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Tyrrell, Badra et Ménard-Brière à l'honn...

Le demi-inséré des Stingers de l’Université Concordia, le joueur de ligne des Gaiters de l’Université Bishop’s et le botteur des Carabins de l’Université Montréal sont les étudiants-athlètes de la sem...

Hugo Richard

Festin offensif du Rouge et Or à Sackvil...

L’attaque du Rouge et Or a débloqué en grand samedi après-midi à Sackville, alors que Laval a complètement dominé les Mounties de Mount Allison 49-4.

Le Vert & Or se réveille au 4e quart Les Carabins restent invaincus Remontée victorieuse des Gaiters
Samuel Caron

Les Carabins gardent leur fiche immaculé...

L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal a offert une autre performance étincelante en allant vaincre les Axemen 63-1 à l’Université Acadia en Nouvelle-Écosse samedi après-midi.

Le Vert & Or se réveille au 4e quart Festin offensif pour Laval Remontée victorieuse des Gaiters
Jean-Christophe Bourque-St-Hilaire
Les Carabins restent invaincus Festin offensif pour Laval Remontée victorieuse des Gaiters

Événements

Le Vert & Or se réveille au quatrième quart et défait les Redmen 20-11

Universitaire samedi, 24 sept. 2016. 17:18 Jean-Christophe Bourque-St-Hilaire
Jean-Christophe Bourque-St-Hilaire (Source d'image:Christian L.-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Un réveil au quatrième quart de l’attaque du Vert & Or de l’Université Sherbrooke lui a permis de signer une importante victoire de 20-11 face aux Redmen de l’Université McGill, samedi, au Stade Percival-Molson.

Inerte pendant trois quarts, l’unité offensive sherbrookoise a inscrit son premier majeur depuis le match d’ouverture lors du dernier quart. Il s’agissait d’un premier touché en 12 quarts pour l’attaque du Vert & Or, soit une séquence de 175 minutes et 14 secondes sans atteindre la zone des buts.

Le quart-arrière Jean-Christophe Bourque-St-Hilaire, qui effectuait son premier départ de la saison, a remis à son porteur de ballon qui lui a redonné le ballon. Le « flea flicker » a permis au receveur Frédérick Caron de se démarquer pour capter facilement la longue passe de 43 verges de son quart pour le touché.

Les visiteurs ont ajouté un autre touché sur une course d’une verge de Bourque-St-Hilaire avec 2:44 à faire au match.

« Ce que ça prouve, c’est que les habiletés sont là, mais que tout est dans la tête, a indiqué l’entraîneur-chef de l’UdeS, David Lessard. En attaque, on se demande comment on a pu offrir trois quarts de médiocrité et que tout à coup, on se vire et qu’on ait l’air de ça. Ça fait du bien. Il faut bâtir là-dessus. »

Les Redmen, qui ont remplacé leur pivot Frédéric Paquette-Perrault au quatrième quart, ont remonté le terrain jusqu’à la ligne du milieu. Matthew Mannarino a toutefois été intercepté par Keith Sanscartier avec 2:07 à faire. McGill a eu une dernière chance, mais la défense du Vert & Or a de nouveau réalisé une interception, cette fois dans la zone des buts.

Ce revirement provoqué par Alexandre Chevrier s’avère crucial pour la course aux éliminatoires puisque Sherbrooke détient maintenant le bris d’égalité sur McGill qui l’avait vaincu 19-18 en Estrie plus tôt cette saison.

« Il aurait fallu qu’on ferme le cercueil dès le début du troisième quart, a analysé le joueur de ligne offensive des Redmen, Pierre-Olivier Daloze. On n’a pas réussi à le faire. On a senti qu’ils ont eu un regain d’énergie et on n’a pas répondu à cela. On a attendu et on n’a pas été opportuniste quand notre défense faisait des gros jeux. »

Une grande part de ce gain revient à l’unité défensive de Guillaume Boucher, qui était particulièrement fier de ses ouailles après la rencontre. En plus de réaliser quatre sacs et de provoquer 7 revirements (2 interceptions, 5 revirements sur essai), la défense a forcé les Redmen à concéder un touché de sûreté au tout début du quatrième quart, ce qui s’est avéré être un tournant dans la partie.

Après une mauvaise remise du centre à Bourque-St-Hilaire, les locaux ont récupéré le ballon libre alors que l’attaque des Renards menaçait à la ligne de 5 de McGill. Incapables de gagner un premier essai, les Redmen ont donné deux points à leur adversaire pour rétrécir leur avance à 11-6.

« S’il n’y a pas la performance magistrale de la défense, ça n’existe pas (cette victoire) », a lancé Lessard qui s’est choqué contre son attaque après le troisième quart.

« C’est une défense de championnat. Il y a énormément de bons joueurs. Elle est très bien dirigée et joue du bon foot. Notre défense n’a rien à envier à aucune unité défensive de notre division. Ça prend des unités spéciales et une attaque qui l’appuient », a ajouté celui qui a souligné les ajustements apportés par ses entraîneurs offensifs à la mi-temps.

« Notre philosophie en défense, c’est d’être le grand frère de l’attaque. On veut leur donner le ballon le plus souvent possible. Aujourd’hui, on a vraiment bien réussi notre objectif. On a tenu le coup pendant tout le match, peu importe comment ça allait offensivement. On y a cru et ç’a porté ses fruits », a expliqué l’ailier défensif sherbrookois Alexandre Gagnon qui a réussi deux sacs en plus d’un autre plaqué pour des pertes.

Le Vert & Or et les Redmen montrent tous deux une fiche de 2-2 à la mi-saison. Sherbrooke accueillera l’Université de Montréal la semaine prochaine alors que l’Université McGill voyagera à Québec pour affronter le Rouge et Or.

L’attaque sherbrookoise en panne en 1re demie

Rien n’indiquait un dénouement du genre après trois quarts. L’attaque du Vert & Or n’a gagné que 15 verges totales et deux premiers jeux au cours des deux premiers quarts. Ce fut un peu mieux au troisième quart, mais Bourque-St-Hilaire et ses coéquipiers peinaient à gagner des premiers jeux.

Au chapitre des statistiques finales, le Vert & Or affichait 14 premiers essais gagnés, dont 7 au dernier quart, et 204 verges d’attaque au total. La troupe de David Lessard n’a commis que deux revirements, dont un qui a été le résultat d’un genou au sol de Bourque-St-Hilaire pour mettre fin au match.

« Au début de match, étant donné que c’était ma première partie comme partant, j’avais de la difficulté à mettre le ballon dans les mains de mes receveurs, a affirmé Bourque-St-Hilaire. Les lectures étaient bonnes et je lançais à la bonne personne. Il fallait seulement que je relaxe plus dans ma pochette. Aux troisième et quatrième quarts, j’étais en confiance et je trouvais mes receveurs. »

L’attaque de Benoit Groulx n’a guère fait mieux que celle de Sherbrooke alors qu’elle n’a conclu que trois séries offensives avec des points au cours du match, dont une par un simple. Après deux bonnes séquences au premier quart, Paquette-Perrault a connu des difficultés. Le front défensif de Sherbrooke a fait un excellent travail en appliquant beaucoup de pression sur le jeune pivot de première année.

Les Redmen ont ouvert la marque grâce à une course de 5 verges du receveur finissant Louis Brouillette au premier quart. Paquette-Perrault, qui a conclu la rencontre avec 139 verges par la passe, a bien mené son attaque lors de cette série avec notamment une longue passe de 43 verges à Rémi Bertellin. Sherbrooke s’est aussi tiré dans le pied avec une pénalité 15 verges sur ce jeu.

Les Redmen ont ajouté trois points grâce à un excellent retour de dégagement de 60 verges de Pier-Olivier Grenier-Gachet qui plaçait son équipe à la ligne de 18 de l’UdeS. Findlay Brown a suivi deux jeux plus tard avec un placement de 19 verges pour faire 10-2 avec 6:36 à écouler avant la mi-temps.

« Il faut leur donner le mérite. Ils ont joué un bon match. Mais c’est clair que nous aurions dû sortir plus fort. Nous avons laissé beaucoup de points sur le terrain », a évalué Paquette-Perrault qui a complété 10 de ses 19 passes tentées sans lancer d'interception.

« On n’a pas joué à notre niveau durant toute la partie, que ce soit sur n’importe quelle unité. On ne s’est pas réveillé comme on aurait dû le faire en deuxième demie. Au final, l’équipe n’a pas donné un effort soutenu durant quatre quarts », a observé Daloze.

Le Vert & Or peut remercier sa défense et son botteur Mathieu Hébert pour leurs quatre points de la première demie. Hébert, qui a effectué neuf dégagements lors des deux premiers quarts, a refoulé les Redmen dans le fond de leur territoire et l’unité défensive sherbrookoise les a gardés à cet endroit les forçant à concéder deux touchés de sûreté.

Hébert s’occupait de tous les bottés en raison d’une blessure au botteur de précision recrue Pierre-Antoine D’Astous. Hébert a été impeccable sur ses bottés de dégagement, mais a raté ses deux tentatives de placement.

Quatrième victoire pour les Carabins, qui l'emportent 63-1 sur les Axemen

Universitaire samedi, 24 sept. 2016. 17:27 Samuel Caron
Samuel Caron (Source d'image:Acadia University)

WOLFVILLE – L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal a offert une autre performance étincelante en allant vaincre les Axemen 63-1 à l’Université Acadia en Nouvelle-Écosse samedi après-midi devant 1532 spectateurs. L’UdeM conserve ainsi sa fiche parfaite de quatre victoires en quatre sorties depuis le début du calendrier régulier.

Les protégés de l’entraîneur-chef Danny Maciocia ont déjà marqué 207 points en 2016, dont 183 au cours des trois plus récents matchs. Ils n’ont alloué que 25 points à leurs adversaires, et seulement quatre lors de leurs trois derniers affrontements.

« Nous sommes venus ici pour aller chercher une victoire et avoir la chance de faire jouer nos 48 joueurs, a mentionné Maciocia. C'est un autre pas vers notre objectif, soit d’arriver à notre semaine de pause avec une fiche de cinq victoires et aucun revers. Ce fut un bon voyage, ce n’est jamais facile de gérer de tels déplacements. Les joueurs sont restés concentrés sur le travail à faire. »

Le porteur de ballon Julien Choquette-Daigneault a parti le bal après quelques minutes de jeu en s’échappant jusque dans la zone des buts sur une distance de 72 verges.

« J'ai vu une belle brèche, et tout le crédit revient à mes "gros" chums, a dit Choquette-Daigneault. Les gars de la ligne offensive ont fait de l'excellent boulot comme à chaque match. Je n'ai rien fait d'extraordinaire. »

Louis-Mathieu Normandin, sur un jeu aérien de 42 verges et le quart-arrière Samuel Caron, grâce à une faufilade d’une verge, ont inscrit les autres majeurs en première demie. Le botteur Félix Ménard-Brière a complété le pointage de 32-0 avant de retraiter au vestiaire avec un simple et quatre placements.

Les Montréalais ont poursuivi leur domination en deuxième demie, Will Altema, Khalil Kerr et Asnnel Robo ont tous franchi la zone des buts sur des courses respectives de 21, quatre et trois verges.

Le jeu au sol sonne la charge avec 357 verges

Plusieurs porteurs de ballon des Carabins se sont partagé le travail, en route vers 357 verges de gains sur le total 632 réalisé par l’UdeM qui a du même coup limité l’attaque des Axemen à seulement 96 verges.

Choquette-Daigneault a été le plus productif avec 93 verges en sept portées. « Les entraîneurs ont voulu essayer tous les porteurs de ballon et tester notre profondeur sur le terrain, a-t-il ajouté. On a du succès à chaque fois qu'on le fait, alors on a avantage à continuer d’agir ainsi. »

Avant de céder sa place vers la fin du troisième engagement, Samuel Caron a de nouveau bien fait en complétant 18 de ses 23 passes pour 226 verges et une passe de touché. Il a été intercepté à deux reprises. Son vis-à-vis Nick Bynkoski a amassé 75 verges en touchant la cible à 10 reprises sur 24 tentatives.

Il s’agit du plus grand écart de points pour les Carabins depuis leur retour en 2002, l’ancienne marque de 61 avait été établi il y a deux semaines dans un gain de 61-0 sur Bishop’s.

Les Carabins seront de nouveau sur la route le week-end prochain alors qu’ils se rendront à Sherbrooke pour y affronter le Vert & Or, samedi à 14 h.

Festin offensif du Rouge et Or face aux Mounties

Universitaires samedi, 24 sept. 2016. 19:36 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:Nathalie Martin)

L’attaque du Rouge et Or a débloqué en grand samedi après-midi à Sackville, alors que Laval a complètement dominé les Mounties de Mount Allison 49-4.

Cinq cents cinquante-six verges d’attaque totale contre 100. Vingt-neuf premiers essais contre huit. Laval (3-1) a tout mis en œuvre pour s’assurer de porter à 15 la séquence victorieuse face aux rivaux de la division de l'Atlantique.

Le quart-arrière Hugo Richard a une fois de plus connu un fort match, complétant 65 % de ses passes pour 292 verges en trois quarts de jeu. Deux de ses lancers ont procuré un touché aux Lavallois, et il a lui-même marqué deux majeurs au sol, et ce pour un second match consécutif. Défensivement, Edward Godin a bien fait avec deux sacs du quart parmi ses 5,5 plaqués, dont 5 en solo.

Début sur les chapeaux de roues

C’est le Rouge et Or qui a ouvert la marque. La première attaque lavalloise s’est conclue par un placement de 30 verges de Dominic Lévesque. Une avance améliorée dès la séquence offensive suivante, avec un peu de chance. Malgré une mauvaise remise lors d’une tentative de dégagement, le botteur Dominic Lévesque a récupéré le ballon et couru sur 22 verges pour le premier essai. Sur le jeu suivant, Hugo Richard a rejoint Antony Auclair pour une passe de touché de 25 verges qui faisait 10-0.

Les Mounties ont ensuite concédé un touché de sûreté, Lévesque a ajouté un deuxième placement de 10 verges, et a raté une tentative de 36 verges alors que le temps expirait qui a tout de même résulté en un simple. Après 15 minutes, c’était 16-0 Laval.

L’équipe locale a noirci la feuille de pointage une première fois en début de deuxième quart, forçant le Rouge et Or à concéder un touché de sûreté. La force de frappe des Rouges a rapidement effacé ce faux pas, traversant le terrain avant de voir Hugo Richard trotter huit verges jusque dans la zone des buts pour faire 23-2. Laval a ajouté un placement et un simple avant la fin de la demie, qui s’est conclue à l’avantage de la troupe de Glen Constantin 27-2.

Après un simple des Mounties sur le botté d’envoi de la deuxième demie, le Rouge et Or a augmenté son avance lorsque Benoit Gagnon-Brousseau a capté le relais de 7 verges d’Hugo Richard dans la zone des buts. Le quart-arrière lavallois a ensuite fait le travail lui-même, une course de cinq verges pour son deuxième majeur de la rencontre, qui faisait alors Laval 41, Mount Allison 3. Les locaux ont marqué un dernier point sur un rouge, et les hommes de Glen Constantin ont complété avec huit points sur deux touchés de sûreté, un simple, et le quatrième placement du match de Dominic Lévesque.

Le Rouge et Or disputera une dernière partie avant la pause de l’Action de grâce le dimanche 2 octobre prochain au Stade TELUS-Université Laval face aux Redmen de McGill.

Les Stingers prennent la mesure de StFX

Universitaires samedi, 24 sept. 2016. 18:04 Trenton Miller
Trenton Miller (Source d'image:Christian L-Dufresne)

Les Stingers de Concordia ont vaincu StFX au compte de 17-11.

Le quart Trenton Miller a complété 32 de ses 49 passes pour des gains de 330 verges avec une passe de touché. Il a toutefois été victime de trois interceptions.

Miller a rejoint James Tyrrell sur une distance de 25 verges pour un majeur.

Le botteur Andrew Stevens a réussi deux des quatre tentatives de placement dans la victoire.

Kaion Julien-Grant a inscrit l'unique touché de son équipe dans la défaite. Il a traversé le terrain après avoir capté une passe Tivon Cook sur 99 verges. Cook a néanmoins connu une partie difficile, étant victime de trois interceptions.

Dans les cinq dernières années, les équipes du Québec ont conservé un dossier de 20 - 4 contre les clubs des Maritimes.
 

Remontée victorieuse des Gaiters contre les Huskies de St. Mary's

Universitaires samedi, 24 sept. 2016. 17:44 Jaeden Marwick
Jaeden Marwick (Source d'image:Facebook)

Le quart Jaeden Marwick a accumulé des gains de 319 verges pour guider les Gaiters de Bishop's vers un gain de 30-29 aux dépens des Huskies de Saint Mary's.

Marwick a rejoint Zach Graveson deux fois au quatrième quart pour des majeurs. Des passes de 32 et de trois verges captées par Graveson qui ont fait la différence.

Vincent Davignon a réussi un majeur sur une course de 45 verges dans la victoire. Pour le reste, le pied du botteur Vincent Dubé a fait la différence avec trois placements en quatre tentatives sur des distances de 11, 31 et 29 verges

Dans la défaite, le quart Brock Berglund a complété 21 de ses 30 passes pour des gains de 295 verges. Il a porté deux fois sur une verge pour des majeurs.

Derek Pisani a aussi inscrit un majeur à l'aide d'une course de quatre verges pour les Huskies, qui ont laissé filer une avance de 20-7 à la mi-temps.

Dans les cinq dernières années, les équipes du Québec ont conservé un dossier de 20 - 4 contre les clubs des Maritimes.
 

La joie des Redmen de McGill, le malheur du Vert & Or de Sherbrooke

Universitaires mercredi, 21 sept. 2016. 02:27 Joel Soucy et Louis Brouillette
Joel Soucy et Louis Brouillette (Source d'image:Remi Lu, département athlétique de McGill)
Christian Dufresne

BILLET – C’est peut-être difficile à croire, mais après trois semaines d’activités, le Rouge et Or est à égalité au deuxième rang avec... les Redmen!

N’eut été 12 revirements lors de leur match d’ouverture devant leur plus grosse foule en près de huit ans, les représentants de l’Université McGill pourraient afficher un dossier immaculé de trois victoires et aucune défaite.

Bien que les revirements soient encore trop nombreux, ils ont signé une convaincante victoire de 43-9 face à Bishop’s.

Évidemment, les hommes de Ronald Hilaire n’ont pas encore affronté les deux puissances du circuit québécois. C’est à ce moment qu’on pourra voir ce que cette (très) jeune formation a dans le ventre. Dans mon fond intérieur, j’espère qu’ils pourront tenir le coup jusqu’en deuxième demie. Mais en étant réaliste, je ne crois pas que ce soit en 2016 qu’ils puissent à tout le moins rester à deux possessions de l’une de ces deux équipes dans les deux derniers quarts. Ce sera dans deux semaines que nous aurons la réponse.

Il faut toutefois reconnaître que les Redmen n’ont plus de complexe. Ils tiraient de l’arrière par 16 points contre le Vert & Or avant d’effectuer une remontée, il y deux semaines. Les Redmen qu’on a connus pendant une bonne décennie se seraient aplatis et auraient été lessivés. C’était l’ère pré-Hilaire. Du moins, les deux dernières années portent à croire que cette équipe se battra à chaque seconde d’un match.

Par contre, il faut encore être patient. Il y a encore une dizaine de recrues à des postes de partant et près de la moitié de la formation en uniforme qui en est à sa première année universitaire.

Il faut laisser du temps aux Ronald Hilaire, Benoit Groulx et Sébastien Lévesque d’implanter leurs systèmes offensif, défensif et sur les unités spéciales. Mais on sent que le béton de la fondation semble être solide avec les Frédéric Paquette-Perrault, Antoine Mongeau, Jean-Philippe Hudon et compagnie. Il faudra particulièrement axer la prochaine période de recrutement vers la ligne offensive, seul endroit où plusieurs vétérans termineront leur parcours universitaire.

Le temps presse déjà pour Sherbrooke

La quatrième semaine du calendrier du RSEQ est marquée par les affrontements contre la division des Maritimes.

Le Vert &Or aurait bien pris un petit voyage d’une dizaine d’heures d’autobus – ou de quelques heures d’avion si vous êtes les Carabins (et probablement le Rouge et Or, mais je ne suis pas au courant de leur mode de transport vers Sackville) – vers les provinces de l'Est pour se changer les idées.

Défaits par les Redmen à Sherbrooke et avalés tout rond par le Rouge et Or à Québec, les ouailles de David Lessard se cherchent en ce moment avec leur dossier de 1-2. Particulièrement du côté de l’attaque qui roule au neutre... et presque à reculons.

Au lieu d’affronter une formation des Maritimes, qui à part StFX seront toutes des proies faciles pour les équipes québécoises, le Vert & Or fera la route vers Montréal pour tenter de venger son revers subi aux mains des Redmen.

Ce match est d’une importance capitale pour les Renards dans la course aux séries. Avec deux rencontres face aux Carabins – qui ont dominé unanimement le classement canadien cette semaine – et une autre face aux Lavallois, une défaite au Stade Percival-Molson pourrait sérieusement compromettre les chances de Sherbrooke de se classer pour la danse de novembre.

Ce sera une occasion de voir de quel bois se chauffe le nouveau groupe de leaders du Vert & Or. Après la cuisante défaite face au Rouge et Or, on a vu quelques vétérans s’adresser à leurs coéquipiers. Espérons que le message aura passé et qu’ils seront plus compétitifs qu’à Québec où rien ne fonctionnait dans le revers de 41-3.

Et pour finir, comme bien des gens, j’ai été très étonné par l’écrasante victoire de l’UdeM face aux Stingers. Je ne m’attendais pas nécessairement à un gain de Concordia, mais je croyais que le match allait être chaudement disputé.

À compter du deuxième quart, les Bleus ont pris leur envol et les points se sont accumulés sur le tableau d’affichage comme les votes de première place au classement canadien.

La défense des Carabins détenait – du moins sur papier – la meilleure défense au Canada au début de la saison. Maintenant, on sait que cette équipe peut aussi s’appuyer sur une attaque solide. Les projecteurs seront sur eux toute la saison parce qu’il n’y a pas vraiment favori en Ontario et Calgary et UBC n’ont plus la force de frappe de l’an dernier.

Par contre, ça se joue sur le terrain. Et il est tôt dans la saison puisqu’on peut encore aller voir un match en bermuda!

Classement RSEQ :

Pos Équipe MJ V D PP PC MOY PTS
1 Montréal 3 3 0 144 24 1.000 6
2 Laval 3 2 1 99 45 0.667 4
3 McGill 3 2 1 78 57 0.667 4
4 Concordia 3 1 2 51 112 0.333 2
5 Sherbrooke 3 1 2 59 67 0.333 2
6 Bishop's 3 0 3 16 142 0.000 0

Programme de la semaine no 4 du RSEQ :

Samedi : Montréal (3-0) à Acadia (1-1) midi, Laval (2-1) à Mount Allison (0-2) midi, Saint Mary’s (1-1) à Bishop’s (0-3) 14h, StFX (2-0) à Concordia (1-2) 14h, Sherbrooke (1-2) à McGill (2-1) 14h

Résultats ailleurs au Canada :

Ontario : (McMaster 35, Waterloo 0) --- (Laurier 17, Carleton 16) --- (Guelph 28, Ottawa 31, prol.) --- (York 18, Toronto 45) --- (Western 27, Queen’s 13)

Ouest : (Regina 20, UBC 10) --- (Alberta 12, Manitoba 42) --- (Calgary 20, Saskatchewan 19)

Maritimes: (Acadia 8, StFX 37) --- (Mount Allison 27, Saint Mary’s 32)

Programme de la semaine no 5 en Ontario :

Samedi : Western (3-1) à Guelph (2-2) à 13h, Waterloo (0-4) à Laurier (3-0) à 13h, Carleton (2-2) à York (2-2) à 13h, Ottawa (3-0) à Windsor (1-2) à 13h, Toronto (1-3) à Queen's (0-3) à 13h

Programme de la semaine no 4 dans l’Ouest :

Vendredi : Calgary (3-0) à Regina (2-1) à 21h
Samedi : Saskatchewan (2-1) à Manitoba (1-2) à 14h, UBC (1-2) à Alberta (0-3) à 19h

Programme de la semaine no 3 dans les Maritimes :

Samedi : Montréal (3-0) à Acadia (1-1) midi, Laval (2-1) à Mount Allison (0-2) midi, Saint Mary’s (1-1) à Bishop’s (0-3) 14h, StFX (2-0) à Concordia (1-2) 14h

Les Carabins ont reçu tous les votes de première place du classement de SIC

Universitaires mardi, 20 sept. 2016. 13:52

« On n'a plus de complexe contre le Rouge et Or » 4:37

Grâce à une deuxième performance quasi parfaite à domicile en autant de semaines, les Carabins de l’Université de Montréal ont été un choix unanime pour le premier rang du nouveau classement canadien du football de SIC, une première dans l’histoire du programme.

Après avoir reçu 27 des 30 votes de première place mardi dernier, les doubles champions en titre du RSEQ ont mérité tous les votes de confiance et 300 points à la suite du plus récent scrutin mené auprès de l’Association des journalistes de football du Canada pour devenir la première sélection unanime depuis Laval en 2014 (scrutin du 28 octobre).

Les Dinos de Calgary (3-0) et le Rouge et Or de Laval (2-1) complètent de nouveau le trio de tête cette semaine après avoir respectivement reçu 266 et 238 points au nouveau scrutin médiatique.

Le quatrième classement national de la campagne est complété dans l’ordre par les Mustangs de Western (3-1 / 197 points / en hausse d’une position), les Golden Hawks de Wilfrid Laurier (3-0 / 178 / hausse de deux), les Gee-Gees d’Ottawa (3-0 / 159 / hausse de deux), les Marauders de McMaster (3-1 / 105 / hausse de deux), les Huskies de la Saskatchewan (2-1 / 87 / hausse de deux), les Rams de Regina (2-1 / 54 / non classés la semaine dernière) et les Ravens de Carleton (2-2 / 38 / baisse de six).

Laurier atteint le cinquième échelon pour la première fois depuis 2007, alors que les Golden Hawks avaient occupé cette position à la suite de chacun des trois derniers scrutins de la saison. Regina se pointe au top-10 pour la première fois depuis une septième place obtenue au dernier scrutin de 2012.

Également à noter, les champions nationaux de UBC (1-2) se retrouvent à l’extérieur de l’élite canadienne cette semaine après avoir encaissé un deuxième revers consécutif. Les Thunderbirds sont les premiers champions en titre de la Coupe Vanier à glisser hors du top-10 depuis Queen’s en 2010.

Montréal a facilement porté son dossier de saison régulière à 3-0 vendredi dernier en dominant Concordia par 59-3 au Stade du CEPSUM. Une semaine plus tôt, les Carabins avaient entamé leur calendrier local avec un blanchissage de 61-0 contre Bishop’s.

Si Laval (41-3 c. Sherbrooke) et McMaster (35-0 c. Waterloo) l’ont également emporté de façon convaincante au cours du dernier week-end, il en fut autrement pour les autres formations du top-10.

Calgary a battu la Saskatchewan 20-19 à Saskatoon grâce à un placement de 10 verges de la recrue Niko DiFonte alors qu’il ne restait que 41 secondes à écouler au temps réglementaire. Lors d’un autre duel entre équipes du top-10, celui-là dans la capitale canadienne, le vétéran de cinquième saison Eric Guiltinan a amassé 200 verges au sol pour mener Laurier à un gain de 17-16 sur Carleton.

Western en a eu plein les mains avec Queen’s avant de s’imposer par 27-13 à Kingston. Ottawa a eu besoin de deux séries en prolongation sur son propre terrain pour disposer de Guelph par 31-28. Finalement, Regina a défait UBC 20-10 à Vancouver pour mériter une deuxième victoire de suite après avoir mis fin à une série de neuf revers consécutifs.

Classement SIC no 4 :

Position Université Points (1re place) Semaine dernière
1 Montréal (3-0) 300 (30) 1
2 Calgary (3-0) 266 2
3 Laval (2-1) 238 3
4 Western (3-1) 197 5
5 Laurier (3-0) 178 7
6 Ottawa (3-0) 159 8
7 McMaster (3-1) 105 9
8 Saskatchewan (2-1) 87 10
9 Regina (2-1) 54 NC
10 Carleton (2-2) 38 4

Ont également reçu des votes : UBC (12), StFX (9), Guelph (1), McGill (1).

Danny Maciocia offre sa piste de solution aux Alouettes

Football lundi, 19 sept. 2016. 14:44

« On n'a plus de complexe contre le Rouge et Or » 4:37

Même s’il n’a pas vraiment le temps de s’attarder aux problèmes des Alouettes de Montréal, Danny Maciocia a une piste de solution pour les aider à se relancer.

« Je crois fermement que lorsque tu as un bon vestiaire, tu présentes un bon produit, a indiqué l’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal. Quand on voit ces images-là (celles des diverses confrontations verbales aux entraînements), on se demande à quel genre de vestiaire on a affaire. Seuls eux ont la réponse à cette question. Ils sont mieux positionnés que moi pour régler le conflit à l’interne. Il faut créer une atmosphère familiale pour augmenter tes chances d’obtenir des victoires. »

Les Alouettes ont annoncé plus tôt lundi que Jacques Chapdelaine devenait entraîneur-chef par intérim de l’équipe en remplacement de Jim Popp qui s’occupera uniquement de ses tâches de directeur général.

Ce n’est pas la première fois – et probablement pas la dernière – où l’on pose la question à Maciocia à savoir s’il accepterait un jour le poste d’entraîneur-chef des Alouettes. Néanmoins, le Montréalais réitère qu’il est très heureux à l’UdeM.

« Diriger les Alouettes, ce serait un beau défi. C’est ma ville natale, je les regarde depuis que je suis jeune et j’ai eu la chance de travailler avec eux pendant six ans. Même lorsque j’étais à Edmonton, je regardais RDS pour savoir ce qui se passait avec l’équipe locale. Je le répète toutefois, je suis très bien avec les Carabins », a rappelé le premier entraîneur-chef de l’histoire à avoir conquis les Coupes Grey et Vanier au cours de sa carrière.

« Au cours des deux dernières années, j’ai eu des discussions avec Wally Buono (des Lions de la Colombie-Britannique) et Marcel Desjardins (du Rouge et Noir d’Ottawa), mais je suis toujours le directeur du programme de football de l’Université de Montréal. Je suis bien ici et je n’ai pas besoin de retourner dans la Ligue canadienne. Mais je ne ferme pas la porte, car s’il y a un défi qui peut m’intéresser, je serai à l’écoute », a-t-il ajouté alors qu'il était de passage dans les studios de RDS, lundi.

Des Carabins dominants

La confiance bat son plein chez les Carabins qui trônent au sommet du classement canadien grâce à trois victoires en autant de matchs depuis le début de la saison.

Les hommes de Danny Maciocia ont été sans pitié pour les Stingers de l’Université Concordia, vendredi, alors qu’ils l’ont facilement emporté par la marque de 59-3.

Le gain des siens par la marque de 24-21 face au Rouge et Or de l’Université Laval lors de la première semaine d’activités a donné des ailes à sa formation.

« On est très satisfaits. On a eu notre premier match sur la route à Québec, au PEPS, un environnement très hostile dans lequel ils n’ont perdu que trois fois dans les 12 dernières années. On est allés chercher cette victoire avec une recrue au poste de quart. (...) Cette victoire nous a inspirés pour la suite des choses », a raconté l’entraîneur-chef de l’UdeM.

« Je crois que le complexe n’est plus là. Lorsqu’on embarque sur le terrain contre eux (le Rouge et Or), ce sont des matchs qui se règlent généralement dans les dernières secondes, voire même en prolongation. Les grands gagnants sont les partisans du football universitaire et je suis convaincu que lorsque ce sera à leur tour d’être de passage chez nous, au CEPSUM, ce sera aussi un très bon match », a enchaîné celui qui est à la tête des Bleus qui voyageront dans les Maritimes pour y affronter l’Université Acadia, samedi.

Le Rouge et Or malmène le Vert & Or

Universitaires dimanche, 18 sept. 2016. 16:44

Vert et Or 3 - Rouge et Or 41 0:40

Les footballeurs du Rouge et Or ont inscrit 23 points en première demie, en route vers une victoire sans appel de 41-3 sur le Vert & Or de Sherbrooke dimanche après-midi au Stade TELUS-Université Laval.

Les Lavallois remportaient ainsi un 23e affrontement de suite contre les représentants de l’Estrie, eux qui n’ont jamais vaincu le Rouge et Or depuis leur arrivée dans la ligue québécoise en 2003.

Après un lent premier quart, les Lavallois ont ouvert la machine au second engagement et n’ont plus jamais regardé derrière, signant ainsi leur deuxième victoire de la saison. Si le tableau indicateur ne laissait aucun doute du résultat, les statistiques viennent confirmer le pointage. Laval a réussi 24 premiers essais, contre six seulement pour Sherbrooke. Les Rouges ont cumulé 486 verges, les Verts, 149.

Bien qu’il soit satisfait de la joute disputée par les siens, l’entraîneur-chef Glen Constantin voyait encore quelques détails à travailler au cours des prochaines semaines. « Il y a beaucoup de choses qui ont débloqué : on a été plus hermétiques défensivement, on a bien bougé le ballon offensivement tant au sol que par la passe. Plusieurs belles choses, mais on doit encore corriger certains aspects. On est confiants de pouvoir bâtir là-dessus », disait Constantin à l’issue de la rencontre disputée devant 11 326 partisans.

Auteur de six attrapés pour 126 verges et un touché, le vétéran Félix Faubert-Lussier se disait satisfait du pointage. « On a livré un bon match, on se doit d’être contents du résultat », estimait celui qui disputait un premier match à domicile en 2016. « On a bien progressé depuis les deux dernières semaines. Il faut quand même que ce soit plus clean. »

Deuxième quart fatal

Ce sont les locaux qui ouvraient le pointage, à leur troisième possession offensive. L’attaque lavalloise franchissait 55 verges, et Hugo Richard portait lui-même le ballon sur deux verges jusque dans la zone des buts. Au milieu de l’engagement, c’était 7-0.

La marque demeurait inchangée jusqu’au début du second quart. Adam Auclair réussissait alors sa première interception dans les rangs universitaires et ramenait le ballon jusqu’à la ligne de 8 de l’adversaire. Sur le jeu suivant, Laval faisait immédiatement payer le Vert & Or lorsque Richard repérait Félix Faubert-Lussier à l’entrée de la zone des buts. Après le converti, Laval était devant 14-0.

À la suite d’un touché de sûreté accordé par les Verts, l’attaque des Rouges faisait une fois de plus des ravages. Richard rejoignait Faubert-Lussier pour la sixième fois de la demie, cette fois sur une passe et course de 61 verges qui plaçait Laval à la porte des buts. Deux jeux plus tard, le pivot du R et O trouvait un autre Félix, Lechasseur celui-là, qui ajoutait six points au tableau avec un majeur.

Laval concédait à son tour un touché de sûreté en fin de quart, et après 30 minutes, les Lavallois étaient devant 23-2.

Les Rouges poursuivaient le travail en deuxième demie. De sa ligne de 25, Hugo Richard se défaisait d’un joueur de Sherbrooke avant de rejoindre Lechasseur tout fin seul, un jeu de 62 verges qui plaçait Laval en bonne position. Quelques instants plus tard, Richard marquait son second touché de la rencontre sur une faufilade d’une verge qui faisait 30-2 Laval.

Après un touché de sûreté offert aux Lavallois et un placement raté par les Estriens qui donnait un simple, une belle passe lobée de Richard à Marc-Antoine Pivin, démarqué sur la droite, amenait les Rouges à la ligne de 18 des Verts. Le quart-arrière lavallois remettait ensuite habilement le ballon à Jonathan Breton-Robert, déjà en course. La recrue filait jusque dans la zone des buts pour porter la marque à 39-3. Les deux derniers points sont le résultat d’un autre touché de sûreté concédé aux vainqueurs.

Le Rouge et Or quittera jeudi pour le Nouveau-Brunswick, lui qui disputera son prochain match à Sackville contre les Mounties de Mount Allison (0-2) samedi prochain à 14h, heure locale. Laval jouera sa prochaine rencontre à domicile le 2 octobre dès 13h, alors que les Redmen de McGill seront en visite au Stade TELUS-UL.  

Les Carabins coupent les ailes aux Stingers

Universitaires vendredi, 16 sept. 2016. 23:59 Alex Cromer-Émond
Alex Cromer-Émond (Source d'image:James Hajjar)

L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal a de nouveau dominé au sein de sa forteresse vendredi soir, cette fois-ci par la marque de 59-3 face aux Stingers de Concordia qui n’ont jamais pu prendre leur envol. Si l’attaque a récolté sa part de succès, c’est la défense qui aura encore été une fois dominante, elle qui n’a alloué que 167 verges à l’attaque menée par le joueur par excellence du RSEQ en 2015, Trenton Miller.

Satisfait du résultat, l’entraîneur-chef Danny Maciocia a précisé qu’il s’agissait à nouveau d’une victoire d’équipe.

« On parlait de jouer 60 minutes, on peut encore dire mission accomplie là-dessus. Les trois facettes ont bien joué, tout le monde a contribué et ça m’inspire beaucoup. »

Les Bleus auront été les premiers à s’inscrire à la marque. Tôt dans la rencontre, Gabriel Parent (Sécurité intérieure) a trouvé la brèche et récolté le premier majeur du match, le tout sur une distance de deux verges. Andrew Stevens, le botteur des Stingers, a réussi par la suite un placement d’une distance de 32 verges, ce qui s’avéra être les seuls points récoltés par la troupe de Mickey Donovan.

Le premier quart aura été une chaude lutte, mais le deuxième quart, lui, aura été l’affaire des hommes de Danny Maciocia. Une passe de touché de 45 verges par Samuel Caron (Génie civil,  Polytechnique) vers Guillaume Paquet (Relations industrielles), un touché de sûreté forcé par la défense et deux placements de Félix Ménard-Brière (Architecture du paysage) donnèrent une avance de 19 points aux Carabins à la mi-temps, le pointage étant de 22-3.

Deuxième demie éclatante par une attaque diversifiée

Au retour du vestiaire, les Bleus n’ont jamais retiré le pied de l’accélérateur. Après avoir récolté un majeur au sol suite à une faufilade du quart, Caron a retrouvé une fois de plus Paquet pour son deuxième touché par la voie des airs. À la suite du troisième placement réussi par Ménard-Brière, la défense a fait sentir sa présence. Le demi-défensif Jordan Perrin (Arts et sciences) a intercepté la passe de Miller dans le flanc gauche et a filé à vive allure sur 46 verges. Julien Choquette-Daigneault (Éducation physique et santé) a ajouté les derniers points au compteur grâce à un touché au sol de 23 verges, une seule minute après un autre placement du botteur originaire de Sainte-Agathe-des-Monts.

Sans marquer de touché, Asnnel Robo (Intervention auprès des jeunes) aura su faire bonne impression dès sa première présence sur le terrain. Le porteur de ballon de deuxième année a franchi la barre des 100 verges au sol, et ce grâce à huit courses seulement. Visiblement satisfait de sa performance, Robo regardait déjà vers le prochain rendez-vous.

« Je suis confiant pour la suite. On m’a donné une opportunité, et j’ai surpassé ce que j’ai fait l’année dernière. J’en suis très content. »

Vu la performance électrisante de l’équipe, Caron a laissé sa place après 48 minutes de travail à Pierre-Luc Varhegyi (Administration, HEC Montréal), non sans démontrer qu’il sait bien distribuer le ballon entre ses receveurs. Le quart-arrière des Bleus, qui a complété 20 de ses 30 passes pour des gains de 287 verges, a notamment permis à Louis-Mathieu Normandin (Administration, HEC Montréal) d’en accumuler 129 sur sept attrapés. Le rapide receveur cachait mal sa joie suite au match.

« Je me sentais bien. Samuel a bien lancé les ballons, ça a bien connecté entre lui et moi. On s’améliore de semaine en semaine. »

Lors des 10 derniers quarts de jeu, les Bleus auront récolté 142 points tout en n’en accordant que 10, des statistiques qui plaisent bien à Maciocia. L’entraîneur-chef a d’ailleurs vanté les efforts de sa troupe, précisant que ses hommes auront bien respecté le plan de match lors des dernières semaines. « Les 12 gars sur le terrain jouent de la manière qu’ils doivent le faire. Ils sont conscients de leurs responsabilités et agissent en conséquence. Quand on joue comme ça, il y a de fortes possibilités qu’on ait du succès. »

Forts d’une fiche sans faille, les Carabins affronteront samedi prochain le 24 septembre les Axemen de l’Université Acadia à Wolfville en Nouvelle-Écosse.

Victoire écrasante de McGill contre Bishop's

Universitaires samedi, 17 sept. 2016. 00:31 _football_image_defaut
(Source d'image:RDS)

Les Redmen de l'Université McGill l'ont emporté 43-9 face à l'Université Bishop's vendredi soir.

Les Redmen ont désormais un dossier de 2-1 cette saison grâce à ce gain.

Ils disputeront leur prochain match contre Sherbrooke à la maison le 24 septembre.

Pour Bishop's, il s'agit d'un troisième revers consécutif, tous par des marges importantes.

Leur prochaine partie aura aussi lieu le 24 septembre, contre Saint Mary's.

Les Carabins biens installés au sommet du classement canadien

Universitaires mardi, 13 sept. 2016. 16:42 Samuel Caron
Samuel Caron (Source d'image:Claude-André Fortin)

TORONTO – Les Carabins de l’Université de Montréal dominent le classement canadien du football de SIC pour une deuxième semaine consécutive à la suite d'une performance presque parfaite lors de leur match d’ouverture locale, vendredi dernier.

Après avoir reçu 13 votes de première place et 276 points au scrutin national de mardi dernier, les Carabins (2-0) ont mérité 27 des 30 votes pour le premier rang et 297 points sur une possibilité de 300 cette semaine de la part des membres de l’Association des journalistes de football du Canada.

Les autres votes pour le premier échelon sont allés aux Dinos de Calgary (2-0), qui ont mérité 267 points et ont grimpé d’une position au scrutin – en deuxième place – grâce à un gain convaincant sur les Thunderbirds de UBC, champions en titre de la Coupe Vanier.

Le troisième top-10 de la campagne est complété dans l’ordre par le Rouge et Or de Laval (1-1 / 221 points / en hausse d’une position), les Ravens de Carleton (2-1 / 169 / hausse de deux), les Mustangs de Western (2-1 / 141 / hausse de deux), UBC (1-1 / 139 / baisse de quatre), les Golden Hawks de Wilfrid Laurier (2-0 / 101 / hausse de deux), les Gee-Gees d’Ottawa (2-0 / 99 / non classés la semaine dernière), les Marauders de McMaster (2-1 / 94 / baisse de quatre) et les Huskies de la Saskatchewan (2-0 / 64 / non classés la semaine dernière).

Ottawa et la Saskatchewan se joignent au groupe de tête pour une première fois cet automne. Les Gee-Gees n’avaient pas été classés au niveau national depuis le quatrième scrutin de la saison dernière (22 septembre), alors qu’ils avaient hérité du neuvième rang. Le dernier classement canadien des Huskies se voulait une huitième place la semaine suivante.

Une semaine après avoir entamé le calendrier du RSEQ avec une victoire in extremis à Laval, Montréal a dominé Bishop’s du début à la fin vendredi soir dernier, au grand plaisir d’une salle comble de 5100 amateurs au Stade du CEPSUM. Les doubles champions en titre de la conférence du Québec ont amassé 32 premiers essais et 520 verges à l’attaque, tout en limitant les Gaiters à trois premiers jeux et un maigre total de 48 verges.

Également vendredi dernier, dans le duel le plus attendu de la semaine, les Dinos ont vaincu UBC par 35-8 devant 7512 spectateurs, soit leur plus imposante foule locale en une génération. La rencontre se voulait une reprise de la dernière finale de Canada-Ouest, alors que les Thunderbirds avaient mis fin à la saison jusque-là parfaite de Calgary avec une victoire surprise de 34-26 au Stade McMahon.

Pendant ce temps dans la capitale canadienne, McMaster a été surpris au compte de 30-8 par Ottawa, un résultat qui a coûté quatre positions au Top 10 aux Marauders. Suite à plusieurs résultats surprenants depuis le début du calendrier de la conférence SUO, les Gee-Gees et Laurier sont désormais les seules équipes ontariennes encore invaincues après trois semaines d’activité.

Les autres résultats des formations du top-10 lors de la semaine 3 incluent Laval 37, Concordia 18 (à Concordia); Carleton 65, Toronto 7 (à Toronto); Western 75, Waterloo 14 (à Western); Saskatchewan 29, Alberta 17 (à Alberta).

Le Manitoba et Guelph se retrouvent à l’extérieur du top-10 cette semaine. Les Bisons présentent une fiche de 0-2 suite à un revers de 41-38 à Regina, alors que les Gryphons (2-1) n’ont pas été très convaincants dans un gain de 39-28 à domicile face à Queen’s (0-2).

Le calendrier de ce week-end met en vedette deux confrontations entre équipes du top-10, soit Calgary qui visite la Saskatchewan vendredi soir et Laurier à Carleton samedi après-midi.

De leur côté, les Carabins tenteront de porter leur dossier à 3-0 lors d’un duel à Concordia, vendredi à 19h.
 

La défense du Rouge et Or fait la différence face aux Stingers

Universitaire samedi, 10 sept. 2016. 18:13 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:Yan Doublet)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Comme la semaine dernière, l’attaque du Rouge et Or a été introuvable pendant une bonne partie de la deuxième demie après avoir connu un départ canon.

La défense de l’Université Laval est toutefois venue à sa rescousse et a permis aux Lavallois de signer leur première victoire de la saison en défaisant les Stingers par la marque de 37-18, samedi, au Stade Concordia.

La défense du Rouge et Or (1-1) a réussi un arrêt clé en fin de 3e quart alors que l’attaque lavalloise était complètement en panne. Avec 2:10 à faire, le quart-arrière Trenton Miller n’a pas pu gagner la verge restante sur un troisième essai, mais l’unité offensive du Rouge et Or, qui n’a gagné qu’un seul premier jeu au 3e quart, n’a pas pu profiter de ce revirement sur essai.

« Il y a encore beaucoup de choses sur lesquelles on doit travailler. C’est une des très bonnes attaques avec l’un des meilleurs quarts de notre division. La tertiaire a fait de belles choses. Notre mot d’ordre est de progresser jusqu’à la fin de la saison », a rappelé l'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin.

Les Stingers (1-1) se sont également tirés dans le pied en devant concéder deux touchés de sûreté en deuxième demie, dont un à la suite d’une mauvaise remise alors que les locaux dégageaient de la ligne de 52 des Lavallois.

Le pointage était donc de 30-12 en faveur du Rouge et Or en raison de ce touché de sûreté. Hugo Richard et ses coéquipiers offensifs ont repris le ballon à leur ligne de 35 et ont ensuite mis le match hors de portée. Le porteur de ballon Vincent Alarie-Tardif a inscrit son deuxième touché de la rencontre sur une course de 22 verges pour donner une priorité de quatre possessions à son équipe.

Le Rouge et Or doit une fière chandelle à son botteur Dominic Lévesque. Il a été excellent sur ses dégagements lors des deux derniers quarts pour constamment repousser les Stingers dans leur territoire. Il a également transformé une mauvaise remise au deuxième quart en course de 8 verges pour un premier jeu lors d’une situation de dégagement.

Les Stingers ont inscrit leur premier majeur de la rencontre sur un retour de botté d’envoi au premier quart. Tout juste avant, c’était les unités spéciales lavalloises qui s’étaient mises en évidence.

Marc-Antoine Varin a bloqué une tentative de placement d’Andrew Stevens, qui effectuait ses débuts pour Concordia. Mathieu Betts a récupéré le ballon et a filé droit devant lui sur 84 verges pour son premier majeur au niveau universitaire.

Tout de suite après le converti, Quaysie Gordon-Maule a ramené le botté d’envoi sur 104 verges pour permettre aux locaux de réduire l’écart à 12-7.

Miller et l’unité offensive des Stingers ont réussi de longs jeux, notamment une passe de 54 verges à Justin Julien et une de 68 verges à Jean-Guy Rimpel. Mais chaque fois, la défense lavalloise s’est dressée pour empêcher Concordia de se rendre dans la zone des buts.

L’attaque locale a finalement inscrit son premier touché du match en fin de partie lorsque Miller a porté le ballon lui-même sur deux verges après une séquence de sept jeux pour 81 verges.

« Nous avons montré que nous pouvons compétitionner. Maintenant, on doit travailler sur les petits détails, que ce soit en défense, sur les unités spéciales ou en attaque. Du côté de l’unité offensive, si nous terminons notre série avec des touchés, le pointage sur le tableau indicateur aurait été différent », a indiqué Miller qui a terminé la rencontre avec 361 verges de gains aériens.

« En attaque, il y a des petites choses à régler, comme des passes échappées. Ce sont des petites erreurs que des équipes comme Montréal et Laval ne font pas. On va travailler là-dessus cette semaine et on va revenir en force », a évalué Rimpel qui s'est de nouveau illustré par la course (67 verges) et par la passe (83 verges).

Le Rouge et Or a remporté les 26 dernières confrontations contre les Stingers. La dernière victoire de Concordia face aux Lavallois remonte à octobre 2003.

Autre bonne première demie pour l’attaque du Rouge et Or

Rien ne laissait présager une baisse de régime de l’attaque de l’Université Laval en première demie. Comme la semaine dernière face aux Carabins, les hommes de Glen Constantin avaient réussi à se donner une bonne avance à la mi-temps. Cette fois, c’était 26-7 après les deux premiers quarts.

Après une interception en raison d’une passe un peu haute, Hugo Richard s’est resaisi dès la séquence suivante au tout début du deuxième quart. Ses coéquipiers et lui ont remonté le terrain sur 60 verges pour finalement inscrire un deuxième majeur grâce à une course de 4 verges de Vincent Alarie-Tardif pour porter le pointage à 19-7.

Le receveur Félix Faubert-Lussier, qui disputait son premier match de la saison, a marqué le troisième touché du Rouge et Or avant la fin de la première demie. Le choix de 5e tour des Tiger-Cats a capté une passe de 4 verges de Richard avec une minute à faire au 2e quart.

Somme toute, il s'agit néanmoins d'une bonne sortie de l'attaque qui a gagné 434 verges, dont 209 par la passe avec Richard. Il ne reste qu'à régler le mystère du manque de production au troisième quart.

« Je ne suis pas entièrement satisfait, a commenté Constantin quant à la performance de l'attaque. Ça fait deux matchs qu’on ne bouge pas le ballon au troisième quart. Cela surtaxe notre défense. »

Les Stingers ont raté une belle chance d’ajouter des points au tableau indicateur avant la mi-temps. La troupe de Mickey Donovan s’est approchée de la zone des buts à la suite d’une passe de 54 verges de Trenton Miller à Justin Julien. Après deux passes incomplètes, les Stingers ont tenté leur chance de la ligne de 13 sur un troisième essai, mais le résultat fut une passe rabattue par le demi défensif Marc-Olivier Simard qui a connu un fort match.

Les Lavallois avaient ouvert la marque dès la première série offensive des Stingers. Gordon-Maule avait cafouillé avec le botté d’envoi et l’Université Concordia a dû concéder le touché de sûreté puisqu’elle n’avait pu sortir le ballon du fond de son territoire.

Dominic Lévesque a réussi son premier botté de précision de la saison sur une distance de 34 verges sur la première série offensive de son équipe pour faire 5-0 en faveur des visiteurs.

Au troisième quart, Stevens a réussi le premier placement de sa carrière dans le RSEQ sur une distance de 38 verges. Les Stingers avaient obtenu deux points sur un touché de sûreté en forçant leur adversaire à mettre un genou dans la zone des buts puisqu’il bottait contre le vent.

Le Rouge et Or sera de retour à Québec dimanche prochain alors qu’il accueillera le Vert & Or. Les Stingers se déplaceront au CEPSUM pour y affronter les Carabins, vendredi soir.

Les Redmen surprennent le Vert & Or

Universitaires samedi, 10 sept. 2016. 18:05 Ronald Hilaire
L'entraîneur-chef des Redmen, Ronald Hilaire. (Source d'image:RDS)

Les Redmen de l’Université McGill ont profité de quatre placements du botteur recrue Findlay Brown pour l’emporter par la marque de 19-18 face au Vert & Or, samedi, dans un match disputé devant 6043 spectateurs à Sherbrooke.

Pierre-Antoine D’Astous, également un botteur qui en est à sa première saison, avait une chance de donner la victoire au Vert & Or (1-1). Mais il a raté un botté de précision de 36 verges dans la dernière minute du match.

Les Redmen (1-1), qui signent une première victoire à Sherbrooke depuis 2004, n’ont eu qu’à écouler les 34 dernières secondes pour filer vers leur premier gain de la saison.

Il s'agit du premier triomphe de McGill face à l'UdeS depuis celui du 11 septembre 2009 au Stade Percival-Molson.

Le seul touché des visiteurs est survenu au troisième quart lorsque le porteur de ballon Anthony Deschamps a conclu une séquence de 7 jeux sur 98 verges avec une course de 5 verges. Ce majeur permettait aux Redmen de s’approcher à trois points.

Brown a ensuite créé l’égalité 16-16 en fin de troisième quart et a ensuite donné les devants à son équipe dès la 33e seconde du quart final.

Samuel Polan a marqué le seul majeur des locaux sur un retour de dégagement de 68 verges en fin de premier quart, ce qui procurait les devants 10-0 au Vert & Or.

D’Astous a terminé la rencontre avec trois placements réussis en six tentatives.

Le quart recrue des Redmen, Frédéric Paquette-Perrault, a complété 22 de ses 31 tentatives de passe pour 331 verges. Il a toutefois été intercepté à trois reprises, augmentant son total à cinq en deux matchs.

Ce fut un match plus pénible pour le pivot recrue du Vert & Or, Alex Jacob-Michaud. Ce dernier avait connu un baptême remarquable la semaine dernière dans la victoire des siens, mais il a seulement complété 11 de ses 21 tentatives de passe pour 134 verges et a été victime d’une interception.

Le Vert & Or voyagera à Québec pour affronter le Rouge et Or, dimanche prochain. Les Redmen accueilleront les Gaiters, vendredi soir.

Les Carabins écrasent les Gaiters

Universitaires vendredi, 9 sept. 2016. 22:48 Guillaume Paquet
Guillaume Paquet (Source d'image:James Hajjar)

Les Carabins de l'Université de Montréal ont dominé de la première à la dernière seconde leur affrontement face aux Gaiters de l'Université Bishop's pour l'emporter par la marque de 61-0, vendredi soir, au CEPSUM.

Les Bleus ont fait plaisir aux 5100 spectateurs en gagnant 32 premiers jeux et en récoltant 520 verges d'attaque, dont 232 par la course, eux qui disputaient leur match d'ouverture locale.

Le seul bémol pour la troupe de Danny Maciocia est au chapitre des blessures. Le porteur de ballon Sean Thomas Erlington n'a pas terminé la rencontre en raison d'une blessure à la cheville droite. Le garde Rémi Giguère, qui n'avait pu disputer toute la partie face au Rouge et Or, a encore une fois dû quitter la rencontre prématurément.

Les Carabins (2-0), qui arboraient un nouvel uniforme, ont inscrit sept majeurs, dont deux sur des passes de touché du pivot Samuel Caron qui n'a joué que pendant deux quarts. Il a amassé 216 verges aériennes en complétant 16 de ses 19 passes tentées.

« On a joué 60 minutes, et on a eu la chance de faire jouer tous les 48 joueurs, et ça a donné une belle victoire, a mentionné Maciocia dans un communiqué des Carabins. Aujourd’hui, on peut dire mission accomplie pour la préparation, c’était très satisfaisant. »

Caron, qui était parfait après un quart de jeu, complétant neuf passes de suite, a donc été appelé à porter un nouveau chapeau au deuxième engagement.

« J’avais un rôle différent, celui d’encourager et de conseiller les gars sur le terrain. Ça prouve qu’on a joué un bon match dès le premier sifflet », a indiqué celui qui a maintenant 631 verges totales à sa fiche en six quarts de travail.

Du côté des Gaiters (0-2), ce fut une soirée très pénible sur le versant nord du Mont-Royal. L'équipe de Kevin Mackey n'a gagné que trois premiers essais. La formation de l'Estrie a conclu le match avec 48 verges d'attaque au total.

L'unité offensive n'a jamais été capable de faire avancer le ballon, principalement en raison du front défensif des Bleus. Le quart de deuxième année Mathieu Demers n'a complété que cinq de ses neuf passes tentées pour 28 verges. Il a subi une interception.

Les receveurs Guillaume Paquet et Samuel Nadeau-Piuze ont capté les passes de touché de Caron. Louis-Mathieu Normandin et la recrue Simon Losier-Tremblay ont pour leur part attrapé dans la zone des buts des ballons lancés par Pierre-Luc Varhegyi. Il s'agissait d'un premier touché pour Losier-Tremblay au niveau universitaire.

Les Carabins disputeront leur prochain match vendredi prochain lorsqu'ils accueilleront les Stingers de l'Université Concordia. Le même soir, les Gaiters visiteront les Redmen de l'autre côté de la montagne.

Des bonnes et moins bonnes performances pour les quarts du RSEQ

Universitaires mercredi, 7 sept. 2016. 02:34 Samuel Caron
Samuel Caron (Source d'image:Dominique Bernier)
Christian Dufresne

BILLET – Il n’y avait pas de plus belle façon d'entamer la saison de football universitaire québécois : la meilleure foule au Stade Percival-Molson depuis près d’une décennie, un jeune quart qui a été brillant pour le Vert & Or, de l’espoir pour les Gaiters et une rencontre qui s’est décidée sur le dernier jeu du match à Québec.

Si on essaie de dégager une constante dans cette première semaine, c’est du côté des revirements. Dans les trois affrontements de la fin de semaine, la formation qui a terminé avec le moins de revirements a gagné, comme c’est souvent – même presque tout le temps – le cas.

Les Stingers (3 revirements) ont vaincu les Redmen (12 revirements) par la marque de 30-16; l’Université de Sherbrooke (aucun revirement) a défait les Gaiters (5 revirements) au compte de 38-7 et les Carabins (1 revirement) ont eu le dessus sur le Rouge et Or (5 revirements) par la marque de 24-21.

Il n’y a pas eu que le nombre de revirements qui a fait la différence, mais aussi les moments où ils se sont produits, particulièrement pour les Universités Bishop’s et Laval. Repassons en détails les trois affrontements de ce premier week-end d’activités.

Les deux quarts en action à McGill

L’entraîneur-chef des Redmen, Ronald Hilaire, et son coordonnateur offensif Benoit Groulx avaient finalement opté pour donner le départ au pivot de deuxième année, Nicolas English.

Le quart gaucher a conduit les siens à un touché dès la deuxième série offensive des locaux, semant la joie des 3780 partisans qui fêtaient la rentrée. Ça s’est ensuite gâté pour lui.

Pour vous dire comment ça s’est détérioré vite, il avait déjà commis deux interceptions quand je suis arrivé au match (sapristi de trafic à cause d’un vol de banque!). Sa troisième interception de la demie a été coûteuse alors que dès le jeu suivant, Trenton Miller a rejoint Yanic Lessard pour donner les devants 8-7 à Concordia.

La prometteuse recrue Frédéric Paquette-Perrault a donc fait son entrée en deuxième demie. Il a montré qu’il avait beaucoup de potentiel sur sa première séquence au niveau universitaire. Elle s’est même conclue par une passe de touché à Louis Brouillette.

Mais, pour lui aussi, la suite fut beaucoup moins joyeuse. Il a lancé deux interceptions, dont une alors qu’il n’était vraiment pas en bonne position pour décocher sa passe alors qu’il se dirigeait vers sa gauche. Avec Groulx, je ne crois pas que c’est le genre d’erreur qu’on le reverra faire.

De l’autre côté, Trenton Miller a joué la première demie comme si c’était un match préparatoire. Les Stingers n’en avaient pas eu et cela a paru. Le joueur par excellence en titre du RSEQ s’est fait intercepter lors des deux premières séries offensives de son équipe.

Il s’est ressaisi en deuxième demie et ses passes avaient plus d’aplomb. Il était beaucoup plus à l’aise dans ses lectures et cela a permis aux Stingers de marquer les 14 derniers points de la rencontre pour briser l’égalité de 16-16 et remporter la Coupe Shaugnessy.

Avec cinq interceptions, deux échappés, un dégagement bloqué et quatre revirements sur essai de la part des Redmen, c’était presque un miracle que ce soit encore aussi serré au dernier quart. Ils savent sur quoi travailler!

Dans la défaite, j’ai aimé le travail de la recrue Joël Soucy. Le petit receveur (5 pieds 6 pouces) est extrêmement rapide. À surveiller du côté de McGill, le bloqueur Qadr Spooner – leur meilleur joueur de ligne offensive – n’a pas terminé la rencontre. Il n’avait toutefois pas trop l’air mal en point après le match.

Jacob-Michaud contrôle le match

Le quart-arrière Alexandre Jacob-Michaud a eu l’air de tout sauf une recrue face aux Gaiters. Le nouvel homme de confiance de David Lessard a terminé le premier match de sa carrière avec un pourcentage de passes complétées de 65,2 (15 en 23) avec 238 verges de gains ainsi que trois passes de touché.

Outre ses trois pénalités pour avoir mis trop de temps à remettre le ballon en jeu, le produit du Noir et Or du Collège de Valleyfield n’a pas commis d’erreur. Sur les deux ou trois passes plus risquées qu’il a tentées, le ballon était toujours hors de portée des demis défensifs.

Le porteur de ballon Gabriel Polan et le quart-arrière Alex Jacob-Michaud.Il faut dire qu’il a été bien appuyé par l’attaque au sol qui a gagné 181 verges en 32 courses. Les quatre porteurs de ballon de l’équipe ont touché au ballon et ont permis au Vert & Or de conclure la rencontre avec une moyenne de 5,7 verges par course. Bref, un bon départ pour l’unité offensive du coordonnateur Mathieu Pronovost qui compte sur une ligne offensive expérimentée qui n’a concédé aucun sac à Bishop’s.

Le tournant du match a toutefois été un revirement commis par le retourneur des Gaiters, Jamall Hyman-Hamilton. Avec un pointage de 7-0 en faveur de Sherbrooke au 2e quart, ce dernier a décidé de ramener un placement raté du botteur recrue Pierre-Antoine D’Astous… mauvaise décision alors qu’il a échappé le ballon dans la zone des buts. Résultat : au lieu de concéder un point et que ce soit 8-0, cet échappé s’est converti en touché pour Sherbrooke.

Bien que le Vert & Or ait dominé au pointage (24-0 en 2e demie), l’attaque des Gaiters a montré de bons flashes, notamment de la part du receveur Michael Nelson et du porteur de ballon Vincent Davignon. Le quart Mathieu Demers devra à tout prix éviter les interceptions alors qu’il en a lancé trois.

En défense, le plaqueur défensif Mathieu Breton sera à surveiller cette saison alors qu’il a dominé physiquement les joueurs de ligne offensive du Vert & Or.

Une première depuis 2001 à Laval

La défaite du Rouge et Or face aux Carabins était sa première en ouverture de saison depuis 2001.

Malgré le revers, c’était une bonne performance des Lavallois en première demie. C’est la fin de match qui a laissé à désirer. Je reviendrai plus loin sur la décision des entraîneurs du Rouge et Or avec huit secondes à jouer.

Avant, je veux souligner l’esprit d’équipe et la ténacité des Carabins. Les joueurs auraient pu s’accuser les uns les autres pour les nombreuses pénalités à la mi-temps. Au lieu, ils ont fait ce que les Carabins font de mieux en deuxième demie : une remontée!

Le secondeur Alex Cromer-Émond me disait après la rencontre que c’était relativement calme dans le vestiaire après les deux premiers quarts même si les Bleus perdaient 14-2 et que Danny Maciocia avait sûrement élevé le ton un tout petit peu.

D’ailleurs, les Carabins ont subi les conséquences de leurs 21 pénalités pour 192 verges. Lundi, Maciocia a convié ses ouailles pour une longue séance de jogging avant l’entraînement.

Régis CibasuJe ne reviendrai pas beaucoup sur la performance de Samuel Caron puisque je vous avais rapporté ses commentaires et ceux de son entraîneur dans un autre texte. Je rajouterai simplement qu’il a été impressionnant en deuxième demie alors que l’attaque était uniquement ou presque par la passe. Son groupe de receveurs a réussi les attrapés contestés. Je pense entre autres à Samuel Nadeau-Piuze qui a encaissé un violent contact pour un premier essai lors de la séquence qui a mené au touché égalisateur.

Maintenant, revenons sur la « fameuse » décision de Glen Constantin et Justin Éthier de tenter un jeu pour la zone des buts avec huit secondes à faire. Étant donné que les Carabins avaient appelé un temps d’arrêt, Éthier avait eu le temps de parler avec son quart. Les deux dernières directives qu’il doit lui avoir données sont probablement d’éviter un sac pour allonger le placement et de se débarrasser du ballon si personne n’était ouvert.

L’UdeM a déployé une bonne couverture et à la reprise on voit qu’aucun receveur n’est découvert. Richard a commis une bourde alors qu’il avait amplement le temps de lancer le ballon hors ligne pour arrêter le temps. Ce match aurait dû se terminer en prolongation. Mais c’était beaucoup mieux pour le pivot de troisième année de faire cette erreur lors du premier match de la saison qu’en éliminatoires.

Est-ce qu’il aurait été préférable de tenter le placement avec huit secondes à jouer? Qui ne risque rien n’a rien. Si le Rouge et Or avait marqué un touché, on aurait dit que c’était une décision géniale. Au lieu, Hugo Richard est le bouc émissaire. Et on ne parle plus des échappés d'Antony Dufour et Christopher Amoah ainsi que les passes qui auraient dû être captées par certains receveurs.

Le prochain rendez-vous entre les deux grands rivaux aura lieu le 15 octobre, au CEPSUM, au retour de la semaine de congé.

P.-S. : Je suis parmi ceux qui ont aimé le nouvel uniforme du Rouge et Or. En voyant des universités comme Baylor et Notre Dame avec des casques en or dans la NCAA, je me disais que c’était une question de temps avant qu’on en voit au Canada. Les Gryphons de Guelph arboraient aussi un casque scintillant ce week-end.

Programme de la semaine no 2 du RSEQ :

Vendredi : Bishop’s à Montréal (19h)
Samedi : Laval à Concordia (15h), McGill à Sherbrooke (16h)

Résultats ailleurs au Canada :

Ontario : (Western 31, Carleton 38) --- (Toronto 5, McMaster 32) --- (Guelph 29, Windsor 33) --- (Ottawa 65, Waterloo 1) --- (York 3, Laurier 74)

Ouest : (Calgary 23, Manitoba 14) --- (Regina 39, Saskatchewan 41 (prol.)) --- (Alberta 24, UBC 39)

Programme de la semaine no 3 en Ontario :

Samedi : Carleton à Toronto (13h), Queen’s à Guelph (13h), McMaster à Ottawa (13h), Waterloo à Western (13h), Windsor à York (13h)

Programme de la semaine no 2 dans l’Ouest :

Jeudi : Manitoba à Regina (21h)
Vendredi : UBC à Calgary (19h30), Saskatchewan à Alberta (21h)

Programme de la semaine no 1 dans les Maritimes :

Samedi : Saint Mary’s à Acadia (13h), StFx à Mount Allison (13h)

Les Carabins au premier rang du top-10, Caron et Ménard-Brière honorés

Universitaires mardi, 6 sept. 2016. 13:41

Carabins 24 - Rouge et Or 21 1:48

Grâce à une remontée spectaculaire en ouverture du calendrier régulier, les Carabins de l’Université de Montréal dominent le deuxième top-10 de la saison 2016 du football de Sport interuniversitaire canadien (SIC), reléguant du coup les champions en titre de la Coupe Vanier, les Thunderbirds de UBC, au deuxième rang du nouveau classement canadien.

Montréal (1-0) grimpe d’un échelon après avoir mérité 13 votes de première place et 276 points de la part du panel de l’Association des journalistes de football du Canada. UBC (1-0) a reçu plus de votes pour la première position, soit 16, mais a dû se contenter de 264 points au total.

Le deuxième top-10 de la nouvelle campagne est complété dans l’ordre par les Dinos de Calgary (1-0 / 220 points / en hausse de quatre positions), le Rouge et Or de Laval (0-1 / 207 / baisse de un), les Marauders de McMaster (2-0 / 202 / hausse de trois), les Ravens de Carleton (1-1 / 125 / hausse de trois), les Mustangs de Western (1-1 / 97 / baisse de trois), les Bisons du Manitoba (0-1 / 76 / baisse de trois), les Golden Hawks de Wilfrid Laurier (2-0 / 62 / hausse de un) et les Gryphons de Guelph (1-1 / 41 / baisse de quatre).

McMaster est la seule autre équipe à avoir été considérée pour le premier rang, avec un vote.

Les Stingers de l'Université Concordia ne se sont pas classés parmi les 10 premiers, mais ont reçu 33 points. Le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke a pour sa part eu 15 points.

Les Carabins, qui ont atteint les deux dernières finales de la Coupe Vanier incluant le premier titre canadien de leur histoire en 2014, ont entamé leur saison régulière samedi soir à Québec face à leurs éternels rivaux de Laval et le duel tant anticipé entre les puissances du RSEQ n’a pas déçu.

Tirant de l’arrière par 21-12 après trois quarts, Montréal a dominé le dernier engagement 12-0, incluant 10 points dans les deux dernières minutes, pour s’imposer par 24-21 au grand désarroi de la majorité des 13 908 amateurs réunis au Stade Telus. Les Carabins ont maintenant remporté trois des quatre derniers affrontements sur le terrain du Rouge et Or, dont les deux dernières finales du RSEQ.

Pendant ce temps à Vancouver, également samedi, UBC a amorcé la défense de son premier championnat de SIC depuis 1997 avec un gain en dents de scie de 39-24 contre l’Alberta. Si l’attaque dirigée par le joueur par excellence de la dernière Coupe Vanier, Michael O’Connor, a été convaincante, les Thunderbirds ont accordé 25 premiers jeux et 509 verges à leurs visiteurs, incluant 312 verges au sol.

Dans les autres confrontations impliquant des formations du top-10 lors de la deuxième semaine du calendrier, Calgary a vaincu le Manitoba par 23-14 à Winnipeg; McMaster a battu Toronto 32-5 à Hamilton; Carleton a marqué deux touchés dans les six dernières minutes pour disposer de Western par 38-31; Laurier a écrasé York par 74-3; Guelph s’est fait surprendre au compte de 33-29 par Windsor, une équipe qui avait perdu son match d’ouverture par 78-6 face à Western la semaine précédente.

Dans le RSEQ cette semaine, les Carabins recevront les Gaiters vendredi soir. Le Rouge et Or sera en visite à Concordia et Sherbrooke recevra les Redmen.

Caron et Ménard-Brière honorés au Québec

Après son premier départ dans les rangs universitaires, le quart-arrière des Carabins Samuel Caron  a été nommé joueur offensif de la semaine au Québec grâce à ses 27 passes complétées en 39 tentatives.

Le quart de quatrième année a aussi été responsable pour plus de 400 verges de gains (360 par la passe et 46 autres au sol) dans le match d’ouverture de la saison régulière. Sa passe de touché de 48 verges à Guillaume Paquet a notamment permis aux Bleus de se rapprocher de Laval au début du troisième quart.

Le RSEQ a également reconnu l’effort du botteur Félix Ménard-Brière dans cette victoire en le nommant joueur de la semaine sur les unités spéciales. Le botteur des Bleus a réussi ses deux tentatives de placement, dont celui qui a donné la victoire aux siens en fin de rencontre.

En défense, l'honneur est revenu au secondeur recrue des Stingers, Samuel Brodrique. Il a réussi cinq plaqués, deux interceptions et récupéré un échappé dans le gain de 30-16 de son équipe face aux Redmen.

TOP 10 FOOTALL DE SIC - AJFC (no 2)

Rang Université Points (1re place) Semaine précédente
1 Montréal (1-0) 276 (13) 2
2 UBC (1-0) 264 (16)  1
3 Calgary (1-0) 220 7
4 Laval (0-1) 207 3
5 McMaster (2-0) 202 (1) 8
6 Carleton (1-1) 125 9
7 Western (1-1) 97 4
8 Manitoba (0-1) 76 5
9 Laurier (2-0) 62 10
10 Guelph (1-1) 41 6

Ont également reçu des votes : Concordia (33), Ottawa (18), Saskatchewan (15), Sherbrooke (10), Windsor (4), St. Francis Xavier (2), Regina (1), Mount Allison (1).

Des débuts fracassants pour Samuel Caron

Universitaire dimanche, 4 sept. 2016. 12:36

Carabins 24 - Rouge et Or 21 1:48

Christian Dufresne

QUÉBEC – Il y a un peu plus d’un an, Samuel Caron prenait une pause du football, rentrait chez lui, à Québec, et poursuivait ses études... à l’Université Laval. Il était loin de se douter à ce moment qu’il signerait sa première victoire en tant que quart partant sur ce campus.

En janvier dernier, Caron est retourné à Montréal rejoindre les Carabins avec qui il avait évolué en 2013 et 2014. Il a finalement gagné le poste de quart-arrière no 1 et sa prestation dans le gain de 24-21 des siens face au Rouge et Or lui permettra de le conserver.

Le produit du Cégep Lévis-Lauzon a beau être âgé de 23 et entamer sa troisième saison avec les Bleus, on traitait son premier départ au niveau universitaire comme celui d’une verte recrue.

L’étudiant-athlète de six pieds trois pouces a démontré une assurance et un calme pour diriger l’attaque de l’Université de Montréal de mains de maître, particulièrement en deuxième demie. Il a finalement terminé la rencontre avec 360 verges de gains aériens en complétant 27 de ses 39 tentatives de passe. Il n’a commis qu’une bévue majeure, une interception réalisée par le maraudeur Kevin McGee qui a bien anticipé sa passe.

« Je suis content de mon match et j’ai réussi à prouver que j’étais capable de jouer. Mes coéquipiers le savaient déjà, mais je leur ai donné encore plus confiance en moi », a indiqué le pivot qui s’est bien débrouillé avec ses jambes en gagnant 46 verges au sol.

« J’ai toujours dit que ce gars-là avait juste besoin d’une chance et qu’il allait montrer à tout le monde que ça aurait dû être lui depuis longtemps. C’est ce qu’il a fait », a mentionné le secondeur Alex Cromer-Émond qui était également le coéquipier de Caron à Lévis-Lauzon.

« Il n’avait pas joué l’an dernier. Il est arrivé ici comme un cheveu sur la soupe. Il a montré qu’il avait l’étoffe d’un grand quart-arrière. Je suis convaincu qu’il va continuer comme ça. On a tous confiance en lui dans l’équipe », a ajouté le capitaine des Carabins.

Le Rouge et Or avait préparé un plan de match pour stopper la course. Sean Thomas Erlington, qui avait fait très mal aux Lavallois à la Coupe Dunsmore, n’a pas été un facteur dans la victoire des Bleus.

La pression était donc sur Caron et ses receveurs qui ont montré qu’ils avaient développé une belle chimie. Les passes de Caron étaient précises et rapides et les receveurs ont fait le travail après les attrapés.

« Au début du match, je trouvais que ça allait un peu vite. Mais je pense que c’est comme ça pour tout le monde. C’était le premier match de la saison. Quand on s’est ajusté, ça s’est mis à bien aller. On a gagné le match, alors c’est ça l’important », a expliqué Caron qui a lancé une passe de touché à Guillaume Paquet.

« Pour un jeune qui n’avait pas joué depuis quelques années, il a été très bon. Pour faire ce qu’il a fait, dans un environnement hostile, ça démontre qu’on est chanceux d’avoir un jeune homme avec ses qualités. Il est très confiant et mature. Ses coéquipiers croient en lui », a souligné l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia.

Déjà privée des services du garde Marc Glaude, la ligne offensive a perdu un autre de ses soldats en début de rencontre alors que le garde Rémi Giguère est tombé au combat. Les Bleus ont donc opté pour garder un et même parfois deux joueurs dans la protection pour acheter du temps pour Caron. En fin de compte, la stratégie a été payante.

Un choix discutable

Avec huit secondes à faire au quatrième quart, tout pointait vers une prolongation. Posté à sa ligne de 29, le Rouge et Or a tenté un dernier jeu dans le but d’atteindre la zone des buts.

Aucun receveur ne s’est démarqué, Hugo Richard a dû improviser et il est finalement sorti en touche alors que le cadran signalait la fin du match. Une erreur, parmi plusieurs autres, qui a fait mal aux locaux.

« On a commis trop d’erreurs, a répété à plusieurs reprises l’entraîneur-chef des Lavallois Glen Constantin. Le jeu final, Hugo n’a pas bien paru. Mais on a été victime de cinq revirements. Le jeu culminant, c’est celui d’Hugo. Mais c’est un sport d’équipe et je n’accepterai jamais de porter le blâme sur un individu. Il va tirer une bonne leçon sur comment gérer les choses. »

Les entraîneurs ont indiqué après la rencontre qu’il restait assez de temps selon eux pour tenter le jeu avant un botté de précision.

Mais n’aurait-il pas été plus sage de permettre à Dominic Lévesque de simplement créer l’égalité avec un placement pour forcer le temps supplémentaire? Le Rouge et Or avait même eu la chance de se pratiquer pour la prolongation alors que sa rencontre préparatoire face aux Ravens de Carleton avait nécessité plus de 60 minutes pour départager un vainqueur.

Qu’à cela ne tienne, l’unité offensive du coordonnateur Justin Éthier a été en mesure d’inscrire trois touchés face à l’une des meilleures défenses au pays. La ligne offensive n’a concédé que deux sacs au redoutable front défensif des Bleus, une bonne nouvelle pour un quintette formé de quatre nouveaux partants.

« Je suis très satisfait de la première demie, a évalué Éthier en parlant de la ligne à l’attaque. La deuxième, ça aurait pu être mieux, mais on va travailler là-dessus. Ils sont jeunes. En général, on a fait de belles choses. Si vous m’aviez dit avant le match que nous marquerions trois touchés contre cette défensive, je vous aurais dit que c’est un bon départ. »

Constantin et Éthier avaient sur le cœur les revirements commis par leurs ouailles, particulièrement les échappés de Christopher Amoah sur une course et Antony Dufour sur un botté d’envoi. Si celui d’Amoah a seulement empêché son équipe de marquer des points, celui de Dufour sur un botté d’envoi a conduit au placement victorieux des Carabins.

« Les revirements, ça fait quelques années que ça nous fait mal contre cette équipe, affirmait Éthier avec probablement en tête la défaite de novembre dernier à la Coupe Dunsmore. Ç’a toujours été notre marque de commerce de pas en faire, et là il faut corriger cela. »

Sans l’utiliser comme une excuse, Constantin a mentionné que les entraînements avec contact sont maintenant rares avec le protocole pour les commotions. Les joueurs sont donc moins habitués à se faire plaquer en début de saison.

« Avec tous les protocoles de commotion, on ne plaque plus en entraînement. On va l’adresser. Mais c’est la même chose des deux côtés », a-t-il rappelé.

Le Rouge et Or prendra la route de Montréal lors de la deuxième semaine d’activités du RSEQ alors qu’il rendra visite aux Stingers de l’Université Concordia, samedi après-midi. Les Carabins ouvriront leur saison locale en recevant les Gaiters de l’Université Bishop’s, vendredi soir.

Le Vert & Or de Sherbrooke a battu les Gaiters 38-7

Universitaires samedi, 3 sept. 2016. 23:19

Vert et Or 38 - Gaiters 7 0:30

Le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke a battu les Gaiters de Bishop's 38-7 et a ainsi remporté sa neuvième Coupe du maire, samedi soir, au Coulter Field.

Le quart-arrière recrue du Vert & Or Alex Jacob-Michaud a lancé trois passes de touché à son baptême du football universitaire.

Des Carabins indisciplinés, mais victorieux

Universitaires samedi, 3 sept. 2016. 22:28

Carabins 24 - Rouge et Or 21 1:48

Christian Dufresne

QUÉBEC – Gagner un match contre le Rouge et Or, à Québec, c’est déjà difficile. Le faire avec 192 verges de pénalité, bonne chance!

C’est pourtant ce que les Carabins ont réussi, en plus de compléter une remontée, en l’emportant par la marque de 24-21, samedi, au Stade Telus.

Tirant de l’arrière 21-14, les Carabins ont inscrit un touché de 2 verges sur une course de Sean Thomas Erlington à la suite d’une longue poussée ponctuée de mauvaises pénalités avec 2:08 à faire au quatrième quart. Ils ont ensuite profité d’un échappé du retourneur Antony Dufour sur le botté de reprise pour marquer les points victorieux sur un placement de 16 verges de Félix Ménard-Brière avec 1:04 à jouer.

Le Rouge et Or s’est approché de la zone des buts de son adversaire, mais Hugo Richard a égrainé les huit dernières secondes du match au lieu d’arrêter le chronomètre pour permettre à son équipe de créer l’égalité. On tentait un jeu pour le touché, stratégie discutable en position de placement.

Les Bleus se sont tirés dans le pied à plusieurs reprises en écopant de pénalités d’indiscipline à de bien mauvais moments dans le match. Après une demie, les visiteurs avaient déjà 14 pénalités pour 137 verges. Il était donc difficile pour leur nouveau quart-arrière, Samuel Caron, de prendre du rythme.

Mais ce dernier a montré qu’il avait l’étoffe pour remplacer Gabriel Cousineau, particulièrement lors du dernier quart. Il a terminé la rencontre avec 27 passes complétées en 39 tentatives pour 360 verges avec une passe de touché et une interception. Il a aussi montré qu’il avait de bonnes jambes avec 46 verges au sol.

« Je lui ai dit avant le match qu’il avait une chance de se faire connaître ce soir. Je pense que maintenant c’est fait. Probablement quand il va aller à ses cours lundi, ils vont savoir que c’est lui le quart-arrière des Carabins », a mentionné l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia.

Si les Carabins ont nui à leur chance de gagner avec les pénalités, du côté du Rouge et Or, ce sont les revirements qui ont fait la différence. Au total, les Lavallois ont donné gratuitement le ballon à cinq reprises (2 échappés, 1 interception, 2 revirements sur 3e essai).

Les receveurs du Rouge et Or, décrit comme le meilleur groupe de position de l'équipe, a connu une soirée très ordinaire. Benoit Gagnon-Brousseau, qui a tout de même inscrit deux majeurs, a échappé une passe alors qu’il était libre pour un touché facile. Étienne Moisan a pour sa part fait dévier un ballon qu’il aurait dû capter et cela s’est transformé en interception.

« Ce sont des erreurs. On ne peut pas en faire autant contre une bonne équipe comme ça. Je suis quand même content de l’effort et du rendement de l’équipe. Si on minimise les erreurs, on va avoir une belle opportunité de compétitionner », a analysé le pilote des Lavallois, Glen Constantin.

« Ça fait 20 ans que je fais ce métier, je pense que ça passe à l’histoire, a affirmé Maciocia en parlant des nombreuses pénalités. Ce n’est pas une recette que je veux utiliser chaque semaine. »

Les Carabins ont donc remporté cinq des six derniers duels entre les deux grands rivaux du Réseau du sport étudiant du Québec. Il s’agissait du premier revers à domicile en saison régulière pour le Rouge et Or depuis 2004.

Les artistes de la remontée

Nicolas Narbonne Bourque a réalisé le jeu du match en causant l’échappé d’Antony Dufour sur le botté de reprise à la suite du touché qui créait l’égalité.

Malgré tout, le Rouge et Or s’était donné une chance pour l’emporter, mais la décision de tenter d’atteindre la zone des buts s’est retournée contre lui.

« On dit qu’on a un groupe de receveur extraordinaire et là-dessus le receveur n’a pas réussi à se découvrir. Hugo a dû partir à courir et c’est lui qui parait mal. Il s’est super bien comporté, mais il faut que du monde autour fasse des jeux », a commenté le coordonnateur offensif Justin Éthier qui était satisfait du travail de sa jeune ligne à l’attaque.

Le Rouge et Or semblait en plein contrôle du match après les deux premiers quarts menant 14-2.

Le demi offensif Christopher Amoah a marqué le premier touché de la rencontre en complétant une poussée offensive de trois jeux avec une course de 11 verges. Les Bleus avaient laissé un terrain court aux Lavallois en raison d’une pénalité sur le dégagement. Amoah a fait tout le travail seul avec des courses de 8 et 19 verges avant d’inscrire le majeur.

Le deuxième touché du Rouge et Or a aussi été sur un jeu de 11 verges, mais cette fois c’était une passe de Richard à l’endroit de Gagnon-Brousseau.

Benoit Gagnon-BrousseauLes Carabins se sont inscrits au pointage au premier quart lorsque le Rouge et Or a concédé un touché de sûreté après avoir été repoussé profondément dans son territoire.

« Quand on vient au PEPS, on se dit que si on garde le match serré, on va se donner une chance au quatrième quart. À 14-2, on ne pouvait pas donner un autre touché. On a trouvé une façon de les limiter en faisant quelques changements », a expliqué Maciocia.

« On a très bien commencé, a convenu Amoah qui a gagné 84 verges au sol. On a pu trouver une cohésion dès le départ et prendre du momentum. Malheureusement, on a perdu ce momentum en deuxième demie. On s’est battu jusqu’à la fin, mais ça ne s’est pas terminé comme on le voulait. »

Après une première demie plutôt tranquille, l’attaque des Carabins s’est activée dès sa première série offensive du troisième quart. Guillaume Paquet, qui a été le meilleur receveur de l’UdeM avec 112 verges en sept réceptions, a capté une courte passe de Samuel Caron et a filé sur 48 verges pour le majeur. L’écart était alors rétréci à 14-9.

Avant la fin du troisième quart, Ménard-Brière, qui s’occupe de tous les bottés à l’UdeM cette saison, a réussi un placement de 22 verges pour permettre aux siens de s’approcher à deux points (14-12).

Le secondeur lavallois Marc-Antoine Varin a disputé une excellente rencontre dans la défaite. Le nouveau partant a réussi 12 plaqués, dont deux pour des pertes.

Chez les Carabins, le garde Marc Glaude n’a pas disputé la rencontre en raison d’une blessure. Comble du malheur, le garde Rémi Giguère s’est blessé tôt dans la rencontre.

Du côté du Rouge et Or, le receveur Félix Faubert-Lussier n’était pas en uniforme. Ce dernier n’est pas totalement remis de sa blessure à un fléchisseur de la hanche et ne voulait courir aucun risque.

Avant la rencontre, l’organisation de l’Université Laval a honoré une ancienne du programme, Karen Paquin, qui a remporté la médaille d’or en rugby à sept féminin aux Jeux olympiques de Rio.

Tous les ingrédients pour une saison intrigante

Universitaires samedi, 3 sept. 2016. 15:28

Nouvelle saison, même rivalité 3:38

Christian Dufresne

Le coup d’envoi de la saison de football universitaire québécois a été donné vendredi soir au Stade Percival-Molson et les amateurs de ballon ovale seront bien servis en 2016.

Les Carabins et le Rouge et Or, sur papier du moins, demeurent les deux grandes puissances du Réseau du sport étudiant du Québec, mais l’écart semble encore se resserrer avec les quatre autres équipes.

Je ne suis pas en train de dire que nous verrons les Redmen venir à bout de l'UdeM ou de l'Université Laval cette saison, mais le dernier tiers de la ligue est maintenant mieux outillé pour faire face à la compétition.

Des pointages de 78-6 comme ce fut le cas dans la victoire de l’Université Western contre celle de Windsor en Ontario, ça ne devrait pas se produire au Québec. Du moins, je l’espère parce que ces rencontres outrageusement dominées ne servent personne.

Un classement différent à 2015

On devrait avoir les mêmes quatre équipes que l’an dernier en éliminatoires cette année. La seule différence sera selon moi leur classement final.

Qu’ils le veuillent ou non, avec 20 des 24 partants de retour et deux participations consécutives à la Coupe Vanier, les Carabins partent favoris. Si leur nouveau quart-arrière Samuel Caron ne commet pas d’erreur et met le ballon dans les mains des athlètes offensifs, c’est une équipe qui n’éprouvera pas de problème en attaque. Avec une défense qui devrait être aussi dominante qu’en 2015, je place l’Université de Montréal au premier rang du classement du RSEQ.

Le Rouge et Or devrait suivre derrière. Une victoire lors du match inaugural face aux Carabins leur procurait une bonne dose de momentum et ma prédiction pourrait bien prendre le champ dès la première semaine. Avec une équipe plutôt jeune, il ne faut pas s’attendre à des débuts fracassants. Mais les équipes du Québec, et du Canada, devront être prêtes pour novembre parce que la talentueuse équipe de l’Université Laval atteindra son plein potentiel pour les éliminatoires.

Bénéficiant d’un calendrier plus favorable, je crois que les Stingers parviendront à devancer le Vert & Or pour la troisième position. Mais si le Rouge et Or termine deuxième, cela voudrait dire une autre visite au PEPS en novembre, comme ce fut le cas lors des deux premières années de l’ère Mickey Donovan. Bonne ou mauvaise chose… à vous d’en juger!

Malgré une ligne offensive qui arrive à maturité, c’est tout un test qui attend le Vert & Or cette saison. La lutte devrait être féroce pour les deux dernières places donnant accès aux éliminatoires. Si les Redmen ne commettent pas autant de revirements que dans leur revers face aux Stingers, pourraient-ils s’inviter dans la danse de novembre?

Ce que je souhaite avant tout en 2016, c’est une ligue compétitive et un bon spectacle pour les amateurs de football. Je ne crois pas être le seul à vouloir un jour vous écrire que toutes les formations ont une chance au titre avant le début de la campagne. Y sommes-nous dès cette année? Les Carabins et le Rouge et Or semblent encore se diriger vers une autre confrontation à la Coupe Dunsmore, mais les prochains mois nous le diront. Mais avec les hommes de football en place dans nos six universités québécoises, nous pouvons dire sans gêne que le Québec demeure une puissance au football canadien en 2016.

Le chemin vers la Coupe Vanier sera encore une fois ardu pour le gagnant de la finale québécoise. L’une des demi-finales canadiennes opposera de nouveau le Québec à l’Ontario. Cette fois, les représentants québécois auront la chance d’accueillir Western, Guelph, McMaster ou qui sait, Carleton ou Wilfrid Laurier, si l’un deux cause une certaine surprise.

Le Hec Crighton de retour au Québec?

La dernière fois que le joueur par excellence au pays provenait du Québec, il faut remonter à 2013 lorsque le quart-arrière des Gaiters Jordan Heather a remporté le prestigieux trophée Hec Crighton. Lors des deux dernières années, c’est le pivot des Dinos, Andrew Buckley, qui a reçu l’honneur. Ce dernier a fait le saut chez les professionnels avec les Stampeders.

En novembre dernier, le porteur de ballon Sean Thomas Erlington a joué un rôle capital dans les succès des Carabins. Avec un nouvel homme de confiance derrière le centre, il devrait être le point focal de l’attaque des Bleus en 2016.

Thomas Erlington semble dans une forme physique remarquable et je crois qu’il sera le joueur par excellence du RSEQ en 2016. Les 1000 verges au sol sont atteignables pour lui - s’il demeure en santé - avec le retour de tous les gros bonshommes sur la ligne offensive. Attendez-vous à le voir toucher au ballon par la passe aussi. 

Hugo RichardLes rôles pourraient bien être inversés cette saison alors qu’on pourrait voir le Rouge et Or, traditionnellement reconnu pour donner la priorité au jeu au sol, lancer le ballon à profusion. Hugo Richard est à sa troisième année, le groupe de receveurs est l’un des plus complets au pays et la ligne offensive est jeune. Tous des éléments qui pourraient forcer Justin Éthier a sélectionné des jeux aériens courts où les receveurs auront le ballon rapidement entre leurs mains pour ensuite gagner des verges après l'attrapé. Bref, Hugo Richard, qui avait été finaliste en 2014, pourrait être dans la discussion cette année.

Traditionnellement un trophée remis à un joueur offensif, le Hec Crighton pourrait-il être octroyé à un étudiant-athlète défensif? Je ne crois pas, mais si Mathieu Betts bat le record de sacs, ajoute des échappés forcés et une interception, on pourrait aussi le voir apparaître chez les finalistes. Les secondeurs Alexandre Gagné du Vert & Or et Frédéric Chagnon des Carabins ainsi que le récipiendaire de 2015, Jonathan Boissonneault-Glaou de l'UdeM, feront la lutte à Betts pour le titre de joueur défensif du Québec.

Il faut aussi mentionner Trenton Miller qui avait été le joueur par excellence du RSEQ l'an dernier. Si on voit le Miller de la deuxième demie du match contre les Redmen, il pourrait de nouveau recevoir cet honneur.

Plusieurs candidats sont pressentis dans le reste du Canada, particulièrement en Ontario avec le quart-arrière Asher Hastings des Marauders de McMaster. Ce dernier a fracassé le record pour les passes de touché l’an dernier et a connu une première sortie remarquable la semaine dernière. Dans l’Ouest, Michael O’Connor des Thunderbirds de UBC est considéré comme le meilleur pivot au pays, mais son équipe sera attendu de pied ferme cette saison. Malgré tout, il a le talent pour remporter le trophée et qui sait, peut-être devenir le meilleur quart-arrière à être passé par les rangs universitaires canadiens. Mais cette discussion aura lieu dans quelques années…

Il ne me reste qu’à vous souhaiter une bonne saison à tous, à vous amateurs de football de la province et surtout à nos étudiants-athlètes juvéniles, collégiaux et universitaires. Je vous souhaite avant tout de la santé puisque l’important, après tout, c’est d’être en forme pour aller à vos cours mardi!

Les Stingers profitent des gaffes de McGill

Universitaires vendredi, 2 sept. 2016. 22:30

Stingers 30 - Redmen 16 0:37

Les Stingers de Concordia a su profiter de la douzaine de revirements causés par les Redmen de McGill pour s’imposer 30-16 dans le premier match de la saison du circuit universitaire québécois, vendredi, au Stade Percival-Molson.

Le quart des Stingers a complété 33 de ses 46 passes tentées pour des gains de 375 verges, trois touchés et deux interceptions.

Les deux quarts utilisés par les Redmen au cours de la rencontre, Frédéric Paquette-Perrault et Nicolas English ont quant à eux été victimes d’un total de cinq interceptions.

Les Redmen ont également perdu le ballon à trois reprises sur des échappés en plus d’en perdre possession en quatre occasions sur un troisième essai raté.

Rester au sommet, le défi des Carabins de l'Université de Montréal

Universitaires jeudi, 1 sept. 2016. 22:30

Les Carabins vers une 3e finale de suite? 1:55

Christian Dufresne

MONTRÉAL – L’étiquette de favoris du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), Danny Maciocia et les Carabins de l’Université de Montréal n’en veulent pas.

Les Bleus ont pourtant soulevé la Coupe Vanier en 2014 et étaient à quelques minutes de compléter une remontée face à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), l’an dernier, pour répéter l’exploit.

« Favoris au Québec? Je ne pourrais pas dire. En 2015, on était une autre équipe complètement. Cette année, nous sommes en 2016. Je ne pense pas que personne ne parte favori. Tout le monde doit se prouver », a indiqué le secondeur de quatrième année, Frédéric Chagnon.

« Avec tout le respect que j’ai pour la LCF, on est 27 équipes dans le réseau universitaire canadien. C’est très difficile de se rendre au championnat national chaque année. Mais si tu as un bon noyau et tu recrutes bien, au moins tu te donnes des chances », a mentionné Maciocia qui entame sa sixième année à la tête du programme de l’UdeM.

Le succès n’est toutefois pas monté à la tête des joueurs et entraîneurs des Carabins.

« C’est une équipe qui est hyper motivée. Les gars sont frustrés de la dernière défaite (à la Coupe Vanier). C’est un match qui s’est décidé dans la dernière minute, ça rendait le revers encore plus difficile à avaler. Chaque année, c’est à recommencer », a convenu le coordonnateur offensif Marco Iadeluca, qui a conduit Équipe Québec à la conquête de la Coupe Canada cet été.

« Il faut se faire confiance et tous travailler dans la même direction, peu importe qui est notre adversaire, a souligné le receveur de deuxième année Louis-Mathieu Normandin. Même dans l’adversité, il faut rester une famille unie. C’est vrai que c’est difficile d’aller à la Coupe Vanier trois années de suite, mais si Laval l’a fait, on est capable aussi. »

Seuls trois programmes ont réussi l’exploit de participer à au moins trois finales canadiennes de suite : le Rouge et Or, qui détient le record avec 4 présences en autant d’années (2010 à 2013), les Huskies de l’Université de la Saskatchewan (2004 à 2006) et les Huskies de Saint Mary’s (2001 à 2003).

Si bien des observateurs considèrent les Carabins comme favoris dans la Belle Province, dont l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin dans un but avoué de leur mettre de la pression, c’est en grande partie en raison du retour de 20 des 24 partants.

En attaque, seulement deux joueurs ont terminé leur parcours universitaire lors du revers de 26-23 face à UBC. L’un d’entre eux, le quart-arrière Gabriel Cousineau, est toutefois un énorme – si ce n’est pas un gigantesque – morceau à remplacer.

Tout pointait vers Hugo Henderson pour devenir le quart numéro un des Carabins. Ce dernier a toutefois annoncé dans la deuxième semaine d’août qu’il prenait une pause du football ce qui a augmenté les inquiétudes au poste de quart chez les Bleus.

Samuel CaronLes yeux se sont donc tournés vers celui qui était dans la lutte avec Henderson au camp printanier, Samuel Caron. Ironiquement, le grand pivot de six pieds trois pouces avait lui-même pris ses distances du football en 2015 avant de revenir à l’UdeM cet hiver.

Caron semble avoir la position de tête pour le poste étant donné qu’il était le partant lors du match préparatoire des Carabins. Le produit du Cégep Lévis-Lauzon a complété 18 de ses 26 passes pour 239 verges, lançant une passe de touché et une interception dans le gain de 37-33 des siens face aux Golden Hawks de Wilfrid Laurier.

« C’est ce que je visais quand je suis revenu. Je voulais compétitionner pour le poste de partant et éventuellement l’obtenir. Il n’y a encore rien de fait, mais je pense être sur la bonne voie », a estimé Caron qui semble avoir déjà développé une bonne chimie avec Normandin.

Pierre-Luc Varhegyi, qui effectue lui aussi un retour chez les Bleus, Gabriel Archambault et la recrue Éric Parr sont les autres quarts-arrières dans la lutte avec Caron.

« Les quatre ont bien performé (dans le match préparatoire). Je suis beaucoup plus à l’aise aujourd’hui que je ne l’étais avant le début du camp », a évalué Maciocia, qui a comparé Parr à un jeune Gabriel Cousineau, mais qui a besoin d'être « coaché ».

Le demi-inséré Philip Enchill est l’autre étudiant-athlète qui doit être remplacé dans l’unité offensive. Son départ soulève beaucoup moins de questions que celui de Cousineau, qui est resté dans le giron des Bleus en tant qu’entraîneur des receveurs, puisque le groupe compte déjà des joueurs établis à cette position. Normandin, Régis Cibasu, Guillaume Paquet et Samuel Nadeau-Piuze ont de l'expérience derrière la cravate. Quelques recrues, dont Karym Kartsonis, Simon Losier et Vincent Campbell, pourraient voir du terrain dès leur première saison.

La ligne offensive des Carabins est sensiblement la même que l’an dernier, un point sécurisant pour Maciocia et Iadeluca avec un nouvel homme de confiance derrière le centre. Les Gustave Sylvestre, Rémi Giguère, Jean-Christophe Labrecque, Marc Glaude et Arnaud Gendron-Dumouchel tenteront de prolonger les succès du jeu au sol de l’équipe en plus de protéger leur quart-arrière. Glaude est le seul du groupe qui pourrait rater la rencontre inaugurale de samedi à Québec en raison d’une blessure.

Le porteur de ballon Sean Thomas Erlington tentera de reprendre là où il a laissé l’an dernier, lui qui avait gagné 110 verges à la Coupe Vanier, 170 en demi-finale canadienne et 199 à la Coupe Dunsmore.

Avec un nouveau pivot, il ne serait pas surprenant de voir les Bleus privilégier l'attaque terrestre en début de saison, situation contraire à 2015 où le jeu aérien était prédominant pour commencer le calendrier régulier.

Un front défensif redoutable

Junior Luke, Frédéric Chagnon et Alex Cromer-Émond : ce sont tous des noms qui pourraient être prononcés lors du repêchage de la LCF en mai 2017.

Ces trois joueurs feront encore partie d’un front défensif qui a causé bien des maux de tête en 2015. L’unité défensive montréalaise a été la meilleure au Canada pour arrêter la course en 2015 et la deuxième au chapitre des points accordés derrière l’Université Laval avec 13,6 points par match.

Junior Luke, Jonathan Boissonneault-Glaou, Émile Charron-Ligez et Mathieu DupuisLuke, un plaqueur défensif que les équipes de la LCF s’arracheront au repêchage, ancrera une ligne défensive qui compte sur le retour du rapide et puissant ailier défensif Jonathan Boissonneault-Glaou. Émile Charron-Ligez, qui peut autant évoluer comme ailier que plaqueur défensif, les plaqueurs défensifs Mathieu Dupuis et Karl Prévost ainsi que l’ailier défensif Maxime Dionne sont tous de retour.

Cromer-Émond et Chagnon, qui ont été affligés par des blessures en 2015, reprennent leur place chez les secondeurs. Ils auront un nouveau coéquipier dans leur trio puisque Jean-Christophe Touchette a mis fin à sa carrière de footballeur. Grégory Jean-Joseph ou la recrue Brian Harelimana obtiendra le départ face au Rouge et Or, samedi.

Harelimana, un ancien du Cégep Vanier, Jean-Philippe Lévesque du Cégep Lévis-Lauzon, joueur défensif par excellence en division 1 l’an dernier, ainsi que le produit des Nomades du Cégep Montmorency Samuel Rossi étaient trois secondeurs recrues très populaires dans le marché du recrutement. Ils verront assurément du temps sur les unités spéciales et sont de bonnes polices d’assurance en cas de blessure.

« On va trouver une façon de les garder tous heureux. Il ne faut pas oublier que l’an dernier nous avons perdu deux partants (durant la saison) et qu’on jouait avec des demis défensifs. C’est quelque chose qu’on voulait éviter à tout prix », a rappelé Maciocia, le coordonnateur défensif de la formation.

La tertiaire sera formée par des joueurs qui ont maintenant une année de service dans le corps. Le maraudeur François Hamel, qui est aussi le retourneur des dégagements, les demis de coin Zacary Alexis et Jordan Perrin ainsi que le demi défensif Jean-Sébastien Bélisle étaient tous des recrues en 2015.

Cette jeune unité tertiaire pourra-t-elle obtenir les mêmes succès que l’an dernier? Elle sera testée d’entrée de jeu alors que le Rouge et Or aligne un excellent et diversifié groupe de receveurs avec un quart de troisième année, Hugo Richard.

La tertiaire a bien failli avoir un peu plus de profondeur, mais le demi défensif Maïko Zepeda, qui s’est blessé en s’entraînant en vue du camp des Alouettes, ne pourra pas revenir au jeu cette saison.

Toutes les tâches à Ménard-Brière?

La situation du botteur de placement des Carabins a été problématique tout au long de la dernière saison.

Louis-Philippe Simoneau n’est pas de retour en 2016 si bien que Félix Ménard-Brière pourrait aussi s’acquitter des tentatives de bottés de précision en plus des dégagements et des bottés d'envoi.

Félix Ménard-BrièreTrès précis sur les dégagements, Ménard-Brière a travaillé en compagnie de Denis Boisclair, l’entraîneur des botteurs, sur l’aspect mental pour se démarquer sur les placements.

« Je pense que ce sera ma force. À ce niveau, nous sommes tous très bons et c’est ce qui fait la différence quand c’est le temps de faire des bottés », a expliqué l’étudiant en architecture du paysage.

Ménard-Brière, qui amorce sa quatrième campagne universitaire, aimerait s’occuper des trois tâches pour montrer tout son savoir-faire aux équipes professionnelles.

« Je suis confiant que je suis capable. En plus, je pourrais montrer aux équipes professionnelles que je pourrais être leur homme pour faire tous leurs bottés », a souhaité l’athlétique botteur qui a couru un sprint de 40 verges de 4,55 secondes au Défi Est-Ouest.

David Deschamps, qui a botté les placements à compter de la demi-finale canadienne, et la recrue Michael Arpin sont les autres rivaux de Ménard-Brière au camp.

CALENDRIER 2016

Samedi 3 septembre, 19 h, à Laval
Vendredi 9 septembre, 19 h, c. Bishop’s
Vendredi 16 septembre, 19 h, c. Concordia
Samedi 24 septembre, 13 h, à Acadia
Samedi 1er octobre, 14 h, à Sherbrooke
Samedi 15 octobre, 14 h, c. Laval
Dimanche 23 octobre, midi, c. Sherbrooke
Samedi 29 octobre, 14 h, à McGill

Fiche en 2015 : 6-2, 2e rang, défaite à la Coupe Vanier face à UBC

Un vent de fraîcheur souffle sur la troupe de Glen Constantin

Universitaires mercredi, 31 août 2016. 22:52

Expérience et jeunesse à Laval 2:18

Christian Dufresne

QUÉBEC - C’est un véritable virage jeunesse qui s’est enclenché chez le Rouge et Or lorsqu’on compare la dernière édition avec celle qui sautera sur le terrain, samedi soir, dans une reprise de la Coupe Dunsmore face aux Carabins.

Glen Constantin doit remplacer environ la moitié de ses partants cette saison, dont quatre sur la ligne offensive, le principal point d’interrogation à l’approche du calendrier régulier.

« Je ne me rappelle pas de la dernière fois que nous avons eu un aussi gros roulement de personnel, tentait de se remémorer l’entraîneur-chef qui entame sa 16e campagne à la barre du Rouge et Or. Ça nous rajeunit beaucoup. C’est un bon défi. C’est beaucoup de nouveaux visages et de nouveaux rôles pour les joueurs. Ça fait une nouvelle identité pour l’équipe. »

« Il y a un vent de fraîcheur, a reconnu Félix Faubert-Lussier qui effectue un retour à Laval après un passage sur l’équipe d’entraînement des Tiger-Cats. La mentalité reste la même, mais les joueurs changent. Tout le monde est très motivé par le défi devant nous. On regarde vers l’avant et il n’y a plus d’histoire de record et d’invincibilité à la maison. On va pouvoir tous jouer sans retenue. »

Signe que la roue tourne, il ne reste que sept Lavallois de la dernière conquête de la Coupe Vanier en 2013. Cinq autres étudiants-athlètes faisaient partie de l’organisation, mais n’avaient pas été insérés dans la formation de 46 joueurs.

« Les gars vont écrire leur propre histoire », a lancé Constantin, dont la troupe s’est inclinée sur le dernier jeu de la finale québécoise pour une deuxième année de suite en 2015.

Le groupe est évidemment moins expérimenté, mais l’excellent recrutement permet à l’équipe de Québec de conserver sa profondeur à chaque position. L’objectif à Laval sera d’atteindre son plein potentiel au moment de rentrer dans la danse de novembre.

« Le mot d’ordre pour nous est de progresser de semaine en semaine. Nous avons du talent et c’est l’expérience qu’il nous manque un peu. Alors c’est d’en acquérir de semaine en semaine et de prendre de la maturité. On verra où nous serons à la fin octobre à la veille des éliminatoires », a évalué Constantin dont le règne est le quatrième plus long encore actif du réseau universitaire canadien.

« On travaille très fort en entraînement. Ça va être une équipe qui va progresser beaucoup durant l’année, contrairement à d’autres années où c’était moins le cas. Idéalement, quand va venir novembre, nous allons être à notre meilleur », souhaite le quart-arrière de troisième année Hugo Richard qui vise la première Coupe Vanier de sa carrière.

D’ailleurs, la relève de l’Université Laval a étalé toutes ses aptitudes et a montré du caractère durant le match préparatoire de l’équipe face aux Ravens de l’Université Carleton. Avec un pointage de 29-14 en faveur des Ontariens au début du quatrième quart, c’est la deuxième unité offensive qui a permis aux Lavallois d’effectuer une remontée pour l’emporter 36-29 en prolongation.

Reconstruire le « crew »

L’Université Laval a vu huit de ses étudiants-athlètes être réclamés au repêchage en mai, dont les joueurs de ligne offensive Philippe Gagnon, Charles Vaillancourt et Jason Lauzon-Séguin dès le premier tour.

Avec la fin du parcours universitaire du centre Vincent Levitt, le bloqueur Jean-Simon Roy est le seul partant du « crew » [surnom de la ligne offensive] qui est de retour. Comble du malheur, ce dernier s’est blessé à un bras lors de la rencontre préparatoire et il serait surprenant de le voir en uniforme pour le match d’ouverture au Stade Telus.

Le bloqueur à droite Francis Chabot, un joueur de troisième année, sera le joueur le plus expérimenté face au menaçant front défensif des Bleus. Le centre recrue Samuel Lefebvre et le garde à droite de deuxième année Samuel Thomassin ne manquent pas de talent, mais ceux qui doivent être comme les cinq doigts de la main devront travailler sur leur cohésion, comme l'a démontré la première demie de la partie présaison.

« On sort d’un cycle où nous étions très expérimentés sur la ligne à l’attaque et beaucoup plus jeune à la position de quart-arrière. Le cycle est inversé. En début d’année, notre attaque aérienne devra être efficace. On devra faire de gros jeux pour donner le temps à cette ligne à l’attaque de travailler ensemble et de trouver une chimie », avait exprimé le coordonnateur offensif Justin Éthier après le gain face aux Ravens.

Il s’agit donc d’un bon défi pour l’entraîneur de la ligne offensive, Carl Brennan, dont l’expertise est reconnue partout au pays. Parmi les autres recrues sur la ligne à l’attaque, on retrouve les imposants Ketel Assé (Montmorency, 6’6’’, 295 livres) et Philippe Cantin (Saint-Jean-sur-Richelieu, 6’4’’, 300 livres)

Tyrone PierreÀ l’opposé de la ligne offensive, le groupe de receveurs regorge d’athlètes qui se battront pour les quelques postes disponibles. Faubert-Lussier, Félix Lechasseur, Tyrone Pierre, Nicolas Gobeil, Étienne Moisan, Benoît Gagnon-Brousseau et Antony Dufour ont tous au minimum trois années d’expérience au sein de l’unité de Justin Éthier. Et cela est sans compter l’athlétique ailier rapproché/centre-arrière Antony Auclair.

« On a une abondance. On en a des grands, des petits, des vites, a décrit Constantin. Nous avons toutes sortes de receveurs qui sont rendus à maturité. [...] Mais ça prend une ligne offensive. C’est le point névralgique de l’équipe. Il faut qu’on soit créatif pour mettre le ballon dans les mains de nos receveurs rapidement. »

Le quart-arrière Hugo Richard aura donc l’embarras du choix quand Éthier n’appellera pas un jeu de course avec les porteurs Christopher Amoah, Vincent Alarie-Tardif ou Sébastien Serré.

Constantin et Éthier ont prié l’ancien pivot du Cégep Vanier d’être plus rassembleur cette année. Richard est un athlète très exigeant envers lui-même, ce qui pouvait parfois affecter le reste de l’attaque. Le pilote du Rouge et Or lui a demandé de travailler sur ce point et il semble avoir compris le message.

« J’ai vu de l’amélioration. La semaine passée (lors du match préparatoire), il a commis une interception et il est revenu au banc presque zen, ce que nous n’aurions pas vu dans le passé », a observé Constantin qui veut que Richard soit un leader pour sa troupe.

« C’est vraiment mon année de recrutement qui essaie de reprendre le leadership de cette équipe, a révélé Richard qui avait connu une année recrue du tonnerre il y a deux ans. Le Rouge et Or a connu beaucoup de gloire par le passé. Nous voulons le ramener à cette hauteur pour montrer que ce n’était pas seulement dans le passé. »

Le train Mathieu Betts

L’ailier défensif Mathieu Betts a livré la marchandise – et même plus – à sa première saison. Le produit des Spartiates du Vieux Montréal a été nommé la recrue par excellence au Canada grâce à ses 12 sacs du quart – un sommet au pays –, un demi de moins que le record canadien.

Également finaliste pour le meilleur joueur de ligne du Sport interuniversitaire canadien, Betts sera assurément un joueur qui saura tirer son épingle du jeu en 2016. Son potentiel ne semble pas avoir de limite si bien que ses adversaires devront encore subir ses violents plaqués.

Vincent Desjardins, Edward Godin et Mathieu BettsL’ailier défensif Edward Godin, qui commence sa quatrième saison à l’Université Laval, est également dangereux ce qui empêche les équipes adverses de doubler Betts trop souvent. Le centre de la ligne est solide avec les Marc-Antoine Ouellet, Vincent Desjardins, Marc-Olivier East et Clement Lebreux pour se partager la besogne. Ugo Cavalancia est sur la touche, mais on le reverra cette saison aussi.

« C’est eux qui ont le plus d’expérience dans notre défense. Ça va aider à solidifier notre front. C’est souvent où on a eu de la difficulté contre les Carabins qui ont bien couru avec le ballon contre nous. On va être plus solide de ce côté », a souligné Constantin qui est l’entraîneur de la ligne défensive.

Cette ligne défensive efficace facilitera le travail des secondeurs Daniel Tshiamala, Cédric Lussier-Roy et Marc-Antoine Varin qui doivent chausser les souliers de Mathieu Masseau, Shayne Gauthier et Guillaume Tremblay-Lebel. Tshiamala, un joueur très physique, a vu sa demande de compassion être acceptée mercredi et pourra enfiler les épaulettes samedi. Il a joué avec les X-Men de StFx l'an dernier, mais voulait se rapprocher de son frère et de sa soeur étant donné que ses parents sont tous deux décédés en 2014.

Du côté de la tertiaire, le demi de coin Alex Hovington, admissible au repêchage de la LCF, est en pleine santé et défendra le côté court. Le vétéran demi défensif Gabriel Marcoux, le demi de coin Raphaël Robidoux et le maraudeur Kevin McGee auront tous des rôles accrus comparativement à l’an dernier.

Le demi défensif recrue Adam Auclair, frère cadet d’Antony, sera partant dès son baptême à l’université.

Le botteur Dominic Lévesque a tourné la page depuis longtemps sur son placement bloqué qui avait donné la victoire aux Carabins à la Coupe Dunsmore. Il aura un nouveau spécialiste des longues remises, la recrue Marc-Antoine Bellefroid, ainsi qu’un nouveau teneur, Christian Dallaire.

CALENDRIER 2016

Samedi 3 septembre, 19 h, c. Montréal
Samedi 10 septembre, 15 h, à Concordia
Dimanche 18 septembre, midi, c. Sherbrooke
Samedi 24 septembre, 13 h, à Mount Allison
Dimanche 2 octobre, 13 h, c. McGill
Samedi 15 octobre, 14 h, à Montréal
Dimanche 23 octobre, 13 h, c. Bishop’s
Samedi 29 octobre, 16 h, à Sherbrooke

Fiche en 2015 : 7-1, éliminé à la Coupe Dunsmore par les Carabins

Faubert-Lussier veut redonner au programme de l'Université Laval

Universitaires jeudi, 1 sept. 2016. 12:32 Félix Faubert-Lussier
Félix Faubert-Lussier (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Le Rouge et Or de l’Université Laval ne s’attendait pas à revoir Félix Faubert-Lussier dans ses rangs en 2016.

Au début du mois d’août, après mûre réflexion, le polyvalent receveur a décidé de rentrer au bercail. Ralenti par deux blessures, le choix de cinquième tour des Tiger-Cats de Hamilton a passé la saison sur l’équipe d’entraînement, ce qui lui laissait l’option de revenir disputer sa cinquième et dernière campagne universitaire.

« Les Tiger-Cats m’ont donné le choix. Ils pensaient que c’était une meilleure idée que je retourne à l’université puisque j’avais pris trop de retard. Ils ne voulaient pas me perdre. J’aurais pu rester. Peut-être qu’ils m’auraient libéré, peut-être qu’ils m’auraient gardé et m’auraient utilisé », a expliqué le vainqueur de deux coupes Vanier dans un entretien téléphonique.

« J’étais surpris. C’est un joueur de calibre professionnel. Si ce n’était pas des blessures, je ne pense pas qu’on l’aurait revu ici. J’étais heureux pour nous », a mentionné l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin.

Félix Faubert-Lussier s’ajoute à un groupe de receveurs très diversifié. Le Rouge et Or n’était pas à plaindre à cette position avant le retour du no 21, mais il amènera de l’expérience au sein d’une équipe qui a perdu plusieurs éléments importants.

« Quand on s’est parlé, je voulais m’assurer qu’il revenait parce que c’était son désir et qu’il ne venait pas ici à reculons. Je suis content de son attitude. Il nous amène du leadership et de la maturité dont nous avions besoin », a souligné Constantin dont la troupe a rajeuni cette saison.

« Le choix a été facile pour moi. J’ai envie de redonner aux jeunes et à mon programme », a fait savoir celui qui a capté 42 passes pour 514 verges de gains en 2015 avec trois touchés

« Quand j’ai pris la décision de revenir à Québec, c’était pour aider le programme à gagner une Coupe Dunsmore en 2016 et ultimement une Coupe Vanier. C’était une occasion d’amener un groupe de 80 jeunes vers un but commun. Je pense que je peux grandir de ça, devenir un meilleur leader et une meilleure personne », a convenu le produit des Spartiates du Vieux Montréal.

Faubert-Lussier a repris l’entraînement mardi, lui qui avait subi une déchirure dans un muscle du fléchisseur de la hanche au mois de juillet. On pourrait donc le voir en uniforme dès la première rencontre de la saison, samedi soir, face aux Carabins.

Le quart-arrière Hugo Richard, qui a toujours eu une belle complicité avec Faubert-Lussier, se réjouit d’avoir une arme de plus en attaque.

« Un receveur de ce calibre-là et qui a eu de l’expérience chez les pros, ça peut toujours être bénéfique pour nous. On ne faisait pas pitié sans lui. Mais Justin (Éthier, le coordonnateur offensif) va vous le dire et moi aussi : on est tous très contents qu’il revienne et ça va nous aider à devenir une meilleure équipe », a lancé le pivot de troisième année.

Félix Faubert-LussierFaubert-Lussier reprendra donc son poste de demi-inséré. Éthier aime aussi le bouger un peu partout dans son attaque, que ce soit comme centre-arrière ou ailier rapproché étant donné qu’il est extrêmement bon pour trouver les trous dans les couvertures adverses.

« C’est un joueur intelligent qui reconnaît bien les couvertures. C’est sûr que ça rend mon travail plus facile quand il s’ajuste », a reconnu Richard.

Félix Faubert-Lussier avait prévu compléter son baccalauréat à l’hiver après la saison de la LCF. Il retournera donc plus tôt que prévu sur les bancs d’école tout en ajoutant deux autres cours pour être étudiant à temps plein, une norme de Sport interuniversitaire canadien pour être admissible à sauter sur le terrain.

Son contrat avec les Ticats a pris fin quand il a été retiré de l'équipe d'entraînement, mais Hamilton conserve ses droits. À moins d’un revirement exceptionnel, l’organisation lui offrira une nouvelle entente durant la saison morte.

Hautes ambitions pour Trenton Miller et les Stingers de l'Université Concordia

Universitaire mercredi, 31 août 2016. 08:23

Deux équipes sans complexes 2:06

Christian Dufresne

Le RDS.ca vous présente cette semaine une série d'articles pour lancer la saison de football universitaire québécois qui se mettra en branle vendredi.

MONTRÉAL – Trenton Miller n’a pas mis de temps à s’adapter au football canadien à sa première saison à l’Université Concordia.

Le quart-arrière américain de 21 ans est devenu le partant des Stingers dès le troisième match et il n’a jamais perdu le poste par la suite.

Miller a terminé le calendrier régulier avec 66 % de passes complétées amassant 2384 verges aériennes et 20 passes de touché en route vers le titre de joueur par excellence dans le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Les attentes sont donc élevées pour les Stingers avec le retour de leur prolifique pivot. À l’an 3 de l’ère de l’entraîneur-chef Mickey Donovan, joueurs et entraîneurs n’hésitent pas quand on leur demande quelle est leur ambition pour 2016 : gagner la Coupe Vanier.

« Notre objectif principal est de gagner la Coupe Vanier. Cela étant dit, notre but chaque semaine est d’être 1-0, a indiqué Miller. Nous ne pensons pas encore au 26 novembre. On pense au 2 septembre et à McGill. »

« Nous sommes ici pour gagner chaque match. Nous voulons nous rendre à la Coupe Vanier. Cependant, on ne regarde pas trop vers l’avant. Nous y allons un match à la fois », a mentionné Donovan dont la formation a été éliminée en demi-finale québécoise en 2015 après un dossier de 4-4 en saison régulière.

L’ancien secondeur étoile des Stingers est très fébrile à l’approche de la nouvelle campagne. Tout d’abord parce qu’il connaît maintenant la valeur de Miller sur un terrain canadien. Ce dernier était encore un illustre inconnu dans le RSEQ à pareille date l’an dernier.

Ce qui impressionne Donovan, c’est le leadership qu’exerce Miller, autant durant les rencontres que les entraînements.

« Il n’est pas seulement un joueur sur le terrain, il est aussi un entraîneur. Il peut expliquer aux joueurs ce qu’ils ont raté quand ils commettent une erreur. Il sait ce que chaque joueur doit faire. Il est très intelligent. Il est probablement le meilleur leader que j’ai vu dans ma carrière », a convenu Donovan qui a aussi été entraîneur à l’Université Western, une puissance en Ontario. 

« Étant donné que nous avons travaillé avec Trenton comme quart no 1 durant toute la saison morte, nous avons pu accomplir beaucoup plus de choses, a souligné le coordonnateur offensif Matt Connell. Nous avons intégré des concepts que nous n’avions jamais utilisés aussi tôt. Il m’impressionne avec ses lectures et sa prise de décision. »

Donovan est également impatient de voir sa ligne offensive à l’œuvre. Miller comptera sur l’une des meilleures lignes à l’attaque de l’histoire du programme selon Donovan et plusieurs anciens de Concordia.

« Nous avons de bons gabarits. C’est probablement la plus grosse ligne offensive qui a joué à Concordia. Les anciens du programme qui ont assisté au camp ont tous été émerveillés par le physique de nos gars. Mais il faut enfiler les épaulettes et aller compétitionner sur le terrain », a sagement rappelé l’intense homme de football.

Matt HalbgewachsLa meilleure prise du recrutement de Mickey et de son frère Pat Donovan est justement un gros bonhomme de la ligne à l’attaque. Matt Halbgewachs arrive tout droit du Thunder de Regina qui évolue dans la Ligue canadienne junior de football. L’étudiant-athlète de 22 ans débarque au Québec avec de l’expérience et un impressionnant gabarit de six pieds cinq pouces et 305 livres.

Celui qui s’est déjà entraîné avec les Roughriders de la Saskatchewan a été approché par la majorité des universités anglophones canadiennes. Il sera le partant comme bloqueur à gauche, l’angle mort de Miller étant donné qu’il est droitier. Ironie du sort, Halbgewachs et celui qu’il devra protéger sont colocataires cette année.

« Matt a probablement le meilleur jeu de pieds que j’ai vu chez un joueur de ligne offensive, a décrit Donovan. Il peut bouger et il est méchant (nasty). Il a trois années d’admissibilité, mais après deux ans il sera parti parce qu’il sera repêché. »

Le produit du Collège John Abbott Frank Tsagatakis sera de retour au poste de bloqueur à droite. Les autres colosses se battent encore pour les trois postes à l’intérieur de la ligne si bien que le centre partant de 2015, Thierry Taillon, pourrait être un réserviste cette saison.

Le jeu au sol sera une partie plus intégrante du plan de match de Matt Connell. Le porteur de ballon de deuxième année Jean-Guy Rimpel ainsi que les recrues Tanner Green (Alberta) et Widler Exilus (Cégep Beauce-Appalaches) devraient se séparer les répétitions. 

Malgré tout, la passe devrait être prédominante chez les Stingers avec le tandem de receveurs formé par Daniel Skube et Yanic Lessard. Ensemble, ils ont capté 110 des 227 passes complétées des quarts de Concordia en 2015. L’athlétique Jahlani Gilbert-Knorren, qui était le quart partant au premier match l’an dernier, s’est entraîné au poste de demi-inséré durant toute une saison morte pour la première fois de sa vie et pourrait être plus ciblé en 2016.

Une défense jeune

Le recrutement sur les lignes offensive et défensive était la priorité des frères Donovan quand ils ont pris les rênes du programme en février 2014.

La classe qu’ils ont recrutée il y a trois ans arrive à maturité et cela se traduit par des athlètes au physique imposant sur la ligne défensive également.

« Nous sommes sensiblement où nous envisagions d'être mon frère et moi. C'est un travail d'équipe entre Pat, Matt Connell et moi. Nous sommes gros des deux côtés des lignes et c’était notre priorité. De là, nous avons recruté les joueurs qui correspondaient le mieux à notre philosophie », a expliqué Mickey Donovan.

Sam Narkaj, qui sera admissible au repêchage de la LCF en mai 2017, s’est imposé comme l’un des bons plaqueurs défensifs au Canada en 2015. Ce dernier est redoutable pour stopper la course et pour mettre de la pression sur les quarts adverses.

Sam Narkaj« Je crois que c’est la meilleure ligne défensive dans laquelle j’ai évolué au football. Nous avons de la profondeur à chaque position. Les plaqueurs sont tous au-dessus de 300 livres », a lancé le membre de la première équipe d'étoiles au Canada l’an dernier.

Le travail de la ligne défensive devra être impeccable en début de saison, car certains changements auront lieu dans l'unité défensive avec les départs de Mikaël Charland et Arto Khatchikian. Charland, un choix de deuxième tour du Rouge et Noir d’Ottawa, était le pilier de la défense des Stingers, lui qui pouvait être utilisé comme maraudeur, demi défensif ou secondeur. Khatchikian, repêché par Ottawa puis retranché en raison d’une blessure, était le secondeur intérieur et avait connu une excellente campagne en 2015.

Étant donné que les Stingers n’ont pas disputé de rencontre préparatoire, contrairement à 4 des 6 équipes du RSEQ, il sera intéressant de voir le schéma défensif utilisé par l’équipe lors du premier match de la saison. Le 12 défensif sera encore jeune, mais est-ce que Pat Donovan, qui agit comme coordonnateur défensif, saura trouver les stratégies pour ralentir les attaques adverses?

Si la défense tient le coup et que l’attaque est explosive comme en 2015, on peut s’attendre à une fiche gagnante pour les Stingers. Ils ont l’avantage d’affronter deux fois les Gaiters de l’Université Bishop’s et les Redmen de l’Université McGill, deux formations encore jeunes.

Les représentants de l’Université Concordia n’auront pas à voyager trop loin pour leur match d’ouverture alors qu’ils affronteront les Redmen au Stade Percival-Molson, vendredi. À noter que la rencontre débutera à 16 h 30 et que l’organisation de McGill attend près de 5000 spectateurs en raison de la rentrée des classes.

CALENDRIER 2016

Vendredi 2 septembre, 16 h 30, à McGill
Samedi 10 septembre, 15 h, c. Laval
Vendredi 16 septembre, 19 h, à Montréal
Samedi 24 septembre, 14 h, c. StFx

Samedi 1er octobre, 14 h, c. Bishop’s
Samedi 15 octobre, 16 h, à Sherbrooke
Samedi 22 octobre, 14 h, c. McGill
Samedi 29 octobre, 13 h, à Bishop’s

Fiche en 2015 : 4-4, 4e rang, éliminé par le Rouge et Or en demi-finale du RSEQ

Une remontée victorieuse des Carabins

Universitaires samedi, 20 août 2016. 19:03 Samuel Caron
Samuel Caron (Source d'image:Claude-André Fortin)

L’équipe de football des Carabins de l’Université de Montréal a effectué une remontée au quatrième quart pour venir à bout des Golden Hawks de Wilfrid Laurier par la marque de 37 à 33 samedi après-midi devant près de 3000 partisans réunis au CEPSUM pour la tenue du match pré-saison.

« C’était un match hors concours typique avec plusieurs joueurs qui ont eu la chance de voir du terrain, a dit l’entraîneur-chef des Carabins Danny Maciocia. On a eu la chance de les évaluer, il y a eu du bon et du moins bon, mais ça fait partie de la préparation pour la saison. »

Les Golden Hawks ont inscrit les premiers points de la rencontre avec un placement de 47 verges de Nathan Mesher à mi-chemin au premier quart. Montréal a assuré la réplique sept minutes plus tard avec un autre placement, cette fois de 45 verges à partir du pied de Félix Ménard-Brière. Après un placement des visiteurs, Ménard-Brière en a ajouté deux autres, sur 46 et 16 verges.

À la 13e minute du deuxième quart, les Golden Hawks ont réussi le premier touché de la rencontre sur une longue passe de 75 verges de Julien John à Brentyn Hall. Les visiteurs menaient 13-9 à la mi-temps.

L’attaque s’éveille en deuxième demie

Dès le premier jeu à l’attaque de la deuxième demie, le nouveau quart-arrière des Bleus Samuel Caron a rejoint le receveur de deuxième année Louis-Mathieu Normandin pour un touché de 90 verges. Wilfrid-Laurier n’a pas perdu de temps pour répondre avec un touché à leur tour. Une course de huit verges d’Eric Guiltinan a redonné l’avantage aux visiteurs, 20-16.

« On a commencé un peu tranquillement et on aurait aimé faire plus de points avant la demie, a affirmé Normandin qui a complété sa journée de travail avec 128 verges de gain en quatre réceptions. On a ensuite vu leurs tendances défensives et on a pu s’ajuster, ce qui a été payant. »

Avant de céder sa place au troisième engagement, Caron avait complété 18 de ses 26 passes pour des gains de 239 verges. Il a subit une interception.

« J’étais très excité de jouer ce premier match, je pense que ça s’est bien passé dans l’ensemble, a indiqué Caron. Il fallait se remettre dedans, on connaissait les jeux et on a été en mesure de les exécuter mieux en deuxième demie. »

Ménard-Brière a ensuite ajouté un quatrième placement, mais les Golden Hawks ont ajouté un autre majeur à deux minutes de la fin du troisième quart. Malcom Thompson a ramené un ballon échappé sur 50 verges jusque dans la zone des buts pour donner une avance de huit points à son équipe.

Éric Parr a pris la relève au poste de quart-arrière et il n’a pas tardé à faire sentir sa présence. La recrue du Collège Montmorency a mené les siens à la porte des buts. Son coéquipier Julien Choquette-Daigneault a terminé le travail avec une course de touché de trois verges. Les Bleus ont réussi la transformation de deux points pour ramener la parité 27-27.

Le coordonnateur offensif Marco Iadelcua a ensuite donné les commandes de son attaque à Pierre-Luc Varhegyi. Ce dernier a complété sa première passe à Raphaël Majot-Dagenais qui a dévalé les 55 verges qui le séparaient de la zone des buts pour donner une avance de sept points aux Montréalais. Après un autre placement des Bleus, Laurier a inscrit un touché en toute fin de rencontre pour mettre fin au pointage.

« On a un bon noyau de joueurs et de la profondeur à plusieurs positions, a jouté Maciocia. Avec une telle remontée pour remporter le match, ça s’annonce bien pour nous. Il faut maintenant continuer de travailler et apporter plusieurs ajustements avant le début de la saison. »

Il s’agissait d’un premier affrontement entre les deux universités depuis 1966 alors que l’UdeM s’était inclinée 36 à 7 à Laurier. Rappelons que la première génération des Carabins en football a œuvré de 1959 à 1972.

Les représentants de l’UdeM amorceront leur calendrier régulier le samedi 3 septembre prochain à 19 h à l’Université Laval face au Rouge et Or. Ils seront officiellement de retour devant leurs partisans du CEPSUM le vendredi 9 septembre.

Spectaculaire remontée du Rouge et Or

Tirant de l’arrière par 21 points à la demie, le Rouge et Or de l’Université Laval a effectué une spectaculaire remontée pour l’emporter 36-29 en prolongation sur les Ravens de Carleton au Stade TELUS-Université Laval.

La recrue Chadrick Henry a joué les héros en temps supplémentaire, transformant la passe de Samuel Chénard en touché de 21 verges. Ce même Chénard avait lui-même permis aux Lavallois d’égaler le pointage en réussissant le majeur sur une course de trois verges, puis en repérant Jonathan Breton Robert pour le converti de deux points alors qu’il ne restait que quatre secondes au tableau.

C’est d’ailleurs avec Chénard au poste de pivot que le Rouge et Or a véritablement amorcé sa remontée. Entré au quatrième quart, il a permis aux siens de combler l’écart qui se situait alors à 15 points.

« Samuel est un bon quart-arrière. Il est très intelligent avec le ballon. Il a fait quelques passes un peu risquées, mais on est au mois d’août, il n’y a pas de coupe Vanier à gagner. J’aime sa fougue et sa compétitivité », a d’ailleurs louangé son entraîneur-chef, Glen Constantin.

Ce dernier s’est dit heureux du dénouement de la rencontre, malgré les quelques erreurs commises. « Il y avait un peu de nervosité, on a manqué des plaqués, on a raté des assignations, on a échappé des ballons. Ce sont toutes des choses réparables. On savait que Carleton avait une équipe athlétique. C’était un bon test », a-t-il lancé.

Insatisfait de l’effort à la demie, Constantin n’a livré qu’un seul message à ses ouailles dans le vestiaire. « Peu importe le résultat du match, je leur ai dit que je voulais voir du caractère et des gars combatifs. Ils ont bien répondu. »

Les Lavallois inscrivaient les premiers points du match sur un touché de sûreté accordé par les Ravens, stoppés par la défensive des Rouges après deux essais. L’attaque des locaux pavait ensuite la voie au premier botté de placement du match de Dominic Lévesque et après un peu plus de cinq minutes, Laval était devant 5-0.

Les Ontariens répliquaient avec 2:26 à jouer au premier quart. Après une belle poussée offensive, le vétéran quart-arrière Jesse Mills repérait Wilson Birch qui s’était démarqué à sa gauche, un jeu de trois verges bon pour le majeur. C’était 7-5.

Carleton remettait ça au début du deuxième engagement. Matthieu Pickens franchissait en puissance les sept verges le séparant de la ligne des buts, et après la transformation et un botté de reprise envoyé dans la zone payante, les Ravens étaient devant 15-5.

Laval semblait en bonne position pour réduire l’écart, amenant le ballon jusque dans la zone adverse. Mais Hugo Richard était intercepté par Dan O’Mara, qui sprintait jusqu’à l’autre bout du terrain, un jeu de 102 verges qui portait l’avance de Carleton à 23-5.

Tandis que la défense des Rouges était à nouveau sous pression, Cédric Lussier-Roy réussissait à son tour une interception dans sa propre zone des buts, permettant aux hommes de Glen Constantin de limiter les dégâts. Carleton réussissait tout de même un placement de 21 verges quelques instants plus tard, et les deux équipes rentraient aux vestiaires sur un score de 26 à 5 en faveur des visiteurs.

Le troisième quart débutait comme le premier – avec un touché de sûreté consenti aux Rouges. Après un simple sur un dégagement de Lévesque au milieu de l’engagement, deux placements du botteur lavallois sur 35 et 37 verges permettaient aux Lavallois de réduire l’écart à 26-14.

Au quatrième, Carleton répliquait avec un coup de pied de 39 verges pour porter le pointage à 29-14. Puis, l’attaque des Rouges connaissait de bons moments et Sébastien Serré pénétrait dans la zone payante sur une course d’une verge, ramenant la marque à 29-21 Carleton. Les Lavallois refusaient d’abandonner, et les efforts étaient finalement récompensés en surtemps.

Un gain facile pour Sherbrooke

À Sherbrooke, le Vert & Or a explosé en deuxième demie avec son quart-arrière recrue Alexandre Jacob-Michaud pour finalement l’emporter par la marque de 44-3 face aux Lions de l’Université York.

Toujours à évaluer ses quatre quarts pour décider qui remplacera l’illustre Jérémi Roch, l’entraîneur-chef David Lessard a délégué le vétéran Jean-Christophe Bourque-St-Hilaire comme partant.

Celui qui a raté toute la dernière saison en raison d’une blessure à un genou a bien contrôlé le tempo de l’attaque. Sa meilleure passe a été décochée à l’intention de Frédérick Caron qui a réussi le touché sur la séquence. Bourque a envoyé le ballon dans le coin de la zone des buts.

C’était 11-3 à ce moment.

Jacob-Michaud, qui a joué au Collège de Valleyfield lors des trois dernières saisons, a démontré tout son potentiel en deuxième demie, bien qu’il affrontait l’unité défensive B des Lions.

Sa deuxième passe complétée a été bonne pour un touché. La passe lobée magnifiquement sur 44 verges est tombée directement dans  les mains de Frédéric Cadieux-Boudrias. Il a lancé trois passes de touché en tout.

Le pivot de cinquième année Mathieu Loranger a pris les rênes de l’attaque du Vert & Or lors de la deuxième moitié du quatrième quart.

Le Vert & Or affrontera les Gaiters de Bishop’s lors de leur premier match de la saison, le samedi 3 septembre, à 19 h, au Coulter Field.

Tom Higgins embauché à titre de coordonnateur défensif de Dinos de l'Université de Calgary

Universitaire mardi, 9 août 2016. 11:06 Tom Higgins
Tom Higgins avec les Alouettes, en 2014 (Source d'image:Vincent Éthier)

L'ancien entraîneur-chef des Alouettes de Montréal Tom Higgins a été embauché par les Dinos de l'Université de Calgary à titre de coordonnateur défensif, a annoncé l'équipe albertaine mardi.

Higgins retourne ainsi au programme avec lequel il a commencé sa carrière d'instructeur, un passage de trois ans au début des années 80 qui avait été couronné par une conquête de la coupe Vanier.

Avant d'être à la barre des Alouettes en 2014 et 2015, Higgins avait notamment occupé les fonctions de directeur général chez les Eskimos d'Edmonton de 1997 à 2004, et d'entraîneur avec les Stampeders de Calgary entre 2005 et 2007.

Le camp d'entraînement des Dinos se mettra en branle le 13 août prochain et leur saison régulière s'amorcera le 1er septembre.

L'entraîneur des Carabins Danny Maciocia a rendu visite aux Buckeyes d'Ohio State

Universitaires vendredi, 22 juil. 2016. 18:25

Un voyage profitable pour Maciocia à Ohio State 3:20

La prochaine saison de football universitaire québécois commence dans un mois et demi, mais Danny Maciocia est déjà au travail.

L'entraîneur des Carabins a rendu visite au personnel des Buckeyes d'Ohio State plus tôt cette semaine, et il en ramène quelques idées.

Danny Maciocia a l'habitude de visiter d'autres équipes et universités à plusieurs reprises, chaque année.

Cette fois, c'est aux mythiques installations des Buckeyes qu'il s'est rendu.

« On parle d'un stade de 109 000 personnes qui joue à guichets fermés chaque match à domicile. La façon qu'ils s'entraînent, ils ont une salle de musculation qui je pense fait 17 000 pieds carrés. Des installations incroyables. J'ai eu la chance de voir les installations des Cowboys de Dallas, et ce n'est même pas comparable à ce qu'ils ont à Ohio State. »

Maciocia a eu des rencontres privées avec l'entraîneur-chef Urban Meyer, ainsi qu’avec les coordonnateurs offensif et défensif.

Ils ont bien sûr discuté stratégie, mais Maciocia a surtout été impressionné par le travail de recrutement des Buckeyes.

« C'est la façon qu'ils travaillent. C'est un travail de 12 mois par année. Quand j'étais dans le bureau de coach Meyer, il travaillait déjà sur le recrutement de 2018. Ils ont identifié les meilleurs joueurs au pays, et il était en train de leur parler et de leur envoyer de l'information. »

La courte visite de deux jours en Ohio a porté fruits. Le personnel des Buckeyes a invité celui des Carabins à aller voir un match en octobre, et les deux universités prévoient garder contact dans le futur.

« On a un contact et c'est sûr qu'on va en profiter dans les prochaines années, mais ça ne finit pas là. Il faut toujours trouver d'autres façons de s'améliorer et de se donner des projets, et de se dire "c'est qui les meilleurs dans ce domaine-là et comment on peut les rencontrer?" En faisant ça on va s'améliorer c'est sûr. »

Danny Maciocia travaille présentement à préparer la prochaine saison des Carabins. Le camp d'entraînement commence à la mi-août, tandis que la saison s’amorcera au début septembre.

Penn State: des anciens joueurs veulent qu'on ramène la statue de Joe Paterno

Universitaire mercredi, 6 juil. 2016. 20:48 Statue de Joe Paterno
Statue de Joe Paterno (Source d'image:PC)

STATE COLLEGE, Pa. - Plus de 200 anciens joueurs de Penn State ont soumis une pétition en faveur du retour de la statue de bronze de Joe Paterno aux abords du stade de football.

La statue a été enlevée en juillet 2012 après qu'un ancien adjoint, Jerry Sandusky, ait été trouvé coupable d'abus sexuels envers des enfants. Une enquête a conclu que Paterno et d'autres anciens dirigeants ont camouflé des plaintes formulées contre Sandusky.

Paterno a succombé à un cancer du poumon en janvier 2012, à l'âge de 85 ans.

Les anciens joueurs demandent au conseil d'administration de Penn State et au président de l'institution, Eric Barron, de ramener la statue où elle était. Ils souhaitent aussi qu'on présente des excuses à l'épouse de Paterno, Sue.

Le porte-parole de l'université, Ben Manning, a dit que Penn State va reconnaître l'héritage laissé par Paterno en "temps et lieu".

Toutes discussions à ce sujet avec la famille de Paterno auraient lieu en privé, a t-il ajouté.

Les décideurs de Penn State comptent se rencontrer plus tard ce mois-ci.

SIC : Jonathan Fortin suspendu 3 ans et 10 mois

Universitaire mardi, 5 juil. 2016. 19:32 Jonathan Fortin
Jonathan Fortin (Source d'image:Facebook)

Le 6 mai 2016, le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES) a annoncé que Jonathan Fortin, un athlète de Sport interuniversitaire canadien (SIC) membre de l’équipe de football de l’Université Bishop, avait violé une règle antidopage.

Mardi, le CCES a annoncé que la violation avait été confirmée et que M. Fortin sera suspendu pendant trois ans et dix mois. L’échantillon d’urine de l’athlète, prélevé dans le cadre d’un contrôle de dopage hors compétition, le 9 mars 2016, a révélé la présence de la métandiènone, un agent anabolisant interdit.

Étant donné que M. Fortin a avoué sans délai la violation et a accepté de renoncer à son droit à une audience, ce dernier a pu demander une réduction de sanction conformément à la règle 10.6.3 du Programme canadien antidopage (PCA). C’est également pourquoi l’Agence mondiale antidopage (AMA) et le CCES ont convenu d’un commun accord de réduire sa sanction à une suspension de 3 ans et 10 mois, laquelle prendra fin le 14 février 2020. Durant cette période, il est interdit à cet athlète, qui réside à Sherbrooke, au Québec, de participer, peu importe à quel titre, à tout sport organisé signataire du PCA, y compris de s’entraîner avec ses coéquipiers.

Le Centre canadien pour l’éthique dans le sport est l’organisme national indépendant et à but non lucratif responsable de l’administration du Programme canadien antidopage. En vertu des règles du PCA, le CCES est tenu de rendre publique toute violation aux règles antidopage.

SIC : Un Redmen suspendu pour dopage

Universitaire mardi, 21 juin 2016. 13:42 Logo défaut football
(Source d'image:RDS)

Le Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCES) vient d'annoncer que Moy McDonald, un joueur de football de Sport interuniversitaire canadien (SIC) de l'Université McGill, s'est vu imposer une suspension de quatre ans pour une violation des règles antidopage. Cette violation a été découverte par l'analyse d'un échantillon d'urine recueilli durant un contrôle de dopage hors compétition réalisé le 23 mars 2016, qui a révélé la présence de SARM S-22, ibutamoren et clenbutérol.

En réponse à l'avis du CCES concernant ce résultat d'analyse anormal, M. McDonald a renoncé à son droit d'audition, a reconnu avoir commis une violation aux règles antidopage et a accepté quatre ans de suspension (se terminant le 23 mars 2020). Durant cette période, il est interdit à cet athlète, qui réside à St-Hubert, au Québec, de participer, peu importe à quel titre, à tout sport organisé signataire du Programme canadien antidopage (PCA), y compris de s'entraîner avec ses coéquipiers.

LCF : Olivier Goulet-Veilleux a obtenu un contrat avec le Rouge et Noir d'Ottawa

LCF mercredi, 15 juin 2016. 11:28 Olivier Goulet-Veilleux
Olivier Goulet-Veilleux tente de freiner Pascal Lochard. (Source d'image:PC)

Il faut toujours rester prêt et continuer l’entraînement tout en conservant une bonne attitude. C’est ce qu’on entendait encore tout récemment de la bouche de finissant secondeur du Vert & Or Olivier Goulet-Veilleux, qui vient d’être récompensé en recevant un coup de fil des finalistes de la dernière Coupe Grey, le Rouge et Noir d’Ottawa.

Goulet-Veilleux rejoindra mercredi ses nouveaux coéquipiers à l’entraînement et pourrait voir de l’action dès vendredi lors du match pré-saison à Hamilton contre les Tiger-Cats. L'athlète, qui mesure 6 pieds et un pouce et pèse 220 livres, endossera l'uniforme no 43.

« C’est vraiment excitant d’avoir enfin ma chance. Je suis conscient que ce n’est que le début d’un long chemin vers les pros, mais je suis prêt aux sacrifices et aux efforts pour réaliser mon rêve. Il y a des milliers d’heures de sueurs et d’entraînement qui se cachent derrière cette opportunité et la route est loin d’être terminée. À moi maintenant de leur démontrer qu’ils font un bon choix en me faisant confiance », a dit Olivier Goulet-Veilleux, lorsqu’il a annoncé la bonne nouvelle à l’entraîneur du Vert & Or David Lessard.

Il y a un mois, l’ancien des Condors de Beauce-Appalaches avait vécu avec déception le repêchage de la Ligue canadienne de football, alors qu’aucune formation du circuit professionnel canadien ne lui avait fait signe. En mars dernier, il avait également passé sous le radar aux Combine régional et national de la LCF.

En 2015, Goulet-Veilleux avait été un pilier de la défensive du Vert & Or avec un cumul de 28,5 plaqués (dont 21 sans assistance), deux interceptions, 1,5 plaqués pour perte de terrain, un échappé recouvré et un échappé provoqué.

En cinq campagnes dans l’uniforme de l’UdeS, celui qui a porté fièrement le no 14, a totalisé 130 plaqués, incluant un impressionnant total de 111 en solo.

Goulet-Veilleux devient le 15e joueur dans l’histoire du Vert & Or à être associé à un club professionnel canadien et joint une formation qui compte de nombreux anciens joueurs universitaires issus du Réseau du sport étudiant du Québec. Il luttera notamment à la même position avec Jonathan Beaulieu-Richard, Guillaume Tremblay-Lebel et Antoine Pruneau, en plus de côtoyer plusieurs autres anciens du RSÉQ tels que Chris Milo, Arnaud Gascon-Nadon, Patrick Lavoie, Jason Lauzon-Séguin.

Gabriel Cousineau embauché par les Carabins, Danny Desriveaux quitte

Universitaires jeudi, 9 juin 2016. 15:24 Gabriel Cousineau
Gabriel Cousineau (Source d'image:PC)

Quelques mois à peine après avoir conclu une brillante carrière de joueur de football universitaire au sein des Carabins de l’Université de Montréal, Gabriel Cousineau revient au bercail, mais cette fois, à titre d’entraîneur des receveurs.

Reconnu comme l’un des meilleurs quarts-arrières universitaires au pays, Gabriel Cousineau s’est grandement illustré pour ses qualités athlétiques et son leadership naturel lors de son passage avec les Bleus. L’an dernier, à sa cinquième et dernière saison d’éligibilité sur le circuit, il est devenu évident pour l’entraîneur-chef Danny Maciocia que son protégé possédait un grand talent pour poursuivre sa carrière de football à titre d’entraîneur. « Il a très bien établi son leadership lorsqu’il était capitaine de l’équipe. C’est une personne extrêmement respectée autant par les autres joueurs que dans la communauté. Nous avons pleinement confiance en ses capacités et nous sommes convaincus qu’il sera à la hauteur pour ce défi. Son expertise et ses conseils seront très utiles pour nos joueurs et ce, sur de nombreux aspects».

Entraîner au niveau universitaire exige non seulement un travail axé sur le développement du plein potentiel sportif des étudiants-athlètes, mais également sur la préparation de jeunes adultes vers leur future carrière selon Maciocia. Ayant à cœur la réalisation de ces deux grands objectifs, le pilote des Bleus choisit méticuleusement l’équipe d’entraîneurs qui l’entoure.

« Gabriel était un choix naturel pour nous. Il a une très bonne tête de football et connaît notre identité à l’attaque. En tant qu’ancien Carabin, il comprend également les valeurs inhérentes au programme et nous aidera assurément à les transmettre de façon tangible aux étudiants-athlètes. Il sera sans contredit un atout pour Marco Iadeluca et pour l’ensemble de l’équipe ».

Un retour chez les Carabins à titre d’entraîneur était un objectif pour Gabriel Cousineau, mais celui-ci ne pensait pas avoir l’opportunité de le réaliser si tôt. « Après avoir vécu et joué pour une si belle organisation, c’est une opportunité rêvée que de revenir à titre d’entraîneur dans le programme qui m’a forgé comme athlète et comme individu. Durant ces années, j’ai eu la chance de travailler en étroite collaboration avec Danny (Maciocia) et Marco (Iadeluca). Nous avons bâti un solide lien de confiance et cette complicité aura inévitablement des répercussions positives dans mon nouveau rôle d’entraîneur ».

Le premier quart-arrière des Carabins à avoir mené son équipe à la conquête d’une Coupe Vanier souhaite apporter une contribution substantielle au programme. « J’ai une bonne vision de la partie et je connais le livre de jeux. Je pourrai définitivement aider sur le plan technique. Mais je souhaite que ma contribution ne se limite pas à cela. Je connais bien la réalité des étudiants-athlètes et je pense que je pourrai être un agent d’influence positive auprès des plus jeunes ».

Gabriel Cousineau commencera ses nouvelles fonctions dès le 1er août 2016. C’est avec réjouissance et fierté que le programme de sport d’excellence des Carabins accueillera le grand retour dans la famille d’un acteur-clef du succès de son programme de football.

Départ de Danny Desriveaux

Après trois saisons au sein de l’équipe de football des Carabins en tant que coordonnateur des unités spéciales et entraîneur des receveurs, Danny Desriveaux, père de deux jeunes garçons, réoriente sa carrière pour des raisons familiales et quittera ses fonctions le 15 juin prochain.

Bien que les Carabins soient déçus de ce départ, les motivations derrière ce choix difficile sont comprises et acceptées. Danny Maciocia n’a que de bons mots pour Desriveaux qui part en laissant un héritage positif au programme. « Danny est un homme rassembleur et ce trait a bénéficié à toute l’équipe. Il a joué un rôle important auprès des étudiants-athlètes, sur et à l’extérieur du terrain. Nous partagions des valeurs fondamentales, dont l’importance accordée à la famille. Il sera toujours chez lui au CEPSUM ».

Desriveaux a dirigé un groupe qui a connu beaucoup de succès lors de son passage chez les Bleus. En plus de remporter les coupes Dunsmore, Uteck et Mitchell, les Carabins ont participé à la grande finale canadienne lors des deux dernières saisons et en sont sortis grands vainqueurs en 2014, une première dans leur histoire. Ces succès notoires sont indissociables au travail acharné et continu d’une équipe d’entraîneurs compétents et dévoués.

« Danny occupait un double rôle et il est clair pour moi que ses nombreuses qualités, tant à titre d’entraîneur que ses qualités interpersonnelles, ont contribué à la progression de notre programme. Il a énormément apporté à l’équipe et nous le remercions pour tout son travail. Nous lui souhaitons la meilleure des chances dans ses nouveaux défis », a renchéri Maciocia.

C’est avec des sentiments mitigés que Desriveaux quitte les Carabins. « Je quitte avec des leçons de vie, des souvenirs et des amitiés qui resteront à vie. Les conquêtes des Coupes Dunsmore et de la Coupe Vanier s’ajouteront au haut d’une liste déjà bien remplie de ce qui peut arriver quand des individus décident de travailler ensemble dans l’oubli de soi et de ses limitations, avec acharnement et un refus d’abdiquer. Je serai toujours endetté envers l’Université de Montréal, Paul Krivicky, Manon Simard, Jean-Pierre Chancy et Danny Maciocia qui m’ont donné une opportunité de continuer mon épanouissement professionnel et m’ont accueilli dans la famille des Carabins».

Différentes options sont actuellement évaluées pour la coordination des unités spéciales. Un plan sera mis en place sous peu.

Tout le monde apprend au Défi Est-Ouest, même Anwar Stewart

Universitaires vendredi, 13 mai 2016. 02:08

Noel Thorpe tourne la page 3:58

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Ce n’est pas tous les jours que des étudiants-athlètes ont la chance de recevoir des conseils d’entraîneurs de la Ligue canadienne de football. Encore moins par une ancienne étoile qui a évolué à leur position.

Les joueurs invités au Défi Est-Ouest doivent surveiller chacun de leurs faits et gestes puisqu’ils sont épiés par environ une vingtaine de dépisteurs. Ça, c’est le côté un peu moins plaisant de la semaine.

Par contre, ils ont la chance d’être dirigés par des entraîneurs de la LCF lors d’exercices propres à leur position. Les joueurs de ligne défensive ont donc eu le privilège de passer plusieurs minutes avec l’ancien ailier défensif des Alouettes de Montréal, Anwar Stewart, lors de chacun des entraînements.

Les yeux des plaqueurs défensifs Junior Luke (Carabins), Sam Narkaj (Stingers) et Émile Charron-Ligez ainsi que ceux de l’ailier défensif Edward Godin (Rouge et Or) étaient donc rivés sur celui qui a réalisé 70 sacs en carrière dans la LCF lorsqu’il prodiguait ses conseils.

« C’est un très bon entraîneur. Il met beaucoup l’accent sur la technique, a indiqué Junior Luke. Ce n’est pas parce que tu es plus fort ou plus rapide que tu vas être capable de battre ton gars. [...] On apprend beaucoup de lui. Il y a des choses que tu n’as jamais vues ou d’autres que tu as déjà vues, mais pas assez en détail. Il donne beaucoup de conseils. »

Anwar Stewart« N’importe quel entraîneur qui a joué à un aussi haut niveau, je vais prendre tous les enseignements qu’il me donne, a assuré l’imposant Narkaj. Tout ce qui peut m’être offert pour que je devienne un meilleur joueur est une bonne chose. [...] C’est ce à quoi cette semaine sert. On essaie de tout assimiler et je garde mes oreilles bien ouvertes pour écouter tout ce qu’il me dit. »

Stewart, qui a été officiellement nommé entraîneur de la ligne défensive des Oiseaux le 2 février, était très intense lors de la période consacrée aux exercices par position. Chaque minute du temps qu’il passait avec les étudiants-athlètes était utilisée pour les rendre meilleurs.

« Ils sont ici pour apprendre et pour faire les meilleurs exercices. Je leur donne tout ce que j’ai. Il n’y a pas de différence quand je les entraîne et quand j’entraîne les joueurs des Alouettes », a relaté le joueur défensif par excellence de la LCF en 2004.

Étant un entraîneur invité au Défi Est-Ouest en compagnie de plusieurs autres de la LCF, Stewart partage la tâche avec Glen Constantin qui a été nommé pour s’occuper de la ligne défensive de la formation de l’Est.

L’entraîneur-chef du Rouge et Or cumule aussi les fonctions d’entraîneur de la ligne défensive avec l’Université Laval. Constantin, qui guide l’un des joueurs les plus talentueux au pays présentement, l’ailier défensif Mathieu Betts, semblait lui aussi profiter du moment pour acquérir de nouvelles connaissances.

Stewart affirme humblement qu’il en a aussi beaucoup à apprendre sur le métier d’entraîneur et a aussi observé Constantin pour s’améliorer.

« Il ne m’a pas appris de français encore, a tout d’abord lancé Stewart à la blague. C’est un excellent entraîneur. Il est très intense aussi. On travaille ensemble et ce n’est pas comme si on était en compétition. On joint nos efforts pour aider les joueurs. Je crois que les joueurs bénéficient d’excellents entraîneurs. »

Le guru des joueurs de ligne offensive

La réputation de Carl Brennan au Québec est bien connue. Mardi, trois des protégés de l’entraîneur de la ligne offensive du Rouge et Or ont été sélectionnés lors des sept premiers choix au repêchage.

Brennan a appris une grande partie de ses connaissances d’un certain Dan Dorazio. Ce dernier occupe le même poste que son bon ami, mais avec les Lions de la Colombie-Britannique. Dorazio, qui compte 44 ans d’expérience en tant qu’entraîneur au football, donne des cliniques aux joueurs de ligne offensive au Défi Est-Ouest.

Dorazio est loin d’avoir le même physique que les athlètes à qui il transmet tout son savoir. Il a toutefois de l’intensité à revendre à l’infini. Il a montré en exemple chacun des exercices que les joueurs devaient reproduire par la suite et les a poussés à fond à chacune des répétitions.

Dan Dorazio« C’est lui qui m’a recruté à l’Université du Maryland en 1993 alors que je n’avais que 17 ans, a raconté l’ancien receveur vedette des Lions, Geroy Simon. Il était aussi intense dans ce temps-là et il ne changera jamais. »

Le bloqueur du Rouge et Or Jean-Simon Roy est bien placé pour parler du travail de celui qu’il appelle le « guru » des joueurs de ligne offensive et de son maître Carl Brennan.

« C’est une bonne intensité avec Coach Dorazio. Je m’en attendais, mais tu ne peux pas te préparer à ça », a décrit Roy qui aura un grand rôle à jouer l’an prochain avec les départs de Philippe Gagnon, Charles Vaillancourt et Jason Lauzon-Séguin tous repêchés en première ronde mardi.

« C’est le fun de voir d’où nos exercices à Laval proviennent. C’est sûr que Carl ajoute son petit grain de sel. C’est bon d’apprendre de plusieurs entraîneurs. Je les considère (Brennan et Dorazio) comme les meilleurs entraîneurs de ligne offensive au monde », n’a rien de moins convenu celui qui évoluera sur l’équipe de l’Est samedi.

Les étudiants-athlètes prendront part à leur dernier entraînement de la semaine en compagnie des entraîneurs de la LCF, vendredi. Ils disputeront un match samedi à 13 h, au Stade Percival-Molson.

Le Défi Est-Ouest, qui en est à sa 14e édition, regroupe les 90 meilleurs espoirs en vue du repêchage de l’année suivante. Plus de 20 dépisteurs des équipes de la LCF assistent aux entraînements et à la rencontre.

Les espoirs en vue du repêchage de la LCF de 2017 sont déjà à l’œuvre au Défi Est-Ouest

Universitaires jeudi, 12 mai 2016. 19:33 Junior Luke
Junior Luke (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Les directeurs généraux de la LCF sont encore à évaluer les joueurs qu’ils ont repêchés mardi, mais leurs dépisteurs sont déjà de retour sur le terrain pour commencer à prendre des notes sur la cuvée 2017.

Pour la deuxième année consécutive, les Redmen de l’Université McGill accueillent cette semaine le Défi Est-Ouest qui permet aux 90 meilleurs espoirs de se mettre en valeur devant les équipes de la LCF. La semaine comporte des entraînements, des tests physiques (combine), des rencontres et culmine avec un match entre les formations de l'Est et de l'Ouest samedi.

Bien que les étudiants-athlètes aient déjà produit des faits saillants vidéo au cours des trois dernières années, les dépisteurs peuvent les observer de plus près lors des entraînements, notamment dans leur faculté à assimiler ce que les entraîneurs leur demandent.

« Il faut que tu montres que tu as du caractère et que tu es une bonne personne sur le terrain et aussi à l’extérieur. Que tu fais les choses qu’ils (les entraîneurs) te disent de faire », a expliqué le plaqueur défensif des Carabins de l’Université de Montréal, Junior Luke, qui représente l'un des meilleurs espoirs à sa position.

« Il faut que tu restes toi-même, a-t-il enchaîné. Tu ne peux pas essayer d’être quelqu’un que tu n’es pas. Si tu fais ça, tu vas sûrement mal jouer. C’est correct de faire des erreurs, on va nous donner des conseils. Il faut s’ajuster et s’améliorer chaque jour, c’est ça l’important. »

Les dépisteurs commencent à peine à remplir leur calepin de notes sur les espoirs en vue du repêchage de 2017. Mais ils ont déjà une petite idée des joueurs sur lesquels ils devront porter leur attention.

Mardi, huit membres du Rouge et Or de l’Université Laval ont été sélectionnés. Trois joueurs de ligne offensive – Philippe Gagnon, Charles Vaillancourt et Jason Lauzon-Séguin – ont trouvé preneur dès la première ronde. Cette semaine, quatre Lavallois participent au Défi Est-Ouest, dont un étudiant-athlète de la ligne à l’attaque. Le bloqueur Jean-Simon Roy sait qu’il sera plus observé que d’autres joueurs en raison de la réputation de son programme, mais cela ne le dérange pas.

« Ce n’est pas une pression que je me rajoute sur les épaules. Je fais ce que j’ai à faire. J’ai une bonne éthique de travail et je mets les efforts. On verra ce qui va arriver », a répondu celui qui a dominé le développé couché du camp d’évaluation de mercredi avec 36 répétitions.

Une belle ambiance malgré la compétition

Malgré que chaque joueur soit à Montréal pour impressionner les dépisteurs, une belle ambiance de camaraderie règne sur le campus de l'Université McGill.

On sent la passion pour le football de chaque étudiant-athlète qui s’abreuve du grand bassin de connaissances que leur offrent les entraîneurs invités de renom tel qu’Anwar Stewart, l’entraîneur de la ligne défensive des Alouettes.

Alex Cromer-Émond et Charles-William Tremblay« Il y a une belle camaraderie entre les joueurs. On essaie tous d’accomplir la même chose, peu importe l’université pour laquelle on évolue. On veut avoir du succès dans ce sport et s’éduquer à l’école en même temps », a mentionné le plaqueur défensif des Stingers de l’Université Concordia, Sam Narkaj.

« On parle toujours de la rivalité Québec-Montréal et je parle à Félix Lechasseur (receveur du Rouge et Or), a indiqué Alex Cromer-Émond des Carabins. C’est un gars que j’ai affronté au cégep quand je jouais pour Lévis et lui pour Garneau. Ce sont de bons gars. C’est sûr que la rivalité existe et qu'on n’est pas des grands chums, mais on se parle et on veut tous faire des jeux (samedi). L’important, c’est qu’on joue bien au football et qu’on paraisse bien. »

Les formations de l’Est, dirigée par Danny Maciocia, et de l’Ouest, pilotée par Blake Nill des Thunderbirds de UBC, tiendront un dernier entraînement vendredi. Le match du Défi Est-Ouest aura lieu samedi, à 13 h, au Stade Percival-Molson.

En rafales :

- On savait que les botteurs étaient des athlètes différents, voire spéciaux. Félix Ménard-Brière des Carabins a de nouveau renforcé cela en réussissant plusieurs excellents résultats lors des tests physiques du Défi Est-Ouest. Ménard-Brière a réalisé un temps de 4,55 secondes au sprint de 40 verges, la deuxième meilleure performance de la journée. Il a aussi dominé le test des trois cônes avec un 6,84. Le botteur qui compétitionnera pour s’occuper de toutes les tâches chez les Carabins avait une bonne raison pour expliquer ses bons résultats : il fait de l’athlétisme! Ménard-Brière pourrait être le botteur de l’Est et de l’Ouest samedi puisque Lewis Ward des Gee-Gees d’Ottawa s’est blessé.

- Les tests physiques de mercredi se vaudront une référence pour plusieurs étudiants-athlètes qui prendront part au camp d’évaluation national en mars 2017. Jean-Simon Roy du Rouge et Or et Sam Narkaj des Stingers ont dominé le développé couché avec 36 répétitions chacun. Le demi-défensif des Dinos de Clagary, Robert Woodson, a réalisé le meilleur temps au sprint de 40 verges avec un 4,52. Vous trouverez les résultats complets en cliquant ici.

- Pier-Yves Lavergne vit son deuxième Défi Est-Ouest cette semaine. Le Gatinois se préparait à un camp pour joueurs autonomes de la LCF en février lorsque Marcel Desjardins lui a offert un poste d’adjoint aux opérations football du Rouge et Noir. Il a accepté l’offre du DG de l’équipe d’Ottawa et a vécu son premier repêchage de l’intérieur mardi dernier. En 2013, l’ancien secondeur des Carabins avait participé à cet évènement en tant qu’espoir au repêchage. « Ce qui est vraiment plaisant cette année, c’est que je n’ai pas de sacs de glace à mettre nulle part après les entraînements », a lancé celui qui a terminé sa carrière universitaire en soulevant la Coupe Vanier.

- C’est la deuxième année de suite que l’Université McGill accueille le Défi Est-Ouest. Plusieurs entraîneurs des Redmen mettent la main à la pâte pour l’organisation de l’évènement, dont l’entraîneur-chef Ronald Hilaire, le coordonnateur offensif Benoit Groulx et le coordonnateur des unités spéciales, Sébastien Lévesque. Quelques joueurs sont aussi bénévoles et on peut apercevoir Frédéric Paquette-Perreault observer attentivement ce qui se passe sur le terrain. Le quart-arrière disputera sa première saison à McGill à l’automne et se battra pour le poste de partant avec Nicholas English.

Un joueur des Gaiters échoue un test antidopage

Bishop's vendredi, 6 mai 2016. 13:16 Jonathan Fortin
Jonathan Fortin (Source d'image:Facebook)

TORONTO - Jonathan Fortin, un ancien demi défensif des Gaiters de l'Université Bishop, a subi un test positif à une substance interdite lors du camp d'évaluation de la Ligue canadienne de football tenu à Montréal, en mars.

L'échantillon d'urine de l'athlète, prélevé dans le cadre d'un contrôle de dopage hors compétition, le 9 mars 2016, a révélé la présence de la métandiènone, précise le Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCÉS), dans un communiqué.

Le CCÉS a testé 80 athlètes lors des camps d'évaluation régionaux ainsi que celui de la ligue à Toronto, en mars. Fortin est le seul à avoir été pris en défaut.

En vertu des clauses relatives à la nouvelle politique antidopage de la LCF, Fortin sera inadmissible pour le repêchage de la ligue, le 10 mai. Il redeviendra admissible en 2017. Originaire de Sherbrooke, Fortin a joué pendant trois saisons avec les Gaiters. Sa carrière s'est terminée après la saison 2015.

Il pourrait en appeler de cette décision, et s'il gagne, il deviendrait admissible pour le repêchage supplémentaire de la LCF, qui aura lieu au maximum deux mois après la séance de sélection régulière.

Peu importent ses intentions, Fortin a admis ses torts dans un communiqué publié par l'Université Bishop.

« Il s'agit d'une terrible décision que j'ai prise, a déclaré Fortin. J'ai voulu impressionner lors du camp d'évaluation de la LCF, mais ce n'est pas de cette façon que j'aurais dû m'y prendre. J'ai acheté un supplément en ligne et je savais qu'il n'était pas approuvé. J'accepte l'entière responsabilité de mes actions et des conséquences de ma décision. »

Selon l'entraîneur-chef de l'équipe de football de Bishop, Kevin Mackey, l'université fait de grands efforts pour informer les joueurs des dangers de la consommation de produits visant à améliorer les performances.

« Jonathan a pris cette décision après sa carrière à Bishop. Ça va totalement à l'encontre des valeurs de notre programme de football. La pression pour bien performer au camp d'évaluation de la LCF est grande, mais ce n'est pas le genre de comportement que nous approuvons, » a-t-il déclaré.

Mackey ajoute que les Gaiters continueront de soutenir leur ancien joueur.

« Je suis heureux qu'il ait reconnu ses actions plutôt que de les nier ou de blâmer quelqu'un d'autre. Jonathan demeure un membre de la famille des Gaiters et nous allons lui fournir le support dont il a besoin pendant cette période difficile. »
 

Des Dinos de l'Université Calgary aux Cards de l'Arizona : un miracle signé Elie Bouka

NFL mardi, 3 mai 2016. 00:20 Elie Bouka
Elie Bouka (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Ce n’est pas tous les jours qu’un joueur des rangs universitaires canadiens est mis sous contrat dans la NFL... surtout après avoir raté la totalité de la saison en raison d’une déchirure du tendon d’Achille.

Huit mois après sa malheureuse blessure, le démi-défensif montréalais Elie Bouka a réalisé un rêve samedi lorsqu’il a apposé sa signature au bas d’un contrat qui faisait de lui un membre des Cardinals de l’Arizona.

« C’est un moment qui est très spécial pour moi. Ça fait depuis que j’ai 6 ans que je joue au football. C’est un moment que j’ai toujours attendu alors je suis très content », a indiqué l’ancien joueur des Dinos de l’Université de Calgary qui a paraphé son entente en tant que joueur autonome non repêché.

« Un gars qui se déchire le tendon d’Achille, un Canadien qui se retrouve dans une situation comme celle-ci (et qui se fait mettre sous contrat dans la NFL), c’est très surprenant. Mais je dois revenir sur terre. [...] Il faut que je reste professionnel et que je tire avantage de cette situation », a ajouté le sympathique athlète de 23 ans.

Son entente avec les Cards a été le fruit de dur labeur depuis qu’il a commencé la pratique du football, surtout durant les huit derniers mois. Bouka a dû travailler extrêmement fort pour retrouver la forme après son opération.

Elie BoukaPour bien des espoirs, cette blessure lors de leur année de repêchage aurait été un désastre. Bien que Bouka ait dû encaisser le choc, il a approché cette douloureuse épreuve avec sérénité.

« Je suis un gars qui est croyant. J’ai toujours cru que c’était le plan de Dieu et que je devais garder la tête haute. Je prenais ça comme une opportunité pour que je puisse grandir dans ma vie. J’ai travaillé fort et j’ai eu l’aide de mes entraîneurs, de mes coéquipiers et de mes agents », a raconté Bouka lors d’un entretien téléphonique d’environ 20 minutes avec le RDS.ca.

« Je me sens un peu comme un [miraculé] puisque j’ai pu me rétablir très vite et que des équipes ont toujours eu de l’intérêt (envers moi). J’ai toujours pensé que j’avais le potentiel et mes entraîneurs aussi. Mais pour qu’une équipe est autant foi en moi et croit que je puisse faire le travail, ce n’est pas quelque chose qui arrive tous les jours », a enchaîné celui qui aura un excellent plan B en jouant dans la LCF si l’aventure de la NFL ne fonctionne pas.

Bouka est bien conscient que le plus gros de la tâche reste à venir en prouvant qu’il peut se tailler une place sur la formation de 53 joueurs ou sur l’équipe d’entraînement des Cards. Il note que sa polyvalence en défense et sur les unités spéciales, qui est un point que l’état-major de l’Arizona apprécie chez lui, pourrait jouer en sa faveur.

L’intérêt grandissant des Cards

Le talent et les qualités athlétiques d’Elie Bouka ont toujours été bien connus au Canada. Lors du premier classement des espoirs en vue du repêchage de la LCF de 2016, le nom du produit des Nomades du Collège Montmorency apparaissait au quatrième rang.

En raison de son absence des terrains de football, il a chuté dans ce scrutin et est passé quelque peu sous le radar des dépisteurs de la NFL.

Le vent a tourné pour Bouka lorsque les Cards ont contacté son agent, Sasha Ghavami – le même qui représente Laurent Duvernay-Tardif et Charles Vaillancourt –, pour demander à ce dernier de préparer son client pour une visite en Arizona au mois d’avril.

« Les Cards ont été les premiers à me contacter. Je suis allé en visite là-bas. Après les autres équipes ont commencé à me contacter. C’était bien de voir ça surtout pour un gars qui n’a pas joué l’année dernière due à une blessure. C’était un accomplissement en soi que des équipes (de la NFL) soient intéressées à mes services », a admis celui qui peut être utilisé à toutes les sauces sur les unités spéciales.

Elie BoukaLors de la dernière journée du repêchage de la NFL, Bouka a gardé son cellulaire près de lui en espérant recevoir l’appel qui allait changer sa vie. Les Cardinals ont de nouveau été la première formation à lui faire signe.

Le directeur du recrutement lui a envoyé un message texte pour lui signifier que les Cards essaieraient de le sélectionner avec leur choix de sixième ronde. L’équipe a finalement été dans une autre direction, mais elle lui a fait savoir qu’il recevrait une généreuse offre de contrat s’il n’était pas repêché lors du septième tour.

L’encan annuel du circuit Goodell a pris fin sans qu’aucune équipe ne jette son dévolu sur Bouka au grand bonheur des Cards. Plusieurs équipes se sont manifestées, mais le choix du diplômé en économie était fait : il allait accepter l’offre des Cards puisque l’équipe avait un plan pour compléter sa remise en forme et pour sa carrière chez les professionnels.

« Les Cards avaient un plan depuis le début. Quand je suis allé en visite là-bas, je pensais que j’allais devoir me vendre. Mais ils étaient déjà vendus. Il voulait juste que je vois les médecins. [...] L’équipe voulait que je sois en Arizona le plus vite possible pour poursuivre ma remise en forme avec leur entraîneur physique », a raconté celui qui a aussi piqué la curiosité des Cowboys, Texans, Packers, Jets, Seahawks et Colts.

« Ils voulaient que je me rétablisse, mais que je sois aussi aux réunions. C’est un plan qui correspondait où j’étais physiquement et mentalement. Ils m’ont soumis la première offre de contrat et ils n’ont pas arrêté. C’est bien d’aller à une place où tu te sens voulu et qu’il pense que tu peux faire la job », a fait valoir celui qui « s’est senti chez lui » lors de sa visite chez les Cards.

La question qui tue pour Bouka : serait-il où il est aujourd’hui s’il avait choisi de rester au Québec à l’université au lieu d’accepter l’offre de Blake Nill pour se joindre aux Dinos? Le principal intéressé, qui évoluait comme receveur au niveau collégial, a hésité longuement avant de répondre.  

« Même au Québec, il y avait des équipes qui me recrutaient comme demi-défensif. C’est une question qui est difficile à répondre. Il y a plusieurs choses qui se sont passées dans ma vie en Alberta. C’est dur à dire », a affirmé le membre de la deuxième équipe d’étoiles au Canada en 2014 après un court moment de réflexion.

Bouka s’envolera jeudi matin vers l’Arizona pour amorcer le nouveau chapitre de sa carrière. Il poursuivra sa remise en forme avec l’un des meilleurs maraudeurs de la NFL, son nouveau coéquipier Tyrann Mathieu. Ce dernier s’est blessé à un genou durant la dernière saison.

C’est en direct des États-Unis que Bouka suivra le repêchage de la LCF, mardi prochain. Il sera heureux peu importe l’équipe qui le sélectionnera.

Toutefois, comme ses compatriotes Mehdi Abdesmad, qui a été mis sous contrat par les Titans, et Charles Vaillancourt, qui aura un essai avec les Raiders et les Giants, il souhaite ne jamais avoir besoin de se rapporter à la formation canadienne qui le choisira.

Sept joueurs des Carabins prendront part au Défi Est-Ouest de la LCF

Universitaire mercredi, 13 avr. 2016. 11:35 Sean Thomas Erlington
Sean Thomas Erlington (Source d'image:James Hajjar)

MONTRÉAL – Il y aura beaucoup de Bleus au Défi Est-Ouest présenté au Stade Percival-Molson le 14 mai prochain. Les Carabins de l’Université de Montréal auront sept représentants lors de cet événement qui permet aux neuf équipes de la Ligue canadienne de football (LCF) d’évaluer et de rencontrer les meilleurs espoirs du football universitaire canadien avant le début de leur année de repêchage. Ce sera la plus grande délégation dans l’histoire des Carabins à cette activité annuelle.

En plus du match des espoirs, l’édition 2016, qui se mettra en branle le mardi 10 mai, inclura trois jours d’entraînements, une séance d’évaluation (combine) pour les joueurs participants, un camp de la LCF pour les agents libres, ainsi que le traditionnel banquet du Défi Est-Ouest.

Les joueurs des Carabins qui participeront à cette fin de semaine sont le porteur de ballon Sean Thomas Erlington (Éducation physique et santé), la ligne offensive Marc Glaude (Éducation physique et santé), les joueurs de ligne Junior Luke (Intervention auprès des jeunes) et Émile Charron Ligez (Éducation physique et santé), les secondeurs Frédéric Chagnon (Administration, HEC Montréal) et Alex Cromer-Émond (Médecine) ainsi que le botteur Félix Ménard-Brière (Architecture du paysage).

Ce dernier évoluera pour l’équipe de l’Ouest tandis que ses coéquipiers seront guidés par Danny Maciocia, qui sera l’entraîneur-chef de l’Est pour une deuxième année consécutive. Blake Nill de UBC sera son vis-à-vis pour l’Ouest, les deux formations étant dirigées par les entraîneurs des équipes ayant pris part à la dernière Coupe Vanier.

« Ce sera un plaisir de diriger de nouveau des jeunes étudiants-athlètes qui ont le potentiel de jouer au football à un niveau supérieur, a dit Danny Maciocia. Nous leur donnerons les outils pour se faire valoir auprès des gens de la LCF. Au-delà de cet aspect, nous souhaitons leur faire vivre une expérience mémorable sur le terrain mais aussi à l’extérieur du terrain, avec des joueurs qui viennent de partout au pays. »


Le porteur de ballon Sean Thomas Erlington vient de connaître sa meilleure saison en carrière avec 517 verges accumulées sur 87 courses en saison régulière. Il a également inscrit cinq touchés en plus d’être nommé sur l’équipe d’étoiles de Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Le bloqueur Marc Glaude a aussi mérité une place sur cette équipe d’étoiles. C’est la deuxième fois qu’il mérite un tel honneur après avoir fait partie de la constellation lors de son année recrue en 2013.

Le plaqueur Junior Luke est un autre représentant des Carabins qui s’est retrouvé sur cette équipe d’étoiles. En huit matchs de saison régulière, Luke a amassé 7,5 plaqués en plus de recouvrir deux échappés.

L’autre plaqueur des Bleus qui participera à cette fin de semaine, Émile Charron Ligez, a aussi recouvert deux échappés en saison régulière. Il a amassé neuf plaqués en plus de bloquer une passe en sept rencontres pendant le calendrier régulier.

En quatre matchs de saison régulière, le secondeur Frédéric Chagnon a fait un peu de tout. Il a amassé 11,5 plaqués, dont deux pour des pertes ainsi qu’un sac du quart. De plus, il a intercepté une passe et interrompu quatre autres en plaquant le quart ou en mettant une main sur le ballon alors qu’il était dans les airs.

L’autre secondeur des Carabins qui sera de la partie, Alex Cromer-Émond, y participera pour une deuxième année consécutive. Il a terminé deuxième chez les Bleus au chapitre des plaqués avec 34 en 2015.

Finalement, le botteur Félix Ménard-Brière a été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ ainsi que sur la deuxième constellation au pays. Il a forcé l’adversaire à commencer sa possession offensive à l’intérieur de la ligne de 20 verges à 11 reprises en 45 bottés de dégagement cette saison. Son plus long a traversé une distance de 59 verges.

Le Rouge et Or enverra 5 joueurs au Défi Est-Ouest

Universitaire mercredi, 13 avr. 2016. 11:41 Félix Lechasseur
Félix Lechasseur (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

QUÉBEC – Cinq footballeurs du Rouge et Or participeront à la 14e édition du Défi Est-Ouest de Sport interuniversitaire canadien (SIC) le samedi 14 mai prochain dès 13 h au Stade Mémorial Percival-Molson de Montréal, match regroupant des athlètes qui seront admissibles au repêchage 2017 de la Ligue canadienne de football (LCF).

Les receveurs Antony Auclair et Félix Lechasseur, le joueur de ligne offensive Jean-Simon Roy, le demi-défensif Alex Hovington et le joueur de ligne défensive Edward Godin font partie des quelque 90 étudiants-athlètes qui prendront part à la classique annuelle qu’accueillera l’Université McGill pour la seconde année consécutive.

L'équipe de l'Est pour le match des espoirs est composée de joueurs des conférences SUA et RSEQ, ainsi que de Carleton, Ottawa, Queen's et Toronto. Elle sera dirigée par le pilote des Carabins de Montréal, Danny Maciocia. Le contingent de l'Ouest, piloté par Blake Nill (UBC), est formé d'étudiants-athlètes de Canada-Ouest et des autres universités de la conférence SUO.

L'édition 2016, qui se mettra en branle le mardi 10 mai, inclura également trois jours d'entraînements, une séance d'évaluation (combine) pour les joueurs participants, un camp de la LCF pour les agents libres, le traditionnel banquet du Défi Est-Ouest, ainsi qu'une clinique pour les entraîneurs le jour du match.
En 14 éditions du Défi Est-Ouest, 64 joueurs ont été sélectionnés pour y représenter le Rouge et Or. De ce nombre, Dominic Picard (2004-2005) et Benoît Groulx (2008-2009) ont été les seuls à prendre part à deux matchs du Défi.

L'Est a remporté les deux plus récents affrontements et cinq des six derniers, incluant un gain de 29-21 en mai dernier au Stade Molson. L'Ouest détient toutefois un dossier cumulatif de 7-6 depuis le début de la série.

Des 44 joueurs de SIC sélectionnés lors du repêchage 2015 de la LCF, 32 étaient d'anciens participants du Défi Est-Ouest, incluant les sept vedettes de SIC choisies lors du premier tour.

Le 14 mai marquera par ailleurs le 142e anniversaire du premier match de football interuniversitaire de style nord-américain, alors que McGill avait visité Harvard en 1874.

Anthony Tanguay, Oumar Touré et Antoine Demers au Défi Est-Ouest

Universitaires mercredi, 13 avr. 2016. 15:06 Anthony Tanguay
Anthony Tanguay (Source d'image:Yves Longpré/SSAP de l'UdeS)

L’ailier rapproché Oumar Touré, le joueur de ligne offensive Antoine Demers et le demi défensif Anthony Tanguay sont les trois membres de l’équipe de football Vert & Or qui ont été sélectionnés afin de prendre part au 14e Défi Est-Ouest. L’annonce a été faite le 13 avril par Sport interuniversitaire canadien (SIC). La rencontre, qui tient lieu de match des étoiles des espoirs universitaires au repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF) de 2017, se déroulera à Montréal le samedi 14 mai prochain, à compter de 13 h.

Ancien des Griffons de l’Outaouais et étudiant en administration, Touré a capté 12 passes en huit matchs l’automne dernier pour des gains de 211 verges (moyenne de 17,6 verges par réception), en plus d’inscrire un touché. Son plus long jeu a couvert 62 verges.

Son coéquipier Anthony Tanguay a de son côté connu en 2015 sa meilleure saison dans l’uniforme du Vert & Or. Le demi défensif, qui a porté les couleurs des Condors de Beauce-Appalaches sur la scène collégiale, figure en effet au deuxième rang des joueurs de l’UdeS au chapitre des plaqués réussis et en a totalisé 30,5, dont un impressionnant cumul de 27 en solo. Le no 25 a aussi réalisé trois interceptions, a rabattu quatre passes des quarts-arrières adverses et a ajouté un plaqué pour perte de terrain.

Le troisième représentant de la troupe de David Lessard, Antoine Demers, joue pour sa part à une position où les statistiques individuelles sont peu significatives.

Les entraîneurs seront les pilotes des deux équipes finalistes de la dernière Coupe Vanier, soit Blake Nill, des Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (Ouest) et Danny Maciocia, des Carabins de l’Université de Montréal (Est). Leurs adjoints n’ont pas encore été confirmés par SIC.

C’est de nouveau l’Université McGill qui accueillera les talentueux jeunes footballeurs dans le cadre de cet événement. Le match sera précédé par trois jours d’entraînements, une séance d’évaluation et un camp de la LCF pour les agents libres. Un banquet est également à l’horaire de cette 14e édition du Défi Est-Ouest. Le jour du match coïncidera avec le 142e anniversaire de la toute première partie de football interuniversitaire de style nord-américain, alors que les représentants de l’Université McGill avaient visité ceux d’Harvard, en 1874.

Rappelons que les porte-couleurs de l’Est ont remporté les deux plus récents duels du Défi Est-Ouest et cinq des six derniers, incluant leur victoire du printemps 2015 au pointage de 29-21, au Stade Percival-Molson. La formation de l’Ouest canadien revendique cependant une fiche gagnante au total de 13 premiers matchs de cette série, grâce à 7 gains et 6 revers.

L’équipe de l’Est est généralement composée de joueurs évoluant dans les conférences de l’Atlantique et du Québec, ainsi que des universités Carleton, Ottawa et Queen’s, tandis que l’alignement de la formation de l’Ouest s’alimente habituellement d’étudiants-athlètes issus de la ligue Canada-Ouest et des autres universités ontariennes.

Montréal-Laval en lever de rideau pour une troisième saison de suite

Universitaires vendredi, 1 avr. 2016. 15:41 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)

Pour une troisième année consécutive, la rivalité Carabins-Rouge et Or reprendra dès le premier match de la saison régulière 2016 de football du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ). La reprise de la dernière finale de la Coupe Dunsmore sera présentée sous les projecteurs le samedi 3 septembre prochain au Stade de Université Laval.

Il s’agira de la seule partie en soirée du calendrier local de la troupe de l’entraîneur-chef Glen Constantin. L’an dernier, Laval avait amorcé ses deux premières rencontres à domicile sur le coup de 19 h. Outre le duel Carabins – Rouge et Or, les Lavallois accueilleront le Vert & Or de Sherbrooke le 18 septembre, les Redmen de McGill le 2 octobre et les Gaiters de Bishop’s le 23 octobre.

Sur la route, Laval visitera Concordia le 10 septembre, Mount Allison à Sackville au Nouveau-Brunswick le 24 septembre, Montréal le 15 octobre après une semaine de congé, puis Sherbrooke le 29 octobre. À noter que la demi-finale canadienne pour l’obtention de la Coupe Uteck se jouera au Québec cette année, puisque les vainqueurs de la Coupe Dunsmore accueilleront l’équipe championne de Sports universitaires de l’Ontario (SUO).

Carleton en visite en match hors concours

Par ailleurs, le Rouge et Or accueillera lors du traditionnel match hors concours au Stade TELUS-UL un adversaire qu’il n’a pas affronté depuis 18 ans, l’Université Carleton. Les Ravens ont évolué dans l'Association Québec jusqu’en 1998 avant que le club ne mette un terme à ses activités. Durant ses trois premières années d’existence, le club de football de l’Université Laval avait maintenu une fiche d’un gain et quatre échecs contre Carleton.

Carleton a réactivé son programme de football en 2013 au sein de l'Association de l’Ontario sous l’égide de l’entraîneur-chef Steve Sumarah, qui avait auparavant dirigé les Huskies de Saint Mary’s pendant six saisons, les menant notamment en finale de la Coupe Vanier en 2007. L’an dernier, les Ravens ont signé une première saison gagnante depuis leur retour grâce à une fiche de 5-3, ce qui leur a valu le cinquième rang au classement de Sports universitaires de l’Ontario (SUO) et une première participation aux séries éliminatoires. Ils ont d’abord aisément disposé de l’Université Queen’s en quart de finale, avant de baisser pavillon en demi-finale contre les éventuels vainqueurs de la Coupe Yates, les Gryphons de Guelph.

Le duel Carleton – Laval aura lieu le samedi 20 août à 13 h à Québec.
 

Mission accomplie pour les espoirs du Rouge et Or au camp national de la LCF

LCF dimanche, 13 mars 2016. 17:11

En mettre plein la vue 2:22

Le camp d'évaluation de la LCF en vue du repêchage qui aura lieu le 10 mai s'est terminé dimanche à Toronto. Encore une fois, le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) était bien représenté au camp d'évaluation de la LCF avec la présence de neuf joueurs.

Trois des treize meilleurs espoirs portent les couleurs du Rouge et Or de l'Université Laval et ils tentaient d'en mettre plein la vue aux dirigeants des équipes.

Classés respectivement cinquième et treizième meilleurs espoirs du repêchage, les joueurs de ligne à l'attaque Charles Vaillancourt et Jason Lauzon-Séguin du Rouge et Or étaient satisfaits de leurs performances lors des confrontations à un contre un.

« Mon premier jeu de course que j'ai fait, j'étais centre. Donc, c’était la première fois en un an que je retournais à cette position. C'était un petit peu différent. Mais à part ça, je trouve que j'ai super bien compétitionné. J'ai gagné plusieurs un contre un et j'ai été capable de démontrer ce que je voulais aux dépisteurs », a évalué Vaillancourt qui s’était préparé avec Charlie Petrone au Tennessee, le même préparateur physique qu’a recours Laurent Duvernay-Tardif.

« C’est mission accomplie, a analysé Lauzon-Séguin. Mon sprint 40 verges je voulais le courir en bas de 5,4. J'ai fait 5,38. Je suis quand même assez satisfait de ça. Au saut vertical, je voulais juste battre mes tests du Défi Est-Ouest. Donc, je suis très satisfait. »

Samedi, le joueur de ligne à l'attaque de l'Université Laval, Philippe Gagnon avait volé la vedette en réussissant 40 répétitions avec 225 livres au développé couché. Le 12e meilleur espoir a poursuivi sur sa lancée dimanche lors des tests sur le terrain.

« C’est sûr qu’hier avec le développé couché, je leur ai montré que j’étais capable d’être fort. Je voulais montrer que j’étais capable d’être technique et que ce n’était pas juste de la force brute. Je voulais montrer que j’étais capable de bien bouger mes pieds et bien placer mes mains »

De son côté Félix Faubert-Lussier était un homme très occupé. Il a brillé lors des tests physiques grâce notamment à un chrono de 4 secondes et 58 centièmes au 40 verges. Il a de plus pris part aux exercices sur le terrain aux positions de receveur et demi offensif à la demande de plusieurs équipes.

« Les jambes sont lourdes après deux heures de tests à donner ton maximum. J’ai fait aussi les exercices de porteur de ballon, dont la protection de passe, qui sont fatigants. C’est sûr que ce n’est pas l’idéal, mais je voulais montrer que je suis polyvalent », a affirmé Faubert-Lussier.

Pour ce qui est du seul représentant des Carabins de l'Université de Montréal, et bien le demi-défensif Maïko Zepeda a réussi le septième meilleur temps aux 40 verges. Il a réussi un chrono de 4,61. Ce dernier avait réussi un 4,57 lors du camp régional de Montréal.

Neuf joueurs du RSEQ participaient au camp d'évaluation national de la LCF soit Charles Vaillancourt, Jason Lauzon-Séguin, Philippe Gagnon, Félix Faubert-Lussier et Shayne Gauthier du Rouge et Or, Roman Grozman et Mikaël Charland des Stingers ainsi que Maïko Zepeda des Carabins et Devon Stewart des Redmen.

Deux autres Québécois, Anthony Thompson (Université Southern Illinois, États-Unis) et Marc-Antoine Laurin (Ottawa), prennaient aussi part aux évènements de la fin de semaine.

L'Abitibien Michaël Langlois (Rouge et Or) et le Lavallois Elie Bouka (Dinos de Calgary) n'exécutaient pas les tests officiels, mais étaient sur place à Toronto pour rencontrer les dirigeants des équipes de la LCF. Les deux joueurs n'ont pas joué lors de la dernière saison en raison d'une blessure, mais ils étaient dans le top-20 des meilleurs espoirs en septembre.

Vaillancourt déçu de ne pas se mesurer à Onyemata

Charles Vaillancourt, qui est originaire de Coaticook et qui mesure six pieds quatre pouces et pèse 315 livres, avait hâte à la compétition un-contre-un après avoir été déçu par ses 24 répétions au développé couché.

« Je voulais leur montrer à quel point je suis fort, a-t-il dit. J'étais un peu déçu de mon développé couché, mais je pense que j'ai démontré à tout le monde que je suis très fort. »

Le directeur général des Argonauts de Toronto, Jim Barker, ne croit pas que Vaillancourt a nui à son classement cette fin de semaine.

« Il est arrivé ici comme un des meilleurs gars et il a prouvé qu'il était un des meilleurs, a déclaré Barker. Il a très bien bloqué, il était équilibré et patient. »

Vaillancourt a louangé le joueur de ligne défensive des Mustangs de Western Rupert Butcher, mais était déçu que le joueur de ligne David Onyemata, classé deuxième, ne soit pas présent.

« Rupert est un gros gars qui est difficile à faire bouger, a commenté Vaillancourt. J'aurais aimé pouvoir me mesurer à David parce qu'il est un des meilleurs et j'espérais me comparer à lui.

« Il m'a battu l'an dernier au match des étoiles et je voulais lui rendre la pareille cette fin de semaine, mais je lui souhaite la meilleure des chances. J'espère qu'on va se revoir sur le terrain bientôt. »

Rupert Butcher a brillé au camp d'évaluation.

Le joueur de ligne de défensive de six pieds cinq pouces et 327 livres a été dominant dans les compétitions un-contre-un au Varsity Stadium. Butcher a pratiquement été inarrêtable sur les exercices de pression contre le quart en utilisant son gabarit et sa puissance pour déplacer son adversaire.

Mais le joueur natif de London, en Ontario, s'est aussi avéré agile et rapide sur ses pieds dans les mouvements latéraux.

« Je crois que c'était important de démontrer que je pouvais bien exercer la pression et me déplacer rapidement, a déclaré le détenteur d'une majeure en philosophie. Le plus important pour un gars de mon gabarit c'est de montrer qu'il peut bouger et qu'il a l'agilité pour jouer dans la LCF parce que la LCF tourne autour de la pression sur les quarts.

« Le film que les entraîneurs ont vu sur moi avant le camp d'évaluation n'avait pas beaucoup de séquences où j'appliquais de la pression. J'ai prouvé aujourd'hui que je pouvais jouer contre eux. »

Butcher faisait partie des 51 joueurs présents au camp d'évaluation, auquel seulement trois des 10 meilleurs espoirs ont pris part.

RÉSULTATS DES TESTS DE LA JOURNÉE

Sprint de 40 verges :

Nom No Pos. Université Temps
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal 4,61
Mikaël Charland 21 DD Concordia 4,79
Dominique Termansen 22 DD UBC 4,60
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC 4,75
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois NPP
Josh Woodman 25 DD Western 4,78
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun 4,63
Malcolm Brown 27 DD Western 4,67
Devon Stewart 30 CA McGill 4,98
Donald Tabor 31 CA StFX 4,87
Wayne Moore 32 DO McMaster 4,85
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary 4,68
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor 4,99
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston 4,75
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa 4,78
Terrell Davis 40 SEC UBC 4,71
Shayne Gauthier 41 SEC Laval 4,66
Curtis Newton 42 SEC Guelph 5,04
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon 4,82
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier 5,23
DJ Lalama 45 SEC Manitoba 4,80
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts 4,87
Kadeem Adams 50 LO  Western NPP
Jamal Campbell 51 LO York 4,97
Michael Couture 52 LO Simon Fraser 5,17
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval 5,51
Roman Grozman 54 LO Concordia 5,38
Zachary Intzandt 56 LO McMaster 5,24
Sean Jamieson 57 LO Western 5,53
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval 5,29
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval 5,33
Brett Blaszko 80  RÉ  Calgary 4,55
Jamal Kett 81 Western 4,85
Doug Corby (19) 82 Queen’s 4,51
Felix Faubert-Lussier  83 Laval 4,58
George Johnson 84 Western 4,78
Brian Jones (18) 85 Acadia 4,70
Mike Jones 86 Southern 4,61
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO 4,62
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL) 4,56
Joshua Stanford 89 Kansas 4,67
Tarique Anderson 90 LD Deleware State 5,03
Rupert Butcher 91 LD Western 5,35
Michael Kashak 92 LD McMaster 4,96
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser 5,33
Donnie Egerter 94 LD Guelph 5,42
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico 4,79
Boyd Richardson 96 LD UBC 4,89
John Biewald 97 LD Western 4,89

Saut horizontal :

Nom No Pos. Université Distance
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal 9’4,50
Mikaël Charland 21 DD Concordia 10’5,50
Dominique Termansen 22 DD UBC 10’5,75
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC 10’4,75
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois NPP
Josh Woodman 25 DD Western 9’8,25
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun 10’0,50
Malcolm Brown 27 DD Western 9’8,50
Devon Stewart 30 CA McGill 8’6
Donald Tabor 31 CA StFX 8’9
Wayne Moore 32 DO McMaster 9’3,50
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary 10’1
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor 9’0,75
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston 9’4
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa 9’9,5
Terrell Davis 40 SEC UBC 9’4,5
Shayne Gauthier 41 SEC Laval 9’5,25
Curtis Newton 42 SEC Guelph 8’7,75
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon 8’10,50
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier 9’5
DJ Lalama 45 SEC Manitoba 9’5,75
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts 9’0,75
Kadeem Adams 50 LO  Western NPP
Jamal Campbell 51 LO York 8’11,75
Michael Couture 52 LO Simon Fraser 8’6
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval  7’8
Roman Grozman 54 LO Concordia 7’8,75
Zachary Intzandt 56 LO McMaster 8’1,50
Sean Jamieson 57 LO Western 8’2,75
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval 8’6,50
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval 8’0,75
Brett Blaszko 80  RÉ  Calgary 9’8,75
Jamal Kett 81 Western 9’11,25
Doug Corby (19) 82 Queen’s 9’7
Felix Faubert-Lussier  83 Laval 10’1,75
George Johnson 84 Western 8’10
Brian Jones (18) 85 Acadia 10’8,50
Mike Jones 86 Southern 10’2
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO 10’9,50
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL) 10’10,25
Joshua Stanford 89 Kansas 10’0,50
Tarique Anderson 90 LD Deleware State 8’7,50
Rupert Butcher 91 LD Western 8’0,25
Michael Kashak 92 LD McMaster 8’10,50
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser 8’3,25
Donnie Egerter 94 LD Guelph 7’11
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico 8’6
Boyd Richardson 96 LD UBC 9’2,75
John Biewald 97 LD Western 9’1,50

Changements de direction :

 

Nom No Pos. Université Temps
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal 4,35
Mikaël Charland 21 DD Concordia 4,16
Dominique Termansen 22 DD UBC 4,31
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC 4,19
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois NPP
Josh Woodman 25 DD Western 4,46
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun 4,49
Malcolm Brown 27 DD Western 4,53
Devon Stewart 30 CA McGill 4,69
Donald Tabor 31 CA StFX 4,56
Wayne Moore 32 DO McMaster 4,59
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary 4,53
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor 4,63
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston 4,44
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa 4,44
Terrell Davis 40 SEC UBC 4,44
Shayne Gauthier 41 SEC Laval 4,47
Curtis Newton 42 SEC Guelph 4,57
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon 4,47
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier 4,59
DJ Lalama 45 SEC Manitoba  4,44
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts  4,57
Kadeem Adams 50 LO  Western NPP
Jamal Campbell 51 LO York 4,78
Michael Couture 52 LO Simon Fraser 4,72
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval 4,79
Roman Grozman 54 LO Concordia 5,01
Zachary Intzandt 56 LO McMaster 4,72
Sean Jamieson 57 LO Western 4,84
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval 4,78
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval 4,88
Brett Blaszko 80  RÉ  Calgary 4,47
Jamal Kett 81 Western 4,49
Doug Corby (19) 82 Queen’s 4,34
Felix Faubert-Lussier  83 Laval 4,19
George Johnson 84 Western 4,63
Brian Jones (18) 85 Acadia 4,13
Mike Jones 86 Southern 4,34
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO 4,38
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL) 4,36
Joshua Stanford 89 Kansas 4,69
Tarique Anderson 90 LD Deleware State 4,84
Rupert Butcher 91 LD Western 4,87
Michael Kashak 92 LD McMaster  4,84
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser 4,89
Donnie Egerter 94 LD Guelph 5,08
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico 4,84
Boyd Richardson 96 LD UBC 4,63
John Biewald 97 LD Western 4,57

Épreuve 3-cônes :

 

Nom No Pos. Université Temps
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal 6,94
Mikaël Charland 21 DD Concordia 6,84
Dominique Termansen 22 DD UBC 7,09
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC 6,91
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois NPP
Josh Woodman 25 DD Western 7,28
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun 7,08
Malcolm Brown 27 DD Western 7,54
Devon Stewart 30 CA McGill 7,59
Donald Tabor 31 CA StFX 7,22
Wayne Moore 32 DO McMaster 7,23
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary 7,31
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor 7,54
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston 7,47
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa 7,34
Terrell Davis 40 SEC UBC 7,25
Shayne Gauthier 41 SEC Laval 7,56
Curtis Newton 42 SEC Guelph 7,66
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon 7,13
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier 7,56
DJ Lalama 45 SEC Manitoba 7,14
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts 7,53
Kadeem Adams 50 LO  Western NPP
Jamal Campbell 51 LO York 7,41
Michael Couture 52 LO Simon Fraser 7,76
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval 7,84
Roman Grozman 54 LO Concordia 7,78
Zachary Intzandt 56 LO McMaster 7,76
Sean Jamieson 57 LO Western 7,80
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval 7,69
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval 7,67
Brett Blaszko 80  Calgary 7,38
Jamal Kett 81 Western 7,41
Doug Corby (19) 82 Queen’s 7,09
Felix Faubert-Lussier  83 Laval 6,73
George Johnson 84 Western 7,73
Brian Jones (18) 85 Acadia 6,92
Mike Jones 86 Southern 7,09
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO NPP
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL) 6,95
Joshua Stanford 89 Kansas 7,42
Tarique Anderson 90 LD Deleware State 7,63
Rupert Butcher 91 LD Western 8,11
Michael Kashak 92 LD McMaster 7,51
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser ND
Donnie Egerter 94 LD Guelph ND
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico 7,61
Boyd Richardson 96 LD UBC 7’47
John Biewald 97 LD Western 7’52

Philippe Gagnon a été le meilleur dans l'épreuve du développé couché

LCF samedi, 12 mars 2016. 15:48

40 fois 225 livres! 0:26

Les tests physiques ont commencé au camp d'évaluation national de la LCF et les Québécois ont dominé l'épreuve de développé couché, samedi.

Le garde du Rouge et Or de l'Université Laval, Philippe Gagnon, a réussi à soulever la barre de 225 livres à 40 reprises, soit le plus haut total de la journée. Il s'agit de la troisième meilleure performance de l'histoire des camps d'évaluation de la LCF.

Trois autres joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec ont fini sur un pied d'égalité à 27 répétitions, soit le bloqueur du Rouge et Or Jason Lauzon-Séguin, le centre-arrière des Redmen de McGill, Devon Stewart ainsi que le bloqueur des Stingers de Concordia Roman Grozman.

Le joueur de ligne défensive des Thunderbirds de UBC Boyd Richardson a également terminé avec 27 répétitions.

Deux Québécois se sont également illustrés lors du saut vertical. Le receveur du Rouge et Or, Félix Faubert-Lussier, a réalisé un saut de 34,5 pouces soit le deuxième meilleur résultat derrière les 36 pouces du receveur ontarien Llevi Noel. Le secondeur québécois Marc-Antoine Laurin des Gee-Gees d'Ottawa a terminé à égalité au quatrième rang au saut vertical avec 34 pouces.

Faubert-Lussier avait également bien fait au développé couché avec 24 répétitions, le meilleur résultat à sa position à égalité avec Brian Jones de l'Université Acadia.

Charles Vaillancourt du Rouge et Or a également réussi 24 répétitions.

Le demi-défensif des Stingers, Mikaël Charland, a terminé la journée avec un saut vertical de 31,5 pouces et un développé couché de 13 répétitions.

Le sprint de 40 verges, les épreuves de changements de direction et de 3-cônes auront lieu dimanche tout comme les exercices individuels et les duels.

Neuf joueurs du RSEQ participent au camp d'évaluation national de la LCF soit Charles Vaillancourt, Jason Lauzon-Séguin, Philippe Gagnon, Félix Faubert-Lussier et Shayne Gauthier du Rouge et Or, Roman Grozman et Mikaël Charland des Stingers ainsi que Maïko Zepeda des Carabins et Devon Stewart des Redmen.

Deux autres Québécois, Anthony Thompson (Université Southern Illinois, États-Unis) et Marc-Antoine Laurin (Ottawa), prennent aussi part aux évènements de la fin de semaine.

L'Abitibien Michaël Langlois (Rouge et Or) et le Lavallois Elie Bouka (Dinos de Calgary) n'exécutent pas les tests officiels, mais sont sur place à Toronto pour rencontrer les dirigeants des équipes de la LCF. Les deux joueurs n'ont pas joué lors de la dernière saison en raison d'une blessure, mais ils étaient dans le top-20 des meilleurs espoirs en septembre.

RÉSULTATS DES TESTS

Développé couché :

Nom No Pos. Université Répétitions
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC  NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal  17
Mikaël Charland 21 DD Concordia 13
Dominique Termansen 22 DD UBC  NPP
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC  NPP
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois  NPP
Josh Woodman 25 DD Western  10
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun  14
Malcolm Brown 27 DD Western  13
Devon Stewart 30 CA McGill  27
Donald Tabor 31 CA StFX  20
Wayne Moore 32 DO McMaster  19
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary  8
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor  18
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston 24
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa  16
Terrell Davis 40 SEC UBC  13
Shayne Gauthier 41 SEC Laval  23
Curtis Newton 42 SEC Guelph  16
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon  13
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier  22
DJ Lalama 45 SEC Manitoba  22
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts  14
Kadeem Adams 50 LO  Western  12
Jamal Campbell 51 LO York  17
Michael Couture 52 LO Simon Fraser  24
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval  40
Roman Grozman 54 LO Concordia  27
Zachary Intzandt 56 LO McMaster  21
Sean Jamieson 57 LO Western  15
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval  27
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma  NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval  24
Brett Blaszko 80  RÉ  Calgary  8
Jamal Kett 81 Western  7
Doug Corby (19) 82 Queen’s  11
Felix Faubert-Lussier  83 Laval  24
George Johnson 84 Western  10
Brian Jones (18) 85 Acadia  24
Mike Jones 86 Southern  6
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO  12
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL)  7
Joshua Stanford 89 Kansas  NPP
Tarique Anderson 90 LD Deleware State  17
Rupert Butcher 91 LD Western  24
Michael Kashak 92 LD McMaster  25
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser  14
Donnie Egerter 94 LD Guelph  25
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico  19
Boyd Richardson 96 LD UBC  27
John Biewald 97 LD Western  NPP

Saut vertical :

Nom No Pos. Université Hauteur
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC  NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal 29
Mikaël Charland 21 DD Concordia 31,5
Dominique Termansen 22 DD UBC 32,5
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC 30,5
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois NPP
Josh Woodman 25 DD Western 31
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun 29
Malcolm Brown 27 DD Western  33
Devon Stewart 30 DO McGill  24,5
Donald Tabor 31 DO StFX  28
Wayne Moore 32 DO McMaster  29
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary  33,5
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor  30,5
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston  25,5
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa  34
Terrell Davis 40 SEC UBC  28,5
Shayne Gauthier 41 SEC Laval  29
Curtis Newton 42 SEC Guelph  25,5
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon  29
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier  33,5
DJ Lalama 45 SEC Manitoba 29,5
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts  28,5
Kadeem Adams 50 LO  Western  NPP
Jamal Campbell 51 LO York  31
Michael Couture 52 LO Simon Fraser  26
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval  24,5
Roman Grozman 54 LO Concordia  30,5
Zachary Intzandt 56 LO McMaster  27,5
Sean Jamieson 57 LO Western  26,5
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval  30
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma  NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval  27
Brett Blaszko 80  RÉ  Calgary  34
Jamal Kett 81 Western 28,5
Doug Corby (19) 82 Queen’s  31,5
Felix Faubert-Lussier  83 Laval  34,5
George Johnson 84 Western  25,5
Brian Jones (18) 85 Acadia 34
Mike Jones 86 Southern 32
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO  36
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL)  34,5
Joshua Stanford 89 Kansas  34
Tarique Anderson 90 LD Deleware State  27,5
Rupert Butcher 91 LD Western  24
Michael Kashak 92 LD McMaster  31
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser  25,5
Donnie Egerter 94 LD Guelph  24
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico  29,5
Boyd Richardson 96 LD UBC  31,5
John Biewald 97 LD Western  28,5

Nicholas Narbonne Bourque et Maïko Zepeda, les deux derniers de la polyvalente Deux-Montagnes

LCF jeudi, 10 mars 2016. 23:32 Nicholas Narbonne Bourque et Maïko Zepeda
Nicholas Narbonne Bourque (crédit Christian L-Dufresne) et Maïko Zepeda (crédit James Hajjar). (Montage RDS)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Maïko Zepeda avait un grand sourire accroché à son visage vers 15 h 15, mercredi. Le polyvalent joueur défensif des Carabins de l’Université de Montréal venait d’apprendre qu’il était invité au camp national de la Ligue canadienne de football.

Mais pas question de laisser de côté son coéquipier et grand ami, Nicholas Narbonne Bourque, qui n’avait pas réussi à obtenir son billet pour Toronto.

« On finit l’entrevue à deux », a ordonné Zepeda en agrippant son complice de toujours par les épaules.

Maïko ZepedaLes deux hommes se sont connus à la Polyvalente Deux-Montagnes où ils ont défendu les couleurs des Centurions. Lorsqu’ils ont terminé leur dernière saison juvénile à l'automne 2008, ils étaient loin de se douter qu’ils seraient des espoirs de la LCF en 2016.

« Il y a eu des hauts et des bas. Des fois, c’était bouetteux, des fois il y avait des roches dans le chemin. Mais à la fin de la journée, l’important c’est de se rendre du point A au point B. Narbonne et moi, aujourd’hui (mercredi), on a fait de grands pas vers la réalisation de nos rêves », a affirmé Zepeda avant de demander à son coéquipier chez les Bleus de le rejoindre pour terminer ensemble l’entrevue avec le RDS.ca.

« Il y a un sentiment de réussite, a indiqué Narbonne Bourque. C’est quelque chose que nous avons toujours eu en tête. On n’a pas tracé un trajet, mais on a fixé des points où il fallait qu’on aille. Le trajet nous a menés jusqu’ici et peu importe comment on y a été, on s’est rendu. »

Les deux vainqueurs de la coupe Vanier en 2014 ont aussi partagé une autre belle expérience ensemble en participant au combine régional de la NFL, à Baltimore, le 27 février dernier. Ils avaient également pris part au Défi Est-Ouest en mai dernier qui regroupe les meilleurs espoirs professionnels du circuit universitaire canadien.

Nicholas Narbonne BourqueZepeda, généralement un demi-défensif, et Narbonne Bourque, un centre-arrière, admettent qu’ils n’auraient jamais pensé cela possible au début de leur carrière de joueur de football.

« Si à la Polyvalente, il y a 8 ans, on s’était dit qu’en 2016, nous participerions à un camp de la LCF et même de la NFL, on aurait bien ri », a convenu Zepeda avant de recevoir un regard d’approbation de son ami.

« Dans notre équipe secondaire, il y avait des joueurs qui étaient beaucoup plus talentueux et vraiment plus athlétiques que nous. Mais on est des personnes qui ont persévéré et qui n’ont jamais arrêté », a raconté le coloré joueur défensif des Bleus.

« Il y a plein de gars qui étaient super bons et qui ont arrêté, mais nous on n’a jamais fait ça. On s’est rendu dans les Carabins ensemble et on est les deux seuls gars qui sont encore debout de notre groupe (au secondaire) », a ajouté celui qui a réussi le meilleur sprint de 40 verges (4,57) parmi les 45 participants au camp de Montréal.

Après leur séjour à la polyvalente, ceux dont les chemins au football allaient se recroiser à l’Université de Montréal se sont séparés pour leurs études au cégep. Zepeda a pris la direction du Cégep Vanier pour jouer avec les Cheetahs alors que le costaud Narbonne Bourque a livré d’épiques duels à son ami puisqu’il portait l’uniforme des Spartiates du Cégep du Vieux Montréal.

Mais après trois années au niveau collégial, il était temps pour les deux joueurs de redevenir coéquipiers avec les Bleus.

« Nick et moi, c’est plus que de l’amitié. On a un lien qui nous garde ensemble », a souligné Zepeda.

« On a toujours eu quelque chose que d’autres n’ont pas. On a la peau épaisse et une bonne tête sur les épaules. Quand c’est le temps d’attacher son casque, "coco cogne cogne" », a lancé Zepeda alors que les deux hommes s’échangeaient un regard qui démontrait une complicité par rapport à cette expression qui ne semble pas dater d'hier.

Les deux joueurs de l’UdeM ont vécu les dernières semaines ensemble. Zepeda sera cependant le seul à représenter les Carabins cette fin de semaine dans la Ville Reine. Il est toutefois très fier de ce que son ami a accompli même si les dépisteurs n’ont pas cru bon de l’inviter au camp national.

« J’aimerais ça qu’il vienne avec moi. À la fin de la journée, ce sont les équipes qui décident. Nous étions 45 aujourd’hui (mercredi) et c’est 4 sur 45 qui sont invités. [...] Je trouve que Narbonne a fait de bonnes choses. Je l’ai regardé jouer et il a dominé », a évalué objectivement celui qui a été sur la première équipe d’étoiles universitaires au pays l’an dernier.

Pour Narbonne Bourque, le rêve de jouer dans la LCF est loin de s’arrêter avec cette petite embûche. La position de centre-arrière étant maintenant souvent occupée par un joueur canadien, ses chances de percer dans la LCF sont encore bien présentes. Plusieurs dépisteurs épiaient chacun de ses moindres faits et gestes mercredi et ses résultats aux différents tests physiques étaient très convenables.

« Honnêtement, je me sens bien. Je pense que j’ai bien fait, même peut-être mieux que ce que j’avais à faire. Le choix, ce n’est pas moi qui l’ai fait et en bout de la ligne... j’ai des devoirs à faire! », a hurlé Narbonne Bourque comme s’il venait de s’en souvenir.

Avec sa mère qui subit présentement des traitements pour un cancer de la gorge et son entraînement physique pour les camps d’évaluation, on ne peut pas en vouloir à Narbonne Bourque d'avoir mis ses études un peu de côté pour s’occuper de sa mère et de sa préparation.

Nicholas Narbonne Bourque et Gabriel CousineauL’étudiant-athlète réussit à trouver du positif dans son exclusion du camp national puisqu’il pourra rattraper le temps perdu dans ses cinq cours de son programme de communication politique.

« Je vais aller faire mes devoirs parce que ça brasse mon affaire avec cinq cours. Ç’a bien été mes performances ici (Montréal) et à Baltimore. Pour moi, la décision finale (de ne pas être invité à Toronto) m’importe peu dans tout ça », a commenté celui qui est un exemple de dévouement et de sérénité.

Pendant que Narbonne Bourque aura le nez dans ses livres, Zepeda continuera de tenter de confondre les sceptiques à Toronto durant la fin de semaine.

Le 10 mai prochain, les deux amis de longue date regarderont le repêchage de la LCF ensemble avec le vœu que des équipes jettent leur dévolu sur eux. Il s’agirait d’un signe de plus qu’ils sont encore les deux derniers à se tenir debout dans leur groupe de la Polyvalente Deux-Montagnes.

LCF : Trois Québécois au camp d'évaluation national

LCF mercredi, 9 mars 2016. 15:47

Mission accomplie pour quatre espoirs 4:43

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Comme l’an dernier, quatre joueurs du camp régional de Montréal de la Ligue canadienne de football ont reçu une invitation pour le camp national qui se tiendra en fin de semaine à Toronto.

Il s’agit du demi défensif de l’Université de Montréal Maïko Zepeda, du centre-arrière de l’Université McGill Devon Stewart, du secondeur de l’Université d’Ottawa Marc-Antoine Laurin et du centre-arrière de l’Université St Francis Xavier Donald Tabor.

Zepeda suit donc les traces de ses anciens coéquipiers des Carabins Mikhaïl Davidson, Anthony Coady et Jean-Samuel Blanc. Ces trois joueurs avaient également dû impressionner les dépisteurs présents à Montréal l’an dernier pour recevoir leur billet pour le camp national. Davidson et Coady ont finalement été repêchés par les Alouettes et Blanc a par la suite été embauché en tant que joueur autonome par la même formation.

Zepeda a réussi le meilleur temps du camp régional de Montréal au sprint de 40 verges avec un 4,57. Il a effectué 15 répétitions au développé couché de 225 livres, réussi un saut vertical de 32 pouces et un horizontal de 9 pieds 3 pouces. Le produit des Cheetahs du Cégep Vanier a été le meilleur au changement de direction (4,00) et a terminé au troisième rang à l’exercice des 3 cônes (6,97).

« Les dépisteurs veulent voir ta réaction face à la compétition et l’adversité ainsi que le fait d’être un parmi tant d’autres. Ils veulent voir qui est capable de monter jusqu’en haut. Et je crois que c’est ce que moi et d’autres individus on a réussi à faire aujourd’hui », a lancé Zepeda qui a joué comme demi défensif et secondeur en 2015.

Le membre de la première équipe d’étoiles du Sport interuniversitaire canadien a bénéficié du soutien du préparateur physique des Carabins, Pierre-Mary Toussaint, pour obtenir de bons résultats. Mais il a aussi reçu de précieux conseils d’Anthony Coady.

« C’est vraiment bon de l’avoir à l’entour. Il n’a pas de filtre et il va vraiment te dire ce qu’il pense. Il ne se gêne pas. J’ai eu des gars autour de moi aujourd’hui qui m’ont donné des petits conseils et ç’a fait la différence, notamment dans les exercices sur les unités spéciales », a convenu Zepeda, qui a participé à un camp régional de la NFL en février.

Pour Stewart, qui est originaire de St-Hubert, il s’agit de tout un tour de force alors qu’il évoluait à la position d’ailier défensif depuis deux ans. L’ancien des Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville est toutefois revenu à sa position naturelle pour le repêchage de la LCF. Il est le seul des quatre joueurs invités qui n’a pas pris part au Défi Est-Ouest.

« J’ai toujours su que je voulais jouer comme centre-arrière/porteur de ballon dans la LCF en raison de mon physique. Je suis plus confortable à cette position parce que j’y ai évolué pendant la majeure partie de ma vie », a indiqué le joueur de 5 pieds 11 pouces et 245 livres.

Le représentant des Redmen a été le meilleur au développé couché en compagnie de Carl Jobin-Shaw des Carabins avec 24 répétitions. Il espère améliorer certains résultats dans la Ville Reine, dont celui du sprint de 40 verges.

« J’étais satisfait de certains chiffres, mais en général je sais que je peux faire mieux. Je vais me reposer et je vais me préparer pour Toronto pour faire mieux là-bas », a-t-il affirmé, lui qui a couru un 5,02.

Quant à Laurin, il a dominé les secondeurs avec un saut vertical de 36 pouces et un vertical de 9’6,75. Originaire de l’Outaouais, le joueur des Gee-Gees a réalisé 19 plaqués et 3 sacs en cinq matchs en 2015.

Tabor, qui est natif de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, a remporté le Loney Bowl avec les X-Men en 2015. Il a joué six matchs et a terminé la saison avec 27 attrapés pour 315 verges.

Jay Dearborn, un demi-défensif du programme de Holland College, a réalisé les meilleurs résultats au saut vertical avec 40,5 pouces et à celui horizontal également avec 11’2,75. Il est arrivé tout juste derrière Zepeda au sprint de 40 verges avec un temps de 4,58.

Avec Zepeda et Stewart, il y aura donc neuf joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec au camp national de la LCF. Les autres sont Charles Vaillancourt, Philippe Gagnon, Jason Lauzon-Séguin, Félix Faubert-Lussier et Shayne Gauthier du Rouge et Or ainsi que Mikaël Charland et Roman Grozman des Stingers.

Le camp national de Toronto aura lieu de vendredi à dimanche.  

Le Québécois Mehdi Abdesmad pourrait accéder à la NFL prochainement

Football vendredi, 4 mars 2016. 16:07 Mehdi Abdesmad
Mehdi Abdesmad (Source d'image:Associated Press)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Sous peu, la NFL pourrait ouvrir ses portes à un autre Québécois qui possède une histoire inspirante, l’ancien du Cégep du Vieux Montréal et joueur de ligne défensive Mehdi Abdesmad.

Méconnu dans sa province natale, l’athlète au physique impressionnant de six pieds sept pouces et 285 livres devrait sortir de l’ombre prochainement.

En effet, Abdesmad serait devenu, selon toute vraisemblance, le premier Québécois à participer au Combine de la NFL où il a pu étaler ses aptitudes grâce à ses performances déployées lors de la dernière saison dans l’uniforme des Eagles de Boston College.

Cette récompense aurait été précieuse pour n’importe quel athlète, mais elle était encore plus significative pour lui. En quelque sorte, Abdesmad venait de prouver son point avec éclat.

Du même coup, il s’est libéré de l’énorme pression qui reposait sur ses épaules durant la saison 2015. Puisqu’il a été limité à un total de sept petites parties en 2013 et 2014 en raison d’une blessure à un genou, tous les yeux étaient tournés vers lui pour la saison la plus déterminante de sa carrière. Épié par les recruteurs, il ne pouvait pas se permettre d’échouer.

Sa réponse a été éloquente.

Dès le premier match – un duel contre l’Université du Maine –, il a fait écarquiller les yeux avec l’une des meilleures prestations défensives de sa division.

Mehdi Abdesmad« Durant toute la saison morte, on entendait dire que les gens voulaient voir comment j’allais me comporter à mon retour. C’est là que j’ai fait un statement », a humblement expliqué celui qui a notamment participé à quatre plaqués en plus d’enregistrer 1,5 sac.

L’élan procuré par cette performance s’est poursuivi au fil du calendrier alors qu’Abdesmad a terminé l’année avec 49 plaqués, dont 15 pour des pertes de 59 verges, et 5,5 sacs en 12 parties.

L’invitation attendue au Combine est donc apparue dans un courriel de la NFL. À travers une cuvée particulièrement intéressante pour les joueurs défensifs, Abdesmad s’est exécuté de son mieux.

« Je trouve que je me suis situé parmi les meilleurs joueurs de ligne défensive. J’ai réussi des bons temps, un bon bench press... Tout s’est bien passé et j’étais plutôt satisfait de tous mes tests », a-t-il commenté en français, sa langue maternelle, au RDS.ca.

Année après année, l’engouement autour du Combine a grimpé pour atteindre des niveaux étonnants. Maintenant, tous les athlètes sont scrutés à la loupe et la NFL offre une analyse détaillée de tous les participants.

Selon cette perspective, le Québécois s’est classé au 56e rang sur les 74 joueurs de ligne défensive inscrits en héritant d’une note globale de 5,05 sur 10. Ce résultat lui accorderait une chance meilleure que la moyenne de se tailler une place dans une formation de la NFL.

Par contre, il s’agit, d’après eux, d’un rendement qui ne le dirige pas vers un poste de partant.

« Les joueurs, on ne regarde pas vraiment ça. Ce sont des analystes qui donnent ces notes, mais ils se sont trompés souvent dans les dernières années. Ce n’est pas un chiffre qui va me dire que j’ai seulement une probabilité un peu supérieure à 50 % de percer dans la NFL », a confié celui qui a évolué autant à l’extrémité qu’au cœur de la ligne défensive en 2015 avec Boston College.

Mehdi Abdesmad« Je crois en mes habiletés et je pense que je vais être capable », a ajouté du même souffle celui qui s’ajouterait au contingent québécois formé de Laurent Duvernay-Tardif, David Foucault et Andy Mulumba, son ami des Packers de Green Bay aux origines congolaises.

Afin de se présenter dans les meilleures dispositions devant les équipes de la NFL, Abdesmad a pu profiter des conseils d’un ancien coéquipier de renom, l’excellent secondeur des Panthers de la Caroline, Luke Kuechly.

« J’ai joué avec lui à ma première saison à Boston College (2011). Il a été généreux avec moi, il a insisté sur le fait de croire en mes capacités et d’apprendre des jeux parce qu’ils vont me demander d’aller au tableau pour les expliquer », a révélé Abdesmad qui ne songe pas à LCF pour l'instant.  

Tout ce travail culminera à la fin avril avec le repêchage de la NFL qui se tiendra à Chicago et son agent croit qu’il devrait être sélectionné dans les dernières rondes (5 à 7).

Pour le moment, le colosse de 24 ans a rencontré une dizaine d’équipes qui préconisent majoritairement un système 3-4, ce qui lui conviendrait plus naturellement en raison de son physique. Son attrait pourrait aussi grimper quand les équipes se présenteront, le 16 mars, au Pro Day de son université, ce qui pourrait être une ultime audition pour lui et des coéquipiers.

Son père doit flotter sur un nuage

Abdesmad doit son imposante charpente à son paternel, Montacer, un ancien nageur et joueur de handball qui a immigré au Canada pour fonder une famille dans un milieu plus favorable à l’épanouissement.

Malheureusement, son fidèle allié est décédé en 2008 d’un cancer du cerveau. La vie a donc voulu qu’Abdesmad ne puisse partager les moments actuels avec son père.

« Mon père a toujours dit que si j’allais jouer aux États-Unis, j’aurais de grands succès. C’est pour ça que j’ai toujours visé cet objectif », a fait savoir le joueur polyvalent.

« Je sais que mon père me regarde du haut et qu’il est fier de moi », a mentionné avec sérénité celui qui a apprécié retourner à ses racines en Tunisie en 2013.

« Dans chaque belle chose qui nous arrive dans la vie, on ressent toujours un petit moment de tristesse parce que notre père n’est pas là. Mais, on est une famille très unie, donc on a essayé de combler le manque d’amour de notre papa par chacun de nous », a raconté sa sœur Nadia.

Mehdi AbdesmadL’énorme fierté ressentie par la famille Abdesmad vient des sacrifices effectués par Mehdi. En plus de s’exiler aux États-Unis depuis quelques années, il a surmonté avec caractère l’obstacle de la blessure qui aurait pu anéantir son projet.

« Je suis quelqu’un qui a une grande foi, je crois que Dieu place des choses dans notre chemin pour qu’on devienne plus fort. Ma famille, mes entraîneurs, mes coéquipiers et mes amis m’ont tous aidé à passer au travers. C’est certain que tu dois composer avec des hauts et des bas, mais je me suis vraiment concentré à revenir plus fort et c’est ce qui est arrivé », a noté le gentil géant qui adore observer J.J. Watt en action.

« Quand ma mère s’est relevée du décès de notre père, elle nous a montré à être positif dans la vie, de voir qu’il y a toujours un bon côté dans chaque épreuve qui nous est destinée. Mon frère démontre beaucoup de sagesse et d’humilité, ça lui permet de foncer dans la vie », a proposé sa sœur.

Même s’il ne peut plus compter sur la présence rassurante de son père, Mehdi n’est définitivement pas laissé à lui-même.

« On est allé voir tous ses matchs à Boston. Ma mère et ma sœur sont même allées à Los Angeles pour le voir jouer. On l’a suivi partout et on continuera de le faire », a assuré Nadia qui pourrait bientôt découvrir plusieurs stades de la NFL.

La conclusion sportive repose entre les mains de Mehdi, mais le véritable objectif de son père est déjà accompli.

« Mon père et ma mère ont quitté la Tunisie pour que leurs enfants puissent avoir une bonne éducation. Ils nous ont aussi montré que le travail était très important dans la vie, que rien ne nous est donné », a conclu le diplômé en finances qui veut justement gagner sa place dans la NFL par son ardeur au travail.

La route de 7 joueurs du RSEQ commence par un camp d'évaluation de la NFL

Universitaires vendredi, 26 févr. 2016. 16:06 Maïko Zepeda, Roman Grozman, Mikaël Charland et Félix Faubert-Lussier
Maïko Zepeda (crédit James Hajjar), Roman Grozman (crédit Christian L-Dufresne), Mikaël Charland (crédit Brianna Thicke) et Félix Faubert-Lussier (crédit Marc-Antoine Hallé). (Source d'image:montage RDS)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Sept joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec feront les premiers pas vers leur rêve de devenir des joueurs de football professionnel, samedi, alors qu’ils participeront au camp régional (combine) de la NFL à Baltimore.

Les joueurs du Rouge et Or Shayne Gauthier (secondeur), Félix Faubert-Lussier (receveur) et Jean-Philippe Bolduc (maraudeur), ceux des Stingers Mikaël Charland (demi-défensif) et Roman Grozman (ligne offensive) ainsi que Maïko Zepeda (demi-défensif) et Nicholas Narbonne-Bourque (centre-arrière) tenteront de se faire remarquer par les dépisteurs du circuit Goodell.

La journée consistera à effectuer des tests physiques de course, d’athlétisme et de puissance et certains exercices propres à chaque position. Les joueurs invités doivent être à leur année de repêchage, tant aux États-Unis qu’au Canada, et débourser 150$ pour y prendre part après avoir soumis leur candidature.

Pour les sept joueurs du RSEQ, il s’agit d’une opportunité d’ouvrir les yeux des équipes de la NFL et de se préparer pour les camps d’évaluation de la Ligue canadienne qui auront lieu au début du mois de mars.

« J’ai toujours voulu essayer de jouer au plus haut niveau. J’adore beaucoup la NFL. C’était mon ultime but depuis le début. C’est sûr que de jouer au football (professionnel) de n’importe quel bord de la frontière, ça ne me dérange vraiment pas », a indiqué Charland, qui s’est inscrit comme maraudeur pour Baltimore.

« Depuis que je suis tout jeune, que j’ai déménagé au Canada et que j’ai commencé à jouer au football, j’ai toujours voulu jouer dans la NFL, a affirmé Grozman, qui est né en Israël avant de venir au Canada en 2001. Je veux tenter le coup. Les gens qui m’entourent me disent que j’ai une chance. »

« C’est le rêve de tous les enfants de faire la NFL. Ça, c’est la première étape que j’ai décidé de prendre pour continuer mon parcours. Je me dois de saisir cette opportunité et de montrer ce que je suis capable de faire. De là, si ça l’ouvre des yeux de quelques entraîneurs aux États-Unis, ce sera le résultat espéré », a convenu Zepeda, qui chambrera avec Narbonne-Bourque à Baltimore.

Félix Faubert-LussierMalgré que les Laurent Duvernay-Tardif et David Foucault aient réussi à percer dans la NFL en ayant joué leur football universitaire au Canada, il est encore difficile de se faire remarquer lorsqu’on a évolué de côté-ci de la frontière.

« C’est sûr qu'il faut que tu y crois. Si je n’y crois pas, personne ne va le faire à ma place, racontait Faubert-Lussier dans une entrevue accordée il y a deux mois. Des opportunités comme celles-là ne passent qu’une fois lors de ton année d’admissibilité. Je vais l’essayer et après je n’aurai pas de regret. »    

« J’ai toujours été quelqu’un qui s’entraînait fort. J’ai réussi à avoir de bons résultats aux tests physiques (au Défi Est-Ouest). Étant donné que je savais que je pouvais avoir de bons résultats, je me suis dit que j’allais aller me mesurer aux meilleurs. Je suis conscient d’où je me situe et je veux prouver que les Canadiens sont aussi des excellents athlètes », a-t-il ajouté, lui qui prendra l’avion et qui partagera une chambre avec Bolduc et Gauthier.

Des préparations différentes

Mikaël Charland s’est préparé pour les tests physiques de la NFL et de la LCF au Centre de Performance Bommarito en Floride. Il est aux États-Unis depuis le 3 janvier dans ce gymnase qui prépare les joueurs de football spécifiquement pour les camps d’évaluation.

Charland, qui mesure six pieds quatre pouces et pèse 215 livres, a le physique pour se faire remarquer à la position de maraudeur. Il a mentionné être très content des chiffres qu’il réussit actuellement aux différents tests. Il utilisera également une autre manière pour l’aider à se démarquer.

« Je me suis fait dire que je devrais porter quelque chose qui flash, qui me distingue de tout le monde. Je vais sûrement porter les couleurs du Canada avec des bas rouges entre autres pour ressortir des autres joueurs », a-t-il lancé au bout du fil.

Son coéquipier Roman Grozman s’est pour sa part entraîné dans son patelin à Toronto. Il s’est préparé en vue des prochains mois avec une dizaine de joueurs qui évoluent en ce moment dans la LCF.

Quant aux joueurs du Rouge et Or et des Carabins, ils ont utilisé les installations de leur équipe universitaire respective pour se préparer.

Les Lavallois ont eu un coup de main d’un ancien coéquipier, Guillaume Rioux, qui est maintenant le responsable de la préparation chez l’équipe de football de l’Université Laval.

Maïko ZepedaDu côté des Bleus, le préparateur physique de l’équipe, Pierre-Mary Toussaint, a également participé à la préparation de Zepeda et Narbonne-Bourque. L’ailier défensif des Lions de la Colombie-Britannique et ancien étudiant en kinésiologie, David Ménard, a porté main-forte.

Un autre ancien coéquipier de Zepeda, Byron Archambault, a pu lui prodiguer des conseils puisque le secondeur, qui se remet actuellement d’une blessure, a participé à un camp régional de la NFL l’an dernier.

« Les Américains, pour eux, c’est ça ou c’est rien. Tu n’as pas la même mentalité que ces gars-là, alors tu dois te l’imposer. [...] L’atmosphère est différente parce que tout le monde se connaît et personne ne te connaît. Tout le monde regarde ton logo et toi. Tu dois arriver avec une fierté inébranlable », a raconté Archambault, qui a eu un essai avec les Giants de New York.

Archambault, qui était seul à Denver où il a participé à un combine de la NFL, croit que le fait que tous les joueurs du RSEQ soient avec d’autres joueurs qu’ils connaissent les aidera, surtout la journée avant les tests physiques.

Les sept joueurs du RSEQ espèrent réussir à impressionner suffisamment pour se faire inviter au camp final (super regional combine) de la NFL. À leur retour, ils poursuivront leur préparation pour les camps d’évaluation de la LCF.

Faubert-Lussier, Gauthier, Charland et Grozman ont obtenu leur place pour le camp final d’évaluation de Toronto qui aura lieu du 11 au 13 mars.

Pour Bolduc, Zepeda et Narbonne-Bourque, ils devront être invités après le camp régional de Montréal qui se déroulera le mercredi 9 mars.

Charles Vaillancourt laisse une bonne impression à la Classique Shrine

Football lundi, 25 janv. 2016. 18:41 Charles Vaillancourt
Charles Vaillancourt (Source d'image:East-West Shrine Game )
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Après s’être mesuré aux meilleurs espoirs issus de la NCAA durant la semaine de la Classique Shrine Est-Ouest, Charles Vaillancourt est revenu au Québec avec le sentiment du devoir accompli.

Le garde étoile du Rouge et Or de l’Université Laval a tiré son épingle du jeu en plus d’être interviewé par neuf équipes de la NFL. Les prochaines semaines seront déterminantes pour son avenir du côté des États-Unis alors que certaines formations pourraient l’inviter pour le voir en action de nouveau.

« Je suis très heureux. C’était une super belle expérience de vie. C’était assez unique en son genre. Il n’y a pas beaucoup de Québécois qui ont pu vivre cette expérience. Je me sens très privilégié », a raconté le joueur de ligne offensive âgé de 23 ans à l’autre bout du fil.

La Classique Shrine est un évènement où plus d’une centaine de dépisteurs épient les faits et gestes des espoirs universitaires qui aspirent à jouer dans la NFL. En plus du match, la semaine est ponctuée de plusieurs entraînements et les équipes peuvent aussi faire des entrevues avec les joueurs de leur choix.

« Ce qui est le plus impressionnant, c’est le nombre de dépisteurs. Ce n’est pas comme la LCF avec neuf équipes. C’est 32 formations avec 4 ou 5 dépisteurs par équipe. Autour du terrain d’entraînement, c’est rempli de dépisteurs et de journalistes. Ça te garde sur l’adrénaline », a convenu le finaliste au prix du meilleur joueur de ligne du circuit universitaire canadien en 2015.

Charles VaillancourtComme bien des joueurs de ligne offensive canadien, Vaillancourt a éprouvé des difficultés lors des premiers entraînements, notamment en raison de la verge en moins et de la vitesse du jeu. Celui qui est classé sixième espoir en vue du repêchage de la LCF a progressé tout au long de la semaine, ce qui ne sera pas ignoré par les dépisteurs.

« Les premières pratiques étaient difficiles parce que j’avais beaucoup d’ajustements à faire avec la verge en moins. C’est la même histoire pour chaque Canadien chaque année. J’avais moins de points de repère », a expliqué l’étudiant en administration des affaires.

« Ce qui était important, c’était qu’il y ait une progression de jour en jour pour pouvoir démontrer aux dépisteurs que j’étais capable d’être dirigé et d’apprendre assez rapidement », a-t-il ajouté, lui qui croit s’être démarqué du côté de la protection de passe.

Jean-Marc Edmé, qui est le nouveau coordonnateur du personnel des joueurs du Rouge et Noir d’Ottawa, a constaté cette évolution chez le garde du Rouge et Or. Edmé a assisté aux entraînements ainsi qu’au match qui était présenté au Tropicana Field de St. Petersburg en Floride.

« Charles s’est vraiment amélioré au cours de la semaine. Il s’est bien débrouillé durant le match. Il ne s’est pas fait déclasser. Il a fait de bons blocs et a été solide sur la ligne de mêlée. Son placement de mains était très bon. Il s’est vraiment aidé avec le match qu’il a eu », a observé l’ancien dépisteur des Alouettes de Montréal.

D’autres occasions de démontrer son talent?

Vaillancourt est revenu au Québec dimanche au lendemain de sa performance satisfaisante à la Classique Shrine.

Puisque le match était diffusé sur les ondes de NFL Network, famille, amis et coéquipiers de Vaillancourt ont pu le voir à l’œuvre dans leur téléviseur. Le bar Chez Slim dans sa ville natale de Coaticook a même diffusé la rencontre.

Le séjour au Québec de Vaillancourt sera de courte durée puisqu’il retournera au Tennessee pour s’entraîner sous l’égide de Charlie Petrone, le même préparateur physique qui a entraîné Laurent Duvernay-Tardif. Vaillancourt sera aussi conseillé par un entraîneur de ligne offensive et ancien bloqueur dans la NFL, Bruce Wilkerson.

Pendant ce temps, son agent Sasha Ghavami contactera les équipes de la NFL pour savoir quelle impression son protégé leur a laissée. Celui qui a aussi comme client Duvernay-Tardif tentera de lui dénicher des visites ou une autre chance de se faire voir par des dépisteurs des équipes.

« Il est encore trop tôt (pour savoir s'il y aura une suite). Dans le cas de Charles et des autres Canadiens, ce ne sont pas des joueurs que les dépisteurs ont la chance de voir durant l'année. Il y a de la curiosité et ils veulent en savoir plus sur lui. C'est toujours plaisant les entrevues et l'intérêt démontrés par les équipes », a mentionné Ghavami qui a reçu plusieurs commentaires positifs sur le joueur du Rouge et Or.

Vaillancourt demeure réaliste : ses chances d’être repêché sont minces. Mais il est en paix avec ce qu’il a montré aux 32 équipes du circuit Goodell lors de la Classique Shrine.

« J’essaie de ne pas avoir d’attente. Mon seul but était d’aller là-bas et de tout donner pour n’avoir aucun regret. J’ai vécu mon expérience à 100 %. Mon sort n’est plus entre mes mains », a-t-il exprimé.

Sean McEwen, David Onyemata et Charles Vaillancourt« Le buzz était moins grand pour Charles que pour Laurent (Duvernay-Tardif). Laurent c’était un spécimen rare. Charles il y a beaucoup d’équipes qui l’ont regardé sur vidéo. Il a fait de bonnes choses à l’Université Laval. Ils savent quel genre de joueur il est. Ça ne m’étonnerait pas qu’il ait des équipes qui veuillent le revoir avant ou après le repêchage », a analysé Edmé qui note que la technique de Vaillancourt est meilleure que celle de Duvernay-Tardif à cette étape de son développement.

Vaillancourt était l'un des trois Canadiens à avoir été invité à la Classique Shrine. Les deux autres étaient le centre des Dinos de l'Université de Calgary, Sean McEwen (gauche sur la photo), et le plaqueur défensif Ebuka Onyemata (centre sur la photo) des Bisons de l'Université du Manitoba.

Le numéro 67 du Rouge et Or poursuivra son entraînement pour se préparer en vue du camp d’évaluation de la LCF qui se tiendra du 11 au 13 mars à Toronto. Ses plans pourraient toutefois changer advenant un coup de téléphone d’une équipe de la NFL.

La Coupe Vanier à Hamilton en 2016 et 2017

Universitaires lundi, 18 janv. 2016. 17:50 La coupe Vanier
La coupe Vanier (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

Le sport interuniversitaire canadien a annoncé que la finale de la Coupe Vanier se tiendra à Hamilton en 2016 et en 2017.

Le match se tiendra au Tim Hortons Field, un tout nouvel amphithéatre de 24 000 sièges qui a été inauguré en septembre 2014.

C'est la quatrième fois que la finale de la Coupe Vanier se tiendra à Hamilton.

C'est aussi la première fois en quatre ans que l'évènement ne sera pas tenu au Québec.

La finale prévue cette année sera disputée le 26 novembre.

« La ville de Hamilton, avec l'Université McMaster et ArcelorMittal Dofasco au cœur de ses activités, est l'endroit parfait pour donner vie à notre vision pour la Coupe Vanier, a dit le président-directeur général de SIC Graham Brown dans un communiqué. Il y a un incroyable élan grâce aux Jeux panaméricains, un formidable stade, une extraordinaire participation et mobilisation des bénévoles, puis un engagement sans pareil de la communauté des affaires.»

Derrick Henry se rend admissible au prochain repêchage NFL

NFL jeudi, 14 janv. 2016. 16:57 Derrick Henry
Derrick Henry (Source d'image:PC)

Le gagnant du trophée Heisman, Derrick Henry, s'est déclaré admissible au prochain repêchage après une saison extraordinaire.

Le porteur de ballon du Crimson Tide d'Alabama a récolté 2219 verges au sol et 28 touchés, deux sommets dans la NCAA.

Henry a complété sa saison de rêve en remportant le championnat national, lundi dernier, face à Clemson. Il a couru pour 158 verges et inscrit trois touchés dans cette victoire de 45-40.

Le plaqueur défensif d’Alabama A’Shawn Robinson considérerait lui aussi sérieusement se rendre admissible. La date limite pour le faire est le 18 janvier, soit lundi prochain.

L'Université de l'Alabama défait l'Université Clemson pour remporter le Championnat national

NCAA mardi, 12 janv. 2016. 00:21

Alabama 45 - Clemson 40 2:05

L’Université de l’Alabama a poursuivi sa dynastie en défaisant l’Université Clemson par la marque de 45-40, lundi, pour remporter un quatrième championnat national en sept ans.

Dans un match qui a été excitant jusqu’à la toute fin, le Crimson Tide a fait tourner le vent en sa faveur en récupérant un botté court au quatrième quart. Deux jeux après le botté court, le quart-arrière Jake Coker a rejoint le receveur O.J. Howard sur 51 verges pour le majeur qui donnait les devants 31-24 à Alabama.

L'entraîneur-chef Nick Saban remporte son quatrième titre à la barre de l’Université d’Alabama (14-1) et le cinquième de sa carrière. Clemson (14-1) était classé au premier rang avant le match alors que les Tigers n’avaient pas encore subi la défaite cette saison.

Le demi offensif du Crimson Tide Derrick Henry, le gagnant du trophée Heisman, a porté le ballon à 36 reprises pour 158 verges tout en marquant trois touchés, dont un sur une course de 50 verges.

Howard a pour sa part réalisé cinq attrapés pour 208 verges de gains.

Le quart-arrière de Clemson, Deshaun Watson, a permis à son équipe de commencer le quatrième quart avec une égalité avant que l’Université de l’Alabama inscrive 24 points lors du dernier quart.

Alabama-Clemson : duel de titans à Glendale (RDS2, 20 h 30)

NCAA samedi, 9 janv. 2016. 13:00 Jake Coker et Ty Flournoy-Smith
Jake Coker et Ty Flournoy-Smith (Source d'image:Getty)
Ray Lalonde 2016

C'est lundi soir qu'aura lieu la grande finale du Championnat de football universitaire aux États-Unis, rencontre présentée sur RDS2 dès 20 h 30. Ce match tant attendu qui se déroulera à Glendale, en Arizona, dans le stade des Cardinals de la NFL mettra aux prises le Crimson Tide de l’Université de l’Alabama (13-1 et no 2 au classement) et les Tigers de Clemson (14-0 et no 1).

Ce match mettra un point final sur une saison spectaculaire au football universitaire américain. On a rarement l’opportunité de voir les deux meilleures équipes s’affronter en finale, alors ne manquez pas ce match.

Il s'agit d'une belle opportunité pour expliquer l'historique des bowls, le processus de sélection et, brièvement, ce que ce sport représente en termes d'affaires aux États-Unis.

L'histoire des bowls débute en 1902 avec un match organisé par l'Association des Roses entre l'Est et l'Ouest où l'Université du Michigan l'a emporté sur l'Université de Stanford, 49-0. En 1922, cette même Association des Roses fait construire un Stade pouvant accueillir 57 000 spectateurs à Pasadena en Californie. L'année suivante, en 1923, le stade prendra le nom de Rose Bowl et on assistera au premier des Rose Bowls joués dans ce stade où l'on a vu USC défaire Penn State 14-2. Dans les années 30, d'autres régions des États-Unis emboîtent le pas en créant leur propre bowl, souvent par souci de stimuler la croissance du  tourisme et de l'économie dans leur région, et dès 1940 on peut en distinguer cinq : le Rose Bowl, le Sugar Bowl, le Cotton Bowl, l’Orange Bowl et le Sun Bowl. En 2015, voilà qu’on répertorie maintenant 40 bowls à travers les États-Unis, tous joués à partir de la mi-décembre jusqu'au début janvier.

L'importance de chaque bowl et l'identité de ceux qui y jouent a beaucoup évolué au fil des décennies, mais depuis 2014, un tout nouveau système éliminatoire a été mis en place avec l'objectif de couronner un champion national universitaire grâce à une sélection finale de quatre équipes et des éliminatoires entre eux. Il existe une dizaine d’associations de football universitaire à travers les États-Unis, dont cinq très importantes surnommées le « Power 5 », soit la SEC, le Big Ten, le PAC 12, le Big 12 et l’ACC, en plus de quelques équipes dites indépendantes dont la célèbre équipe de l'Université Notre Dame. C'est généralement à partir des équipes membres du « Power 5 » que les bowls s’organisent en fin de saison. À partir de la mi-saison, un comité de sélection formé de 13 membres détermine un classement  de 25 équipes duquel seront puisés les quatre finalistes au Championnat national lors de la dernière sélection.

Des joueurs de ClemsonDe tous les bowls qu'on dénombre aujourd'hui, six ont été retenus pour accueillir annuellement, sur une base rotative, les deux matchs de demi-finales menant à la finale nationale : l’Orange Bowl, le Cotton Bowl, le Peach Bowl, le Fiesta Bowl, le Sugar Bowl et le Rose Bowl. Par exemple, cette année, ce sont l'Orange Bowl en Floride et le Cotton Bowl au Texas qui ont accueilli les deux demi-finales le 31 décembre dernier. Le site de la grande finale est quant à lui déterminé par une sélection où les villes intéressées sont invitées à présenter leurs candidatures comme pour le Super Bowl. Cette année, ce match sera joué lundi soir prochain à Glendale.

La sélection pour les autres bowls qui n'ont pas de liens avec le championnat national repose soit sur un système d'invitation ou à une entente permanente entre une association et un bowl en particulier. Un exemple demeure toujours le Rose Bowl, qui implique toujours une équipe du Pac 12 contre une équipe du Big Ten. Mais dans le cas des invitations à d’autres bowls, même une équipe ayant une fiche négative peut théoriquement être invitée. Cette année, quelques  équipes participant à des bowls avaient des fiches de cinq victoires  contre sept défaites. Une situation qui s'explique par le trop grand nombre de bowls. En 2015, 40 bowls furent joués, ce qui veut dire que 80 équipes furent invitées à participer à ces matchs depuis un mois. Sur les 80 équipes, une cinquantaine sont de calibre très élevé, mais plusieurs ne méritent probablement pas de recevoir une telle invitation. L'intérêt pour plusieurs de ces matchs ne dépassera pas les frontières des deux universités qui s'affrontent ou de la ville qui accueille le match. 

En fait,  les organisateurs des bowls recherchent des équipes gagnantes, bien entendu, mais aussi des équipes qui ont un rayonnement national, si possible, afin d’attirer les partisans de partout aux États-Unis et de favoriser le tourisme, la vente de billets et l’audience télévisuelle.  Ces revenus potentiels que peuvent générer les équipes qui s'affrontent incitent les organisations à les inviter ou non. Le prestige d'une université, les rivalités historiques, la taille de sa base de partisans sont quelques-uns des autres critères qui serviront à la sélection des équipes. Par exemple, le Taxslayer Bowl qui s’est déroulé à Jacksonville en Floride la semaine dernière avait invité les Bulldogs de Georgia de la SEC et Penn State du Big Ten. Ce sont effectivement deux grandes institutions et deux grands programmes de football avec plusieurs centaines de milliers de partisans à travers les États-Unis, qui s’étaient déjà affrontés au Sugar Bowl en 1983 pour le championnat national. De ce fait, le Taxslayer Bowl savait que la rivalité entre les deux allait attirer la foule et les téléspectateurs.

L'engouement des Américains pour le football universitaire est extraordinaire. Le lien émotif qu'un diplômé d'une université américaine entretien avec son alma mater explique cette popularité. Toute sa vie, il participera généreusement au financement de son université, et surtout, encouragera ses équipes sportives, particulièrement au football et au basketball. Cette dimension fait en sorte que les grandes équipes de football peuvent souvent accueillir en moyenne plus de 100 000 spectateurs à chacun de leur match comme ce fut le cas en 2015 à Michigan (110 168), Ohio State (107 244) et Texas A&M (103 622).

Le football universitaire américain, c'est aussi beaucoup d'argent. En 2013, ESPN a accepté de payer 7,3 milliards de dollars US (10,14 milliards de dollars canadiens) pour obtenir les droits de diffusion de télévision jusqu'en 2025. En comparaison, la LNH a signé un contrat pour la même durée avec les équipes canadiennes, soit de 12 ans, pour un montant de 5,2 milliards de dollars canadiens. Pour illustrer encore mieux jusqu'à quel point on parle de beaucoup d'argent, une équipe mythique comme les Wolverines de Michigan a pu offrir un salaire tout aussi élevé à l'entraîneur-chef Jim Harbaugh que ce qu’il gagnait avec les 49ers de San Francisco de la NFL.

Plusieurs grands programmes de football tels Ohio State, Texas, Alabama et cie génèrent des revenus annuels de plus de 100 millions de dollars. Il faut comprendre que le football et/ou le basketball de la NCAA financent parfois jusqu’à 25 autres disciplines sportives des universités américaines moins aptes à s’autofinancer. Ceci permet à des centaines d’étudiants-athlètes, garçons ou filles, d’obtenir des bourses sportives. Et dans tout cet univers de passion des Américains, ces grands programmes de football font tout cet argent en vente de billets, commandites, produits dérivés et télévision, sans avoir à payer les athlètes qui sont les vedettes de ces spectacles si populaires. Voilà un sujet qui revient constamment à l’agenda de la NCAA, et qui selon moi devra être adressé un jour ou l'autre par leurs dirigeants.

En conclusion, le football universitaire américain est un produit spectaculaire et excessivement lucratif. On n’arrive pas à pleinement réaliser la dimension du sport universitaire aux États-Unis. Mais le choc Alabama-Clemson lundi soir en direct de l’Arizona saura nous faire voir l’ampleur de ce sport en Amérique et promet d’offrir un spectacle d’une qualité inégalée.

La ville de Hamilton présentera la Coupe Vanier en 2016 et 2017

Universitaires vendredi, 18 déc. 2015. 16:05 La coupe Vanier
La coupe Vanier (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

À moins d'un revirement de dernière minute, la ville de Hamilton présentera les deux prochaines éditions de la Coupe Vanier, rapporte le quotidien The Hamilton Spectator.

Les dirigeants de la ville et de Sport interuniversitaire canadien (SIC) se sont rencontrés jeudi et en sont venus à une entente de principe. La ville de Hamilton doit maintenant faire parvenir les documents officiels au SIC qui doit ensuite faire approuver la décision par son conseil exécutif.

Le président-directeur général de SIC, Graham Brown, a rencontré la ville de Hamilton et recommandera sa candidature. 

Les 52e et 53e éditions de la Coupe Vanier seront donc disputées au Tim Hortons Field, le domicile des Tiger-Cats dans la LCF.

Le SIC sera l'organisateur de la Coupe Vanier alors qu'il cédait l'opération de l'évènement à un tierce partie auparavant.

Les deux parties présenteront une conférence de presse lorsque le SIC aura approuvé le choix de Hamilton.

Les trois dernières éditions de la Coupe Vanier ont été présentées au Québec, soit deux fois à Québec et une fois à Montréal. La dernière présentation du championnat national de football universitaire à avoir été présentée hors du Québec était en 2012 à Toronto.

Jean-Vincent Posy-Audette nommé coordonnateur défensif des Gee-Gees

Universitaires jeudi, 17 déc. 2015. 11:55 Jean-Vincent Posy-Audette
Jean-Vincent Posy-Audette (Source d'image:Alouettes de Montréal - Rogerio Barbosa)

Le programme de football des Gee-Gees comptera désormais sur Jean-Vincent Posy-Audette à titre de coordonnateur défensif. Posy-Audette joindra l’Université d’Ottawa après avoir travaillé comme dépisteur et adjoint aux opérations football, avec les Alouettes de Montréal, lors de la campagne 2015.

Pour Posy-Audette, il s’agira d’un retour au niveau de SIC à la suite d’un séjour de deux saisons au sein des Alouettes. Nommé à deux reprises parmi les étoiles canadiennes comme demi de coin, Posy-Audette a remporté la Coupe Vanier en 1999 alors qu’il jouait pour le Rouge et Or de l’Université Laval. Il a, par la suite, été repêché par les Argonauts de Toronto. Après deux saisons avec les Argonauts, Posy-Audette a entamé sa carrière d’entraîneur à temps plein avec les Carabins de l’Université de Montréal où il était responsable des unités spéciales et des demis de coin.

En 2007, il a déménagé à Sherbrooke afin d’assumer les mêmes responsabilités avec le Vert et Or. Il est devenu leur coordonnateur défensif en 2012. Lors de cette saison, la formation de Sherbrooke a conclu le calendrier au premier rang de SIC pour le nombre de touchés (5) par l’unité défensive, au sixième rang pour les interceptions (13) et au dixième rang pour le nombre de points alloués par rencontre. Posy-Audette, âgé de 39 ans, cumule déjà 12 ans d’expérience comme entraîneur au niveau de SIC.

« Je suis heureux d’avoir la possibilité de revenir comme entraîneur et l’Université d’Ottawa a tellement de côtés positifs », affirme Posy-Audette, qui mentionne, par exemple, l’environnement scolaire, son emplacement au centre-ville et le bilinguisme de l’institution parmi les avantages pour les étudiants-athlètes. « J’ai toujours considéré Ottawa comme une force tranquille. Il y a tellement de potentiel et je crois que Jamie fait un excellent travail. Je ne suis qu’une nouvelle pièce au casse-tête, mais je travaillerai très fort pour aider l’équipe à retrouver leur succès des beaux jours. »

« Il a été fortement recommandé et j’ai été impressionné par son enthousiasme et sa passion », déclare l’entraîneur-chef des Gee-Gees, Jamie Barresi, qui entreprendra, en 2016, sa quatrième saison à la tête du programme. « Son expérience professionnelle, tant comme entraîneur que comme joueur, est très riche. Il est un bon communicateur et je crois que les joueurs apprécieront apprendre de lui. »

Originaire de Port-au-Prince, en Haïti, Posy-Audette est bilingue et président, depuis 2007, du Conseil d’administration de la Fondation pour le développement durable d’Haïti. Il a participé à trois camps de NFL à titre d’entraîneur-invité avec les Bengals de Cincinnati et les Bears de Chicago en plus d’avoir entrainé au sein du système de l’équipe provinciale du Québec au niveau U17. La 114e saison de football des Gee-Gees commencera le 5 septembre 2016. Pour plus de renseignements au sujet de l’horaire des matchs, veuillez visiter notre page Web.

La 114e saison de football des Gee-Gees commencera le 5 septembre 2016.

Charles Vaillancourt, David Onyemata et Sean McEwen invités à la Classique Shrine

Universitaires lundi, 14 déc. 2015. 15:34 Charles Vaillancourt
Charles Vaillancourt (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

Le garde Charles Vaillancourt de l'Université Laval, le plaqueur David Onyemata de l'Université du Manitoba et le centre Sean McEwen de l'Université de Calgary ont été sélectionnés pour représenter le football de Sport interuniversitaire canadien à la 91e édition de la prestigieuse Classique Shrine Est-Ouest, qui sera disputée le samedi 23 janvier 2016 au Tropicana Field à St. Petersburg, en Floride.

La Classique Shrine, qui est le plus vieux match des étoiles universitaire aux États-Unis, est disputée annuellement depuis 1925 afin d’amasser des fonds pour les hôpitaux pour enfants Shriners. Des soins médicaux uniques et du soutien sont offerts aux enfants et à leur famille dans les 22 hôpitaux Shriners aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Le Québécois Laurent Duvernay-Tardif a participé à cet évènement en janvier 2014 et avait été repêché par les Chiefs de Kansas City lors du repêchage qui s'était tenu en mai 2014.

Originaire de Coaticook, Vaillancourt a fait un bond de quatre places pour se retrouver au sixième échelon sur la plus récente liste du Bureau de recrutement de la LCF et est actuellement considéré comme le deuxième meilleur espoir de SIC derrière Onyemata. À l’aube de sa carrière professionnelle, l’étudiant en administration des affaires de 6 pieds 4 et 325 livres est l’un des joueurs de ligne offensive les plus décorés dans l’histoire du football de SIC.

En quatre saisons à Laval, il a aidé l’équipe à remporter deux titres de la Coupe Vanier, a été retenu parmi les étoiles canadiennes à chaque année - incluant une sélection sur la première unité lors de chacune des trois dernières campagnes - et, cet automne, était le candidat de la conférence RSEQ pour l’obtention du trophée J.P. Metras remis au meilleur joueur de ligne au pays. Le capitaine du Rouge et Or âgé de 23 ans, qui a représenté l’équipe mondiale à l’International Bowl au Texas en 2012, a été plus dominant que jamais en 2015, aidant l’attaque lavalloise à prendre le premier rang au Québec pour les points (37,3 par match), les verges totales (506,9) et le jeu au sol (211,0).

Grâce à la sélection de Vaillancourt, Laval se classe désormais troisième parmi les programmes de SIC avec cinq joueurs invités à la Classique Shrine au fil des ans. Le joueur de ligne défensive Arnaud Gascon-Nadon avait été le dernier représentant du Rouge et Or en 2012.

« C’est un honneur amplement mérité pour Charles, a dit l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin. Il était l’un des joueurs de ligne offensive les plus convoités au pays à sa sortie des rangs collégiaux, après avoir été nommé meilleur joueur de ligne en 2011. Il a été partant au poste de garde dès qu’il s’est amené chez nous et ce, sur une très bonne ligne pleine de vétérans, dont trois ont été choisis en première ronde de la LCF par la suite. Charles a beaucoup contribué à notre production offensive depuis qu’il est à Laval et a connu une autre campagne dominante en 2015, avec le rôle ajouté de capitaine de l’équipe. »

Depuis 1985, SIC est représenté annuellement à cette partie qui regroupe une centaine d’étoiles provenant pour la plupart d’institutions de la NCAA. Dans la majorité des cas, deux joueurs de SIC ont traversé la frontière, à l’exception de 1985 (1), 2008 (4), 2012 (3), et maintenant 2016 (3).

Originaire de Lagos au Nigéria, Onyemata n’avait jamais joué au football avant son arrivée au Canada il y a cinq ans. Après quatre campagnes exceptionnelles avec les Bisons, l’étudiant en arts de 6 pieds 4 et 300 livres est le joueur de SIC le mieux coté - deuxième au total - sur la plus récente liste du Bureau de recrutement de la LCF en vue du repêchage 2016 de la ligue.

L’athlète de 23 ans a connu une remarquable quatrième saison au Manitoba cet automne, méritant une deuxième sélection de suite parmi les étoiles de Canada-Ouest, une première parmi celles de SIC, puis le trophée J.P. Metras remis au meilleur joueur de ligne au Canada. Partant lors de chacune des huit rencontres du calendrier régulier, il a terminé deuxième au sein de sa conférence et neuvième au pays pour les sacs (5), s’est également classé deuxième dans l’Ouest pour les plaqués pour des pertes (7,5) et a pris le 12e échelon pour les plaqués totaux (38,5), le tout malgré le fait qu’il était couvert par deux joueurs sur la plupart des jeux. Il a également provoqué un échappé en plus de récupérer un ballon égaré.

Onyemata est le quatrième joueur du Manitoba invité à la Classique Shrine et le premier depuis le joueur de ligne défensive Evan Gill en 2014.

« Nous sommes très fier de David. Ce prestigieux honneur lui permettra de démontrer à nouveau son savoir-faire et se veut un autre chapitre dans sa remarquable histoire, a dit l’entraîneur-chef des Bisons Brian Dobie. Le parcours de David en dit long sur son caractère, sa passion et son talent. C’est incroyable qu’un jeune homme qui ne connaissait rien du football il y a cinq ans ait remporté un trophée individuel majeur de SIC et est maintenant considéré comme l’un des plus beaux espoirs professionnels. »

McEwen, qui est natif de Calgary, a été le deuxième joueur de SIC réclamé lors du repêchage 2015 de la LCF en mai dernier, lorsque les Argonauts de Toronto l’ont choisi au troisième rang au total. Au lieu de passer immédiatement chez les professionnels, l’étudiant en science a préféré retourner chez les Dinos afin de terminer son stage universitaire cet automne et sa décision s’est avérée payante, tant au niveau académique que sportif.

À sa cinquième et dernière saison sur le circuit de SIC, le vétéran de 6 pieds 3 et 297 livres a été retenu parmi les étoiles de Canada-Ouest pour une quatrième année de suite et parmi l’élite canadienne pour une troisième campagne consécutive, incluant deux sélections d’affilée sur la première unité. Il a aidé les Dinos à fracasser le record de la conférence pour les points marqués pour une deuxième année consécutive avec 471 en huit rencontres de calendrier régulier, soit une remarquable moyenne de 58,9 par match. Grâce en grande partie à sa constance au centre de la ligne de mêlée, Calgary a dominé Canada-Ouest dans toutes les catégories offensives majeures et le quart-arrière Andrew Buckley a remporté un deuxième trophée Hec Crighton de suite après avoir établi un nouveau standard de SIC avec 3162 verges par la passe.

McEwen est devenu la 12e vedette des Dinos sélectionnée pour prendre part à la Classique Shrine – un sommet au sein de SIC – et le premier depuis son coéquipier de la ligne offensive Kirby Fabien en 2013.

« Sean est un leader exceptionnel et a démontré sa capacité à dominer sur la ligne offensive, a dit le pilote des Dinos Wayne Harris, lui-même choisi entraîneur de l’année de SIC cette saison. Il a le respect de ses coéquipiers et de ses adversaires, et cet honneur couronne à merveille sa carrière universitaire et lui permet de marcher dans les traces des grands joueurs de ligne offensive des Dinos qui ont participé à la Classique Shrine. Il représentera fièrement le football de SIC et l’Université de Calgary. »

JOUEURS DE SIC DE L’OUEST À LA CLASSIQUE SHRINE EST-OUEST 

Année   Joueur                                         Pos.     Taille   Poids   Université            Entraîneur

2016     Sean McEwen                               LO       6-3       297      Calgary                Wayne Harris

2016     David Onyemata                          LD       6-4       295      Manitoba              Brian Dobie

2015     Addison Richards                         RÉ       6-5       205      Regina                  Frank McCrystal

2014     Evan Gill                                      LD       6-3       280      Manitoba              Brian Dobie

2013     Kirby Fabien                                LO       6-6       295      Calgary                Blake Nill

2012     Ben Heenan                                  LO       6-4       310      Saskatchewan      Brian Towriss

2012     Akiem Hicks                                LD       6-5       300      Regina                  Frank McCrystal

2011     Anthony Parker                            RI        6-2       215      Calgary                Blake Nill

2010     Jordan Sisco                                 RI        6-1       212      Regina                  Frank McCrystal

2009     Simeon Rottier                              LO       6-6       286      Alberta                 Jerry Friesen

2008     Dylan Barker                                M         6-4       200      Saskatchewan      Brian Towriss

2008     Brendon LaBatte                          LO       6-4       320      Regina                  Frank McCrystal

2007     Jordan Rempel                             LO       6-6       310      Saskatchewan      Brian Towriss   

2006     Daniel Federkeil                           LD       6-7       285      Calgary                Tony Fasano

2005     Nick Johansson                            LD       6-2       275      UBC                     Lou DesLauriers

2004     Ibrahim Khan                               LO       6-4       305      Simon Fraser        Chris Beaton

2003     Israel Idonije                                LD       6-7       285      Manitoba              Brian Dobie

2002     Jason Clermont                             RI        6-1       236      Regina                  Frank McCrystal

2001     Carlo Panaro                                 LO       6-2       281      Alberta                 Tom Wilkinson

2000     Kevin Lefsrud                              LO       6-4       285      Saskatchewan      Brian Towriss

1999     Scott Flory                                    LO       6-4       290      Saskatchewan      Brian Towriss

1998     Bob Beveridge                              LO       6-6       308      UBC                     Casey Smith

1997     Ben Fairbrother                            LO       6-4       305      Calgary                Tony Fasano

1996     Don Blair                                      RÉ       6-4       280      Calgary                Peter Connellan

1995     Rohn Meyer                                 LO       6-4       280      Calgary                Peter Connellan

1994     Travis Serke                                 LO       6-3       290      Saskatchewan      Brian Towriss

1993     Chris Konrad                                LD       6-3       235      Calgary                Peter Connellan

1992     Jason Rauhaus                              LD       6-1       240      Manitoba              Scott Spurgeon

1991     Mike Pavelec                                LO       6-6       280      Calgary                Peter Connellan

1990     Mark Singer                                  SEC     6-0       221      Alberta                 Jim Donlevy

1989     Brent Korte                                   LD       6-1       225      Alberta                 Jim Donlevy

1988     Craig Watson                                LO       6-2       250      Calgary                Peter Connellan

1987     Leo Groenewegen                        LO       6-4       260      UBC                     Frank Smith

1986     Kent Warnock                              LD       6-7       265      Calgary                Peter Connellan

1985     Tom Spoletini                               LO       6-2       270      Calgary               Peter Connellan

JOUEURS DE SIC DE L’EST À LA CLASSIQUE SHRINE EST-OUEST 

Année   Joueur                                         Pos.     Taille   Poids   Université            Entraîneur

2016     Charles Vaillancourt                     LO       6-4       315      Laval                    Glen Constantin

2015     Daryl Waud                                  LD       6-5       270      Western                Greg Marshall

2014     Laurent Duvernay-Tardif             LO       6-5       315      McGill                  Clint Uttley

2013     Matt Sewell                                   LO       6-8       335      McMaster             Stefan Ptaszek

2012     Arnaud Gascon-Nadon                 LD       6-3       250      Laval                    Glen Constantin

2011     Matthew O’Donnell                      LO       6-10     340      Queen’s               Pat Sheahan

2010     Matt Morencie                              LO       6-3       290      Windsor               Mike Morencie

2009     Étienne Légaré                              LD       6-4       265      Laval                    Glen Constantin

2008     Éric Maranda                                SEC     6-2       228      Laval                    Glen Constantin

2008     Samuel Giguère                            RÉ       6-0       215      Sherbrooke          André Bolduc

2007     Chris Best                                     LO       6-4       320      Waterloo              Marshall Bingeman       

2006     Andy Fantuz                                 RÉ       6-4       220      Western                Larry Haylor

2005     Jesse Lumsden                             PB        6-2       226      McMaster             Marcello Campanaro

2004     Carl Gourgues                              LO       6-1       290      Laval                    Glen Constantin

2003     Adam MacDonald                        SEC     5-11     215      StFX                     Dennis McPhee

2002     Kojo Aidoo                                  PB        5-11     235      McMaster             Greg Marshall

2001     Randy Chevrier                            LD       6-4       295      McGill                  Charlie Baillie

2000     Kojo Millington                            LD       6-3       245      Wilfrid Laurier     Rick Zmich

1999     Cameron Legault                          LD       6-3       245      Carleton               Donn Smith

1998     Dave Miller-Johnston                   BOT     6-1       180      Concordia            Pat Sheahan

1997     Mark Farraway                             LD       6-5       260      StFX                     John Stevens

1996     Harry Van Hofwegen                   LD       6-4       252      Carleton               Donn Smith

1995     Matthieu Quiviger                         LO       6-5       282      McGill                  Charlie Baillie

1994     Val St. Germain                            LO       6-4       290      McGill                  Charlie Baillie

1993     Mike O’Shea                                SEC     6-3       225      Guelph                 Dan McNally

1992     Chris Morris                                 LO       6-6       285      Toronto                Bob Laycoe

1991     Paul Vajda                                    LO       6-2       265      Concordia            Pat Sheahan

1990     Chris Gioskos                               LO       6-3       275      Ottawa                 Jim Daley

1989     Leroy Blugh                                 SEC     6-2       230      Bishop’s               Ian Breck

1988     Pierre Vercheval                           LO       6-2       272      Western                Larry Haylor

1987     Louie Godry                                 LO       6-1       240      Guelph                 Dan McNally

1986     Mike Schad                                   LO       6-5       294      Queen’s               Doug Hargreaves

 

JOUEURS DE SIC À LA CLASSIQUE SHRINE EST-OUEST 

 

Par position            

Ligne offensive    33

Ligne défensive    18

Receveurs               7

Secondeurs             5

Porteurs de ballon   2

Maraudeurs             1

Botteurs                  1

TOTAL:               67

 

Par université         

Calgary                 12

Saskatchewan         6

Laval                      5

Regina                    5

Alberta                    4

Manitoba                4

McGill                    4

UBC                       3

McMaster                3

Western                  3

Carleton                  2

Concordia               2

Guelph                    2

Queen’s                  2

StFX                       2

Bishop’s                 1

Ottawa                    1

Sherbrooke             1

Simon Fraser           1

Toronto                   1

Waterloo                 1

Wilfrid Laurier        1

Windsor                  1

TOTAL:               67

Derrick Henry remporte le trophée Heisman

Universitaire samedi, 12 déc. 2015. 21:49 Derrick Henry
Derrick Henry (Source d'image:PC)

NEW YORK - Derrick Henry a remporté le trophée Heisman, devenant le deuxième joueur de l'Université d'Alabama à remporter l'honneur individuel le plus prestigieux au football universitaire américain.

Il est le troisième porteur de ballon à recevoir le trophée au cours des 16 dernières années. Le seul autre membre du Crimson Tide

à avoir remporté le trophée Heisman est Mark Ingram, qui était aussi le dernier porteur de ballon à avoir reçu l'honneur, en 2009.

Le porteur de ballon de l'Université Stanford Christian McCaffrey a terminé deuxième au scrutin. Le quart-arrière de l'Université Clemson Deshaun Watson a terminé troisième.

Henry, un colosse de 242 livres, a fracassé le record de l'Association du Sud-Est appartenant à Herschel Walker avec 1986 verges de gains au sol et il a aussi égalé la marque de l'association avec 23 touchés.

Il a aidé le Crimson Tide à se qualifier pour les éliminatoires du football universitaire en tant que deuxième tête de série.

Six Québécois dans le top-20 des espoirs de la LCF

LCF jeudi, 10 déc. 2015. 16:57 Charles Vaillancourt
Charles Vaillancourt (Source d'image:Christian L-Dufresne)

Les Québécois Mehdi Abdesmad de Boston College et Charles Vaillancourt du Rouge et Or de l’Université Laval font partie des 10 meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LCF.

Lors du deuxième classement des 20 meilleurs espoirs qui a été publié ce vendredi, Abdesmad, un joueur de ligne défensive, a fait un bond de cinq rangs, lui qui était classé neuvième lors du premier top-20. Celui dont le nom apparaît au quatrième échelon a joué son football collégial avec les Spartiates du Cégep du Vieux Montréal.

Quant à Vaillancourt, un garde qui a été nommé trois fois sur la première équipe d’étoiles au Canada, il est maintenant au sixième rang, lui qui était au 10e en septembre.

Ses coéquipiers sur la ligne offensive lavalloise ont aussi gravi des échelons. Le garde Philippe Gagnon pointe au 13e rang et le bloqueur Jason Lauzon-Séguin le suit. Ils étaient respectivement 15e et 19e lors de la première sortie de ce classement.

Les trois joueurs de l’Université Laval sont les seuls représentants des équipes du Réseau du sport étudiant du Québec au sein de ce classement. Le Rouge et Or domine avec trois membres de son équipe parmi le top-20, tandis que l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de Calgary ont chacune deux joueurs.

Le receveur Tevaun Smith de l’Université Iowa est toujours au sommet suivi par le plaqueur défensif David Onyemata de l’Université du Manitoba qui a été le joueur de ligne par excellence au Canada en 2015.

Le demi défensif Elie Bouka, qui est originaire de Laval, a chuté au classement, passant de la quatrième à la 16e place. Ce dernier s’est blessé au talon d’Achilles, mais devrait être remis à temps pour les camps d’entraînement. Il a joué quatre saisons avec les Dinos de l'Université de Calgary.

Josiah St. John (3e), un joueur de ligne offensive de l’Université Oklahoma, et Arjan Colquhoun (5e), un demi défensif évoluant avec les Spartans de Michigan State, complètent le top-5.

Les sept rondes du repêchage de la LCF auront lieu au printemps 2016. D’ici là, les camps d’évaluation auront lieu cet hiver.

Rang

Nom

Position

Équipe

Changement

1.

Tevaun Smith

REC

Iowa

-

2.

David Onyemata

LD

Manitoba

-

3.

Josiah St. John

LO

Oklahoma

+3

4.

Mehdi Abdesmad

LD

Boston College

+5

5.

Arjan Colquhoun

DD

Michigan State

-2

6.

Charles Vaillancourt

LO

Laval

+4

7.

Mercer Timmis

PB

Calgary

-2

8.

Trent Corney

LD

Virginia

+9

9.

Taylor Loffler

DD

UBC

NC

10.

Mitchell Winters

LD

Miami (Ohio)

-2

11.

Dillon Guy

LO

Buffalo

-4

12.

Juwan Brescacin

REC

Northern Illinois

-1

13.

Philippe Gagnon

LO

Laval

+2

14.

Jason Lauzon-Séguin

LO

Laval

+5

15.

Anthony Thompson

DD

Southern Illinois

-2

16.

Elie Bouka

DD

Calgary

-12

17.

Llevi Noel

REC

Windsor AKO

-5

18.

Brian Jones

REC

Acadia

NC

19.

Doug Corby

REC

Queen’s

-3

20.

Quinn van Gylswyk

B

UBC

NC

Un conte de fées écrit à l’avance

Coupe Vanier samedi, 28 nov. 2015. 22:41

Une défaite difficile à avaler 1:41

Christian Dufresne

QUÉBEC – En l’espace d’un an, les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique sont passés de la risée de l’association Canada-Ouest à champions de la Coupe Vanier.

« Si on m’avait dit au début de ma carrière universitaire que c’était de cette façon que ça allait se terminer, je n’y aurais pas cru », a lancé le porteur de ballon Brandon Deschamps qui a conclu ses cinq saisons d’admissibilité universitaire samedi.

Quand Deschamps repense à tout le parcours de son équipe au cours des derniers mois, il ne peut que dire que c’était comme si quelqu’un avait écrit le script d'un conte de fées à l’avance.