football québécois lorsqu’ils affronteront les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique.

« Ce n’est pas seulement le réseau universitaire québécois qu’on représente, c’est tout le football amateur au Québec. C’est très important que tout le monde comprenne que quand on va prendre le terrain, ils vont le prendre avec nous. On va bien les représenter », a assuré Maciocia en début de semaine.

Lors de la 51e présentation de la Coupe Vanier, ce pourrait être la sixième fois qu'un champion répète son exploit de l'année précédente. En l'emportant, les Carabins deviendraient le cinquième programme de football au pays à soulever le précieux trophée deux ans consécutifs après les Universités du Manitoba (1969-1970), Western (1976-1977), Saint Mary's (2001-2002) et Laval qui a réussi le tour de force à deux reprises (2003-2004 et 2012-2013).

En 2014, les Bleus avaient pu bénéficier d’une foule très partisane à sa cause alors que la Coupe Vanier était disputée à Montréal au Stade Percival-Molson.

Bon nombre de spectateurs seront vêtus en bleu samedi au Stade Telus étant donné la proximité avec Montréal comparativement à UBC qui est à plus de 5000 km de son campus.

Bien que certains partisans du Rouge et Or ne seront pas là pour encourager les grands rivaux des Lavallois, Danny Maciocia a reçu plusieurs messages positifs de la part des fidèles de l’Université Laval.

« J'ai reçu presque 120 courriels des partisans du Rouge et Or disant ''on est des partisans du Rouge et Or, mais samedi prochain, on va être des partisans des Carabins'' », a révélé l’entraîneur-chef des champions en titre, lundi, ajoutant que ces partisans lui avaient écrit qu’ils porteraient toutefois du rouge comme à leur habitude.

« Je pense que l'accueil va être bon, a mentionné le receveur Guillaume Paquet. Je pense que toute la population du Québec va être derrière nous. Peu importe si tu es un partisan de Sherbrooke, du Rouge et Or, de Bishop's, moi je pense que le football québécois va être derrière nous. »

« Ça ne change pas grand-chose, mais c’est sûr que c’est le fun. S’il y a des partisans de Laval qui vont nous appuyer, c’est bon. On représente le Québec et c’est important qu’on garde la coupe ici. Ça va être un match très spécial », a convenu le joueur de ligne défensive Junior Luke.

Une semaine de préparation plus normale pour les Carabins

UBC est loin de la maison depuis deux semaines. Les Thunderbirds ont traversé le pays pour aller affronter les X-Men de l’Université St Francis Xavier en Nouvelle-Écosse, la semaine dernière.

Après sa convaincante victoire de 36-9 pour remporter la Coupe Uteck, la troupe de Blake Nill s’est dirigée vers Québec. Les détenteurs de trois titres canadiens ont donc effectué leur préparation sur le campus de l’Université Laval.

« Je recevais des messages des anciens que j’ai rencontrés au cours des années, racontait le demi défensif de UBC, Chris Adams, au bout du fil avant un repas d’équipe mardi. Ils nous souhaitent bonne chance. Il y a beaucoup de support à Vancouver même si ça fait quelques semaines que nous ne sommes pas rentrés à la maison. »

Les joueurs des Carabins ont pu bénéficier de leur routine habituelle alors qu’ils se sont entraînés au CEPSUM jusqu’à mercredi.

« De ne pas avoir à faire un voyage d’affaires ailleurs au pays, c’est probablement le seul avantage qu’on a pendant la semaine de préparation », a indiqué Maciocia qui ne voit pas de favoris pour gagner la Coupe Vanier.

« On le prend comme les autres matchs. On va jouer le style des Carabins. UBC va être prêt aussi. Ils ont faim. C’est une équipe très jeune qui a envie de gagner. Ils veulent prouver aussi qu’ils peuvent représenter leur association », a noté Junior Luke, le joueur défensif de la dernière semaine du Sport interuniversitaire canadien.

Le programme de UBC revient de loin

Coupe Vanier jeudi, 26 nov. 2015. 10:30

Conscients de l'ampleur du défi 3:46

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Le programme de football de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) a fait des bonds de géant au cours de la dernière année.

Après avoir terminé au dernier rang de l’Association Canada-Ouest avec une fiche de 2-6 en 2014, les Thunderbirds ont montré un dossier de 6-2 en route vers leur première Coupe Hardy depuis 1997. Une victoire en demi-finale canadienne face au X-Men de l’Université St Francis Xavier puis UBC est à Québec pour y affronter les Carabins de l’Université de Montréal en grande finale.

En 1997, UBC avait capturé la troisième Coupe Vanier de son histoire. L’équipe de football a toutefois été la plupart du temps dans les bas-fonds du classement depuis.

La grande raison de la renaissance du programme de l’université située à Vancouver est l’arrivée du réputé entraîneur-chef Blake Nill. Ce dernier a dirigé les Dinos de l’Université de Calgary durant neuf ans avant de prendre la difficile décision de joindre l’ennemi.

Nill, qui devient le premier pilote à amener trois programmes différents en finale nationale, a changé la culture de la formation en un an en plus de recruter des joueurs qui ont eu un impact dès leurs premiers pas à UBC. Le quart-arrière Michael O’Connor a eu une très grande influence en attaque et le maraudeur Taylor Loffler, qui a déjà évolué à Boise State dans la NCAA, a eu le même effet en défense.

Nill a salué la résilience, le travail acharné et la persévérance de ses ouailles pour se rendre où ils sont aujourd’hui.

« Pour être honnête, c’est probablement une surprise (que nous soyons à la Coupe Vanier). On ne s’en attendait peut-être pas. Le mérite va beaucoup aux jeunes parce que nous avons gagné des matchs de football difficiles », a indiqué celui qui a remporté deux Coupes Vanier à la tête de l’Université Saint Mary’s.

« Coach Nill amène un grand bagage d’expérience avec lui. Il traîne une culture de gagnant. Ça donne confiance à tout le monde. Il est aussi l’un des meilleurs recruteurs au pays », a décrit le demi défensif de quatrième année, Chris Adams.

Pour se rendre à la Coupe Vanier, les Thunderbirds ont vaincu les Dinos lors de la finale de l’Association Canada-Ouest. Durant la semaine précédant la présentation de la Coupe Hardy à Calgary, quelques anciens joueurs de Nill ont encore une fois lancé des flèches à l’endroit de l’entraîneur qui les avait conduits à trois matchs de la Coupe Vanier, tous disputés au PEPS de l’Université Laval. Les Dinos s’étaient inclinés à chaque occasion, dont deux fois contre le Rouge et Or.

Les sentiments de Nill étaient très partagés après la conquête de la Coupe Hardy.

« Presque tout le monde pour Calgary était des jeunes hommes que j’avais recrutés dans ce programme. C’était difficile de regarder leur déception. Ensuite, quand je tournais mon regard sur les lignes de côté de UBC, c’était incroyable de voir ces jeunes réaliser ce qu’il venait d’accomplir », a raconté l’homme qui a aussi été coordonnateur défensif des X-Men dans les années 1990.

« Après quelques jours, je me sentais vraiment bien avec ce qui s’était passé. Beaucoup de gens ont remis en question ma décision de partir de Calgary. J’ai essuyé beaucoup de critiques pour ce choix. Cette victoire a une grande place dans ma carrière », a-t-il ajouté au cours d’un généreux entretien téléphonique alors que son équipe était déjà à Québec.

Un match préparatoire déterminant

Étant un grand ami de Glen Constantin, le nouvel entraîneur-chef des Thunderbirds a demandé au pilote du Rouge et Or de disputer un match préparatoire contre les Lavallois parce qu’il voulait montrer à ses joueurs à quoi ressemblait un programme avec beaucoup de succès.

Blake NillConstantin a acquiescé à la demande si bien que UBC s’est amené dans la Vieille Capitale au mois d’août. À la surprise générale, les Thunderbirds ont remporté la rencontre présaison par le pointage de 41-16.

« C’est surréaliste. On n’a commencé la saison au PEPS et on va la finir au PEPS », a mentionné Nill qui a aussi conclu les campagnes 2009, 2010 et 2013 à Québec alors qu’il dirigeait les Dinos.

Cette victoire contre l’Université Laval a fait naître l’espoir chez les joueurs des Thunderbirds qui ont commencé à croire en leurs chances de revenir dans la Belle Province trois mois plus tard.

« Avant le match (contre Laval), je n’aurais pas vraiment cru que c’était possible. Après notre victoire, ça m’est passé par l’esprit. Mais d’être à Québec en ce moment, c’est un moment presque surréaliste pour nous tous », a dit dans la même veine Chris Adams.

« À plus d’une occasion, j’ai appelé ce groupe des héros parce qu’ils sont ceux qui travaillent fort pour changer la culture du programme. Ils ont joué bien au-dessus de leur tête et ils ont accompli bien des choses au-delà de leurs attentes », a affirmé Nill qui a toujours été un entraîneur proche de ses joueurs.

À un triomphe de compléter une année de rêve de la meilleure façon possible, Nill espère pouvoir mener sa troupe jusqu’au bout. Son expérience du passé à la Coupe Vanier est son plus grand atout pour aider ses joueurs en ce moment.

« Ces jeunes dans le programme, aucun d’eux n’a jamais eu cette opportunité. J’essaie de fournir le leadership nécessaire pour les aider pour ce genre de match », a-t-il expliqué.

Des joueurs finissants comme le porteur de ballon Brandon Deschamps pourraient conclure leur carrière universitaire avec une Coupe Vanier, ce qu’ils croyaient impossible il y a un an.

« Ma plus grande fierté, ce sont tous les joueurs qui sont restés à travers les années plus difficiles, s’est exclamé Chris Adams qui les a vécues lui aussi. Des gars comme Brandon Deschamps. D’être à la Coupe Vanier et de le voir heureux aujourd’hui après des années avec si peu de victoires, c’est incroyable. »

Danny Maciocia, l’homme qui carbure aux défis

Coupe Vanier mercredi, 25 nov. 2015. 10:03 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Quand on regarde le curriculum vitae bien rempli de Danny Maciocia, on y voit les postes d’entraîneur-chef, de directeur général, de coordonnateur offensif et d’entraîneur des porteurs de ballon.

Il a occupé l’exigeante position d’être le pilote ainsi que le DG des Eskimos d’Edmonton en 2007 et 2008. Avec les Carabins de l’Université de Montréal, l’entraîneur de carrière s’est donné un autre défi : celui de coordonnateur défensif.

Après avoir contribué aux brillantes carrières de joueurs professionnels tels que Mike Pringle et Ricky Ray dans la Ligue canadienne de football (LCF), le Montréalais d’origine italienne forme maintenant des étudiants-athlètes des deux côtés du ballon.

Trois saisons plus tard, un joueur comme Antoine Pruneau, qu’il a utilisé à toutes les sauces à sa dernière année avec les Bleus, disputera le match de la Coupe Grey avec le Rouge et Noir d’Ottawa, lui qui est une pièce importante de l’équipe à sa deuxième campagne dans la LCF.

Danny Maciocia et Noel ThorpeLorsque son bon ami Noel Thorpe a accepté l’offre des Alouettes de Montréal pour devenir le chef d’orchestre de leur unité défensive, Maciocia n’a pas hésité à prendre la double charge d’entraîneur-chef et de coordonnateur défensif des Carabins en 2013.

« Je n’avais pas de crainte. Je savais que j’avais du travail à faire. Pendant six mois, j’ai passé beaucoup de temps dans mon bureau. J’ai consulté plusieurs personnes qui avaient une expertise de ce côté du ballon », a-t-il relaté en nommant notamment Noel Thorpe qui l’a aidé dans certaines facettes d’une unité défensive.

« Je suis encore en train d’apprendre sur la façon de travailler sur le côté défensif. Je n’ai pas l’expertise des entraîneurs qui font ça depuis 10-15 ans », a ajouté celui qui a mené son équipe à une deuxième participation de suite à la finale du football universitaire canadien.

Pour s’assurer que sa défense connaîtrait du succès, le seul entraîneur-chef de l’histoire à avoir gagné une Coupe Vanier et une Coupe Grey s’est bien entouré. Ils donnent beaucoup de mérite à ses entraîneurs de position qui le soutiennent et qui en apprennent énormément aux joueurs.

Maciocia est très reconnaissant envers Paul-Eddy Saint-Vilien (responsable du front défensif et entraîneur des secondeurs), Fabrice Raymond (entraîneur des demis défensifs), Garlins Duclervil (entraîneur de la ligne défensive) et François Nantel (entraîneur des secondeurs). « Ce sont d’excellents entraîneurs qui m’ont aidé énormément. Ils m’ont facilité la tâche », s’est-il assuré de dire lorsque questionné sur son adaptation du côté défensif du ballon.

Après avoir été reconnu comme un génie offensif, Danny Maciocia a encore une fois ajouté une autre corde à son arc. Il est bien conscient qu’il n’aurait jamais pu occuper ce poste dans la LCF.

« J’adore ça (être coordonnateur défensif). Je ne pensais jamais que ça pouvait arriver. J’ai même du plaisir avec d'anciens collègues avec qui j’ai travaillé. Je leur dis que c’est tellement facile de travailler de ce côté-là que si je l’avais su avant, j’aurais fait ça toute ma vie », a lancé à la blague celui qui dirige l’équipe de football de l’Université de Montréal depuis cinq saisons.

« Je pense qu’il y a de fortes possibilités que j’aie tout oublié en attaque avec toutes les heures [de vidéo] que j’ai visionnées sur le côté défensif », a poursuivi le père de famille de 48 ans qui a un bon sens de l’humour.

« Quand tu es entouré par du bon monde, ça peut seulement aider, a-t-il poursuivi sur une note plus sérieuse. C’était un défi pour moi. C’est quelque chose (les défis) que j’adore. On a de bons joueurs. Ça l’aide, c’est sûr et certain. »

Comme il l’avait mentionné il y a trois ans quand il a décidé de prendre les rênes de la défense des Carabins, Maciocia continue d’utiliser son expertise en attaque pour préparer ses stratégies. Cette façon de faire fonctionne puisque l'unité défensive des Bleus est l'une des plus dominantes au pays depuis trois ans.

« Je regarde toujours ça avec la mentalité d’attaque. Est-ce que telle chose pourrait me compliquer la vie si j’étais de l’autre côté? Si c’est oui, c’est sûr que je vais essayer de le considérer dans un plan de match », a expliqué celui qui a refusé une offre de quatre ans des Alouettes pour devenir leur coordonnateur offensif l’an dernier.

« Il nous permet d’amener une perspective offensive, a souligné le secondeur Frédéric Chagnon. Il nous fait comprendre pourquoi on utilise nos stratégies en défense. Il voit les deux côtés du ballon. »

« C’est une autre perspective du jeu. Il nous donne des petits trucs sur ce qu’il voyait en attaque. Des petits conseils sur comment détecter les protections des lignes offensives ou sur comment les receveurs courent leurs tracés. Ça nous aide beaucoup », a décrit le joueur de ligne défensive Junior Luke qui aime l’intensité de son entraîneur.

Les champions en titre de la Coupe Vanier ont donc un visage bien différent de la plupart des équipes en défense. Maciocia adore déguiser ses stratégies pour donner du fil à retordre aux attaques adverses.

« J’aime le fait qu’on soit différent et qu’on ne fasse pas toujours la même chose. Ça prouve qu’on est capable de faire de grandes choses avec de grands joueurs dans l’équipe », a affirmé Luke qui a réalisé une interception en couverture de passe en demi-finale canadienne.

« Chaque semaine, on a quelque chose de nouveau. Ça fait beaucoup à apprendre alors on passe beaucoup de temps dans nos livres de jeux en plus de l’école. Mais en fin de compte, c’est  plaisant », a dit Chagnon qui est issu de la troisième année de recrutement de Maciocia.

Maintenant qu’il a occupé des postes en attaque et en défense, quel est le prochain de défi de l’homme qui veut constamment se dépasser?

« Il y a de fortes possibilités qu’un jour j’aimerais embarquer sur les unités spéciales et essayer de travailler sur cette facette du jeu », a-t-il convenu.

Danny Maciocia répète souvent que son coordonnateur des unités spéciales, Danny Desrivaux, est voué à un bel avenir dans sa carrière d’entraîneur. S’il accepte un poste ailleurs, il ne faudrait pas se surprendre de voir Maciocia promouvoir l’un de ses entraîneurs en défense et prendre l’un des derniers postes qui lui manque à son CV.

L'unité défensive des Carabins, une défense de championnat

Coupe Vanier mardi, 24 nov. 2015. 16:06

Un défi de taille pour les Carabins 2:17

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Marquer un touché contre la défense des Carabins n’est pas une mince tâche. Chaque verge gagnée demande un effort soutenu avec la qualité des athlètes de l’Université de Montréal.

Parlez-en à l’attaque des Gryphons de l’Université de Guelph qui n’a pas réussi à franchir la ligne de 20 des Bleus, samedi dernier, lors de la Coupe Mitchell.

L’unité défensive de Danny Maciocia a accordé un total de 14 touchés à ses adversaires en 11 parties cette saison, dont seulement 3 en autant de matchs éliminatoires. Pour mettre le tout en perspective, 6 des 14 majeurs inscrits contre la défense de l’UdeM ont été l’œuvre des Stingers de l’Université Concordia lors de deux rencontres du calendrier régulier.

Les Carabins ont particulièrement été dominants contre le jeu au sol, terminant au premier rang au pays en saison régulière en allouant un maigre 93,5 verges par rencontre à ses opposants. La fin de semaine dernière, l’attaque terrestre des champions de l’Ontario n’a récolté que 65 verges en 17 courses, soit une moyenne de 3,8 verges.

Un autre aspect qui a fait la force de la défense des champions en titre de la Coupe Vanier est la faculté à déguiser ses stratégies avant que le centre adverse remette le ballon à son quart.

« On le fait depuis quelques semaines de créer un doute dans la tête du quart-arrière pour le ralentir. On a été capable de faire ça avec nos fronts et de déguiser nos couvertures », a expliqué Maciocia, entraîneur-chef et coordonnateur défensif de l’équipe qui tentera samedi de défendre son championnat acquis en 2014.

« On aime ça bouger. On fait cela pour qu’avant la remise, le quart-arrière ne soit pas capable de faire de lecture et que leur stratégie de blocage soit changée à la dernière seconde. C’est quelque chose qui complique la vie de l’attaque », a ajouté le polyvalent Maïko Zepeda qui a évolué au poste de secondeur et de demi défensif cette saison.

On a pu voir l’effet de cette méthode au cours des trois matchs éliminatoires alors que les Carabins ont totalement dominé la bataille des revirements avec un total de 12 provoqué par la défense.

Même si Jérémi Roch du Vert & Or et Hugo Richard du Rouge et Or étaient plus habitués à affronter les Bleus, Roch a tout de même été intercepté à une reprise et Richard deux fois.

James Roberts des Gryphons n’a jamais été en mesure de déceler les couvertures des Carabins si bien qu’il a lancé trois interceptions à trois joueurs occupant des positions différentes : une au secondeur Frédéric Chagnon, une au demi de coin Zacary Alexis (qui compte quatre interceptions en éliminatoires) et une au joueur de ligne défensive Junior Luke.

« Dans les matchs de championnat, ça peut faire une différence. On l’a vu contre Guelph. C’est l’histoire de notre saison. On trouve une façon d’aller chercher des revirements pour avoir quelques possessions de plus en attaque », a noté Maciocia, qui en est à sa troisième campagne à titre de coordonnateur défensif.

« C’est quelque chose qu’on pratique beaucoup. On met l’accent sur le fait de créer des revirements et d’aller chercher des ballons. En poursuite, on essaie de forcer des échappés. Ce qu’on récolte en ce moment, c’est la somme de tous les efforts qu’on a mis depuis le début de la saison », a souligné Zepeda qui a provoqué un échappé lors de la Coupe Dunsmore.

Une défense qui s’est fait un nom

En début de saison, certains joueurs étaient presque inconnus du grand public et devaient remplacer les Byron Archambault, Anthony Coady, Jean-Samuel Blanc et Mathieu Girard tous partis chez les pros.

Cela a été une motivation pour l’unité défensive qui a voulu prouver qu’elle pouvait faire le travail comme les anciennes étoiles du programme.

« Il n’y a pas grand-monde qui les connaissait en début de saison, racontait Maciocia il y a deux semaines. Alors je leur ai dit : "Allez vous faire un nom". Ils sont comme la "No-Name Defence" des Dolphins en 1972 qui avaient été invaincus. »

Comme toute formation, les Carabins ont dû faire des changements de personnel en cours de saison en raison de blessures. Des joueurs clés comme les secondeurs Alex Cromer-Émond, Frédéric Chagnon et Jean-Christophe Touchette ont été blessés chacun à leur tour.

Si Chagnon est de retour depuis le 17 octobre, les deux autres n’étaient pas en uniforme la semaine dernière en demi-finale canadienne.

Maïko Zepeda a su bien s’adapter depuis qu’il remplace Cromer-Émond alors qu’il a été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ comme demi défensif. Les recrues ont aussi su faire leur place dans l’unité défensive et elles ont impressionné dès les premiers moments de la campagne.

Durs à battre, ces Carabins!

Football lundi, 23 nov. 2015. 20:51 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)
Images of Pierre Vercheval

À tout seigneur tout honneur, je voudrais transmettre mes félicitations aux Carabins de l’Université de Montréal qui ont non seulement été battre les Gryphons de l’Université de Guelph sur leur propre terrain, mais qui l’ont fait de façon absolument dominante.

Force est d’admettre que le football est drôlement en santé au Québec. Si les Carabins soulèvent la coupe Vanier en fin de semaine prochaine dans la Vieille Capitale, il s’agira d’un quatrième triomphe consécutif et d’un cinquième en six ans pour une équipe issue du programme universitaire québécois. Je pense qu’il n’est pas exagéré de parler ici d’une tendance forte!

Samedi dernier, on s’est aperçu que les équipes qui doivent se frotter aux puissances québécoises font face à deux défis de taille. Le premier, c’est l’aspect physique du jeu. Les équipes québécoises enrôlent des joueurs un peu plus âgés et donc plus matures physiquement qui ont joué dans du gros calibre au niveau collégial. D’entrée de jeu, si tu n’es pas capable de tenir ton bout contre ces équipes plus imposantes, ça ne pourra pas fonctionner.

Et si jamais, physiquement, tu es capable de suivre la cadence, tu fais face à un autre problème. Stratégiquement, les équipes québécoises sont au-dessus de la mêlée. Ça devient un méchant casse-tête pour leurs rivales. Les Gryphons les avaient, les gros bonhommes, mais tactiquement, ils n’étaient pas au même niveau. Leur attaque n’a jamais été capable de décrypter les intentions de la défense des Carabins, avec comme résultat qu’elle n’a produit que six points. Montréal a été assez gentil pour en concéder quatre autres – avec deux touchés de sûreté – histoire de faire un chiffre rond!

Sans vraiment connaître à fond l’équipe des Gryphons, j’avais clairement énoncé quel était, pour moi, le principal enjeu du match de la Coupe Mitchell. Qui allait dominer le jeu au sol? C’était ça, pour moi, la vraie question et je pense que je ne me suis pas trop trompé. Les Carabins ont couru pour 246 verges, Guelph pour 65. Au niveau du temps de possession, les Bleus ont eu le contrôle du ballon pendant 37 minutes.

Les Carabins comptent sur de bons joueurs, ça ne fait aucun doute. Mais dans le passé, c’est une équipe qui avait tendance à manquer de discipline, à ouvrir une porte à l’adversaire avec des pénalités ou des revirements facilement évitables. Mais regardez leur parcours depuis le début des éliminatoires : en trois matchs, ils n’ont commis qu’un seul revirement, un échappé face au Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. Rien contre le Rouge et Or, rien contre Guelph. On a maintenant une équipe qui ne se tire plus dans le pied.

Au cours de la même période, la défense a provoqué douze revirements. En trois matchs, on a donc un ratio de plus-11. Quand une équipe avec autant de talent devient aussi opportuniste, c’est presque perdu d’avance pour l’adversaire.

Les Carabins étaient aussi connus pour leur petit côté malcommode. C’était l’équipe la plus punie au Québec avec des pertes moyennes de 120 verges par match. Depuis le début des éliminatoires, ils ont presque coupé ce chiffre de moitié.

On a donc une équipe bourrée de talent, qui joue du football inspiré et qui force l’adversaire à gagner chaque pouce de progrès sur le terrain. Je vous le dis, ils vont être durs à battre, ces Carabins!

Chapeau au Rouge et Noir

À sa deuxième année d’existence, le Rouge et Noir d’Ottawa est en route pour le match de la Coupe Grey. Bravo!

La tâche n’était pas mince pour l’équipe de Rick Campbell en finale de l’Est. Le Rouge et Noir devait se préparer pour le premier match éliminatoire de sa jeune histoire, un match qu’il allait disputer devant ses partisans, dans lequel il était favori et contre une équipe qui s’amenait avec son quatrième quart-arrière.

Bref, toute la pression était sur les représentants de la capitale nationale et je dois leur rendre hommage aujourd’hui. Je ne m’attendais pas à une opposition aussi solide de leur part, mais ils se sont défoncés, se sont bien battus et ont accompli la première partie de leur mission.

Le quart-arrière des Tiger-Cats de Hamilton, Jeremiah Masoli, a très bien joué et les entraîneurs ont peaufiné un plan de match vraiment exceptionnel. Mine de rien, les négligés ont poussé le match jusqu’à la limite en créant l’égalité 28-28 à la toute fin du quatrième quart. Malheureusement pour une équipe et heureusement pour l’autre, c’est à ce moment que le jeu du match est arrivé.

À ce moment, Ottawa devait être en train de se dire : « On ne devrait pas en être là. Ce match n’est pas supposé être aussi serré! ». Mais c’était bel et bien la situation qui prévalait et la tension était à son comble. Quand l’attaque du Rouge et Noir s’est installée pour remonter le terrain, les Tiger-Cats ont amené un blitz déguisé et Arnaud Gason-Nadon, plutôt que de foncer sur Henry Burris, a reculé en couverture de passe. Burris, convaincu qu’un nombre anormal de rivaux le prenaient en chasse, s’est dépêché à viser son dépanneur et a décoché une courte passe en diagonale.

Erreur! C’est Gascon-Nadon qui se trouvait là et qui a reçu le ballon en plein dans les numéros. S’il réussit l’interception, les Ticats reprennent possession du ballon profondément dans le territoire adverse avec environ 1:25 à faire et on assiste peut-être à une surprise. Mais on ne le saura jamais puisque malheureusement, l’ancien du Rouge et Or a échappé le ballon.

Quand une équipe rate une telle opportunité, j’ai toujours hâte de voir si l’adversaire va lui faire payer ce manque d’opportunisme. Dans ce cas-là, c’est exactement ce qui est arrivé. Sur le jeu suivant, en situation de deuxième essai et 25 verges à franchir, Burris a décoché une passe de 93 verges à Greg Ellingson et Ottawa a gagné 35-28. Quel match de fou!

Je lève mon chapeau aux Tiger-Cats, mais j’offre toutes mes félicitations au Rouge et Noir qui a démontré assez de maturité pour rester droit quand ça chauffait.

***

Dans l’Ouest, on avait droit à la bonne vieille bataille de l’Alberta. L’an passé, les Stampeders de Calgary avaient facilement remporté le duel. À l’époque, les Eskimos jouaient avec un quart-arrière amoché et avaient donné le ballon cinq fois à l’adversaire.

Cette fois, le scénario était différent. Les Eskimos étaient en santé et étaient reposés. Après trois semaines de congé, allaient-ils être rouillés? Pas du tout.

Par l’entremise des médias d’Edmonton, on avait appris que les Eskimos s’étaient un peu inspirés de la façon dont les équipes universitaires se préparent pour un Bowl aux États-Unis. Souvent, plusieurs semaines s’écoulent entre la fin du calendrier de la NCAA et un match de fin d’année. Face à la même réalité, les Eskimos sont allés aux sources pour trouver la bonne formule. L’entraîneur des secondeurs des Eskimos était à Auburn quand les Tigers avaient remporté le championnat national et on lui a demandé comment ils s’y étaient pris pour repartir la machine après un aussi long congé.

Les Eskimos étaient affamés et leur entraîneur très allumé. Chris Jones est un gars qui démontre énormément de confiance. C’est un émule de Don Matthews qui fait son travail avec une bonne dose d’arrogance. Contre les Stamps, son message était clair et il l’a lancé très tôt dans le match. Sur la première séquence offensive de son équipe, il a gardé les unités spéciales sur les lignes de côté et a commandé à son attaque de finir ce qu’elle avait commencé alors qu’elle faisait face à un troisième essai à la porte des buts.

Non seulement la stratégie a porté fruits, mais Jones a poussé l’insulte à l’injure en tentant une transformation de deux points qui a elle aussi été réussie. Bang! Rapidement, on a vu que les Eskimos étaient venus pour gagner et non pas pour éviter de perdre.

Un peu plus tard dans le match, Edmonton semblait se préparer pour un botté de placement, mais a surpris tout le monde avec un jeu truqué. La séquence s’est prolongée et s’est terminée par un touché.

Au moment où les Stampeders avaient retrouvé leur confiance en fin de rencontre, les Eskimos avaient le ballon à leur propre ligne de 27 et étaient confrontés à un troisième essai avec une verge à franchir. Encore une fois, Jones a gardé son attaque sur le terrain et a été récompensé pour son audace.

La défensive des Eskimos a provoqué quatre revirements et l’attaque les a amenés à la banque en les convertissant en trois touchés. Vingt-et-un points qui viennent directement des revirements? Ça a fait toute la différence.

Le seul point négatif c’est le relâchement qu’on a observé à la fin. Alors que le pointage était de 40-15, c’était le party sur le terrain comme dans les gradins. Tout le monde se voyait déjà à la Coupe Grey, mais les Stampeders, en champions qu’ils sont, n’ont jamais abandonné. Disons qu’il faisait un peu plus chaud dans la cuisine tout d’un coup, mais les Eskimos ont réussi à se sauver avec la victoire.

Les hommes en vert et or sont sur une séquence de neuf victoires. Ils s’en vont à la coupe Grey blindés d’une confiance incroyable.

Les petites vites de la NFL

On s’est aperçu que les Vikings du Minnesota sont encore les petits frères des Packers de Green Bay!
Les Vikings ont amorcé ce match sur une belle séquence de cinq victoires tandis que les Packers avaient échappé leurs trois parties précédentes. Si les Vikings voulaient être pris au sérieux, ils avaient là une occasion en or, mais ils laissé filer. Finalement, plus ça change, plus c’est pareil! Les Packers ont maintenant gagné dix des onze derniers matchs entre les deux rivaux.

Pour les Packers, ce fut une belle victoire d’équipe. Aaron Rodgers a lancé deux passes de touché et n’a pas commis de revirement. Eddie Lacy, en santé, qui gagne plus de 100 verges au sol. En défense, on a limité Adrian Peterson à 45 verges, on a provoqué un échappé et réussi six sacs du quart. En plus, Mason Crosby a été parfait sur ses cinq tentatives de placement.

Tout le monde a contribué, tout le monde a bien joué et ça va faire du bien pour le moral.

***

Que dire de plus sur les Panthers de la Caroline?

Cam Newton a toujours porté l’étiquette de l’athlète qui joue à la position de quart-arrière. Mais cette année, il faut commencer à parler de lui comme d’un quart-arrière athlétique. La nuance est importante!

Newton m’impressionne grandement. Il n’a pas un groupe de receveurs très talentueux, mais il faut des jeux de semaine en semaine. C’est vrai qu’il a une grosse défensive et qu’il est bien appuyé par son attaque au sol, mais ça n’enlève rien à ses accomplissements. Contre les Redskins, il a lancé cinq passes de touché à autant de cibles différentes. Ce n’est pas rien.

Je ne suis pas dans le secret des Dieux mais je peux vous dire sans hésitation qu’en Caroline, on n’a pas de crise d’identité. Les Panthers ont leur recette pour connaître du succès et ils l’appliquent à chaque semaine. En fin de semaine, ils ont marqué 27 de leurs 44 points sur des séquences nées d’un revirement, ont limité l’attaque au sol de Washington à 14 verges sur 12 courses et ont réussi cinq sacs du quart.

Je pense que les Redskins ont réalisé assez vite qu’ils n’avaient pas affaire aux Saints de La Nouvelle-Orléans...

***

Difficile de passer sous silence la performance de Brock Osweiler, le petit gars de 6 pieds 8 pouces des Broncos de Denver.

Osweiler est un jeune qui attendait son moment et qui l’a saisi en fin de semaine. Donnons-lui ce qui lui revient. Il n’a pas nui à son équipe, au contraire, il a contribué à l’obtention d’une grosse victoire sur la route.

C’est intéressant parce qu’il faut rappeler que ce gars-là est chez les pros depuis quatre ans. On voit que même s’il n’a pas eu beaucoup de répétitions, il étudie probablement assidument dans les salles de réunion et pose des questions aux gars autour de lui. Il a profité de sa chance. Malgré le fait qu’il a été victime de cinq sacs du quart, il a démontré un bon sang-froid. Je l’ai trouvé calme, il n’a pas paniqué. Il a lancé deux passes de touché et seulement sept passes incomplètes sur les 27 qu’il a tentées.

Et la clé –c’est ce qui échappait à Peyton Manning dernièrement – c’est que le jeune n’a pas été victime d’un revirement.

On a aussi vu la vraie attaque de Gary Kubiak. On a vu un quart qui prend des remises directes de son centre. On a vu du jeu au sol, des dérobades du corps et beaucoup de formations avec des ailiers rapprochés. Ce n’était pas l’attaque modifiée pour essayer de mettre Manning en valeur.

J’adore ça parce qu’en 2015, les ailiers rapprochés sont des hybrides, des super athlètes. Si tu gardes ta défensive normale sur le terrain, tu n’es pas capable de les surveiller contre la passe. Si tu réponds avec de la vitesse, on va te courir sur le corps parce que tu n’es plus assez gros pour arrêter le jeu au sol.

Osweiler a passé le test. Un match ne fait pas une saison et encore moins une carrière, mais j’aimerais le revoir la semaine prochaine alors que les Patriots de la Nouvelle-Angleterre s’en vont à Denver. Quoi de mieux pour voir ce que le jeune a dans le ventre?

Et qui sait? S’il offre une grosse performance, peut-être qu’on aura soudainement des décisions à prendre chez les Broncos...
 

Carabins de l'Université de Montréal : L’expérience des champions

Universitaires dimanche, 22 nov. 2015. 23:23

Les Carabins retournent à la Coupe Vanier 1:40

Christian Dufresne

Tout le monde au Québec savait déjà que l’édition 2015 des Carabins de l’Université de Montréal était spéciale. Maintenant, tout le Canada a pu le constater et il ne leur manque qu’une autre victoire pour être la meilleure équipe au pays pour une deuxième année consécutive.

Les Bleus ont livré une solide prestation sur la route pour gagner leur billet pour la Coupe Vanier. Ils n’ont jamais donné le moindre petit espoir aux Gryphons de l’Université de Guelph.

Il faut saluer l’effort de la défense de Guelph qui s’est bien ajustée en deuxième demie après s’être fait passer sur le corps lors des 30 premières minutes.

Encore une fois, l’unité défensive de Danny Maciocia a été sensationnelle. La ligne défensive a fait le travail pour fermer les trous et freiner l’attaque terrestre des champions de l’Ontario. Les secondeurs Frédéric Chagnon, Maïko Zepeda et Xavier Prévost se sont bien adaptés face à un adversaire qu’ils affrontaient pour la première fois.

C’est tout à leur honneur parce qu’ils n’avaient jamais formé le trio de secondeurs depuis le début de la saison. Chagnon a raté quatre matchs en raison d’une blessure, Zepeda a quitté la tertiaire quand Alex Cromer-Émond est tombé au combat et Prévost, une recrue, remplaçait Jean-Christophe Touchette qui est également blessé.

La recette des Carabins n’était pas compliquée, mais elle a été suivie à la lettre : prendre les devants rapidement, anéantir le jeu au sol des Gryphons et mettre la pression sur les épaules du quart-arrière James Roberts.

Avec tous les fronts déguisés de Maciocia, le pivot de deuxième année n’a jamais pu trouver son rythme. Il était constamment hésitant dans ses décisions.

L’attaque des Gryphons n’est allée qu’à six reprises dans le territoire des Carabins, dont une seule fois en première demie, sans jamais pouvoir inscrire de touché. Le plus près que Guelph s’est approché de la zone des buts de l’UdeM, c’est lors d’une séquence au troisième quart alors que les locaux se sont contentés d’un placement de 30 verges.

Dans l’autre demi-finale, ce n’était pas une grande surprise de voir les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) sortir gagnants contre les X-Men.

Si les Bleus disputent le même genre de performance à la Coupe Vanier que celle à Guelph, ils devraient soulever la coupe Vanier samedi prochain.

UBC a une bonne équipe avec quelques armes en attaque, mais si les Carabins jouent à leur niveau, les Thunderbirds n’auront pas de solution.

Blake Nill a fait un travail incroyable à sa première saison à la barre de l’équipe. Il a convaincu trois excellents espoirs qui jouaient en première division dans la NCAA à joindre son programme, dont le quart-arrière de 19 ans Michael O’Connor qui évoluait à Penn State.

UBC est passé d’une fiche de 2-6 à 6-2, mais c’est encore une équipe peu expérimentée dans les grands matchs. O’Connor en est à sa première année et bien qu’il soit voué à un bel avenir, je pense qu’il vivra le même enfer que Roberts lors de la Coupe Vanier.

Les Carabins auront le même plan de match que celui qu’ils ont utilisé pour remporter la Coupe Mitchell. Ils tenteront d’enlever le porteur de ballon très physique Brandon Deschamps de l’équation pour forcer O’Connor à passer le ballon sur des deuxièmes essais et long.

Ceci étant dit, c’est Blake Nill, l’homme qui fait des miracles! Son équipe a battu les Dinos de l’Université de Calgary qui étaient parmi les favoris pour gagner la Coupe Vanier.

Mais avec les deux derniers matchs que les Carabins ont joués, je prévois une vague bleue à Québec. Imaginez la scène au Stade Telus, le repère du Rouge et Or.

Je vais même y aller d’une prédiction : victoire de l’UdeM 27 à 13.

Dans moins d’une semaine, on couronnera les 51es champions de la Coupe Vanier. Et pour la quatrième année de suite, ce pourrait bien être une équipe du Québec.

Photo de la semaine : Nicholas Narbonne Bourque et Gabriel Cousineau

Samedi prochain, Gabriel Cousineau disputera le dernier match de sa carrière universitaire.

Il a dû attendre à sa quatrième année pour devenir officiellement le quart no 1 de l’équipe. Il a toujours fait passer les intérêts de l’équipe avant les siens.

On le voit ici sur cette photo de Dominique Bernier. Cousineau pointe le logo des Bleus sur son casque. Il sera pour toujours dans la famille des Carabins.

Et comme l’an dernier, le numéro 4 voudra terminer sa saison avec une victoire pour ramener la coupe Vanier à l’Université de Montréal.

Les Carabins ont respecté leur plan de match à la lettre

Universitaires samedi, 21 nov. 2015. 23:07

Les Carabins retournent à la Coupe Vanier 1:40

Christian Dufresne

Le football se joue différemment en Ontario et au Québec. Le quart-arrière des Gryphons de l’Université de Guelph, James Roberts, l’a appris à la dure samedi après-midi.

Les Carabins de l’Université de Montréal ont déguisé leurs stratégies comme ils le font depuis quelques semaines. Le coordonnateur défensif et entraîneur-chef de l’équipe, Danny Maciocia, aime faire bouger ses joueurs un peu partout, ce qui rend la lecture avant le jeu du quart adverse très complexe.

Le plan de match des Bleus était d’arrêter le jeu de course pour forcer le pivot de deuxième année à lancer le ballon plus souvent. C’est exactement ce qui s'est produit et les champions en titre de la Coupe Vanier n’ont concédé aucun touché en route vers une victoire de 25-10 en demi-finale canadienne.

« De venir sur la route, dans un match de championnat, et qu’une équipe ne soit pas capable de se rendre dans la zone des buts, c’est tout un exploit pour notre défense », a souligné Maciocia, dont la défense a concédé que 65 verges au sol aux Gryphons.

« C’est ce qu’on voulait faire. On savait qu’eux voulaient vraiment courir avec le ballon. Si on était capable de prendre l’avance rapidement et de forcer leur quart-arrière à lancer, on allait avoir un bon match », a noté le quart-arrière Gabriel Cousineau qui a aidé son équipe à prendre les devants 23-0 à la mi-temps.

L’Université de Montréal pourrait devenir la sixième équipe de l’histoire du Sport interuniversitaire canadien à remporter la Coupe Vanier deux ans de suite. Les Universités du Manitoba, Western, Saint Mary’s et Laval, à deux reprises, sont les seules à avoir deux conquêtes consécutives.

Pour ce faire, les Montréalais devront l'emporter face aux surprenants Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique, samedi prochain, à Québec.

Luke fait sentir sa présence

Pour une deuxième semaine de suite, Junior Luke s’est signalé au quatrième quart avec un jeu important. Après avoir bloqué la tentative de placement du Rouge et Or sur le dernier jeu de la Coupe Dunsmore, le joueur de ligne défensive a réalisé une interception alors qu’il reculait en couverture.

Le numéro 91 a été nommé le joueur par excellence de la Coupe Mitchell.

« Junior peut se rendre au quart-arrière. On peut lui demander de reculer en couverture. Je ne pense pas que le quart-arrière s’attendait à ça. C’est tout un athlète. Il a de bonnes mains et il a attrapé le ballon », a expliqué Maciocia après la rencontre.

Comme ils l’ont fait depuis le début des éliminatoires, les Carabins ont réussi à établir le jeu au sol. Sean Thomas Erlington a connu un troisième match de suite avec plus de 170 verges de gains par la course.

Il a encore une fois pu profiter de l’excellent travail de la ligne à l’attaque qui a complètement dominé la ligne de mêlée.

« On voulait établir le jeu au sol et on a été capable de le faire. On a eu du succès. La ligne à l’attaque a fait un boulot incroyable et on a dominé la ligne de mêlée. Ça fait toute la différence », a dit le pilote des Bleus.

Deschamps à la rescousse

Généralement plus habitué à occuper la position de maraudeur, David Deschamps s’est vu confier le poste de botteur de précision de l’équipe lors de la demi-finale canadienne.

Louis-Philippe Simoneau a connu beaucoup de difficultés cette saison et c’est la deuxième fois que Maciocia le laisse de côté.

Deschamps a réussi ses trois tentatives sur 27, 35 et 17 verges. Il a notamment donné les devants 6-0 à son équipe en première demie.

« Le fait qu’il est terminé trois en trois, oui, c’était la bonne décision. Mais quand tu fais un choix comme ça, tu ne sais jamais. David a bien performé cette semaine à l’entraînement et je voulais lui donner une opportunité », a déclaré l’entraîneur qui n’a pas eu à regretter sa décision.

Maciocia n’a pas voulu s’avancer sur son choix pour la Coupe Vanier.

Les Carabins de retour à la Coupe Vanier

Universitaire samedi, 21 nov. 2015. 12:05

Carabins 25 - Gryphons 10 2:00

Les Carabins ont marqué 20 points au cours du deuxième quart et l’Université de Montréal aura la chance de défendre son titre de la Coupe Vanier grâce à sa victoire de 25-10 face aux Gryphons de l’Université de Guelph, samedi après-midi, lors de la Coupe Mitchell.

Sean Thomas Erlington et Philip Enchill ont inscrit les deux touchés des Bleus qui ont encore une fois profité d’une performance sans faille de leur défense. Le botteur David Deschamps, qui remplaçait Louis-Philippe Simoneau, a été parfait lors de ses trois tentatives de placement.

Frédéric Chagnon, Zacary Alexis et Junior Luke, qui a été nommé le joueur par excellence du match, ont réalisé des interceptions face au quart-arrière James Roberts qui n’a jamais réussi à lire la défense des Carabins.

« C’était un match d’équipe, a déclaré le quart-arrière des Bleus, Gabriel Cousineau. La défense a fait un travail incroyable. L’attaque, on a avancé le ballon au sol comme par la passe alors on est très satisfait de notre match. »

Après une nette domination en première demie, les Bleus ont vu l’équipe locale s’adapter en défense. Cousineau et son groupe ont eu de la difficulté à faire avancer le ballon lors des deux derniers quarts.

Guillaume PaquetL’attaque des Carabins est encore passée par le porteur de ballon Sean Thomas Erlington et le receveur Guillaume Paquet. Ce dernier a capté sept passes pour 80 verges, dont une de façon spectaculaire pour mettre la table au touché de Thomas Erlington.

Le demi offensif de troisième année a terminé la rencontre avec 170 verges de gains au sol. En trois matchs éliminatoires, Thomas Erlington a gagné 581 verges, soit 64 de plus qu’en huit rencontres de saison régulière.

« Je donne le mérite à ma ligne offensive, a mentionné Thomas Erlington. Du début jusqu’à la fin, ils ont poussé sans arrêt. Quand nos joueurs de ligne offensive poussent comme ça, si tu veux les arrêter, c’est fatigant. Pour une défense, c’est difficile de contrer la course pendant une partie complète. »

« Sean est absolument magique. La ligne à l’attaque a fait un travail incroyable pour ouvrir des trous pour lui. On les aime nos gros et on s’occupe d’eux », a affirmé Cousineau, qui aura la chance de terminer sa carrière universitaire à la Coupe Vanier.

L’UdeM affrontera les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique en grande finale canadienne. La troupe de Blake Nill a défait les X-Men de l’Université St Francis Xavier par la marque de 36-9 lors de la Coupe Uteck.

Le match de la Coupe Vanier aura lieu samedi prochain, à Québec. Les Carabins avaient défait les Marauders de l’Université McMaster il y a un an pour remporter le premier titre canadien de leur histoire.

« On veut y aller jusqu’au bout et il reste juste un match », a simplement répondu Cousineau qui se remettra au travail dès dimanche.

Sean Thomas Erlington a donné les devants 13-0 aux visiteurs en marquant un touché sur une course de deux verges au milieu du deuxième quart.

Philip Enchill a porté la marque à 20-0 en captant une passe de 9 verges de Cousineau pour un majeur avec 57 secondes à faire au deuxième quart.

Alors que c’était 25-6, la défense des Gryphons a forcé les Carabins à concéder deux touchés de sûreté. Mais la défense des Bleus a fermé la porte par la suite.

Alexis et Luke ont intercepté Roberts lors de deux séquences consécutives au quatrième quart pour mettre fin aux espoirs des locaux.

« C’est rare que tu voies un joueur de ligne défensive qui va reculer et qui va réaliser une interception. Quand ça arrive, tu en profites », a lancé Luke avec un grand sourire, lui qui avait bloqué le botté de précision du Rouge et Or pour donner la victoire à son équipe la semaine dernière.

Danny Maciocia a décidé de laisser de côté le botteur Louis-Philippe Simoneau qui avait raté trois de ses six tentatives la semaine dernière. La décision a été payante puisque David Deschamps a réussi ses trois placements.

Il a inscrit les six premiers points des Bleus en réussissant des bottés de précision de 27 et 35 verges en première demie. Il a également passé le ballon entre les poteaux sur 17 verges tout juste avant la mi-temps.

Le botteur des Gryphons, Gabriel Ferraro, a réduit l’écart à 23-3 avec un placement de 30 verges au troisième quart. Il a récidivé un plus tard avec une réussite sur 32 verges pour faire 25-6.

Les Thunderbirds de UBC rejoignent les Carabins à la Coupe Vanier

Universitaires samedi, 21 nov. 2015. 19:54

UBC 36 - St Francis Xavier 9 0:21

ANTIGONISH, Nouvelle-Écosse – Le quart-arrière Michael O’Connor a lancé deux passes de touché à Trivel Pinto, le porteur de ballon Brandon Deschamps en a ajouté un autre au sol pour mener les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique à une convaincante victoire de 36-9 face aux X-Men de l’Université St Francis Xavier, samedi, lors de la Coupe Uteck.

UBC affrontera les Carabins de l’Université de Montréal lors de la Coupe Vanier, samedi prochain, à Québec. L’UdeM a défait les Gryphons de Guelph par la marque de 25-10 plus tôt dans la journée.

O'Connor a complété 21 de ses 31 passes pour 272 verges et a été intercepté à une reprise. Le botteur de l’équipe, Quinn Van Gylswyk, a réussi trois placements alors que Taylor Loffler a réalisé plusieurs plaqués importants en défense.

Le pivot des X-Men Tivon Cook a lancé pour 250 verges de gains avec une passe de touché et trois interceptions.

La troupe de Blake Nill, qui en est à sa première année à la barre du programme, avait gagné le championnat de l’Ouest la semaine dernière en éliminant l’équipe classée no 1 au pays, les Dinos de l’Université de Calgary.

Les Thunderbirds ont pris les devants à 3:19 du premier quart et ne l’ont jamais perdu du match.

Les X-Men ont provoqué plusieurs revirements, mais ils n’ont jamais été en mesure d’en profiter. Leur seul majeur du match a été inscrit lors de la dernière minute lorsque Cook a rejoint Donald Tabor sur 22 verges.

Danny Maciocia et Stu Lang, liés par les Eskimos d'Edmonton

Universitaires vendredi, 20 nov. 2015. 17:58 Stu Lang et Danny Maciocia
Stu Lang et Danny Maciocia
Christian Dufresne

MONTRÉAL - Qu’est-ce qu’ont en commun Danny Maciocia et Stu Lang? Les deux entraîneurs-chefs qui s’affronteront lors de la Coupe Mitchell ont tous deux déjà remporté la Coupe Grey alors qu’ils étaient membres des Eskimos d’Edmonton.

Le pilote des Carabins a soulevé le trophée pour la première fois en 2003 alors qu’il était le coordonnateur offensif des Eskimos. Il est ensuite devenu le premier entraîneur-chef québécois de l’histoire de la LCF à gagner la Coupe Grey en 2005.

Lang, qui dirige les Gryphons de l’Université de Guelph depuis 2010, a porté l’uniforme des Eskimos de 1974 à 1981. En huit ans à Edmonton, Lang a été champion à cinq reprises, dont quatre fois de suite pour terminer sa carrière.

« Danny pourrait aussi vous le dire. Les Eskimos sont une organisation très bien dirigée, a indiqué Lang. Elle traite les joueurs très bien. C’était une belle opportunité de jouer là-bas. C’était juste un peu avant que Wayne Gretzky arrive et que les Oilers commencent à gagner des Coupes Stanley. Edmonton était appelé la ville des champions. »

L’entraîneur-chef de Guelph, qui était parmi les pires programmes en Ontario à son arrivée à la barre de l’équipe, a même assisté à un des camps d’entraînement des Eskimos lorsque Maciocia en était le directeur général.

Les deux hommes se connaissent bien, ce qui explique pourquoi les Gryphons sont venus disputer un match préparatoire au CEPSUM en août 2014.

« Il voulait faire vivre une expérience un peu différente à ses joueurs pour un match préparatoire, a expliqué Maciocia. C’est une équipe gérée par un monsieur avec beaucoup de classe. C’est très intéressant de les regarder jouer parce que ce programme a tourné le coin et il a tout un avenir. »

Danny Maciocia a entretenu une relation de travail avec un autre membre des Gryphons. L’adjoint de Lang et entraîneur des porteurs de ballon de l’équipe, Neil Lumsden, était le dépisteur en Ontario de l’ancien DG des Eskimos.

Lumsden, qui a l’un des meilleurs centres-arrières de son époque, a terminé sa carrière de joueur à Edmonton de 1980 à 1985. Il a été intronisé au Temple de la renommée du football canadien en 2014. Son fils Jesse a été un grand espoir à la position de porteur de ballon, mais n’a jamais réussi à s’établir dans la LCF.

Pas de pression pour les Carabins

Universitaires jeudi, 19 nov. 2015. 23:01

L'expérience des gros matchs 3:51

Christian Dufresne

MONTRÉAL - « Quand les joueurs sont tranquilles, c’est à ce moment qu’on commence à s’inquiéter. »

Avant l’entraînement des Carabins de mercredi soir, les étudiants-athlètes de l’Université de Montréal affichaient le même état d’esprit que d’habitude.

En attendant le coup de sifflet de leur entraîneur Danny Maciocia qui signifierait le début de l’entraînement, plusieurs joueurs étaient en cercle à jouer à un jeu banal. Leur plaisir d’être en groupe était palpable et on aurait dit des enfants dans une cour d’école.

À quelques jours de la demi-finale canadienne face aux Gryphons de l’Université de Guelph, l’ambiance était décontractée. Si certains joueurs éprouvaient de la nervosité à l’approche du match le plus important de la saison, ils le cachaient très bien.

 « Tout le monde nous parle de pression, mais je ne pense pas que grand-monde dans l’équipe m’écoute quand je parle de pression, a indiqué Maciocia en riant. Ça n’existe pas la pression ici. Je vois ça comme une opportunité. »

Lorsque l’entraînement des Bleus a débuté, les éclats de rire ont fait place au côté sérieux de l’équipe qui se prépare méticuleusement semaine après semaine. Les joueurs étaient à l’écoute de leurs entraîneurs et chaque consigne était assimilée.

Des quatre équipes présentes dans le carré d’as, les Carabins sont les seuls à avoir été aussi loin l’an dernier. Qui plus est, ils sont les champions en titre au Canada. Pour les Bleus, cette conquête fait partie du passé et c’est une autre histoire qui s’écrit cette année.

« C’est un message que Danny (Maciocia) s’est assuré de nous transmettre. Je ne pense pas que la pression de défendre notre titre existe. En ce moment, on essaie de trouver une façon de gagner en 2015 parce que la manière qu’on a utilisée pour gagner l’an dernier, on ne pourra pas l’utiliser cette année. On est dans la bonne direction. Il faut seulement terminer le travail », a exprimé le demi défensif de cinquième année, Djonathan Buissereth.  

« Nos joueurs réalisent qu’il y a une opportunité devant eux qui ne se présente pas chaque année. Des fois, ça ne se présente même pas dans une carrière de football universitaire. Ils veulent tirer avantage de cette chance. Ils veulent continuer à écrire leur histoire », a expliqué Maciocia, le seul entraîneur du football canadien à revendiquer une coupe Grey et une coupe Vanier.

« C’est le fun de savoir qu’on est la seule équipe au Québec qui s’entraîne. Il y a une bonne parité au Canada puisque nous sommes la seule équipe qui revient de l’an passé. Dans mon cas, plus ma saison est longue, plus je suis content étant donné que c’est ma dernière. Je profite de chaque moment et ce sont des souvenirs que je vais avoir à vie, peu importe le résultat », a relaté le quart-arrière finissant, Gabriel Cousineau.

S’ils ne ressentent pas de pression, c’est parce que les Carabins sont confiants en leurs moyens. Au cours des deux dernières années, ils ont vécu à peu près tous les scénarios possibles dans un match de football.

Tous les membres de l’équipe ont fait leurs devoirs et leur étude sur les Gryphons, des adversaires méconnus puisqu’ils ne les ont jamais affrontés, si ce n’est qu’une rencontre préparatoire en août 2014.

« Si on fait les choses comme il le faut et qu’on se prépare bien comme on le fait tout le temps, on a de très bonnes chances de gagner. Ce n’est pas pour rien enlever à Guelph, parce qu’après avoir vu une tonne de vidéo, je peux dire qu’ils ont une très bonne équipe. Mais on a aussi une très bonne équipe. On a pu le prouver sur papier et sur le terrain », a décrit Buissereth qui s’assura de garder ses jeunes coéquipiers concentrés sur le but ultime.

« Si on exécute aussi bien que contre l’Université Laval, on devrait avoir un méchant bon match contre Guelph », a ajouté Cousineau, qui s’est remis au travail dès le lendemain de la Coupe Dunsmore pour décortiquer la défense des Gryphons.

La grande différence avec la demi-finale de l’an dernier, c’est que les Carabins devront la disputer sur la route. Aucun détail n’a été laissé de côté et l’horaire du voyage est réglé au quart de tour pour conserver la routine.

Les Bleus prendront un vol nolisé pour se rendre à Guelph. Toute l’équipe arrivera vendredi après-midi et cela leur permettra de se mettre à l’aise avant l’importante partie de samedi.

« Quand on s’est réuni dimanche avec notre monde, beaucoup de travail avait déjà été fait pour ce voyage, a affirmé Maciocia. Ça démontre à quel point le sport étudiant est important pour l’université. De prendre un vol nolisé avec nos joueurs, ça n’arrive pas souvent, même dans la LCF. On est très chanceux d’avoir cet appui de l’université. »

« Comme Danny m’a dit à la blague, c’est le plus proche que je vais me rendre des pros », a lancé Gabriel Cousineau avec un grand sourire, lui qui s’assurera que ce voyage ne soit pas une distraction pour ses coéquipiers et lui.

L’édition 2015 des Carabins est bien différente de celle d’il y a un an. Mais une caractéristique très importante de l’équipe championne de 2014 demeure ancrée dans leur identité : l’esprit de famille.

Au-delà des liens qui unissent les joueurs à leurs entraîneurs et le plaisir de pratiquer ce sport, cette équipe a une faculté à se regrouper et à élever son jeu dans les moments importants.

Le talent permet de gagner des matchs. Mais la volonté de croire en tout un chacun permet de remporter des championnats. Et c’est ce que les Carabins tenteront de démontrer pour une deuxième année de suite en s'approchant à une victoire de leur objectif, samedi après-midi.

La dette de Louis-Philippe Simoneau

Universitaires vendredi, 20 nov. 2015. 17:34

L'expérience des gros matchs 3:51

Christian Dufresne

MONTRÉAL - De son propre aveu, Louis-Philippe Simoneau connaît la pire saison de sa vie.

Malgré des performances en deçà de ses attentes, le botteur de précision des Carabins peut se consoler en se disant qu’il a encore la chance de se reprendre puisque son équipe disputera la demi-finale canadienne, samedi après-midi, en rendant visite aux Gryphons de l’Université de Guelph.

À sa deuxième année à l’Université de Montréal, le produit des Élans du Cégep Garneau n’a réussi que 13 de ses 21 tentatives de placement en saison régulière pour un pourcentage de 61,9 %. L’an dernier, il n’avait raté que quatre placements en 16 tentatives.

En éliminatoires, les problèmes de Simoneau ne se sont pas réglés. En demi-finale québécoise face au Vert & Or, l’étudiant-athlète a raté son botté de précision de 31 verges. À la Coupe Dunsmore, il a passé le ballon entre les poteaux à trois reprises alors qu’on lui a demandé de s’exécuter six fois.

« Je ne suis pas sorti de la manière que j’aurais voulu. Mais j’ai quand même réussi trois placements et un a frappé le poteau. Il faut que je continue à me pratiquer et ça va aller mieux », expliquait le numéro 18 des Bleus qui est toujours l’un des premiers à sauter sur le terrain lors des entraînements.

Simoneau a gardé la tête haute tout au long de la saison même si elle ne se déroulait pas comme il le voulait. Les mauvais moments lui ont permis d’acquérir de l’expérience qui lui servira dans le futur.

« Des fois ça se passe entre les deux oreilles. Lorsque je jouais collégial et avec Équipe Canada Junior, ma force était le mental. Cette année, ç’a été un peu plus difficile. J’ai essayé de faire sortir le meilleur de moi, mais ça n’a pas porté fruit. Je travaille et chaque jour je viens botter des ballons. Ça va débloquer, je ne suis pas inquiet », a-t-il ajouté, lui qui a été laissé de côté à une reprise cette saison.

Les Carabins auront besoin de leur botteur samedi après-midi pour engranger des points. Simoneau a mis sa mauvaise saison de côté et espère qu’il pourra terminer sur une bonne note. Considère-t-il qu'il en doit une à ses coéquipiers?

« C’est sûr que je veux rebondir et leur prouver que je suis encore là. Je vais faire de mon mieux et je suis sûr que ça va bien aller », a affirmé Simoneau qui est de nature très positive.

« À la fin de la journée, on est une des quatre équipes au Canada qui s'entraîne encore. Avec le groupe de joueurs, d’entraîneurs et tout l’encadrement au CEPSUM, on est parti et personne ne peut nous arrêter », s’est-il exclamé.

Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini avec les Carabins

Universitaires mardi, 17 nov. 2015. 02:33

Carabins 18 - Rouge et Or 16 1:30

Christian Dufresne

Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini, a dit un jour l’ancien receveur des Yankees de New York, Yogi Berra.

Lorsqu’on regarde un match des Carabins, il faut toujours garder cette célèbre phrase en tête. Encore une fois, la troupe de Danny Maciocia a prouvé que ce n’est jamais fini tant que le cadran n’affiche pas 0:00.

Les joueurs des Carabins ont cette force mentale d’y croire même quand toutes les probabilités sont contre eux. Ils avaient probablement en tête le dernier jeu de leur premier match de la saison régulière contre le Rouge et Or lorsque Dominic Lévesque avait réussi un placement de 39 verges pour donner la victoire aux Lavallois.

Cette fois, Junior Luke s’est assuré que le ballon ne passe pas entre les poteaux pour procurer la Coupe Dunsmore à son équipe pour une deuxième année de suite.

C’est maintenant la marque de commerce des Carabins de réussir des revirements ou de bloquer des bottés quand on s’y attend le moins. En demi-finale canadienne l’an dernier, les Bisons frappaient à la porte des buts. Maciocia appelle un blitz d’Anthony Coady. Résultat : il provoque l’échappé du quart Jordan Yantz.

Il y a deux week-ends, le Vert & Or a un troisième essai et quelques centimètres à franchir alors qu’il détient l’avance. L’UdeM ne semble pas arrêter Jérémi Roch, mais Frédéric Chagnon réalise un jeu incroyable en frappant le ballon et le récupère lui-même.

Et nul besoin de vous dire que le jeu de Luke rappelle celui de Mathieu Girard à la Coupe Vanier en novembre 2014. Bref, message aux Gryphons de Guelph : ne comptez jamais les hommes en bleu pour battus.

Bon pour le football québécois

La semaine dernière, Danny Maciocia a affirmé que les grands gagnants d’une Coupe Dunsmore opposant les Carabins au Rouge et Or étaient les partisans. J’ajouterais aussi tout le football québécois.

Tous les jeunes qui pratiquent ce sport aux niveaux secondaire et collégial et qui regardaient ce match rêvent un jour d’être Junior Luke. Ils se voient réaliser le jeu qui fait la différence.

Encore une fois entre les deux grands rivaux, le match s'est décidé au quatrième quart. Cette rencontre a été de loin la meilleure des quatre finales d’association au pays.

On aimerait bien que ces deux équipes soient de la Coupe Vanier dans un peu moins de deux semaines à Québec. C’est incontestablement deux des quatre meilleurs programmes au pays cette saison, si ce n'est pas les deux meilleurs. Malheureusement, une seule formation pouvait sortir de la province et c’est encore les Carabins.

Cette victoire des Bleus met aussi fin aux doutes que certains avaient sur l’équipe. Comme quoi la victoire de l’an dernier aurait pu être associée à une année chanceuse. J’espère que tous ceux qui pensaient cela ont changé d’idée.

Néanmoins, le Rouge et Or est encore le programme de football le plus prestigieux au pays. Le record de huit coupes Vanier, la plus longue série victorieuse de l’histoire du Sport interuniversitaire canadien (25) et 11 championnats de saison régulière de suite sont quelques arguments qui prouvent cela.

Il est évident que le Rouge et Or ne dominera plus comme il l’a fait pendant près de 13 ans, soit depuis la saison 2003 qui s'était conclue par la conquête du deuxième titre canadien de l'histoire de l'équipe. Le niveau au Québec augmente et les Carabins viennent de gagner deux années de suite la finale provinciale.

Les Carabins n’ont pas encore la riche histoire de l’Université Laval. Gabriel Cousineau disait après le match que l’UdeM était en train de construire sa dynastie. On verra dans les deux prochaines semaines s’il peut mener les siens à une deuxième coupe Vanier de suite, ce que seulement quatre universités ont réussi (Manitoba, Western, St. Mary’s et Laval à deux reprises).

Les Bleus ont toutefois réussi à enlever tout écart qu’il pouvait rester avec le Rouge et Or. Ces deux équipes sont sur un pied d’égalité pour la qualité des entraîneurs et du talent des étudiants-athlètes. L’Université Laval a des installations un peu plus modernes et de plus grosses foules, mais c’est encore les deux aspects mentionnés dans la phrase précédente qui gagnent des titres.

Mais ces deux programmes ne doivent pas oublier de regarder derrière. Ils sont les rois de la montagne, mais les quatre autres universités de leur division, et aussi les 21 autres au Canada, veulent les déloger.

Et les entraîneurs adverses sont agressifs dans le recrutement. Avant, les joueurs qui graduaient du cégep se disaient qu’il n’y avait qu’une option s’ils voulaient gagner un championnat et c’était l’Université Laval.

Maintenant, il y en a deux. Et même trois... et quatre, et pourquoi pas cinq!

Les cégépiens finissants ont vu comme tout le monde ce que le Vert & Or a fait cette saison et comment il est passé près d’atteindre la Coupe Dunsmore.

Les Redmen ne sont plus la risée du Québec avec leur nouvelle attitude sous les ordres de Ronald Hilaire. Et que dire des Stingers qui ont livré deux belles batailles aux Carabins cette saison.

Plusieurs cégépiens veulent joindre ces programmes pour bâtir de futures équipes championnes, comme l’a fait Byron Archambault en choisissant les Carabins au lieu du Rouge et Or en 2011.

Évidemment, les Carabins et le Rouge et Or recruteront encore une bonne partie des espoirs de premier plan cette année. Mais ils n’ont plus l’exclusivité sur les meilleurs joueurs. Et ça, c’est bon pour le football québécois.

Photo de la semaine :

Gabriel Cousineau, Alexandre Laganière et Philip EnchillIl y a de ces personnes qui gardent toujours le moral et qui restent positives même dans les moments difficiles.

Le bloqueur des Carabins Alexandre Laganière est de ceux-là. Ce dernier s'est blessé tard au quatrième quart dans la demi-finale contre le Vert & Or.

Sa saison est vraisemblablement terminée. Sa carrière universitaire aussi puisqu'il est un joueur de cinquième année.

Mais Laganière était à Québec samedi. Il était même sur le terrain durant l'échauffement en béquilles et il avait le sourire malgré tout.

La photo de la semaine provient de l'appareil de Dominique Bernier. Avec Laganière (centre), on retrouve deux autres joueurs finissants des Bleus, le quart-arrière Gabriel Cousineau et le receveur Philip Enchill.

Les Carabins de l'Université de Montréal sont les maîtres des bottés bloqués

Universitaires mardi, 17 nov. 2015. 17:46 Junior Luke, Jonathan Boissonneault-Glaou, Émile Charron-Ligez et Mathieu Dupuis
Junior Luke, Jonathan Boissonneault-Glaou, Émile Charron-Ligez et Mathieu Dupuis (Source d'image:Dominique Bernier)

MONTRÉAL - Les Carabins de l'Université de Montréal ont un don pour bloquer les bottés de placement.

Leur excellence sur les unités spéciales leur a permis de vaincre les Marauders de l'Université McMaster en finale de la Coupe Vanier l'an dernier et ils ont utilisé la même recette samedi dernier pour venir à bout du Rouge et Or de l'Université Laval pour une deuxième année d'affilée lors du match de championnat du football universitaire québécois.

« À chaque fois que notre adversaire s'installe pour un placement, on se regarde et on se dit: "On doit bloquer celui-là parce que si on ne le fait pas, on sait ce qui va se produire", a raconté le demi-défensif Maiko Zepeda mardi. Toute l'équipe est sur la touche et nous envoie des ondes positives et je pense que ça fait une différence. »

Les Carabins aimeraient bien ne pas avoir à bloquer un placement en fin de rencontre pour vaincre les Gryphons de l'Université Guelph, samedi lors du match de la Coupe Mitchell. Le gagnant accédera à la Coupe Vanier, le 28 novembre à Québec.

Zepeda était sur le terrain pour les deux bottés bloqués mémorables des Carabins.

L'an dernier, le botté bloqué avait permis aux Cabarins de battre les Marauders 20-19 et de mettre la main sur un premier titre national dans leur histoire devant plus de 22 000 spectateurs au stade Percival-Molson, à Montréal. Le week-end dernier à Québec, le Rouge et Or a tenté un placement pour la victoire lors du dernier jeu du match, mais les Carabins ont à nouveau réussi l'impossible en bloquant le botté pour confirmer leur victoire de 18-16.

« On en a aussi bloqué un en demi-finale (d'association) contre Sherbrooke, a rappelé l'entraîneur-chef, Danny Maciocia. On passe du temps à travailler là-dessus.

« On sait que les occasions vont se présenter pendant le match et il faut savoir à quel moment tout donner. La semaine dernière, si on ne le bloque pas, le match est fini. Ça prend le bon état d'esprit, la volonté. Il faut être pleinement engagé. Les gars y croient et ça augmente le pourcentage de réussite. »

Maciocia doit toutefois avoir certaines inquiétudes concernant le jeu de son botteur. Louis-Philippe Simoneau a été imprécis sur deux placements tard au quatrième quart face au Rouge et Or, mais les deux points pour des simples obtenus sur les placements ratés ont finalement fait la différence.

Simoneau a été seulement 3-en-6 lors de la rencontre.

« C'est un peu inquiétant, a admis Maciocia, et c'est un problème depuis le début de l'année.

« Quand l'occasion se présente, il faut envoyer le ballon entre les poteaux, mais ce serait bien aussi si quand on s'approchait de la zone des buts adverse, on marquait des majeurs à la place d'essayer des placements. »

Dans l'autre demi-finale nationale, samedi, les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique rendront visite aux X-Men de St-Francis-Xavier à Antigonish, en Nouvelle-Écosse, dans le cadre de la Coupe Uteck.

Les Carabins et le Rouge et Or ont offert une fois de plus un spectacle grandiose

Football lundi, 16 nov. 2015. 19:41

Manning, Brady et les Carabins 4:55

Images of Pierre Vercheval

Encore une fois samedi après-midi, les grands gagnants de la finale de la Coupe Dunsmore entre le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins de l’Université de Montréal ont été les partisans du football universitaire québécois, qui ont été gâtés une fois de plus.

Ces deux programmes se sont donné corps et âme sur le terrain et ont offert un spectacle rempli de rebondissements. À voir ces étudiants-athlètes se défoncer sur le terrain, je ne peux m’empêcher de trouver dommage dans une certaine mesure que l’une des deux équipes reparte le cœur gros en raison de la déception liée à la défaite.

Les Carabins, champions en titre de la Coupe Vanier ne l’ont cependant pas volée, cette victoire sur la pelouse de leurs rivaux. Lors de duels aussi âprement disputés, il y a des statistiques qui à mon sens ressortent plus que d’autres afin d’expliquer le dénouement. Dans un match défensif où les unités sont coriaces, les erreurs doivent être minimisées, notamment la bataille des revirements.

Le nombre de pénalités décernées doit également être comptabilisé dans l’équation, tout comme le nombre de gros jeux offensifs réalisés. Parce qu’avouons-le, avec les forces en présence durant cette finale, il aurait été utopique de penser qu’une attaque puisse orchestrer avec régularité de longues séquences ininterrompues de 14 jeux pour se rendre jusqu’à la zone payante. Ça devient donc hyper important de réaliser ici et là de longs jeux, tant au sol que par la voie des airs.

Sachant que les points marqués allaient se faire rares, les revirements deviennent d’autant plus cruciaux, car cela peut permettre à un club ou l’autre de marquer des points de façon consécutive, et ainsi d’appliquer de la pression sur l’adversaire.

À l’exception des pénalités (12 contre 8 à l’avantage de Laval), le reste des facettes mentionnées plus haut ont favorisé Montréal, à commencer par le ratio de +6 en matière de revirements. De part et d’autre, on voulait du football propre; c’est-à-dire sans interception et sans échappée. De mémoire, je ne me souviens pas d’avoir vu une équipe gagner une rencontre en dépit d’un différentiel de -6 à ce chapitre, et c’est pourtant ce que le Rouge et Or est passé bien près de réussir samedi.

Je tiens à féliciter l’unité défensive lavalloise. Oui, elle a accordé de gros morceaux de terrain ici et là (pour des gains supérieurs à 500 verges au total), mais dans le contexte du match, avec tous les changements de possession soudains, elle a été sollicitée et elle a été avare de points même si les Carabins menaçaient. À la suite des six revirements que j’énonçais plus haut, les visiteurs ont limités à un seul point marqué… C’est tout dire! Cette bande de joueurs a réellement tenu le fort dans des conditions loin d’être idéales à quelques moments dans le match.

J’aimerais aussi lever mon chapeau au quart-arrière de deuxième année Hugo Richard. Il était sous les feux de rampe. Ce match était une grosse affaire pour les deux programmes, et les attentes peuvent devenir suffocantes. Après un début de rencontre loin de ce qu’il espérait livrer, Richard a offert du football inspiré par la suite, à partir du moment où le Rouge et Or tirait de l’arrière 16-1 au pointage. J’ai vraiment l’impression que le jeune homme a grandi dans la défaite. Il ne s’est pas écroulé et est revenu plus fort en deuxième demie. C’est du bagage qui lui sera précieux pour la suite de carrière universitaire.

On a cependant senti que même si les Carabins sont les tenants du titre, ce sont les troupes de Glen Constantin qui montraient le plus de nervosité dans leurs jeux. Surtout en première demie, les pénalités et les mauvaises remises, toutes sortes de décisions discutables, ont trahi une certaine anxiété du côté de Laval.

Depuis quelques années, on sent que les Carabins forment une équipe résiliente. Dans des situations corsées, cette équipe nous a habitués à du football d’une qualité exceptionnelle. C’est un groupe qui n’abandonne jamais. On sent qu’il y a une attitude et une dynamique spéciales qui habitent ce vestiaire.

Jusqu’au dernier jeu de l’affrontement, le niveau d’énergie n’a pas baissé d’un cran. Et lorsqu’on y pense, ça aurait finalement pu être le cas, car c’est extrêmement démoralisant de constater qu’en dépit d’une domination des plus complètes dans plusieurs phases du jeu, on est en danger de retourner chez soi bredouille.

Bref, c’est rendu la marque de commerce de ces deux équipes, que de décider l’issue du duel sur le tout dernier jeu du match. C’est le football québécois qui est regagnant dans toute cette histoire!

Bonne chance aux Carabins, qui tenteront de se qualifier pour la Coupe Vanier en se mesurant aux Gryphons de Guelph. Espérons que nous aurons des représentants québécois au match ultime le 28 novembre, au Stade Telus!

Le génie de Brady, la régression de Manning

Deux quarts qui entreront dans la légende du football américain ont connu des après-midis aux antipodes dimanche.

Tom BradyTandis que Tom Brady permettait aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre de conserver leur fiche immaculée avec une dernière séquence offensive dirigée de main de maître, Peyton Manning et les Broncos de Denver connaissaient une rencontre absolument lamentable sur leur propre terrain face aux Chiefs de Kansas City.

En regardant le match des Pats contre les Giants de New York, j’en suis venu à me demander si  Tom Coughlin et Eli Manning étaient la kryptonite des hommes de Bill Belichick. Les New-Yorkais semblaient tout près de rejouer le coup à leurs rivaux. C’est vraiment leur manque de finition qui les a finalement empêchés de mettre la touche finale sur cette performance, qui autrement était très solide dans tous les aspects.

C’est un peu symptomatique de la saison des Giants que d’échapper des avances au quatrième quart. Dimanche, c’est arrivé une fois de plus, et s’il y a un constat pour New York à en retirer, c’est que contre Brady, tu as intérêt à inscrire des touchés et non te contenter de bottés de précision. Ce fut pour ainsi dire la seule erreur commise par les Giants.

En avance 24-23, les Pats menaçaient à la ligne de 1 lorsque Brady a été victime d’une interception qui a insufflé un vent d’énergie. La séquence offensive subséquente des Giants s’est soldée par des gains méthodiques de 86 verges et beaucoup de temps écoulé au chronomètre, mais il a fallu se rabattre sur le botteur Josh Brown et mener par deux points au lieu de six.

Avec 1:46 à faire, c’était beaucoup de temps pour Brady, qui nous a habitués à livrer la marchandise dans de telles situations. Douze jeux et 44 verges plus tard, Stephen Gostkowski couronnait le tout avec un botté dans les tous derniers instants.

En anglais, on dit de Brady qu’il est « clutch » pour exprimer à quel point il est fort lorsque la pression est à son comble. Existe-il un joueur plus « clutch » que lui dans la NFL en ce moment? Je ne crois pas!

À l’opposé du spectre, la journée de dimanche s’est transformée en véritable catastrophe pour le frère aîné d’Eli, Peyton Manning. C’est tout de même ironique qu’il ait établi une nouvelle marque pour le nombre de verges accumulées au premier quart, mais mis à part cet exploit hors du commun, ce fut un désastre.

Je ne prétends pas avoir vu tous les matchs du no 18 depuis son entrée dans la NFL, mais bien franchement, il serait difficile de me convaincre qu’il a déjà connu une pire sortie que celle-là. Il n’a complété que cinq de ses 20 tentatives de passes pour des gains minuscules de 35 verges en deux quarts et demie de jeu, en plus d’être victime de *quatre* interceptions.

Comme si cette contre-performance n’était pas assez inquiétante, on apprenait lundi que le général souffre d’une blessure au pied droit. Ça, c’est vraiment une nouvelle qui n’augure rien de bon.

Ben Roethlisberger, des Steelers de Pittsburgh, est aux prises avec une blessure semblable. La différence, cependant, est que celui-ci possède un bras canon capable de compenser. On l’a vu dimanche contre les Browns de Cleveland. Forcé à venir en relève à Landry Jones, il a accumulé 375 verges de gains aériens.

Manning, lui, n’a jamais possédé un bras du tonnerre, pas même dans ses meilleures années chez les Colts d’Indianapolis. Il ne peut pas se permettre d’être blessé à la jambe, à la cuisse, à la cheville ou au pied, car c’est ce qui lui donne son impulsion. À ce point-ci de sa carrière, après la grave blessure au cou subie en 2011, il a besoin de transférer tout son poids afin d’avoir la vélocité nécessaire.

En tant que quart droitier, son pied droit lui est tout simplement essentiel, autant pour décocher ses passes que pour grimper dans sa pochette lorsque la pression est forte. Avec une ligne offensive aussi perméable, il ne pourrait continuer ainsi. Il fut un temps où il aurait trouvé des façons ingénieuses de  compenser, mais à 39 ans, c’est maintenant chose du passé.

Ça me fait penser à certain lanceurs des Ligues majeurs à qui on reproche d’avoir « perdu leur bras ». J’aurais tendance à dire que c’est surtout dans les jambes que le changement se produit avec l’âge.

Nul doute que cette saga sera à surveiller dans l’entourage des Broncos, qui se tourne désormais vers son choix de deuxième tour en 2012, Brock Osweiler pour diriger l’attaque. Ce dernier est dans l’organisation depuis quatre ans maintenant. À lui de prouver qu’il a sa place dans le circuit Goodell.

Propos recueillis par Maxime Desroches

Sean Thomas Erlington, Maïko Zepeda et Junior Luke sont les joueurs de la semaine

Universitaires lundi, 16 nov. 2015. 17:00 Sean Thomas Erlington
Sean Thomas Erlington (Source d'image:PC)

À la suite de la victoire de 18-16 des Carabins de l’Université de Montréal en finale de la Coupe Dunsmore sur le Rouge et Or de Laval samedi dernier, le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a remis les titres de joueurs de la semaine exclusivement aux Bleus.

Sean Thomas Erlington a reçu le titre en attaque, Maïko Zepeda en défense, tandis que Junior Luke reçoit l’honneur pour son exploit sur les unités spéciales.

Sean Thomas Erlington a été nommé joueur par excellence de la Coupe Dunsmore en jouant de nouveau le rôle de la bougie d’allumage des Carabins. Alors que les Bleus avaient besoin de points au troisième quart, le Montréalais de 23 ans a effectué une superbe course de 38 verges pour amener les Carabins dans la zone du Rouge et Or. Les Bleus ont ensuite marqué un touché pour prendre les devants 16-1. En fin de match, il a sonné la charge de nouveau avec une course de 43 verges pour sortir les Carabins de leur territoire. Il a terminé le match avec une récolte de 199 verges en 19 portées pour une brillante moyenne de 10,5 verges par course. Il a aussi capté une passe pour des gains de 11 verges.

En défense, Maïko Zepeda a de nouveau tiré son épingle du jeu alors que la défensive des Carabins a tenu bon face au Rouge et Or. Le joueur de 23 ans originaire de LaSalle a mené les Bleus avec 6,5 plaqués dont cinq en solo et 0,5 sac. Au quatrième quart, il a forcé une échappée en plaquant le porteur de ballon Maxime Boutin et cela a permis aux Bleus de récupérer le ballon, freinant la poussée du Rouge et Or qui venait d’égaliser la marque avec deux touchés rapides.

Junior Luke a réalisé le jeu du match à la toute fin de la rencontre en bloquant la tentative de placement du Rouge et Or de la ligne de 19 verges. Si les Rouges avaient réalisé le placement, ils auraient pris les devants 19-18 et remporté le match. Le jeu de ce Montréalais de 23 ans a ainsi permis aux Carabins de remporter une deuxième Coupe Dunsmore consécutive.

Les Carabins joueront pour l’obtention de la Coupe Mitchell et pour obtenir un laissez-passer pour la finale de la Coupe Vanier samedi prochain. La troupe de Danny Maciocia affrontera les Gryphons à Guelph dès 12 h 30.

Des erreurs et du caractère dans la victoire des Carabins

Universitaires samedi, 14 nov. 2015. 21:22

Carabins 18 - Rouge et Or 16 1:30

Christian Dufresne

QUÉBEC – Le football est un jeu d’erreurs et nous en avons eu une autre preuve lors de la Coupe Dunsmore.

Le Rouge et Or s’est tiré dans le pied avec des revirements à de mauvais moments et les Carabins auraient pu se doter d’une avance plus confortable avec des placements réussis.

Au final, l’Université de Montréal a encore une fois démontré sa force de caractère en bloquant le botté de la recrue Dominic Lévesque sur le dernier jeu de la rencontre pour l’emporter par la marque de 18-16 et obtenir son billet pour la demi-finale à Guelph.

« C’est ça la force mentale. On travaille tellement fort là-dessus. On les pousse, que ce soit à l’école en salle de musculation ou quand ils font leur jogging. On les place en situation de match pendant les entraînements. C’est une équipe extrêmement forte entre les deux oreilles », a indiqué l’entraîneur-chef de l’UdeM, Danny Maciocia, qui remporte comme son équipe sa deuxième coupe Dunsmore.

Le jeu n’était pas sans rappeler celui de Mathieu Girard à la Coupe Vanier il y a un an. Cette fois, c’est Junior Luke qui a levé le bras pour bloquer la tentative de 19 verges de Lévesque qui semblait un peu basse à la reprise.

Depuis deux ans, les Carabins ont le don de réussir des jeux inattendus en éliminatoires.

« J’espère qu’il en reste au moins deux autres (jeux comme celui-là). On commence notre dynastie et on espère qu’on va se rendre jusqu’au bout. On va célébrer la victoire ce soir (samedi) et demain on est de retour sur la table de travail pour aller en Ontario samedi prochain », a exprimé le quart de cinquième année Gabriel Cousineau.

En première demie, l’attaque des Bleus a surtout été par la passe. Les Carabins ont privilégié le jeu au sol lors des deux derniers quarts. La ligne offensive, qui était privée de son bloqueur à droite Alexandre Laganière en raison d’une blessure, a réussi à ouvrir la voie à Sean Thomas Erlington et Gabriel Parent, qui a inscrit le seul majeur de son équipe au troisième quart.

« Les joueurs de ligne offensive ont fait d’immenses blocs et m’ont ouvert des autoroutes vers la fin de la partie. Même quelques jeux avant, je savais que la grosse course s’en venait parce qu’il y avait quelques jeux où je n’ai pas profité des brèches », a relaté Thomas Erlington qui a été le joueur par excellence du match avec 199 verges de gains au sol.

Le Rouge et Or a vendu chèrement sa peau pour une deuxième finale provinciale de suite faisant preuve de beaucoup de détermination pour combler un déficit de 15 points. L’an passé, les Bleus avaient eu besoin de la prolongation pour remporter leur premier titre québécois.

L’Université Laval a toutefois commencé le match en retard en ne marquant qu’un seul point lors des deux premiers quarts. Malgré une deuxième demie beaucoup plus productive en attaque, les octuples champions de la Coupe Vanier doivent terminer leur saison sur une défaite pour une deuxième année de suite.

C’est la première fois depuis les saisons 2001 et 2002 que le Rouge et Or ne gagne aucun titre national deux années de suite. Cela était surtout difficile à avaler pour les joueurs qui portaient l’uniforme de l’équipe pour la dernière fois et qui se mettaient énormément de pression sur les épaules.

« Ma plus grosse déception en ce moment, c’est de ne pas avoir amené les plus jeunes à se rendre jusqu’au bout comme les autres avant moi l’ont fait », a commenté le secondeur finissant Mathieu Masseau qui a réussi un sac à son dernier match avec le Rouge et Or.           

« Elles (les défaites) sont toujours difficiles à accepter, mais celle-ci est vraiment crève-cœur. Ça se peut que ce soit ma dernière saison avec le Rouge et Or et c’est sûr que je ne voulais pas partir de cette équipe avec une défaite contre Montréal », a affirmé le garde Charles Vaillancourt qui est admissible au prochain repêchage de la LCF.

Avec la riche histoire du programme, il ne faut pas douter de la détermination de celui-ci qui mettra tout en œuvre pour terminer la prochaine saison d’une plus belle manière.

« Laval, c’est une famille pour moi », a fièrement déclaré Vaillancourt avec les yeux remplis d’eau. « Le sentiment d’appartenance ici est tellement grand. Je vais toujours avoir Laval tatoué sur le cœur. C’est un gros programme. Même si on a perdu aujourd’hui (samedi), je suis convaincu que c’est le meilleur programme au Canada », a ajouté celui qui est voué à un bel avenir professionnel.

L’entraîneur-chef Glen Constantin était tout aussi déçu que ses joueurs. Celui qui était à la recherche de sa 40e victoire en éliminatoires a aussi mentionné les revirements comme aspect qui a fait mal à sa troupe.

« On voulait regagner notre titre. C’est cruel comme résultat. Mais la réalité, c’est que c’est ça le sport. On va se réaligner et on va jouer l’année prochaine aussi fièrement et avec autant d’ardeur », a-t-il assuré.

Si les joueurs du Rouge et Or ont donné le mérite à leurs grands rivaux pour la victoire, les Carabins ont aussi salué la force de caractère de l’Université Laval.

« On savait qu’on ne pouvait pas dominer pendant 60 minutes, pas contre une équipe comme le Rouge et  Or. On savait qu’avec leur quart-arrière et tous les éléments en attaque, ils allaient réussir des jeux. Mais on a continué de foncer », a lancé Maciocia.

Les Carabins disputeront la deuxième demi-finale canadienne de leur histoire samedi prochain. Pour revenir à Québec, où la Coupe Vanier sera présentée le 28 novembre, les Bleus devront l’emporter sur le terrain des Gryphons de Guelph.

Si elle veut avoir la chance de défendre son titre, l’équipe de l’UdeM devra espérer une meilleure sortie de son botteur Louis-Philippe Simoneau ainsi que plus d’opportunisme de son attaque qui a seulement inscrit un touché malgré plusieurs présences près de la zone des buts des Lavallois.

Les Gryphons ont vaincu les Mustangs de Western par la marque de 23-17 pour gagner la Coupe Yates, l’équivalent de la Coupe Dunsmore en Ontario.

La coupe Dunsmore aux Carabins

Universitaires samedi, 14 nov. 2015. 14:31

Carabins 18 - Rouge et Or 16 1:30

Christian Dufresne

QUÉBEC – Pour une deuxième année de suite, on a eu droit à une fin de match dramatique à la Coupe Dunsmore. Et encore une fois, les Carabins sont sortis gagnants de cet affrontement.



Les Carabins ont réussi un petit miracle en bloquant le placement de Dominic Lévesque sur le dernier jeu du match pour l’emporter 18-16 face au Rouge et Or, samedi, pour ainsi accéder à la demi-finale canadienne pour une deuxième année de suite.

Avec 1:22 à faire au match, l’Université Laval a repris le ballon à sa ligne de 35. Hugo Richard et l’attaque lavalloise ont remonté le terrain pour mettre la table à un placement de 19 verges pour gagner la partie. Junior Luke a bloqué le botté rappelant le jeu qui avait permis à l’Université de Montréal de sceller l’issue de la Coupe Vanier l’an dernier.

« Je leur ai dit qu’ils avaient une chance de passer à l’histoire et de créer leur identité. Et c’était en gagnant un championnat de la Coupe Dunsmore. Ils l’ont fait et je suis très fier d’eux », a décrit l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia, au sujet de la performance de ses hommes.

« Je l’ai dit toute la semaine que ça allait se terminer sur le dernier jeu du match. Je suis juste content que ce soit allé de notre côté », a affirmé le quart des Bleus, Gabriel Cousineau, qui a conclu la journée avec 196 verges par la passe.

Le botteur Louis-Philippe Simoneau a eu deux occasions de creuser l’écart tard au quatrième quart, mais il a raté ses deux tentatives de placement, dont celle de 31 verges qui a permis au Rouge et Or de reprendre le ballon pour une dernière série offensive. Elles ont cependant procuré deux simples aux éventuels vainqueurs de la Coupe Dunsmore. 



Ces deux erreurs de Simoneau, qui a réussi trois de ses six bottés de précision, auraient pu hanter les Carabins qui avaient arrêté l’attaque lavalloise sur un troisième essai avec 2:40 à jouer au quatrième quart.

Le porteur de ballon Sean Thomas Erlington a de nouveau fait mal aux Lavallois en terminant le match avec 199 verges de gains terrestres, ce qui lui a valu le titre de joueur par excellence de la rencontre. Sa dernière course du match, sur 43 verges, a préparé la dernière tentative de placement de Simoneau. Il avait récolté 182 verges lors du dernier affrontement de saison régulière entre les deux équipes.

Le Rouge et Or a bien bataillé en deuxième demie pour créer l’égalité au début du quatrième quart. Son inefficacité en attaque lors des deux premiers quarts et les six revirements provoqués par les champions en titre nationaux auront toutefois été fatals (2 échappés, 2 interceptions, deux 3e essai ratés). 

« C’est malheureux parce qu’on a travaillé fort toute l’année à partir de janvier. De se finir comme ça, c’est dur pour ces jeunes-là », a commenté à chaud le pilote du Rouge et Or, Glen Constantin.

« On a fait des erreurs et on a laissé beaucoup trop de points sur ce terrain. Il faut donner le crédit aux Carabins. Ils ont joué une super bonne partie. On aurait dû se pointer un peu plus en début de match. On a fait des choses qui ne devraient pas arriver en éliminatoires », a dit le garde Charles Vaillancourt en parlant des revirements.

« Je suis sûr que le programme va se relever de cette défaite », a ajouté le joueur qui pourrait faire le saut chez les pros dès l’an prochain.

Il a fallu patienter jusqu'au troisième quart pour voir un premier touché.



Gabriel Parent a tout d’abord donné les devants 16-1 aux Carabins en marquant un majeur à la suite d’une course de 35 verges. Son coéquipier Sean Thomas Erlington avait effectué une superbe course de 38 verges pour amener les Bleus en territoire lavallois.



Félix Faubert-Lussier, qui a capté huit passes pour 95 verges, a assuré la réplique du Rouge et Or dès la séquence suivante avec un superbe attrapé en tombant dans la zone des buts pour réduire l’écart à huit points.



Le Rouge et Or a ensuite créé l’égalité sur une séquence de sept jeux sur 72 verges qui s’est conclue par une course de 3 verges de Richard pour le touché. Le converti de deux points a été réussi avec un jeu de passe à l’appel. C’était alors 16-16 après le premier jeu du quatrième quart ce qui a donné droit à une fin de match excitante.



L’Université de Montréal se rendra à Guelph pour y affronter les Gryphons pour la Coupe Mitchell, samedi prochain. Dans l’autre demi-finale canadienne, les X-Men de StFx accueilleront les Thunderbirds de UBC. Les vainqueurs de ces deux rencontres se donneront rendez-vous le 28 novembre prochain à Québec pour la Coupe Vanier.



Des points laissés sur le terrain



Les deux unités défensives ont animé le spectacle lors des deux premiers quarts. Le Rouge et Or a réussi quatre sacs contre Gabriel Cousineau, dont un sur un deuxième essai et les buts. L’ailier défensif Mathieu Betts a réussi le cinquième sac des Lavallois au troisième quart, lui qui a connu un fort match.

Le demi de coin recrue Zacary Alexis a intercepté Hugo Richard alors que les locaux s’approchaient de la zone payante au deuxième quart. Un mauvais synchronisme entre le quart de deuxième année et son receveur est à l’origine du revirement. Alexis a ajouté une deuxième interception au tout début de troisième quart.



Richard, qui a complété 26 de ses 41 passes pour des gains de 325 verges, et Christopher Amoah ont éprouvé des problèmes de communication menant à deux échappés, dont un recouvré par les Carabins qui n’ont pu en profiter.



N’eut été du travail de la défense du Rouge et Or lorsqu’elle a eu le dos à sa zone des buts, les Carabins auraient pu prendre une plus grande avance en première demie. Les joueurs de l’UdeM étaient conscients que ces points laissés sur le terrain auraient pu leur coûter la victoire.



L’Université de Montréal était profondément en territoire lavallois à trois occasions, mais chaque fois, les Bleus ont dû se contenter de placement pour se doter d’une avance de 9-1 à la mi-temps.


« On savait que Laval allait revenir. C’est une équipe tellement forte et résiliente et ils ont réussi à le faire. Ça nous aurait hantés pendant longtemps si on n’avait pas fait ce jeu-là à la fin. On a laissé plus de points sur le terrain qu’on en a mis sur le tableau », a analysé Cousineau visiblement soulagé de poursuivre sa carrière universitaire pendant au moins une autre semaine.


Les visiteurs ont ouvert la marque vers la fin du premier quart avec un placement de 15 verges de Simoneau. Ce dernier avait toutefois raté sa première tentative quelques minutes plus tôt sur 39 verges.



Après un simple de Dominic Lévesque sur un dégagement au deuxième quart, Simoneau a récidivé avec des bottés de précision sur 22 et 12 verges pour faire 9-1.



Les Carabins étaient privés des services du bloqueur de cinquième année Alexandre Laganière, du plaqueur défensif Olivier Daoust-Pichette et du secondeur Alex Cromer-Émond.

Ailleurs au Canada



L’Université de la Colombie-Britannique a créé la surprise de la journée en éliminant les Dinos de l’Université de Calgary, équipe classée no 1 au pays. Blake Nill, qui dirigeait les Dinos de 2006 à l’an dernier, a donc mis fin au parcours de son ancienne formation menée par le quart-arrière de cinquième année Andrew Buckley. UBC a eu le dessus en l’emportant 34-26.



Privés de leur quart partant Will Finch, les Mustangs de Western ont dû baisser pavillon face aux Gryphons. Guelph l’a emporté 23-17 grâce à un touché et deux placements sans réplique au quatrième quart.



Dans les Maritimes, StFx a défait les doubles champions en titre de l’Atlantique, les Mounties de l’Université Mount Allison, par la marque de 14-12.

C’est donc dire que les quatre formations classées au deuxième rang de leur association ont accédé aux demi-finales.

Glen Constantin est nommé entraîneur de l'année au Québec

Universitaire vendredi, 13 nov. 2015. 14:27 Glen Constantin
Glen Constantin (Source d'image:Marc Antoine Hallé)

Université Laval, 13 novembre 2015 – L’équipe de football du Rouge et Or a récolté sa large part d’honneurs individuels vendredi lors de la remise de prix du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) pour la saison 2015. Mathieu Betts, Charles Vaillancourt, Anthony Dufour et Glen Constantin ont tous été honorés au cours de la cérémonie.

Le pilote de l’équipe lavalloise Glen Constantin a une fois de plus été nommé entraîneur de l’année au Québec, lui qui a mené sa troupe à un onzième titre de saison régulière consécutif. Le Rouge et Or participera à une 13e Coupe Dunsmore (finale du RSEQ) de suite ce weekend, alors qu’il recevra la visite des Carabins de l’Université de Montréal.

Constantin a été nommé entraîneur de l’année au Québec en 2005, 2008, 2009, 2010 et 2012. Il a remporté le trophée Frank Tindall (meilleur entraîneur au pays) en deux occasions, soit en 2005 et 2010.

Constantin compte de plus huit Coupes Vanier à son actif, soit celles de 2003, 2004, 2006, 2008, 2010, 2012 et 2013.
Le banquet des étoiles de SIC aura lieu le jeudi 26 novembre prochain au Hilton Québec.

Betts a d’abord été nommé recrue de l’année au sein de la ligue de football universitaire du RSEQ. Le joueur de ligne défensive devient ainsi candidat au trophée Peter Gorman, remis par Sport interuniversitaire canadien (SIC). Betts a inscrit 12 sacs du quart cette saison, à un demi sac du record canadien. Partant à tous les matchs de son équipe, il a complété la campagne avec 24 plaqués, dont 19 en solo. Il a rabattu trois passes, provoqué trois ballons échappés et recouvré un de ces ballons.

Vaillancourt a quant à lui été nommé joueur de ligne par excellence de la conférence Québec. Cette nomination le place en bonne position en vue de l’attribution du trophée J.P. Metras, qui sera remis lors du banquet des étoiles de SIC. Vaillancourt a été choisi unanimement sur l’équipe d’étoiles du RSEQ à chacune de ses quatre saisons avec l’Université Laval, trouvant aussi une place sur les équipes d’étoiles canadiennes à chaque saison également. Le colosse de 6’4 est le deuxième meilleur espoir en vue du prochain repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF).

Le retourneur de troisième année Anthony Dufour a pour sa part été nommé joueur par excellence sur les unités spéciales en 2015. Celui qui œuvre aussi comme receveur de passe s’est démarqué avec une moyenne de 134.9 verges combinées par match, un sommet dans le RSEQ. Il a notamment inscrit trois touchés sur des retours de botté de dégagement, un sommet au Canada.

Maxime Boutin, plus que de la vitesse

Universitaires jeudi, 12 nov. 2015. 01:26 Maxime Boutin
Maxime Boutin (Source d'image:Mathieu Bélanger)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Courir vite a toujours été la marque de commerce de Maxime Boutin.

Que ce soit avec l’Académie Saint-Louis, avec le Campus Notre-Dame-de-Foy ou avec le Rouge et Or, le porteur de ballon n’a jamais eu de difficulté à battre les défenses adverses avec sa vitesse.

Ça lui a même valu des comparaisons avec Sébastien Lévesque. Mais rassurez-vous. Maxime respire quand il court.

Si Lévesque a su s’établir dès ses premières années à l’Université Laval, Boutin a été longtemps confiné à un temps d’utilisation plus limité. En 2012 et 2013, il a formé un redoutable trio avec Pascal Lochard et Guillaume Bourassa. Par contre, Boutin était souvent le troisième homme envoyé dans la mêlée.

Cela ne l’a pas empêché de réussir l’une des plus belles performances individuelles des huit coupes Vanier remportées par le Rouge et Or. En 2012, il a saisi l’opportunité qui lui a été offerte en raison des blessures à Lochard et Bourassa. Boutin a transporté l’attaque sur son dos en gagnant 253 verges au sol avec deux touchés, dont un sur une course de 84 verges qui restera graver à tout jamais dans la riche histoire de la formation lavalloise.

À sa cinquième année avec le Rouge et Or, celui qui porte le numéro 1 a démontré qu’il a évolué au fil du temps et qu’il n’est pas un demi offensif unidimensionnel.

Maxime BoutinBoutin a pu s’approprier le champ arrière cette saison. S’approprier est peut-être un grand mot, mais il faut convenir qu'il a mérité d’être le porteur partant en 2015.

« C’était le porteur no 1 de notre attaque cette année, il n’y a pas de doute », a lancé l’expérimenté coordonnateur offensif du Rouge et Or, Justin Éthier.

« Quand il y a eu les blessures à Christopher Amoah et Vincent Alarie, on ne pouvait pas juste lui demander d’utiliser sa vitesse. Il a dû jouer un rôle beaucoup plus physique. C’était le défi pour lui et je trouve qu’il a extrêmement bien répondu », a ajouté celui qui a dirigé Boutin pour la première fois au Championnat du monde junior en 2009.

« Ç’a été l’année que j’ai eu le plus de responsabilités. J’ai été partant dès le début. Les entraîneurs m’ont permis de toucher au ballon plus souvent et d’être dans plusieurs situations, plus que les années antérieures », a convenu Boutin, qui disputera sa cinquième Coupe Dunsmore samedi.

En 2015, Boutin a connu sa meilleure campagne du côté des statistiques. Il a dominé les porteurs du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) avec une récolte de 678 verges. Il a également été le demi offensif le plus occupé avec 115 courses.

Sean Thomas Erlington des Carabins lui a toutefois été préféré sur l’équipe d’étoiles du RSEQ. L’humble Maxime Boutin n’est aucunement déçu. Il prend même le temps féliciter son adversaire qu’il croisera au Stade Telus samedi.

« Je ne suis pas le genre à viser les honneurs individuels. Je m’y attendais un peu. Le porteur de Montréal a fait tout un travail et je lui donne tout le crédit. Il a su se démarquer et c’est tout à son honneur », a mentionné le futur policier.

L’honneur d’être capitaine

Son premier honneur de la saison, Boutin l’a reçu quand les entraîneurs l’ont nommé capitaine.

Chaque leader a son style, dit Justin Éthier. Boutin n’a jamais été celui qui prenait le plus de place dans le vestiaire du Rouge et Or. Mais, à sa manière, il a su transmettre les valeurs et traditions lavalloises aux plus jeunes.

« Ç’a été une belle reconnaissance. Je me sentais prêt à prendre cette responsabilité, d’encourager les gars dans la bonne direction. Je voulais montrer le bon exemple et permettre aux gars de s’améliorer le plus positivement possible », a raconté celui qui a marqué cinq touchés cette saison (3 au sol, 2 par la passe).

« Il amène beaucoup de leadership. Il aime encourager les autres. C’est motivant et inspirant autant pour notre attaque que notre défense », a relaté son bon ami dans l’équipe, le demi défensif Thomas Girard.

« Il a beaucoup aidé les jeunes à sa position, mais à toutes les autres aussi. Il a été un leader à sa façon. C’est le genre de gars qui est apprécié de tout le monde. Ça paraît. Il fait rire le monde et il sait comment détendre l’atmosphère dans certaines situations, mais il sait quand c’est le temps d’être sérieux », a décrit Éthier.

Au cours de sa carrière, Maxime Boutin est toujours resté lui-même. Dès son arrivée au CNDF, il avait de gros souliers à chausser puisqu’il devait combler le départ de Sébastien Lévesque. L’attaque du cégep qui évoluait à l’époque dans le niveau AA (division 2) a trouvé une nouvelle idole en Boutin.

Lorsqu’on lui demande s’il a déjà senti la pression de remplacer Lévesque, que ce soit au CNDF ou avec le Rouge et Or, l’étudiant-athlète de cinq pieds neuf pouces assure que non et qu’il a seulement voulu tracer son propre chemin, comme l’a fait Lévesque avant lui.

« Au CNDF, je voyais Séb et je voulais faire la même chose. Il a eu une belle carrière collégiale et même chose à l’université. Je voyais qu’il faisait bien à l’université. C’est sûr que je voulais un jour jouer au niveau universitaire et bien faire comme lui. Mais avec les années, je me rends compte qu’on n’est pas le même style de porteur. On est différent. Il a réussi de belles choses et j’espérais en faire autant. »

« C’est une chose que j’ai toujours bien aimée de Maxime, a exprimé Justin Éthier. Il a toujours été lui-même. Il avait son style. Il a connu de grands matchs. Des fois, tu peux sentir qu’un joueur veut faire comme un autre. Mais j’ai toujours senti que Max, c’était Max. Sébastien a eu une super belle carrière ici. Mais, ils ont chacun leur style. Ça reste quand même que les deux sont très explosifs, mais ce sont des personnes différentes. »

Comme ses anciens coéquipiers Guillaume Rioux, Maximilien Ducap et Vincent Plante, Maxime Boutin a la chance de terminer sa carrière avec une victoire sur son terrain.

L’Université Laval accueillera la Coupe Vanier pour la quatrième fois de son histoire, le 28 novembre prochain. Lors de la dernière présentation en 2013, Rioux, Ducap et Plante avaient pu soulever le trophée entourés des partisans du Rouge et Or.

« C’est le rêve des gars de cinquième année comme moi de finir à la maison avec une coupe Vanier. On ne peut pas viser rien de mieux! », a concédé le vétéran de cinq saisons.

Avant tout, Boutin et ses coéquipiers doivent venger leur échec de l’an dernier face à l’Université de Montréal à la Coupe Dunsmore. Il a certainement encore l’image de ses coéquipiers qui avaient subi pour la première fois de leur carrière un revers au Stade Telus et il ne veut pas subir le même sort. C'est pourquoi il sera une pierre angulaire de l'attaque, comme il l'a été tout au long de la saison.

Le successeur de Byron Archambault

Universitaires mardi, 10 nov. 2015. 23:37 Frédéric Chagnon
Frédéric Chagnon (Source d'image:James Hajjar)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Il était assez évident après la conquête de la coupe Vanier que les Carabins de l’Université de Montréal allaient devoir dénicher un nouveau secondeur intérieur partant pour la saison 2015.

Byron Archambault a été l’un des meilleurs joueurs au pays à sa position et ses chances de percer dans la LCF dès sa première année étaient bonnes. Comme prévu, l’ancien no 41 des Bleus a fait partie de la formation des Tiger-Cats de Hamilton au mois de juin.

Danny Maciocia avait préparé la relève de Byron Archambault depuis longtemps. Lorsqu’il a mis la main sur Frédéric Chagnon à l’automne 2012, le pilote de l’UdeM savait qu’il avait un candidat potentiel pour succéder au joueur défensif par excellence du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) en 2014.

« On avait de gros plans pour lui quand Byron allait être repêché. On était excité parce qu’il n’y a pas grand-monde qui le connaît comme nous », a lancé Maciocia qui a rencontré son numéro 49 pour la première fois dès sa deuxième saison collégiale en 2011.

« Quand je le regardais jouer à Lionel-Groulx, c’était un joueur actif. Il était partout. Il se disait probablement "rends-toi au ballon". Il trouvait toujours une façon de s’y rendre. Si on pouvait l’amener ici et le coacher, on pensait que c’était un joueur qui pourrait avoir un mot à dire dans notre succès », a ajouté celui qui en est à sa cinquième année à la tête des Carabins.

Personne ne peut remplacer Byron Archambault. L’ancien capitaine a été le visage de la défense des Bleus au cours des dernières années. Chagnon a vu ses responsabilités augmenter à sa troisième campagne universitaire, mais il démontre qu’il était prêt. Bien que différente, sa contribution est tout aussi efficace.

« Je n’aime pas dire que j’ai pris sa place. Je suis Frédéric Chagnon et non Byron Archambault. On n’a pas le même style de jeu. Mais je veux amener mon style à cette défensive. Ce que je suis capable de faire, ça amène un petit quelque chose », a affirmé l’étudiant-athlète originaire de la Rive-Nord de Montréal.

Une blessure à un bien mauvais moment

Tout allait bien pour Chagnon lors de la première rencontre de la saison face au Rouge et Or. Son nom se faisait entendre à profusion au Stade Telus à Québec : une interception, un échappé recouvré en plus d’un sac du quart. Un gros match comme on dit.Frédéric Chagnon

Mais en fin de quatrième quart, le ciel lui est tombé sur la tête. Chagnon a subi une blessure à la jambe droite. Juste par sa réaction, on sentait qu’il allait être à l’écart du jeu pendant un bout de temps.

Il a finalement raté quatre matchs, soit un peu plus d’un mois. Et comme le hasard faisait bien les choses, il est revenu au jeu contre le Rouge et Or, au CEPSUM, dans une victoire de 22-16 de son équipe.

« C’est sûr que ça m’a fait mal mentalement. Ça allait bien. Mais, d’habitude, il n’y a rien qui arrive pour rien. J’ai continué à travailler fort durant ma remise en forme. Je me suis dit que quand j’allais revenir, je devais avoir un impact sur cette défensive. En ce moment, ça va bien et tous les gars de la défense font un excellent travail », a raconté celui qui a réalisé 5 plaqués en plus de provoquer et récupérer un échappé de Jérémi Roch en demi-finale.

« Son premier match à Québec, il a vraiment bien joué. Mais malheureusement, à la fin du match, il s’est blessé. C’était difficile pour lui de revenir et de retrouver cette forme qu’il avait. Depuis son retour, il fait des jeux et continue de nous aider », a noté Maciocia.

Un peu après lui, Byron Archambault a subi une sérieuse blessure à un genou avec les Ticats. Dans le cas du choix de deuxième tour de Hamilton, l’opération était inévitable et sa saison recrue prenait fin.
Archambault, avec l’accord des Ticats, est revenu à Montréal pour sa remise en forme. Il est donc très souvent dans l’entourage des Carabins. Chagnon peut donc encore tirer profit des connaissances de celui qui lui en a appris beaucoup sur le rôle de secondeur intérieur.

« J’ai tellement appris en arrière de ce gars-là. Il m’a donné tellement de trucs. Même encore aujourd’hui, si j’ai des questions, je vais le voir. Il me donne son avis pendant le match. L’année passée, j’ai eu plus de temps de jeu et j’ai aussi appris en jouant avec lui », relatait le plus récent joueur défensif de la semaine du RSEQ.

Quitter les Spartiates, une décision payante

Plusieurs joueurs aspirent à porter l’uniforme des prestigieux Spartiates du Cégep du Vieux Montréal pour évoluer en première division collégiale. C’était le cas de Frédéric Chagnon.

À sa première saison avec les Spartiates, Chagnon ne voyait pas assez de terrain à son goût. C’est un joueur qui veut mettre son nez dans l’action. Il devait également faire plus de deux heures de transport par jour pour se rendre à ses cours étant donné qu’il vivait à Blainville.

Pour le bien de sa vie et de son avenir au football, Chagnon a décidé de transférer au Collège Lionel-Groulx en 2011 alors que les Nordiques étaient en division 3 à l’époque. En 2012, l’établissement de Sainte-Thérèse a fait le saut en division 2. D’ailleurs, l’alma mater du secondeur des Carabins disputera vendredi son premier Bol d’Or depuis qu’il a fait le saut de division.

« Au Vieux Montréal, je ne jouais pas tant que ça. Je m’étais toujours dit que si je voulais me faire remarquer, il fallait que je joue. À Lionel-Groulx, j’ai eu cette opportunité. L’entraîneur-chef Éric Marier, il avait vu quelque chose et il m’a donné ma chance », a expliqué celui qui occupait la même position au cégep.

Chagnon, qui entretient comme tout joueur le rêve de jouer professionnel, est très polyvalent sur un terrain, au grand plaisir de son coordonnateur défensif.

« Il a une bonne tête de football et c’est un jeune qui est déterminé. C’est un étudiant du sport. Il passe beaucoup de temps à regarder du film. Il peut faire des jeux sur la ligne de mêlée, mais aussi quand il tombe en couverture. Il prend beaucoup d’espace et il est capable de bien juger le ballon », a décrit Maciocia qui porte le double chapeau d’entraîneur-chef et de coordonnateur défensif.

Juste à le regarder, on sent que Frédéric Chagnon est un farceur. Derrière ses plaqués percutants et sa grosse barbe se cache un homme qui aime bien faire rire.

« Il s’entend bien avec tout le monde. C’est un leader pour nous, a dévoilé Maciocia. Il est très respecté. Il te fait rire de temps en temps. Il agace un peu tout le monde. Tout le monde a du fun avec lui, même les entraineurs. »

S’il n’arrive pas à atteindre la LCF, Chagnon caresse depuis longtemps l’ambition d’ouvrir un restaurant.
Il complète présentement sa première session à l’École des hautes études commerciales de Montréal (HEC). Ses cours lui serviront entre autres à apprendre les bases de la gestion d’une entreprise.

« J’ai toujours voulu avoir un restaurant quand j’allais être plus vieux. En ce moment, je travaille dans un restaurant alors je vois comment ça fonctionne. Avec le HEC, ça peut juste m’aider à compléter ces connaissances-là », a fait valoir celui qui est aide-serveur et qui a déjà été cuisinier.

Frédéric Chagnon a des œillères actuellement et sa concentration ainsi que son attention ne sont que dirigées vers la Coupe Dunsmore où les Bleus tenteront de défendre leur titre. Chagnon aura une belle occasion de se faire remarquer par les dépisteurs de la LCF, comme il a réussi à attirer le regard de Maciocia et de son entraîneur adjoint Marco Iadeluca en 2011.

Si le rêve professionnel du secondeur ne se réalise pas, il sera déjà en bonne posture pour se lancer dans le monde de la restauration. Tous les coéquipiers évoluant sur les lignes offensive et défensive qu’il a eu la chance de côtoyer lui feront une bonne banque de clients!

Victorieux 31-24 face au Vert & Or, les Carabins disputeront la Coupe Dunsmore à Québec

Universitaire samedi, 7 nov. 2015. 17:26 Samuel Nadeau-Piuze
Samuel Nadeau-Piuze (Source d'image:James Hajjar)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Malgré une deuxième demie inspirée, le Vert & Or n’a pu répéter son exploit de 2012.

Les Carabins ont profité d’une décision coûteuse de l’Université de Sherbrooke au quatrième quart pour l’emporter 31-24, samedi, au CEPSUM.

Sur un troisième essai et des poussières à la ligne de 26 de son équipe, l’entraîneur-chef du Vert & Or, David Lessard, a opté pour une faufilade. Mais le secondeur de l'Université de Montréal Frédéric Chagnon a provoqué et récupéré l’échappé de Jérémi Roch pour permettre à Gabriel Cousineau et l'attaque montréalaise de reprendre la possession au 27 de Sherbrooke.

Cinq jeux plus tard, Sean Thomas Erlington, qui a été l'étoile du match avec une récolte de 212 verges au sol et deux majeurs, a inscrit le touché sur une course de deux verges pour faire 29-24 avec 6:29 à faire au quatrième quart.   

 « Il faut avoir du caractère au football. C’est un sport pour les hommes. C’est super difficile. Juste le fait qu’on y ait cru, qu’on s’aime et qu’on est uni, on a réussi à aller chercher la victoire quand c’était difficile », a mentionné le quart-arrière des Bleus, Gabriel Cousineau, qui a terminé le match avec 191 verges par la voie des airs.

« On était confiant qu’on l’aurait, a déclaré Lessard en parlant du troisième essai. On avait une bonne formation. On avait de l’espace et on avait gagné le premier jeu, mais on a échappé le ballon. Avoir eu Mathieu Hébert (le botteur partant, mais il était blessé), ça change la donne. Je ne regrette pas. On le referait 100 % du temps. »

Le Vert & Or a eu quelques chances en fin de match. Refoulé profondément dans son territoire, il a concédé le touché de sûreté pour faire 31-24 pour les Bleus. Il a ensuite stoppé les champions en titre de la Coupe Vanier sur un troisième essai pour reprendre le ballon à sa ligne de 35. Roch et sa bande n’ont toutefois pas été en mesure d’aller créer l’égalité. Dans les derniers instants de la rencontre, Sherbrooke a hérité du ballon une dernière fois profondément dans son territoire, mais les secondes ont manqué.

« Les équipes championnes trouvent un moyen de gagner en fin de match. On n’a pas réussi à le faire », a noté un Jérémi Roch évidemment déçu et qui a gagné 186 verges aériennes avec une passe de touché et une interception.

Les Carabins iront à Québec, comme l’an dernier, pour disputer la Coupe Dunsmore face au Rouge et Or de l’Université Laval qui s’est facilement débarrassé des Stingers de l’Université Concordia en l’emportant 52-8.

Cette défaite met un terme à la carrière du plus prolifique quart-arrière de l’histoire du Sport interuniversitaire canadien, Jérémi Roch, qui a vu quelques-unes de ses passes être échappées par ses receveurs. Ce dernier détient le record pour les verges par la passe en carrière en saison régulière.

« C’est plate parce que Jérémi, c’est le plus grand quart-arrière de l’histoire du SIC et j’espère qu’il ne sera pas défini par ce jeu-là. C’est sûr qu’il s’en veut », a expliqué Lessard qui croit que son pivot n'a pas eu toute la reconnaissance qu'il méritait durant sa carrière.

C'était la cinquième fois en six ans que les deux clubs s'affrontaient en demi-finale québécoise. Les Sherbrookois l'ont emporté en 2010 et 2012 tandis que les Montréalais ont avancé à la Coupe Dunsmore en 2011, 2014 et 2015.

Accusant un retard de 13 points à la mi-temps, le Vert & Or est revenu dans le match au troisième quart en inscrivant 22 points sans riposte majoritairement grâce à sa défense et ses unités spéciales.

Le secondeur finissant Olivier Goulet-Veilleux a fait échapper le ballon à Régis Cibasu et Rami Saintus l’a ramené sur 29 verges pour le touché. Les visiteurs réduisaient l’écart à 15-9 à ce moment.

Quelques minutes plus tard, Frédérick Caron a ramené un dégagement sur 87 verges pour un touché. Le Vert & Or prenait alors les devants pour la première fois du match. Avec un simple sur le botté d’envoi suivant le majeur, l’UdeS détenait une avance de 17-15.

C’est ensuite l’attaque des Verts qui a pris le relais. Le tandem Vincent Cléroux-Gaudreau et Jérémi Roch a uni ses forces pour une dernière fois pour procurer une avance de 24-15 à leur équipe sur un jeu de passe de 19 verges.

Mais les Carabins n’avaient pas dit leur dernier mot. Samuel Nadeau-Piuze a capté sa deuxième passe de touché du match avec 10:29 à faire au quatrième quart pour rétrécir le déficit à deux points.

Le vent a influencé les performances des deux formations en attaque. Les deux quarts-arrières ont eu de la difficulté contre le vent. Les Bleus ont eu le vent dans le dos au deuxième et quatrième quarts marquant 24 de leurs 31 points durant cette période.

« Pas beaucoup d’équipes sont capables d’aller chercher des victoires quand elles se font compter 22 points au troisième quart. C’est un groupe qui est uni, qui y croit et on a trouvé une façon de gagner », a noté Danny Maciocia, qui est allé voir Roch après la rencontre pour lui dire que c'était un joueur spécial.

Encore un fort match de Thomas Erlington

Sean Thomas Erlington a lancé les hostilités en allant marquer un majeur dès la première séquence offensive du match. Après un cafouillage sur le botté d’envoi, les Carabins ont commencé à leur ligne de 3.

Le numéro 1 a sorti son équipe de cette fâcheuse position avec une course de 52 verges et a complété plus tard en portant le ballon sur 25 verges pour le touché.

Samuel Nadeau-Piuze a inscrit le deuxième majeur des locaux lorsqu’il a capté la passe de 8 verges de Gabriel Cousineau alors que les Carabins avaient eu un terrain court en raison d’un dégagement raté d’Olivier Émond. Après le converti d’un point, les Bleus retraitaient au vestiaire avec une avance de 15-2.

Sean Thomas ErlingtonLe Vert & Or a raté une belle chance au premier quart à la suite d’un revirement sur essais des Carabins. La défense de Guillaume Boucher a freiné Thomas Erlington sur un troisième jeu et une verge pour redonner le ballon à l’attaque.

Roch et son groupe ont avancé du centre du terrain jusqu’à la ligne de 21, mais le botteur remplaçant Louis Desautels n’a pu passer le ballon entre les poteaux procurant seulement un simple à son équipe.

On savait que les unités spéciales allaient jouer un grand rôle avec la situation des botteurs de chaque côté.

Desautels, qui s’occupe des placements en raison de la blessure à Mathieu Hébert, a raté ses trois bottés de précision en première demie, dont deux qui ont donné des simples. L’un d’entre eux a été bloqué par Junior Luke alors que le pointage était de 8-2 pour l’UdeM.

Le botteur de dégagement des Carabins, Félix Ménard-Brière, a fait preuve de courage alors qu’il s’est blessé au bras ou à l’épaule gauche en tentant de récupérer un ballon au début du deuxième quart. Il est resté dans le match et a effectué plusieurs bons dégagements.

« Je n'avais besoin que d'un bras et d'une jambe pour botter. Il aurait fallu qu'il me casse les deux jambes pour ne pas que je puisse botter », a illustré celui qui est sur l'équipe d'étoiles du Réseau du sport étudiant du Québec.

Un moment inquiétant est survenu au troisième quart. Le plaqueur défensif de l'UdeM, Olivier Daoust-Pichette, est resté allongé au sol très longtemps. Le tout ressemblait à une commotion cérébrale alors qu'il semblait étourdi lorsqu'il s'est relevé. Le bloqueur Alexandre Laganière s'est également blessé sur une séquence tard au quatrième quart.

Les Carabins étaient privés de deux vétérans partants pour cette demi-finale. Le secondeur Alex Cromer-Émond et le demi-inséré Philip Enchill n’ont pas été en mesure d’enfiler leurs épaulettes en raison de blessures.

Le Rouge et Or écrase les Stingers et atteint facilement la finale du RSEQ

Universitaires samedi, 7 nov. 2015. 17:32

Stingers 8 - Rouge et Or 52 1:01

L’équipe de football du Rouge et Or a aisément pris la mesure des Stingers de Concordia par 52 à 8 samedi au Stade TELUS-Université Laval, obtenant ainsi son ticket pour la finale du Réseau du sport universitaire du Québec (RSEQ).

Les Lavallois auront l’occasion de reconquérir la Coupe Dunsmore, emblème de suprématie du football universitaire québécois, samedi prochain 14 novembre à 14h sur leur propre terrain. Les Carabins de Montréal, victorieux du Vert & Or de Sherbrooke, seront les visiteurs.

Il s’agira d’une 13e finale provinciale consécutive pour le R et O.

Quant à la performance quasi sans faille du Rouge et Or samedi, le pilote Glen Constantin évoquait la préparation de son équipe pour expliquer le gain des siens. « Ces matchs-là se gagnent souvent durant la semaine, avec le focus et le travail des joueurs et des entraîneurs. Après, il nous reste à exécuter », a indiqué l’entraîneur-chef.

« C’est une de nos belles victoires cette saison. On a eu droit à une belle prestation de notre quart-arrière, notre ligne offensive a aussi bien fait. Notre défensive a été très étanche encore une fois », a souligné Constantin à propos de la victoire acquise devant 8814 partisans.

Première demie à sens unique

Les Lavallois frappaient fort au premier quart. Antony Auclair, laissé fin seul entre les demi-défensifs des Stingers, captait d’abord une passe de 35 verges de Hugo Richard pour donner les devants 7-0 aux Rouges au milieu de l’engagement.

Puis, Félix Lechasseur ajoutait à l’avance des siens grâce à une autre passe de Richard, sur 10 verges cette fois. La transformation était ratée par Dominic Lévesque, et c’était 13-0 après 15 minutes.

Richard complétait une troisième passe de touché au début du second quart. Le pivot lavallois trouvait Alexandre Savard dans la zone des buts, un jeu de huit verges qui offrait au receveur son premier majeur dans les rangs universitaires.

Dès le botté d’envoi suivant, les Rouges reprenaient le ballon sur un échappé des Stingers. Richard complétait lui-même le travail avec deux courses consécutives, la première de neuf verges, la seconde sur deux, pour un autre touché. C’était déjà 27-0.

Maxime Boutin participait à la fête sur un jeu de passe et course de six verges pour un autre majeur, et Dominic Lévesque ajoutait deux placements de 25 et 12 verges avant la fin de la demie. Les hommes de Constantin retraitaient au vestiaire avec une priorité de 40-0.

Le rythme soutenu en attaque ne se transposait pas en seconde mi-temps. Un placement de Lévesque (32 verges) et un simple des visiteurs portaient la marque à 43-1 après trois quarts.

Au dernier engagement, Étienne Moisan ajoutait un majeur sur une passe de 24 verges de Marc-Antoine Langevin, venu en relève à Hugo Richard. Les Abeilles accordaient un touché de sûreté, mais ils profitaient de quelques longues passes pour inscrire leur seul touché de la rencontre sur une passe de 21 verges de Colin Sequeira à Daniel Skube avec une minute à jouer.

Les locaux ont obtenu 524 verges en attaque et en ont accordé 267 aux Stingers.

De Vanier au Vert & Or : Huit ans de complicité

Universitaire vendredi, 6 nov. 2015. 08:26 Jérémi Roch et Vincent Cléroux-Gaudreau
Jérémi Roch et Vincent Cléroux-Gaudreau (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

Août 2009. Les Cheetahs du Cégep Vanier commencent leur saison avec un nouveau quart-arrière partant. Un dénommé Jérémi Roch qui est seulement âgé de 17 ans.

À son premier match à titre de quart numéro un au niveau collégial, Jérémi Roch a complété quatre passes de touché, toutes captées par un receveur du nom de Vincent Cléroux-Gaudreau. C’était le début d’une longue complicité entre deux jeunes hommes qui ont passé les huit dernières années au sein des Cheetahs, puis avec le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

Roch et Cléroux-Gaudreau en sont à leurs derniers milles avec le Vert & Or, et qui sait, aussi peut-être à leurs derniers moments de leur carrière de joueur. Les deux amis ont gentiment accepté de jeter un regard sur leurs parcours dans le sport qui les passionne, mais aussi sur l’amitié qui les unira pour le restant de leur vie.

L’époque de « Cool Jay » 

Au cours des huit dernières années, Jérémi Roch, le meilleur quart de l’histoire du Vert & Or, a toujours été un partant. Sauf une. C’était en 2008, à sa première année collégiale avec les Cheetahs.

À 16 ans - il a sauté une année durant son parcours scolaire -, Roch était le quart-arrière réserviste derrière Myles Gibbon.

Vincent Cléroux-Gaudreau, qui a été la recrue par excellence des Cheetahs en 2008, se souvient très bien du jeune Jérémi qui lui a lancé des milliers de passes depuis qu’ils se connaissent.

« Au début, Jérémi était réserviste. C'est un peu drôle à dire en parlant de lui. Je me souviens très bien de l'avoir côtoyé dans les pratiques où il travaillait aussi fort qu'aujourd'hui. Dans des fins de match ou des parties que le quart partant faisait moins bien, l'entraîneur l’embarquait. Il faisait toujours bien même s'il était très jeune et qu’il passait du Bantam au collégial », relatait Cléroux-Gaudreau dans un généreux entretien téléphonique.

« J'étais toujours impressionné comment il était relax même s'il était jeune et peu expérimenté au niveau collégial. Il faisait ses lectures et complétait ses passes. On l'appelait “Cool Jay“. À Sherbrooke, le surnom n'est pas resté. Mais des fois, entre nous deux, on le dit en riant », a raconté l’étudiant en kinésiologie.

Après trois ans au Cégep Vanier, le duo a pris le chemin de l'université en 2011.

La chimie quart-arrière/receveur

Après cinq saisons à l’Université de Sherbrooke, Jérémi Roch est maintenant le détenteur du record canadien pour les verges par la passe en saison régulière avec 11 477.

De ce nombre, environ 1000 sont le résultat de jeux de passe avec Vincent Cléroux-Gaudreau.

À l’été 2009, les deux représentants du Cégep Vanier ont commencé à développer leur chimie avec l’équipe canadienne lors des Championnats du monde junior. Cela les a bien préparés pour leur deuxième campagne collégiale où Roch a pris les commandes de l’attaque.

Roch pouvait compter sur un groupe de receveurs hyper talentueux avec les Cheetahs. En 2009, Julian Bailey (Rouge et Or de 2010 à 2014), Matthew Norzil (Rouge et Or de 2011 à 2014) et Michael Harrington (Stingers de 2010 à 2013) étaient toutes des cibles disponibles pour le pivot originaire de Lasalle.

Malgré tout, la complicité avec Cléroux-Gaudreau était plus présente qu’avec les autres receveurs. Étant deux travailleurs acharnés, leurs six derniers étés ont compris des emplois et des stages, mais aussi d’innombrables heures à peaufiner leur synchronisme.

« On prend un peu les mêmes décisions parce que je sais à quoi m'attendre avec Vincent. Ça nous permet d'anticiper le jeu un peu plus rapidement. Ça fait qu'on est productif ensemble », a observé Roch qui détient aussi les marques universitaires canadiennes pour les passes complétées (866) et tentées (1470).

« On pense souvent à la même chose pendant le jeu en fonction de la défense devant nous. Il sait où je vais aller et je m'attends à une certaine passe de lui. C'est quelque chose qui se développe avec le temps et tous les étés qu'on s'est entraîné ensemble sur le terrain », a ajouté Cléroux-Gaudreau qui n’a disputé que trois rencontres en 2015 en raison d’une blessure.

Au fil des ans, ils ont amélioré cette chimie tant importante pour une unité offensive en même temps que leur amitié se formait.

« Des jeunes hommes exceptionnels »

À la suite de leur parcours collégial couronné de succès, Roch et Cléroux-Gaudreau ont évalué leurs options pour la suite de leurs études et de leurs carrières de footballeur. Les deux hommes ne s’étaient pas donné comme but d’être à tout prix réunis à l’université, mais c’était certainement un désir.

« On se parlait souvent des points pour et contre des universités sans se dire vraiment qu'on allait aller à la même place. Par contre, c'est sûr que ça nous intéressait de continuer cette chimie qui avait été présente pendant trois ans à Vanier », a expliqué Cléroux-Gaudreau qui terminera son baccalauréat en avril prochain.

« On voulait venir ici pour construire quelque chose. On voulait rendre Sherbrooke un programme qui compétitionne chaque année pour les championnats. C'était important pour nous de jouer ensemble. Quand tu es quart, tu veux t'entourer de joueurs talentueux comme Vincent », a souligné Roch qui aura complété une maîtrise en commerce électronique au printemps.

Jérémi Roch et Vincent Clément-GaudreauDavid Lessard était le coordonnateur offensif du Vert & Or lorsque le programme a recruté ces deux joueurs qui sont aujourd’hui parmi les capitaines de l’équipe. L’entraîneur-chef de l’UdeS se souvient très bien du processus qui a mené à leur décision.

« C'était deux gars qui faisaient partie de l'élite à leur position de cette année de recrutement. La réussite académique pour nous, c'est central dans nos valeurs. Ils voulaient évoluer dans un cadre sportif qui leur permettrait de s'épanouir tant sur le plan académique que dans le football. Ils ont sauté sur l'occasion parce qu'ils se sont retrouvés dans nos valeurs et nos façons de faire », s’est souvenu le pilote qui a connu les deux étudiants-athlètes alors qu’il était entraîneur du programme des moins de 17 ans de Football Québec.

Roch a déménagé en Estrie une session avant son receveur de passe. Les deux ont ensuite habité ensemble durant trois ans partageant la vie de coéquipiers et de colocataires. Ils n’ont pas de cachette l’un pour l’autre dans leur vie personnelle et ils ont traversé les épreuves, bonnes et mauvaises, de la vie d’étudiant-athlète ensemble.

Même s’ils ne sont plus des colocataires, ils ne sont pas bien loin l’un de l’autre alors qu’ils vivent à une porte de distance.

« On a toujours été proche. On se côtoie encore chaque jour. On se parle souvent de football et des ajustement à apporter pour devenir meilleur chaque jour », a indiqué Cléroux-Gaudreau qui s’est fait un ami pour la vie en Roch.

« Encore aujourd'hui, ils passent beaucoup de temps ensemble, a remarqué Lessard. [...] Leur amitié, elle va durer toute leur vie. Ils en ont pleinement profité le temps de leur carrière ici. »

Plusieurs grands joueurs sont passés par l’institution universitaire de Sherbrooke. Les Samuel Giguère, Jean-Philippe Shoiry, Simon Charbonneau-Campeau, Pierre-Luc Labbé et Nicolas Boulay, pour ne nommer que ceux-là, sont maintenant des ambassadeurs du programme. Cléroux-Gaudreau et Roch font aussi partie de cette liste après leurs cinq années au sein du Vert & Or.

En bon leaders, ils ont transmis les valeurs prônées à ceux qui les remplaceront, comme l’a fait Kevin Régimbald avec eux. Comme le dit David Lessard, c’est la roue qui tourne.

« Ils sont toujours là pour aider les gens autour d'eux. Ils sont axés sur les autres. J’ai énormément de respect pour ça. C'est comme ça qu'on identifie le leadership à Sherbrooke », a-t-il mentionné en soulignant aussi les nombreuses implications sociales de ses deux ouailles.

« Ce sont des humains d'exception. Ce sont des jeunes qui ont acquis des habiletés, mais surtout qui prônent des valeurs humaines qui sont vraiment en ligne avec ce qu'on veut de nos jeunes hommes quand ils sortent de notre université et qu'ils deviennent des actifs dans la société », a reconnu Lessard.

« Peu importe le milieu de travail qu'ils vont choisir, que ce soit dans le monde du football ou ailleurs, leurs futurs employeurs vont être choyés d'avoir deux jeunes hommes comme ça. On veut gagner des matchs de foot, des trophées et des honneurs individuels. Mais il n'y a rien de plus important que la façon dont on se comporte à tous les jours. On est très fier de ces deux jeunes-là. »

Terminer sur la même note qu’à Vanier

Jérémi Roch et Vincent Cléroux-Gaudreau ont conclu leur carrière collégiale de la plus belle manière possible en remportant le Bol d’Or en 2010. Même si Roch n’a pas disputé la finale en raison d’une blessure à la clavicule, les deux hommes ont été des pièces maîtresses de cette conquête.

« On en parle souvent que l'année 2010 à Vanier était vraiment spéciale. On était vraiment une équipe liée et talentueuse. Ces deux points nous avaient aidés à aller jusqu'au bout. C’était un accomplissement de trois années de travail acharné », se remémorait Cléroux-Gaudreau avec le souvenir de la photo de la victoire bien en tête.

Byron Archambault, Jean-Samuel Blanc, Djonathan Buissereth, Marc Glaude, Vincent Levitt, Junior Luke, Matthew Norzil, Brandon Tennant et Maïko Zepeda étaient des coéquipiers des deux joueurs du Vert & Or à l’époque.

Tous ces joueurs nommés ci-haut ont soulevé la coupe Vanier soit avec le Rouge et Or ou les Carabins au cours de leur carrière universitaire.

James Goulet, Jérémi Roch et David LessardJérémi Roch et Vincent Cléroux-Gaudreau aimeraient vivre le même sentiment, surtout pour le programme qui les a fait grandir en tant qu’hommes. Ils ne se sont jamais cachés pour dire qu’ils veulent redonner cela à l’Université de Sherbrooke et ses fidèles partisans.

« On avait fini avec l'objectif qu'on s'était fixé en début d'année (avec les Cheetahs) et on veut faire la même chose cette année. On veut partir en l'ayant accompli », a exprimé Roch lorsque replongé dans les souvenirs de la conquête de 2010 à Vanier.

Pour remporter la Coupe Dunsmore, le Vert & Or doit vaincre ses rivaux de toujours, les Carabins et le Rouge et Or - les Lavallois doivent d’abord gagner contre les Stingers -, sur leur pelouse artificielle respective de surcroît.

Nul doute que la bande de Roch et de Cléroux-Gaudreau a le talent et le cœur pour réussir cet exploit. À elle maintenant de jouer son « meilleur foot » en éliminatoires pour reprendre les paroles de leur entraîneur.

Mais peu importe le résultat des deux prochaines semaines, une chose est certaine. L’avenir est rose pour Roch et Cléroux-Gaudreau.

« Je ne sais pas ce qu'ils vont faire dans le futur, mais ils vont avoir du succès. C'est le plus beau lègue qu'ils peuvent laisser à l'Université de Sherbrooke », a conclu Lessard, un entraîneur extrêmement proche de ses joueurs. 

Les Dinos conluent au 1er rang du dernier classement national

Universitaires mardi, 3 nov. 2015. 13:13 Andrew Buckley
Andrew Buckley (Source d'image:PC)

OTTAWA – Les Dinos de l’Université de Calgary dominent le classement national du football de SIC pour une huitième semaine consécutive après avoir complété un calendrier régulier sans tache.

Au dernier scrutin pancanadien de la saison, les Dinos (8-0) ont reçu 26 des 30 votes de première place et 296 points de la part de l’Association des journalistes de football du Canada. Les autres votes pour le premier rang sont allés aux Mustangs de Western (8-0), qui ont mérité 270 points pour conserver le deuxième échelon pour une troisième semaine de suite.

Le dixième top-10 de la campagne est complété dans l’ordre par le Rouge et Or de Laval (7-1 / 238 points / aucun changement), les Carabins de Montréal (6-2 / 216 / aucun changement), les Gryphons de Guelph (7-1 / 170 / aucun changement), les Thunderbirds de UBC (6-2 / 134 / en hausse de trois positions) le Vert & Or de Sherbrooke (5-3 / 126 / aucun changement), les Bisons du Manitoba (5-3 / 76 / aucun changement), les Golden Hawks de Wilfrid Laurier (5-4 / 51 / non classés la semaine dernière) et les Ravens de Carleton (6-3 / 43 / aucun changement).

Laurier se pointe au top-10 pour la première fois en plus d’un an (no 10 au scrutin du 7 octobre 2014) après avoir enregistré la première surprise des séries de 2015 samedi à Hamilton, une victoire de 29-15 en quart de finale de SUO sur les Marauders de McMaster, champions ontariens et finalistes de la Coupe Vanier l’an dernier. Disputant ce qui aurait pu s’avérer le dernier match de sa brillante carrière universitaire, le porteur de ballon Dillon Campbell a explosé pour 295 verges au sol, un sommet au pays cet automne, en 40 courses, un nouveau record de SUO.

Dans l’autre quart de finale de l’Ontario, Carleton a dominé Queen’s par 39-8 à Kingston pour mériter un premier gain en séries depuis 1986.

Dans les autres conférences, là où prenait fin le calendrier régulier, les résultats des équipes du Top 10 incluent Calgary 64, Alberta 28 (à Alberta); Laval 57, McGill 10 (à McGill); Montréal 22, Concordia 17 (à Montréal); UBC 24, Manitoba 10 (à UBC); Sherbrooke 42, Bishop’s 29 (à Sherbrooke).

En plus de compléter une saison régulière parfaite, Calgary a établi une pléthore de records samedi à Edmonton, incluant le plus de points par une équipe de Canada-Ouest en une seule campagne (471). Récipiendaire du trophée Hec Crighton l’automne dernier, le quart-arrière Andrew Buckley a amassé 463 verges et trois touchés par la passe en un peu plus de deux quarts pour conclure le calendrier avec 3162 verges par la voie des airs (record de SIC), un taux de passes complétées de 72,0% (record de Canada-Ouest) et un exceptionnel différentiel de 19 passes de touché contre seulement une interception. De son côté, le botteur Johnny Mark a inscrit trois placements et 19 points pour terminer la saison avec 26 placements (record de SIC à égalité) et 144 points (record de SIC pour un botteur).

En demi-finale de Canada-Ouest samedi, les Dinos accueillent la Saskatchewan (3-5) à 13h HR, alors que le Manitoba se rend à Vancouver pour une deuxième semaine de suite pour y affronter UBC à midi HP.

Les autres demi-finales de conférence, également samedi, incluent Laurier à Western à 13h, Carleton à Guelph à 13h , Concordia (4-4) à Laval à 14h, Sherbrooke à Montréal à 14h, puis Acadia (4-4) à StFX (5-3) à 14h.

TOP-10 FOOTBALL DE SIC - AJFC (no 10)

Rang

Équipe

Pts (1re place)

Semaine précédente

1.

Calgary (8-0)

296 (26)

1

2.

Western (8-0)

270 (4)

2

3.

Laval (7-1)

238

3

4.

Montréal (6-2)

216

4

5.

Guelph (7-1)

170

5

6.

UBC (6-2)

134

9

7.

Sherbrooke (5-3)

126

7

8.

Manitoba (5-3)

76

8

9.

Laurier (4-4 / 1-0)

51

NC

10.

Carleton (5-3 / 1-0)

43

10

Ont également reçu des votes: Concordia (17), McMaster (9), Mount Allison (4), StFX (2).

Hugo Richard, Jean-Sébastien Bélisle et Benoit Gagnon-Brousseau sont les joueurs de la semaine

Universitaires lundi, 2 nov. 2015. 14:54 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:Yan Doublet)

Le quart-arrière du Rouge et Or, Hugo Richard, a été nommé le joueur de la semaine en attaque du Réseau du sport étudiant du Québec. Le demi défensif des Carabins, Jean-Sébastien Bélisle, a reçu l'honneur en défense tandis que le coéquipier de Richard, Benoit Gagnon-Brousseau, a été nommé joueur de la semaine sur les unités spéciales.

Menant l’attaque lavalloise de main de maître dans un gain de 57-10 du Rouge et Or à McGill, Richard a complété 21 de ses 25 passes tentées (84 %), dont deux pour des touchés. Le pivot du Rouge et Or a également couru sur 92 verges, marquant lui-même deux touchés au sol. Tout ça en seulement trois quarts de jeu.

Jean-Sébastien Bélisle a joué un rôle important dans la victoire de 22-17 des Carabins sur les Stingers de Concordia samedi dernier. Au deuxième quart, il a réussi un sac du quart et a du même coup fait perdre le ballon à Trenton Miller. Les Carabins ont recouvré le précieux objet et la séquence à l’attaque suivante a mené à un placement de Louis-Philippe Simoneau qui portait le pointage à 12-3 en faveur de Montréal à la mi-temps. Au premier quart, Bélisle avait également forcé un échappé sur un autre sac du quart, mais Trenton Miller avait recouvré le ballon cette fois-ci. La recrue a terminé la rencontre avec un total de 4,5 plaqués, dont trois derrière la ligne de mêlée.

À son premier match comme partant au poste de retourneur, Gagnon-Brousseau a bien fait, cumulant 86 verges en quatre retours de dégagement, pour une moyenne de 21,5 verges par retour.

Les Carabins à domicile en demi-finale samedi prochain

Universitaires samedi, 31 oct. 2015. 18:38 Gabriel Cousineau
Gabriel Cousineau (Source d'image:James Hajjar)

Montréal – L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal avait son destin entre les mains et elle en a profité pour confirmer sa deuxième position au classement avec une victoire de 22 à 17 sur les Stingers de Concordia samedi après-midi devant 3790 spectateurs au CEPSUM.

Les Bleus (6-2) auront ainsi l’avantage du terrain en demi-finale provinciale. Ils accueilleront le Vert & Or de Sherbrooke (5-3) au CEPSUM samedi prochain, 7 novembre.

« Ce fut un match serré, on s’est compliqué la vie un peu, mais on a été capable de trouver une façon de gagner et on a démontré du caractère au quatrième quart pour l’emporter. On termine la saison sur une série de trois victoires et ça nous servira d’élan pour les séries, a dit l’entraîneur-chef des Carabins Danny Maciocia.

Après que l’attaque des Bleus ait connu quelques ennuis au cours des trois premiers engagements, Gabriel Cousineau a pris les choses en main alors que Concordia menait 17-12. Après un excellent effort de Régis Cibasu pour gagner un premier jeu important, Cousineau a réussi une course de 54 verges qui a mené à un placement de 23 verges de Louis-Philippe Simoneau. Celui-ci a réduit l’écart à 17-15 au début du quatrième quart.

« C’était un excellent choix de jeu de nos entraîneurs. J’ai vu qu’il n’y avait pas de maraudeur et j’ai foncé à pleine vitesse. Nos joueurs de ligne ont fait tout le travail, je n’avais qu’à courir », a dit Cousineau à propos de sa plus longue course de la saison.

Lorsqu’elle a repris le ballon, l’attaque des Carabins s’est mise en marche, franchissant 64 verges. Toutefois, la tentative de placement de 28 verges a été ratée et les Bleus se sont contentés d’un simple.

Ensuite, une interception cruciale de Maïko Zepeda a redonné le ballon aux représentants de l’UdeM. Sean Thomas Erlington a suivi avec un touché sur une course de deux verges pour redonner l’avance aux siens. Les Carabins ont échoué la transformation de deux points.

« Il fallait faire ce jeu, a affirmé Zepeda. La ligne défensive a mis beaucoup de pression sur leur quart et j’ai pu capter le ballon. Peu importe que ce soit l’attaque ou la défense qui fassent des jeux et marquent des points, ce qui compte, c’est que les Carabins mettent des points au tableau. »

« Nous avons des vétérans qui réagissent bien sous la pression et qui ont été en mesure de faire des jeux importants quand on en avait besoin », a ajouté Maciocia.

Avec 2:20 au cadran, les Stingers ont pris le ballon et se sont approchés à la ligne de 45 des Carabins avant d’être arrêtés sur un troisième essai. Les Carabins ont ensuite confirmé leur victoire.

« Le quart des Stingers a connu un bon match et a ona fait bouger notre défense en fin de match pour le déranger », a aussi dit Maciocia.

Les Stingers ont bâti sur leur première demie pour s’imposer au troisième quart. Ils ont marqué deux touchés sans riposte pour prendre les devants. D’abord, les visiteurs ont traversé le terrain sur 90 verges et ont conclu sur une passe de Trenton Miller pour Jean-Guy Rimpel sur deux verges. Après un botté de dégagement des Carabins, les Stingers ont cette fois inscrit le majeur sur une passe de 19 verges de Miller pour Daniel Skube.

Début de match au ralenti

Après un premier quart sans histoire durant lequel seuls les Carabins ont marqué deux points sur un touché de sûreté concédé par les Stingers, l’attaque des Bleus a mieux paru dans le quart suivant. La défense lui a d’abord remis le ballon en recouvrant une échappée du quart-arrière Trenton Miller. Gabriel Cousineau en a profité et a lancé une passe de touché de 15 verges pour Philip Enchill sur la séquence.

Les Stingers se sont approchés de la zone des buts à leur tour, mais ils ont dû se contenter d’un placement de 15 verges de Keegan Treloar. Dans la dernière minute avant la mi-temps, Louis-Philippe Simoneau a réussi un placement de 37 verges pour porter l’avance des siens à 12-3.

Les Stingers ont eu l’avantage pour les verges en attaque avec des gains de 352 contre 297 pour les Bleus. Gabriel Cousineau a complété 17 de ses 25 passes, dont une pour le touché, pour 116 verges et a été intercepté à une reprise. Son opposant Trenton Miller a réalisé 28 passes en 46 tentatives pour 286 verges, dont deux passes de touché et une interception.

Le Rouge et Or s’impose à McGill et termine premier du RSEQ

Universitaires samedi, 31 oct. 2015. 17:27 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:Yan Doublet)

L’équipe de football du Rouge et Or a mis la main sur un 11e titre consécutif de saison régulière du RSEQ samedi, en s’imposant 57 à 10 contre les Redmen de McGill à Montréal.

Bien que le tableau indicateur montre une domination des Lavallois, l’entraîneur-chef Glen Constantin n’était pas entièrement satisfait de cette ultime rencontre du calendrier régulier. Notamment en raison des nombreuses pénalités dont sa troupe a écopé, lui ayant coûté 184 verges, ainsi que des revirements dont elle a été victime.

« Le but n’était pas d’inscrire le plus de points possibles, mais bien d’améliorer le processus. On voulait polir notre jeu, et je pense qu’on a fait de belles choses. On s’est par contre tiré dans le pied nous-mêmes avec les pénalités et les échappés, mais ce sont des choses qui se corrigent », a analysé le pilote lavallois.

Constantin a également louangé le travail des substituts, envoyés dans la mêlée alors que le match était hors de portée des Redmen. « Ils ont montré du caractère. C’est une belle opportunité de les voir et d’épargner la santé de certains individus. On se remet maintenant à l’ouvrage avec l’objectif de participer à la finale de la Coupe Dunsmore. »

Le quart-arrière partant Hugo Richard a connu l’une de ses meilleures performances de la campagne, en réussissant 21 de ses 25 passes lancées, dont deux pour des touchés. Le pivot de deuxième année a aussi couru sur 92 verges, pénétrant lui-même à deux reprises dans la zone des buts.

Le joueur de ligne défensive Mathieu Betts a complété la rencontre avec un sac du quart, le laissant tout juste à court de 0,5 du record canadien. Son total de 12 le place toutefois au premier rang de l’histoire du Rouge et Or avec Vincent Desloges, qui avait réussi l’exploit l’an dernier. Il s’agit également d’un record canadien pour une recrue.

Quant à Marc-Antoine Langevin, venu en relève à Richard en deuxième demie, il établit un record de SIC pour le pourcentage de passes réussies dans une saison qui appartenait auparavant à Benoit Groulx. Langevin a maintenu cette année un taux de réussite de 76,7%. L’ancienne marque était de 75,9%.

Outre Richard, le porteur de ballon Sébastien Serré a également réussi ses deux premiers majeurs en carrière. Benoit Gagnon-Brousseau, Félix Faubert-Lussier et Étienne Moisan ont les autres touchés des vainqueurs, qui ont cumulé 605 verges de gains en attaque, dont 281 au sol. Les Redmen ont pour leur part obtenu 245 verges.

Le Rouge et Or disputera la demi-finale du RSEQ samedi prochain au Stade TELUS-Université Laval contre les Stingers de Concordia.

La Coupe du maire au Vert & Or

Universitaires samedi, 31 oct. 2015. 19:59 Jérémi Roch
Jérémi Roch (Source d'image:SSAP UdeS-Yves Longpré)

Le Vert & Or a remporté sa 8e Coupe du maire le samedi au pointage de 42-29 contre les Gaiters de Bishop's, au stade de l'Université de Sherbrooke.

Un match spécial pour 14 joueurs finissants qui disputaient leur dernier match en saison régulière dans l'uniforme du Vert & Or.

L'équipe de David Lessard n'a pas pris beaucoup de temps avant de s'inscrire au pointage. Dès le premier jeu, les Gaiters échappaient le ballon et le Vert & Or en profitait pour recouvrir le ballon. Un premier touché était réussi par Vincent Cléroux-Gaudreau sur une passe de 17 verges. Sur ce jeu, le quart-arrière Jérémi Roch battait un quatrième record universitaire québécois cette saison pour le plus de passes de touché en carrière avec sa 67e. Il ajoutait donc ce nouveau record aux trois autres marques du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) et trois records de Sport interuniversitaire canadien (SIC).

De leur côté, les Gaiters ont utilisé les quarts-arrière Mathieu Demers et Travis Eman en alternance durant tout le match. Eman est celui qui a permis d'obtenir le premier touché de son équipe sur une passe de 3 verges à Zach Graveson.

Les 4236 spectateurs ont eu droit à tout un match de la part du vétéran receveur Vincent Cléroux-Gaudreau qui disputait son dernier match à domicile en carrière en saison régulière. Il obtenait son deuxième majeur du match, un touché sur une passe et course de 51 verges.

Une interception du secondeur Olivier Goulet-Veilleux a ensuite permis au Vert & Or de reprendre possession du ballon. Les footballeurs sherbrookois n’allaient pas raté une telle occasion et la recrue Gabriel Polan s’est faufilé jusqu'à la zone des buts pour obtenir son premier touché en carrière dans l'uniforme du Vert & Or.

En fin de première demie, les représentants de l’Université Bishop's se sont signalés à leur tour grâce à un rabattement du quart-arrière et une interception. Le numéro 6 des Gaiters, Trevon Millings, réalisait ensuite le touché. Les deux équipes retraitaient au vestiaire avec une marque de 26-18 en faveur des locaux.

Les Gaiters se sont inscrits rapidement au pointage en début de troisième quart alors que Jean Gayrard réalisait une interception avant de ramener facilement le ballon jusque dans la zone des buts.

Les deux équipes se sont ensuite limitées à des placements pour augmenter leur production offensive. Le botteur Louis Desautels, sorti de la retraite cette semaine par l’entraîneur-chef du Vert & Or David Lessard, en a réussi trois pour grossir l’avance des siens. Il a terminé le match avec quatre placements, un simple et trois convertis pour un total de 16 points.

En fin de match, la défensive du Vert & Or a résisté aux derniers assauts adverses avec moins d'une minute au cadran, lui permettant de redonner le ballon à l’attaque pour sceller l’issue de la rencontre. Le jeune porteur de ballon Gabriel Polan réussissait son deuxième touché du match pour garantir la cinquième victoire de la saison du Vert & Or.

Cette courte victoire de la troupe de l'UdeS combinée à la défaite des Stingers de Concordia face aux Carabins au Cepsum de l'Université de Montréal confirme le troisième échelon au Vert & Or à la fin de la saison régulière et un affrontement Vert & Or face aux champions en titre de la Coupe Vanier à leur domicile. Le match devrait se tenir en après-midi le samedi 7 novembre prochain.
 

Jérémy Mogni et Asnnel Robo : amis, colocataires et adversaires

Universitaires samedi, 31 oct. 2015. 09:44 Jérémy Mogni et Asnnel Robo
Jérémy Mogni et Asnnel Robo sur l'avenue Linton à Montréal où les deux jeunes hommes demeurent. (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL - C’est au Cégep de Thetford Mines que l’amitié entre Jérémy Mogni et Asnnel Robo est née. Qu’est-ce qu’il y a de particulier là-dedans? Mogni a grandi en banlieue de Paris et Robo en Guyane française jusqu’à l’âge de 14 ans.

La passion du football a poussé les deux jeunes hommes à déménager au Québec pour joindre les rangs des Filons, Jérémy à l’automne 2013 et Asnnel l’année suivante. Les deux compatriotes ont réussi à impressionner suffisamment les entraîneurs du niveau universitaire pour poursuivre leur carrière dans le sport qu’ils ont tous deux commencé à l’adolescence.

Ils ont donc pris la direction de Montréal pour l’année 2015, mais Jérémy et Asnnel ne portent plus les mêmes couleurs. Jérémy a été recruté par Mickey Donovan et il revêtit maintenant l’uniforme des Stingers. Asnnel a décidé de prendre le chemin de l’Université de Montréal.

Malgré tout, les deux amis ont décidé de demeurer des colocataires, une situation qu’on ne voit pas souvent entre deux adversaires.

« Il refuse de me quitter. Il me suit partout », a lancé à la blague Jérémy, un receveur de passe qui joue sur les unités spéciales de l’Université Concordia à sa première année.

« La préparation de match, c’est un peu drôle. On est chacun dans notre chambre. On cache un peu notre livre de jeux », a relaté le demi offensif Robo qui a marqué le premier touché de sa carrière lors de la première confrontation entre les Bleus et les Stingers.

Asnnel RoboLorsqu’on rencontre Jérémy et Asnnel, leur amitié crève les yeux. Une simple séance photo de quelques minutes permet de constater que les deux Français ont tissé beaucoup de liens depuis leur première rencontre, il y a un peu plus d’un an.

« Je ne peux pas me mettre dos à dos avec lui, il a de trop grosses fesses », a lancé le Parisien Mogni, ce qui a évidemment fait éclater de rire son ami.

Les deux Français s’affronteront peut-être pour la première fois de leur vie, samedi après-midi. Lors du premier duel entre leurs deux équipes, Jérémy avait raté le rendez-vous en raison d’une commotion cérébrale. Asnnel a quant à lui disputé trois des quatre derniers matchs des champions en titre de la Coupe Vanier.

Si les deux joueurs ont à se rencontrer sur le terrain sur les unités spéciales, ils réserveront le même traitement qu’à tout autre adversaire. Les deux amoureux du ballon ovale prennent leur carrière de footballeur - et aussi leurs études - très sérieusement.

À la maison, la fraternité sera de retour, peu importe le résultat de samedi.

Mickey Donovan et Danny Maciocia parlent souvent de l’esprit de famille qui règne au sein de leur formation. Après le football, la deuxième famille de Jérémy et d’Asnnel, ils la retrouvent à leur appartement de Côtes-des-Neiges.

Le comble pour Jérémy, qui doit habiter dans le bastion des Bleus, c’est qu’en plus d’Asnnel, il doit vivre avec deux autres porte-couleurs des Carabins. Mais qu’importe, les quatre hommes originaires de la France se serrent les coudes ensemble dans leur vie d’étudiant-athlète.

« C’est mon soutien ici. Ce n’est pas facile quand on est loin de la famille. Il faut se faire de nouveaux repères. Ce sont plus que de simples amis », a précisé Jérémy.

« On vient du même endroit alors c’est bon d’avoir un point de repère. Ici, on n’a pas vraiment de famille alors on se soutient et s’encourage pour tenir le coup. C’est sûr que ce n’est pas toujours facile », a expliqué Asnnel, dont les parents demeurent encore en Guyane.

« Le fait de vivre avec d’autres joueurs de football et d’autres personnes qui viennent du même pays, on se comprend mieux. Malgré qu’on joue pour deux équipes différentes, le cœur reste le même. On se soutient dans nos épreuves. C’est vraiment cool quand même », a ajouté Jérémy qui compte 2,5 plaqués sur les unités spéciales cette saison.

Leurs entraîneurs sont au courant de cette situation particulière. Jérémy avoue qu’il avait eu un peu peur de la réaction de ceux-ci et de ses coéquipiers. Lorsqu’on connaît leur histoire, qui oserait s’opposer à leur cohabitation? Tous les membres des Stingers ont été très compréhensifs.

Et à voir leur bonté d’âme, il serait très surprenant qu’ils tentent d’épier le cahier de jeux de l’autre. Et si cela arrive...

« Mon cahier de jeu est toujours avec moi », a mentionné Jérémy avec son rire qui doit certainement être contagieux dans l’appartement de l’avenue Linton. « Mais comme je leur dis : "Même si je vous montre mon cahier, vous ne comprendrez rien". Il ne cherche pas à le regarder », a-t-il assuré.

Jérémy Mogni et Asnnel Robo ne regrettent pas leur choix d’avoir traversé l’Atlantique bien qu’ils s’ennuient tous deux de leurs familles. La vie à Montréal leur plaît, particulièrement pour Jérémy qui a retrouvé le « chaos » de Paris comparativement à Thetford Mines où il s’est étonné à aimer la tranquillité et la proximité.

« (Montréal), c’est un peu comme Paris. C’est une ville urbaine avec beaucoup de gens, beaucoup de voitures. J’ai retrouvé un peu mon ancien chez moi. C’était plus facile de m’adapter ici », a noté l’étudiant en relations humaines qui voudrait bien se spécialiser en psychologie pour les enfants.

À moins d’un transfert, Jérémy et Asnnel ne porteront plus jamais le même uniforme, à moins que ce soit celui tricolore pour représenter leur pays. Leur amitié, elle, semble établie pour la vie.

« Si demain on me demandait de partir (de l’appartement), j’aurais vraiment du mal. C’est comme mes frères », a confié Jérémy.

Le RSEQ dans la bonne direction pour la parité

Universitaires jeudi, 29 oct. 2015. 01:34 Anthony Tanguay, Karl Forgues, François Hamel et Mathieu Betts
Anthony Tanguay, Karl Forgues, François Hamel et Mathieu Betts. (Source d'image:Photos d'Yves Longpré, Christian L-Dufresne et Marc-Antoine Hallé, montage RDS)
Christian Dufresne

Pendant que les éliminatoires s’amorcent en Ontario, il ne reste plus qu’un week-end d’activités au calendrier régulier du circuit de football universitaire québécois.

Il faudra attendre après les résultats des trois matchs de la fin de semaine pour se lancer dans des analyses plus approfondies, mais on peut déjà dire que le niveau de compétition a fait un bond de géant cette saison.

Bien qu’il reste encore un grand écart entre le top-3 du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) et les trois autres formations, les Stingers et les Redmen ont fait énormément de progrès cette saison. Le match entre les deux universités montréalaises samedi est selon moi le deuxième plus excitant de la saison 2015 au Québec après le thriller entre le Rouge et Or et le Vert & Or lors de la deuxième semaine d’activités.

Ce qui était important pour les Universités Concordia et McGill, c’était de trouver leur identité. Mickey Donovan en était à sa deuxième campagne à la barre de son alma mater, mais sa formation était bourrée de recrues. Les Stingers commencent de plus en plus à ressembler à l’équipe dont les frères Donovan portaient les couleurs au milieu des années 2000. Le quart Trenton Miller est la plus belle surprise dans le RSEQ lui qui arrivait des États-Unis et qui terminera au sommet de plusieurs catégories à sa position.

Du côté des Redmen, le nouveau groupe d’entraîneurs avait un été et un automne très chargé étant donné qu’ils devaient inculquer leurs systèmes de jeu en plus de continuer le recrutement pour l’an prochain.

Bien que les Redmen ne seront pas des éliminatoires, Ronald Hilaire et ses hommes peuvent garder la tête haute. Ils sont l’équipe qui s’est le plus améliorée en un an. On parle d’une formation qui a terminé 0-8 l’an passé et qui avait quelque peu perdu son âme. Maintenant, on sent l’espoir dans le camp de McGill et les visages de déception après la défaite contre les Stingers ne font que démontrer l’identité de « compétition » que Hilaire voulait implanter.

L’écart est toutefois encore considérable entre les trois puissances et le reste de la ligue. Seuls les Stingers ont réussi à tenir leur bout lors du premier affrontement contre les Carabins. Les Bleus avaient toutefois été très indisciplinés dans cette rencontre.

L’Université Bishop’s n’a pas régressé cette année, mais il s’agit du programme qui a connu la plus petite progression au Québec. Les Gaiters et Kevin Mackey doivent travailler avec des moyens plus limités que les autres. Mais cela n’a pas empêché Mackey de recruter plus de 20 joueurs du Québec pour cette saison. Il doit tenter encore d’en convaincre plusieurs pour 2016, dont dans leur cour au Cégep de Champlain qui a été invaincu en neuf matchs de division 1.

Comme ses confrères anglophones, les Gaiters avaient un très jeune groupe et il sera intéressant de voir si l’expérience acquise en 2015 servira pour les prochaines années.

Je ne m’attends pas à une révolution dès l’an prochain, mais les Stingers et les Redmen ont certainement assis leurs bases pour le futur. Les Stingers ont l’avantage d’avoir un quart qui réussit déjà à tirer son épingle du jeu. McGill aura une belle compétition entre Nicholas English et la recrue Frédéric Paquette-Perreault au prochain camp et ce ne sera que bénéfique pour l’attaque de Benoît Groulx.

Du côté de Bishop’s, je demeure encore sceptique et je crois que les deux prochaines saisons seront elles aussi difficiles.

Le classement presque fixé

Avant de parler du classement, je veux glisser un mot sur Mathieu Betts. Edward Godin et lui ont embêté la ligne offensive du Vert & Or tout l’après-midi dimanche.

On savait à quel point il était talentueux. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’il réussisse quatre sacs dans le même match - encore moins contre l’UdeS. Il sera intéressant de voir s’il battra le record québécois et canadien de 12,5 sacs en une saison de l’ancien des Carabins, Jean-Samuel Blanc.

Betts en compte 11 et avec la performance qu’il a connue le week-end dernier, je mettrais un bon vieux petit 2 $ qu’il sera le nouveau détenteur de la marque samedi soir. Jesse St. James de l’Université Acadia a également 11 sacs avec une rencontre à faire.

Betts est terrifiant pour les lignes offensives adverses en tant que recrue. Blanc avait réussi son record à sa deuxième saison avec les Bleus, mais je considère déjà Betts meilleur que lui. J’ai bien hâte de le voir jouer en éliminatoires, particulièrement si les Carabins se présentent à Québec pour la Coupe Dunsmore.

Je dis à Québec parce qu’à moins d’une défaite du Rouge et Or face aux Redmen et d’un gain de l’UdeM face aux Stingers, l’Université Laval aura l’avantage du terrain pour la demi-finale et le championnat québécois.

Les Carabins ont leur destinée entre les mains pour terminer au deuxième rang. Une victoire face aux Stingers et ils accueilleront le Vert & Or le samedi 7 novembre. Un revers combiné à un gain du Vert & Or donnerait une égalité à trois équipes puisque les Stingers, l’UdeM et l’UdeS auraient une fiche de 5-3.

Si les Stingers l'emportent par 11 points ou moins, les Carabins prennent le deuxième rang et le Vert & Or le troisième. Si l'Université Concordia l'emportent par 12 points, les Bleus seront au deuxième échelon, les Stingers au troisième et Sherbrooke quatrième.

Si les Stingers gagnent par 13 points ou plus, il faudra aller au différentiel « des points comptés et accordés de tous les matchs impliquant uniquement ces trois équipes » comme stipulé dans les règlements du RSEQ.

Alors en ce moment, les Carabins sont à plus-26 (victoire de 41-29 sur Concordia, gain de 32-13 et revers 17-12 contre Sherbrooke), le Vert & Or est à plus-23 (gain de 37-0 contre Concordia, revers de 32-13 et gain de 17-12 contre l’UdeM) et les Stingers sont loin derrière à moins-49.

Pour de plus amples renseignements sur le bris d'égalité, je vous invite à consulter cette page.

Bref, les probabilités sont très bonnes pour que ce soit les mêmes demi-finales qu’en 2014. On se rappellera qu’il y a un an, les Stingers avaient été démolis en demi-finale au Stade Telus et que le Vert & Or s’était incliné à Montréal en se tirant dans le pied avec des revirements.

Mais avant de parler des éliminatoires, il reste trois matchs, dont la fameuse Coupe du Maire à Sherbrooke!

Pour ma part, j’irai voir une partie du match des Redmen qui accueille le Rouge et Or pour ensuite finir l’après-midi au CEPSUM.

Bonne retraite à Karl Forgues

Le secondeur des Redmen Karl Forgues a décidé de mettre un terme à sa carrière en raison d'une autre commotion cérébrale.

Il a pris cette difficile décision pour sa santé et ses études. C'est tout à son honneur. Souhaitons-lui bonne chance dans tous ses projets!

Résultats de la dernière semaine :

Montréal 52, Bishop’s 3
Concordia 43, McGill 41
Sherbrooke 7, Laval 36

Mes étoiles de la semaine :

Attaque --> Trenton Miller (Stingers) : 33-en-52, 2 passes de touché, 2 interceptions. L’Américain m’impressionne de semaine en semaine. Il démontre sa grande compréhension du football alors qu’il commet peu d’erreurs. Il a orchestré une série de 10 jeux sur 70 verges pour mettre la table au placement victorieux de Keegan Treloar

Défense --> Mathieu Betts (Rouge et Or) : Avec quatre sacs et 5,5 plaqués pour des pertes, le choix est assez facile. Betts est un athlète doué. Versus Football l’avait déjà nommé le J.J. Watt québécois. Il ne lui manque que la réception pour un touché comme ailier rapproché et j’approuve le surnom!

Unités spéciales --> Dominic Lévesque (Rouge et Or), Mathieu Hébert et Olivier Émond (Vert & Or) : Le vent était très fort à Québec dimanche, mais cela n’a pas empêché Lévesque de maintenir une moyenne de 37,1 verges sur ses bottés de dégagement. Avec le vent dans le dos, Lévesque en a fait un de 79 verges! Hébert a conservé une moyenne de 41,6 verges. Après sa blessure, Émond a fait deux dégagements, dont un de 55 verges. Pas mal pour un receveur de passe!

Affrontements de la prochaine semaine :

Samedi : Bishop’s à Sherbrooke, Laval à McGill, Concordia à Montréal

Photo de la semaine :

La photo de la semaine provient de l’appareil de Brianna Thicke, photographe officielle des Stingers.

Yanic LessardSur ce cliché, on voit un des 9 attrapés de la recrue Yanic Lessard. Ce dernier a fait fi de la couverture de Woldy Murat pour effectuer un bel attrapé.

Lessard, un produit des Cougars de Champlain-Lennoxville, a terminé la rencontre avec un total de 144 verges avec un touché.

Cette saison, ses 47 réceptions et ses 687 verges le placent au deuxième rang chez les receveurs du RSEQ dans ces deux catégories.

Mathieu Betts est le joueur défensif de la semaine au Canada

Universitaires mercredi, 28 oct. 2015. 13:40 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

OTTAWA – Le quart-arrière Derek Wendel d’Ottawa, le joueur de ligne défensive Mathieu Betts de Laval et le botteur Johnny Mark de Calgary sont les joueurs de la semaine du football de SIC pour la période se terminant le 25 octobre 2015.

Wendel, un étudiant de quatrième année en kinésiologie originaire de Belleville, Ont., a été honoré à l’offensive après avoir établi pas moins de trois records de SIC lors du dernier match des Gee-Gees cette saison, un gain à domicile de 45-9 sur Toronto samedi dernier. Le vétéran de 6 pieds 1 a complété 34 de ses 46 passes pour des gains impressionnants de 564 verges et quatre touchés, en plus d’amasser 53 verges et un majeur par la course, pour compléter la campagne avec 216 passes complétées, 346 tentatives et 3136 verges aériennes en huit rencontres, toutes des nouvelles marques de SIC pour une seule saison. Les 564 verges de Wendel représentent également un nouveau standard de la conférence SUO pour un seul match, alors que ses 24 passes payantes cette saison sont une nouvelle marque d’équipe.

Les receveurs Randy Roseway de StFX et Yanic Lessard de Concordia ainsi que le quart-arrière Kyle Siemens de la Saskatchewan étaient également en lice.

Betts, un étudiant de première année en enseignement de l’éducation physique et santé originaire de Montréal, a mérité la palme en défensive à la suite de sa performance la plus dominante de sa jeune carrière universitaire, soit un record d’équipe de quatre sacs du quart dans une importante victoire de 36-7 aux dépens de Sherbrooke dimanche à Québec. Face à une formation qui n’avait accordé que six sacs à ses six premiers duels du calendrier, l’athlète de 6 pieds 3 et 250 livres a terminé le match avec six plaqués, un sommet dans l’équipe, incluant 5,5 plaqués pour des pertes, en plus de provoquer un échappé. À l’aube de la dernière partie de saison régulière du Rouge et Or, samedi à McGill, la super recrue partage le premier rang au pays avec 11 sacs cet automne, soit 1,5 de moins que le standard canadien en une seule campagne.

Le joueur de ligne Jesse St. James d’Acadia, le demi défensif Malcolm Brown de Western et le joueur de ligne David Onyemata du Manitoba étaient aussi en nomination.

Mark, un étudiant de cinquième année en science originaire de Peterborough, Ont., s’est avéré le choix du côté des unités spéciales grâce à une autre performance record dans un gain à domicile de 57-7 sur Regina samedi. Le botteur de 6 pieds et 185 livres a réussi trois placements pour établir un nouveau standard de SIC avec 87 en carrière, dont une réussite de 16 verges au deuxième quart qui lui procurait le premier échelon. Avec 19 points face aux Rams, le choix au repêchage de la LCF en 2014 a également enregistré une nouvelle marque de Canada-Ouest pour une seule saison (125) en plus d’ajouter à son propre record de SIC pour les points en carrière, qui est désormais de 516 à l’aube du dernier match de calendrier régulier des Dinos, samedi à Edmonton.

Les retourneurs Idahosa Yorke de Mount Allison et Antony Dufour de Laval de même que le botteur Dillon Wamsley de Queen’s étaient les autres candidats.

Candidats offensifs :

SUA: Randy Roseway, receveur, StFX

RSEQ: Yanic Lessard, receveur, Concordia

SUO: Derek Wendel, quart-arrière, Ottawa (récipiendaire)

Canada-Ouest: Kyle Siemens, quart-arrière, Saskatchewan

 

Candidats défensifs :

SUA: Jesse St. James, joueur de ligne, Acadia

RSEQ: Mathieu Betts, joueur de ligne, Laval (récipiendaire)

SUO: Malcolm Brown, demi défensif, Western

Canada-Ouest: David Onyemata, joueur de ligne, Manitoba

Candidats unités spéciales :

SUA: Idahosa Yorke, retourneur, Mount Allison

RSEQ: Antony Dufour, retourneur, Laval

SUO: Dillon Wamsley, botteur, Queen’s

Canada-Ouest: Johnny Mark, botteur, Calgary (récipiendaire)

Les Carabins ont leur destin entre leurs mains

Universitaires mardi, 27 oct. 2015. 15:16 Gabriel Cousineau
Gabriel Cousineau (Source d'image:James Hajjar)

Avec une victoire, les Carabins de l’Université de Montréal s’assureraient d’accueillir une demi-finale provinciale à domicile pour la deuxième saison consécutive. Ils devront la mériter samedi au CEPSUM face à l’une des meilleures attaques au Québec, celle des Stingers de Concordia.

Ce dernier match du calendrier régulier est prévu à 14 h. Le traditionnel tailgate, cette fois à saveur d’Halloween, s’ouvrira dès 11 h devant le complexe sportif de l’UdeM. Les billets sont disponible sur place ou à carabinsfootball.ca.

Les Stingers affichent une nouvelle image de marque cette saison, mais les résultats de l’équipe ont également pris un tournant important. La semaine dernière, les joueurs en bourgogne ont assuré leur participation aux séries éliminatoires pour la deuxième saison consécutive grâce à une dramatique victoire de 43-41 sur les Redmen de McGill.

Lors des quatre dernières saisons, Concordia n’avait inscrit que 17 points en cinq affrontements contre les Bleus. Cette tendance s’est arrêtée abruptement lors du premier affrontement entre les deux formations en septembre. À domicile, les Stingers ont marqué un touché sur la première séquence du match, mais les Carabins avaient mérité une victoire de 41-29. Les Bleus n’ont pas accordé autant de points à l’adversaire dans leurs autres matchs cette saison.

« Nous savions qu’ils avaient un bon quart-arrière. Nous l’avons vécu et il faut maintenant trouver les réponses pour faire mieux cette fois-ci », dit l’entraîneur-chef Danny Maciocia.

Après sept rencontres, les Stingers ont marqué 233 points, soit 23 de plus que les Carabins. Leur quart-arrière Trenton Miller se classe également au premier rang au Québec au chapitre des verges gagnées (2104) et des passes de touché (18).

« On s’attend à voir la même équipe. Il faudra bien exécuter le plan de match, souligne le demi-défensif Maïko Zepeda. Nous l’avons bien fait lors des derniers matchs. Notre attaque a du succès et ça nous permet d’avoir du temps de repos et d’être toujours prêts à jouer. »

Depuis la semaine de repos de la ligue, les Carabins sont sur un élan, ayant remporté deux victoires convaincantes. Ils ont d’abord battu le Rouge et Or de Laval au CEPSUM par la marque de 22-16 avant de terrasser les Gaiters à l’Université Bishop’s, 52-3.

« C’est certain que nous voulons jouer notre meilleur football en deuxième moitié de saison et je crois que c’est le cas jusqu’ici dans les trois facettes du jeu, mais il ne faut pas ralentir,  affirme Danny Maciocia. Nous aimons être en contrôle de la situation et nous voulons avoir la chance de jouer chez nous à nouveau. »

Divers scénarios sont possibles en vue des séries éliminatoires qui débuteront la semaine prochaine. Les Carabins sont toutefois certains d’en faire partie pour une 13e saison de suite. Ils savent également qu’une victoire leur assurera de jouer une fois de plus devant une foule partisane.

Le Rouge et Or de Laval passe au troisième rang du classement du SIC

Universitaires mardi, 27 oct. 2015. 10:33 Jordan Dable
Jordan Dable et Vincent Levitt (Source d'image:Yves Longpré/UdeS)

Les Dinos de l’Université de Calgary dominent le classement national du football de SIC pour une septième semaine consécutive et ne sont plus qu’à une victoire de compléter un calendrier régulier sans tache.

Les Dinos (7-0) ont mérité 24 votes de première place et 285 points de la part de l’Association des journalistes de football du Canada cette semaine. Les Mustangs de Western (8-0 / 261 points), classés deuxièmes, ont reçu quatre votes pour le premier échelon, alors que le Rouge et Or de Laval (6-1 / 220), qui grimpe de la quatrième à la troisième position suite au nouveau scrutin, en méritait un.

Le neuvième top-10 de la campagne est complété dans l’ordre par les Carabins de Montréal (5-2 / 218 points / en baisse d’une position), les Gryphons de Guelph (7-1 / 153 / hausse de deux), les Marauders de McMaster (6-2 / 120 / aucun changement), le Vert & Or de Sherbrooke (4-3 / 108 / baisse de deux), lesBisons du Manitoba (5-2 / 101 / aucun changement), les Thunderbirds de UBC (5-2 / 95 / aucun changement) et les Ravens de Carleton (5-3 / 12 / aucun changement).

Calgary, qui avait déjà assuré sa première place au sein de Canada-Ouest la semaine précédente, a poursuivi sur sa lancée au cours de la dernière fin de semaine avec une victoire à domicile de 57-7 aux dépens de Regina, soit son sixième gain par 29 points ou plus en sept sorties. Les Dinos, qui ont dominé leurs adversaires par 407 à 121 jusqu’ici cette saison, complètent leur calendrier régulier face à l’Alberta (2-5) samedi à Edmonton.

Western et Laval ont eux aussi impressionné malgré des affrontements face à des rivaux du top-10. Les Mustangs ont vaincu McMaster 46-24 à Hamilton pour compléter une saison régulière sans défaite et s’assurer du premier échelon en Ontario, alors que le Rouge et Or est demeuré dans le siège du conducteur au sein du RSEQ grâce à un succès de 36-7 contre Sherbrooke à Québec.

Les Carabins retombent quant à eux au quatrième rang du top-10 malgré une victoire sans équivoque de 52-3 sur Bishop’s, alors que Guelph a dominé Carleton par 44-12 pour s’assurer de la deuxième place au classement ontarien.

Les autres résultats des équipes du top-10 lors de la dernière fin de semaine incluent Manitoba 29, Alberta 7 (à Manitoba); UBC 41, Saskatchewan 36 (à Saskatchewan).

Les séries éliminatoires se mettent en branle samedi en Ontario avec deux duels de ronde quart de finale, soit Carleton à Queen’s (5-3) et Laurier (4-4) à McMaster.

Dans les autres associations, l’affrontement à surveiller lors de la dernière fin de semaine de la saison régulière met aux prises Manitoba et UBC samedi à Vancouver, avec à l’enjeu la deuxième position dans l’Ouest.

NOTES : La Coupe Mitchell (RSEQ à SUO) et la Coupe Uteck (Canada-Ouest à SUA) sont prévues le 21 novembre à 12 h 30 et 16 h heure de l’Est, respectivement... La Coupe Vanier suit le 28 novembre à 13 h HE à Québec.

TOP-10 FOOTALL DE SIC - AJFC (no 9)

                                    Pts (1re place) Semaine précédente

1. Calgary (7-0)            285 (24)           1

2. Western (8-0)          261 (4)              2

3. Laval (6-1)                220 (1)             4

4. Montréal (5-2)          218                   3

5. Guelph (7-1)            153                   7

6. McMaster (6-2)        120                   6

7. Sherbrooke (4-3)     108                  5

8. Manitoba (5-2)         101                  8

9. UBC (5-2)                  95                     9

10. Carleton (5-3)        12                    10

Ont également reçu des votes : Mount Allison (11), Concordia (6), Laurier (5).

RÉSULTATS SEMAINE 9

23 octobre

Manitoba 29, Alberta 7 (à Manitoba)

UBC 41, Saskatchewan 36 (à Saskatchewan)

24 octobre 

StFX 7, Acadia 5 (à StFX)

Mount Allison 37, Saint Mary’s 6 (à Mount Allison)

Laurier 49, Queen’s 26 (à Queen’s)

Windsor 44, Waterloo 14 (à Windsor)

Guelph 44, Carleton 12 (à Carleton)

Ottawa 45, Toronto 9 (à Ottawa)

Western 46, McMaster 24 (à McMaster)

Montréal 52, Bishop’s 3 (à Bishop’s)

Concordia 43, McGill 41 (à McGill)

Calgary 57, Regina 7 (à Calgary)

25 octobre 

Laval 36, Sherbrooke 7 (à Laval)

Le Rouge et Or gagne face au Vert & Or grâce à sa défense

Universitaires dimanche, 25 oct. 2015. 16:20 Mathieu Betts
Mathieu Betts et Jérémi Roch (Source d'image:Mathieu Bélanger)

Le Rouge et Or est revenu à une bonne vieille recette qui l’a souvent servi par le passé : une défense qui ne donne rien et qui crée des revirements avec un jeu au sol productif.

L’Université Laval a pratiquement assuré son premier rang au classement en défaisant pour la deuxième fois de la saison le Vert & Or. L’Université de Sherbrooke n’a jamais trouvé son rythme en attaque pour finalement s’incliner par la marque de 36-7, dimanche, au Stade Telus.

La défense des représentants de Québec a été sans pitié pour Jérémi Roch et le Vert & Or. Le vétéran quart-arrière a été victime de sept sacs du quart, dont quatre par la recrue Mathieu Betts. L’ailier défensif a également ajouté 1,5 plaqué pour des pertes ce qui lui en fait 5,5 au total avec ses sacs.

Le produit des Spartiates du Vieux Montréal compte maintenant 11 sacs cette saison, soit 1,5 de moins que la marque québécoise et canadienne détenue par Jean-Samuel Blanc.

« Il n’est pas pire! », blaguait Glen Constantin après la rencontre. Il est spécial, c’est certain. Il aurait pu en avoir cinq aujourd’hui, n’eut été de celui rappelé pour une pénalité. Il est très explosif. »

L'entraîneur-chef du Rouge et Or était aussi très fier du travail de la défense, qui a très bien fait contre l’un des meilleurs quarts-arrières au pays. « C’est un de nos bons matchs. Marc Fortier avait bien préparé l’équipe. Ça aide quand on est capables de mettre de la pression comme on l’a fait. »

La température, surtout les forts vents, n’était pas propice au jeu aérien si bien que le porteur de ballon Maxime Boutin a été celui qui a fait avancer les chaîneurs pour le Rouge et Or (6-1). Le demi offensif de cinquième année a conclu la rencontre avec 143 verges en 23 courses avec un touché.

Les Lavallois ont donc retrouvé le chemin de la victoire après avoir subi leur première défaite de la saison la semaine dernière face aux Carabins. À moins d’un revers à McGill lors de la dernière fin de semaine et d’un gain des Bleus, le Rouge et Or terminera au premier rang. Avec la victoire, l’Université Laval s’assure d’au moins un match à domicile en éliminatoires.

Quant au Vert & Or (4-3), il ne peut plus terminer plus haut qu’au troisième échelon alors qu’il accueillera les Gaiters, samedi prochain, pour la Coupe du Maire.

Le retourneur Antony Dufour a donné le ton au match en ramenant un botté de dégagement de Mathieu Hébert sur 74 verges pour donner les devants 7-0 au Rouge et Or. Celui qui est aussi receveur de passe a toutefois quitté la rencontre avec une blessure au genou qui semble sérieuse.

Les visiteurs ont inscrit leurs seuls points de la partie au premier quart lorsque Roch a rejoint Anthony Gosselin sur une verge pour créer l’égalité 7-7.

Les revirements ont par la suite coulé le Vert & Or. Deux interceptions de Roch ont mené à un touché et un placement des locaux lors du troisième quart. Le Rouge et Or a marqué deux touchés et un placement au cours du troisième quart pour se forger une grosse avance.

Côté statistiques, les deux quarts-arrières ont connu de durs après-midi. Hugo Richard a complété 11 de ses 22 passes pour 138 verges avec une passe de touché. Il a toutefois été intercepté à deux reprises.

Roch a trouvé preneur lors de 17 de ses 37 passes pour 189 verges de gains. Il a aussi lancé une passe pour un majeur et deux interceptions.

Vincent Chabot et Gabriel Marcoux ont réalisé les interceptions du côté du Rouge et Or et Anthony Tanguay, qui a effectué huit plaqués, et Olivier Langlois ont fait de même du côté des Sherbrookois.

Chez le Vert & Or, l’ailier défensif Francis Guay n’a pas terminé la rencontre en raison d’une blessure.