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Junior Luke
Le RSEQ enverra 3 joueurs au camp national Le RSEQ fait bonne figure Anthony Gosselin veut imiter Langlais
Anthony Gosselin
Le RSEQ enverra 3 joueurs au camp national Le RSEQ fait bonne figure Un virage à 180 degrés pour le Vert & Or
Adam Auclair, Antony Auclair et Mathieu Bertrand
« Si vous êtes bons, on va vous trouver » Auclair : déjà 8 visites prévues à l’horaire Auclair s'en tire bien malgré une blessure
Antony Auclair et des dépisteurs de la NFL.
Auclair : déjà 8 visites prévues à l’horaire Auclair s'en tire bien malgré une blessure Auclair, l'attitude d'un pro dès ses débuts

Événements

Les cinq joueurs des Carabins qui participent au camp national sont très motivés

LCF mercredi, 22 mars 2017. 01:30 Junior Luke
Junior Luke (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Cinq représentants des Carabins participeront au camp d’évaluation national de la Ligue canadienne de football, soit le plus gros contingent parmi les équipes du circuit universitaire canadien.

Le secondeur Frédéric Chagnon, le porteur de ballon Sean Thomas Erlington, le quart-arrière Samuel Caron ainsi que les joueurs de ligne défensive Junior Luke et Mathieu Dupuis tenteront d’en mettre plein la vue aux dépisteurs.

Luke est parmi les étudiants-athlètes les plus prometteurs du repêchage de 2017. Classé au neuvième rang des meilleurs espoirs, le polyvalent plaqueur défensif pourrait bien entendre son nom être nommé lors du premier tour.

Lors du camp national, qui se tiendra de jeudi à samedi à Regina, Luke voudra permettre aux dépisteurs de confirmer ce qu’ils ont vu de lui au cours des dernières saisons.

« Il faut juste que je montre que je suis capable de bouger, que je suis fort, que je suis capable de faire ce que les dépisteurs ont vu sur les bandes vidéo. Si je ne montre pas ça, ils vont se poser des questions. Mais je ne mets pas trop de poids sur les épaules », a indiqué Luke lors d’un entretien téléphonique avec le RDS.ca.

Au mois de décembre, Luke a participé au National Bowl aux États-Unis en compagnie de son coéquipier Frédéric Chagnon. Luke a été nommé joueur de ligne par excellence de ce match grâce à ses trois plaqués, dont un pour une perte, et sa passe rabattue. Il avait ensuite reçu une invitation pour le Tropical Bowl où il était confronté à des joueurs de division 1 de la NCAA.

Même s’il aimerait bien avoir une opportunité avec une formation de la NFL, Luke garde ses yeux sur le moment présent, soit le camp national de la LCF.

« J’attends des réponses. Il ne faut qu’une équipe soit intéressée pour avoir une chance. Ce n’est pas la fin du monde s’il n’y en a pas beaucoup, mais s’il y en a une, je vais la prendre. Pour l’instant, je suis concentré sur le camp d’évaluation et on verra par la suite. J’y vais une chose à la fois », a mentionné Luke qui est représenté par l’agent Sasha Ghavami qui a aussi comme client Laurent Duvernay-Tardif, Elie Bouka et Antony Auclair.

L’appui des coéquipiers

Même s’ils doivent chacun prouver qu’ils ont le talent, l’intelligence et la force physique pour jouer dans la LCF, les joueurs des Carabins sont contents de pouvoir prendre part au camp national tous ensemble.

« C’est une autre expérience que je peux vivre avec mes quatre coéquipiers qui seront là avec moi. C’est sûr qu’on va se motiver. Ça va nous aider parce qu’on va être moins stressé. On va savoir qu’il y a quelqu’un qui est là pour nous », a souligné Luke qui a été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles de U Sports en 2016.

« Je l’ai vécu quand je suis allé au National Bowl avec Junior, a relaté Frédéric Chagnon. Au début, il y a une hésitation et un stress. Mais quand j’ai su qu’il était là, tout le stress est tombé et on s’est dit qu’on allait avoir du fun là-bas. Je pense que ce sera la même chose au camp d’évaluation. On va partir les cinq gars de Montréal ensemble. Ça diminue un peu le stress. »

Junior Luke et Mathieu Dupuis évoluent à la même position et seront en compétition directe. Les deux hommes sont bien conscients de cet aspect du camp d’évaluation, mais ils demeurent heureux de pouvoir vivre ce moment ensemble.

Mathieu Dupuis lors du camp régional de Montréal« De pouvoir aller compétitionner avec un de mes bons chums, Junior Luke, et rejoindre les autres gars des Carabins, c’est quelque chose, racontait Dupuis après le camp régional de Montréal où il a obtenu son invitation pour Regina. J’avais ça comme objectif. Je me suis entraîné fort à partir de la Coupe Dunsmore pour avoir une chance. Je suis ému et excité. »

« On va être en compétition, mais on va chacun donner notre meilleur et se pousser l’un et l’autre. On va s’entraider aussi parce qu’on est des amis », a ajouté Dupuis qui tentera d’être plus léger que ses 308 livres enregistrées au camp de Montréal.

« On va essayer de prouver aux autres que nous sommes les deux meilleurs joueurs de ligne défensive au Canada », a estimé Luke qui arrivera à Regina avec un poids autour de 290 livres.

Luke et Dupuis ont néanmoins des styles et des rôles différents bien qu’ils soient tous les deux des plaqueurs défensifs. Grâce à sa vitesse et son excellente technique, Luke peut évoluer un peu partout sur la ligne défensive. Dupuis est pour sa part un spécialiste pour arrêter la course lui qui utilise énormément sa puissance et sa force physique.

D’ailleurs, Junior Luke ne s’attend pas à battre son ami au développé couché. Dupuis, qui est le frère de l’ancien hockeyeur des Penguins Pascal Dupuis, a réussi 31 répétitions dans ce test physique au camp régional. Luke vise la marque de 25 à Regina.

Chagnon, un espoir dans l’ombre

Le secondeur Frédéric Chagnon est parmi les espoirs en vue du prochain repêchage qui passe sous le radar du grand public. Mais pas nécessairement sous celui des équipes de la LCF...

Un dépisteur croisé par le RDS.ca lors d’un match des Carabins cette saison avait mentionné qu’il croyait que Chagnon serait repêché en première ronde s’il demeurait en santé.

Chagnon est un prototype un peu différent du secondeur typique. Mesurant six pieds quatre pouces, le produit des Nordiques du Collège Lionel-Groulx s’est illustré en 2016 dans sa couverture de passe. Extrêmement agile, il a rabattu quatre passes en plus de réaliser une interception en saison régulière. Dans la défaite des Bleus à la Coupe Dunsmore, Chagnon s’était démarqué avec cinq plaqués, dont un sac, une interception et une passe rabattue.

Frédéric Chagnon« Il y a beaucoup de passes dans la LCF. Donc un secondeur qui peut être bon dans cette facette, ça peut certainement être un atout pour une équipe, a affirmé Chagnon à l’autre bout du fil, mardi. Ce sont les équipes qui décident en bout de la ligne. Si elles voient quelque chose en moi, elles vont peut-être faire un move. »

Lors du camp national, Chagnon veut simplement bien faire pour améliorer ses chances.  

« Je dirais que pour le bench press, une répétition de plus que Byron [Archambault]!, a-t-il lancé à la blague en parlant de celui qui a réussi 41 répétitions il y a trois ans. Ça, ça ne s’atteindra pas. Je ne me suis pas vraiment fixé d’objectif. Je vais donner le meilleur de moi-même. Et si je fais cela, les résultats devraient être pas si pires. »

« Je veux montrer que je suis capable de bien bouger latéralement et que je peux être bon dans les un contre un avec les porteurs de ballon. Je crois que c’est le plus important », a-t-il enchaîné.

Les cinq joueurs des Carabins arriveront en Saskatchewan mercredi. Le lendemain, comme tous les participants du camp national, ils seront soumis à un examen médical. C’est vendredi que débuteront les tests physiques, les exercices ainsi que les entrevues avec les équipes de la LCF.

Le Rouge et Or et la famille fiers d’Antony Auclair; Mathieu Betts déjà sur le radar de la NFL

NFL mercredi, 15 mars 2017. 09:46

Images d'Antony Auclair devant les dépisteurs 4:21

Christian Dufresne

QUÉBEC - Quand Antony Auclair s’est amené au premier étage du stade intérieur de l’Université Laval pour amorcer son Pro Day, tous les yeux étaient sur lui. Le moment était tellement déterminant pour l’avenir de l’ailier rapproché québécois que ses coéquipiers, ses amis et sa famille n’osaient pas dire un mot.

Alors qu’il était à deux pas des dépisteurs et que tout le monde se demandait si le Beauceron de 23 ans vivait du stress, avec une courte phrase, il a réussi à détendre l’atmosphère.

« C’est silencieux ici… », a lancé avec le sourire l’athlète de près de six pieds six pouces avant d’effectuer un saut vertical de 33,5 pouces devant la foule venue pour l’encourager.

Ce moment traduisait bien l’importance de cette journée pour la carrière d’Antony Auclair, mais aussi pour le programme du Rouge et Or.

« Je suis très fier du programme du Rouge et Or et de tous les entraîneurs. Mais dans le fond, ce n’est pas nous, c’est Antony. Nous, on lui donne des consignes et c’est lui qui a la discipline et la rigueur de le faire. C’est une grande fierté pour nous et lui », a indiqué l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin

« Il ne faut pas oublier que c’est un petit gars de Notre-Dame-des-Pins qui a joué au football à Saint-Georges et à Lennoxville. C’est un beau témoignage pour le football amateur québécois », a ajouté celui qui est le pilote du programme depuis le mois de décembre de 2000.

« D’avoir autant de dépisteurs de la NFL qui se déplacent pour l’un de nos joueurs, on est extrêmement fier de ça. C’est une belle étape pour le programme d’avoir de la visibilité dans la NFL. On espère tous que ça va se concrétiser et qu’il va avoir une opportunité de jouer dans cette ligue », espère l’ancien coéquipier d’Auclair et actuel entraîneur des receveurs du Rouge et Or, Guillaume Rioux.

Si la plus grande partie du Pro Day  s’est déroulé dans le silence, outre les quelques applaudissements de la foule après les tests et les exercices auxquels était soumis Auclair, ce fut une ambiance totalement différente pour le développé couché.

Les dépisteurs des 17 équipes de la NFL et les coéquipiers d’Auclair ainsi que les membres de sa famille se sont déplacés dans la salle d’entraînement du PEPS pour le dernier test physique. Et Antony s’est assuré que ses coéquipiers allaient l’encourager de manière plus bruyante.

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Sous les cris de motivation de ses frères d’armes, Auclair a soulevé la charge de 225 livres à 22 reprises. Les deux dernières répétitions semblaient pénibles, mais les encouragements l’ont certainement aidé à aller puiser au fond de ses ressources.

Son petit frère Adam, qui était son coéquipier l’an dernier, était d’ailleurs tout juste à côté de lui durant le développé couché. Durant tout le Pro Day, il allait souvent voir son frangin pour lui apporter de l’eau et probablement aussi pour lui changer les idées parce que ce dernier était mis à rude épreuve.

Après les tests physiques, on a pu constater qu’une tonne de pression s’était enlevée des épaules d’Auclair, surtout qu’il a tenu son Pro Day en étant blessé à la cuisse gauche. Si Auclair a vécu un bon stress qu’il jugeait nécessaire pour avoir de l’adrénaline, sa mère a été un peu plus nerveuse au début du Pro Day.

« Au début, les battements cardiaques accéléraient, mais une fois que c’était commencé, ça s’est estompé parce qu’on voyait qu’il était bien préparé », a affirmé Marie-Andrée Quirion qui était émue de voir la complicité entre ses deux fils.

Inspirant pour les plus jeunes

Antony Auclair a eu le support d’un grand nombre de ses coéquipiers du Rouge et Or. On pouvait même apercevoir plusieurs anciens du programme avec qui l’ailier rapproché a partagé le terrain, dont Jean-Philippe Bolduc, Pierre Lavertu, Danny Groulx et Pierre-Luc Caron qui évoluent tous dans la LCF.

Cela prouvait à quel point Auclair était un membre important de la formation lavalloise et qu’il était apprécié par toute l’organisation.

« C’est un gars qui était aimé de ses coéquipiers et qui a le programme à cœur, a noté Guillaume Rioux. C’est un gars qui va toujours se souvenir d’où il vient, même s’il se retrouve de l’autre côté de la frontière un jour et qu’il fait de la grosse argent. C’est un bon ambassadeur pour le Rouge et Or. »

Antony Auclair« Je suis très content de la journée en général. Ma famille, mes amis et mon équipe de football étaient là. Je suis chanceux que tout le monde soit venu me supporter », a souligné celui qui aura au moins 8 visites privées avec des équipes de la NFL.

« C’est un beau témoignage de notre esprit d’équipe, de famille et de tradition du programme. C’est un grand pas pour le programme. De voir tout le monde ici le supporter, amis, parents et famille aussi, c’était vraiment un moment de solidarité », a reconnu Glen Constantin.

Parmi la foule, on reconnaissait le visage de quelques recrues du Rouge et Or qui n’ont même pas encore foulé le terrain. Pour ceux qui aspirent à jouer chez les professionnels, la démonstration d’Auclair devant les équipes de la NFL était très motivante.

« C’est incroyable. On avait des jeunes joueurs recrues qui étaient ici et qui ont tous vu cela, a fait remarquer le coordonnateur des unités spéciales du Rouge et Or, Mathieu Bertrand. Ils voient les dépisteurs. Ça montre qu’à l’Université Laval, si tu es capable de te rendre au niveau d’Auclair, les équipes vont se déplacer pour venir te voir. »

Betts se fait déjà remarquer

Glen Constantin a piqué la curiosité des membres des médias en affirmant qu’un autre joueur du Rouge et Or avait été remarqué par les dépisteurs de la NFL quand ils ont observé les bandes vidéo d’Antony Auclair qui comprenaient des matchs complets des champions en titre de la Coupe Vanier.

« En attaque? », a demandé un journaliste d’un quotidien de la ville de Québec.

« Non, en défense », a répondu Constantin.

« Combien de joueurs? », a tenté de savoir un autre représentant de la presse.

« Un », a confirmé le pilote lavallois.

Mathieu Betts« Il était ici aujourd’hui (lundi)? », s’est ensuite fait demander Constantin.

« Oui, parmi les nombreux joueurs qui l’étaient », a-t-il rétorqué sans vouloir le nommer.

Mais on sait que l’étudiant-athlète n’est pas admissible pour le repêchage de l’an prochain.

Avec les deux premières saisons qu’il a connues à l’Université Laval, tout porte à croire que le joueur en question est l’ailier défensif Mathieu Betts. Ce dernier a réussi des campagnes de 12 et 9 sacs du quart en plus d’être un vrai poison pour les lignes offensives adverses qui doivent souvent le doubler.

Betts, qui assistait au Pro Day, pourrait donc suivre les traces d’Auclair au cours des prochaines années, si le cœur lui en dit, bien évidemment!

« Si vous êtes bons, on va vous trouver » - Alonzo Highsmith des Packers

NFL mardi, 14 mars 2017. 12:04

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Christian Dufresne

QUÉBEC – Après Laurent Duvernay-Tardif et David Onyemata, Antony Auclair pourrait devenir le prochain joueur issu du circuit universitaire canadien de football à trouver preneur au repêchage de la NFL.

Advenant que ce soit le cas, trois étudiants-athlètes de U Sports – anciennement nommé Sport interuniversitaire canadien (SIC) – auront été sélectionnés au cours des quatre derniers encans amateurs du circuit Goodell.

Si aucune équipe de la NFL ne jette son dévolu sur Auclair, qui a joué avec le Rouge et Or de l’Université Laval, l’ailier rapproché québécois obtiendra un contrat en tant que joueur autonome non repêché.

Plus que jamais, on sent que les équipes de la NFL observent les talents canadiens et sont prêtes à investir temps et argent sur les produits d’ici. Une grande partie de ce changement de mentalité s’est orchestré avec les succès de Laurent Duvernay-Tardif.

« On sent l’effet Laurent Duvernay-Tardif depuis qu’il a été repêché, a indiqué l’agent de ce dernier et d’Auclair, Sasha Ghavami. Les équipes ont vu avec Laurent qu’un joueur qui n’était pas très technique, mais très athlétique à l’époque où il a été repêché, s’est développé en un des meilleurs gardes de la NFL. »

« Antony est l’un des meilleurs ailiers rapprochés du repêchage parce qu’il est très solide techniquement alors les équipes se disent pourquoi pas! », a ajouté celui qui a remarqué que les organisations de la NFL tiennent en plus haute estime le football québécois et canadien.

Auclair est bien conscient que son parcours pourrait augmenter les opportunités des prochains joueurs québécois et canadiens qui rêvent à la NFL.

« Laurent l’a fait en ouvrant la porte à plusieurs joueurs. Il nous a mis un peu sur la mappe. Ce serait bien que je le fasse à mon tour », souhaite le Beauceron de 23 ans qui a fait bonne figure à son Pro Day qui avait lieu à Québec, lundi.

Signe de ce changement, un haut gradé de l’organisation des Packers de Green Bay, Alonzo Highsmith, a fait un discours pour le moins inspirant devant une vingtaine de joueurs du Rouge et Or après son entrevue avec Antony Auclair à son Pro Day.

« Vous avez de très bonnes installations et vous êtes bien dirigés. Si vous êtes bons, on va vous trouver », a-t-il déclaré aux coéquipiers d’Auclair.

Highsmith a d’ailleurs déjà joué au football au Québec alors qu’il a grandi dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal puisque son père, Walter Highsmith, a porté les couleurs des Alouettes de Montréal. Durant sa jeunesse, il a revêtu l’uniforme du club de football Alexander Park à Pierrefonds.

Beaucoup de potentiel

Le quart-arrière Tanner Marsh, qui a été un pivot des Alouettes de 2013 à 2015, est d’avis que plus de Canadiens vont faire le saut dans la NFL dans le futur. Celui qui a organisé des cliniques avec de jeunes quarts-arrières québécois a remarqué que les footballeurs du Québec avaient énormément de potentiel.

Antony Auclair et Tanner Marsh« Il y a tellement de potentiel au Québec, mais il est parfois un peu gâché. Est-ce parce que ces joueurs n’ont pas la chance d’être vus en action, qu’ils ne sont pas dirigés de la bonne manière ou qu’ils jouent au hockey trop tôt, je ne le sais pas. Mais je suis certain qu’on va voir beaucoup d’autres joueurs se faire remarquer [après Antony Auclair] », est convaincu Marsh, qui a lancé des passes à Auclair durant son Pro Day tenu devant 17 équipes de la NFL.

Cette observation a aussi été faite par un dépisteur des Rams de Los Angeles comptant beaucoup d’expérience dans le milieu du football, Steve Kazor.

« On sait qu’il y a de bons joueurs au Canada et ils s’améliorent d’année en année [...] L’équipe m’a demandé d’observer tous les joueurs canadiens au cours des quatre ou cinq dernières années. Je suis allé en voir une trentaine juste sur les recommandations d’entraîneurs. L’amélioration du niveau de jeu des joueurs canadiens est excitante », a affirmé celui qui a déjà été l’entraîneur de la ligne offensive de l’ancienne formation d’Ottawa dans la LCF, les Renegades.

Le travail des équipes de la NFL se fait aussi en amont maintenant. Avec les réussites de Duvernay-Tardif et d’Onyemata, un choix de 4e tour des Saints de La Nouvelle-Orléans en 2016, les dépisteurs de la plus prestigieuse ligue de football au monde ont soif de connaître les prochains talents du pays.

« Les équipes regardent plus au Canada maintenant. Je suis content parce que des dépisteurs sont venus m’approcher et, humblement parlant, ils savent que je me suis fait une petite niche au Québec avec cela. Ils veulent me contacter pour voir si des joueurs sortent l’année prochaine », a mentionné Ghavami, qui est aussi l’agent du Québécois Elie Bouka, qui est sous contrat avec les Cardinals de l’Arizona.

« On devient aussi une source d’information pour eux. On n’est pas passif, mais actif. On les incite à regarder au nord de la frontière au lieu d’attendre qu’ils regardent et qu’on les approche par la suite. Je remarque un changement de perception par rapport au recrutement de la NFL au Canada », a-t-il enchaîné.

Si la tendance se maintient, le nombre d’étudiants-athlètes issus du circuit universitaire canadien pourrait donc augmenter dans la NFL. Qui sait, peut-être que le prochain Pro Day tenu au Québec comptera plus d’un joueur en audition.

Antony Auclair : déjà huit visites prévues à l’horaire

NFL lundi, 13 mars 2017. 19:59

Épater la galerie 3:15

Christian Dufresne

QUÉBEC – Après un Pro Day où les équipes de la NFL ont pu confirmer les qualités athlétiques et les connaissances football d’Antony Auclair, le dernier obstacle qui semble dans le chemin du produit du Rouge et Or pour le repêchage du circuit Goodell est hors de son contrôle.

En effet, la cuvée 2017 d’ailiers rapprochés est extrêmement relevée. Néanmoins, plusieurs des 17 formations de la NFL pensent tout de même qu’Auclair sera repêché.Antony Auclair

« Il y a des équipes qui sont venues me voir après les exercices d'aujourd'hui (lundi) et elles m'ont carrément dit qu’elles croient qu’il sera repêché. Elles disaient qu’il a montré de belles choses et qu’il a connu une bonne journée. Ce n’est pas moi qui le dis... », a affirmé l’agent d’Auclair, Sasha Ghavami, au cours d’une mêlée de presse après le Pro Day  de son protégé.

L’encan amateur de la NFL est toutefois difficile à prédire parfois. Les équipes ne veulent aucunement dévoiler leur jeu pour ne pas que leurs adversaires voient clair. Par exemple, une formation qui n’a pas fait le voyage à l’Université Laval pour venir observer Auclair pourrait très bien le sélectionner lors du repêchage qui se tiendra du 27 au 29 avril prochain.

« Antony a le talent pour se faire repêcher, c'est indéniable. Mais il s'agit d'une bonne cuvée pour les ailiers rapprochés. On verra donc s'il est sélectionné au repêchage », a indiqué Ghavami qui se voulait prudent, mais qui a toutefois noté que plusieurs équipes aimaient le profil de son client.

Plusieurs signes positifs jouent en faveur d’Auclair. Durant son Pro Day, il a de nouveau prouvé qu’il était un bloqueur hors pair. Au cours des exercices prévus à cet effet, l’imposant athlète de près de six pieds six pouces et de 256 livres avait une technique presque parfaite et était très explosif dans ses blocs.

« Ce qui l’avantage un peu, c’est que c’est un ailier rapproché naturel, a fait remarquer le dépisteur des Rams de Los Angeles, Steve Kazor. Nous n’en voyons plus beaucoup dans la NCAA avec l’attaque en éventail (spread offense). On le voit par le nombre d’équipes qui se sont présentées ici aujourd’hui (lundi). »

Deux formations avaient d’ailleurs envoyé leur responsable du recrutement universitaire directement au PEPS, dont les Texans de Houston.

Selon Kazor, il est aussi très rare de voir autant de dépisteurs pour un Pro Day d’un joueur canadien. « Il y a parfois trois ou quatre dépisteurs. Ça vous montre l’ampleur de ce qu’il peut apporter », a-t-il déclaré. En comparaison, neuf équipes de la NFL s’étaient présentées au Pro Day de Laurent Duvernay-Tardif en 2014.

L’heure des visites et du repos

Antony Auclair se préparait depuis la fin de sa saison avec le Rouge et Or pour ce processus qui le mènera peut-être vers la NFL. Il y a 10 jours, toute cette aventure aurait pu prendre une autre tournure alors que le Beauceron s’est blessé à l’ischio-jambier gauche.

Heureusement, la blessure n’était pas trop sérieuse et il a tout de même pu effectuer tous les tests physiques lors de son Pro Day. Il a d’ailleurs réussi ses meilleurs résultats à vie dans les sauts.

Ses temps pour les épreuves de vitesse (sprint 40 verges, 3-cônes, changements de direction) n’ont pas été aussi bons qu’il l’aurait voulu en raison de sa blessure. Toutefois, il a pu démontrer qu’il était capable de performer dans la douleur, ce que chaque joueur de football doit faire presque quotidiennement.

Les dépisteurs avaient d’ailleurs été informés de la blessure d’Auclair avant même qu’ils ne posent les pieds au Québec.

« Les dépisteurs étaient très heureux qu’il ait couru quand même. Ça n’a pas changé leur perspective d’Antony. Ils le savaient et ils l’ont vu qu’il était blessé. Est-ce que c’est commun de courir dans des circonstances comme celles-là? Pas du tout. Mais pour lui, ça représente bien qui il est », a mentionné Ghavami.

« C’était mieux de le faire maintenant et ensuite de prendre le temps de guérir la blessure, a expliqué Auclair qui aurait pu reporter l'évènement. Le repêchage est quand même en avril. Ça arrive vite. Il faut aussi se concentrer sur le football. On s’entraîne pour faire des tests physiques, mais on ne s’entraîne pas pour jouer des matchs. Je vais tomber rapidement dans ce type d’entraînement. »

La prochaine étape pour Auclair sera les visites privées dans les installations des équipes. Avant même que son Pro Day  commence, cinq formations de la NFL avaient déjà planifié des rencontres avec le Québécois. Ghavami s’attend à ce que ce nombre augmente dans les prochaines semaines. Et comme de fait, avant même que le soleil ne se soit levé mardi, trois autres formations s'étaient déjà manifestées pour rencontrer le natif de Notre-Dame-des-Pins.

Durant les visites, Auclair fera la connaissance du personnel des équipes visitées. Cela peut parfois aller du directeur général au personnel d’entraîneurs en passant par toute l’équipe de recrutement. Il devra aussi subir des examens médicaux pour s’assurer qu’il n’a pas menti sur son état de santé durant ses entrevues au Pro Day.

Images d'Antony Auclair devant les dépisteurs

D’autres formations, qui n’étaient pas à Québec lundi, ont tâté le pouls pour un entraînement privé, mais « rien n’est coulé dans le béton », a prévenu Ghavami, surtout avec la blessure de son client. Durant ces entraînements privés, les équipes auraient le droit de soumettre Auclair à des exercices pour observer ses capacités à attraper le ballon, à courir des tracés et à bloquer. Mais elles ne pourraient pas lui faire passer les tests physiques.

Mais avant d’entreprendre ces visites, qui seront surtout difficiles en raison du voyagement qui sera effectué en peu de temps, Auclair s’accordera une période de repos bien mérité. Il soignera d’ailleurs sa blessure pour être en pleine forme par la suite.

« C’est un long processus. Je ne me suis pas arrêté depuis la fin de la saison. Il faut maintenant se reposer et j’espère ensuite avoir ma chance dans la NFL », a lancé Auclair, qui était très fier de sa prestation à son Pro Day, le deuxième du genre dans l’histoire du football québécois.

Antony Auclair s'en tire bien malgré une légère blessure

NFL lundi, 13 mars 2017. 13:53

Images d'Antony Auclair devant les dépisteurs 4:21

Christian Dufresne

QUÉBEC – L’ailier rapproché Antony Auclair a fait une belle démonstration de son talent et de ses qualités athlétiques lors de son Pro Day, lundi, à l’Université Laval. Surtout lorsqu’on prend en compte que le Québécois souffrait d’une légère blessure à l’ischio-jambier de la jambe gauche.

Dix-sept équipes de la NFL ont envoyé un ou plusieurs dépisteurs pour épier le produit du Rouge et Or. Croisé après le volet football du Pro Day, Auclair a affirmé que son agent, Sasha Ghavami, et lui ont hésité à effectuer la plupart des épreuves de vitesse en raison de sa légère blessure, ce qui aurait pu fausser la donne.

Les deux hommes ont même évalué la possibilité de remettre l’évènement à plus tard, option qu’ils ont éliminée assez rapidement puisqu'Auclair aurait dû continuer à s'entraîner pour se préparer. Bref, il ne se serait jamais complètement remis de sa blessure subie il y a 10 jours.

Ils en sont venus à la conclusion que les dépisteurs pourraient observer sa force de caractère en compétitionnant malgré la souffrance de sa blessure. Et Auclair a déjà au moins cinq visites privées de prévues dans les prochaines semaines, donc il n’avait rien à perdre.

« J’ai fait un bon travail dans les circonstances. [...] Le fait que j’ai fait ça à travers une blessure, ça leur en a montré beaucoup sur mon caractère. Ça peut être des points positifs. Il y a des dépisteurs qui m’ont aimé à cause de cela, selon moi », a convenu celui qui s’est produit devant une foule comprenant famille, amis, coéquipiers et entraîneurs (actuels et anciens dans les deux cas).

« Mon niveau de fierté pour lui a augmenté aujourd’hui, a déclaré Ghavami. Il n’y a pas beaucoup de joueurs de nos jours, au football américain, qui ferait un Pro Day, tout seul, devant 17 équipes, blessé, en sachant qu’il n’est pas à son maximum. Au football, c’est très rare que tu joues à 100 %. Les équipes ont vu qu’elles pouvaient prendre ce gars-là et que, blessé ou pas blessé, il va jouer et il va courir.

Finalement, il n’y aura que son sprint de 40 verges qui aura été altéré. Il aurait fait un chronomètre autour de 4,88 secondes lors de son premier essai et un au-dessus de 4,9 secondes lors de son deuxième. Auclair a toutefois mentionné que certains dépisteurs lui ont indiqué qu’il avait fait un 4,82. Les temps lors des évènements du genre sont chronométrés à la main. Les équipes ont donc des temps différents.

Antony AuclairIl a fait un bon saut vertical de 33,5 pouces à son deuxième essai, ce qui lui aurait conféré le huitième meilleur résultat des ailiers rapprochés au camp d’évaluation national de la NFL (combine).

Son saut horizontal de 9 pieds 9 pouces lui aurait permis de se classer au 10e rang du camp d’évaluation de la NFL.

« Mes temps (aux épreuves de vitesse) étaient un peu moins rapides, mais ils savaient que j’étais blessé. Après les 3-cônes, j’ai regardé Sasha et je lui ai dit que j’avais mal, mais que j’allais faire le sprint de 40 verges quand même », a relaté celui qui avait attiré l’attention des dépisteurs à la Classique Shrine en janvier dernier.

« C’est le genre de personne que je suis. Je suis un compétiteur. Même après le premier sprint de 40 verges, les dépisteurs m’ont demandé si je voulais le refaire, et j’ai dit que c’est certain que j’allais le refaire parce que je voulais battre mon temps », a-t-il ajouté.

Pour ce qui est des exercices propres à sa position, il a évidemment impressionné dans la portion du blocage, l’une de ses forces comme ailier rapproché. Auclair a utilisé toutes ses 256 livres pour repousser Guillaume Rioux, qui était celui qui devait tenir le sac d’entraînement, à quatre reprises.

Comme receveur, Auclair a échappé quelques passes de Tanner Marsh et semblait ne pas pouvoir sauter de toutes ses forces lorsqu’il était en mouvement, probablement une conséquence de sa blessure. L’ancien pivot des Alouettes de Montréal avait été choisi pour effectuer les passes puisqu’il l’avait déjà fait dans d’autres Pro Day auparavant.

Néanmoins, dans un exercice pour tester s'il avait de bonnes mains, Auclair a capté tous les ballons.

Les tests physiques se sont conclus après les exercices de position alors que tout le monde a été convié à l’intérieur de la salle d’entraînement du PEPS pour le développé couché. Si c’était silencieux pendant la majorité de la portion tenue dans le stade intérieur, ce fut tout le contraire lors du fameux bench press.

Une vingtaine de coéquipiers d’Auclair ont crié de toutes leurs forces pour encourager celui avec qui ils ont gagné la Coupe Vanier au mois de novembre. Ce dernier a finalement réussi 22 répétitions (3e rang si cela avait été fait au combine), battant sa marque de 19 au Défi Est-Ouest en mai 2016. Il avait effectué 24 répétitions il y a deux semaines, et ce, avant un entraînement, ce qui n’était pas le cas lundi.

L’athlète de près de six pieds six pouces a ensuite rencontré les dépisteurs dans une salle du stade intérieur fermée aux médias. Ces derniers lui ont posé des questions relatives au football, comme sur le livre de jeux ou son utilisation avec le Rouge et Or.

Avant les tests physiques et les exercices d’Auclair, les recruteurs ont pu tenir une rencontre avec deux membres des Lavallois, soit Mathieu Bertrand, l’entraîneur des ailiers rapprochés, et Justin Éthier, le coordonnateur à l’attaque.

Les 17 équipes qui ont fait le voyage à Québec étaient les Cardinals, les Bills, les Lions, les Packers, les Texans, les Colts, les Jaguars, les Chiefs, les Rams, les Vikings, les Jets, les Raiders, les Eagles, les Steelers, les 49ers, les Seahawks et les Buccaneers.

Les Alouettes de Montréal étaient la seule formation de la Ligue canadienne de football à avoir envoyé des représentants. Outre deux dépisteurs, dont Éric Deslauriers, le directeur général Kavis Reed était également présent.

Scott Flory devient l'entraîneur des Huskies de l'Université de la Saskatchewan

Universitaire lundi, 13 mars 2017. 13:47 Scott Flory
Scott Flory (Source d'image:Alouettes de Montréal)

Scott Flory, l’ancien joueur des Alouettes de Montréal, deviendra le nouvel entraîneur-chef des Huskies de l’Université de la Saskatchewan.

L'annonce sera effectuée lundi.

Flory a œuvré au sein du personnel d’entraîneurs de l’équipe au cours des trois dernières saisons et il remplacera Brian Towriss qui dirigeait le club depuis 1984.

Lorsque Towriss a quitté en décembre, Flory et Brian Guebert ont partagé le poste d’entraîneur par intérim.

Flory a joué pour cette formation universitaire de 1994 à 1998 et il deviendra le onzième entraîneur de l’histoire de l’organisation.

Les Huskies ont remporté la coupe Vanier en 1990, 1996 et 1998, mais ils éprouvent des ennuis en matchs éliminatoires depuis. Ils ont perdu leurs huit dernières parties éliminatoires.

Après une carrière de 1999 à 2013 avec les Alouettes, Flory a été le président de l’Association des joueurs de la LCF pendant deux années, mais il a été remplacé par Jeff Keeping.
 

La famille et la Beauce appuient Antony Auclair

NFL dimanche, 12 mars 2017. 21:49 Antony Auclair
Antony Auclair (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Marie-Andrée Quirion et Julien Auclair ont parcouru des milliers de kilomètres pour voir leurs deux fils à l’œuvre au football.

Dimanche, ils ont de nouveau fait la route entre Notre-Dame-des-Pins et Québec, un chemin qu’ils doivent pouvoir faire les yeux fermés. Ils l’ont tellement emprunté souvent pour assister aux matchs de leur fils Antony Auclair qui s’alignait avec le Rouge et Or de l’Université Laval au cours des quatre dernières années. Ils ont fait une pierre deux coups en 2016 alors que leur autre garçon, Adam, a porté pour la première fois de sa vie le même uniforme que son grand frère.

« Lorsque Marc Loranger dirigeait Équipe Québec, il nous avait surnommés "les parents voyageurs", a raconté la mère des deux footballeurs au cours d’un généreux entretien téléphonique. On a voyagé partout. Je pense que nous avons visité tous les terrains de football au Québec. Ce n’est pas épeurant de faire de la route pour nous. »

Le Texas, la Floride, les Maritimes et l’Ontario sont tous des endroits où les carrières de leurs fils les ont conduits parce qu’ils ont représenté le Québec et le Canada dans des tournois ou pour suivre le Rouge et Or.

Mais cette fois, la route vers Québec avait un petit quelque chose de plus spécial. De un, elle était parcourue en plein mois de mars. De deux, ce n’est pas une partie du Rouge et Or qui les amenait dans la Vieille Capitale.

Lundi, leur fils Antony vivra l’une des journées les plus importantes pour l’avenir de sa carrière professionnelle. Il tiendra un Pro Day  public devant 17 équipes de la NFL, le deuxième du genre dans l’histoire du football au Québec.

« C’est surréaliste. Mon époux et moi, parfois on se pince. C’est gros, c’est excitant, mais c’est comme si on ne réalisait pas ce qui se passe. Antony est tellement calme et terre à terre. On le regarde aller et on embarque avec lui là-dedans », a relaté la mère de cinq enfants.

« On est sur un nuage un peu. On se pince pour y croire. C’est spécial », a ajouté le paternel qui avait toujours souhaité que son fils joue au football.

Des anecdotes de route, il y en a assurément beaucoup. Julien Auclair se souvient de la fois où il venait de recevoir son nouveau camion et qu’il se rendait à Lennoxville pour un match d’Antony au cégep. Un chevreuil a traversé la route devant lui et il n’a pu l’éviter. Heureusement pour Julien, il n’a subi aucune blessure. Marie-Andrée se souvient des gens rencontrés par les deux époux dans tous ces voyages.

Le plus important, ce n’était pas de calculer les dollars dépensés, mais bien de voir leurs enfants être heureux dans ce qu’ils font.

« Même si ça coûte des sous, en bout de ligne, c’est notre paie de les voir s’épanouir et de pouvoir participer à des évènements comme ça. On rencontre plein de monde aussi. C’est notre façon de se payer finalement », a mentionné celle qui est enseignante au secondaire.

« Je suis heureux pour sa famille, affirmait l’entraîneur d’Auclair avec les Cougars du Collège Champlain-Lennoxville, Jean-François Joncas. Ce sont des gens qui étaient à tous nos camps d’entraînement. Ils sont vraiment impliqués. Ils suivaient l’équipe, tant pour Antony que pour son jeune frère Adam. Pendant six saisons consécutives, nous avons eu la famille Auclair chez nous à Lennoxville. Je suis vraiment heureux pour ce qui leur arrive. »

Une famille unie par le football

Outre Antony et Adam, Marie-Andrée Quirion et Julien Auclair ont aussi trois filles : Amélie, Alexandra et Alicia.

La plus jeune de la famille sera la prochaine à quitter le foyer familial alors que les quatre autres enfants sont déjà partis de leur Beauce natale pour les études et le travail.

Mais tout le monde est au courant de tous les développements dans l’aventure d’Antony qui tente de réaliser son rêve de jouer dans la NFL en tant qu’ailier rapproché.

« Tout le monde a embarqué là-dedans, y compris ses sœurs. Ma plus vieille habite à Gatineau et elle est au courant de tout, a informé Mme Quirion. On est très proche et on aime ça. » 

« Finalement, à l’automne, c’est les endroits où on se rencontre en famille. C’est à l’automne que l’on se voit le plus souvent et c’est aux matchs », a-t-elle ajouté alors que les deux frères ont pu faire vivre des émotions fortes à leur famille en gagnant la coupe Vanier avec le Rouge et Or.

Dès qu’Antony Auclair a été invité à la Classique Shrine, qui se déroulait à St Petersburg tout près de Tampa, le voyage était planifié. Et cette fois, Adam y participait avec ses sœurs et ses parents en tant que partisan de son frangin.

« C’était un beau moment. Ce sont des années qu’on n’oubliera jamais. Les enfants s’encouragent l’un l’autre. On se demande ce qu’on a fait comme parents pour qu’ils soient comme ça. On n’en a pas fait plus que les autres. On les a encouragés dans ce qu’ils faisaient et on est rendu là », a dit le paternel visiblement fier de l’esprit familial qui règne au sein de sa progéniture.

Un modèle pour les joueurs de football de la Beauce

Si vous êtes récemment passés par Notre-Dame-des-Pins en Beauce, vous avez peut-être remarqué une grande affiche avec une photo d’Antony Auclair.

Le village l’a fait produire pour encourager celui qui a grandi sur ses terres. On peut y lire : « Bonne chance Antony Auclair » et « En route vers la NFL ».

Antony Auclair« Son nom circule beaucoup. Je suis toujours très étonné de voir tout le soutien. Les gens sont tellement contents et heureux de voir que l’un de leurs petits gars va peut-être percer dans la NFL », a relaté Marie-Andrée Quirion qui a toujours été impliquée dans des levées de fond pour les équipes de ses fils à la Polyvalente Saint-Georges.

Julien Auclair est livreur de bière depuis plus de 30 ans dans la région. Ses clients attendent maintenant impatiemment ses livraisons pour pouvoir connaître les derniers développements dans l’aventure d’Antony.

« Mes clients ne s’informent pas de moi, ils prennent des nouvelles de lui. Ce n’est pas de grosses villes, tout le monde se connaît et se parle », faisait remarquer celui qui sera un spectateur attentif lundi.

Étant donné qu’Antony n’a pas le temps de travailler puisqu’il passe la majorité de son temps à s’entraîner depuis la fin de son parcours universitaire, la communauté beauceronne s’est unie pour amasser des fonds pour l’aider. L’athlète de six pieds six pouces a d’ailleurs fait deux séjours au Tennessee pour s’entraîner avec le réputé préparateur physique Charlie Petrone, ce qui a engendré plusieurs dépenses.

Un souper-bénéfice pour soutenir Antony aura lieu samedi dans un restaurant de Saint-Georges. Des 300 billets qui étaient en vente, seulement 20 n’avaient pas encore trouvé preneur samedi.

« On sent tout l’amour et le support de la population. Antony se demande comment il va faire pour remercier tous ces gens. Il le sent lui aussi et il est vraiment fier de ça », affirmait sa mère.

Aux dires de son ancien entraîneur avec les Dragons de Beauce-Etchemin, Yannick Lacroix, Antony Auclair a déjà commencé à redonner à sa région.

« Ce qui est le fun, c’est qu’Antony redonne au suivant. Au printemps, il s’implique avec les jeunes de la région. C’est bon pour les jeunes et les programmes de football en Beauce », a reconnu Lacroix qui a dirigé pendant deux saisons celui qui était quart-arrière dans le Midget AAA.

« On voit que les jeunes de Notre-Dame-des-Pins et les gens de football sont très loyaux. Ils suivent cela. Nous avons hâte de voir la suite », a ajouté Lacroix qui est lui-même un footballeur de la région qui a joué au niveau universitaire.

On ne connaît pas ce que l’avenir réserve à Antony Auclair. Une chose est toutefois certaine : il a joué son dernier match avec le Rouge et Or. Reste à savoir s’il s’alignera dans la NFL ou la LCF en 2017... et combien de kilomètres la famille Auclair aura à parcourir pour aller à nouveau l’encourager.

Antony Auclair, l’attitude d’un professionnel dès ses débuts

NFL dimanche, 12 mars 2017. 12:45 Antony Auclair
Antony Auclair à la Classique Shrine. (Source d'image:Getty)
Christian Dufresne

MONTRÉAL - Dans 24 heures, des dépisteurs de la NFL convergeront vers le PEPS de l’Université Laval à Québec pour venir épier l’ailier rapproché québécois Antony Auclair.

Il s’agira d’un moment déterminant dans le processus qui pourrait mener le Beauceron de 23 ans vers le circuit de football le plus prestigieux au monde.

Le porte-couleurs du Rouge et Or se prépare assidûment pour ce grand moment depuis qu’il a soulevé la coupe Vanier pour la deuxième fois de sa carrière à l’automne dernier. Il n’a d’ailleurs pris que quelques journées de congé depuis le 26 novembre.

Même après son passage à la Classique Shrine, où il s’est mesuré aux meilleurs espoirs du repêchage provenant de la NCAA, Auclair a repris le boulot trois jours après son retour au Québec, même s’il avait presque accompli un sans-faute en Floride devant la centaine de dépisteurs de la NFL.

Son travail pour devenir le joueur de football qu’il est aujourd’hui ne date pas d’hier. Auclair a mis tous les efforts nécessaires - et même plus - depuis plus d’une décennie. En fait, depuis la première fois qu’il a touché à un ballon ovale.

RDS.ca vous offre un retour en arrière pour vous faire connaître les débuts de la grande aventure de celui qui rêve de jouer dans la NFL depuis qu’il a découvert sa passion pour le football.

Les débuts dans le football civil

Julien Auclair avait toujours souhaité que son fils Antony lui fasse la grande demande. Puis, est venu ce moment tant attendu.

Antony Auclair« J’espérais qu’il joue au football, mais je ne lui en parlais pas. En sixième année, il m’a demandé s’il pouvait s’inscrire au football. Je lui ai dit : "vas-y fort mon gars". Et depuis ce temps... », a raconté le père de cinq enfants en laissant sa phrase en suspens puisqu’il sait très bien que l’avenir s’annonce rose pour son fils de six pieds six pouces.

Dès ses débuts au football, une seule position l’intéressait : celle de quart-arrière.

« Quand il est arrivé à la maison et qu’il a convaincu son père, dans mon dos évidemment, de jouer au football, tout de suite il a dit qu’il voulait être quart-arrière. On l’a toujours suivi là-dedans. Il a toujours fait les camps et les cliniques en fonction qu’il était quart », a relaté sa mère, Marie-Andrée Quirion, qui est vite devenue aussi accro au football que les hommes de la famille Auclair.

Antony Auclair a fait ses classes dans les équipes de la Polyvalente Saint-Georges avant d’atteindre le niveau juvénile à compter des 4e et 5e secondaires. Les Dragons évoluant dans le football civil, celui qui était alors un pivot qui se développait bien et qui connaissait une forte croissance physique a joué deux saisons dans le Midget AAA.

« Déjà, il avait le physique de l’emploi parce qu’il était très grand. Antony a toujours été dédié au football, a mentionné l’entraîneur-chef de l’équipe Midget AAA de la Beauce-Etchemin de l’époque, Yannick Lacroix. Durant la saison morte, on faisait des cliniques de quarts-arrière les samedis matins et il en redemandait toujours plus. Il en mangeait du football. Même au secondaire, il mettait déjà tout le temps requis. »

« Il était très assidu dans l’entraînement et il aimait ça. On voyait déjà en bas âge qu’il était concentré là-dessus », a ajouté Lacroix qui était lui-même un quart-arrière quand il était joueur.

À titre de recrue dans le Midget AAA, Auclair était censé jouer un rôle de réserviste, mais une fracture de la clavicule du partant Jean-Christophe Bourque-St-Hilaire, qui était le quart-arrière du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke l’an dernier, à accélérer les choses.

« C’était une grosse année pour les Dragons en 2008. On était très fort, se remémorait Lacroix, qui a dirigé Auclair durant deux saisons. Antony est embarqué et ça n’a pas paru. Notre niveau de jeu était aussi bon. Il a fait de belles choses. Il était prêt à jouer, ce n’était qu’une question qu’il avait un vétéran devant lui. Sans cela, il aurait pu être partant avant. »

Shayne Gauthier a été le coéquipier d’Auclair avec les Dragons en 2008, cela bien avant que les deux étudiants-athlètes gagnent la Coupe Vanier ensemble avec le Rouge et Or en 2013. Au moment où ils se sont connus, Auclair a commencé à vivre sa transformation physique.

« Il était un peu timide. Il était assez grand, mais il était beaucoup moins lourd qu’en ce moment. Déjà en secondaire 4, je pense qu’il mesurait au-dessus de six pieds », a décrit le secondeur qui évolue maintenant avec les Blue Bombers de Winnipeg.

La saison 2008 des Dragons s’est conclue de la meilleure manière possible, soit avec la conquête du Ballon d’Argent, la suprématie du football civil.

« Il nous a menés au championnat. C’est en grande partie parce qu’il avait fait le travail quand il est embarqué, a reconnu Gauthier. On a pu constater que c’était quelqu’un avec du caractère et qu’il était prêt à performer quand le temps était venu. »

Le changement de position d’Auclair ne s’est pas orchestré à l’école secondaire, mais déjà Lacroix sentait que ce pouvait être une possibilité dans le futur.

« Je lui avais déjà dit dans les cliniques de quarts-arrière et dans les entraînements d’attraper le ballon. Parfois, un quart-arrière va prendre un autre joueur pour attraper ses ballons. Mais je lui disais de les attraper lui-même. Tu ne sais jamais un jour si tu peux te retrouver receveur », a indiqué Lacroix qui a lui-même vécu un changement de position puisqu’il était quart-arrière avant de se joindre à l’Université Mount Allison.

« Il ne comprenait pas vraiment ce que je voulais dire parce que parfois il s’appliquait moins pour attraper le ballon », a ajouté celui qui n’a pas été surpris quand Auclair est devenu ailier rapproché.

Après une saison 2009 plus difficile pour les Dragons, Auclair a fait le saut au collégial. Le pivot droitier a opté pour un changement de décor et c’est ainsi qu’il a mis le cap vers l’Estrie.

Une blessure qui a tout changé

À 17 ans, Antony Auclair a quitté le nid familial pour se diriger vers Lennoxville pour porter les couleurs des Cougars pendant ses trois saisons collégiales. Qui plus est, l’étudiant-athlète allait aussi faire son cégep en anglais, ce qui doit probablement lui donner un fier coup de main dans son processus actuel pour atteindre la NFL.

Antony AuclairAprès deux saisons comme quart-arrière avec les Cougars, un concours de circonstances a fait en sorte qu’un changement de position s’imposait pour Auclair. Ce dernier avait d’ailleurs participé à un essai à l’Université de Buffalo comme ailier rapproché parce qu’on voyait un potentiel certain étant donné ses qualités athlétiques et son physique.

« Il avait une blessure au bras qui l’empêchait de lancer, a raconté l’entraîneur-chef qui a dirigé Auclair lors de ses trois saisons au Collège Champlain-Lennoxville, Jean-François Joncas. La thérapeute à l’époque nous avait dit qu’il pouvait courir et faire d’autres trucs, mais il ne pouvait pas lancer de ballon pendant une certaine période. On voulait l’impliquer dans les entraînements pour qu’il bouge quand même. Il a commencé à s’entraîner comme receveur et il faisait super bien. »

Lorsqu’Auclair a pu recommencer à lancer des ballons, les entraîneurs des Cougars ont analysé la situation. Finalement, l’athlète de Notre-Dame-des-Pins n’a plus jamais évolué à la position de quart-arrière.

« L’autre jeune quart-arrière faisait super bien. On regardait pour le bien de l’équipe et on avait un quart qui jouait bien et un genre de monstre qui peut jouer comme receveur ou ailier rapproché. Comme groupe d’entraîneurs, on voyait les possibilités que ça pouvait donner à notre attaque », a expliqué Joncas qui est maintenant le coordonnateur offensif des Gryphons de l’Université Guelph.

Bien que les parents d’Antony l’aient toujours encouragé dans son parcours comme quart-arrière, ils avaient vu des signes précurseurs de ce changement de positon.

« Je sentais qu’il était stressé quand il était quart-arrière. Il pratiquait souvent comme receveur, l’été, avec ses chums. On voyait qu’il avait de bonnes mains. Je le laissais faire et je l’encourageais dans ce qu’il faisait. Il a fait son choix et ça donne le résultat qu’on voit aujourd’hui », s’est remémoré son père Julien Auclair.

« Quand est arrivé le changement de position, ç’a pris une certaine adaptation, s’est souvenue sa mère, Marie-Andrée Quirion. Les feux de la rampe sont sur les quarts-arrière. J’étais consciente qu’Antony ne voulait plus cela. Il n’était plus capable de supporter cette pression. Et en plus, il a subi sa blessure. »

Le potentiel était infini pour Antony Auclair comme receveur ou ailier rapproché. Décrit comme une éponge par sa mère, Joncas a vite fait de constater qu’Auclair mettait en application à la vitesse de l’éclair tout ce qu’on lui apprenait.

« On savait qu’on avait quelque chose de spécial entre les mains. On lui montrait des techniques pour bloquer et il était capable de les appliquer immédiatement. Physiquement, les choses qu’il faisait, c’était très impressionnant », a reconnu Joncas dont l’équipe a perdu en finale du Bol d’Or lors de la dernière saison collégiale d’Auclair.

« Il était vraiment destiné à jouer à cette position. Tant comme ailier rapproché que receveur, c’était une confrontation inégale contre les équipes adverses. On l’alignait contre de petits demis défensifs autant pour bloquer que pour recevoir des passes », a ajouté l’expérimenté entraîneur.

« Avec le recul, on se dit qu’on aurait pu l’utiliser encore plus qu’on ne l’a fait. [...] Plus la saison avançait, plus qu’il voyait son potentiel et les opportunités que cela pouvait lui apporter », avait-il observé chez celui qui n’a jamais regretté ce changement de position.

La suite des choses pour Auclair est bien connue. Il a été recruté par le Rouge et Or de l’Université Laval où son développement s’est poursuivi dans l’attaque de Justin Éthier. Mathieu Bertrand a pris sa retraite de joueur et est devenu l'entraîneur de position d’Antony. Il a grandement contribué à améliorer sa technique, notamment pour les blocs sur la course, un point que les équipes de la NFL recherchent chez un ailier rapproché.

En quatre saisons avec le Rouge et Or, Antony Auclair a remporté deux coupes Vanier en plus d’être nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ à ses deux dernières années. Il a aussi eu le temps de compléter un baccalauréat en intervention sportive. Il quitte donc vers le monde professionnel avec des connaissances de football plein la tête, des muscles autour d’une charpente qui était déjà imposante et un diplôme en main.

Des entraîneurs fiers de leur protégé

Joncas et Lacroix ont influencé à leur manière le parcours d’Antony Auclair. Ils ont suivi le reste de sa carrière par la suite.

L’ancien pilote des Cougars a d’ailleurs eu la chance de revoir Auclair à quelques reprises lorsque son équipe affrontait des formations collégiales de la Vieille Capitale.

Quand les Cougars allaient jouer à Québec, Antony venait voir les matchs. Outre la maturité physique, Joncas a remarqué une assurance et une confiance qu’Auclair n’avait pas encore développées au niveau collégial.

« Je me souviens de lui, c’était un gars... je dirais un peu timide. Maintenant, il te regarde dans les yeux et il a pris de la maturité. Et ça paraît avec le rôle de leader qu’il avait cette saison avec le Rouge et Or. Il est rendu ailleurs. Il a évolué beaucoup », a décrit Joncas qui a sûrement reçu une poignée de main un peu plus ferme qu’à l’époque.

Lacroix a aussi revu Auclair au cours des dernières années et son ancien quart-arrière l’a remercié de l’avoir forcé à attraper ses ballons durant les entraînements.

« Il me l’a redit plus tard qu’il avait compris ce que je voulais lui dire », se souvient Lacroix.

Il note aussi que la plus grande qualité d’Auclair allait au-delà de son talent et de ses capacités physiques. « Sa plus grande force, c’était son désir de gagner », a-t-il fait remarquer en souhaitant bonne chance à celui qui se produira devant près d’une vingtaine d’équipes de la NFL à son Pro Day.

Joncas a aidé le parcours au football d’une multitude de jeunes étudiants-athlètes au cours de son long séjour à la barre des Cougars. En plus de l’un de ses anciens protégés qui frappe aux portes de la NFL, Joncas a également vu trois de ses joueurs atteindre la NCAA cette année.

« Comme entraîneur, on essaie de mettre les joueurs en position de succès », a-t-il humblement lancé.

Joncas, qui sera présent lundi au Pro Day d’Auclair, est vraiment fier du Beauceron.

« Tout ça, ça lui revient. Personne ne peut prendre le crédit de ça. C’est 100 % lui. Comme entraîneur, tu veux juste t’assurer de le mettre en meilleure position pour qu’il se rende au prochain niveau. De le voir sur le bord d’atteindre son rêve, je suis vraiment heureux pour lui », a-t-il exprimé.

Signe de reconnaissance d’Auclair, ce dernier a écrit à tous les entraîneurs qui l’ont dirigé depuis qu’il a mis les pieds sur un terrain de football. Il les a tous invités à être présents au PEPS pour sa grande journée et la plupart pourront y être bien que ce soit un lundi.

« On va pouvoir en profiter pour serrer la main de tous ces hommes qui ont participé à la formation d’Antony », a souligné sa mère qui est très reconnaissante, comme son fils, des connaissances transmises par ces entraîneurs qui ont aidé Antony à être le joueur qu’il est devenu.

Ces entraîneurs seront dans l’assistance, qui risque d’être grande pour observer le Beauceron à l’œuvre lundi. Ils auront tous une anecdote ou deux à raconter à propos de leur ancien protégé. Rares sont ceux qui auraient affirmé sans gêne qu’ils savaient qu’Antony aurait cette opportunité un jour. Mais ils avaient tous vu ce potentiel et ce désir au fond de celui qui n’a jamais ménagé les efforts à chaque niveau où il a joué.

*Toutes les entrevues pour l’écriture de cet article ont été réalisées par téléphone.

Antony Auclair accueillera 17 équipes de la NFL pour son Pro Day

NFL dimanche, 12 mars 2017. 17:28 Antony Auclair
Antony Auclair (Source d'image:Yan Doublet)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Pour la deuxième fois de l’histoire du football québécois, un athlète de la Belle Province tiendra un Pro Day public devant des dépisteurs de la NFL.

Au moment d’écrire ces lignes, l’ailier rapproché Antony Auclair accueillera 17 équipes du circuit Goodell, lundi, pour montrer son savoir-faire. Le tout se déroulera dans le stade intérieur du PEPS de l’Université Laval, à Québec.

Il y a quelques jours, 19 équipes avaient confirmé leur présence, mais deux d’entre elles ont dû se désister en raison de leur logistique de voyagement, a affirmé au RDS.ca l’agent d’Auclair, Sasha Ghavami, samedi soir.

Néanmoins, cela n’enlève en rien l’intérêt de ces formations envers le produit du Rouge et Or. D’ailleurs, le Beauceron de six pieds six pouces et 260 livres avait eu des rencontres avec 25 équipes de la NFL lors de la Classique Shrine au mois de janvier.

Auclair effectuera les tests physiques que les espoirs de repêchage ont exécutés lors des camps d’évaluation. Le bachelier en intervention sportive devrait donc se soumettre au développé couché, aux sauts vertical et horizontal, au sprint de 40 verges ainsi qu’aux épreuves des 3-cônes et de changements de direction.

Pour se préparer en vue de son Pro Day, Auclair a passé les deux dernières semaines au Tennessee pour s’entraîner sous la supervision du préparateur physique Charlie Petrone et son équipe. Petrone avait préparé Laurent Duvernay-Tardif pour son Pro Day il y a trois ans et le garde Charles Vaillancourt, un coéquipier d’Auclair de 2013 à 2015, pour sa démonstration privée devant des équipes de la NFL, l’an dernier.

Duvernay-Tardif planifiait se déplacer dans la Vieille Capitale pour venir encourager et supporter Auclair pour cet évènement marquant dans le processus en vue du repêchage de la NFL. Tout indique par contre qu’il ne pourra pas faire le voyage puisqu’il serait retenu à Montréal en raison de ses études en médecine.

Malgré tout, la réussite de LDT dans la NFL donne un coup de pouce à Auclair selon l’agent des deux joueurs.

« Le succès de l’un aide le processus de l’autre. Je sens qu’il y a plus d’équipes qui vont regarder Antony parce que Laurent ç’a fonctionné. Aussi, David Onyemata (NDLR : ancien des Bisons du Manitoba qui a été repêché dans la NFL en 2016) a connu du succès cette année. Je pense que les équipes apprennent de tout ça et ne veulent pas rater une autre opportunité. »

L’ailier rapproché procédera aussi à des exercices propres à sa position. Il attrapera des passes et fera des simulations de blocs sur des jeux de course. Le quart-arrière qui lui lancera le ballon est un visage connu de ceux qui suivent les activités de la LCF. Il s’agit de l’ancien pivot des Alouettes de Montréal, Tanner Marsh. Les deux hommes se sont entraînés ensemble à une reprise pour que le synchronisme soit au rendez-vous devant les dépisteurs de la NFL.

Par ailleurs, deux équipes de la LCF devraient assister au Pro Day d’Auclair, soit les Alouettes de Montréal et les Argonauts de Toronto. Les Tiger-Cats de Hamilton pourraient aussi être sur place.

Un dépisteur d’une des formations de la LCF qui sera absente a mentionné au RDS.ca qu’il ne serait pas au PEPS puisque son équipe était très occupée avec la préparation en vue du repêchage, mais également parce qu’il croit qu’Auclair aura sa chance dans la NFL. Ce dépisteur affirmait même recevoir des appels de collègues de la NFL qui lui posaient des questions sur l’imposant ailier rapproché québécois.

L’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, le coordonnateur à l’attaque Justin Éthier ainsi que l’entraîneur des ailiers rapprochés Mathieu Bertrand seront disponibles pour répondre aux questions des équipes de la NFL. Bertrand devrait être le plus occupé des trois puisqu’il est l’entraîneur de position d’Auclair.

Le public pourra assister à l’évènement alors que les tests physiques et les exercices se dérouleront entre 10 h et midi. Les parents d’Auclair seront sur place ainsi que la plupart des entraîneurs qui l’ont dirigé depuis le début de sa carrière de football. Plusieurs anciens et actuels coéquipiers du Rouge et Or seront également présents.

Après la partie de la journée sur le terrain, Auclair rencontrera en privé les équipes qui désirent lui parler. Il procédera à une mêlée de presse aux environs de 14 h 15.

Une journée stressante

L’agent d’Auclair, Sasha Ghavami, et son client ont hâte de mettre cette journée derrière eux, surtout avec ce qui est arrivé au demi de coin Sidney Jones de l’Université Washington, samedi.

Durant le Pro Day organisé par son université, Jones, un espoir de premier tour au repêchage, s’est déchiré un tendon d’Achille durant un exercice, ce que tout le monde redoute dans ce genre d’évènement.

« Il y a de la fébrilité et l’excitation, mais il a hâte que ce soit fait, a indiqué Ghavami à l’autre bout du fil. C’est un processus qui est exigeant autant physiquement que mentalement. C’est de même pour tout le monde. Ce sont des chiffres qui se jouent sur les dixièmes après tout. »

À la suite du Pro Day, les équipes qui le désirent pourront inviter Auclair à une rencontre dans leurs bureaux.

Le repêchage de la NFL se déroulera du 27 au 29 avril prochain.

Des parents nerveux

Si Antony Auclair a toujours démontré un calme olympien depuis le début de cette aventure, ses parents Julien Auclair et Marie-Andrée Quirion admettent qu’ils sont un peu nerveux à l’approche du Pro Day.

« On est déjà nerveux un peu, affirmait son père durant un entretien téléphonique, samedi. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de clubs que cela. C’est spécial. »

« Je pense que je vais être plus nerveuse que lui », a révélé sa mère qui se pince encore parfois pour être certaine de ne pas rêver.

« On va être fébrile. Il va sentir le soutien dans l’assistance », a assuré Mme Quirion qui, en compagnie de son époux, est la plus fidèle partisane de son fils.

Félix Ménard-Brière, le botteur sprinteur

LCF vendredi, 10 mars 2017. 23:07 Félix Ménard-Brière
Félix Ménard-Brière (Source d'image:Christian L.-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – S’il y en a un qui n’a jamais voulu rien entendre à propos des préjugés concernant les botteurs au football, c’est bien Félix Ménard-Brière.

L’époque où les botteurs étaient un peu grassouillets et loin de la forme physique de leurs coéquipiers semble bel et bien révolue. Du moins, si on se fie au camp régional de l’Est de la LCF tenu vendredi à Montréal.

Quatre joueurs étaient inscrits à cette position pour montrer leur savoir-faire à la vingtaine de dépisteurs de la LCF qui s’étaient déplacés. S’ils ont eu à prouver leur valeur du côté des bottés de précision et de dégagement lors du dernier exercice de la journée, les joueurs dont l’outil principal est leur pied ont aussi démontré leurs qualités athlétiques.

Félix Ménard-BrièreMénard-Brière, qui évolue avec les Carabins de l’Université de Montréal, son coéquipier David Deschamps, Michael Domagala des Ravens de Carleton et Liam Ward des Gee-Gees d’Ottawa ont tous couru le sprint de 40 verges en moins de 4,90. Et cela ne s’est pas arrêté qu’à cette épreuve des tests physiques. Les quatre hommes ont été dans la moyenne ou en deçà de celle-ci à chacun des tests.

« Je regardais le développé couché et je n’en revenais pas à quel point ils étaient athlétiques, a indiqué le directeur général des Alouettes de Montréal, Kavis Reed. Je suis un peu plus vieux et je me souviens de l’époque où les botteurs ne mettaient pas les pieds dans la salle d’entraînement. Maintenant, on ne peut même pas identifier leur position par leur physique. »

Ménard-Brière demeure toutefois plus impressionnant que ses collègues. Non seulement a-t-il excellé dans les tests physiques, il a même dominé trois des six épreuves.

Son temps de 4,618 au sprint de 40 verges a été le meilleur par près de quatre centièmes. Aucun joueur outre lui n’a réussi à être sous la barre des 7 secondes (6,93) dans l’épreuve des 3-cônes. Le numéro 82 des Bleus a aussi terminé la journée avec la meilleure performance dans l’épreuve de changements de direction avec un temps de 4,06.

Questionné sur ce qu’il pensait de la vitesse de Ménard-Brière, Kavis Reed a offert une réponse qui a dû être écrite dans tous les calepins de notes des dépisteurs : « ça te procure beaucoup de possibilités pour faire des jeux truqués ».

Pour compléter sa matinée de travail, l’étudiant en architecture du paysage a effectué 7 répétitions au développé couché et a été nettement au-dessus de la moyenne pour le saut vertical avec 35 pouces et horizontal avec 10 pieds 3 pouces.

Ménard-Brière doit ces résultats à sa discipline à l’entraînement, mais aussi à un court passage dans un club d’athlétisme en 2015.

« C’était complémentaire à mon entraînement en gymnase. Je voulais améliorer ma vitesse. Le frère de mon préparateur physique avait un club d’athlétisme et je me suis inscrit. J’ai aimé ça et je dis toujours que j’aimerais y revenir. Peut-être dans les prochaines saisons mortes », a raconté le botteur ayant maintenu la plus haute moyenne du circuit universitaire canadien sur les bottés de dégagement en 2016 (42,4 verges).

« J’ai toujours prôné que si tu es un athlète professionnel, il faut que tu sois en forme comme un athlète professionnel doit l’être. C’est encourageant de voir de plus en plus de botteurs faire de bons résultats dans les tests parce que nous évoluons à une position où il y a quelques préjugés. J’espère que ça va changer dans le futur », a ajouté celui qui a participé à un camp régional de la NFL pour les spécialistes, le mois dernier.

Kavis Reed, qui était coordonnateur des unités spéciales des Alouettes au cours des deux dernières années, est du même avis que Ménard-Brière.

« Ils sont des athlètes. Ils ne sont pas des botteurs, ils sont des joueurs de football. C’est un changement dans la culture du football. Les spécialistes font partie de l’équipe. Quand tu as ce genre de mentalité, ces joueurs vont aussi avoir un haut niveau de préparation physique, mentale et technique », a expliqué le patron des Oiseaux qui a observé tous les groupes de position au camp de Montréal.

Pas d’invitation pour le camp national

Malgré ses résultats lors des tests physiques et ses performances sur le terrain au cours des dernières années, Ménard-Brière n’a pas été des cinq joueurs qui ont été invités pour le camp national où seront réunis les meilleurs espoirs en vue du repêchage de la LCF.

Par contre, il n’y a présentement aucun botteur invité au camp final d’évaluation. Dans les deux derniers camps régionaux, deux botteurs se présenteront à celui de l’Ontario. Il serait étonnant que l’un d’entre eux reçoive un billet pour Regina.

Bref, Ménard-Brière peut encore être considéré comme le meilleur espoir parmi les botteurs admissibles au repêchage qui se déroulera le 7 mai. Si l’expérience comme botteur de précision n’a jamais été très concluante au cours de sa carrière universitaire, sa puissance et sa précision sur les dégagements ne laissent aucun doute sur son potentiel au niveau professionnel de ce côté.

« Après la performance que j’ai faite au Défi Est-Ouest (NDLR : il bottait pour les deux équipes), j’aurais beaucoup aimé recevoir l’invitation. Aujourd’hui, pour moi, c’était comme le camp national. Ce sont les mêmes bottés et les mêmes tests », a affirmé celui qui avait réussi ses quatre tentatives de placement au Défi Est-Ouest tout en maintenant une moyenne de 41,6 verges sur les dégagements.

Le botteur de quatrième année demeure serein dans ce processus bien qu’il n’ait plus la chance de se faire valoir d’ici à l’encan amateur.

« Je ne pense pas que ça abaisse mes chances. S’ils voulaient me voir, ils l’ont fait aujourd’hui (vendredi). La balle est maintenant dans leur camp. J’ai fait ce que j’avais à faire », a-t-il exprimé.

Vendredi, Kavis Reed a confirmé que Boris Bede ne serait pas le seul botteur au camp d’entraînement des Alouettes. Bede, qui évoluait avec le Rouge et Or à l’université, et Ménard-Brière ont eu plusieurs duels l’un contre l’autre dans le Réseau du sport étudiant du Québec.

Auront-ils une dernière confrontation, mais cette fois pour le poste de botteur de dégagement des Oiseaux? On en saura plus après le repêchage de la LCF.  

LCF : trois joueurs du RSEQ invités au camp national

LCF vendredi, 10 mars 2017. 15:20

Des Québécois prêts pour le camp national de la LCF 4:38

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Le Réseau du sport étudiant du Québec sera représenté par 10 joueurs lors du camp d’évaluation national de la LCF qui se tiendra dans deux semaines en Saskatchewan.

Le centre-arrière Anthony Gosselin et le secondeur Alexandre Chevrier du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke ainsi que le plaqueur défensif Mathieu Dupuis des Carabins de l’Université de Montréal ont obtenu leur billet pour Regina à la suite du camp régional de l’Est qui se déroulait à Montréal, vendredi.

Deux autres joueurs ayant pris part au premier camp régional de 2017 ont reçu leur invitation pour le camp d'évaluation final, soit le receveur Malcolm Carter des Sooners d’Ottawa de la Ligue provinciale de l’Ontario et le demi défensif Harland Hastings de l’Université Acadia.

Si les deux représentants sherbrookois ont appris la bonne nouvelle lorsqu’ils ont été réunis avec tous les autres joueurs, Dupuis a vécu un moment cocasse lorsqu’il a su qu’il serait à Regina du 23 au 25 mars.

Celui qui a réussi le plus de répétitions au développé couché (31) a été parmi les joueurs qui ont subi des tests antidopage du Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES). Il revenait vers le stade intérieur quand un homme qu'il ne connaissait pas l’a félicité.

« Je revenais tranquillement. Un gars m’a félicité et je ne comprenais pas trop. Je ne savais pas que les noms avaient été dévoilés. Quand j’ai tourné le coin, j’ai vu ma mère qui était en train de me courir après. Elle m’a dit "félicitations" et elle m’a sauté dans les bras », a raconté celui qui a fait osciller le pèse-personne à 308 livres, vendredi matin.

Chevrier, Gosselin et Dupuis rejoignent les sept autres étudiants-athlètes du RSEQ qui étaient déjà assurés de prendre part au camp d’évaluation national qui regroupera les meilleurs espoirs au pays. Le plaqueur défensif Junior Luke, le porteur de ballon Sean Thomas Erlington, le secondeur Frédéric Chagnon et le quart-arrière Samuel Caron, tous quatre des Carabins, les joueurs de ligne offensive Jean-Simon Roy du Rouge et Or et Qadr Spooner des Redmen ainsi que le plaqueur défensif des Stingers Sam Narkaj étaient d’emblée invités au camp national.

Gosselin n’a pas volé sa place pour cette ultime chance de se mettre en valeur devant les dépisteurs de la LCF alors qu’il a excellé dans le sprint de 40 verges avec un temps de 4,85 en pesant plus de 240 livres. Il a aussi effectué 28 répétitions au développé couché, soit le deuxième meilleur résultat de la journée.

« J’étais fier, car j’ai tout donné. J’étais content que ça m’arrive enfin. C’est un rêve que j’ai depuis que je joue au football. Ç’a fait du bien d'entendre mon nom », a affirmé celui qui a commencé à pratiquer le football à l’âge de 10 ans.

Alexandre Chevrier« Ça fait longtemps que je me préparais pour ça. Je suis content d’avoir été invité au camp national. Ce n’est pas fini et il faut continuer à travailler fort », a ajouté le seul centre-arrière actuellement invité au camp national.

Quant à Chevrier, il a réussi le meilleur temps au sprint de 40 verges (4,71), à l’épreuve des 3-cônes (7,35) et au saut horizontal (9'11,5") chez les secondeurs.

« C’est incroyable! J’ai tellement travaillé fort pour cela. Je pense que c’est un soulagement en ce moment. J’ai hâte d’aller prouver ce que je vaux là-bas », a mentionné Chevrier qui était entouré par plusieurs membres du Vert & Or qui avaient fait le voyage pour venir encourager les six étudiants-athlètes de l’UdeS qui prenaient part à ce camp.         

Pas nécessairement la fin du rêve pour les autres

L’an dernier, cinq joueurs du camp régional de Montréal ont été sélectionnés lors du repêchage de la LCF et ils étaient tous issus d’une équipe du RSEQ. Un seul de ces cinq étudiants-athlètes avait participé au camp national. Cela permet à ceux qui n’ont pas reçu d’invitation de garder espoir.

C’est entre autres le cas du demi de coin Alex Hovington du Rouge et Or de l’Université Laval.

« La première fois que j’ai mis un casque de football, je me suis dit que j’étais capable de rejoindre les rangs professionnels et ça n’a jamais changé. Aujourd’hui (vendredi), j’ai vu que j’étais capable de compétitionner avec n’importe qui et je crois toujours en mes chances », a lancé celui qui a été sur l’équipe d’étoiles du RSEQ au cours des trois dernières années. 

L’ailier défensif Alexandre Gagnon était évidemment heureux pour ses deux coéquipiers, bien qu’il aurait aimé les accompagner à Regina. Cela étant dit, ses résultats dans les tests physiques étaient au-delà de ses propres attentes.

« J’ai battu tous les temps que j’avais faits en entraînement. Je suis vraiment content de ma journée. Moi-même, je ne m’attendais pas à faire ça », a relaté l’athlète de 6 pieds 8 pouces qui a réussi un 4,81 au sprint de 40 verges, un sommet chez les joueurs de ligne défensive.

« Je pense que j’ai encore des chances de sortir au repêchage. J’ai montré ce que j’étais capable de faire. J’ai impressionné quelques-uns [des dépisteurs] », a enchaîné celui qui a obtenu le 2e meilleur résultat du 3-cônes (7,02) et le 6e pour le saut vertical (34") de tous les participants de la compétition.

Il ne leur reste qu’à attendre les huit rondes du repêchage de la LCF, qui auront lieu le dimanche 7 mai prochain, pour connaître la suite des choses pour eux.

Une vingtaine de dépisteurs des neuf équipes de la LCF s’étaient déplacés à Montréal pour épier les 42 espoirs participant au camp montréalais tenu sur le campus de l'Université Concordia. Trois directeurs généraux étaient également sur place, soit Kavis Reed des Alouettes de Montréal, Kyle Walters des Blue Bombers de Winnipeg et Chris Jones des Roughriders de la Saskatchewan.

Deux autres camps régionaux se dérouleront au cours des deux prochaines semaines, soit celui de l'Ontario à Toronto (17 mars) et celui de l'Ouest à Regina (23 mars).

Comme c’est le cas dans tous les camps d’évaluation, plusieurs espoirs ont dû subir des tests antidopage conduits par le CCES. Si un athlète est pris en défaut, il est automatiquement suspendu par U Sports et n’est pas admissible au repêchage cette année.

Camp LCF : le RSEQ fait bonne figure

LCF vendredi, 10 mars 2017. 13:50

Des Québécois prêts pour le camp national de la LCF 4:38

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Les 42 espoirs du camp d’évaluation régional de l’Est de la Ligue canadienne de football ont terminé les six éprouvants tests physiques et les joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec ont fait bonne figure, vendredi matin.

Le botteur Félix Ménard-Brière des Carabins de l’Université de Montréal s’est à nouveau illustré dans les épreuves de vitesse en réussissant les meilleurs temps dans trois épreuves.

L’ancien sprinteur a épaté la vingtaine de dépisteurs de la LCF en faisant arrêter le chronomètre à 4,618 secondes à son deuxième essai au sprint de 40 verges. Ménard-Brière a également réalisé la meilleure performance à l’épreuve des 3-cônes avec un temps de 6,93. Il est le seul étudiant-athlète à avoir été sous la barre des sept secondes.

Celui qui a dominé ses comparses universitaires canadiens au chapitre de la moyenne sur les bottés de dégagement en 2016 a également terminé au premier rang à l’épreuve de changements de direction avec un temps de 4,06.

Son coéquipier Mathieu Dupuis, un plaqueur défensif, a pour sa part dominé la compétition du développé couché en levant la charge de 225 livres à 31 reprises. Le deuxième meilleur résultat provient d’un autre joueur québécois, le centre-arrière Anthony Gosselin du Vert & Or, qui a réussi 28 répétitions. Les officiels lui ont retiré une répétition parce qu’il avait levé ses hanches du banc.

Alexandre Gagnon et Anthony GosselinGosselin, qui est l’un des deux centres-arrières naturels présents au camp de Montréal, connaît une bonne journée alors qu’il a réussi un temps de 4,851 au sprint de 40 verges.

L’an dernier, deux centres-arrières de l’évènement de l’Est avaient été invités au camp d’évaluation national.

Le receveur Malcolm Carter des Sooners d'Ottawa dans la Ligue provincial de l'Ontario commence à alimenter les discussions chez les équipes de la LCF. L’imposant athlète de 6 pieds 6 pouces a couru son sprint de 40 verges en 4,646, soit le deuxième meilleur résultat de la journée. L'ancien porte-couleurs des Ravens de Carleton a réussi le meilleur saut vertical avec une impressionnante hauteur de 40 pouces. Celui qui a capté 11 réceptions pour 167 verges en 2015 avec les Ravens a aussi dominé le saut horizontal avec un bond de 10 pieds 5,25 pouces.

Ces deux sauts pourraient très bien ne pas être battus au camp d’évaluation national.

Parmi les autres Québécois à avoir bien fait, notons la performance de l’ailier défensif Alexandre Gagnon de l’Université de Sherbrooke au sprint de 40 verges. Le natif de Dolbeau-Mistassini qui mesure 6 pieds 8 pouces a réussi un temps de 4,806. Il avait arrêté le chronomètre à 4,81 et des poussières à son premier essai. Son saut vertical de 34 pouces représente la meilleure performance pour les joueurs de ligne défensive. Gagnon a également réussi le deuxième meilleur temps de tous les participants à l’épreuve des 3-cônes avec un 7,02.

Le troisième meilleur temps est allé au demi de coin Alex Hovington du Rouge et Or avec un 7,06. Hovington avait réalisé une bonne performance au sprint de 40 verges avec un temps de 4,75 secondes.

Edward GodinLes ailiers défensifs Edward Godin du Rouge et Or de l’Université Laval (4,937) et Émile Charron-Ligez des Carabins (4,934) sont les deux seuls autres joueurs de ligne défensive à avoir franchi le cap des 5 secondes au sprint de 40 verges.

Charron-Ligez a légèrement mieux fait que son rival du Rouge et Or au développé couché avec 22 répétitions contre 18.

À noter que Max Thompson des Stingers de l’Université Concordia a dû faire une croix sur le camp régional de Montréal en raison d’une blessure.

Cet après-midi, les espoirs ont effectué les exercices propres à leur position.

À la suite de ceux-ci, Dupuis ainsi que Gosselin et son coéquipier Alexandre Chevrier ont été invités au camp national qui se déroulera du 23 au 25 mars. Carter et le demi défensif Harland Hastings de l'Université Acadia ont reçu la même bonne nouvelle.

L’an dernier, Devon Stewart (McGill), Donald Tabor (StFX), Marc-Antoine Laurin (Ottawa) et Maïko Zepeda (Montréal) ont reçu des invitations pour le camp national à la suite de celui de Montréal. Du lot, seulement Zepeda a été repêché.

Deux autres camps régionaux se dérouleront du côté de Toronto (17 mars) et de Regina (23 mars).

Déjà sept joueurs du RSEQ étaient assurés de participer au camp d’évaluation national qui se tiendra du 23 au mars. Quatre étudiants-athlètes proviennent des Carabins, soit le plaqueur défensif Junior Luke, le porteur de ballon Sean Thomas Erlington, le secondeur Frédéric Chagnon et le quart-arrière Samuel Caron. Les autres sont le joueur de ligne offensive du Rouge et Or Jean-Simon Roy, le joueur de ligne offensive des Redmen Qadr Spooner et le plaqueur défensif des Stingers Sam Narkaj.

Un virage à 180 degrés pour le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke

Universitaires jeudi, 9 mars 2017. 08:00 L’entraîneur-chef du Vert & Or Mathieu Lecompte entouré de ses joueurs.
L’entraîneur-chef du Vert & Or Mathieu Lecompte entouré de ses joueurs. (Source d'image:André Michaud)
Christian Dufresne

SHERBROOKE – Mathieu Lecompte n’est à la barre du Vert & Or que depuis trois mois, mais on constate déjà son empreinte sur le programme de football de l’Université de Sherbrooke.

La formation de l’Estrie, qui a nommé son nouvel entraîneur-chef le 9 décembre dernier, vient tout juste de terminer son camp de la semaine de relâche. Et un mot décrit bien ce camp où les joueurs ont pu enfiler les épaulettes pour la première fois depuis la nomination de leur nouveau pilote : intensité.

« La nouvelle mentalité que nous avons avec Mathieu Lecompte, on veut des joueurs intenses et que ça brasse. Présentement, on a une grosse saison morte », a indiqué le centre de cinquième année, Francis Lapointe.

Au-delà des exercices et des matchs simulés entre la défense et l’attaque, cette semaine a aussi permis à Lecompte et à ses joueurs de continuer à bâtir l’esprit de famille, point central de la philosophie de celui qui a porté les couleurs du Vert & Or de 2004 à 2007 comme joueur de ligne défensive.

« Ma mission c’est de bâtir la plus grande famille du sport universitaire canadien », a lancé l’homme de 33 ans lorsque rencontré vendredi dernier.

Lecompte est toujours resté très près de l’Université de Sherbrooke après sa carrière de joueur et l’obtention de son baccalauréat en marketing. Il a même occupé le poste de président de l’Association des anciens du Vert & Or.

Des joueurs du Vert & Or durant le camp de la semaine de relâche.Le natif de Valleyfield a été entraîneur de la ligne défensive des Sherbrookois au cours des trois dernières années. Il ne faut qu’une simple discussion avec lui pour constater qu’il a le Vert & Or tatoué sur le cœur, d’où son désir de créer une grande famille.

On pouvait d’ailleurs voir ce sentiment familial durant le repas, qui était offert par le Vert & Or, après le match simulé de vendredi où la compétition était au rendez-vous entre l’attaque et la défense.

Francis Lapointe ne voit que du positif depuis l’entrée en poste de celui qui a remplacé David Lessard.

« Ç’a été un virage à 180 degrés. Nous avons une nouvelle attaque. Elle n’a jamais performé autant lors d’un camp de la semaine de relâche en plus de l’attitude qu’on apporte d’être intense et l’esprit de famille. D’avoir la chance d’avoir des repas après chaque entraînement, ça rapproche les gars », a fait remarquer celui qui était un des capitaines de l’équipe au cours des deux dernières années.

« On est traité en pro avec Mathieu Lecompte », a ajouté le produit des Spartiates du Cégep du Vieux Montréal.

« Il faut faire en sorte qu’on prenne chaque petit moment possible pour être en famille, comme manger ensemble, a expliqué Lecompte. Il faut créer ces moments pour avoir un groupe d’individus qui se tient et qui veut se protéger l’un et l’autre. Le travail de l’entraîneur-chef, c’est l’organisation de tout ça. »

Un entraîneur bien entouré

La fin de la carrière de joueur de Mathieu Lecompte après son séjour universitaire n’a pas été une surprise pour lui, ni même une déception. Ses aspirations depuis l’adolescence étaient de devenir entraîneur.

« Les opérations football, pour moi, c’est naturel. Je suis né pour faire ça », a-t-il révélé au cours d’un généreux entretien.

« Depuis que j’ai 17 ou 18 ans, je savais que j’allais devenir un coach de football. Il y a des joueurs qui sont faits pour devenir des pros. Il y a des joueurs qui sont faits pour être des joueurs [universitaires] et certains qui sont fait pour devenir des entraîneurs », a mentionné Lecompte qui donnait en exemple un de ses bons amis, Samuel Giguère, qui a joué dans la NFL et qui évolue actuellement dans la LCF.

Une des raisons qui a expliqué que la direction du Service du sport et de l’activité physique de l’Université de Sherbrooke ait arrêté son choix sur lui, c’est son sentiment d’appartenance envers le programme. Il est d’ailleurs le premier entraîneur-chef de l’histoire de l’équipe à avoir déjà revêtu l’uniforme du Vert & Or. Mais il a aussi présenté un plan pour l’avenir qualifié de « précis et inspirant » par l’un des membres du comité de sélection.

Il a dû mettre ce plan à exécution dès qu’on lui a donné les clés de son bureau alors que le Vert & Or était déjà en retard dans le recrutement, le nerf de la guerre pour construire une équipe compétitive sur le terrain.

Lecompte a fait du bon travail pour aller chercher des étudiants-athlètes talentueux bien que les plus gros noms de la classe de 2017 s’étaient déjà engagés avec le Rouge et Or et les Carabins pendant la période de transition du Vert & Or.

« Je suis vraiment satisfait de la qualité des jeunes que je suis allé chercher. J’ai su sécuriser le recrutement 2017. Avec mon bac en marketing, je suis reconnu pour être un vendeur. J’ai pris mon talent et je suis allé chercher ces jeunes. Je suis allé convaincre leurs parents », a mentionné celui qui a entre autres recruté le joueur défensif et de ligne défensive par excellence de la division 2, Francis Perron.

Mathieu LecompteL’autre gros mandat du nouveau pilote des Renards était de construire son groupe d’entraîneurs.

Guillaume Boucher sera de retour pour une 4e saison comme coordonnateur défensif.

Jean-Philippe Gauthier reste l’entraîneur des porteurs de ballon et est maintenant l’adjoint à l’entraîneur-chef pour l’aider dans les activités quotidiennes de l’équipe en plus du suivi académique.

Lecompte a pigé du côté des Gaiters de Bishop’s, qui font le saut dans la division des Maritimes, pour choisir son coordonnateur offensif. Brent Bailey s’amène donc avec le Vert & Or après avoir passé les cinq dernières années de l’autre côté de la ville.

Le nouveau pilote a ramené d’autres anciens joueurs de l’Université de Sherbrooke dans le giron du Vert & Or en embauchant Simon Charbonneau-Campeau comme entraîneur des receveurs et Kevin Régimbald comme coordonnateur des unités spéciales.

Le jeune retraité du football Rémi Giguère, qui portait les couleurs des Carabins l’an dernier, dirigera la ligne offensive. Ce dernier est, comme Lecompte, une personne qui avait toujours visé d’être entraîneur après sa carrière de joueur.

Claude Gauthier, un entraîneur qui compte plus de 40 ans d’expérience, Luc Sylvain, qui est entraîneur des quarts-arrières, Dominic Biron, qui s’occupera de la ligne défensive ainsi que Cédric Gagné-Marcoux, qui sera responsable de la qualité à l’offensive, complète le groupe d’entraîneurs de Lecompte.

Un calendrier égal pour tout le monde

Avec le départ des Gaiters, chaque équipe du Réseau du sport étudiant du Québec s’affrontera à deux reprises et obtiendra deux semaines de congé au cours de la saison régulière.

La plupart du temps l’équipe qui affrontait le Rouge et Or et les Carabins deux fois chacun, le Vert & Or sera sur un pied d’égalité avec toutes les équipes en 2017.

« On est contents de ce qui arrive. On joue deux fois contre tout le monde. Une fois chez nous, une fois sur la route. On parle de parité dans la ligue, au moins tout le monde va être jugé sur un calendrier qui est le même », a convenu l’entraîneur-chef qui a de hautes ambitions pour son équipe.

Les Sherbrookois seront en congé au milieu du calendrier régulier puis lors de la dernière semaine de celui-ci. Le premier match du Vert & Or de l’ère Lecompte aura lieu sur la route, le samedi 26 août, face au Rouge et Or.

Le RSEQ dévoile son calendrier complet pour 2017

Universitaires mardi, 21 févr. 2017. 13:05 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:PC)

Le Réseau du sport étudiant du Québec a dévoilé son calendrier 2017 en vue de la prochaine saison de football universitaire québécois.

Les cinq équipes du RSEQ commenceront la saison une semaine plus tôt en raison des changements apportés par le départ des Gaiters de Bishop’s dans la division des Maritimes.

Chaque équipe affrontera les quatre autres formations à deux reprises et aura deux semaines de congé.

Les champions en titre de la Coupe Vanier, le Rouge et Or de l’Université Laval, accueillera le Vert & Or de l’Université Sherbrooke dans la soirée du samedi 26 août.

Vingt-quatre heures plus tôt, les Carabins de l’Université de Montréal lanceront le bal en visitant les Stingers au Stade Concordia.

Le premier des deux duels entre le Rouge et Or et les Carabins se déroulera lors de la troisième semaine d’activités alors que les Lavallois seront en visite au CEPSUM le samedi 9 septembre en après-midi.

Le deuxième affrontement entre les deux puissances québécoises aura lieu lors de l’avant-dernière semaine du calendrier régulier, soit le samedi 21 octobre au Stade Telus.

La Coupe Dunsmore sera disputée le samedi 11 novembre. Suivront les demi-finales canadiennes et la Coupe Vanier lors des deux samedis suivants. La finale canadienne aura de nouveau lieu au Tim Hortons Field de Hamilton.

Avant que la saison ne se mette en branle, le Rouge et Or disputera un match préparatoire face aux Ravens de Carleton, sur le campus de l'Université Laval.

Les Bleus receveront pour leur part le Varsity Blue de Toronto, le samedi 19 août, la même date que le match entre les Lavallois et les Ravens.

Les Stingers ont invité les Golden Hawks de Wilfrid Laurier, champions de l'Ontario, pour un match pré-saison, le vendredi 18 août.

Calendrier complet :

Calendrier RSEQ 2017

Un total de 19 joueurs du Québec ont été invités à un camp d'évaluation

Universitaires jeudi, 9 févr. 2017. 14:35 Félix Lechasseur
Félix Lechasseur (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

Au moins 19 joueurs du circuit universitaire québécois ont été invités au camp d’évaluation régional de l’Est de la Ligue Canadienne de football.

Cette journée d'évaluation aura lieu le 10 mars à l’Université Concordia. Certains de ces joueurs seront invités au camp national plus tard dans le mois en Saskatchewan.

Du nombre, six proviennent de l'Université de Sherbrooke. Il s'agit d'Oumar Toure, Alexandre Chevrier, Isaac Lauzon, Anthony Gosselin, Alexandre Gagnon et Antoine Demers. Il y aura cinq représentants des Carabins de Montréal soit Émile Charron-Ligez, Mathieu Dupuis, Alex Cromer-Émond, Félix Ménard-Brière et Samuel Simard-Drapeau. Trois joueurs proviennent de Concordia. Il s'agit d'Aldo Cione, Jean-Pierre Munroe et Max Thompson. On retrouve trois membres de l'Université Laval, soit Edward Godin, Félix Lechasseur et Alexander Hovington. Le secondeur Étienne Morin est le seul de Bishop's à avoir été invité.

Du nombre des invités, Antoine Demers (Sherbrooke), Émile Charron-Ligez (Montréal), Mathieu Dupuis (Montréal), Edward Godin (Laval), Alex Cromer-Émond (Montréal), Étienne Morin (Bishop’s), Félix Ménard-Brière (Montréal), Félix Lechasseur (Laval), Jonathan Mack (McGill), Oumar Touré (Sherbrooke) et Samuel Drapeau (Montréal) ont pris part au Défi Est-Ouest dans l’une ou l’autre des deux dernières éditions. Alex Hovington (Laval) n’avait pas disputé le match en mai dernier, car il était blessé à un genou.

Le camp national aura lieu du 23 au 25 mars à Regina. Les directeurs généraux, les entraîneurs et les recruteurs du circuit seront alors réunis pour évaluer plus de 50 des meilleurs espoirs admissibles au repêchage, qui aura lieu le 7 mai.

Le marché des joueurs autonomes dans la LCF s'ouvrira le 14 février.
 

Georgia State va disputer un premier match de football au Georgia State Stadium le 31 août

NCAA jeudi, 9 févr. 2017. 18:49 Turner Field
Turner Field (Source d'image:PC)

ATLANTA - Georgia State va disputer un premier match de football dans le stade jadis appelé le Turner Field le 31 août, contre Tennessee State.

Désormais appelé Georgia State Stadium, l'endroit va accueillir six matchs des Panthers en 2017.

Ce sera une troisième vie pour le stade situé tout juste au sud du centre-ville d'Atlanta.

Initialement connu comme le Centennial Olympic Stadium (85 000 places), il a accueilli les cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux de 1996.

On l'a ramené à 50 000 sièges pour les Braves du baseball majeur, pour qui il a pris le nom de Turner Field.

Georgia State compte abaisser encore un peu plus la capacité, qui passera à 23 000 places.

Les Braves déménagent en banlieue, dans le secteur de Cumberland. Ils vont inaugurer le SunTrust Park ce printemps.

Simon Charbonneau-Campeau retourne à l'UdeS comme étudiant et entraîneur

Universitaires vendredi, 3 févr. 2017. 13:18 Simon Charbonneau-Campeau
Simon Charbonneau-Campeau (Source d'image:PC)

Le receveur étoile Simon Charbonneau-Campeau mettra sa carrière de joueur professionnel en veilleuse en 2017 afin de compléter son baccalauréat en génie des biotechnologies à l’Université de Sherbrooke et d’agir à titre d’adjoint au sein du nouveau personnel d’entraîneurs de l’équipe de football Vert & Or.

Le récipiendaire du Trophée Jeff Russel en 2010 et 2011, à titre de joueur par excellence de la saison de la Ligue universitaire de football du Québec, a confirmé son retour aujourd’hui lors d’une visite au Centre sportif du Campus principal de l’UdeS, qui lui a permis de rencontrer formellement les entraîneurs qui œuvrent maintenant au sein du personnel de l’entraîneur-chef Mathieu Lecompte.

L’ancien numéro 81 du Vert & Or, qui a remporté la Coupe Grey en 2015, se verra sans surprise confier le mandat de voir au développement du jeune groupe de receveurs de la troupe sherbrookoise. C’est au printemps prochain que Charbonneau-Campeau reprendra ses études à temps plein à la Faculté de génie, afin d’y compléter sa formation d’ingénieur.

« Je prends cette décision pour assurer mon avenir et à la fois faire ce que j’aime dans la vie. Je suis très heureux de pouvoir contribuer à nouveau au sein d’une organisation qui m’a donné ma première chance. Terminer mon baccalauréat afin d’œuvrer plus tard dans les domaines de l’environnement et du développement durable demeure très important pour moi et je pourrai combiner cette réalisation en ajoutant mon expérience dans l’équipe d’entraîneurs du Vert & Or. Je ne renonce pas pour autant à ma carrière de joueur professionnel. Je veux garder mes options ouvertes, mais mes priorités convergent toutes vers l’Université de Sherbrooke et le Vert & Or en 2017 », a livré en commentaire l’ex-membre des Stampeders de Calgary et des Tiger-Cats d’Hamilton de la Ligue canadienne de football (LCF).

« Simon est l’un des meilleurs receveurs de passe ayant évolué sur la scène universitaire. Pouvoir compter sur son vécu professionnel, ses connaissances techniques et tactiques ainsi que sur sa maturité pour influencer le développement de nos jeunes et la progression de nos vétérans est un atout de taille pour notre équipe. Le Vert & Or profitera de son retour, mais nous comptons aussi aider Simon dans cette étape de sa carrière afin de lui permettre d’atteindre tous ses objectifs à court, moyen et long termes. Je suis extrêmement heureux de le compter parmi notre groupe d’encadrement », se réjouit Mathieu Lecompte.

Plus récente prise de Mathieu Lecompte, Charbonneau-Campeau se joint à un solide groupe composé majoritairement d’anciens footballeurs du Vert & Or qui servent maintenant leur alma mater à titre d’entraîneurs. En plus de Mathieu Lecompte, ce groupe expérimenté compte sur la contribution du coordonnateur défensif Guillaume Boucher, du coordonnateur des unités spéciales Kevin Régimbald, de l’adjoint à l’entraîneur-chef Jean-Philippe Gauthier, de l’entraîneur de la ligne défensive Dominic Biron, ainsi que de l’entraîneur des secondeurs Claude Gauthier. Le coordonnateur offensif Brent Bailey, l’entraîneur de la ligne offensive Rémi Giguère, de même que l’ancien joueur de la NCAA et de la LCF Cédric Gagné-Marcoux, responsable de la qualité à l’offensive, complètent de belle façon le groupe d’entraîneurs formé par Mathieu Lecompte depuis son embauche en décembre. Ce dernier peut donc maintenant compter sur trois anciens de la Ligue canadienne de football au sein de son équipe d’adjoints.

Le recrutement se poursuit

Bien que les efforts en vue de recruter de nouveaux porte-couleurs ne soient pas tout à fait terminés, le bilan de la cohorte constituée au cours des dernières semaines révèle un nombre significativement plus élevé de joueurs provenant de la division 1 du Réseau du sport étudiant du Québec. On note aussi l’afflux d’une bonne dizaine d'athlètes ayant évolué dans la région et qui choisissent d'y rester afin de vivre l'expérience du football universitaire. C’est une bonne nouvelle pour le football local et toutes les organisations contribuant à son développement.

Une trentaine de recrues ont déjà signé une lettre d’intention à la faveur du Vert & Or. Les derniers à l’avoir fait sont les demis offensifs Nicolas Boissonneault (Faucons de Lévis-Lauzon) et Mathieu Gagné (Condors de Beauce-Appalaches), les joueurs de ligne offensive Zénon Richard-Archambeault (Triades de Lanaudière),  Julien Leblanc (Condors de Beauce-Appalaches) et Simon Piché-Bilodeau (Vulkins de Victoriaville), le joueur de ligne défensive David Couture (Condors de Beauce-Appalaches), les secondeurs Dominick Brazeau (Cougars de Champlain), Boka Cédric-Axel Kouao (Cougars de Champlain), Albert Côté-Tessier (Gaillards de Jonquière), Joël Gagnon (Jeannois d’Alma), Wilfredo Munoz (Noir et Or de Valleyfield) et Arnaud Moisan (Condors de Beauce-Appalaches), les receveurs Béchir Jafaoui-Vilsaint (Cougars de Champlain), Tristan Péloquin (Filons de Therford Mines) et Julien Rivest (Noir et Or de Valleyfield), de même que les demis défensifs Philippe-Andrew Pinkos (Volontaires de Sherbrooke), Olivier Choquette (Lauréats de Saint-Hyacinthe) et Dominic Lortie (Géants de St-Jean-sur-Richelieu).

Ces nombreux nouveaux visages se sont déjà pour la plupart joints aux vétérans et misent sur le camp d'entraînement d’hiver afin de démontrer leurs habiletés. Ce camp intensif se déroulera au stade intérieur de l’UdeS et au Centre multisport Roland-Dussault du 25 février au 4 mars 2017.

Byron Archambault entraîneur avec les Carabins

Universitaires lundi, 30 janv. 2017. 12:52

Byron Archambault devient entraîneur 1:03

L’ancien secondeur vedette des Carabins Byron Archambault accroche ses crampons pour réorienter sa carrière sur les lignes de côté. Il revient du même coup à l’Université de Montréal en tant que coordonnateur des unités spéciales et entraîneur des secondeurs.

Archambault a récemment informé les Tiger-Cats de Hamilton, équipe  de la Ligue canadienne de football (LCF) avec qui il a évolué au cours des deux dernières saisons, de sa décision de prendre sa retraite. Il  profitera également de son retour sur le campus de l’UdeM pour débuter une maîtrise en administration des affaires (MBA) à HEC Montréal, lui qui est déjà diplômé du baccalauréat en sécurité et études policières.

« En tant qu’athlète, il vient un moment où tu te poses certaines questions sur ton avenir. La saison dernière, alors que j’étais blessé pendant une certaine période, je me suis mis à regarder le match autrement et à analyser le travail des entraîneurs. Ça m’a fait réaliser que j’étais rendu ailleurs, a indiqué Archambault.

« Je veux maintenant redonner et partager ce que j’ai vécu. Ça a toujours été mon plan de finir ma carrière dans le football comme entraîneur et ça ne pouvait pas se faire ailleurs qu’avec les Carabins pour qui je me suis donné corps et âme. Je partage la même vision et la même façon de faire que les entraîneurs en place et je suis très excité de travailler avec eux. »

« Byron a mis les pieds ici à ma première saison à l’UdeM en 2011. Nous avons grandi et connu du succès ensemble. Il comprend notre culture d’équipe et a même contribué à la mettre en place, lui qui était un leader incontesté comme joueur, a dit l’entraîneur-chef des Carabins Danny Maciocia.

« C’est un jeune qui a travaillé extrêmement fort et qui nous a toujours représenté de la bonne façon en plus d’être déjà bien respecté par nos joueurs. Il nous donnait un coup de main depuis deux ans et déjà on pouvait voir son potentiel de devenir un très bon entraîneur, notamment par sa façon de communiquer », a ajouté Maciocia à propos de celui qui a entre autres été entraîneur invité au camp de printemps 2016 des Bleus.

Au cours de sa carrière de joueur avec les Bleus, Archambault a récolté plusieurs honneurs, dont ceux de joueur défensif de l’année au Québec et de membre de la première équipe d’étoiles au Canada en 2014. Cette même année, il a aussi joué un rôle crucial dans la conquête de la première Coupe Vanier des Carabins. Repêché en deuxième ronde, le 17e choix au total, par les Tiger-Cats en 2015, il avait auparavant pris part au mini-camp des Giants de New York dans la NFL.

Paul-Eddy Saint-Vilien nommé coordonnateur défensif

En plus de l’ajout d’Archambault, Maciocia a apporté une autre modification à son personnel d’entraîneurs pour la prochaine saison. Après avoir dirigé le front défensif et les secondeurs, Paul-Eddy Saint-Vilien coordonnera dorénavant la défensive des Carabins, rôle que jouait Maciocia au cours des quatre dernières saisons.

Par le passé, Saint-Vilien a entre autres été entraîneur-chef des Nomades du Cégep de Montmorency et coordonnateur défensif des Spartiates du Cégep du Vieux Montréal. Il a aussi connu beaucoup de succès en dirigeant la défensive d’Équipe Québec et d’Équipe Canada pendant deux ans ainsi que celle du Défi Est-Ouest. Il s’illustre à l’UdeM depuis 2014, lui qui y avait effectué un premier séjour de 2008 à 2011.

« Je suis très fier de cette marque de confiance, devenir coordonnateur défensif sur le circuit universitaire a toujours été mon plan. C’est un grand défi et j’estime être rendu là dans mon cheminement de carrière, a expliqué Saint-Vilien. Au cours des dernières années, Danny m’impliquait beaucoup dans les stratégies et j’entends conserver cet esprit de collaboration. »

« Paul-Eddy a une très bonne tête de football et j’ai toujours grandement respecté sa contribution comme entraîneur, a précisé Maciocia. Nous sommes souvent sur la même longueur d’ondes. Il jouait déjà un rôle de premier plan et va pouvoir continuer de nous aider dans son nouveau rôle. Il est notamment reconnu pour sa préparation des joueurs et ses excellents ajustements en situations de matchs. »

L'ailier rapproché Antony Auclair n'est pas passé inaperçu au East-West Bowl

Universitaire mardi, 24 janv. 2017. 20:32

« C'est un grand leader pour nous » 2:26

Ving-cinq formations de la NFL ont fait de l'oeil à l'ailier rapproché Antony Auclair après sa participation au East-West Bowl.

Une expérience qui fut enrichissante pour le gaillard de 6 pieds 6 pouces originaire de la Beauce.

Auclair a le sentiment du devoir accompli

« J'ai joué du football canadien. C'est un peu différent. Quatre essais, moins de joueurs sur le terrain, les couvertures sont plus serrées, mais ça s'est bien passé. Je m'améliorais à chaque jour. J'étais en pleine possession de mes moyens lors du match », a-t-il expliqué.

Membre des équipes d'étoiles à l'offensive en 2015 et 2016, il a capté deux passes lors du duel Est-Ouest, dont une où il est passé par-dessus le secondeur.

« Je ne m'étais pas dit que j'allais essayer de sauter pour impressionner tout le monde. C'est vraiment une question de feeling. Le joueur a vu que j'allais sauter. J'ai commencé mon saut trop tôt. Ça bien paru. Ça a fait parler, mais ça n'a pas été une réussite. »

Lors de son passage chez nos voisins du Sud, l'ailier rapproché a eu des entretiens avec 25 équipes. Les Chiefs de Kansas City semblent s'être démarqués du lot.

« Notamment, Kansas City avait fait du bon travail. L'équipe avait envoyé un dépisteur ici durant la saison. Ils me connaissaient plus. Il y a aussi les Jets de New York, qui avaient aussi fait un bon travail. »

Le téléphone de l'entraîneur chef du Rouge et or Glen Constantin a commencé à sonner au mois de septembre. Ce dernier a été élogieux à l'endroit du numéro 81, et ce, sur plusieurs facettes.

« C'est un bon joueur de football et un grand leader, a mentionné Constantin. Il est exemplaire. On m'a demandé s'il aimait aller dans la salle de musculation. Je leur ai dit que pour notre programme, on demande d'y aller deux fois par semaine, lui il y allait sept jours sur sept. Il est dévoué à son sport, autant la nutrition et le sommeil. Il travaille très fort, dans tous les aspects du jeu. »

En 22 ans de programme aucun joueur du Rouge et or n'a été repêché par une formation de la NFL.

Football RSEQ : Résumé du recrutement 2017

Universitaires jeudi, 19 janv. 2017. 18:52 Glen Constantin
Glen Constantin (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – La grande portion du recrutement pour la prochaine saison de football universitaire est maintenant derrière nous avec le début de la session hivernale.

Comme la plupart des années, le Rouge et Or de l’Université Laval a réussi à attirer la majorité des finissants du Campus Notre-Dame-de-Foy (CNDF), champion de la division 1, dans ses rangs.

La neuvième conquête de la coupe Vanier de l’histoire du programme a certainement procuré un argument de plus à Glen Constantin pour convaincre les étudiants-athlètes de choisir l’Université Laval. Le Rouge et Or et les Carabins ont encore une fois recruté la majorité des espoirs les mieux cotés à leur sortie du niveau collégial, bien que chaque équipe du RSEQ ait mis la main sur au moins un espoir de premier plan.

C’était un automne et un hiver un peu plus tranquille pour les Redmen de McGill et les Stingers du côté du recrutement bien que l’Université Concordia ait ajouté quelques bons éléments au cours des deux derniers mois.

À Sherbrooke, qui est maintenant le seul représentant de l’Estrie dans le RSEQ avec le départ vers les Maritimes de Bishop’s, le recrutement a pris un nouvel élan avec la nomination de Mathieu Lecompte au poste d’entraîneur-chef du Vert & Or au début du mois de décembre.

Un des meilleurs joueurs à évoluer au Québec au niveau collégial pourrait toutefois se diriger à l’extérieur de la province. Le secondeur Kean Harelimana des Cheetahs de Vanier, le frère de Brian qui évolue avec les Carabins, a effectué des visites à UBC, à l’Université du Manitoba et à Guelph. Le joueur défensif par excellence de la division 1 a toutefois indiqué que si jamais il choisit de jouer au Québec, ce sera avec le Rouge et Or où il a fait sa visite avec ses coéquipiers Zack Fitzgerald et Tyris Lebeau.

Fitzgerald, un demi de coin, a annoncé qu’il poursuivrait sa carrière à l’Université Laval. Lebeau, un maraudeur, n’a pas encore fait son choix.

Voici un aperçu des meilleures prises de chaque formation québécoise.

ROUGE ET OR

Il est assez rare qu’un botteur soit parmi les joueurs les plus convoités d’une classe de recrutement. David Côté est toutefois l’exception à la règle.

Le botteur du CNDF, qui était courtisé par des équipes de la NCAA, a jeté son dévolu sur le Rouge et Or où il sera en compétition avec Dominic Lévesque. Selon toute logique, Lévesque conservera son poste sur les dégagements et Côté s’occupera des placements.

L’autre grosse prise du Rouge et Or est le plaqueur défensif Samuel Maranda-Bizeau, lui aussi champion avec le CNDF cette saison. À six pieds deux pouces et 275 livres, il peut déjà lutter pour un poste de partant surtout avec les départs de Clément Lebreux et Marc-Antoine Ouellet qui prennent leur retraite du football. Maranda-Bizeau a été sur l’équipe d’étoiles de la division 1 au cours des deux dernières années.

Son coéquipier Alexandre Gagnon, qui peut évoluer comme ailier défensif ou à l'intérieur de la ligne, l’a aussi suivi à Laval si bien que le Rouge et Or pourra de nouveau compter sur l’une, sinon la, meilleure ligne défensive au pays.

Constantin a également attiré le porteur de ballon Luca Perrier, le quart-arrière David Pelletier, le centre-arrière Dave Pouliot ainsi que les secondeurs Yvan Hakizimana et Thomas Frost du CNDF.

Une autre grosse addition du Rouge et Or est le demi de coin Zack Fitzgerald en provenance du Cégep Vanier. Ce dernier avait des offres pour aller dans la NCAA, mais un problème d’admissibilité l’en a empêché. Il sera considéré pour remplacer Alex Hovington et Raphaël Robidoux-Bouchard qui ont terminé leur stage universitaire.

Pelletier sera dans la lutte avec Samuel Chénard pour le poste de réserviste derrière Hugo Richard. Dave Pouliot, qui a joué comme joueur de ligne offensive en raison de plusieurs blessures à des coéquipiers, viendra combler un trou alors qu’Antony Auclair était celui utilisé dans les formations qui comprenait un centre-arrière. Reste à voir si Justin Éthier lui fera confiance dès sa première année.

Du côté de la ligne offensive, Andy Genois du Cégep de Beauce-Appalaches, Paul Laberge des Élans de Garneau ainsi que Nicholas Thibodeau et Jonathan Ple du Collège de Valleyfield viennent se greffer au groupe dirigé par Carl Brennan. Genois, Thibodeau et Ple font tous trois osciller la balance à plus de 285 livres.

Il faut aussi mentionner la venue du receveur Jordan Duprey, nommé sur l’équipe d’étoiles, en provenance des Géants du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu. Ce dernier a terminé au deuxième rang pour les verges sur réception avec un total de 985 en 53 attrapés. Le frère jumeau du receveur Jonathan Breton-Robert, le porteur de ballon Vincent, a aussi accepté l'offre du Rouge et Or.

Dave Pouliot

Centre-arrière

CNDF

David Pelletier

Quart-arrière

CNDF

Jordan Duprey

Receveur

Saint-Jean

Hugo Dupuis

Receveur

Saint-Jean

Mathieu Robitaille

Receveur

Limoilou

Luca Perrier

Porteur de ballon

CNDF

Vincent Breton-Robert

Porteur de ballon

Lévis-Lauzon

Paul Laberge

Ligne offensive

Garneau

Andy Genois

Ligne offensive

Beauce-Appalaches

Nicholas Thibodeau

Ligne offensive

Valleyfield

Jonathan Ple

Ligne offensive

Valleyfield

Nicolas Guay

Ligne offensive

CNDF

Yvan Hakizimana

Secondeur

CNDF

Thomas Frost

Secondeur

CNDF

Zachary Rouleau

Secondeur

Garneau

Samuel Maranda-Bizeau

Plaqueur défensif

CNDF

Alexandre Gagnon

Ligne défensive

CNDF

Gabriel Robert

Ligne défensive

Transfert de Bishop’s

Zack Fitzgerald

Demi de coin

Vanier

Laurence Poirier-Viens

Demi défensif

Garneau

Louis-Pierre Ouellet

Demi défensif/maraudeur

CNDF

David Côté

Botteur

CNDF

CARABINS

Les deux plus grosses prises de Danny Maciocia proviennent du même programme.

Dès le mois de juillet, les Carabins ont recruté le plus bel espoir sur la ligne offensive en convainquant Pier-Olivier Lestage des Géants à se joindre à eux en 2017. Le bloqueur a été nommé sur l’équipe d’étoiles de la division 1 en 2016.

Le joueur par excellence de la division 1, le quart-arrière Dimitri Morand – coéquipier de Lestage à St-Jean-sur-Richelieu – sera le futur général de l'équipe. Avec la saison qu’il a connue en 2016, Samuel Caron devrait être le partant en septembre prochain. Mais avec le départ de Pierre-Luc Varhegyi, Morand sera probablement le réserviste lui qui a établi plusieurs records à ses deux dernières années au niveau collégial.

Morand a terminé la saison 2016 avec 2983 verges aériennes en plus de compléter 63% de ses passes. Il a lancé 25 passes de touché. Ses verges aériennes et ses passes complétées (203) sont des records de la division 1.

Parmi les joueurs de Grasset à se joindre aux Bleus, mentionnons le secondeur extérieur Yacine Audette et l’ailier défensif Philippe Lemieux-Cardinal, tous deux nommés sur l’équipe d’étoiles. Avec les départs de plusieurs joueurs sur la ligne défensive, Lemieux-Cardinal devrait voir du terrain dès sa première saison.

Pour renforcir leur ligne défensive, les Carabins ont puisé chez les Titans de Limoilou pour mettre la main sur Olivier Paquet-Brisson. Ce dernier peut évoluer comme ailier ou plaqueur. Mais à 235 livres, à moins qu’il n’ajoute du poids à sa charpente, on devrait voir le membre de l’équipe d’étoiles comme ailier.

Déjà muni d’une tertiaire talentueuse, Maciocia a ajouté un autre joueur qui se battra pour du temps de jeu en Renaldo Bernard qui a disputé son football collégial avec les Nomades de Montmorency.

Avec les départs de Marc Glaude, Rémi Giguère et Eddy Mperabanyanka sur la ligne offensive, plusieurs postes seront disponibles. Avec Lestage, l’autre joueur de ligne à l’attaque susceptible de voir du temps de jeu dès sa première année est Olivier Phanor des Spartiates.

Il faut aussi noter la présence du joueur de ligne offensive Jérémie Gagnon-Chénier qui n’a pas joué en 2016. Il avait pris part au camp d’entraînement du Rouge et Or avant de décider de quitter l’équipe. Il peut cependant jouer sur la ligne défensive et il sera intéressant de voir s'il effectuera un retour de ce côté du ballon avec les Bleus.

Déjà qu’il y a de la congestion du côté des receveurs, plusieurs autres bons éléments viendront s’ajouter avec notamment Antoine Mailhot du Cégep Lévis-Lauzon et Émile Taillefer, membre de l’équipe d’étoiles en division 2, du Collège Lionel-Groulx.

Dimitri Morand

Quart-arrière

Saint-Jean

Antoine Mailhot

Receveur

Lévis-Lauzon

Félix Laflamme

Receveur

Montmorency 

Émile Taillefer

Receveur

Lionel-Groulx

Liam Ward

Receveur

Chicoutimi

Reda Malki

Porteur de ballon

Édouard-Montpetit

Samuel Chénier

Centre-arrière

André-Grasset

Pier-Olivier Lestage

Ligne offensive

Saint-Jean

Tommy Chandik

Ligne offensive

Lanaudière

Olivier Phanor

Ligne offensive

Vieux Montréal

René André Saint-Fleur Ligne offensive Grasset

Frédérick Labbé-Desmeules

Ligne offensive

Garneau

Jérémie Gagnon-Chénier

Ligne offensive/ligne défensive

Champlain-Lennoxville

Philippe Lemieux-Cardinal

Ligne défensive

André-Grasset

William Caron

Ligne défensive

Lévis-Lauzon

Cédric Mignault

Ligne défensive

Trois-Rivières

Oliver Paquet-Brisson

Ligne défensive

Limoilou

Yacine Audette

Secondeur extérieur

André-Grasset

Gabriel Morel

Secondeur

André-Grasset

Redha Kramdi

Demi de coin

Vanier

Renaldo Bernard

Demi de coin

Montmorency

Benjamin Lies

Botteur

Vieux Montréal

VERT & OR

Le recrutement du Vert & Or a souffert en raison du long processus pour trouver le nouvel entraîneur-chef, mais Mathieu Lecompte a fait du bon boulot depuis son embauche.

Lecompte a pu convaincre plusieurs joueurs qui évoluaient en division 1 l’an dernier en plus de futures recrues qui jouaient en Estrie au cégep.

Parmi eux, on retrouve le secondeur et demi défensif Julien Le Guehennec des Spartiates du Vieux Montréal et le receveur Louis-Charles Moisan des Faucons de Lévis-Lauzon. Il faut aussi mentionner le recrutement de quatre joueurs des Cougars de Champlain-Lennoxville, dont deux receveurs et le capitaine de la défense, le secondeur Dominick Brazeau.

Le Vert & Or a mis la main sur du talent local dans les derniers mois avec notamment le joueur défensif et de ligne défensive par excellence de la division 2, Francis Perron. L’étudiant-athlète du Cégep de Sherbrooke a dominé le circuit avec 12 sacs et les plaqués pour des pertes avec 21.

Benjamin Roy-Ménard se joindra à la tertiaire des Sherbrookois lui qui a aussi joué son football collégial avec les Volontaires. Il a été nommé sur l’équipe d’étoiles en 2016.

Sherbrooke pourra aussi compter sur le secondeur Félix Perreault des Triades de Lanaudière qui a terminé au premier rang de la division 2 pour les plaqués avec 86, dont 69 en solo. Son coéquipier avec les Triades Adam L’Heureux – qui comme lui a été nommé sur l’équipe d’étoiles – a aussi choisi de poursuivre sa carrière avec le Vert & Or. L’Heureux, qui mesure six pieds deux pouces, a capté 63 passes pour 694 verges.

Lecompte aura aussi un quart-arrière de plus au camp d’entraînement alors que Maxime Bouffard a confirmé sa présence avec le Vert & Or. Il sera dans la lutte avec le pivot de deuxième année Alex Jacob-Michaud et Francis Bois qui n’a pas disputé de rencontre en 2016. Pierre-Alexandre Cordero, qui ne pouvait fouler le terrain en raison d’un problème de santé, prendra aussi des répétitions au camp.

Maxime Bouffard

Quart-arrière

Sherbrooke

Adam L’Heureux

Receveur

Lanaudière

Louis-Charles Moisan

Receveur

Lévis-Lauzon

Marc-Étienne Dupont

Receveur

Sherbrooke

Patrick-Anthony Gagnon

Receveur

Champlain-Lennoxville

Bechir Janfaoui Vilsaint

Receveur

Champlain-Lennoxville

Maxime Giroux

Receveur

Champlain Saint-Lambert

William Garceau

Ailier rapproché

Trois-Rivières

Julien Leblanc

Ligne offensive

Beauce-Appalaches

Zenon Richard-Archambault

Ligne offensive

Lanaudière

Jérémie Verreault

Ligne défensive

Lévis-Lauzon

Francis Perron

Ligne défensive

Sherbrooke

Félix Perreault

Secondeur

Lanaudière

Arnaud Moisan

Secondeur

Beauce-Appalaches

Albert Côté-Tessier

Secondeur

Jonquière

Boka Cedric

Secondeur

Champlain-Lennoxville

Dominick Brazeau

Secondeur

Champlain-Lennoxville

Albert Côté-Tessier

Secondeur

Jonquière

Charles Davidson-Parent

Secondeur/ailier défensif

Champlain Saint-Lambert

Julien Le Guehennec

Secondeur/demi défensif

Vieux Montréal

Benjamin Roy-Ménard

Demi défensif

Sherbrooke

Gabriel Orrego

Demi défensif

Sherbrooke

Jean-Simon Guilbert

Demi défensif/secondeur

Chicoutimi

Philippe-Andrew Pinkos

Demi de coin

Sherbrooke

STINGERS

Pat Donovan est celui qui s’occupe majoritairement du recrutement avec les Stingers de l’Université Concordia. Le frère de l’entraîneur-chef Mickey Donovan a misé sur la qualité plutôt que la quantité pour sa classe de 2017.

Le hic, c’est que plusieurs d’entre eux éprouvaient des problèmes à l’école dans les dernières années et que certains n’ont pas joué au niveau collégial en 2016.

Néanmoins, ces jeunes ont énormément de potentiel et il semble qu’ils aient travaillé très fort sur leurs lacunes dans les salles de classe.

Le plaqueur défensif Wade Leeroy Cyr s’est joint à l’équipe dès cet hiver et sera dans la lutte pour prendre la place de Sam Narkaj. Cyr, un étudiant-athlète de six pieds cinq pouces et 335 livres, a éprouvé beaucoup de problèmes à l’école si bien qu’il a quitté le Cégep Vanier après la saison 2013.

En 2014 et 2015, il a joué dans le football civil et il sera intéressant de voir son adaptation au niveau universitaire. Il a néanmoins les aptitudes pour réussir. Mike Foresta, un finissant de Vanier, tentera aussi de faire sa place sur la ligne défensive. L’ancien joueur de rugby doit encore travailler sur sa technique, mais ses qualités athlétiques ne font aucun doute.

Le nouveau venu qui pourrait avoir le plus gros impact est le receveur Jaylan Grandison qui jouait au Asa College dans l’État de New York l’an dernier. À six pieds cinq pouces et 205 livres, il a déjà le physique pour pouvoir jouer au niveau universitaire.

Deux joueurs pourraient aussi avoir des postes de partant en défense. Jacob Nutbrown n’a pas joué la saison dernière, lui qui était avec les Gaiters en 2015. Le demi défensif s’alignera avec les Stingers en 2017. Il était un des joueurs que préférait l’entraîneur-chef Kevin Mackey à Bishop’s.

Le demi de coin Khadeem Pierre, qui n’a pas joué en 2016, tentera faire sa place sur la tertiaire. Celui qui a gagné le Bol d’Or avec les Cougars de Champlain-Lennoxville en 2015 a mené la division 1 avec sept interceptions durant cette saison.

Jaylan Grandison

Receveur

Asa College (N.Y.)

Steve Maniastis

Ligne offensive

Vanier

Mounir Kaddouri

Ligne offensive

Lionel-Groulx

Jordan Hurley

Ligne offensive

John Abbott

Wade Leeroy Cyr

Ligue défensive

Sabercats de la Rive-Nord

Mike Foresta

Ligne défensive

Vanier

Khadeem Pierre

Demi de coin

Champlain-Lennoxville

Jacob Nutbrown

Demi défensif

Transfert de Bishop’s

Vincent Fortin

Demi défensif

Valleyfield

REDMEN

Les Redmen avaient besoin de revamper la profondeur de leur ligne à l’attaque avec les départs de quatre joueurs, dont Qadr Spooner et Pierre-Olivier Daloze.

L’entraîneur-chef Ronald Hilaire a mis la main sur un joueur de ligne offensive de l’équipe championne de la division 2, Alexandre Landreville des Nordiques du Collège Lionel-Groulx. Landreville a été sur l’équipe d’étoiles au cours des deux dernières saisons et pourrait bien prendre un des postes de partant qui est vacant.

Les autres recrues sur la ligne offensive seront Benjamin Desmeules-Otis des Titans de Limoilou, qui peut aussi évoluer comme plaqueur défensif, et James Tees qui provient d’un programme albertain.

En défense, Hilaire a mis la main sur une étoile de la division 2 en attirant le demi défensif Tristan Fleury à McGill. Comme Landreville, Fleury a gagné le Bol d’Or avec Lionel-Groulx.

Trois joueurs des finalistes de la division 1 ont décidé de rester dans la métropole, mais de faire leurs études universitaires en anglais. Le joueur de ligne défensive Nassim Ouadhi ainsi que les demis défensifs Guillaume Béland et Vincent Morissette du Collège André-Grasset porteront l’uniforme des Redmen l’an prochain.

Hilaire a aussi mis la main sur six autres joueurs de la division un, dont trois porte-couleurs des Spartiates, soit le secondeur Umar Temoor ainsi que les demis défensifs Xavier Anger Gauthier et Chico Mbiya fils.

Les Redmen ont réussi à recruter un quart-arrière qui montre un certain potentiel, Jacob Samuels, un pivot format géant à six pieds quatre pouces. Provenant d’une école de la Colombie-Britannique, Samuels aura besoin d’un temps d’adaptation.

On verra s’il peut faire la lutte pour le poste de partant à Frédéric Paquette-Perrault et Nicolas English, si ce dernier revient au jeu en 2017.

Dimitri Sinodinos

Quart-arrière

Vanier

Jacob Samuels

Quart-arrière

Vancouver College (C.-B.)

Pearce Denver Wright

Receveur

Vanier

Gabriel Lussier

Porteur de ballon

Lanaudière

Alexandre Landreville

Ligne offensive

Lionel-Groulx

Benjamin Desmeules-Otis

Ligne offensive

Limoilou

James Tees

Ligne offensive

Robert Thirsk (Ab.)

Jesse Bellemare

Ligne défensive

Trois-Rivières

Nassim Ouadhi

Ligne défensive

André-Grasset

Antoine Fontaine

Ligne défensive/longue remise

Saint-Jean

Hamza Kabir

Secondeur/longue remise

St. Andrew’s College (Ont.)

Umar Temoor

Secondeur

Vieux Montréal

Xavier Anger Gauthier

Demi défensif

Vieux Montréal

Tristan Fleury

Demi défensif

Lionel-Groulx

Chico Mbiya fils

Demi défensif

Vieux Montréal

Markens Valcourt

Demi défensif

John Abbott

Guillaume Béland

Demi défensif

André-Grasset

Vincent Morissette

Demi défensif

André-Grasset

Clemson gagne le championnat de la NCAA

NCAA dimanche, 8 janv. 2017. 17:10

Clemson 35 - Alabama 31 2:09

TAMPA, Fla. - Les Tigers de l'Université Clemson sont les nouveaux rois du football universitaire américain, triomphant 35-31 face au Crimson Tide de l'Université de l'Alabama, lundi.

Deshaun Watson a réussi une passe de touché de deux verges à Hunter Renfrow avec une seconde à jouer, portant ainsi le score au compte final.

Clemson a le dernier mot

À son dernier match universitaire, Watson a complété 36 passes sur 56 pour 420 verges, incluant trois passes de touché.

Les Tigers (14-1) ont mérité leur premier championnat national depuis 1981.

Renfrow a aussi capté une passe de touché de 24 verges pour Clemson, qui a comblé un retard de 14-0.

Bo Scarbrough a inscrit deux touchés au sol pour l'Alabama (14-1). Il a toutefois dû quitter en deuxième demie, victime d'une blessure à la jambe.

Le Crimson Tide était invaincu depuis 26 matchs.

Clemson a réussi trois touchés au dernier quart. Les Tigers ont mis la cerise sur le gâteau en récupérant un botté court avec une seconde au cadran, permettant ainsi à Watson de poser le genou au sol avant de célébrer.

L'an dernier, Alabama l'avait emporté 45 à 40 face à Clemson pour mettre la main sur un quatrième championnat national en sept ans.

Hurts donne les devants à Alabama

NCAA : Alabama et Clemson s'affronteront pour le titre national au football

Universitaire samedi, 31 déc. 2016. 19:11 Le Crimson Tide passe en finale nationale
Le Crimson Tide passe en finale nationale (Source d'image:Getty)

ATLANTA - Le Crimson Tide de l'Université de l'Alabama jouera à nouveau pour le titre national.

Bo Scarbrough et la défense de Nick Saban s'en sont assurés.

Classé no 1 aux États-Unis, le Crimson Tide a marqué 10 points à la suite de revirements, incluant un retour d'interception de Ryan Anderson jusque dans la zone des buts tard en première demie. Scarbrough a ajouté un majeur sur une course de 68 verges au quatrième quart, confirmant la victoire de 24-7 face aux Huskies de l'Université de Washington au Peach Bowl, samedi.

Scarbrough a accumulé 180 verges de gains et il a inscrit deux touchés.

Le Crimson Tide (14-0) vise un deuxième titre consécutif, et un cinquième lors des huit dernières saisons sous les ordres de Saban. En finale, le 9 janvier, il sera opposé aux Buckeyes de l'Université Ohio State ou aux Tigers de l'Université Clemson, qui avaient rendez-vous plus tard samedi lors du Fiesta Bowl.

Clemson corrige Ohio State

Deshaun Watson a réussi deux touchés par la course et il en a obtenu un autre par la passe, aidant les Tigers de l'Université Clemson à écraser les Buckeyes de l'Université Ohio State 31-0, samedi, au Fiesta Bowl.

Cette victoire met la table pour un affrontement revanche contre le Crimson Tide l'Université d'Alabama, le 9 janvier, lors de la finale du football universitaire américain. Les deux équipes avaient amorcé la saison en occupant les deux premières positions du classement de la NCAA.

Dans ce qui sera vraisemblablement le dernier match universitaire de Watson, il tentera de mener les Tigers à un premier titre depuis 1981. Le finaliste au trophée Heisman a amassé 259 verges par la passe et il en a parcouru 57 au sol contre les Buckeyes, qui n'ont pas été capables de trouver une réponse à la ligne défensive adverse.

Clelin Ferrell a réussi un sac du quart et trois plaqués pour des pertes et les Tigers n'ont alloué que 215 verges d'attaque et neuf premiers jeux. Les Buckeyes ont été blanchis pour une première fois depuis 1993 et leur entraîneur-chef, Urban Meyer, a vu une de ses formations être blanchie pour une première fois au cours de ses 194 dernières parties.

Chérif Nicolas prend les commandes des Gaiters de Bishop's

Universitaires mercredi, 21 déc. 2016. 19:08 Chérif Nicolas
Chérif Nicolas (Source d'image:Courtoisie Gaiters)

Les Gaiters de l'Université Bishop's ont annoncé mercredi que Chérif Nicolas était leur nouvel entraîneur-chef.

Ce dernier succède à Kevin Mackey qui avait décidé de quitter ses fonctions à la fin de la saison 2016.

Nicolas était le pilote des Spartiates du Cégep du Vieux Montréal la saison dernière. En 2014, il a conduit son équipe à la conquête du Bol d'Or.

Les Gaiters évolueront dans la division des Maritimes la saison prochaine alors qu'ils ont décidé de quitter le Réseau du sport étudiant du Québec.

Nicolas sera introduit à la presse jeudi.

Mathieu Pronovost devient entraîneur de la ligne offensive chez les Carabins

Universitaires vendredi, 16 déc. 2016. 13:06 Mathieu Pronovost
Mathieu Pronovost accompagné du coordonnateur offensif et entraîneur-chef adjoint Marco Iadeluca qui lui souhaite la bienvenue à l’UdeM. (Source d'image:Carabins)

Les Carabins de l’Université de Montréal ont nommé Mathieu Pronovost entraîneur de la ligne offensive. Il remplacera Tony Addona qui annonce sa retraite.

L’entraîneur-chef Danny Maciocia a confié les rênes de la ligne à l’attaque des Carabins à Pronovost qui occupait les mêmes fonctions en plus d’être coordonnateur à l’attaque avec le Vert & Or de Sherbrooke jusqu’à récemment.

«Mathieu est un entraîneur qui a eu beaucoup de succès avec la ligne offensive à Sherbrooke et avec l’Équipe Québec des moins de 18 ans, souligne Maciocia. C’est un jeune entraîneur qui a déjà beaucoup d’expérience et qui travaille très fort. Il a tout un avenir devant lui. Ses valeurs et sa vision du football ont parfaitement cadré avec les nôtres.»

L’ancien porteur de ballon était aux commandes de l’attaque sherbrookoise depuis trois ans. Il était entraîneur de la ligne à l’attaque depuis 2011 et a auparavant dirigé les porteurs de ballon de l’équipe pendant deux saisons.

«C’est une grosse étape pour moi, mentionne Pronovost. C’est une décision que j’ai réfléchie beaucoup, et je dois avouer que j’ai très hâte de commencer. En discutant avec Danny et Marco Iadeluca, je me suis rapidement senti bien et dans un environnement où nous partageons les mêmes objectifs et les mêmes façons de faire.»

Le nouvel entraîneur de la ligne à l’attaque connaît bien le coordonnateur offensif et assistant entraîneur-chef des Carabins. Pronovost était l’entraîneur de la ligne à l’attaque de l’équipe québécoise des moins de 18 ans dirigée par Iadeluca qui a remporté la Coupe Canada en juillet dernier à Winnipeg.

«J’ai beaucoup aimé mon expérience avec Mathieu l’été dernier, avoue Iadeluca. Son bagage de connaissances est impressionnant, mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est la chimie qui s’est rapidement installée entre nous. Les joueurs de ligne que nous avons rencontrés dans le cadre de notre recrutement l’ont louangé, il a une excellente réputation.»

Il s’agit d’un deuxième séjour pour Pronovost dans l’organisation des Carabins. Il a disputé deux saisons dans l’uniforme des Bleus en 2003 et 2004. En plus du Vert & Or et du Programme d’Excellence de Football Québec, l’entraîneur de 32 ans natif de Sorel s’est impliqué auprès de l’école secondaire Fernand-Lefebvre et du collège Champlain-Lennoxville.

«J’ai regardé avec beaucoup d’admiration le travail de Tony Addona au cours des dernières années, et je vais poursuivre dans le chemin qu’il a tracé, précise Pronovost. Plusieurs jeunes joueurs talentueux se sont joints à notre ligne à l’attaque, ce sera un très beau défi.»

Addona à la retraite

Après quatre saisons dans l’organisation des Carabins et une carrière de près de 40 ans dans le monde du football, Tony Addona a annoncé sa retraite. L’ancien entraîneur des Gaiters de l’Université Bishop’s et des Cougars de Champlain-Lennoxville a fait ses débuts avec les Carabins en février 2012. Il a participé à la conquête de la Coupe Vanier en 2014 et a largement contribué au succès de la ligne à l’attaque des Bleus.

«Ces quatre années en compagnie de Tony ont été très enrichissantes, souligne Maciocia. Ses connaissances et sa sagesse ont été un grand atout pour notre équipe, ce fut un immense honneur de travailler avec lui. Personne ne peut nier son immense contribution au football québécois.»

Football universitaire : les Gaiters de Bishop's quittent le RSEQ pour joindre le SUA

Universitaires jeudi, 15 déc. 2016. 10:43 Gaiters Bishop's
(Source d'image:RDS)

L’équipe de football des Gaiters de l’Université Bishop’s quitte le RSEQ pour évoluer au sein du SUA (Sport universitaire de l’Atlantique).

À compter de la saison prochaine, les Gaiters joueront dans la même association qu’Acadia, Mount Allison, St. Francis-Xavier et St. Mary’s.

Au cours des deux dernières campagnes, les Gaiters ont présenté un dossier de 3-21.

Malgré la déception de voir quitter les Gaiters de sa ligue de football universitaire, le RSEQ comprend les enjeux et la réalité que vit le programme de football de l’Université Bishop’s.

«Le fait de prendre part à la ligue du SUA permettra au programme de football de l’Université Bishop’s de se redéfinir avec ses valeurs bien établies au sein de l’institution. Le RSEQ souhaite un retour éventuel des Gaiters au sein de la ligue de football du RSEQ.» mentionne Gustave Roel, président-directeur général du RSEQ.
 

Le quart-arrière Lamar Jackson ajoute un autre honneur à son palmarès

NCAA mardi, 13 déc. 2016. 13:12 Lamar Jackson
Lamar Jackson (Source d'image:Getty)

LOUISVILLE, Ky. - Le quart-arrière Lamar Jackson des Cardinals de Louisville continue d'attirer l'attention à l'extérieur du terrain, ajoutant le titre de joueur universitaire de l'année décerné par l'Associated Press à son riche palmarès d'honneurs.

Le plus jeune lauréat du trophée Heisman a obtenu 42 des 61 votes de première place au scrutin mené auprès d'un groupe de membres des médias.

Jackson a totalisé 153 points, plus du double que le quart-arrière Deshaun Watson (73) de Tigers de Clemson. Le joueur de ligne défensive Jonathan Allen de l'Université de l'Alabama s'est classé troisième (32). Watson a obtenu 10 votes de premier rang et Allen trois.

Danny Maciocia demeure avec les Carabins de l'Université de Montréal

Alouettes samedi, 10 déc. 2016. 11:56

Danny Maciocia demeure avec les Carabins 0:22

L’entraîneur-chef de l’équipe de football des Carabins, Danny Maciocia, demeure à l’Université de Montréal. Avec cette décision, il met fin aux rumeurs concernant son départ possible vers l’organisation des Alouettes de Montréal.

« Mon cœur est véritablement avec les Carabins et je me sens chez moi à l’Université de Montréal, a affirmé Danny Maciocia pour expliquer sa décision.

« Je suis très heureux où je suis et j’estime occuper l’un sinon le plus intéressant poste d’entraîneur au pays. Comme je l’ai mentionné à quelques reprises au cours des dernières années, si on me contacte pour une opportunité dans ma carrière, je crois que je dois écouter ce qu’on a à me proposer ».

« Après quelques jours de réflexion, il est clair dans ma tête que je veux continuer de bâtir ce que nous avons mis en place ensemble depuis déjà six saisons. Ça m’apporte beaucoup sur le plan personnel d’encadrer de jeunes étudiants-athlètes et de leur partager mon expertise et mon expérience. »

Selon notre collègue Didier Orméjuste, si les Moineaux avaient nommé Maciocia DG, Brendan Taman aurait été son assistant. Ils auraient ensuite tenté d'embaucher le vétéran quart-arrière Darian Durant, qui a passé toute sa carrière avec les Roughriders.

« Nous avons l’opportunité de compter sur des entraîneurs de grand calibre et il est normal que d’autres organisations s’intéressent à leurs services, a dit Manon Simard, directrice du sport d’excellence à l’UdeM. C’est notre rôle de les accompagner dans leur réflexion et nous sommes demeurés en discussion constante avec Danny au cours des derniers jours. »

« Nous partageons la même vision et il connaît bien nos objectifs ainsi que le rôle qu’il peut jouer pour les atteindre ensemble. Nous sommes évidemment très heureux de poursuivre le développement de notre organisation en sa compagnie. »

Malgré toutes les spéculations qui circulaient dans les médias et les réseaux sociaux, Maciocia a continué de préparer sans relâche la prochaine saison universitaire avec ses assistants-entraîneurs. « Notre recrutement va déjà très bien et j’ai bon espoir que nous serons en mesure de confirmer la venue de nouveaux joueurs importants au cours des prochains jours », a ajouté Maciocia.

Maciocia et Simard rencontreront les médias lundi en début d’après-midi pour faire le point sur la situation.

Depuis l’arrivée de Maciocia à la barre des Carabins en novembre 2010, les Bleus connaissent les meilleurs moments de leur histoire, ayant notamment remporté les Coupes Dunsmore (2014 et 2015), Uteck (2014), Mitchell (2015) et Vanier (2014) en plus d’atteindre également la finale nationale en 2015.

Lamar Jackson met la main sur le trophée Heisman

NCAA samedi, 10 déc. 2016. 21:36

Le trophée Heisman à Lamar Jackson 0:25

NEW YORK - Le quart Lamar Jackson est devenu le premier joueur de l'Université Louisville à remporter le trophée Heisman, samedi, en tant que joueur par excellence de la dernière saison dans le football universitaire américain.

Jackson a devancé le quart Deshaun Watson, de l'Université Clemson, au scrutin. Le quart Baker Mayfield, de l'Université de l'Oklahoma, a terminé au troisième rang.

Watson avait terminé au troisième rang du scrutin l'an dernier et il faisait partie des favoris cette saison.

Jackson a toutefois été l'élu à sa première campagne comme partant régulier. Il a participé à 51 touchés et a généré en moyenne 410 verges de gains offensifs par rencontre. Il a accumulé 2144 points au scrutin, contre 1524 pour Watson dans la sixième victoire la plus imposante dans l'histoire du trophée Heisman, en fonction du pourcentage des points reçus. Jackson est devenu le plus jeune récipiendaire du trophée, lui qui est âgé de 19 ans et 352 jours.

Il est aussi devenu le premier récipiendaire depuis Johnny Manziel en 2012 à recevoir le prix alors que son équipe n'aura pas l'occasion de remporter le championnat national.

Antony Auclair est bâti sur mesure pour la NFL

NFL vendredi, 9 déc. 2016. 01:24

Ouvrir les portes de la NFL 1:59

Christian Dufresne

MONTRÉAL – La carrière au football d’Antony Auclair aurait pu être bien différente s’il n’y avait pas apporté un changement majeur en 2012.

Après avoir été quart-arrière depuis l‘âge de 12 ans, le Beauceron a décidé de poursuivre son cheminement au niveau collégial au poste de receveur. C’est une invitation à un camp de l’Université Buffalo comme receveur et ailier rapproché qui a convaincu Auclair qu’il était mieux de réorienter sa carrière lors de sa dernière année avec les Cougars de Champlain-Lennoxville.

Maintenant qu’on parle du joueur du Rouge et Or de l’Université Laval comme d’un possible espoir au repêchage de la NFL, ce changement s’est avéré très payant pour lui.

« On peut presque dire que j’ai commencé à jouer au football quand j’ai changé de position. J’aimais le football quand j'évoluais comme quart-arrière, mais je n’ai jamais vraiment eu l’impression que je jouais au football avant que je ne change de position. Comme ailier rapproché, tu touches à tout », a raconté l’étudiant-athlète de six pieds six pouces et 254 livres lors d’un généreux entretien téléphonique avec le RDS.ca.

Auclair est un joueur unique dans le football universitaire canadien. Ailier rapproché polyvalent, le coordonnateur offensif du Rouge et Or, Justin Éthier, l’a utilisé à toutes les sauces. Tantôt centre-arrière, parfois comme receveur, mais majoritairement comme ailier rapproché, le numéro 81 de l’Université Laval a fait autant mal avec ses blocs que ses attrapés durant sa carrière de quatre ans au niveau universitaire.

Hugo Richard et Antony AuclairDeux conquêtes de la coupe Vanier plus tard, dont la plus récente il y a moins d’un mois, Auclair met maintenant le cap sur sa carrière professionnelle. Cela avait toujours été l’un de ses rêves. Il se souvient même d’une anecdote de jeunesse qui était peut-être une prémonition tout compte fait.

« Avant même que je commence à jouer au football, je regardais un match de la NFL avec mon père. Je m’étais tourné vers lui et je lui avais dit que c’était ce que je voulais faire plus tard. Je devais avoir six ou sept ans. Mon père était parti à rire. Mais maintenant, ça pourrait arriver », a relaté celui qui a capté six passes, dont une pour un touché, pour 70 verges de gains à la Coupe Vanier.

La réputation d’Auclair n’est plus à faire au Canada. Il est maintenant à s’en bâtir une aux États-Unis.

Une dizaine d’équipes de la NFL s’intéressent déjà à lui. La semaine dernière, ce dernier a obtenu la confirmation qu’il était invité à la Classique Shrine qui regroupe les meilleurs espoirs de la NCAA en vue du repêchage.

C’est lors de la semaine de cet évènement tenu en janvier à Tampa que le Québécois Laurent Duvernay-Tardif avait écarquillé les yeux de beaucoup de dépisteurs de la NFL en 2014. Comme celui qui est le garde partant des Chiefs de Kansas City, Auclair est représenté par l’agent Sasha Ghavami.

Après la Classique Shrine, Auclair conduira son propre Pro Day, probablement au mois de mars, comme LDT l’avait fait. En 2014, Duvernay-Tardif avait accueilli neuf équipes de la NFL à Montréal pour montrer son savoir-faire dans ce qui s’avérait le premier Pro Day à être tenu au Québec.

Auclair pourrait attirer encore plus l’attention que l’ancien des Redmen de l’Université McGill puisqu’il présente plusieurs aspects qui cadrent bien avec les attaques de la NFL. D’ailleurs, un article d’ESPN le plaçait parmi les 10 joueurs évoluant au Canada à surveiller pour faire le saut dans la NFL en 2017. Il était le seul qui ne portait pas les couleurs d’une équipe de la LCF.

En plus de son gabarit, Auclair excelle dans le blocage comme ont pu s’en apercevoir ses adversaires lors des percutants blocs encaissés au cours des quatre dernières années. Sa technique est impeccable, ce qui n’est pas toujours le cas chez les ailiers rapprochés. Un autre point qui pourrait l’aider, c’est le fait que les attaques dans les universités américaines préconisent un style où les ailiers rapprochés sont beaucoup moins présents.

« Beaucoup d’universités de la NCAA jouent ce qu’on appelle le spread avec trois ou quatre receveurs. Il y en a beaucoup moins qui utilisent une attaque de style professionnel avec un centre-arrière et un ailier rapproché », a fait remarquer le directeur du personnel du Rouge et Noir d’Ottawa, Jean-Marc Edmé.

« C’est pour cette raison qu’il attire les regards. Il y a de moins en moins d’ailiers rapprochés qui sortent des rangs universitaires américains. Les équipes de la NFL utilisent encore une attaque typique professionnelle. Des ailiers rapprochés qui peuvent bloquer, il n’y en a plus autant qu’avant », a ajouté celui qui parcourt le Québec et l’est des États-Unis pour épier les espoirs universitaires.

« Ce qu’ils aiment, ce sont mes blocs et ma technique que j’utilise pour les faire. Ils sont surpris de cela. C’est rare des ailiers rapprochés dans la NCAA qui sont impliqués dans les blocs avec la façon dont les attaques fonctionnent. Ils aiment aussi mon agressivité sur le terrain », a mentionné Auclair qui a eu une discussion de trente minutes avec un dépisteur de la NFL après un entraînement du Rouge et Or cet automne.

La Classique Shrine déterminante

Les célébrations de la victoire à la Coupe Vanier furent de courte durée pour Antony Auclair.

Après une semaine de vacances, il a repris l’entraînement pour se préparer à la Classique Shrine, une semaine qui pourrait décider de son avenir dans la NFL.

Toutes les formations du circuit Goodell seront représentées à cet évènement qui comprend une semaine d’entraînement suivie d’un match entre les formations de l’Est et de l’Ouest. Étant donné qu’ils n’évoluent pas dans la NCAA, Auclair devra démontrer aux dépisteurs et dirigeants de la NFL qu’il peut rivaliser avec les meilleurs joueurs universitaires américains.

« Je veux prouver que tout ce qui entoure cette semaine ne m’affectera pas. Certains joueurs vont arriver là-bas et vont être impressionnés. Je ne veux pas l’être. Je veux montrer que je suis capable de m’adapter à tout cela et que je suis fort mentalement. [...] À la fin de la journée, ce sont des joueurs de football eux aussi. Il faut montrer qu’on est capable de jouer avec eux », a convenu celui qui a terminé la saison régulière avec 17 réceptions pour 229 verges en 2016.

« Il a bloqué des secondeurs et des joueurs de ligne défensive du football universitaire canadien. Les équipes veulent voir s’il est capable de faire la même chose contre les gars qui jouent dans le Big 10 et d’autres grosses universités », a indiqué Edmé qui sera présent encore une fois cette année à la Classique Shrine.

« Laurent Duvernay-Tardif paraissait comme un joueur de ligne offensive qui avait joué à Michigan State au Shrine. Il était aussi bon que les joueurs qui ont joué dans de plus prestigieuses universités. C’est la même chose pour Antony qui doit montrer qu’il peut jouer à ce niveau », a-t-il ajouté.

Mais Edmé, qui a fait découvrir Auclair à quelques dépisteurs de la NFL durant l’automne, croit que tout joue en faveur d’Auclair pour percer dans la NFL étant donné qu’il est un excellent bloqueur et qu’il a de bonnes mains pour capter des ballons. Auclair peut aussi jouer sur les unités spéciales, particulièrement sur les retours où ses aptitudes de blocage peuvent être mises à profit. Il ne lui reste plus qu’à le démontrer durant la semaine de la Classique Shrine.

« La façon dont il va performer au Shrine sera un tournant parce que la compétition sera meilleure. Il est très intelligent et confiant. Physiquement, il a les atouts pour que les équipes de la NFL l’observent. La Classique Shrine sera donc très déterminante pour savoir s’il va se faire repêcher ou même inviter dans un camp », a expliqué Edmé qui croit que les équipes pourraient exploiter des confrontations inégales avec Auclair au poste d’ailier rapproché.

La Beauce avant le Tennessee

Antony Auclair ira effectuer une visite éclair dans sa famille en Beauce lors du temps des Fêtes lui qui est natif de Notre-Dame-des-Pins. Il prendra quelques jours pour se ressourcer en compagnie entre autres de son frère Adam avec qui il a gagné la coupe Vanier le 26 novembre dernier, un « moment spécial » puisque c’était la première fois de leur vie qu’ils évoluaient dans la même équipe.

Le 30 décembre, Auclair mettra le cap vers le Tennessee où il ira s’entraîner avec le préparateur physique Charlie Petrone, le même qui supervisait Laurent Duvernay-Tardif en 2014 et l’ancien coéquipier d’Auclair à Laval, Charles Vaillancourt, l’an dernier.

Auclair voudra conserver le même poids pour être « pesant » lors de la Classique Shrine tout en améliorant sa vitesse. En mai dernier, lors du Défi Est-Ouest, l’ailier rapproché a couru un 4,84 lors du sprint de 40 verges ce qui est dans la moyenne à sa position.

Antony AuclairIl travaillera aussi avec un entraîneur de position pour parfaire ses techniques de blocage et aussi pour capter quelques ballons. Il veut aussi s’accoutumer au ballon de la NFL qui est légèrement différent de celui au Canada.

Durant sa préparation, Auclair pourra aussi demander conseil à Duvernay-Tardif. Les deux hommes se sont parlé durant l’automne lorsqu’un dépisteur des Chiefs est venu assister en personne à la Coupe Dunsmore.

Depuis l’annonce que des équipes de la NFL l’avaient dans leur mire, Auclair a reçu beaucoup d’appui des amateurs de football québécois. Il est très touché du geste et espère qu’il pourra aller rejoindre Duvernay-Tardif dans le meilleur circuit de football au monde.

« Je suis très flatté. C’est là qu’on voit qu’il y a beaucoup de Québécois qui suivent le football. On voit que le monde est vraiment fier des joueurs qu’il y a au Québec », a estimé le sympathique colosse.

La Classique Shrine aura lieu du 16 au 21 janvier 2017. Auclair est le sixième étudiant-athlète de l’histoire du Rouge et Or a participé à cet évènement après Charles Vaillancourt, Arnaud Gascon-Nadon, Étienne Légaré, Éric Maranda et Carl Gourgues.

Mathieu Lecompte serait le nouvel entraîneur-chef du Vert & Or

Universitaires jeudi, 8 déc. 2016. 15:38 Mathieu Lecompte (en polo blanc à gauche) lors de la saison 2015.
Mathieu Lecompte (en polo blanc à gauche) lors de la saison 2015. (Source d'image:RDS)

Le Vert & Or a finalement pris une décision concernant le successeur de David Lessard.

Les dirigeants du programme de football de l’Université de Sherbrooke auraient arrêté leur choix sur Mathieu Lecompte, selon ce que rapporte le quotidien La Tribune. Une annonce officielle devrait avoir lieu vendredi.

Lecompte était l’entraîneur de la ligne défensive du Vert & Or au cours des deux dernières années. Il a disputé quatre saisons avec l’équipe sherbrookoise entre 2004 et 2007.

Par ailleurs, toujours selon La Tribune, Lecompte serait secondé par deux anciens de la LCF. Dominic Picard, un joueur de ligne offensive qui a porté les couleurs du Rouge et Or au niveau universitaire, serait nommé le coordonnateur offensif de l’équipe.

Kevin Régimbald, qui a été un secondeur du Vert & Or, occuperait pour sa part le rôle de coordonnateur des unités spéciales.

Le coordonnateur défensif Guillaume Boucher conserverait pour sa part son poste.

Quatre candidats étaient en lice pour remplacer Lessard dont le contrat n’a pas été renouvelé.

Le coordonnateur offensif des Cougars du Collège Champlain Pat Boies, l’ancien entraîneur-chef des Spartiates du Vieux Montréal Chérif Nicolas et l’entraîneur des secondeurs des Carabins Paul-Eddy Saint-Vilien ont aussi été interviewés par la direction de l’UdeS.

Antony Auclair, Junior Luke et Jean-Simon Roy montent dans le classement des espoirs

LCF jeudi, 8 déc. 2016. 16:37 Antony Auclair
Antony Auclair (Source d'image:Yan Doublet)

La Ligue canadienne de football a dévoilé son deuxième classement des espoirs en vue du repêchage de 2017.

Trois des quatre joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec qui font partie des 20 meilleurs espoirs ont gravi des échelons, dont l'ailier rapproché du Rouge et Or de l'Université Laval, Antony Auclair. Ce dernier est passé du 10e au 2e rang dans l'avant-dernier scrutin qui a été publié jeudi.

Le top-20 est encore dominé par le Montréalais Justin Senior, un joueur de ligne offensive qui évolue avec l'Université Mississippi State dans la NCAA.

Le plaqueur défensif des Carabins de l'Université de Montréal, Junior Luke, est passé de la 13e position à la 9e. Le bloqueur Jean-Simon Roy du Rouge et Or a quant à lui gagné quatre places en passant au 14e rang. Le bloqueur des Redmen de McGill, Qadr Spooner, a reculé alors qu'il pointe maintenant au 13e échelon, quatre de plus que le premier classement au mois de septembre.

Le top-5 est complété par le joueur de ligne défensive Eli Ankou de l'Université UCLA, le receveur Rashaun Simonise, qui évoluait avec les Dinos de Calgary en 2015, et par le joueur de ligne offensive des Bisons du Manitoba Geoff Gray.

Auclair et Gray auront la chance de se faire valoir devant des dépisteurs de la NFL alors qu'ils ont été invités à la Classique Shrine qui aura lieu le mois prochain à Tampa.

Le classement de décembre du bureau de recrutement de la LCF comprend six joueurs de ligne offensive, cinq joueurs de ligne défensive, quatre receveurs, trois secondeurs, un demi défensif et un ailier rapproché.

Quelque 17 universités sont représentées au sein du classement, et trois d’entre elles comptent sur plus d’un représentant : Calgary (2), Laurier (2) et Laval (2). Des athlètes de 10 universités de U Sports et de sept universités de la NCAA font partie du classement.

Trois nouveaux espoirs apparaissent pour une première fois au sein du classement : Dariusz Bladek (no 15), Jordan Herdman (no 16) et Mitchell Picton (no 20).

Le bureau de recrutement de la LCF publie son classement à trois reprises au cours de l’année : septembre, décembre et avril.

Le bureau comprend des recruteurs, des directeurs du personnel des joueurs et des directeurs généraux des neuf équipes de la LCF.

Classement de décembre du bureau de recrutement de la LCF

Rang

Nom

Position

Université

Ville natale

1 (1)

Justin Senior

LO

Mississippi State

Montréal, QC

2 (10)

Antony Auclair

AR

Laval

Notre-Dame-des-Pins, QC

3 (5)

Eli Ankou

LD

UCLA

Ottawa, ON

4 (7)

Rashaun Simonise

Calgary

Vancouver, BC

5 (11)

Geoff Gray

LO

Manitoba

Winnipeg, MB

6 (2)

Kwaku Boateng

LD

Laurier

Milton, ON

7 (4)

Danny Vandervoort

McMaster

Barrie, ON

8 (6)

Christophe Mulumba

SEC

Maine

Laval, QC

9 (13)

Junior Luke

LD

Montréal

Montréal, QC

10 (15)

Mason Woods

LO

Idaho

Port Coquitlam, BC

11 (14)

Faith Ekakitie

LD

Iowa

Brampton, ON

12 (8)

Nathaniel Behar

Carleton

London, ON

13 (9)

Qadr Spooner

LO

McGill

Brossard, QC

14 (18)

Jean-Simon Roy

LO

Laval

Québec, QC

15 (-)

Dariusz Bladek

LO

Bethune-Cookman

Kissimmee, FL

16 (-)

Jordan Herdman

SEC

SFU

Winnipeg, MB

17 (12)

Robert Woodson

SEC

Calgary

Calgary, AB

18 (16)

Nakas Onyeka

SEC

Laurier

Brampton, ON

19 (17)

Kay Okafor

LD

St. FX

Enugu, Nigeria

20 (-)

Mitchell Picton

Regina

Regina, SK

Antony Auclair est invité au Shrine Bowl

Universitaires jeudi, 1 déc. 2016. 14:30 Antony Auclair
Antony Auclair après avoir marqué un touché à la Coupe Vanier en 2016. (Source d'image:PC)

Le receveur de passes du Rouge et Or de l’Université Laval Antony Auclair a été invité à la Classique Shrine.

Ce match auquel assistent de nombreux dépisteurs de la NFL réunit des espoirs provenant de partout en Amérique du Nord, particulièrement les meilleurs de la NCAA.

Auclair, un athlète de 6 pieds 6 pouces et 254 livres, pourra donc montrer son savoir-faire le 21 janvier prochain à St-Petersburg en Floride.

Le joueur de ligne offensive des Bisons du Manitoba, Geoff Gray, est l'autre Canadien invité.


 

La formule gagnante du Rouge et Or

Coupe Vanier mercredi, 30 nov. 2016. 00:51

Rouge et Or 31 - Dinos 26 2:08

Christian Dufresne

Il n’y avait pas beaucoup de spectateurs dans les gradins du Stade Tim Hortons lors de la 52e Coupe Vanier, mais chacun d’eux est resté sur le bout de son siège!

Pour une troisième année de suite, il a fallu attendre les derniers instants de la finale canadienne du football universitaire pour couronner les champions. Sur la dernière séquence de la rencontre, la défense du Rouge et Or a continué d’exécuter ce qu’elle a fait tout au long du match : plier, mais ne pas casser.

C’est là l’histoire du match. Le Rouge et Or a résisté quand ses adversaires s’approchaient de la zone payante pour les limiter à des placements, sauf lors des deux premières séquences de la rencontre, bien évidemment. Les Lavallois ont pour leur part profité des erreurs des Dinos en marquant trois touchés à la suite de revirements.

Ce qui m’a le plus impressionné des joueurs de l’Université Laval est leur calme tout au long de la rencontre. Ils auraient pu paniquer quand les Dinos ont rapidement pris les devants 14-0 après les cinq premières minutes du premier quart ou bien quand ils tiraient de l’arrière à la mi-temps. Même quand le temps commençait à se presser en fin de match, les Lavallois n’ont montré aucun signe de panique.

Glen ConstantinAvec une grande majorité de joueurs qui en étaient à une première expérience à la Coupe Vanier, il faut saluer leur sang-froid. Comme le décrit souvent mon collègue Pierre Vercheval, ce type de match offensif est comme un combat de boxe. Et c’est le Rouge et Or qui a lancé le dernier uppercut.

Le nom de Raphaël Robidoux-Bouchard sera à jamais associé à l’histoire du programme de football de l’Université Laval en raison de son saut parfaitement calculé pour bloquer le dégagement d’Adam Sinagra, ce qui a éventuellement mené au touché de la victoire de Hugo Richard.

Mais le jeu qui a quant à moi fait complètement changer le vent de côté, c’est l’échappé provoqué par Cédric Lussier-Roy qu’il a lui-même recouvré à la ligne de 8 des Dinos. Cela a mis un doute dans la tête des Dinos qui ont été plus prudents par la suite.

L'avenir est rose pour les Lavallois avec peu de finissants qui quittent. Surtout que Hugo Richard a été impressionnant en éliminatoires.

Le chapeau bien haut aux Dinos

Il faut reconnaître que les entraîneurs des Dinos avaient préparé un plan de match qui a causé bien des maux de tête à l’unité défensive du Rouge et Or, particulièrement en couverture de zone. La tertiaire avait de la difficulté à reconnaître les formations de Calgary et très souvent un receveur était laissé fin seul. L’exécution était au rendez-vous chez les Albertains.

L’unité défensive des Dinos a aussi fait du bon travail, surtout de la part de leur ligne défensive. J’ai croisé leur entraîneur de position après la rencontre, Chris Anstey. Ses joueurs de ligne défensive ont malmené la ligne offensive du Rouge et Or qui a accordé sept sacs. Il m’a admis qu’il s’inspirait de ce qui se faisait au Québec, lui qui a joué son football collégial avec les Cougars de Champlain-Lennoxville.

Les Dinos, comme le Rouge et Or, ont une jeune formation et ils n’ont jamais abandonné lorsqu’ils ont perdu les devants, et ce, à deux reprises dans le match.

Le quart-arrière Adam Sinagra était méconnu ici dans sa province natale, mais il se fera un nom dans l’Ouest canadien si sa carrière se poursuit comme il l’a commencé. Avec une performance du genre, il devrait avoir le départ au premier match l’an prochain à moins qu’il ne se fasse coiffer par un quart-arrière qui s’est fait recruter en qui les Dinos fondent beaucoup d’espoir.

Ce fut une bonne bataille et l’Université Laval a réussi les jeux cruciaux, ce qu’une équipe championne se doit de faire en finale.

La façon dont le match s’est déroulé donnera de bons arguments de recrutement pour les deux équipes. Le Rouge et Or parce qu’il enlève encore une fois les honneurs de la finale du football universitaire canadien et les Dinos parce qu’ils ont tenu tête au programme le plus prestigieux au pays.

Le Rouge et Or a donc ramené une neuvième coupe Vanier à Québec, une quatrième depuis 2010. J’étais de ceux qui avaient prédit une victoire des Lavallois. Je m’attendais à un match qui soit serré, mais je ne croyais pas que ça se déciderait jusqu’à la dernière séquence de la rencontre.

Chapeau à ses deux équipes qui ont offert un spectacle digne d’une Coupe Vanier. C'est tout le football canadien qui s'en porte mieux quand il y a une finale du genre. Les Dinos pourront peut-être prendre leur revanche l'an prochain, mais ce serait du côté de la Coupe Mitchell puisque le champion de la division Canada-Ouest accueillera celui du RSEQ en 2017.

La 53e Coupe Vanier sera à nouveau présentée à Hamilton l’an prochain. J'espère qu'U Sports apprendra de ses erreurs de cette année et j’ose espérer qu’il y aura plus de spectateurs que samedi dernier. Si on enlevait les partisans du Rouge et Or et des Dinos qui s’étaient déplacés, il ne restait qu’une poignée de personnes.

Le fait que la Coupe Grey était présentée non loin de Hamilton à Toronto et qu’il n’y avait pas d’équipe ontarienne n’ont pas aidé le comité organisateur. En 2017, le championnat de la LCF sera à Ottawa et il y a de grandes chances qu’une formation de l’Ontario soit à la Coupe Vanier. La Coupe Uteck opposera une équipe des Maritimes face à une de la province qui est à la frontière ouest du Québec.

En terminant, je voudrais remercier les étudiants-athlètes de partout au Canada, mais surtout ceux d’ici au Québec. Le calibre de jeu est maintenant à un niveau extraordinaire, particulièrement quand on considère que ces jeunes hommes vont aussi à l’université en même temps. Vous en sortez gagnants avec les valeurs qui vous sont inculquées et les diplômes avec lesquels vous quittez l’université.

Cela s’applique pour tous les sports étudiants de partout au pays. C’est toute la société qui ressort gagnante quand des jeunes décident de conjuguer le sport et les études. On se dit à l’année prochaine pour le football et entre temps, allons voir du basketball, du volleyball, du hockey ou tout autre sport étudiant pour encourager ceux qui sont des exemples pour notre jeunesse.

Un sentiment nouveau pour plusieurs Lavallois

Coupe Vanier samedi, 26 nov. 2016. 21:48

Rouge et Or 31 - Dinos 26 2:08

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Hugo Richard, Mathieu Betts, Antony Dufour et un bon nombre de leurs coéquipiers ont goûté à la conquête de la coupe Vanier pour la première fois de leur carrière universitaire, samedi.

En l’emportant par la marque de 31-26 dans un match chaudement disputé qui s’est décidé en fin de quatrième quart, le Rouge et Or de l’Université Laval a amélioré son propre record en remportant un neuvième titre canadien, et ce, au cours des 18 dernières années.

Les joueurs qui vivaient cette extase pour la première fois avaient de la difficulté à décrire les émotions qui les habitaient après un match parsemé de rebondissements.

« L’objectif, c’était d’être des champions nationaux. C’est un sentiment que tu ne peux pas avoir avec n’importe quelle équipe. On a un groupe tellement talentueux. Il fallait que ça arrive un moment donné et je suis content que ce fût cette année », a indiqué l’ailier défensif Mathieu Betts qui avait reçu des offres pour aller dans la NCAA à l’issue de son parcours collégial il y a deux ans.

Le Rouge et Or trouve le moyen de gagner

« C’est un rêve de jeunesse, a mentionné Antony Dufour qui avait des billets de saison pour les matchs du Rouge et Or quand il était plus jeune. C’est indescriptible le sentiment que je ressens. On fait des sacrifices pour pouvoir s’entraîner. Quand ça se résume à une belle victoire comme ça à la fin, il n’y a pas de mot. »

Betts commençait déjà à réaliser l’exploit de son équipe qui remportait un troisième titre canadien en cinq ans, mais un premier depuis 2013.

« Je l’ai levé deux ou trois fois, a-t-il dit une vingtaine de minutes après la conclusion du match en parlant de la coupe Vanier. Ma soirée va consister à la lever chaque heure. Je commence à m’habituer, elle est plus lourde à gauche qu’à droite. »

Bien qu’aucune conquête du championnat canadien n’avait été facile dans le passé, celui-ci revêt un cachet plus particulier étant donné que le Rouge et Or avait été défait lors des deux dernières Coupes Dunsmore.

Certains commençaient à dire que le programme avait perdu son aura alors qu’il fallait plutôt attribuer cette situation au fait que les Carabins avaient aussi bâti des équipes qui pouvaient aspirer aux grands honneurs.

« Il y a sûrement des gens qui ont douté, et peut-être avec raison, du programme dans le sens que ça faisait deux ans qu’on perdait en finale du Québec. On sentait la compétition monter. Aujourd’hui, on a prouvé que le Rouge et Or est encore au sommet et qu’on est là pour rester », a déclaré l’entraîneur des receveurs, Guillaume Rioux, un ancien joueur étoile du programme.

« Nous sommes très fiers. Le football devient de plus en plus compétitif dans notre division. Il y avait une perception que l’Université de Montréal nous rattrapait. En effet, c’est très serré et c’est bien correct. Mais je pense qu’on a prouvé qu’on est très compétitif et qu’on va poursuivre de l’être », a estimé l’entraîneur-chef des Lavallois, Glen Constantin.

Constantin content pour Richard

Hugo Richard a fait beaucoup de cheminement personnel en 2016. Il est devenu le leader dont cette équipe avait besoin et il a connu un autre fort match à la Coupe Vanier.

Le quart-arrière de troisième année a cependant commis une interception en fin de quatrième quart qui aurait pu coûter la victoire au Rouge et Or. Mais le botté bloqué de Raphaël Robidoux suivi du touché de Richard ont permis aux Lavallois de soulever le précieux trophée.

« Je n’aurais vraiment pas aimé que ça se termine comme ça et que le fardeau de la défaite soit sur lui. Ce n’aurait pas été le cas et ç’aurait été injuste. C’est un compétiteur et il veut faire des jeux. Il faut qu’il fasse attention à ces jeux-là. Dans les derniers quatre matchs, il n’a pas fait beaucoup d’erreurs », a analysé Constantin en parlant des éliminatoires de Richard.

Richard a été nommé joueur par excellence du match, ce qui vient conclure de belle manière ses excellentes prestations en éliminatoires.

« Évidemment, c’est sûr que c’est flatteur. J’aime montrer à tout le monde que je suis capable de jouer au football. J’aime surtout le montrer aux joueurs qui sont autour de moi », a affirmé Richard, qui a gagné 401 verges totales à la Coupe Vanier.

« Il y a toujours du monde qui va te critiquer. Amenez-moi les critiques, ça ne me dérange pas », a-t-il répondu sans rancune pour ses détracteurs.

Les célébrations de l’organisation sont donc bien entamées. Il s’agira de souvenirs inoubliables pour tous les joueurs et membres du personnel après une saison où ils n’auront connu qu’une seule défaite qui remonte à leur premier match du calendrier régulier face aux Carabins.

Néanmoins, à compter de janvier, tout sera à recommencer et le Rouge et Or tentera de revenir terminer sa saison à Hamilton alors que la 53e Coupe Vanier sera aussi présentée dans cette ville.

Une 9e coupe Vanier pour le Rouge et Or

Coupe Vanier samedi, 26 nov. 2016. 16:34

Rouge et Or 31 - Dinos 26 2:08

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Le Rouge et Or a encore une fois dû faire preuve de résilience et ce groupe a démontré que sa plus grande force se retrouvait probablement entre ses deux oreilles.

Dans un match où les rebondissements se sont succédé les uns après les autres, les représentants de l’Université Laval ont dominé la deuxième demie pour défaire les Dinos de Calgary par la marque de 31-26, samedi, pour ainsi ajouter une neuvième coupe Vanier au palmarès du programme.

Après avoir vu les Dinos reprendre les devants 26-24 sur un placement avec 8:12 à faire au quatrième quart, le demi défensif Raphaël Robidoux a effectué un saut extraordinaire pour bloquer un botté de dégagement des Albertains.

Touché victorieux de Hugo Richard

Le Rouge et Or a repris le ballon à la ligne de 15 de ses adversaires. Le quart-arrière Hugo Richard, qui avait commis une interception coûteuse quelques jeux avant le botté bloqué, a inscrit le touché victorieux en portant le ballon sur une verge avec 2:33 à faire à la partie.

« C’était planifié. Mais ce n’était pas censé être moi qui fasse le bloc, a expliqué Robidoux qui s’est servi de ses talents d’ancien joueur de basketball pour effectuer ce jeu. Ils ont bloqué le joueur à côté de moi et je suis rentré tout seul. Dès que j’ai vu que le botteur était près de moi, j’ai levé les bras et j’ai sauté. »

Les Dinos ont eu une dernière chance après avoir stoppé leurs adversaires sur un troisième essai et une verge, mais n’ont pu en profiter bien qu’ils aient lutté jusqu’à la fin en s’approchant à la ligne de 23 des Lavallois.

« C’est un sentiment incroyable », a exprimé le finissant Félix Faubert-Lussier. « Je n’aurais pas pu demander pour une meilleure fin. J’aime mon équipe et mes entraîneurs. De faire ça à Hamilton, c’est très spécial », a ajouté celui qui a commencé l’année avec les Tiger-Cats.

Hugo Richard a été nommé le joueur par excellence du match. Son coéquipier, le secondeur Cédric Lussier-Roy, a pour sa part reçu le trophée Bruce-Coulter qui est décerné au joueur défensif par excellence de la Coupe Vanier.

« C’est très satisfaisant de pouvoir la soulever après tant d’effort et d’essais qui n’ont pas fonctionné. Ça faisait deux ans qu’on n’était pas capable de sortir du RSEQ. Pour Laval, ce n’est pas quelque chose qui était arrivé souvent. Pour nous, de pouvoir l’emporter au RSEQ et de pouvoir gagner la coupe Vanier, c’était très important », a mentionné le pivot de troisième année qui a lancé pour 339 verges de gains avec deux passes de touché et une interception.

Un botté bloqué pour préparer le touché

Les meilleurs joueurs du Rouge et Or ont élevé leur jeu d’un cran lors des deux derniers quarts pour permettre d’effacer le retard de sept points que la troupe québécoise accusait à la mi-temps.

L’ailier rapproché Antony Auclair et le porteur de ballon Vincent Alarie-Tardif ont inscrit les autres touchés des Lavallois en deuxième demie. Marc-Antoine Pivin avait marqué un majeur au premier quart et Dominic Lévesque a réussi un placement.

Un autre tournant de cette 52e Coupe Vanier est survenu au milieu du troisième quart. Cédric Lussier-Roy a provoqué l’échappé du quart-arrière Adam Sinagra lui était venu en relève au partant Jimmy Underdahl en première demie. Lussier-Roy a lui-même récupéré le ballon à la ligne de 8 des Dinos.

Deux jeux plus tard, Richard rejoignait Antony Auclair sur cinq verges pour réduire l’écart à 20-17. Celui qui pourrait graduer chez les professionnels dès l'an prochain a été le meilleur receveur des siens avec 6 réceptions pour 70 verges.

Dès la séquence suivante, Richard et son attaque ont remonté le terrain sur 89 verges et Alarie-Tardif a donné les devants au Rouge et Or pour la première fois du match en franchissant les trois verges qui le séparaient de la zone des buts sur une course.

Après une première demie difficile, tant le front défensif que la ligne offensive de l’Université Laval se sont ressaisis. La ligne défensive a trouvé le moyen de précipiter les gestes de Sinagra tandis que la ligne à l’attaque a réussi à offrir une protection beaucoup plus adéquate à Richard qui avait été victime de cinq sacs lors des deux premiers quarts.

Malgré tout, l’unité offensive des Dinos, qui aurait peut-être mérité un meilleur sort, a terminé avec plus de verges que celle de l’Université Laval. Calgary a amassé 553 verges, dont 399 par la passe. Les Lavallois ont quant à eux gagné 467 verges.

« Notre défense a accordé beaucoup de verges, mais c’est quelque chose qui arrive. Elle a plié, mais elle n’a pas cassé. Les gars ont bien travaillé. Ils n’ont jamais lâché », a convenu Richard qui a récolté 62 verges en 9 courses.

Le Rouge et Or a maintenant une fiche de 9-1 en 10 présences à la Coupe Vanier. Le neuvième titre de l’histoire du programme et le huitième du règne de Constantin améliorent ces deux marques canadiennes que détenaient déjà les Lavallois.

Les Dinos prolongent leur disette alors que leur dernier titre canadien remonte à 1995. Ils ont connu la défaite lors de leurs quatre dernières participations à la Coupe Vanier, dont trois d’entre elles face au Rouge et Or.

Un début de match catastrophique

La défense du Rouge et Or s’est fait passer sur le corps lors de deux premières séries de l’attaque des Dinos qui en ont profité pour inscrire deux touchés, dont un sur le premier jeu offensif de la rencontre.

Le Rouge et Or trouve le moyen de gagner

L’unité défensive de Marc Fortier s’est ensuite ajustée pour stopper l’hémorragie en plus de voir le quart-arrière partant des Dinos, Jimmy Underdahl, quitter le match avant la fin du premier quart lorsqu’il s’est blessé au genou gauche, la même blessure qui lui avait fait rater quatre parties.

Les Dinos ont commencé la rencontre sur les chapeaux de roue en marquant un touché sur une passe de 86 verges. Underdahl a rejoint le receveur Michael Klukas qui était fin seul après avoir battu le demi de coin Alex Hovington. Le converti de Niko DiFonte a toutefois été raté.

La défense des Lavallois n’a pas eu le temps de reprendre son souffle que l’attaque des Dinos en remettait. Une séquence de six jeux sur 85 verges s’est terminée par une course de 3 verges pour le majeur d’Anthony Anderson pour faire 13-0 en faveur de Calgary.

Malgré ce départ canon des Dinos, l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, n’a jamais douté de son équipe.

« C’était très tôt dans le match. Nous nous sommes rassemblés et on s’est concentré sur ce qu’on devait faire. Le cahier de jeux était encore complètement ouvert à ce moment », a-t-il déclaré lui qui a reçu les félicitations de bien des partisans, parents de ses joueurs et amis après la victoire.

Le Rouge et Or a montré signe de vie sur la troisième série offensive des Dinos lorsqu’Adam Auclair a intercepté Underdahl. Sur le jeu suivant, Hugo Richard a lancé une bombe de 37 verges à Marc-Antoine Pivin pour réduire l’écart à 14-7 et le premier quart n’était pas encore terminé.

Les deux équipes se sont échangées des placements au deuxième quart et les hommes de Wayne Harris fils ont retraité au vestiaire avec une avance de 17-10 à la mi-temps.

Le receveur Tyrone Pierre avait l’opportunité de permettre à son équipe d’ajouter des points avant la fin du deuxième quart. Après une longue passe de Richard, le receveur éloigné a oublié de changer le ballon de main et il a commis un échappé recouvré par les Dinos à leur ligne de 2 avec 58 secondes à écouler à la première demie.

Dominic Lévesque, qui avait repris son poste de botteur partant en raison d’une blessure qui empêchait Félix Faubert-Lussier de botter, a réussi sa seule tentative de placement du match sur 38 verges. Son vis-à-vis, la recrue Niko DiFonte, a passé le ballon entre les poteaux à quatre reprises (43, 31, 31, 29) en plus d’ajouter un simple sur un botté d’envoi.

Il s’agissait du dernier match de la carrière universitaire de quatre joueurs du Rouge et Or. Faubert-Lussier, Hovington, qui n’a pas joué en deuxième demie en raison d’une blessure, Robidoux et le demi défensif Gabriel Marcoux terminent leur parcours à l’Université Laval en champions de la Coupe Vanier.

Pour Faubert-Lussier, qui a été un choix au repêchage des Tiger-Cats et qui s’alignera fort probablement avec eux l’an prochain, il ajoute une troisième bague après celles de 2012 et 2013.

Les yeux sur la cible jusqu’au bout

Coupe Vanier samedi, 26 nov. 2016. 20:32

Rouge et Or 31 - Dinos 26 2:08

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Le Rouge et Or n’aura détenu l’avance que pendant 10 min 42 sec lors de la finale du football universitaire canadien. Mais quand le cadran n’indiquait que des zéros, le pointage était en sa faveur, ce qui lui a permis de remporter la coupe Vanier pour une troisième fois en cinq ans.

L’Université Laval tirait de l’arrière par 14 points alors qu’il n’y avait même pas cinq minutes de jouées. Jamais l’équipe n’a douté de ses chances de soulever le trophée pour la première fois depuis 2013 ce qu’elle a réussi en l’emportant par la marque de 31-26 face aux Dinos de Calgary, samedi.

« Depuis le début de la semaine, je me disais que si j’y crois, ça allait arriver. Je ne me suis jamais dit "si on va gagner". Je me suis toujours dit qu’on allait gagner », a indiqué le quart-arrière Hugo Richard qui a été nommé joueur par excellence de la rencontre.

Tirant de l’arrière 26-24 avec environ 4 minutes à faire, Raphaël Robidoux a finalement réussi le jeu du match en bloquant un dégagement des Dinos qui a été recouvré par Christian Dallaire à la ligne de 15 des Dinos. Quelques minutes plus tard, Richard franchissait la zone des buts pour donner les devants pour de bon aux siens.

« Nous sommes restés positifs. Nous sommes une famille. Nous y avons cru et nous avons toujours eu les yeux sur notre cible. Ça donne un bon résultat », a affirmé Robidoux qui s’est servi de ses qualités d’ancien joueur de basketball pour effectuer le bloc.

« Nous y avons cru tout au long du match. S’il y a quelque chose de spécial avec ces gars-là, c’est qu’on est extrêmement résilient. […] On tirait de l’arrière 14-0 et par 7 points à la mi-temps. Il n’y a personne qui a paniqué. On savait qu’on était capable de faire la remontée et on l’a fait. Je suis fier de mes coéquipiers », a fait savoir le demi-inséré Félix Faubert-Lussier qui termine son parcours universitaire avec une troisième coupe Vanier.

Ce fut loin d’être un match parfait pour les Lavallois. Un échappé de Tyrone Pierre à la porte des buts des Dinos en fin de première demie et une interception d’Hugo Richard au quatrième quart auraient pu hanter pendant longtemps les pensées de ces deux étudiants-athlètes.

La ligne offensive a également connu des difficultés en accordant sept sacs du quart, son plus haut total cette saison.

« Une saison que tu gagnes un championnat, ce sont des montagnes russes. Tu passes par toute une gamme d’émotions. Les gars sont restés très positifs tout au long du match et ils sont maintenant des champions », a mentionné l’entraîneur des receveurs, Guillaume Rioux, qui remporte un premier titre en tant qu’instructeur après trois comme joueur.

Les Dinos n’ont pas à rougir

Les Dinos de Calgary peuvent quitter Hamilton avec la tête haute.

Ces derniers avaient fait leurs devoirs et ont exploité les failles de la défense du Rouge et Or. L’attaque albertaine a conclu la partie avec près de 600 verges, dont 182 au sol.

L’attaque aérienne était aussi en forme avec une récolte de 399 verges et n’a jamais ralenti malgré la perte de leur quart-arrière partant Jimmy Underdahl qui s’est de nouveau blessé au genou gauche au premier quart.

Le Montréalais Adam Sinagra a bien fait en relève, mais les séquences qui se sont terminées par des placements au lieu de touchés ont fait la différence au final.

« On savait que c’était une très bonne attaque. Ils ont des receveurs très intelligents et une bonne ligne à l’attaque. Mais un match de championnat, peu importe les verges que tu accumules, ce qui est important, c’est de finir avec la victoire », a bien résumé le héros du jour, Raphaël Robidoux.

« Ils avaient un excellent front défensif. Ils ont fait beaucoup de blitz. Nous avons une jeune ligne offensive. On en a fait juste assez. On a ralenti leurs ardeurs avec des passes rapides et de la course. Les Dinos forment une excellente équipe qui est très bien dirigée », a tenu à souligner l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, qui remporte une huitième coupe Vanier en 16 ans à la barre du programme.           

Les deux équipes pourraient se recroiser en demi-finale canadienne, l’an prochain. Dans le cadre de la Coupe Mitchell de 2017, le vainqueur de la division Canada-Ouest accueillera le champion de la Coupe Dunsmore.

Mais, avant tout, les Dinos prendront le temps de panser leurs plaies tandis que le Rouge et Or célèbrera cette victoire en grand.

Tout est en place pour la 52e Coupe Vanier

Coupe Vanier samedi, 26 nov. 2016. 07:43

Le Rouge et Or retrouve de vieilles connaissances 2:03

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Après sept mois de saison morte, un camp d’entraînement, huit matchs de calendrier régulier et quatre semaines d’éliminatoires, le champion de la 52e Coupe Vanier sera couronné cet après-midi.

Le Rouge et Or de l’Université Laval et les Dinos de Calgary s’affronteront pour la troisième fois de leur histoire en grande finale canadienne qui sera présentée au Stade Tim Hortons de Hamilton dès 13 h. Le RDS.ca vous fera une mise à jour du match en direct.

Si on avait dit à Glen Constantin en 1996, lors de la première campagne du programme de football de l’Université Laval, que le Rouge et Or participerait à sa 10e Coupe Vanier à sa 21e année d’existence et qu’il viserait un neuvième titre, il ne l’aurait pas cru.

« Je ne pensais même pas être ici aussi longtemps, a mentionné Constantin qui complète sa 16e saison à la barre du Rouge et Or. [...] Ce que j’aime, c’est que ce programme n’a pas fini de grandir. On veut encore mieux faire les choses. J’ai de bonnes personnes qui m'appuient. J’ai des entraîneurs extraordinaires avec qui je travaille main dans la main depuis longtemps. »

Constantin, qui détient le quatrième plus long règne actif dans le football universitaire canadien, était l’entraîneur-chef des Lavallois lors de sept des huit conquêtes du programme, un record au pays.

Pour un joueur comme Louis-Gabriel Beaudet, c’est l’accomplissement de quatre ans de travail qui lui a permis de se rendre à ce match. Le centre du Rouge et Or a dû patienter longtemps derrière des joueurs comme Pierre Lavertu et Philippe Gagnon, pour ne nommer que ceux-là, avant d’avoir sa place sur la ligne offensive.

« Ça fait quatre ans que je suis privilégié d’être ici. On m’a donné ma chance cette année et je la saisis. Ça ne peut pas être mieux que ça. C’est le match que tout le monde veut jouer. Il reste deux équipes et on en fait partie. C’est incroyable comme sentiment », a indiqué celui qui était avec l'équipe, mais qui n’était pas en uniforme lors du dernier titre canadien du Rouge et Or en 2013.

Le Rouge et Or n’a qu’une seule défaite en neuf participations à la Coupe Vanier, un revers crève-cœur en prolongation face aux Marauders de McMaster en 2011 qu’il a vengé dès la saison suivante.

Le Rouge et Or a le numéro des Dinos

Il s’agira également de la dixième participation des Dinos à la Coupe Vanier. Ces derniers se sont toutefois inclinés à leurs trois dernières présences au dernier match de la saison du football universitaire canadien, dont deux face au Rouge et Or.

En 2013, dans un match qui avait été serré jusqu’au quatrième quart, la troupe albertaine, alors dirigée par Blake Nill, avait finalement dû s’avouer vaincue par la marque de 25-14. Les joueurs qui étaient de cette formation ont tiré des leçons depuis.

« Depuis ce temps, une de nos devises dans l’équipe est de terminer nos matchs, nos séries offensives et nos jeux. Ça nous donne une meilleure chance de l’emporter à la fin de la partie. Nous étions tellement près de la victoire, mais nous n’avons pas réussi à compléter le travail », se souvient le quart-arrière Jimmy Underdahl qui sera le partant cet après-midi contrairement à 2013.

Malgré deux saisons régulières exceptionnelles avec des formations toutes étoiles en 2014 et 2015, les Dinos n’avaient pas été en mesure de sortir de leur division. Avec une équipe plus jeune qui a été affectée par les blessures, ce groupe a cru en ses moyens en 2016 et se donne une chance de ramener une cinquième coupe Vanier à Calgary.

« Quand tu commences la saison, c’est ici que tu voudrais être à la fin, a affirmé le coordonnateur défensif des Dinos, Tom Higgins. La saison dernière était exceptionnelle parce que l'équipe était tellement talentueuse. Le quart (Andrew Buckley), le centre (Sean McEwen) et le porteur de ballon (Mercer Timmis) sont tous maintenant dans la LCF. On savait que ce serait une année plus difficile. Il y a eu des blessures et des joueurs ont pris leur place avec brio. Ils croyaient en eux. »

« Notre parcours n’a pas été le plus facile. C’était une lutte sans merci dans la division Canada-Ouest semaine après semaine. Nous sommes une équipe de col bleu. On ne se fie pas à un seul joueur. C’est un travail d’équipe », a fait valoir le quart-arrière et botteur de dégagement des Dinos, Adam Sinagra, qui a joué son football collégial au Cégep John Abbott.

Le dernier titre des Dinos remonte à 1995. La formation maintenant dirigée par Wayne Harris fils est également à la recherche de la première victoire de son histoire face au Rouge et Or. Lors des six confrontations (2 matchs préparatoires, 2 demi-finales canadiennes, 2 Coupes Vanier), les Lavallois l’ont toujours emporté et Calgary n’a jamais marqué plus de 14 points dans les quatre matchs en éliminatoires.

Chapdelaine et Constantin : le football, une histoire de famille

Coupe Vanier vendredi, 25 nov. 2016. 20:26 Justin Chapdelaine et Glen Constantin
Justin Chapdelaine et Glen Constantin (Source d'image:RDS)
Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Glen Constantin et Justin Chapdelaine ont 26 ans de différence d’âge, mais ils ont tous été introduits au football par leur père.

Le jeune Glen Constantin, alors au primaire, allait voir les parties de l’équipe de sa future école secondaire avec son père sur les plaines d’Abraham. L’amour pour le sport qui lui a procuré son emploi est tout de suite né.

Chapdelaine, aujourd’hui âgé de 25 ans et qui est l’entraîneur des receveurs des Dinos de Calgary, a suivi son père Jacques à Québec lorsque ce dernier a pris la tête du programme du Rouge et Or en 1997.

Constantin et Justin Chapdelaine croiseront le fer samedi lors de la Coupe Vanier alors qu’ils étaient dans le même camp en 1999 lors de la première conquête de l’Université Laval.

Le sport est souvent une histoire de famille et ce n’est pas différent pour le football. Adam Auclair évolue au sein de la même équipe que son grand frère Antony pour la première fois de sa vie avec le Rouge et Or.

Pour Hugo Richard, son père a été son premier entraîneur de football alors qu’il jouait au civil. À l’époque, Richard était loin de se douter qu’il serait un jour le quart-arrière partant des Lavallois lors de la 52e Coupe Vanier.

Voici le récit de la naissance de la passion pour le football de ces quatre hommes.

Glen Constantin : une carrière choisie jeune

Alors qu’il assistait aux matchs de l’école Saint Patrick's, Glen Constantin ne pouvait même pas rêver d’être entraîneur-chef du Rouge et Or puisque le programme n’existait pas encore.

Mais son feu sacré pour le football commençait à naître tranquillement.

« Mon père m’amenait sur les plaines d’Abraham pour voir du football. J’étais à l’école primaire à l’époque. J’ai ensuite commencé à jouer des matchs dans l’équipe de mon frère qui est plus vieux que moi. J’ai tout fait dans ce sport. J’ai même été gérant d’équipement dans l’équipe de mon frère. J’adore ce sport.»

« Parfois, je vois certains de mes joueurs qui ont de la difficulté à trouver avec quoi ils vont gagner leur vie. Personnellement, je savais que j’allais gagner ma vie avec le football. Tout jeune, je pensais que ça allait être comme joueur, mais ça n’a pas duré longtemps. Après, je savais que ça allait être comme entraîneur. »

Environ 40 ans plus tard, force est d’admettre que le jeune Constantin avait vu juste pour son choix de carrière puisqu’il a construit un programme solide à l’Université Laval. Sa plus grande fierté, mis à part les titres de la Coupe Vanier? De voir ses joueurs devenir de bonnes personnes et de bons citoyens. Il est heureux pour tous ceux qui ont suivi ses pas et qui sont maintenant entraîneurs. Mais il rappelle qu’il y a aussi bon nombre d’avocats, de médecins et d’ingénieurs qui sont passés par le Rouge et Or.

« Je suis très fier des joueurs dans la LCF et des entraîneurs, mais on doit compter aussi le nombre d’avocats, de médecins et d’ingénieurs qui sont sortis du programme. Le sport étudiant, à la base, ça demeure ça. »

« Il a fallu que j’aille récemment en cour pour une affaire, mais elle n’était pas criminelle. J’étais représenté par deux de mes anciens joueurs qui sont maintenant avocats. C’était comme se présenter dans le tunnel au PEPS pour un match, mais cette fois, c’était devant un juge. C’était vraiment spécial pour moi. »

Justin Chapdelaine : un professeur plus qu’un entraîneur

Alors âgé de sept ou huit ans, Justin Chapdelaine a vécu le premier titre de l’histoire du Rouge et Or en tant que fils de l’entraîneur-chef.

« J’ai des souvenirs de la coupe Vanier qu’il a gagnée en 1999 et j’étais à Toronto. Je me souviens aussi d’être allé à tous les matchs au PEPS. Ce n’était pas ce que c’est aujourd’hui. C’était des années mémorables et je sais que c’est vraiment à cet endroit qu’il s’est épanoui comme entraîneur. »

C’est le paternel, qui était entraîneur-chef par intérim des Alouettes pour la fin de la saison 2016, qui lui a donné sa première chance comme entraîneur après sa carrière de quart-arrière à l’Université Queen’s.

« Je ne voulais pas retourner à l’école quand j’ai terminé ma mineure. Mon père m’a alors demandé si je voulais être entraîneur avec lui à Simon Fraser. C’était mon année d’expérimentation et j’ai adoré cela. Je l’ai suivi avec les Roughriders de la Saskatchewan. Nous avons eu une bonne année en attaque. »

Son père a ensuite pris le chemin de Montréal et Justin celui de Calgary. A-t-il le même style que son père comme entraîneur?

« Nous sommes des entraîneurs similaires. Nous sommes calmes et avons du sang-froid. Je nous vois plus comme des professeurs que des entraîneurs. Nous avons une bonne tête pour l’attaque pour savoir où placer les joueurs sur le terrain pour développer un jeu afin d’exploiter la défense adverse. On se parle souvent des différents schémas et stratégies pour déjouer une défense. Même quand il est à Montréal, on s’envoie des messages textes pour se parler de stratégies. »

La famille Chapdelaine regorge d’entraîneurs alors il n’était pas surprenant que Justin suive la lignée familiale. La mère de Justin est une entraîneuse d’athlétisme et son frère un entraîneur personnel. Comment Justin envisage-t-il l’avenir?

« C’est difficile à dire présentement. J’ai vu beaucoup d’entraîneurs-chefs à l’œuvre. C’est beaucoup d’organisation et d’administration. En tant que jeune entraîneur, je ne crois pas que je voudrais me soumettre à cela pour le moment. Je veux tout d’abord devenir un coordonnateur offensif. Je crois être en mesure de le faire dans le football universitaire canadien. Mais pour l’instant, je ne pense qu’à la Coupe Vanier et à mon rôle pour aider les Dinos à l’emporter. »

Adam Auclair : le football pour se défouler

Le talent au football est de famille chez les Auclair.

Le grand frère d’Adam, l’ailier rapproché Antony Auclair, dispute sa quatrième saison avec le Rouge et Or et a réussi à attirer les regards des dépisteurs de la NFL. Adam a pour sa part été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles au pays à la position de demi défensif et ce à saison recrue.

C’est un peu grâce à son frère qu’Adam a découvert le football.

« J’ai commencé à jouer alors que j’étais en quatrième année du primaire. Mon grand frère était en sixième année. La première partie à laquelle j’ai assisté était un match d’Antony au printemps. Je crois même que c’était du neuf contre neuf. Je sentais que je pourrais me défouler. À l’époque, je faisais du karaté. On dirait que je n’étais pas capable de me défouler au karaté. Quand j’ai commencé à jouer au football, je sortais le méchant que j’avais en dedans. Le réservoir d’énergie se vidait sur le terrain. »

Auclair a suivi les traces de son frère en jouant dans le football civil durant son passage à l’école secondaire. Il a ensuite évolué avec les Cougars du Collège Champlain-Lennoxville au niveau collégial, programme qui avait aussi produit Antony. Les deux Auclair se retrouvent maintenant pour la première fois dans la même équipe et pourrait gagner la coupe Vanier ensemble.

« J’ai joué dans les mêmes programmes que mon frère, mais c’est la première fois que nous sommes dans la même équipe. Nous en sommes fiers et nous profitons du moment présent. »

Hugo Richard : choisir entre différents sports

Comme plusieurs jeunes, Hugo Richard pratiquait plusieurs sports. Le basketball et le hockey occupaient la grande partie de son temps au primaire.

Son père lui a ensuite fait une proposition.

« Mon père aimait beaucoup le football et avait joué au cégep. Comme pour le hockey, il m’avait demandé si je voulais essayer le football et j’ai dit oui. J’ai commencé et mon père me dirigeait quand j’étais jeune. Il aimait ça mettre du temps là-dedans et il dirigeait avec des amis. C’était un peu un sport de famille. Ma sœur a joué aussi au football contact avec les gars jusqu’au niveau pee-wee et ç’a été le fun. Ça m’a mené où je suis aujourd’hui. »

Après avoir joué au football civil à Saint-Bruno, Richard a développé sa passion pour ce sport au Collège Notre-Dame avec les Cactus.

« Quand j’étais jeune, je faisais plusieurs sports et je ne savais pas trop dans lequel j’allais me spécialiser. En fin de compte, j’ai choisi le football. Quand je suis allé au Collège Notre-Dame, c’est là que ma passion pour le football a repris un deuxième souffle. Après cela, j’avais des objectifs. Ce n’était pas nécessairement de devenir le quart-arrière du Rouge et Or, mais je voulais me rendre à l’université. »

« Le hockey, c’était le fun. Mais l’atmosphère autour, ce n’était pas pour tout le monde et personnellement je n’en raffolais pas. Ma mère non plus. Elle était contente que je ne choisisse pas ce sport. Le basketball, je n’avais pas un avenir ou une volonté d’aller plus loin. J’avais déjà arrêté avant le secondaire parce que trois sports, c’était trop difficile à faire. »

Avec le recul, Hugo Richard ne regrette aucunement son choix. Il demeure toujours un adepte des autres sports. Lors des deux dernières années, il était même parfois le marqueur lors des matchs de basketball des équipes du Rouge et Or.

Le Rouge et Or fin prêt pour la Coupe Vanier

Coupe Vanier vendredi, 25 nov. 2016. 18:47

Le Rouge et Or retrouve de vieilles connaissances 2:03

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Le Rouge et Or de l’Université Laval a tenu son dernier entraînement en préparation de la Coupe Vanier, vendredi.

Les joueurs ont répété leur plan de match durant la séance qui a été d’une durée d’un plus d’une heure au Stade Tim Hortons où se déroulera la finale du football universitaire canadien dans moins de 24 heures.

L’ambiance était détendue, les sourires étaient au rendez-vous, mais dès que les exercices ont commencé, les joueurs offraient toute leur concentration aux entraîneurs.

Dans l’ensemble, l’entraîneur-chef des Lavallois, Glen Constantin, est satisfait de la préparation de ses ouailles qui ont su garder leur attention sur le football durant cette semaine fort occupée.

« J’avais des appréhensions étant donné que c’était une équipe plus jeune. Pour beaucoup de joueurs, c’est leur première fois à la Coupe Vanier. Pour ceux qui l’ont gagné en 2013, c’était à la maison. Donc, il n’y avait pas le voyage et ils dormaient dans leur appartement. C’était donc différent. Ils ont bien géré les distractions et ils ont les yeux sur la cible », a-t-il assuré au terme du dernier entraînement de 2016 de son équipe.

« Le travail est fait. Les entraîneurs ont travaillé jour et nuit. Les joueurs ont bien assimilé ce qu’ils doivent faire. On est prêt à jouer », a jouté le pilote qui vise une neuvième coupe Vanier pour son programme, une huitième depuis le début de son règne en 2001.

Constantin et ses vétérans joueurs ont guidé les étudiants-athlètes qui en étaient à une première présence à la Coupe Vanier. Le mot d’ordre était de se concentrer sur leurs adversaires, les Dinos de Calgary, et sur ce qu’ils devaient faire dans les stratégies établies par les entraîneurs. Par contre, ils leur ont aussi rappelé de profiter du moment et d’avoir du plaisir.

« Je me suis assuré que leurs pensées étaient à la bonne place », a indiqué le demi-inséré de cinquième année Félix Faubert-Lussier. « Mais je leur ai également dit de s’amuser et d’en profiter en ne se mettant pas trop de pression parce que c’est une super belle semaine. Je me rappelle de mes deux premières comme si c’était hier. Je veux qu’il touche à ça comme j’en ai eu la chance », a enchaîné celui qui a deux bagues de la Coupe Vanier.

Les clés pour vaincre les Dinos

Le Rouge et Or a gagné ses deux derniers titres canadiens grâce à son attaque au sol. En 2012 face aux Marauders, l’Université Laval a amassé 373 verges par la course, ce qui constituait un record de la Coupe Vanier. L'année suivante, les Lavallois ont battu leur propre marque avec 449 verges de gains terrestres dans la victoire de 25-14 aux dépens de l’Université de Calgary.

Faisant face à l’une des meilleures lignes défensives qu’ils ont eues à affronter cette saison, les joueurs offensifs et leur coordonnateur offensif Justin Éthier s’entendent pour dire que la recette pour l’emporter sera peut-être différente cette fois-ci. Néanmoins, avec une ligne offensive qui continue la tradition d’excellence à cette position, le Rouge et Or pourrait encore s’en remettre au jeu au sol pour faire mal aux Dinos.

« Il faut protéger le ballon et contrôler le temps, a identifié Faubert-Lussier comme clés en attaque. Il faudra battre leur couverture homme à homme qu’ils utilisent souvent. Les receveurs, ça va passer par nous. Il va falloir faire des jeux. Si on est capable de contrôler leur ligne défensive et de protéger Hugo (Richard), je pense qu’on devrait avoir un bon match du côté de l’unité offensive. »

« Les deux dernières coupes Vanier, on les a gagnées avec la course. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver demain (samedi) », a tenu à souligner le vétéran numéro 21 pour ne pas vendre la mèche sur le plan de match de son équipe.

La troupe albertaine a majoritairement été une attaque qui préconisait le jeu aérien cette saison. Le scénario risque d’être semblable lors de la 52e Coupe Vanier surtout que les Dinos seront probablement privés de leurs deux meilleurs porteurs de ballon.

« Il faut limiter les longs jeux. On ne peut pas laisser des receveurs seuls dans les zones profondes, a expliqué le demi défensif Adam Auclair. Nos secondeurs auront aussi un travail à faire en reculant dans les zones. C’est un effort d’équipe. Si on empêche les longs jeux, il faudra arrêter les passes plus courtes par la suite. »

« La ligne offensive des Dinos est grosse et physique. Ryan Sceviour est un bon bloqueur et Mathieu (Betts) ou Edward (Godin) devra bien travailler contre lui. Les gardes sont moins connus, mais ils sont bons », a observé le plaqueur Vincent Desjardins qui était le coéquipier de Sceviour et du garde Darius Ciraco avec l’équipe canadienne des moins de 19 ans.

« Ils lancent beaucoup le ballon, mais on espère pouvoir mettre une bonne pression sur le quart-arrière, a affirmé Desjardins. La semaine dernière (contre les Golden Hawks), il y avait beaucoup de mouvements dans le champ arrière. Maintenant, on va pouvoir plus se concentrer sur le quart en deuxième et long. »

Une saison qui se termine là où elle a commencé

Félix Faubert-Lussier croyait bien avoir joué son dernier match dans l’uniforme du Rouge et Or lors de la défaite à la Coupe Dunsmore en novembre 2015.

Des blessures successives avec les Tiger-Cats de Hamilton, qui l’ont repêché au mois de mai dernier, ont fait en sorte qu’il était plus sage pour lui de revenir disputer sa cinquième et dernière année d’admissibilité à l’Université Laval.

Félix Faubert-LussierIl a néanmoins passé deux mois et demi dans l’organisation des Ticats et disputera la Coupe Vanier au domicile de ces derniers.

« Tu veux toujours aller à la Coupe Vanier, mais le fait que ce soit à Hamilton, c’est encore plus spécial. Je me disais que si je retournais à Laval en août, je reviendrais à Hamilton comme joueur universitaire », avait toujours eu comme objectif le choix de cinquième tour des Ticats.

« Je suis en terrain connu. J’ai vu quelques joueurs de l’équipe et quelques membres du personnel. Mais je me concentre sur la Coupe Vanier. On parlera des Tiger-Cats quand la saison sera terminée », a-t-il ajouté.

L’ancien des Spartiates du Vieux Montréal aura donc la chance de terminer son parcours avec le Rouge et Or de la plus belle façon.

« Je veux finir ma carrière universitaire en champion. Ça amène un stress parce que je ne veux pas perdre ce match. Mais c’est un bon stress. Parfois, c’est important d’avoir peur et de respecter l’autre équipe pour être sûr de ne pas les prendre à la légère et d’amener tout ce que tu as », a estimé celui qui sera encore une cible de choix pur Hugo Richard samedi.

Faubert-Lussier avait subi sa deuxième blessure avec les Ticats en bottant des ballons. Ironiquement, il occupera le poste de botteur à la Coupe Vanier, comme il l’a fait la semaine dernière. Le vent est un facteur à Hamilton en raison de la présence du lac Ontario tout près du stade.

« Le vent n’est pas si pire, a-t-il déclaré en regardant les fanions placés sur les poteaux de placement. Ça me fait penser un peu à Québec. S’il pouvait venter comme ça demain, ce serait parfait. »

Le botté d’envoi de la Coupe Vanier est prévu pour 13 h. Des centaines de partisans du Rouge et Or feront le voyage pour venir encourager leurs favoris. L’équipe des communications de l’Université Laval ne pouvait pas confirmer le nombre exact d’autobus qui faisait le trajet entre Québec et Hamilton. On sait toutefois que deux entreprises organisaient des voyages sportifs et que la station Radio X avait aussi rempli deux autobus.

Tom Higgins, entraîneur dans l’âme

Coupe Vanier vendredi, 25 nov. 2016. 10:47

« Je ne dirais jamais non si une opportunité se présente » 4:17

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – C’est avec son large sourire qui l’a toujours caractérisé que Tom Higgins a accueilli les deux journalistes québécois qui voulaient s’entretenir avec lui à la veille de la Coupe Vanier.

Généreux et loquace durant l’entretien de 10 minutes, le coordonnateur défensif des Dinos de l’Université de Calgary, qui affronteront le Rouge et Or en grande finale samedi, semble plus qu’heureux d’être à la tête de l’unité défensive du programme où sa carrière d’entraîneur a débuté il y a maintenant 34 ans.

« C’est un peu comme un déjà-vu. Ça me semble comme si c’était hier, mais ça fait 34 ans. Maintenant, je dirige les enfants de joueurs qui étaient sous ma gouverne dans ce temps-là », a mentionné celui qui a remporté la coupe Vanier en tant qu’entraîneur adjoint des Dinos en 1983.

Tom HigginsHiggins s’est amené à Calgary comme consultant l’an dernier à la suite de son congédiement par les Alouettes de Montréal où il a été entraîneur-chef durant un an et demi. Il ne ressent aucune amertume envers l’organisation, bien qu’il ne semblait pas surpris par le départ de Jim Popp à la conclusion de la saison 2016.

« Jim a fait un excellent travail pendant plusieurs années comme directeur général. Comme entraîneur-chef, ça ne semblait pas fonctionner. Tout le monde a une date d’expiration. La mienne a semblé plus précoce que le reste des gens dans l’organisation », a-t-il indiqué en disant au passage qu’il était déçu puisqu’il aurait voulu que les athlètes de l’équipe connaissent du succès.

« Les gens pouvaient voir que ça s’en venait, a-t-il ajouté en parlant de la fin de l’ère Popp. C’était inévitable que quelque chose devait changer dans l’organisation. Mais après 21 ans avec les Alouettes, c’est toute une carrière! », a tenu à souligner l’Américain maintenant âgé de 62 ans.

Higgins n’a pas chômé longtemps l’an dernier. Il a reçu plusieurs appels pour de nouveaux emplois, dont un de Wayne Harris qui entamait sa première saison à la barre des Dinos. Rien n’a débloqué dans la LCF pour Higgins, si bien qu’il a été consultant avec l’équipe en 2015. Il a ensuite accepté le poste de coordonnateur défensif pour la présente saison.

Un exemple de longévité

Outre son parcours avec les Alouettes, Tom Higgins a toujours réussi à faire de longs bouts de chemin avec les organisations qui l’ont employé.

Après ses trois premières années dans le monde des entraîneurs avec l’Université de Calgary, l’ancien secondeur de la LCF a passé neuf ans avec les Stampeders de Calgary occupant plusieurs postes.

Il a ensuite reçu une promotion avec les Eskimos d’Edmonton en étant nommé adjoint au directeur général. Il est devenu directeur général et entraîneur-chef de la formation albertaine en 2001 remportant la coupe Grey deux ans plus tard. Après 11 ans avec les Eskimos, il a été congédié et un certain Danny Maciocia a pris sa place.

Après trois ans comme entraîneur-chef des Stampeders, Higgins a été le directeur des officiels de la LCF pendant six ans avant de finalement effectuer un retour sur les lignes de côté avec les Alouettes en 2014.

« Ma femme me taquine en me disant que je ne devrais pas me faire congédier d’un emploi universitaire. Elle a un bon sens de l’humour. Je suis enchanté d’avoir une autre opportunité d’être entraîneur, a exprimé Higgins par rapport à son poste avec les Dinos. Je serais heureux de diriger à n’importe quel niveau. Si j’ai eu une autre chance de diriger dans la LCF, je le ferai. »

Bien des choses ont changé dans le football universitaire depuis les années 1980. Higgins s’en est rapidement rendu compte et a noté que le niveau de compétition est beaucoup plus élevé qu’à son premier passage avec les Dinosaurs, nom que portaient les équipes de l’Université de Calgary à l’époque.

« Les plus gros changements sont que les joueurs sont plus imposants, plus vites, plus forts et mieux dirigés. La technologie et tout ce qui entoure le football se sont améliorés. Chapeau aux entraîneurs de U Sports, ils font un travail remarquable », a constaté celui qui a joué un an avec les Bills de Buffalo dans la NFL.

Par contre, il n’a pas observé une grande différence entre les professionnels et les joueurs universitaires outre « qu’un athlète est payé et que l’autre espère l’être un jour ».

« Les athlètes canadiens dans la LCF et les joueurs universitaires ont presque la même mentalité. Tu peux être humble et affamé tout en étant un athlète professionnel. Il n’y a pas beaucoup de différences outre que les entraînements doivent être le soir avec les étudiants-athlètes universitaires. Ça me fait de longues journées parce que je suis une personne matinale », a-t-il admis, lui qui donne aussi un bon coup de main sur les unités spéciales avec les Dinos.

Après avoir participé à la 19e Coupe Vanier, Higgins est de retour à la grande finale universitaire canadienne 33 ans plus tard.

« C’est plaisant de jouer le dernier match de la saison que ce soit la Coupe Grey ou la Coupe Vanier. Il n’y a pas de différence dans la tête des athlètes. Je suis enchanté d’être de retour. Le chemin est très différent de la dernière fois », a-t-il fait savoir alors que Calgary avait vaincu l’Université Queen’s pour remporter le premier titre de son histoire.

Le Rouge et Or retrouve de vieilles connaissances

Higgins aura tout un défi entre les mains samedi alors que l’unité offensive du Rouge et Or a découpé les Golden Hawks la semaine dernière. Il a aussi analysé la rencontre des Lavallois face aux Carabins et il reconnait qu’il s’agit d’une attaque qui peut vous faire mal de plusieurs manières.

« Leur attaque peut autant courir que passer. Le quart-arrière fait un bon travail de bien distribuer le ballon. Et en plus, il peut courir. Le Rouge et Or présente donc beaucoup de défis. Mais en fin de compte, ça revient toujours à la guerre des tranchées. L’équipe qui gagne cette bataille a de bonnes chances de l’emporter », a rappelé le passionné homme de football.

On verra samedi si Higgins a réussi à établir une stratégie pour freiner l’attaque de l’Université Laval, ce que son poulain avec les Eskimos, Danny Maciocia, n’a pas réalisé lors de la Coupe Dunsmore, il y a deux semaines.

Il a d’ailleurs révélé qu’il n’avait pas appelé Maciocia pour recevoir quelques conseils. « J’imagine qu’il encourage l’équipe dans sa division », a affirmé Higgins. Peu importe son allégeance, Maciocia aurait certainement aidé son ancien patron pour donner toutes les chances aux amateurs de football universitaire d’avoir un bon match samedi.

Coupe Vanier : 10 joueurs à surveiller

Coupe Vanier jeudi, 24 nov. 2016. 20:24 Antony Auclair
Antony Auclair (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Depuis le début des éliminatoires, plusieurs joueurs se sont démarqués pour le Rouge et Or de l’Université Laval et les Dinos de Calgary.

Les deux formations s’affronteront pour déterminer qui est la meilleure équipe au pays en 2016 lors de la 52e Coupe Vanier, samedi.

Quels joueurs pourraient faire pencher la balance du côté de leur équipe? Voici 10 étudiants-athlètes à surveiller lors de la finale du football universitaire canadien.

ANTONY AUCLAIR
Rouge et Or – ailier rapproché

Antony Auclair disputera le dernier match de sa quatrième saison avec le Rouge et Or lors de la Coupe Vanier. Il est fort probable qu’il s’agisse également de sa toute dernière prestation dans l’uniforme de l’Université Laval.

Auclair attire l’attention des dépisteurs de la NFL et tentera de se frayer un chemin jusqu’au plus important circuit de football au monde cet hiver.

À six pieds six pouces et 254 livres, les formations de la NFL voient beaucoup de potentiel chez cet ailier rapproché notamment en raison de ses qualités en protection et pour créer des corridors de course à l’aide de ses blocs. C’est d’ailleurs une facette de son jeu qui a permis aux Lavallois de connaître du succès au sol face aux Golden Hawks en demi-finale canadienne.

Malgré son imposant gabarit, Auclair a prouvé qu’il se débrouillait très bien lorsqu’on lui demandait d’effectuer un tracé. Il est précis et possède des mains sûres alors qu’il est très rare qu’il échappe un ballon.

Bref, il n'y a aucun doute qu’Auclair sera un choix de premier tour dans la LCF. Si on l’invite à la Classique Shrine, évènement où Laurent Duvernay-Tardif s’est fait connaître en 2014, l’ancien des Cougars du Collège Champlain pourrait augmenter ses chances de se faire sélectionner dans la NFL. Auclair est d’ailleurs représenté par le même agent que LDT, soit Sasha Ghavami.

JIMMY UNDERDAHL
Dinos – quart-arrière

Jimmy Underdahl a dû patienter pendant cinq ans avant d’obtenir sa chance d’être le partant de l’Université de Calgary.

Ayant été derrière Eric Dzwilewski puis Andrew Buckley, le pivot gaucher a eu la chance de se faire valoir en 2016 à sa dernière saison universitaire. Il a terminé le calendrier régulier avec 64,5 % de ses passes complétées pour 1822 verges, soit une moyenne de 303,7 verges par match. Il a lancé huit passes de touché et seulement deux interceptions.

Comme s’il n’avait pas vécu assez d’adversité durant sa carrière, celui qui avait été invité au camp des Alouettes ce printemps a subi une blessure au genou lors du sixième match de la saison régulière.

Il est revenu au jeu en deuxième demie de la Coupe Mitchell, la semaine dernière. Il a provoqué un électrochoc alors qu’il a stimulé l’attaque des Dinos en complétant deux passes pour des touchés dès les premières minutes du troisième quart.

Muni d’un bon bras et des receveurs rapides, Underdahl aime exploiter les zones profondes. Il est aussi précis dans le centre du terrain. Il semble toutefois encore quelque peu gêné par sa blessure au genou gauche.

FÉLIX FAUBERT-LUSSIER
Rouge et Or – demi-inséré et botteur

Félix Faubert-Lussier ne pouvait pas demander mieux comme fin de carrière universitaire. Son dernier match avec le Rouge et Or sera à la Coupe Vanier et il tentera de remporter le titre canadien pour la troisième fois de sa carrière pour rejoindre un groupe sélect.

Le choix de cinquième tour des Tiger-Cats au dernier repêchage est tout simplement sensationnel depuis le début des éliminatoires. Attrapés importants, verges après les réceptions, touchés, il n’y a rien qu’il n’a pas fait.

Et maintenant, on peut ajouter les placements à sa liste d’accomplissement puisqu’il a été le botteur lors de la Coupe Uteck. Il y a fort à parier que ce sera encore lui qui s’occupera des bottés de précision samedi.

Faubert-Lussier a toujours été l’une des cibles préférées du quart-arrière Hugo Richard et on devrait encore une fois voir le ballon dans les mains du numéro 21 à plusieurs reprises lors de la Coupe Vanier.

JACK McEWEN
Dinos – plaqueur défensif

Jack McEwen et la ligne défensive des Dinos auront un défi colossal devant eux à la Coupe Vanier, soit de rivaliser avec la ligne offensive du Rouge et Or qui respecte en tout point la tradition à cette position à l’Université Laval.

McEwen, qui est justement le frère Sean McEwen qui a été l’un des meilleurs centres de l’histoire des Dinos, a dominé son équipe au chapitre des sacs cette saison avec 4,5. Ce nombre ne semble pas si élevé, mais il faut prendre en considération qu’il a une rotation constante sur la ligne défensive de l’Université de Calgary.

McEwen se sépare le boulot devant le centre adverse avec Brett Wade et les deux sont aussi utilisés ensemble en système 4-3. Ces deux joueurs auront un grand rôle à jouer face à l’attaque terrestre du Rouge et Or qui passe souvent entre les gardes.

On surveillera aussi le travail des ailiers défensif Cory Robinson et Connor McGough qui ont connu un fort match face aux X-Men en demi-finale.

Le centre du Rouge et Or, Louis-Gabriel Beaudet, a vanté les joueurs de ligne défensive des Dinos qui sont très athlétiques selon lui.

MATHIEU BETTS
Rouge et Or – ailier défensif

Mathieu Betts est le meilleur joueur à sa position au Canada, point final. Et il n’est qu’à sa deuxième saison!

Il fait mal paraître d’excellents bloqueurs semaine après semaine et il est extrêmement difficile de bâtir un plan de match pour le contenir.

Il peut autant faire mal avec sa vitesse, sa puissance et ses feintes. En plus d’accumuler de bonnes statistiques, il facilite le travail de ses coéquipiers qui ont des accès directs pour faire leur plaqué.

L’entraîneur-chef des Golden Hawks, Michael Faulds, avait parlé de Betts dans ses commentaires durant la semaine menant à la Coupe Uteck. Et il en a également parlé après la défaite des siens en disant être franchement impressionné par celui qui est maintenant connu par toutes les équipes au pays.

JORDAN FILIPPELLI/RYAN SCEVIOUR
Dinos – bloqueurs

Jordan Filippelli et Ryan Sceviour seront les deux joueurs qui devront affronter Mathieu Betts samedi.

Les deux bloqueurs ont le physique de l’emploi à 6 pieds 4 pouces et 295 livres pour Sceviour et 6 pieds 6 pouces et 310 livres pour Filippelli, un espoir pour le prochain repêchage de la LCF.

Les deux joueurs de ligne à l’attaque ont été très bons en protection de passe contre les X-Men, mais ce fut plus difficile sur le jeu au sol. Il faisait toutefois face à une bonne compétition puisque l’Université St Francis Xavier possédait une bonne ligne défensive.

Il sera intéressant de voir s’ils ont les outils pour rivaliser avec Betts et quelle sera la stratégie face à la ligne défensive du Rouge et Or.

ALEX HOVINGTON
Rouge et Or – demi de coin

Pour la dernière fois de sa carrière universitaire, Alex Hovington devra couvrir les meilleurs receveurs adverses.

Hovington, qui a été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ lors des trois dernières saisons, est un demi de coin qui réussit à limiter les longs gains des meilleurs éléments par la passe.

À la Coupe Dunsmore, il a souvent été confronté au rapide Guillaume Paquet qui a marqué son seul touché de la rencontre alors qu’il était opposé à un autre demi de coin des Lavallois.

Hovington devrait avoir la tâche de couvrir Whitman Tomusiak qui a utilisé sa vitesse pour causer des dommages face aux X-Men, la semaine dernière.

ADAM LAURENSSE
Dinos – demi de coin

Le demi de coin de quatrième année Adam Laurensse a été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles, une année après avoir été sur la première.

Laurensse fait partie d’un groupe de vétérans sur la tertiaire qui ont vécu la Coupe Vanier de 2013. Probablement opposé à Tyrone Pierre ou Marc-Antoine Pivin, Laurensse devra absolument éviter de laisser trop de place à ses deux receveurs, bien qu’ils n’aient pas beaucoup été visés au cours des deux derniers matchs.

Le numéro 3 des Dinos s’occupe aussi des retours de dégagement, facette qui deviendra très importante pour le positionnement de terrain si le match est serré.

VINCENT ALARIE-TARDIF
Rouge et Or – porteur de ballon

Vincent Alarie-Tardif est devenu le porteur de ballon no 1 du Rouge et Or vers la mi-saison. Christopher Amoah a perdu son poste en raison de ses échappés commis à de bien mauvais moments.

Alarie-Tardif, qui a été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ, fait preuve de patience, ce qui est une bonne qualité lorsqu’on joue derrière une excellente ligne offensive. Le demi offensif de troisième année attend que la brèche se forme avant d’exploser.

Sans accumuler de longs gains, Alarie-Tardif gagne des premiers jeux et c’est ce qu’on veut d’un porteur de ballon. Surtout de style nord-sud, il garde la défense adverse sur le qui-vive ce qui aide le jeu aérien du Rouge et Or.

Il a échappé un ballon à la porte des buts des Golden Hawks en demi-finale alors que l’issue du match était déjà décidée. Il n’en fait pas une habitude et devrait encore une fois partager majoritairement la charge de travail avec Sébastien Serré. Amoah est maintenant relégué au poste de troisième porteur.

BOSTON ROWE
Dinos – secondeur

Le secondeur extérieur Boston Rowe aura un rôle clé dans la défense des Dinos. Tout dépendant des formations utilisées par Justin Éthier, Rowe pourrait bien se voir confier la tâche de couvrir Antony Auclair.

Rowe, comme quatre de ses coéquipiers de l’unité défensive, a été nommé sur l’équipe d’étoiles de la division Canada-Ouest.

Vétéran de quatre saisons, il a dû ancrer une unité de secondeurs plutôt jeunes en raison des départs des excellents Tanner Doll, qui évolue maintenant avec le Rouge et Noir d’Ottawa, et Doctor Cassama.

Les secondeurs des Dinos, qui sont parfois quatre sur le terrain, devront aussi collaborer étroitement avec leur ligne défensive pour freiner le jeu au sol du Rouge et Or. 

Coupe Vanier : Betts reconnu à sa juste valeur

Coupe Vanier jeudi, 24 nov. 2016. 21:18 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – On savait depuis longtemps que Mathieu Betts était un joueur spécial. Il n’est donc pas surprenant que l’ailier défensif du Rouge et Or ait été couronné meilleur joueur de ligne au pays lors du Gala des étoiles canadiennes du football universitaire, jeudi soir, dans le cadre des festivités entourant la Coupe Vanier.

En plus de remporter le trophée J.P. Metras, Betts a aussi reçu l’honneur d’être nommé sur la première équipe d’étoiles pour une deuxième fois en autant de saisons. Le joueur de deuxième année avait remporté le trophée remis à la recrue par excellence l’an dernier, devenant ainsi le premier étudiant-athlète de l’histoire à remporter ces deux prix.

« Je suis super fier et content. C’est un contexte particulier où on priorise particulièrement cette semaine l’effort collectif. On va tous jouer la plus grosse partie de football de notre vie. Par respect pour mes coéquipiers et l’organisation, c’est quelque chose que je vais célébrer après le match de samedi », a affirmé Betts dont l’équipe tentera de remporter la coupe Vanier ce week-end. 

Après une saison recrue de 12 sacs, Betts a connu une autre campagne du tonnerre en cumulant neuf sacs en huit parties de saison régulière, ce qui le plaçait au premier rang au Québec et au deuxième au Canada. Bien qu’il soit la plupart du temps bloqué par deux joueurs de ligne offensive, l’ancien des Spartiates a aussi mené le RSEQ pour les plaqués pour des pertes (10,5) et les passes rabattues (5).

Betts devient le cinquième porte-couleurs du Rouge et Or à recevoir le trophée J.P. Metras après les ailiers défensifs Arnaud Gascon-Nadon (2010, 2011) et Étienne Légaré (2008), ainsi que les joueurs de ligne offensive Dominic Picard (2005) et Carl Gourgues (2001).

« Le plus beau compliment que Mathieu puisse recevoir, c’est de voir comment les autres équipes ont essayé de s’ajuster à lui cette saison, a dit l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin. On a vu toutes sortes de protection pour tenter de le contrer, mais malgré ça, il a tout de même été une force dominante de la division. »

Ce fut toutefois le seul trophée attribué à un joueur du RSEQ au cours de la soirée. Adam Auclair (recrue de l’année) du Rouge et Or, Danny Maciocia (entraîneur), Jonathan Boissonneault-Glaou (joueur défensif) et Samuel Caron (joueur par excellence) des Carabins ainsi que Shayne Cowan-Cholette (football, études & civisme) des Gaiters rentrent tous bredouilles.

Auclair aurait mérité un meilleur sort pour le trophée Peter Gorman étant donné que le vainqueur, le quart-arrière de Mount Allison Jakob Louks, a présenté des statistiques bien modestes de 54,2 % de passes complétées pour des gains de 1325 verges alors qu’il a conduit les Mounties à une fiche de 3-5. Même le receveur Vince Alessandrini des Stingers, qui était en compétition pour le titre de recrue de l’année au Québec avec Auclair, a connu une meilleure saison que Louks.

C’est le quart-arrière des Rams de Regina, Noah Picton, qui a remporté le Hec Crighton remis au joueur par excellence du circuit universitaire canadien. Ce dernier a établi un record de U Sports pour le plus de verges par la passe en une seule saison régulière avec 3186 en huit parties, surpassant le standard national précédent enregistré l’an dernier par Andrew Buckley, qui était le récipiendaire du Hec Grighton au cours des deux dernières années.

Le secondeur des Bisons du Manitoba DJ Lalama (joueur défensif), l’entraîneur-chef de Laurier Michael Faulds (entraîneur) et le demi défensif Cam Teschuk (football, études & civisme) ont remporté les autres honneurs.

Pour Lalama, Faulds et Teschuk, il s’agit d’honneurs pleinement mérités. Faulds a mené les Golden Hawks en demi-finale canadienne où ils ont baissé pavillon face au Rouge et Or, la semaine dernière.

Douze joueurs du RSEQ sur les équipes d’étoiles

U Sports a également profité de la soirée pour dévoiler les deux équipes d'étoiles. Le RSEQ a vu 12 de ses étudiants-athlètes être récompensés.

Le Rouge et Or et les Carabins ont placé cinq joueurs chacun. Les deux autres proviennent de l’Université de Sherbrooke, dont le demi de coin Samuel Polan qui a été honoré en étant sur la première équipe d’étoiles.

Outre Mathieu Betts, le bloqueur Jean-Simon Roy et le plaqueur défensif Vincent Desjardins de l’Université Laval ont été nommés sur la première équipe d’étoiles. Les recrues Adam Auclair (demi défensif) et Samuel Lefebvre (garde) ont vu leur nom apparaître sur la deuxième équipe.

« C’est une grande reconnaissance. J’étais très fier l’an passé (d’être sur la première équipe d’étoiles) et je le suis tout autant cette saison. Je suis surtout content que je puisse partager cet honneur avec Vincent Desjardins. Ça montre l’effort qu’on met en tant qu’unité et le travail de nos entraîneurs. C’est cliché, mais c’est le travail de plusieurs personnes qui permettent un résultat comme celui-là », a mentionné Betts qui n’est plus qu’à 5,5 sacs du record d’équipe du Rouge et Or.

Pour Roy et Desjardins, il s’agit d’une première présence sur la première équipe d’étoiles.

« C’est une grosse surprise. C’est un beau compliment des entraîneurs. Je suis très content. C’est une belle consécration, mais c’est la victoire de samedi qu’on veut. Quand on va repenser à ça après la saison, on va se dire que c’est une belle tape dans le dos », a indiqué Desjardins qui n’était même pas assuré d’un poste de partant en début de saison.

Pour l’Université de Montréal, Félix Ménard-Brière a été récompensé pour son travail sur les dégagements en étant nommé sur la première équipe. Il a maintenu la meilleure moyenne par dégagement au pays. Le receveur des Bleus Louis-Mathieu Normandin l’a aussi rejoint sur la première équipe d’étoiles.

Leurs coéquipiers Jonathan Boissonneault-Glaou (ailier défensif), Frédéric Chagnon (secondeur) et Junior Luke (plaqueur défensif) font partie des 26 joueurs nommés sur la deuxième équipe.

Pour Boissonneault-Glaou et Ménard-Brière, c’est une deuxième année de suite sur l’une ou l’autre des équipes d’étoiles.

Le secondeur Alexandre Gagné a été l’autre joueur du Vert & Or qui a été récompensé en étant placé sur la deuxième équipe d’étoiles.

Les récipiendaires de la soirée :

HEC CRIGHTON :
SUA: Tivon Cook, quart-arrière, StFX
RSEQ: Samuel Caron, quart-arrière, Montréal
SUO: Derek Wendel, quart-arrière, Ottawa
C.-O. : Noah Picton, quart-arrière, Regina

TROPHÉE DES PRÉSIDENTS :
SUA: DeAndre Smith, secondeur, Saint Mary’s
RSEQ: Jonathan Boisonneault-Glaou, ailier défensif, Montréal
SUO: Nakas Onyeka, secondeur, Wilfrid Laurier
C.-O. : DJ Lalama, secondeur, Manitoba

TROPHÉE J.P. METRAS :
SUA: Vernon Sainvil, bloqueur, StFX
RSEQ : Mathieu Betts, ailier défensif, Laval
OUA: Sean Jamieson, bloqueur, Western
C.-O.: Geoff Gray, garde, Manitoba

TROPHÉE PETER GORMAN :
SUA : Jakob Louks, quart-arrière, Mount Allison
RSEQ: Adam Auclair, demi défensif, Laval
SUO: Adam Preocanin, botteur, McMaster
C.-O.: Nicholas Dheilly, plaqueur, Regina

TROPHÉE FRANK TINDALL :
SUA: Gary Waterman, StFX
RSEQ: Danny Maciocia, Montréal
SUO : Michael Faulds, Laurier
C.-O.: Steve Bryce, Regina

TROPHÉE RUSS JACKSON :
SUA: Will Wojcik, demi défensif, Acadia
RSEQ: Shayne Cowan-Cholette, secondeur, Bishop’s
SUO: Mark Mackie, ailier défensif, McMaster
C.-O. : Cam Teschuk, demi défensif, Manitoba

PREMIÈRE ÉQUIPE D’ÉTOILES

Attaque

Pos. Athlète Université Année Origine Études
DE Michael Kashak McMaster 5 Courtice, Ont. Labour St. & Political Sc.
QA Noah Picton Regina 3 Regina, Sask. Admin. des affaires
PB Tyler Chow Saskatchewan 3 Calgary, Alb. Arts & Science
PB Alex Taylor Western 3 Winnipeg, Man. Kinésiologie
RI Kaion Julien-Grant StFX 2 Toronto, Ont. Kinésiologie
RI Mitchell Picton Regina 4 Regina, Sask. Admin. des affaires
Louis-Mathieu Normandin Montréal 2 Montréal, Qué. Administration
Nate Behar Carleton 4 London, Ont. Kinésiologie
C Matthew Van Praet Western 4 London, Ont. Kinésiologie
G Geoff Gray Manitoba 4 Winnipeg, Man. Génie
G Zach Intzandt McMaster 5 London, Ont. Science politique
B Vernon Sainvil StFX 4 Malden, Mass. Arts
B Jean-Simon Roy Laval 4 Québec, Qué. Génie civil

Défense

Pos. Athlète Université Année Origine Études
PD Rupert Butcher Western 5 London, Ont. Huron College
PD Vincent Desjardins Laval 2 Québec, Qué. Génie civil
AD Mathieu Betts Laval 2 Montréal, Qué. Ed. physique & Santé
AD Michael Kashak McMaster 5 Courtice, Ont. Travail & Politique
SEC DeAndre Smith Saint Mary's 1 Dunn, C.-N. Arts
SEC DJ Lalama Manitoba 4 Winnipeg, Man. Deuxième cycle
SEC Nakas Onyeka Laurier 4 Brampton, Ont. Communications
MAR Stavros Katsantonis UBC 2 Bakersfield, Calif. Arts
DD Malcolm Thompson Laurier 2 Windsor, Ont. Sociologie
DD Malcolm Brown Western 5 London, Ont. King's College
DC Godfrey Onyeka Laurier 3 Brampton, Ont. Biologie
DC Samuel Polan Sherbrooke 2 Montréal, Qué. Multidisciplinaire

Unités spéciales

Pos. Athlète Université Année Origine Études
DÉG Félix Ménard-Brière Montréal 4 Montréal Architecture du paysage
PLA Sean Stenger Saskatchewan 3 Saskatoon, Sask. Génie
RET Tunde Adeleke Carleton 4 Ottawa, Ont. Communications


DEUXIÈME ÉQUIPE

Attaque

Pos. Athlète Université Année Origine Études
QA Derek Wendel Ottawa 5 Belleville, Ont. Philosophie
PB Jordan Socholotiuk StFX 3 Fort McMurray, Alb. Kinésiologie
PB Jayde Rowe Carleton 4 Scarborough, Ont. Histoire
RI Austen Hartley Calgary 4 Calgary, Alb. Génie
RI Mitchell Baines Ottawa 5 Ottawa, Ont. Sc. sociale & Criminologie
Dejuan Martin StFX 2 Scarborough, Ont. Admin. des affaires
Danny Vandervoort McMaster 4 Barrie, Ont. Sociologie
C Levi Hua UBC 3 Abbotsford, C.-B. Arts
G Samuel Lefèbvre Laval 1 St-Lambert-de-Lauzon Admin. des affaires
G Ryan Sceviour Calgary 3 Calgary, Alb. Arts
B Evan Johnson Saskatchewan 4 Regina, Sask. Génie
B Sean Jamieson Western 5 Winnipeg, Man. Kinésiologie

Défense

Pos. Athlète Université Année Origine Études
PD Donovan Dale Saskatchewan 5 Saskatoon, Sask. Kinésiologie
PD Junior Luke Montréal 4 Montréal, Qué. Toxicomanie
AD Kwaku Boateng Laurier 4 Milton, Ont. Comptabilité
AD Jonathan Boissonneault-Glaou Montréal 3 Lyster, Qué. Génie mécanique
SEC Frédéric Chagnon Montréal 4 Montréal, Qué. Administration
SEC Jean-Gabriel Poulin Western 3 St-Nicolas, Qué. King's College
SEC Alexandre Gagné Sherbrooke 4 St-Hubert Administration
MAR Brandon Jennings Acadia 3 St. Albert, Alb. Dév. communautaire
DD Robert Woodson Calgary 4 Calgary, Alb. Arts
DD Adam Auclair Laval 1 Notre-Dame-des-Pins Sc. de la consommation
DC Adam Laurensse Calgary 4 Sherwoook Park, Alb. Arts
DC Robbie Yochim McMaster 2 Kelowna, C.-B. Sciences sociales

Unités spéciales

Pos. Athlète Université Année Origine Études
DÉG TJ Morton Toronto 4 Elkton, Md. Communications
PLA Adam Preocanin McMaster 1 Burlington, Ont. Sciences humaines
RET Marcus Davis UBC 3 Victoria, C.-B. Arts

Les rôles sont inversés à la Coupe Vanier

Coupe Vanier jeudi, 24 nov. 2016. 13:27 Hugo Richard, Glen Constantin, Wayne Harris et Jimmy Underdahl
Hugo Richard, Glen Constantin, Wayne Harris et Jimmy Underdahl (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – La coupe Vanier, comme les deux équipes qui tenteront de la soulever samedi, est arrivée au Stade Tim Hortons où elle sera remise pour la 52e fois.

Le Rouge et Or de l’Université Laval et les Dinos de Calgary sont débarqués à Hamilton mercredi soir. Jeudi, à l’occasion de la traditionnelle conférence de presse, on sentait déjà la fébrilité dans l’air à 48 heures de cette finale du football universitaire canadienne.

L’affrontement de cette fin de semaine entre le Rouge et Or et les Dinos donnera lieu à une reprise de la finale universitaire canadienne de 2013. Les Lavallois n’ont plus que six joueurs qui étaient en uniforme lors de cette huitième conquête du titre canadien par le programme de Québec.

Glen Constantin était habitué à arriver à la Coupe Vanier avec un groupe qui avait déjà vécu cette expérience. Ce sera toutefois le contraire cette année bien que sa formation soit aussi bonne sur le terrain que par le passé.

« On est toujours excité. Celle-là est différente parce que c’est une toute nouvelle équipe. Il y a plusieurs nouveaux visages et plusieurs joueurs avec de nouveaux rôles. C’est différent comme sentiment comparativement à quand tu arrives ici avec une équipe de vétérans qui ont déjà vécu cela », a expliqué l’entraîneur-chef du Rouge et Or, qui conduit son équipe à la Coupe Vanier pour la cinquième fois en sept ans.

« Il y a un gros travail de leadership à faire de la part des vétérans pour expliquer aux jeunes joueurs comment faire les choses. Il ne faut pas que les jeunes se laissent distraire », a ajouté celui qui vise un septième titre canadien comme entraîneur-chef.

Bien que le mot d’ordre était de progresser tout au long de la saison, les performances du Rouge et Or ont excédé les attentes que s'était fixé Glen Constantin.

« Nous (les entraîneurs) avons toujours cru en notre talent, mais on a dépassé nos attentes. Ces joueurs-là n’acceptaient pas le fait d’être limité par leur jeunesse. Ils voulaient progresser et se dépasser. On a vu cette équipe grandir de semaine en semaine », a-t-il estimé.

Parmi ceux qui en sont à une première expérience en finale nationale, on retrouve le quart-arrière Hugo Richard. Le joueur de troisième année, qui avait un air très sérieux à la conférence de presse, espère l’emporter pour redonner au programme.

« Je suis content d’être dans cette position parce que c’est un programme qui donne beaucoup à ses joueurs. On est content de pouvoir évidemment donner une raison au programme d’investir dans nous », a affirmé Richard qui arbore la coupe de cheveux « mohawk » comme c’est souvent la tradition chez le Rouge et Or à la Coupe Vanier.

Les Dinos, une équipe de vétérans

Bien que plusieurs jeunes joueurs aient vu du terrain cette saison en raison des blessures, les Dinos comptent beaucoup de vétérans au sein de leur formation.

Dix-huit étudiants-athlètes faisaient partie de l’équipe lors de la Coupe Vanier de 2013 que Calgary avait perdue au compte de 25-14, à Québec, face aux Lavallois. L’expérience acquise par ces joueurs, qui sont maintenant à leur quatrième ou cinquième année, a été d’une grande valeur cette saison et encore plus dans la dernière semaine.

« Le leadership de nos vétérans de 2013 a aidé à faire comprendre aux plus jeunes comment se préparer non seulement pour la Coupe Vanier, mais pour toute la saison », a noté l’entraîneur-chef des Dinos, Wayne Harris, qui était le coordonnateur défensif de l’équipe en 2013.

Parmi ces vétérans, on retrouve le quart-arrière de cinquième année, Jimmy Underdahl. Ce dernier a longtemps été le réserviste d’Andrew Buckley, qui est maintenant dans la LCF avec les Stampeders.

Underdahl a beaucoup appris de celui qu’il considère comme l’un de ses meilleurs amis et est très heureux de finalement avoir sa chance dans un match de cette ampleur.

« C’est incroyable d’avoir cette opportunité. C’est la raison pour laquelle on travaille autant chaque année. D’être ici, et que ce soit ma dernière année, c’est un sentiment indescriptible », a mentionné celui qui a failli voir sa saison prendre fin en raison d’une blessure à un genou.

Faisant face au programme le plus titré au Canada, les Dinos sont bien conscients du défi qui se présente devant eux.

« Ils peuvent vous attaquer de tellement de manières. Si leur ligne offensive gagne la guerre des tranchées, vous faites face à plusieurs problèmes. Ils ont une attaque très polyvalente », a concédé Harris qui en est à sa deuxième saison à la barre du programme qui a gagné quatre coupes Vanier au cours de son histoire.

Les deux équipes se sont entraînées sur le terrain du Stade Tim Hortons malgré la pluie, jeudi. Elles auront un autre entraînement vendredi matin.

Rouge et Or : les souvenirs impérissables de Mathieu Bertrand et Guillaume Rioux

Coupe Vanier mercredi, 23 nov. 2016. 22:22 Guillaume Rioux, Vincent Plante et Pierre Lavertu
Guillaume Rioux (au centre) (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Mathieu Bertrand et Guillaume Rioux ont fait partie, à eux deux, de cinq des huit éditions championnes du Rouge et Or de l’Université Laval.

Bertrand a grandement contribué aux deux premières conquêtes de la coupe Vanier du programme en tant que quart-arrière de l’équipe lors des victoires de 1999 et 2003.

Rioux est parmi le cercle restreint de Lavallois qui ont remporté trois titres canadiens au cours de leur carrière universitaire. N’eut été la défaite crève-cœur de 2011 face aux Marauders de McMaster, l’ancien receveur et retourneur aurait soulevé le précieux trophée à chacune de ses quatre participations.

Maintenant que leur carrière de joueur est terminée, les passionnés de football font partie du personnel d’entraîneurs du Rouge et Or. Savourent-ils plus leur présence à la Coupe Vanier comme entraîneur ou comme joueur?

« C’est un peu différent, mais la fierté et la satisfaction sont les mêmes. Que ce soit comme joueur ou entraîneur, tu mets tellement de temps et d’effort. Quand tu les vois récompensés, c’est très satisfaisant », a convenu Rioux, qui est entraîneur des receveurs et préparateur physique de l’équipe, lors d’un entretien avec le RDS.ca lundi.

« J’aimerais mieux jouer que diriger parce que tu as plus ta destinée entre tes mains, a expliqué Bertrand, un des meilleurs quarts-arrières de l’histoire du programme. En tant qu’entraîneur, tu dois toujours penser au prochain jeu et même une ou deux séries à l’avance. Mais j’aime les deux. »

Mathieu BertrandBertrand, qui a joint le groupe d’entraîneurs après sa retraite de la LCF en 2013, a marqué l’histoire du programme en étant de la première équipe à ramener un titre à Québec en 1999. En 2003, le pivot gaucher et ses coéquipiers ont réitéré en défaisant à nouveau les Huskies de St. Mary’s en finale canadienne.

Bien que celle de 1999 revêtait un caractère un peu plus historique étant donné que c’était la première du programme qui disputait seulement sa quatrième saison, les deux ont autant de valeur aux yeux de celui qui est maintenant coordonnateur des unités spéciales.

« Les deux sont uniques parce que ce sont avec deux groupes totalement différents. Les huit Coupes Vanier de l’histoire, probablement si on demande à tous les joueurs, il n’y en a aucune qui est plus spéciale que les autres. Elles le sont toutes », a souligné le vainqueur de la coupe Grey en 2005 avec les Eskimos.

« Une coupe Vanier, c’est une coupe Vanier. Je pourrais trouver une raison de dire que chacune d’elle est la plus spéciale », a ajouté Rioux qui allait dans le même sens que son collègue.

Rioux a tout de même admis que sa dernière coupe Vanier, en 2013, avait un cachet particulier étant donné qu’il était capitaine du Rouge et Or, qu’il s’agissait de sa cinquième année et que le match se déroulait au PEPS.

« Dans ta ville, devant tes partisans, tes amis, ta famille et ta blonde, de gagner sur notre terrain à ma cinquième année comme capitaine, c’était très spécial », a-t-il relaté alors que l’Université Laval l’avait emporté par la marque de 25-14 face aux Dinos Calgary, adversaire qu’elle retrouvera samedi lors de la Coupe Vanier.

Fait cocasse, les célébrations de Rioux avaient toutefois été raccourcies après ce triomphe puisqu’il avait été choisi aléatoirement par le Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCES) afin de passer un test antidopage.

« J’étais super content. J’avais même dit à ma famille de m’attendre à l’extérieur du vestiaire. Finalement, j’ai à peine eu le temps de prendre une gorgée de champagne que le CCES était arrivé pour le test antidopage. Ça brisait un peu mon moment de festivité. Mais en même temps, je suis pour la lutte contre le dopage. J’ai toujours été très collaboratif comme joueur et je le suis encore comme entraîneur », a-t-il raconté.

Une semaine qui se déroule vite

Mathieu Bertrand et Guillaume Rioux savent à quoi s’attendre d’une semaine à la Coupe Vanier.

Comme la semaine dernière face aux Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier, la préparation est excessivement importante puisque le Rouge et Or affronte un adversaire qu’il connaît à peine. Les entraînements sont donc très importants pour mettre en place le plan de match.

Mais la semaine de la Coupe Vanier est aussi l’occasion de célébrer le football à l’échelle du pays. Étant sur la route, les joueurs sont exemptés de leurs cours si bien qu’ils n’ont qu’à se concentrer sur le football.

Guillaume Rioux« Je me rappelle que ce sont des semaines qui sont plaisantes et excitantes. C’est quelque chose que tu vis une à deux fois dans ta vie, alors il faut que tu profites de tous les moments. Les gars ont travaillé fort depuis le mois de janvier pour se rendre là », a assuré Bertrand qui a encore son nom à quelques endroits dans le livre des records du Rouge et Or.

« C’est un mélange d’émotions. Tu es excité et content de pouvoir participer à ce match. En même temps, tu es un peu nerveux et tu ne veux pas passer à côté de l’opportunité. Tu te concentres vraiment beaucoup sur ta préparation », s’est remémoré Rioux.

Celui qui a disputé deux saisons en Europe avant de rentrer au bercail a aussi un autre conseil pour ceux qu’ils dirigent.

« Il y a une partie qu’il ne faut pas oublier et c’est de profiter de la semaine. Il ne faut pas en devenir malade. Ce sont de beaux souvenirs et elle passe vraiment vite », a fait savoir l’ancien numéro 11.

La route pour unir l’équipe

Il n’y a rien de mieux que de faire neuf heures d’autobus pour stimuler la chimie d’une équipe. Tant les Dinos, qui ont fait le voyage en avion, que le Rouge et Or ont eu à parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre à Hamilton où sera présentée la 52e Coupe Vanier.

Mathieu Bertrand, lors de ses deux participations, et Guillaume Rioux, en 2011 à Vancouver et à 2012 à Toronto, ont vécu ce scénario durant leur carrière de joueur.

Jouer la Coupe Vanier à domicile, ce que le Rouge et Or a pu vivre en 2010 et 2013, comporte ses bons côtés. Mais de la disputer loin de la maison a aussi ses avantages.

« On voyage et mange ensemble. Tout le monde est à l’hôtel donc c’est plus facile de se réunir. Pour la chimie d’équipe, la cohésion et les distractions, je pense que c’est bien que ce soit sur la route », a noté Bertrand qui a joué ses deux finales nationales à Toronto dans le temps où le Rogers Centre portait le nom de SkyDome.

« À Québec, un des avantages, c’est qu’on reste dans notre routine et dans nos choses à nous. C’est presque une semaine normale, a fait valoir Rioux. À l’extérieur, il y a quelque chose de spécial de partir en équipe pendant une semaine et de ne vivre que pour le football. Tu es nourri et logé à l’hôtel et tout ce que tu as à faire est d’aller à tes réunions, faire de la vidéo et pratiquer. Tu passes beaucoup de temps avec tes coéquipiers. »

Bertrand en sera à sa deuxième expérience comme entraîneur à la Coupe Vanier contrairement à Rioux qui vivra son baptême sur les lignes de côté.

La bonne nouvelle pour Rioux, si le Rouge et Or l’emporte, c’est qu’il ne sera pas dérangé par le CCES durant les célébrations de ce qui pourrait être le neuvième titre de l’histoire du Rouge et Or, améliorant ainsi son propre record.

Glen Constantin a marqué l'histoire du football au Québec

Coupe Vanier mercredi, 23 nov. 2016. 17:27

Glen Constantin a marqué le Rouge et Or 4:13

Après deux ans d'absence, le Rouge et Or de l’Université Laval disputera la 10e Coupe Vanier de son histoire avec l'intention claire de repartir avec le trophée pour une 9e fois.

À la tête de l'équipe, Glen Constantin pourrait ajouter une huitième bague à sa collection à titre d'entraîneur-chef.

Nommé entraîneur-chef du programme en décembre 2000, nul doute qu'au cours des 16 dernières années, Glen Constantin a su donner sa propre couleur à l'équipe.

« Le travail de préparation qu'il faisait en défense, ce n’était pas connu au Québec à ce moment-là. Personne n'avait ce travail aussi méthodique et ne préparait aussi bien une unité défensive. Il a instauré ça avec tous les entraîneurs, avec moi entre autres. Il a marqué le programme, mais il a aussi marqué le football au Québec », a indiqué son collaborateur de longue date, le coordonnateur offensif Justin Éthier.

Parmi les forces qu'on lui reconnaît, il y a la qualité de son recrutement.

« Quand Glen Constantin vient se présenter aux jeunes et qu’il leur serre la main, c'est sûr qu'ils ont une certaine attirance envers le programme. Ils le connaissent bien, ça fait longtemps qu'ils le voient. Tout le succès derrière lui et tous les championnats qu'il a remportés (ont aussi une influence). Au niveau du recrutement, il est très solide », a mentionné le coordonnateur des unités spéciales, Mathieu Bertrand.

À preuve, malgré le départ de 15 partants à la fin de la dernière saison, le Rouge et Or se retrouve malgré tout à la Coupe Vanier.

« Pour nous le mot d'ordre était progression, a rappelé Constantin. On a vraiment progressé et on voit l'équipe grandir. Un coup rendu en finale, tu mets toutes tes chances pour gagner. »

Le passage de Constantin dans la NCAA avec les Universités Houston et Michigan a également marqué sa façon de faire et il ne s’est jamais caché pour vouloir rapprocher le programme de l’Université Laval de ce que font les Américains.

« Je pense que c’est ce qui est le plus près de la NCAA. Il y a plusieurs ressemblances. Plusieurs choses de ses expériences qu’il a vécues aux États-Unis se retrouvent ici », a expliqué Éthier.

Pour Vincent Alarie-Tardif, l'attente a été longue avant d'accéder à la grande finale et l'objectif est clair.

« Quand tu arrives à Laval, tu viens ici pour gagner une Coupe Vanier au cours de ton cheminement. Après trois ans d'attente, elle est vraiment attendue et elle va être vraiment méritée après le match à Hamilton », a affirmé le porteur de ballon des Lavallois.

S'ils veulent revenir à Québec avec la Coupe Vanier, les joueurs du Rouge et Or devront d'abord vaincre les Dinos de Calgary, le même adversaire qu'à la finale canadienne de 2013. Reste maintenant à voir si les hommes de Glen Constantin pourront répéter l'exploit, à Hamilton, samedi.

Par ailleurs, toute l’équipe du Rouge et Or a pris la route vers Hamilton en autobus après l'entraînement de mercredi matin. Joueurs et entraîneurs ont quitté la Vieille Capitale en après-midi pour franchir les 859 kilomètres qui les séparent de la ville ontarienne où se déroulera la 52e Coupe Vanier.

Jeudi matin, la traditionnelle conférence de presse pour lancer les activités aura lieu à 10 h. Les deux équipes prendront ensuite le Stade Tim Hortons d’assaut pour leur entraînement respectif. En soirée, le Gala des prix des athlètes canadiens récompensera les joueurs les plus méritants de la saison 2016.

Rouge et Or : peaufiner les unités spéciales

Coupe Vanier mercredi, 23 nov. 2016. 09:44 Mathieu Bertrand
Mathieu Bertrand (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Le Rouge et Or a livré une performance presque parfaite lors de sa victoire en demi-finale canadienne.

L’attaque et la défense ont dominé les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier qui n’ont jamais été dans le coup à la Coupe Uteck. Ces deux facettes tenteront donc de livrer la même performance lors de la Coupe Vanier qui opposera l’Université Laval aux Dinos de Calgary, samedi après-midi.

Bien que ce fut dans l’ensemble une performance satisfaisante sur les unités spéciales, le Rouge et Or aura tout de même du travail à faire cette semaine pour corriger les erreurs, particulièrement celles survenues en deuxième demie.

Le retourneur Antony Dufour, membre de l’équipe d’étoiles du RSEQ à cette position, a échappé un ballon sur un dégagement au début du quatrième quart. La rencontre était hors de portée, mais il sait très bien qu’il devra être plus concentré en finale du football universitaire canadien.

L’unité de couverture a également accordé deux longs retours de dégagement de 30 et 36 verges en plus de deux retours de botté d’envoi de 30 verges et plus.

« Ce sont des points où nous avons manqué un peu de concentration. Il n’y a pas d’excuse. Il faut jouer pendant 60 minutes, peu importe le pointage », a rappelé Dufour qui dispute sa troisième saison avec le Rouge et Or.

« Il va apprendre de ça, a indiqué le coordonnateur des unités spéciales, Mathieu Bertrand, en parlant de l’erreur de Dufour. Mais il a été irréprochable depuis son arrivée avec le Rouge et Or. Je n’ai pas besoin de lui donner de tape sur les doigts parce qu’il comprend très bien le scénario. »

En ce qui a trait au travail en couverture, Bertrand apportera les ajustements nécessaires durant les entraînements. Il a noté que ses joueurs ont mal contrôlé leur vitesse en s’amenant vers les retourneurs des Golden Hawks.

« Quand j’ai évalué la situation, on voit que les joueurs sont là. Il s’agit juste d’arriver sous contrôle pour faire les plaqués. Ce sont des petites affaires qui se règlent assez facilement. Les gars ont bien fait depuis le début de la saison. Ils ont juste été un peu trop agressifs », a expliqué Bertrand au cours d’un entretien téléphonique avec le RDS.ca.

Les longues remises, pas d’inquiétude

Pendant plusieurs saisons, l’Université Laval a eu de la stabilité au poste de spécialiste des longues remises avec Pierre-Luc Caron. Ce dernier a été repêché en cinquième ronde par les Stampeders de Calgary lors du dernier repêchage de la LCF. Signe de son efficacité, ce dernier a été le partant à cette position lors de sa saison recrue.

Quatre joueurs différents ont été utilisés pour effectuer les longues remises pour remplacer Caron.

La recrue Marc-Antoine Bellefroid faisait de l’excellent travail en début de saison, mais une déchirure du ligament antérieur croisé de l'un de ses genoux est venue mettre un terme à sa campagne.

Un autre joueur de première année, Frédéric Gagnon, lui a ensuite succédé. Ce dernier a lui aussi été victime d’une blessure qui l’a empêché de jouer pendant un bout de temps.

Christian Dallaire, qui était déjà receveur, quart-arrière et teneur, a été utilisé durant la rencontre face à Mount Allison pendant qu’on cherchait une solution. Il a raté deux remises durant ce match si bien que le Rouge et Or a fait appel à Jérémie Roy, un joueur qui n’était même pas dans la formation.

Gagnon est revenu au jeu vers la fin du mois d’octobre et a finalement effectué son premier départ de la saison lors du dernier match du calendrier régulier face au Vert & Or. Celui qui était le spécialiste des longues remises avec les Titans de Limoilou et au niveau juvénile a très bien fait depuis. Il a toutefois exécuté deux remises de dégagement un peu hautes à la Coupe Uteck. Elles ont été sans conséquence puisque Dominic Lévesque a réussi à les capter et à dégager.

« Il est super fiable, a mentionné Mathieu Bertrand en parlant de Gagnon. Il a eu une mauvaise journée de travail au mauvais moment. C’est juste une question de confiance et il est fort mentalement. Mais ça ne m’inquiète pas. Il va rebondir. »

Probablement les mêmes rôles sur les bottés

Sans vouloir le confirmer, Mathieu Bertrand a affirmé que les rôles sur les bottés de précision, de dégagement et d’envoi devraient être les mêmes que la semaine dernière lors de la 52e Coupe Vanier.

C’est donc dire que Félix Faubert-Lussier s’occupera encore fort probablement des placements. Le botteur étoile au niveau collégial a réussi deux de ses trois tentatives de botté de précision face aux Golden Hawks à sa première utilisation à cette position cette saison.

Félix Faubert-Lussier« On a le luxe qu’il soit revenu des professionnels. On ne l’a pas beaucoup utilisé pendant la saison parce qu’il s’était blessé en bottant avec les Tiger-Cats. L’an dernier, il était toujours prêt pour venir en renfort si on avait besoin de lui. C’est quelqu’un qui a des nerfs d’acier et qui veut gagner. Il a du talent pour faire cela alors pourquoi ne pas l’utiliser », a convenu celui qui a gagné deux coupes Vanier comme quart-arrière du Rouge et Or.

Lévesque, qui avait raté cinq de ses six placements à la Coupe Dunsmore, s’est consacré aux bottés de dégagement et d’envoi à la Coupe Uteck. Outre un dégagement raté à la suite de la première série offensive du Rouge et Or, le produit du Collège Champlain-Lennoxville s’est bien acquitté de ses tâches.

« Il est rendu à sa deuxième année et il comprend encore plus ce qu’il doit faire. Du côté des bottés de dégagement et d’envoi, il a très bien fait. Je suis très satisfait de son travail », a estimé Bertrand.

Les unités spéciales des champions québécois devront être alertes face aux Dinos qui utilisent plusieurs joueurs différents pour retourner le ballon. Le botteur de l’équipe, la recrue Niko Difonte, a été parfait sur ses trois tentatives de placement en plus de réussir des simples sur deux bottés d’envoi.

C’est un ancien du Collège John-Abbott qui effectuera les dégagements de Calgary alors que le Montréalais Adam Sinagra, qui était le quart-arrière partant la semaine dernière, a maintenu une moyenne de 33,4 verges en neuf dégagements à la Coupe Mitchell. Les Dinos ont d’ailleurs provoqué un échappé du retourneur des X-Men de St Francis Xavier dans leur gain de 50-24, samedi dernier.

Sinagra devrait laisser sa place au vétéran Jimmy Underdahl au poste de quart no 1 lors de la Coupe Vanier. Le vétéran de cinquième année a été productif lors des deux derniers quarts de la demi-finale canadienne à son retour au jeu après une absence de quatre matchs.

Renouvellement perpétuel

Coupe Vanier mardi, 22 nov. 2016. 14:34 Glen Constantin et Wayne Harris (courtoisie David Moll)
Glen Constantin et Wayne Harris (courtoisie David Moll) (Source d'image:RDS)
Christian Dufresne

CHRONIQUE - Les deux meilleurs programmes au pays au cours des 10 dernières années s'affronteront à la Coupe Vanier.

Les Dinos de Calgary n’étaient pas considérés parmi les favoris pour se rendre jusqu’au bout en 2016. Quand on perd le joueur par excellence de 2014 et 2015 (Andrew Buckley), un des meilleurs porteurs de ballon au cours des trois dernières saisons (Mercer Timmis), un centre sélectionné au 3e rang au total du repêchage de la LCF en 2015 (Sean McEwen) et deux secondeurs étoiles (Tanner Doll et Doctor Cassama), ça fait de grands souliers à chausser!

On pourrait dire la même chose du Rouge et Or. La ligne offensive devait être remplacée au grand complet lorsque Charles Vaillancourt, Philippe Gagnon et Jason Lauzon-Séguin ont été repêchés dans la LCF. En tout, c’était 15 nouveaux partants qui foulaient le terrain lors du match inaugural de 2016 pour les Lavallois.

Néanmoins, ces deux programmes se retrouvent en finale nationale l’un contre l’autre pour la troisième fois de leur histoire pour une raison bien simple : ils sont constamment capables de se renouveler.

Comment fait-on cela au football universitaire? Avec un bon recrutement et des entraîneurs qualifiés pour développer les étudiants-athlètes.

Il n’y a pas de transaction dans le football amateur. C’est uniquement le recrutement et le travail pour faire cheminer les joueurs qui permettent de construire une équipe solide année après année et il faut admettre que le Rouge et Or est dans une ligue à part de ce côté.

On constate la preuve la plus frappante que ces deux universités produisent d’excellents joueurs en regardant les formations de la Ligue canadienne de football. Bon nombre d’anciens de ces deux programmes ont réussi à graduer chez les professionnels.

En 2013, les Alouettes comptaient sept joueurs provenant des Dinos au sein de leur équipe. Dimanche, à la Coupe Grey, neuf anciens de l’Université Laval figureront sur les formations des deux finalistes. Pour Calgary, cinq produits du programme tenteront d’aider leur équipe à l’emporter.

Bref, ces deux escouades avaient plusieurs partants étoiles à remplacer en 2016 et il n’y a eu aucune baisse de régime. Certains s’inquiétaient aussi de la suite des choses pour l’Université de Calgary lorsque Blake Nill a quitté le navire pour se joindre à UBC. Le nouvel entraîneur-chef, Wayne Harris, a démontré que la tradition d’excellence des Dinos allait se poursuivre sous son règne.

Une meilleure opposition pour le Rouge et Or?

Après l’écrasante victoire du Rouge et Or face aux Golden Hawks de Laurier, plusieurs personnes sur les réseaux sociaux concédaient déjà la coupe Vanier à l’Université Laval.

Sans l’ombre d’un doute, on doit attribuer le statut de favori au Rouge et Or, surtout en considérant que plusieurs éléments clés pourraient manquer à l’appel en raison de blessures chez les Dinos. Malgré tout, ce n’est pas encore dans la poche pour les Lavallois.

Par contre, si les hommes de Glen Constantin présentent les mêmes performances qu’à leurs deux derniers matchs, le programme le plus titré au Canada ramènera une neuvième coupe Vanier à Québec.

Lorsqu’on compare les trois facettes de chaque équipe, on peut mettre un crochet du côté du Rouge et Or dans chaque colonne. Et du côté de la robustesse et de l’intensité, le crochet va aussi du côté des Lavallois.

En analysant la Coupe Mitchell, la ligne offensive des Dinos semble très bonne en protection de passe, mais elle a de difficulté à gagner ses batailles à un contre un sur les jeux de course.

Comme toutes les équipes à l’extérieur du Québec, les Dinos feront connaissance avec Mathieu Betts qui à lui seul peut faire dérouter un plan de match. On a encore vu à la Coupe Uteck comment il peut bousiller des jeux. Si on le double, cela ouvre la porte aux autres joueurs, particulièrement sur un blitz. Et à un contre un, la plupart du temps, il se débarrasse du bloqueur.

Du côté de l’attaque, la grande force du Rouge et Or en cette fin de saison est la diversité de la sélection de jeux de Justin Éthier. Tom Higgins, qui est le coordonnateur défensif des Dinos, doit se gratter la tête en essayant de démêler tout cela sur vidéo. Le ballon est distribué à tout le monde, que ce soit au sol ou dans les airs, et il y a énormément de mouvement avant la remise du centre.

Le Rouge et Or a atteint sa vitesse de croisière après les trois laborieuses premières séries offensives face aux Carabins à la Coupe Dunsmore. Autant les joueurs que les entraîneurs sont en pleine confiance. Comme mon collègue Pierre Vercheval l’a mentionné dans sa chronique, on dirait que les entraîneurs des Lavallois sont dans le caucus adverse tellement leur plan de match est bien construit.

Si les Dinos veulent l’emporter, il faudra que Tom Higgins ait des stratégies pour ralentir le jeu au sol du Rouge et Or, surtout que Justin Éthier a fait porter le ballon par Hugo Richard à plusieurs reprises pour donner une autre chose à surveiller à la défense adverse. Si le Rouge et Or fait avancer les chaînes au sol et que Hugo Richard protège bien le ballon comme la semaine dernière, on pourra alors commencer à exploiter les trous dans la défense de Calgary.

Mais les Dinos ont le personnel d’entraîneurs pour bien préparer ses joueurs. Si j’étais Tom Higgins, je regarderais attentivement les bandes vidéo de la Coupe Dunsmore et je me concentrerais sur les formations utilisées par les Carabins qui ont donné des ennuis au Rouge et Or. Et pourquoi ne pas lâcher un petit coup de fil à Danny Maciocia qui était son coordonnateur offensif chez les Eskimos d’Edmonton de 2002 à 2004 pour recueillir quelques conseils?

D’avoir 19 joueurs qui étaient avec l’équipe à la Coupe Vanier de 2013 est un autre point qui aidera la troupe albertaine. Contrairement aux Golden Hawks, ils ont déjà joué dans un match de cette importance face à une formation du Québec.

Je prévois donc un match plus chaudement disputé que la semaine dernière à la Coupe Uteck, mais je crois que le Rouge et Or est une équipe plus complète et qu’elle l’emportera samedi. Les Dinos ont vécu beaucoup d’adversité et ne se laisseront pas abattre. On devrait avoir une autre bonne confrontation entre ces deux programmes comme celle à la Coupe Vanier de 2013 qui s’était soldée par une victoire de 25-14 de l’Université Laval qui ajoutait un huitième titre à sa collection.  

Une année remplie d’adversité pour les Dinos

Coupe Vanier mardi, 22 nov. 2016. 10:29 Les Dinos de Calgary
Les Dinos de Calgary (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Wayne Harris n’a certainement pas accumulé ses heures de sommeil lors des nuits précédant les matchs des Dinos de l’Université de Calgary cette saison.

L’entraîneur-chef, qui en est à sa deuxième année à la barre de l’équipe, a dû jongler avec sa formation à plus d’une reprise en 2016 en raison des blessures subies à plusieurs joueurs clés. Tout cela en ajoutant les départs de joueurs étoiles comme le quart-arrière Andrew Buckley, le centre Sean McEwen et les secondeurs Tanner Doll et Doctor Cassama.

« Cette année, l’état de santé de la majorité de nos joueurs a été au jour le jour presque tous les matchs. C’est difficile dans ce temps-là. Nous n’avons jamais eu la même formation durant deux matchs consécutifs », a-t-il indiqué au RDS.ca lors d’un entretien téléphonique.

« Les gars ont compris que nous allions devoir nous fier à notre profondeur. Quand les réservistes ont eu l’opportunité, ils étaient prêts. C’est décevant quand tu perds tes meilleurs athlètes, mais on doit jouer quand même. Mais nous n’avons jamais été vraiment inquiétés lorsque nos réservistes ont dû prendre leur place », a ajouté celui qui est associé au programme des Dinos depuis plus de 30 ans.

Dix-neuf joueurs de l’édition 2013 qui a participé à la finale du football universitaire canadien sont encore dans les rangs de l’équipe, ce qui a certainement aidé à garder le moral positif.

La force de caractère des Dinos, qui affronteront le Rouge et Or lors de la 52e Coupe Vanier, a donc été testée puisque la division Canada-Ouest était très compétitive en 2016. Les Thunderbirds de UBC, champions en titre de la Coupe Vanier, ont terminé la saison régulière avec une fiche de 3-5 bien que la majorité de leurs partants était de retour en attaque.

Les Rams de Regina, premiers au classement de la division, et les Huskies de la Saskatchewan ont infligé au programme albertain ses deux défaites en saison régulière. Calgary échappait le championnat du calendrier régulier pour la première fois depuis 2010 en terminant au deuxième échelon.

Les Dinos ont même perdu les services de leur quart-arrière partant, le joueur de cinquième année Jimmy Underdahl, qui a raté quatre rencontres, dont les deux premiers matchs en éliminatoires, en raison d’une blessure à un genou.

Ce dernier a toutefois effectué un retour triomphal, la semaine dernière, en demi-finale canadienne. Prenant la place de l’ancien quart du Cégep John Abbott Adam Sinagra, celui qui a passé ses quatre premières campagnes derrière Eric Dzwilewski et Andrew Buckley a relancé l’attaque des Dinos, qui l’ont finalement emporté par la marque de 50-24 face aux X-Men de St Francis Xavier.

« Nous étions très contents du travail d’Adam durant la première demie. Nous voulions donner une chance à Jimmy de retourner sur le terrain pour qu’il soit testé en situation de match. Il s’entraînait depuis quelques semaines. Jimmy a fait face à ce genre de situations durant toute sa carrière. Il est un excellent leader au sein de notre équipe. C’était bien de le voir sur le terrain et de pouvoir performer au même niveau qu’avant », a expliqué Harris, dont l’équipe a eu une fiche de 6-2 en 2016.

Ce fut donc un soulagement pour Wayne Harris qui pourrait devoir se passer de son receveur no 1, Austen Hartley, et son porteur de ballon le plus productif cette saison, Bryce Harper, lors de la Coupe Vanier. Les deux étudiants-athlètes n’ont pas disputé les deux derniers matchs des leurs.

Pendant l’absence de Hartley, les receveurs Whitman Tomusiak, Hunter Karl, Dallas Boath et Brendon Thera-Plamondon ont fait du bon boulot alors que chacun d’eux a réussi à s’illustrer depuis le début des éliminatoires.

L’attaque terrestre est toutefois en panne de longs jeux depuis deux matchs, une spécialité de Harper qui est très rapide. La ligne offensive a aussi été décimée par les blessures, ce qui a nui à l’attaque terrestre cette saison.

Malgré toutes les blessures, les Dinos ont présenté une formation compétitive et ont réussi à regagner la Coupe Hardy en vengeant leur élimination de 2015 face à UBC, programme dirigé par l’ancien pilote de Calgary, Blake Nill.

« Quand tu termines au premier rang du classement de ta division et que tu ne réussis pas à en sortir, c’est évidemment très décevant. C’était donc plaisant de gagner contre UBC cette année à la Coupe Hardy », a relaté Harris qui était le coordonnateur défensif des Dinos sous Nill.

Une défense bien balancée

Le jeu aérien a été très préconisé dans l’ouest du pays cette saison. Quatre des six formations de la division, dont les Dinos, se retrouvent dans le top-10 de U Sports (nouveau nom de Sport interuniversitaire canadien) pour les verges par la passe.

Le Hec Crighton, remis au joueur par excellence du football universitaire canadien, devrait justement être attribué au quart-arrière des Rams de Regina, Noah Picton.

Adam Laurensse

Wayne Harris était donc heureux de compter sur des vétérans aux positions de demi de coin, demi défensif et maraudeur.

« C’est une de nos forces en défense. Ils ont extrêmement bien joué. Il y a de très bons receveurs dans notre division et ils les ont bien couverts », a affirmé Harris, dont la tertiaire était privée du demi défensif étoile Robert Woodson à la Coupe Hardy.

L’unité défensive de Calgary, pilotée depuis 2016 par l’ancien entraîneur-chef des Alouettes Tom Higgins, est traditionnellement formée de trois joueurs de ligne défensive et quatre secondeurs. Hinggins a toutefois varié ses stratégies pour confondre ses adversaires cette saison. Bien que le meneur pour les sacs n’en ait eu que 4,5 en saison régulière, Calgary a dominé sa division contre le sol en accordant une moyenne de 107,4 verges par match.

« On varie les choses avec du personnel différent. On choisit notre formation en fonction de ce que l’attaque adverse nous montre », a mentionné celui dont le père est une légende de l’organisation des Stampeders dans la LCF.

Sept joueurs des Dinos, dont cinq en défense, ont réussi à se tailler une place sur l’équipe d’étoiles de la division Canada-Ouest. Le plaqueur défensif Jack McEwen, qui sera à surveiller contre le jeu au sol du Rouge et Or, l’ailier défensif Connor McGough, le secondeur extérieur Boston Rowe et les demis défensifs Robert Woodson et Adam Laurensse font tous partie des meilleurs joueurs à leur position. Les deux autres sont le receveur Austen Hartley et le bloqueur Ryan Sceviour.

Mettre fin à une disette de plus de 20 ans

Le programme de football de l’Université de Calgary est parmi les meilleurs au pays. Samedi, il s’agira de leur 10e participation à la Coupe Vanier.

Par contre, les Dinos n’ont pas soulevé le précieux trophée depuis 1995. Malgré la fin du parcours universitaire de grandes vedettes du programme, l’objectif était le même en début de saison.

« C’est toujours notre but en début de saison. Je ne peux pas me rappeler de la dernière fois que ce n’était pas notre objectif de gagner la Coupe Vanier », a lancé Harris qui faisait partie du groupe d’entraîneurs en 1995.

Depuis ce dernier titre, les Dinos ont participé à la finale du football universitaire canadien à trois reprises. Chacune d’entre elles a eu lieu à Québec et ils n’ont pu être couronnés s’inclinant contre les Gaels de Queen’s et à deux reprises face au Rouge et Or.

« C’était décevant les trois dernières fois que nous y avons participé puisque nous n’avons pas réussi à l’emporter. Nous continuons de travailler fort pour connaître la même issue qu’en 1995 », a fait savoir Harris.

Les Dinos ont une fiche de quatre victoires et cinq défaites à la Coupe Vanier.

     

L'édition 2016 du Rouge et Or a un dernier chapitre à écrire à la Coupe Vanier

Coupe Vanier dimanche, 20 nov. 2016. 21:16 Le Rouge et Or célèbrent sa victoire à la Coupe Uteck.
Le Rouge et Or de l'Université Laval après sa victoire à la Coupe Uteck de 2016. (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

QUÉBEC – Après une absence de deux ans, le Rouge et Or est de retour à la Coupe Vanier.

La dernière fois que cela s’était produit, il fallait remonter au début de l’ère de Glen Constantin, en 2000, 2001 et 2002.

Depuis l’entrée en poste de Constantin en 2001, on parle de 9 présences en 16 ans en finale du football universitaire canadien avec 5 au cours des 7 dernières années, dont quatre de suite de 2010 à 2013. Une séquence qui démontre la force de ce programme qui a disputé sa première campagne officielle en 1996.

« Il faut mettre ça en perspective. Si tu ne vas pas au Super Bowl pendant deux ans, c’est normal. Ici, ce qui s’est passé, c’est spécial. Les attentes sont hautes. On est privilégié d’y retourner », a indiqué Glen Constantin après la dominante victoire des siens aux dépens des Golden Hawks de Wilfrid Laurier en demi-finale canadienne.

Comme en 2013, les représentants de l’Université Laval retrouveront les Dinos de Calgary.

Le Rouge et Or en sera à sa 10e participation à la finale canadienne du football universitaire, tout comme ses adversaires albertains. Une seule équipe compte plus de présences à la Coupe Vanier que ces deux programmes, les Mustangs de Western avec 12 en 52 présentations de cette rencontre.

La formation de Québec visera à améliorer le record qu’elle détient déjà en ajoutant une neuvième coupe Vanier à son palmarès bien garni.

« C’est un rêve de jeunesse pour moi. Je suis toujours venu au PEPS avec mon grand-père. On avait nos billets de saison depuis que je suis tout jeune. Je rêvais à ce moment-là depuis longtemps. Il reste une petite partie du rêve à accomplir. Ce sera une belle semaine », a raconté le receveur et retourneur Antony Dufour qui en sera à une première participation à la Coupe Vanier.

« C’est spécial. J’y suis allé à ma première année. D’y retourner à ma dernière année, je n’ai pas de mot pour décrire le sentiment que je ressens en ce moment », expliquait le demi de coin Alex Hovington qui terminera son stage universitaire de quatre ans samedi prochain.

Pour ceux qui ont vécu la victoire de la Coupe Vanier de 2013 suivie des deux revers face aux Carabins en finale québécoise, cette opportunité de remporter les grands honneurs à nouveau revêt un cachet encore plus particulier.

Avec le départ de 15 partants après la dernière saison, c’est un tout nouveau chapitre que cette édition du Rouge et Or a écrit. Et elle aura la chance de rejoindre les huit autres équipes championnes si elle l’emporte face aux Dinos.

« C’est une bonne sensation. D’avoir perdu deux Coupes Dunsmore de suite, ça me faisait mal, a fait savoir l’ailier défensif de quatrième année, Edward Godin. D’avoir une chance d’y retourner et de prouver que nous sommes une équipe de Laval qui peut gagner une Coupe Vanier, ça me fait chaud au cœur. »

Des joueurs qui auront leur mot à dire

Six joueurs qui étaient en uniforme lors de la dernière conquête de la Coupe Vanier en 2013 sont encore dans la formation du Rouge et Or de 2016.

« C’était mon but en revenant à Laval pour une cinquième année. C’est très spécial d’avoir l’opportunité d’aller à la Coupe Vanier », a lancé Félix Faubert-Lussier, qui aurait pu rester avec les Tiger-Cats de Hamilton cet été.

« Il est revenu et il a été un leader pour cette équipe. Nos deux gars de cinquième année, Gabriel Marcoux et lui, leur but était de ramener cette équipe à la Coupe Vanier, ce qui était une grosse commande, a mentionné Constantin. C’était ambitieux et je suis content pour eux. C’est une expérience de leadership qu’ils garderont toute leur vie. »

ContentId(3.1207224):« Le match s'est gagné pendant notre préparation »
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Faubert-Lussier, Marcoux, Alex Hovington, Félix Lechasseur, Edward Godin et Antony Auclair, les seuls six joueurs de l’édition actuelle à avoir une bague de la Coupe Vanier, auront un rôle important cette semaine en tant que vétérans de l’équipe.

Ayant déjà vécu la frénésie d’une semaine de la Coupe Vanier, ils passeront leur message aux plus jeunes pour que l’équipe soit fin prête samedi.

« Nous sommes quelques-uns (avec cette expérience). Je veux m’assurer que tout le monde mette les efforts nécessaires pour qu’on gagne ce match », a exprimé Faubert-Lussier qui a aussi gagné le titre national en 2012.

« Je vais dire aux gars de rester calmes. Ça demeure un match de football. Que ce soit le premier match de la saison ou la Coupe Vanier, il n’y a rien qui change. On va préparer les gars au cours de la semaine et tout le monde va avoir hâte de jouer », a convenu Hovington.

« On a de bons vétérans, a reconnu Dufour. On va garder ça simple. On va faire les choses comme on l’a fait cette semaine. On va faire beaucoup de vidéo et mettre l’accent sur les petits détails. »

Un esprit de revanche?

Les amateurs de football universitaire canadien auront droit à la même finale qu’en 2013.

Présentée au Stade Telus, celle-ci s’était soldée par un gain de 25-14 des favoris locaux qui soulevaient ainsi la coupe Vanier pour la huitième fois de leur histoire.

Les deux équipes ont un visage totalement différent depuis alors que les Dinos ont même un nouvel entraîneur. Wayne Harris a remplacé Blake Nill lorsque ce dernier a décidé de quitter Calgary pour se joindre aux Thunderbirds de UBC.

Il reste tout de même 16 joueurs des Dinos qui étaient sur le terrain pour vivre cette défaite qui a été la seule de leur saison il y a trois ans.

« Ils vont vouloir prendre leur revanche. On ne va pas leur en laisser la chance », a assuré Godin qui a déjà hâte de se retrouver à Hamilton.

Blake Nill et Glen Constantin lors de la Coupe Vanier 2013.Blake Nill et Glen Constantin sont des amis de longue date. Ayant affronté les Dinos à trois reprises cette saison, dont en finale de la division Canada Ouest, Nill pourrait venir en aide aux Lavallois. Son équipe a été éliminée par Calgary il y a une dizaine de jours ce qui l’a empêché de défendre son titre acquis en 2015.

Constantin lancera-t-il un petit coup de fil à son bon ami pour avoir des conseils?

« On va voir! On va essayer, a-t-il admis en riant. Tu te fis sur les vidéos. Mais des fois, tu veux savoir si des joueurs sont blessés ou s’il y a des choses que tu n’as pas vues sur les trois vidéos (qui sont fournies). Des jeux truqués ou des formations différentes par exemple. C’est de bonne guerre de puiser dans ses ressources. »

Si le Rouge et Or a remporté 8 des 9 Coupes Vanier auxquelles il a pris part, c’est loin d’être le même scénario pour l’université albertaine. Elle compte quatre titres à son actif, le dernier remontant à 1995.

Par ailleurs, le Rouge et Or prendra la route de Hamilton mercredi midi. Joueurs, entraîneurs et membres du personnel de soutien feront le voyage en autobus.

Malgré les éliminatoires, les études ne prennent jamais de pause

Coupe Vanier dimanche, 20 nov. 2016. 23:00 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

QUÉBEC – Le quart-arrière Hugo Richard disputait le match le plus important de sa carrière universitaire, samedi dernier.

Que faisait-il de sa soirée qui précédait la Coupe Uteck?

L’étudiant en génie mécanique était dans une salle de classe puisqu’il devait passer un examen dans le cadre de l’un de ses cours.

Voici la réalité que tous les étudiants-athlètes, tous sports et universités confondus, ont à vivre à un moment de leur parcours.

« C’est la dure réalité. Je n’avais pas le choix. Je ne pouvais pas vraiment le déplacer et je ne le voulais pas non plus. Alors j’ai fait mon examen », a affirmé celui qui a connu l’un de ses meilleurs matchs en carrière au lendemain de ce test.

Signe que les mentalités ont évolué avec le temps, l’ailier défensif Edward Godin a coupé court dans ses célébrations de la Coupe Uteck au profit de ses études.

« J’ai une rencontre avec mon tuteur à 9 h (dimanche matin). Je n’ai pas beaucoup de temps pour célébrer. Puisqu’on va à la Coupe Vanier, on met beaucoup de temps pour le football, plus que d’habitude. Il faut que je consacre beaucoup de temps à mes études avant de partir », confiait-il, lui qui est à sa quatrième année en études anglaises.

Les joueurs du Rouge et Or doivent donc se concentrer sur leurs études avant que le Rouge et Or ne prenne le chemin de Hamilton pour y affronter les Dinos de Calgary lors de la Coupe Vanier. Sinon, le retour sera brutal avec la fin de session qui approche. Certains amèneront même des livres sur la route bien que les temps libres ne seront pas fréquents. Les Lavallois quitteront la Vieille Capitale mercredi midi.

« Ce sera une semaine qui demandera beaucoup d’organisation, que ce soit avec le football ou l’école. On a des examens et des travaux à remettre alors il va falloir s’assurer que tout ça est en ligne et se préparer à partir pour Hamilton », a affirmé Hugo Richard qui est toujours passionné par son domaine d'étude lorsqu'on engage la discussion à ce sujet avec lui.

Pour sa part, le receveur et retourneur Antony Dufour montre bien l’état d’esprit lucide des étudiants-athlètes et de la philosophie des différents programmes athlétiques. Ce dernier a justement un examen à passer lundi avant de porter toute son attention sur le football.

« On n’a pas le choix. On est des joueurs de football et c’est le fun, mais on veut avoir un baccalauréat en sortant d’ici. On ne fera pas tous des carrières professionnelles, et ceux qui en auront, ce ne sera pas toute leur vie. Alors il faut avoir autre chose à la fin de notre carrière universitaire », disait Dufour qui est un étudiant en enseignement préscolaire et primaire.

Évidemment, les joueurs du Rouge et Or rateront leurs cours de mercredi à vendredi en raison de leur présence en Ontario pour la finale du football universitaire canadien. Ils peuvent aussi s'entendre avec leurs profresseurs pour faire certains arrangements comme de repousser le délai pour la remise d'un travail.

Néanmoins, victoire ou défaite à la Coupe Vanier, leur vie universitaire sera de retour lundi prochain. Ils auront uniquement leur chapeau d'étudiant jusqu'à la fin de la session. Ils devront se concentrer autant que sur leur plan de match pour vaincre les Dinos s'ils veulent maintenir le seuil minimum pour demeurer admissible à jouer pour la saison 2017 et pour certains, exceller dans l'éventualité de vouloir faire une maîtrise.

Le Rouge et Or n’a laissé aucune chance à Laurier

Universitaires dimanche, 20 nov. 2016. 00:07 Félix Faubert-Lussier
Félix Faubert-Lussier (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

QUÉBEC – La première demie de la Coupe Uteck a donné droit à un duel inégal bien que les Golden Hawks avaient connu beaucoup de succès en Ontario cette saison.

Néanmoins, le Rouge et Or de l’Université Laval semblait seul sur le terrain lors des deux premiers quarts où il s’est bâti une avance insurmontable de 29 points. Les champions ontariens se sont ajustés du côté de la défense en deuxième demie, mais il était trop peu trop tard. Les locaux l’ont finalement emporté par la marque de 36-6 pour obtenir leur billet pour la 52e Coupe Vanier où ils auront rendez-vous avec les Dinos de Calgary.

Avec deux affrontements face aux Carabins et un contre le Vert & Or dans le dernier mois, force est d’admettre que la troupe de Glen Constantin était mieux préparée à faire face à une défense étanche avec de bons athlètes.

« Parfois, quand tu sors de ta division, tu entends beaucoup de choses, par exemple qu’ils sont gros, athlétiques et forts. Il ne faut pas oublier qu’on joue dans la division du Québec où il y a de bonnes équipes de football. Quand tu sors d’ici, tu es fin prêt », a expliqué Constantin dont la formation a pris une avance de 14-0 dès le premier quart.

Les plans de match sur les trois facettes du ballon ont été bien construits par les entraîneurs des Lavallois qui ont réussi à retirer de l’équation tous les joueurs dominants des Golden Hawks, particulièrement ceux de leur défense.

L’Université Wilfrid Laurier participait à une première demi-finale canadienne depuis que Michael Faulds a été nommé à la barre de l’équipe en 2013. Avec une exécution qui laissait à désirer tant en attaque qu’en défense, son équipe ne se donnait pas beaucoup de chance face au Rouge et Or qui n’a pas cessé de progresser tout au long de la saison.

« Le Rouge et Or est définitivement une excellente équipe de football. Hugo Richard et sa ligne offensive ont été remarquables. En défense, Mathieu Betts a été difficile à bloquer. Je ne serai pas surpris si cette équipe soulève une autre coupe la semaine prochaine », a mentionné celui qui est en lice pour l’entraîneur de l’année au pays.

« Cela étant dit, nous n’avons pas bien exécuté. Il y a eu quelques passes échappées. Il y a eu des passes lancées aux mauvais endroits. Mais il faut donner beaucoup de mérite à leur défense », a ajouté Faulds qui a reconnu que c’était la meilleure unité défensive à laquelle son équipe avait été confrontée cette saison.

ContentId(3.1207224):« Le match s'est gagné pendant notre préparation »
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Le momentum influence énormément l’issue d’une rencontre en éliminatoires. Le Rouge et Or l’a saisi dès les premières minutes de la partie et ne l'a jamais laissé aller du côté des Golden Hawks.

Après une demie, en plus de mener 29-0, les Lavallois avaient déjà 21 premiers essais en plus de dominer les verges totales en attaque avec une récolte de 279 contre seulement 75 pour l’unité offensive des visiteurs.

« On a eu le départ qu’on souhaitait. On se devait de commencer de cette manière pour briser leur confiance », a estimé Constantin qui n’est plus qu’à une victoire de ramener un 9e titre national à l’Université Laval.

« C’était la dernière étape avant la Coupe Vanier. On voulait sortir fort puisqu’on jouait devant nos partisans en demi-finale canadienne », a affirmé le demi-inséré et botteur Félix Faubert-Lussier, auteur d’un majeur et de deux placements.

« On ne s’attendait pas nécessairement à ce que le pointage soit comme il l’a été. Notre objectif était de bien exécuter dès le début du match et c’est ce qu’on a fait », a déclaré le quart-arrière Hugo Richard qui a encore une fois bien navigué dans sa pochette quand la situation l’exigeait.

Faubert-Lussier fait le travail comme botteur

Avec une performance qui aurait pu coûter la Coupe Dunsmore à son équipe, Dominic Lévesque a perdu son poste de botteur de précision pour le reste de la saison.

Félix Faubert-Lussier, qui n’avait pas effectué de botté de la saison, est venu en relève à la Coupe Uteck. Nommé deux fois sur l’équipe d’étoiles au niveau collégial, le finissant n’a rien perdu de ses moyens en réussissant deux de ses trois tentatives de placement. Sa seule erreur est survenue sur une tentative de 40 verges qui est tout de même passée près du poteau de gauche.

Même s’il a occupé ce poste pendant plusieurs années et qu’il est un ancien joueur de soccer, ce n’est pas n’importe quel joueur qui aurait eu les nerfs pour prendre ce rôle à compter du carré d’as canadien.

« Je n’avais pas botté depuis longtemps. Je devais simplement me replonger là-dedans, a calmement répondu le principal intéressé. Ç’a relativement bien été même si les conditions climatiques étaient venteuses. Je suis content. »

« La semaine dernière, je n’ai pas voulu le faire botter. Il m’a dit qu’il aurait pu y aller. Mais je ne voulais pas le placer dans cette situation parce qu’il s’était blessé la dernière fois qu’il avait botté, a expliqué Constantin. Il a une maturité et un sang-froid incroyable. »

« Félix, c’est un super athlète et il est en excellente forme. Ce gars est incroyable », a lancé le retourneur Antony Dufour qui était impressionné par son vétéran coéquipier.

Lévesque n’avait qu’à s’occuper des dégagements et des bottés d’envoi lors de la Coupe Uteck. Outre son premier dégagement complètement raté, le joueur de deuxième année s’est bien acquitté de ses tâches. Il a même fait preuve de calme lors de deux remises trop hautes et a réussi à botter le ballon convenablement.

Les rôles sur les unités spéciales devraient être les mêmes lors de la Coupe Vanier qui se déroulera samedi prochain à Hamilton.

Une expérience formatrice

Malgré un match à sens unique en faveur de leurs rivaux, les Golden Hawks retourneront à Waterloo avec de l’expérience dans leurs bagages.

N’ayant pas participé aux demi-finales canadiennes depuis 2005, ce programme a retrouvé ses lettres de noblesse depuis que Michael Faulds a pris les rênes de l’équipe.

« C’était la première fois que nous étions en demi-finale canadienne avec Coach Faulds et aussi la première fois que nous affrontions une équipe du Québec dans un vrai match. C’est une bonne expérience pour nous. On ramène les bandes vidéo de cette rencontre et on les étudiera pour apprendre de nos erreurs », a évalué l’ailier défensif Kwaku Boateng qui a été réduit au silence par la ligne offensive lavalloise.

« C’est un bon apprentissage. Nous aurions aimé tout gagner en une année. Nos joueurs vont revenir et seront encore meilleurs l’an prochain. Je suis fier de tout le chemin accompli et de la victoire du titre ontarien. Évidemment, nous voulions aller encore plus loin. Lorsqu’on fera l’évaluation de la saison, nous pourrons dire que nous avons eu une bonne année », a analysé à chaud Faulds qui avait perdu la Coupe Vanier de 2008 face au Rouge et Or à l’époque où il était le quart-arrière des Mustangs de Western. 

Le Rouge et Or accède à la Coupe Vanier avec un gain de 36 à 6

Universitaires vendredi, 18 nov. 2016. 22:55 Les joueurs du Rouge et Or célèbrent avec le trophée de la Coupe Uteck
Les joueurs du Rouge et Or célèbrent avec le trophée de la Coupe Uteck (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

QUÉBEC – Le rouleau compresseur lavallois a écrasé tout sur son passage. Littéralement tout, au grand plaisir des 13 256 spectateurs du Stade Telus et le Rouge et Or aura l’opportunité d’ajouter un neuvième titre national, la semaine prochaine.

Les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier ont fait connaissance avec une équipe en mission. La troupe de Glen Constantin a inscrit 29 points sans réplique en première demie en route vers une victoire de 36-6, samedi, sur le campus de l’Université Laval.

Le Rouge et Or n’a jamais été inquiété au cours de cette Coupe Uteck qu’il a dominée sur toutes les facettes dès le botté d’envoi. L’attaque a rapidement donné les devants aux locaux en marquant lors de deux de ses trois premières séquences offensives. Le Rouge et Or, qui affrontera les Dinos de Calgary lors de la 52e édition de la Coupe Vanier, a terminé la rencontre avec quatre majeurs et deux placements en plus d’un touché de sûreté concédé par ses adversaires.

La défense a gagné sa bataille contre la ligne offensive des Golden Hawks qui a peiné autant sur le jeu au sol que sur la protection de son quart-arrière Michael Knevel. Les vainqueurs de la Coupe Yates se sont entêtés à vouloir imposer leur attaque terrestre, mais n'ont jamais réussi à le faire.

« C’est notre fierté d’arrêter le jeu au sol. C’était un peu différent de ce qu’on était habitué de voir dans notre division. Mais ce n’était pas la première fois qu’on voyait ce type d’attaque au sol. Marc Fortier a fait un bon travail pour s’ajuster à leur jeu par la course », a évalué Constantin qui retourne en finale canadienne pour la première fois depuis 2013.

« Chapeau au système offensif mené par Justin Éthier. Tu as trois matchs sur vidéo (pour étudier l’autre équipe) et tu espères que c’est ce que tu vas voir. Tu y vas en mettant tous tes jetons à la même place. Le plan de match était vraiment exceptionnel sur les trois facettes du jeu », a commenté Constantin qui tentera de remporter sa huitième coupe Vanier en 16 ans comme entraîneur-chef du Rouge et Or.

Le quart-arrière Hugo Richard a livré l’une de ses meilleures performances en carrière depuis qu’il porte l’uniforme rouge et or. Ne démontrant aucun signe de nervosité et étant parfaitement à l’aise avec les légères variations apportées par son coordonnateur offensif Justin Éthier, le pivot de troisième année a disputé un match sans faute en ne commettant aucun revirement.

Il a décoché deux passes de touché en plus d’être très efficace avec ses jambes avec 7 courses pour 82 verges et un majeur.

ContentId(3.1207224):« Le match s'est gagné pendant notre préparation »
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« Je suis excité qu’on puisse se rendre à la Coupe Vanier. C’était notre objectif depuis le début. Je suis vraiment content que l’équipe soit restée ensemble et qu’on ait bien exécuté aujourd’hui. Notre objectif, c’est de gagner jusqu’au bout. On se donne une chance de le faire », a affirmé le numéro 4 qui a complété 16 de ses 24 passes pour 191 verges.

« Évidemment, on s’attendait à exécuter mieux. Laval a joué extrêmement bien, a reconnu l’entraîneur-chef de Laurier, Michael Faulds. Hugo Richard a montré ses habiletés pour courir avec le ballon. Nous n’avons pas gagné assez de premiers jeux pour garder leur attaque sur les lignes de côté. Il fallait exécuter mieux sur toutes les facettes. »

Il faut aussi souligner le travail du demi-inséré finissant Félix Faubert-Lussier qui foulait la pelouse du PEPS pour une dernière fois. Il était le botteur de précision partant en raison de la contre-performance de Dominic Lévesque, la semaine dernière, lors de la Coupe Dunsmore.

Le choix de 5e tour des Tiger-Cats de Hamilton a inscrit le premier touché du match qu’il a lui-même converti. Il a réussi deux de ses trois tentatives de placement sur 27 et 34 verges pour terminer la partie avec 16 points. Pour l’ensemble de son œuvre, Faubert-Lussier a été nommé le joueur du match.

« C’est spécial. De finir avec une victoire, pour aller à la Coupe Vanier, à ma cinquième année,  et d’être le joueur du match, je ne pouvais pas demander mieux », a mentionné celui qui a capté 4 passes pour des gains de 86 verges.

Il s’agira de la 10e participation du Rouge et Or à la Coupe Vanier et d’une cinquième au cours des sept dernières années. Neuf de ces dix présences en finale nationale ont été au cours de l’ère de Glen Constantin.

La dernière rencontre du football universitaire canadien en 2016 aura lieu samedi prochain, à 13 h, au Tim Hortons Field, à Hamilton. Comme en 2010 et en 2013, les Lavallois croiseront le fer avec les Dinos qui ont défait les X-Men de St. Francis Xavier par la marque de 50-24 dans l'autre demi-finale.

Une attaque dévastatrice

Éthier et son unité offensive avaient fait leurs devoirs. L’attaque de l’Université Laval a connu beaucoup de succès au sol en exploitant les tendances des Golden Hawks pour amasser 267 verges par la voie terrestre. Le coordonnateur offensif du Rouge et Or a utilisé sensiblement les mêmes formations qu’à l’habitude, mais les petites modifications des jeux ont bafoué l’unité défensive des Golden Hawks qui ont concédé quelques longs jeux.

« Il fallait exécuter si on voulait connaître du succès contre cette défense. Évidemment, on a montré beaucoup de formations différentes pour voir comment ils s’ajustaient. On a vu ce qu’on pouvait exploiter dans leur défense », a expliqué Richard qui vivra sa première Coupe Vanier.

Au moment où on sentait un léger pouls chez l’attaque de Laurier au troisième quart, le porteur de ballon des visiteurs, Osayi Iginuan, a échappé le ballon à la ligne de 6 du Rouge et Or. Marc-Antoine Varin, qui avait provoqué le revirement, a ramené le ballon pour un touché qui a été annulé par une pénalité des siens.

Vincent Alarie-Tardif a toutefois redonné le ballon aux visiteurs alors qu’il a commis un échappé à la porte des buts. L’autre faux pas du Rouge et Or est survenu sur un retour de dégagement alors qu’Antony Dufour a perdu le ballon qui a été recouvré par l’excellent secondeur de Laurier Nakas Onyeka.

Les Golden Hawks ont privé les locaux de leur jeu blanc lorsque Knevel a rejoint le receveur Brentyn Hall sur 26 verges avec 27 secondes à faire au match. Le converti de deux points a été raté, mais les champions de l’Ontario ont réussi à récupérer le ballon sur un botté court. Le demi défensif Gabriel Marcoux a mis un terme à la Coupe Uteck en interceptant Knevel trois jeux plus tard.

Un départ canon

Dès leur deuxième séquence offensive du match, le Rouge et Or a démarré la machine, particulièrement par la passe. La série de 10 jeux sur 100 verges s’est terminée par une passe précise de 23 verges de Richard à Faubert-Lussier pour le touché.

La défense de Laurier n’était pas au bout de ses peines. Dès la séquence suivante, Éthier a encore une fois permis à son attaque de découper l’unité défensive ontarienne. Une course de 21 verges de Richard et une passe voilée de 16 verges à Sébastien Serré ont mis la table au touché sur réception de 6 verges de la vedette de la semaine dernière, Jonathan Breton-Robert.

« Il n’y avait pas de marge d’erreur. Nos joueurs n’étaient pas nerveux. Le Rouge et Or a marqué un premier touché. Ensuite, on a fait deux jeux et on a dû dégager. Il a ensuite inscrit un autre touché. On regardait alors le tableau indicateur et c’était 14-0. J’ai trouvé que nos joueurs ont bien bataillé en deuxième demie », a noté Faulds qui menait son équipe en demi-finale canadienne pour la première fois de son règne de 4 ans.

Le Rouge et Or a ajouté un autre touché avant la mi-temps, celui-ci en grande partie grâce au jeu au sol. Des courses de 13 et 24 verges d’Alarie-Tardif ont amené les Lavallois profondément dans le territoire ennemi. Serré a ensuite franchi les 3 verges qui le séparaient de la zone des buts à la suite d’une remise précédée de beaucoup  de mouvement dans le champ arrière.

Richard a inscrit le dernier touché des siens en fin de troisième quart en portant le ballon lui-même sur 2 verges. En complétant la courte séquence de trois jeux sur 37 verges avec le majeur, il portait la marque à 36-0.

En raison de la blessure à Francis Chabot, Pierre-Karl Lanctot effectuait son premier départ de la saison au poste de bloqueur à droite. L’entraîneur-chef du camp adverse a d’ailleurs souligné que toute la ligne offensive de l’Université Laval a connu un fort match.

La Coupe Uteck, dernière étape avant la Coupe Vanier

Universitaires vendredi, 18 nov. 2016. 21:44 Michael Knevel, Levondre Gordon, Félix Faubert-Lussier et Hugo Richard
Michael Knevel, Levondre Gordon, Félix Faubert-Lussier et Hugo Richard (Source d'image:RDS)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Avec sa victoire à la Coupe Dunsmore, le Rouge et Or s’est donné l’opportunité de disputer un dernier match au Stade Telus en 2016.

Le PEPS a été le théâtre de plusieurs moments marquants dans l’histoire du programme de football de l’Université Laval. Durant plus de 10 ans, c’était une véritable forteresse qui était impénétrable.

Félix Faubert-Lussier a évidemment plusieurs souvenirs sur ce terrain, dont celui d’avoir soulevé la coupe Vanier en 2013. Cet après-midi, l’étudiant-athlète de 25 ans et les autres finissants du Rouge et Or fouleront la pelouse du PEPS pour la dernière fois de leur carrière universitaire alors que la troupe de Glen Constantin affrontera les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier en demi-finale canadienne.

« C’est mon dernier match en carrière sur le campus de l’Université Laval. Ça va avoir une saveur spéciale. C’est sûr que je vais aborder ce match avec une certaine appréhension. Mais, le but ultime, c’est la Coupe Vanier. C’est juste une étape de plus vers ce but-là », a affirmé le demi-inséré dans un entretien téléphonique plus tôt cette semaine.

La Coupe Uteck débutera à 12 h 30. Le RDS.ca vous fera une mise à jour en direct.

Les demi-finales canadiennes donnent la chance de voir du football entre deux divisions différentes pour la deuxième fois de l’année au Canada. Sans vouloir manquer de respect à la division des Maritimes, l’enjeu de cet après-midi est beaucoup plus important et ce match sera suivi à l’échelle du pays.

« Quand je suis arrivé à Laval avec Glen (Constantin), c’est la chose dont on rêvait d’avoir une demi-finale canadienne à la maison, a raconté Justin Éthier à l’autre bout du fil, mardi. C’est ce qu’on a vécu en 1999 contre la Saskatchewan. Depuis ce temps, surtout  quand tu as l’opportunité de l’avoir à la maison, c’est un match qui est le fun à vivre. On a le luxe à Québec d’avoir une foule incroyable. J’espère que notre stade va être plein et qu’il va y avoir du bruit en masse. »

Le Rouge et Or a une fiche à vie de 9-4 en demi-finale canadienne et est toujours invaincu en six rencontres à domicile. L'Université Wilfrid Laurier a pour sa part un dossier de 4-4 dans les parties jouées dans le carré d'as canadien.

Les Golden Hawks et les Lavallois en seront seulement à leur deuxième confrontation. En 2004, dans le cadre de cette même coupe Uteck, l’Université Laval l’avait emporté par la marque de 30-11 en route vers le troisième titre de son histoire.

Le gagnant de cette demi-finale affrontera celui de la Coupe Mitchell lors de la 52e présentation de la Coupe Vanier, samedi prochain, à Hamilton. L’autre demi-finale met aux prises les X-Men de St Francis Xavier aux Dinos de Calgary. La rencontre est présentée plus tard cet après-midi au domicile des Albertains.

Des changements dans la formation lavalloise

En raison de la blessure à une jambe de Francis Chabot, la ligne offensive lavalloise aura un nouveau bloqueur à droite.

Tour à tour, le joueur de deuxième année Pierre-Karl Lanctot et la recrue Kétel Assé ont eu des répétitions sur la première unité offensive cette semaine.

Un retour à la Coupe Uteck pour Laval

Il sera intéressant aussi de voir la décision de Glen Constantin concernant la position de botteur.

En finale québécoise, Dominic Lévesque a raté cinq de ses six placements en plus d’en manquer un autre qui avait été annulé par une pénalité des Carabins.

Faubert-Lussier, botteur étoile au niveau collégial avec les Spartiates du Vieux Montréal, s’est entraîné au cours des derniers jours.  

Lévesque n’a pas connu ses meilleurs matchs dans les moments importants. Constantin pourrait donc être tenté d’utiliser Faubert-Lussier pour les bottés de précision. Lévesque n’aurait alors qu’à se concentrer sur les dégagements.

Par ailleurs, plus de 10 000 billets avaient été vendus à midi vendredi et les téléphones et le site internet de la billetterie ne dérougissaient pas.

Hugo Richard a beaucoup progressé depuis sa première saison avec le Rouge et Or

Universitaires jeudi, 17 nov. 2016. 21:29 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Les attentes envers le quart-arrière Hugo Richard du Rouge et Or étaient hautes après son époustouflante première saison où il a été nommé joueur par excellence du Réseau du sport étudiant du Québec et recrue de l’année au pays en 2014.

L’année 2015 a été éprouvante pour le produit du Cégep Vanier qui a subi une commotion cérébrale qui lui a fait rater trois départs. La saison s’est ensuite terminée comme la précédente, soit par un revers crève-cœur en finale québécoise face aux Carabins.

Samedi dernier, le pivot de troisième année a démontré qu’il a fait bien du chemin depuis ses débuts universitaires et il a enfin pu soulever la première coupe Dunsmore de sa carrière.

Extrêmement exigeant envers lui-même, c’est probablement la pression qu’il s’impose lui-même qui pesait le plus lourd sur ses épaules. Après avoir vaincu les Carabins au CEPSUM en saison régulière, la pression venait de baisser d’un cran puisqu’il savait que son équipe et lui pouvaient l’emporter au domicile des Bleus. Le gain en finale québécoise a semblé libérer Richard qui affichait un grand sourire, chose qu’il ne fait pas toujours, même après une victoire.

« C’est très savoureux, affirmait Hugo Richard à la suite du triomphe de 20-17 en championnat québécois. Après avoir perdu la première Coupe Dunsmore en 12 ans, c’était très lourd en 2014. D’en perdre deux de suite à la maison, de venir gagner celle-ci chez les Carabins, ça fait beaucoup de bien. »

« De gagner la Coupe Dunsmore contre Montréal ne peut pas faire autrement que d’aider Hugo pour la suite. Ça lui enlève de la pression », a affirmé le coordonnateur offensif du Rouge et Or, Justin Éthier, au cours d’un entretien téléphonique plus tôt cette semaine.

Hugo Richard, Justin Éthier et Samuel ChénardDurant la saison morte, le personnel d'entraîneurs des Lavallois a travaillé sur l’aspect mental de son quart-arrière numéro un. Richard pouvait parfois se sortir lui-même d’un match en portant trop d'attention à ses erreurs. Il est maintenant beaucoup plus positif sur le terrain et est un rassembleur sur les lignes de côté.

On a pu le voir à la Coupe Dunsmore alors qu’il aurait pu s’écrouler après avoir commis deux interceptions au cours des trois premières séries offensives de son équipe. Il les a mises derrière lui et a regardé vers l’avant.

Il a terminé la rencontre avec 392 verges aériennes, une passe de touché en plus de marquer le majeur victorieux sur le jeu truqué. Tout ça en encaissant six sacs et en devant naviguer dans sa pochette pour esquiver la lourde pression du front défensif des Bleus.

« Un coup qu’on élimine les revirements, je trouve que Hugo a joué un match incroyable », a analysé Éthier après avoir visionné les bandes vidéo de la Coupe Dunsmore, mardi matin.

« Sa présence dans la pochette, c’est complètement un autre monde comparativement à ses première et deuxième années. Il a fait une amélioration incroyable. Je l’ai vu rester dans la pochette jusqu’à la dernière fraction de seconde. Je l’ai vu se faire frapper en complétant une passe à Tyrone Pierre. Il est beaucoup plus patient », a ajouté Éthier qui a aussi noté des changements positifs dans le non verbal du numéro 4 cette saison.

« Pour toute les fois qu’il a esquivé la pression de Montréal, si on n’avait pas eu un quart-arrière qui était en mesure de s’échapper, ç’aurait été l’enfer », a fait remarquer Éthier.

L’intensité qui caractérise Hugo Richard ne date pas d’hier. Michael Faulds, entraîneur-chef des Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier qui seront les visiteurs du Rouge et Or en demi-finale canadienne, est bien placé pour le savoir.

Un retour à la Coupe Uteck pour Laval

En 2012, il était l’entraîneur des quarts-arrières de l’équipe canadienne des moins de 19 ans au Championnat du monde où le Canada a remporté la médaille d’or. Hugo Richard était l’un des deux pivots et c’était lui qui avait disputé le quatrième quart de la finale face aux Américains.

« J’ai toujours cru que j’étais quelqu’un de très intense. Il l’est lui aussi. En dehors du terrain, j’étais en mesure de lui soutirer un sourire. Mais il était très concentré. C’était tout un compétiteur », se remémorait Faulds à l’autre bout du fil, plus tôt cette semaine.

Lorsque Richard a gagné le prix remis à la recrue de l’année du football universitaire canadien en 2014, Faulds n’était pas du tout surpris. Il a décrit le quart qu’il affrontera cette fin de semaine comme un joueur « qui veut la victoire plus que tout ».

Mieux gérer un match

Bien qu’il n’en prenne beaucoup moins qu’avant, Hugo Richard court quelques fois des risques. Des risques comme celui sur sa deuxième interception alors qu’il a lancé une passe à contresens qui a terminé son chemin dans les mains du secondeur Frédéric Chagnon.

Le jeu d’Hugo Richard n’est pas encore sans reproche. Ayant une âme de compétiteur, Richard tente parfois d’en faire un peu trop. Justin Éthier et Mathieu Bertrand, qui a gagné deux coupes Vanier comme quart du Rouge et Or, ont aidé Richard à canaliser ce désir pour éviter les revirements.

« La deuxième interception, on veut l'éliminer de son registre. Si on retourne il y a un an ou deux, il en tentait cinq ou six par match des passes comme celle-là. Il y a eu beaucoup d’amélioration », a évalué Éthier qui utilise les qualités athlétiques de son quart-arrière dans la construction de ses plans de match.

On oublie parfois qu’Hugo Richard a été lancé dans la mêlée à un jeune âge. À sa première saison, il a été le partant du Rouge et Or par défaut puisqu’Alex Skinner était suspendu par l’équipe. Ce dernier a ensuite décidé de quitter le programme en constatant les débuts fracassants de Richard qui allait conserver le poste de quart numéro un même après son retour.

En 2015, le vétéran Marc-Antoine Langevin a fait de l’excellent boulot durant l’absence de Richard. Le Rouge et Or a redonné le poste de partant à son pivot de deuxième année à son retour au jeu parce qu’il voulait permettre à ce dernier de poursuivre sa progression. Un an plus tard, on voit que cela a porté ses fruits puisqu’on constate qu'Hugo Richard est beaucoup plus mature et à l’aise dans ses lectures.

Les quarts-arrières atteignent généralement leur plein potentiel à leurs deux dernières saisons. Justin Éthier trace un parallèle avec Gabriel Cousineau qui a connu ses deux meilleures campagnes à ses quatrième et cinquième années avec les Carabins.

« Je fais la référence à Gabriel Cousineau qui a eu deux années extraordinaires et c’était ses deux dernières. C’est là que ç’a explosé pour lui. Ce qui est important pour nous, et Glen le dit tout le temps, c’est de voir le progrès. Il n’y a aucun doute qu’on en voit dans le jeu d’Hugo », a révélé Éthier.

Avant de penser aux deux prochaines années, Hugo Richard et sa bande ont en tête la demi-finale canadienne face aux Golden Hawks et un match de la Coupe Vanier advenant un gain samedi après-midi. S’il évite les revirements, Richard donnera une excellente chance de gagner à son équipe.

S’il commet des erreurs, on sait maintenant qu’il a la force mentale pour les oublier et être le leader dont cette attaque a besoin.

« On a eu une bonne préparation »

Laurier, un programme redevenu gagnant grâce à Michael Faulds

Universitaires jeudi, 17 nov. 2016. 21:20

Un retour à la Coupe Uteck pour Laval 3:55

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Il y a quatre ans, les dirigeants du département athlétique de l’Université Wilfrid Laurier ont décidé de confier le poste d’entraîneur-chef de l’équipe de football à un homme qui n’était âgé que de 29 ans.

Quatre ans après sa dernière saison comme quart-arrière des Mustangs de Western, Michael Faulds a pris les rênes des Golden Hawks en 2013 après trois saisons comme coordonnateur offensif des Lions de York.

Certains qualifiaient la décision d’audacieuse, mais force est d’admettre que ce fut la bonne.

Faulds a complètement transformé un programme qui piquait vers le bas. En seulement quatre ans, les Golden Hawks sont revenus parmi les puissances de la division de l’Ontario. Après une saison avec une fiche de 1-7 et deux de 4-4, Faulds a conduit ses hommes à un dossier de 7-1 pour terminer au deuxième rang en Ontario.

Pour la première fois depuis 2005, année de la dernière conquête de la Coupe Vanier de Laurier, les Golden Hawks sont de retour e