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Antony Auclair

Anthony Auclair est invité au Shrine Bow...

Le receveur de passes du Rouge et Or de l’Université Laval participera à la classique le 21 janvier prochain à St-Petersburg en Floride.

Hugo Richard
Une 9e coupe Vanier pour le Rouge et Or Les yeux sur la cible jusqu’au bout Un sentiment nouveau
Hugo Richard
Section Coupe Vanier Les yeux sur la cible jusqu’au bout Une 9e coupe Vanier pour le Rouge et Or
Aleck Brodeur
Icone favorite Le match en images Une 9e coupe Vanier pour le Rouge et Or Le football, une affaire de famille

Événements

Antony Auclair est invité au Shrine Bowl

Universitaires jeudi, 1 déc. 2016. 14:30 Antony Auclair
Antony Auclair (Source d'image:PC)

Le receveur de passes du Rouge et Or de l’Université Laval Antony Auclair a été invité à la Classique du Shrine Bowl.

Ce match auquel assistent de nombreux dépisteurs de la NFL, réunit des espoirs provenant de partout en Amérique du Nord,

Auclair, un athlète de 6 pieds 6 pouces et 254 livres pourra donc montrer son savoir-faire le 21 janvier prochain à St-Petersburg en Floride.


 

La formule gagnante du Rouge et Or

Coupe Vanier mercredi, 30 nov. 2016. 00:51

Rouge et Or 31 - Dinos 26 2:08

Christian Dufresne

Il n’y avait pas beaucoup de spectateurs dans les gradins du Stade Tim Hortons lors de la 52e Coupe Vanier, mais chacun d’eux est resté sur le bout de son siège!

Pour une troisième année de suite, il a fallu attendre les derniers instants de la finale canadienne du football universitaire pour couronner les champions. Sur la dernière séquence de la rencontre, la défense du Rouge et Or a continué d’exécuter ce qu’elle a fait tout au long du match : plier, mais ne pas casser.

C’est là l’histoire du match. Le Rouge et Or a résisté quand ses adversaires s’approchaient de la zone payante pour les limiter à des placements, sauf lors des deux premières séquences de la rencontre, bien évidemment. Les Lavallois ont pour leur part profité des erreurs des Dinos en marquant trois touchés à la suite de revirements.

Ce qui m’a le plus impressionné des joueurs de l’Université Laval est leur calme tout au long de la rencontre. Ils auraient pu paniquer quand les Dinos ont rapidement pris les devants 14-0 après les cinq premières minutes du premier quart ou bien quand ils tiraient de l’arrière à la mi-temps. Même quand le temps commençait à se presser en fin de match, les Lavallois n’ont montré aucun signe de panique.

Glen ConstantinAvec une grande majorité de joueurs qui en étaient à une première expérience à la Coupe Vanier, il faut saluer leur sang-froid. Comme le décrit souvent mon collègue Pierre Vercheval, ce type de match offensif est comme un combat de boxe. Et c’est le Rouge et Or qui a lancé le dernier uppercut.

Le nom de Raphaël Robidoux-Bouchard sera à jamais associé à l’histoire du programme de football de l’Université Laval en raison de son saut parfaitement calculé pour bloquer le dégagement d’Adam Sinagra, ce qui a éventuellement mené au touché de la victoire de Hugo Richard.

Mais le jeu qui a quant à moi fait complètement changer le vent de côté, c’est l’échappé provoqué par Cédric Lussier-Roy qu’il a lui-même recouvré à la ligne de 8 des Dinos. Cela a mis un doute dans la tête des Dinos qui ont été plus prudents par la suite.

L'avenir est rose pour les Lavallois avec peu de finissants qui quittent. Surtout que Hugo Richard a été impressionnant en éliminatoires.

Le chapeau bien haut aux Dinos

Il faut reconnaître que les entraîneurs des Dinos avaient préparé un plan de match qui a causé bien des maux de tête à l’unité défensive du Rouge et Or, particulièrement en couverture de zone. La tertiaire avait de la difficulté à reconnaître les formations de Calgary et très souvent un receveur était laissé fin seul. L’exécution était au rendez-vous chez les Albertains.

L’unité défensive des Dinos a aussi fait du bon travail, surtout de la part de leur ligne défensive. J’ai croisé leur entraîneur de position après la rencontre, Chris Anstey. Ses joueurs de ligne défensive ont malmené la ligne offensive du Rouge et Or qui a accordé sept sacs. Il m’a admis qu’il s’inspirait de ce qui se faisait au Québec, lui qui a joué son football collégial avec les Cougars de Champlain-Lennoxville.

Les Dinos, comme le Rouge et Or, ont une jeune formation et ils n’ont jamais abandonné lorsqu’ils ont perdu les devants, et ce, à deux reprises dans le match.

Le quart-arrière Adam Sinagra était méconnu ici dans sa province natale, mais il se fera un nom dans l’Ouest canadien si sa carrière se poursuit comme il l’a commencé. Avec une performance du genre, il devrait avoir le départ au premier match l’an prochain à moins qu’il ne se fasse coiffer par un quart-arrière qui s’est fait recruter en qui les Dinos fondent beaucoup d’espoir.

Ce fut une bonne bataille et l’Université Laval a réussi les jeux cruciaux, ce qu’une équipe championne se doit de faire en finale.

La façon dont le match s’est déroulé donnera de bons arguments de recrutement pour les deux équipes. Le Rouge et Or parce qu’il enlève encore une fois les honneurs de la finale du football universitaire canadien et les Dinos parce qu’ils ont tenu tête au programme le plus prestigieux au pays.

Le Rouge et Or a donc ramené une neuvième coupe Vanier à Québec, une quatrième depuis 2010. J’étais de ceux qui avaient prédit une victoire des Lavallois. Je m’attendais à un match qui soit serré, mais je ne croyais pas que ça se déciderait jusqu’à la dernière séquence de la rencontre.

Chapeau à ses deux équipes qui ont offert un spectacle digne d’une Coupe Vanier. C'est tout le football canadien qui s'en porte mieux quand il y a une finale du genre. Les Dinos pourront peut-être prendre leur revanche l'an prochain, mais ce serait du côté de la Coupe Mitchell puisque le champion de la division Canada-Ouest accueillera celui du RSEQ en 2017.

La 53e Coupe Vanier sera à nouveau présentée à Hamilton l’an prochain. J'espère qu'U Sports apprendra de ses erreurs de cette année et j’ose espérer qu’il y aura plus de spectateurs que samedi dernier. Si on enlevait les partisans du Rouge et Or et des Dinos qui s’étaient déplacés, il ne restait qu’une poignée de personnes.

Le fait que la Coupe Grey était présentée non loin de Hamilton à Toronto et qu’il n’y avait pas d’équipe ontarienne n’ont pas aidé le comité organisateur. En 2017, le championnat de la LCF sera à Ottawa et il y a de grandes chances qu’une formation de l’Ontario soit à la Coupe Vanier. La Coupe Uteck opposera une équipe des Maritimes face à une de la province qui est à la frontière ouest du Québec.

En terminant, je voudrais remercier les étudiants-athlètes de partout au Canada, mais surtout ceux d’ici au Québec. Le calibre de jeu est maintenant à un niveau extraordinaire, particulièrement quand on considère que ces jeunes hommes vont aussi à l’université en même temps. Vous en sortez gagnants avec les valeurs qui vous sont inculquées et les diplômes avec lesquels vous quittez l’université.

Cela s’applique pour tous les sports étudiants de partout au pays. C’est toute la société qui ressort gagnante quand des jeunes décident de conjuguer le sport et les études. On se dit à l’année prochaine pour le football et entre temps, allons voir du basketball, du volleyball, du hockey ou tout autre sport étudiant pour encourager ceux qui sont des exemples pour notre jeunesse.

Un sentiment nouveau pour plusieurs Lavallois

Coupe Vanier samedi, 26 nov. 2016. 21:48

Rouge et Or 31 - Dinos 26 2:08

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Hugo Richard, Mathieu Betts, Antony Dufour et un bon nombre de leurs coéquipiers ont goûté à la conquête de la coupe Vanier pour la première fois de leur carrière universitaire, samedi.

En l’emportant par la marque de 31-26 dans un match chaudement disputé qui s’est décidé en fin de quatrième quart, le Rouge et Or de l’Université Laval a amélioré son propre record en remportant un neuvième titre canadien, et ce, au cours des 18 dernières années.

Les joueurs qui vivaient cette extase pour la première fois avaient de la difficulté à décrire les émotions qui les habitaient après un match parsemé de rebondissements.

« L’objectif, c’était d’être des champions nationaux. C’est un sentiment que tu ne peux pas avoir avec n’importe quelle équipe. On a un groupe tellement talentueux. Il fallait que ça arrive un moment donné et je suis content que ce fût cette année », a indiqué l’ailier défensif Mathieu Betts qui avait reçu des offres pour aller dans la NCAA à l’issue de son parcours collégial il y a deux ans.

Le Rouge et Or trouve le moyen de gagner

« C’est un rêve de jeunesse, a mentionné Antony Dufour qui avait des billets de saison pour les matchs du Rouge et Or quand il était plus jeune. C’est indescriptible le sentiment que je ressens. On fait des sacrifices pour pouvoir s’entraîner. Quand ça se résume à une belle victoire comme ça à la fin, il n’y a pas de mot. »

Betts commençait déjà à réaliser l’exploit de son équipe qui remportait un troisième titre canadien en cinq ans, mais un premier depuis 2013.

« Je l’ai levé deux ou trois fois, a-t-il dit une vingtaine de minutes après la conclusion du match en parlant de la coupe Vanier. Ma soirée va consister à la lever chaque heure. Je commence à m’habituer, elle est plus lourde à gauche qu’à droite. »

Bien qu’aucune conquête du championnat canadien n’avait été facile dans le passé, celui-ci revêt un cachet plus particulier étant donné que le Rouge et Or avait été défait lors des deux dernières Coupes Dunsmore.

Certains commençaient à dire que le programme avait perdu son aura alors qu’il fallait plutôt attribuer cette situation au fait que les Carabins avaient aussi bâti des équipes qui pouvaient aspirer aux grands honneurs.

« Il y a sûrement des gens qui ont douté, et peut-être avec raison, du programme dans le sens que ça faisait deux ans qu’on perdait en finale du Québec. On sentait la compétition monter. Aujourd’hui, on a prouvé que le Rouge et Or est encore au sommet et qu’on est là pour rester », a déclaré l’entraîneur des receveurs, Guillaume Rioux, un ancien joueur étoile du programme.

« Nous sommes très fiers. Le football devient de plus en plus compétitif dans notre division. Il y avait une perception que l’Université de Montréal nous rattrapait. En effet, c’est très serré et c’est bien correct. Mais je pense qu’on a prouvé qu’on est très compétitif et qu’on va poursuivre de l’être », a estimé l’entraîneur-chef des Lavallois, Glen Constantin.

Constantin content pour Richard

Hugo Richard a fait beaucoup de cheminement personnel en 2016. Il est devenu le leader dont cette équipe avait besoin et il a connu un autre fort match à la Coupe Vanier.

Le quart-arrière de troisième année a cependant commis une interception en fin de quatrième quart qui aurait pu coûter la victoire au Rouge et Or. Mais le botté bloqué de Raphaël Robidoux suivi du touché de Richard ont permis aux Lavallois de soulever le précieux trophée.

« Je n’aurais vraiment pas aimé que ça se termine comme ça et que le fardeau de la défaite soit sur lui. Ce n’aurait pas été le cas et ç’aurait été injuste. C’est un compétiteur et il veut faire des jeux. Il faut qu’il fasse attention à ces jeux-là. Dans les derniers quatre matchs, il n’a pas fait beaucoup d’erreurs », a analysé Constantin en parlant des éliminatoires de Richard.

Richard a été nommé joueur par excellence du match, ce qui vient conclure de belle manière ses excellentes prestations en éliminatoires.

« Évidemment, c’est sûr que c’est flatteur. J’aime montrer à tout le monde que je suis capable de jouer au football. J’aime surtout le montrer aux joueurs qui sont autour de moi », a affirmé Richard, qui a gagné 401 verges totales à la Coupe Vanier.

« Il y a toujours du monde qui va te critiquer. Amenez-moi les critiques, ça ne me dérange pas », a-t-il répondu sans rancune pour ses détracteurs.

Les célébrations de l’organisation sont donc bien entamées. Il s’agira de souvenirs inoubliables pour tous les joueurs et membres du personnel après une saison où ils n’auront connu qu’une seule défaite qui remonte à leur premier match du calendrier régulier face aux Carabins.

Néanmoins, à compter de janvier, tout sera à recommencer et le Rouge et Or tentera de revenir terminer sa saison à Hamilton alors que la 53e Coupe Vanier sera aussi présentée dans cette ville.

Une 9e coupe Vanier pour le Rouge et Or

Coupe Vanier samedi, 26 nov. 2016. 16:34

Rouge et Or 31 - Dinos 26 2:08

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Le Rouge et Or a encore une fois dû faire preuve de résilience et ce groupe a démontré que sa plus grande force se retrouvait probablement entre ses deux oreilles.

Dans un match où les rebondissements se sont succédé les uns après les autres, les représentants de l’Université Laval ont dominé la deuxième demie pour défaire les Dinos de Calgary par la marque de 31-26, samedi, pour ainsi ajouter une neuvième coupe Vanier au palmarès du programme.

Après avoir vu les Dinos reprendre les devants 26-24 sur un placement avec 8:12 à faire au quatrième quart, le demi défensif Raphaël Robidoux a effectué un saut extraordinaire pour bloquer un botté de dégagement des Albertains.

Touché victorieux de Hugo Richard

Le Rouge et Or a repris le ballon à la ligne de 15 de ses adversaires. Le quart-arrière Hugo Richard, qui avait commis une interception coûteuse quelques jeux avant le botté bloqué, a inscrit le touché victorieux en portant le ballon sur une verge avec 2:33 à faire à la partie.

« C’était planifié. Mais ce n’était pas censé être moi qui fasse le bloc, a expliqué Robidoux qui s’est servi de ses talents d’ancien joueur de basketball pour effectuer ce jeu. Ils ont bloqué le joueur à côté de moi et je suis rentré tout seul. Dès que j’ai vu que le botteur était près de moi, j’ai levé les bras et j’ai sauté. »

Les Dinos ont eu une dernière chance après avoir stoppé leurs adversaires sur un troisième essai et une verge, mais n’ont pu en profiter bien qu’ils aient lutté jusqu’à la fin en s’approchant à la ligne de 23 des Lavallois.

« C’est un sentiment incroyable », a exprimé le finissant Félix Faubert-Lussier. « Je n’aurais pas pu demander pour une meilleure fin. J’aime mon équipe et mes entraîneurs. De faire ça à Hamilton, c’est très spécial », a ajouté celui qui a commencé l’année avec les Tiger-Cats.

Hugo Richard a été nommé le joueur par excellence du match. Son coéquipier, le secondeur Cédric Lussier-Roy, a pour sa part reçu le trophée Bruce-Coulter qui est décerné au joueur défensif par excellence de la Coupe Vanier.

« C’est très satisfaisant de pouvoir la soulever après tant d’effort et d’essais qui n’ont pas fonctionné. Ça faisait deux ans qu’on n’était pas capable de sortir du RSEQ. Pour Laval, ce n’est pas quelque chose qui était arrivé souvent. Pour nous, de pouvoir l’emporter au RSEQ et de pouvoir gagner la coupe Vanier, c’était très important », a mentionné le pivot de troisième année qui a lancé pour 339 verges de gains avec deux passes de touché et une interception.

Un botté bloqué pour préparer le touché

Les meilleurs joueurs du Rouge et Or ont élevé leur jeu d’un cran lors des deux derniers quarts pour permettre d’effacer le retard de sept points que la troupe québécoise accusait à la mi-temps.

L’ailier rapproché Antony Auclair et le porteur de ballon Vincent Alarie-Tardif ont inscrit les autres touchés des Lavallois en deuxième demie. Marc-Antoine Pivin avait marqué un majeur au premier quart et Dominic Lévesque a réussi un placement.

Un autre tournant de cette 52e Coupe Vanier est survenu au milieu du troisième quart. Cédric Lussier-Roy a provoqué l’échappé du quart-arrière Adam Sinagra lui était venu en relève au partant Jimmy Underdahl en première demie. Lussier-Roy a lui-même récupéré le ballon à la ligne de 8 des Dinos.

Deux jeux plus tard, Richard rejoignait Antony Auclair sur cinq verges pour réduire l’écart à 20-17. Celui qui pourrait graduer chez les professionnels dès l'an prochain a été le meilleur receveur des siens avec 6 réceptions pour 70 verges.

Dès la séquence suivante, Richard et son attaque ont remonté le terrain sur 89 verges et Alarie-Tardif a donné les devants au Rouge et Or pour la première fois du match en franchissant les trois verges qui le séparaient de la zone des buts sur une course.

Après une première demie difficile, tant le front défensif que la ligne offensive de l’Université Laval se sont ressaisis. La ligne défensive a trouvé le moyen de précipiter les gestes de Sinagra tandis que la ligne à l’attaque a réussi à offrir une protection beaucoup plus adéquate à Richard qui avait été victime de cinq sacs lors des deux premiers quarts.

Malgré tout, l’unité offensive des Dinos, qui aurait peut-être mérité un meilleur sort, a terminé avec plus de verges que celle de l’Université Laval. Calgary a amassé 553 verges, dont 399 par la passe. Les Lavallois ont quant à eux gagné 467 verges.

« Notre défense a accordé beaucoup de verges, mais c’est quelque chose qui arrive. Elle a plié, mais elle n’a pas cassé. Les gars ont bien travaillé. Ils n’ont jamais lâché », a convenu Richard qui a récolté 62 verges en 9 courses.

Le Rouge et Or a maintenant une fiche de 9-1 en 10 présences à la Coupe Vanier. Le neuvième titre de l’histoire du programme et le huitième du règne de Constantin améliorent ces deux marques canadiennes que détenaient déjà les Lavallois.

Les Dinos prolongent leur disette alors que leur dernier titre canadien remonte à 1995. Ils ont connu la défaite lors de leurs quatre dernières participations à la Coupe Vanier, dont trois d’entre elles face au Rouge et Or.

Un début de match catastrophique

La défense du Rouge et Or s’est fait passer sur le corps lors de deux premières séries de l’attaque des Dinos qui en ont profité pour inscrire deux touchés, dont un sur le premier jeu offensif de la rencontre.

Le Rouge et Or trouve le moyen de gagner

L’unité défensive de Marc Fortier s’est ensuite ajustée pour stopper l’hémorragie en plus de voir le quart-arrière partant des Dinos, Jimmy Underdahl, quitter le match avant la fin du premier quart lorsqu’il s’est blessé au genou gauche, la même blessure qui lui avait fait rater quatre parties.

Les Dinos ont commencé la rencontre sur les chapeaux de roue en marquant un touché sur une passe de 86 verges. Underdahl a rejoint le receveur Michael Klukas qui était fin seul après avoir battu le demi de coin Alex Hovington. Le converti de Niko DiFonte a toutefois été raté.

La défense des Lavallois n’a pas eu le temps de reprendre son souffle que l’attaque des Dinos en remettait. Une séquence de six jeux sur 85 verges s’est terminée par une course de 3 verges pour le majeur d’Anthony Anderson pour faire 13-0 en faveur de Calgary.

Malgré ce départ canon des Dinos, l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, n’a jamais douté de son équipe.

« C’était très tôt dans le match. Nous nous sommes rassemblés et on s’est concentré sur ce qu’on devait faire. Le cahier de jeux était encore complètement ouvert à ce moment », a-t-il déclaré lui qui a reçu les félicitations de bien des partisans, parents de ses joueurs et amis après la victoire.

Le Rouge et Or a montré signe de vie sur la troisième série offensive des Dinos lorsqu’Adam Auclair a intercepté Underdahl. Sur le jeu suivant, Hugo Richard a lancé une bombe de 37 verges à Marc-Antoine Pivin pour réduire l’écart à 14-7 et le premier quart n’était pas encore terminé.

Les deux équipes se sont échangées des placements au deuxième quart et les hommes de Wayne Harris fils ont retraité au vestiaire avec une avance de 17-10 à la mi-temps.

Le receveur Tyrone Pierre avait l’opportunité de permettre à son équipe d’ajouter des points avant la fin du deuxième quart. Après une longue passe de Richard, le receveur éloigné a oublié de changer le ballon de main et il a commis un échappé recouvré par les Dinos à leur ligne de 2 avec 58 secondes à écouler à la première demie.

Dominic Lévesque, qui avait repris son poste de botteur partant en raison d’une blessure qui empêchait Félix Faubert-Lussier de botter, a réussi sa seule tentative de placement du match sur 38 verges. Son vis-à-vis, la recrue Niko DiFonte, a passé le ballon entre les poteaux à quatre reprises (43, 31, 31, 29) en plus d’ajouter un simple sur un botté d’envoi.

Il s’agissait du dernier match de la carrière universitaire de quatre joueurs du Rouge et Or. Faubert-Lussier, Hovington, qui n’a pas joué en deuxième demie en raison d’une blessure, Robidoux et le demi défensif Gabriel Marcoux terminent leur parcours à l’Université Laval en champions de la Coupe Vanier.

Pour Faubert-Lussier, qui a été un choix au repêchage des Tiger-Cats et qui s’alignera fort probablement avec eux l’an prochain, il ajoute une troisième bague après celles de 2012 et 2013.

Les yeux sur la cible jusqu’au bout

Coupe Vanier samedi, 26 nov. 2016. 20:32

Rouge et Or 31 - Dinos 26 2:08

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Le Rouge et Or n’aura détenu l’avance que pendant 10 min 42 sec lors de la finale du football universitaire canadien. Mais quand le cadran n’indiquait que des zéros, le pointage était en sa faveur, ce qui lui a permis de remporter la coupe Vanier pour une troisième fois en cinq ans.

L’Université Laval tirait de l’arrière par 14 points alors qu’il n’y avait même pas cinq minutes de jouées. Jamais l’équipe n’a douté de ses chances de soulever le trophée pour la première fois depuis 2013 ce qu’elle a réussi en l’emportant par la marque de 31-26 face aux Dinos de Calgary, samedi.

« Depuis le début de la semaine, je me disais que si j’y crois, ça allait arriver. Je ne me suis jamais dit "si on va gagner". Je me suis toujours dit qu’on allait gagner », a indiqué le quart-arrière Hugo Richard qui a été nommé joueur par excellence de la rencontre.

Tirant de l’arrière 26-24 avec environ 4 minutes à faire, Raphaël Robidoux a finalement réussi le jeu du match en bloquant un dégagement des Dinos qui a été recouvré par Christian Dallaire à la ligne de 15 des Dinos. Quelques minutes plus tard, Richard franchissait la zone des buts pour donner les devants pour de bon aux siens.

« Nous sommes restés positifs. Nous sommes une famille. Nous y avons cru et nous avons toujours eu les yeux sur notre cible. Ça donne un bon résultat », a affirmé Robidoux qui s’est servi de ses qualités d’ancien joueur de basketball pour effectuer le bloc.

« Nous y avons cru tout au long du match. S’il y a quelque chose de spécial avec ces gars-là, c’est qu’on est extrêmement résilient. […] On tirait de l’arrière 14-0 et par 7 points à la mi-temps. Il n’y a personne qui a paniqué. On savait qu’on était capable de faire la remontée et on l’a fait. Je suis fier de mes coéquipiers », a fait savoir le demi-inséré Félix Faubert-Lussier qui termine son parcours universitaire avec une troisième coupe Vanier.

Ce fut loin d’être un match parfait pour les Lavallois. Un échappé de Tyrone Pierre à la porte des buts des Dinos en fin de première demie et une interception d’Hugo Richard au quatrième quart auraient pu hanter pendant longtemps les pensées de ces deux étudiants-athlètes.

La ligne offensive a également connu des difficultés en accordant sept sacs du quart, son plus haut total cette saison.

« Une saison que tu gagnes un championnat, ce sont des montagnes russes. Tu passes par toute une gamme d’émotions. Les gars sont restés très positifs tout au long du match et ils sont maintenant des champions », a mentionné l’entraîneur des receveurs, Guillaume Rioux, qui remporte un premier titre en tant qu’instructeur après trois comme joueur.

Les Dinos n’ont pas à rougir

Les Dinos de Calgary peuvent quitter Hamilton avec la tête haute.

Ces derniers avaient fait leurs devoirs et ont exploité les failles de la défense du Rouge et Or. L’attaque albertaine a conclu la partie avec près de 600 verges, dont 182 au sol.

L’attaque aérienne était aussi en forme avec une récolte de 399 verges et n’a jamais ralenti malgré la perte de leur quart-arrière partant Jimmy Underdahl qui s’est de nouveau blessé au genou gauche au premier quart.

Le Montréalais Adam Sinagra a bien fait en relève, mais les séquences qui se sont terminées par des placements au lieu de touchés ont fait la différence au final.

« On savait que c’était une très bonne attaque. Ils ont des receveurs très intelligents et une bonne ligne à l’attaque. Mais un match de championnat, peu importe les verges que tu accumules, ce qui est important, c’est de finir avec la victoire », a bien résumé le héros du jour, Raphaël Robidoux.

« Ils avaient un excellent front défensif. Ils ont fait beaucoup de blitz. Nous avons une jeune ligne offensive. On en a fait juste assez. On a ralenti leurs ardeurs avec des passes rapides et de la course. Les Dinos forment une excellente équipe qui est très bien dirigée », a tenu à souligner l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, qui remporte une huitième coupe Vanier en 16 ans à la barre du programme.           

Les deux équipes pourraient se recroiser en demi-finale canadienne, l’an prochain. Dans le cadre de la Coupe Mitchell de 2017, le vainqueur de la division Canada-Ouest accueillera le champion de la Coupe Dunsmore.

Mais, avant tout, les Dinos prendront le temps de panser leurs plaies tandis que le Rouge et Or célèbrera cette victoire en grand.

Tout est en place pour la 52e Coupe Vanier

Coupe Vanier samedi, 26 nov. 2016. 07:43

Le Rouge et Or retrouve de vieilles connaissances 2:03

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Après sept mois de saison morte, un camp d’entraînement, huit matchs de calendrier régulier et quatre semaines d’éliminatoires, le champion de la 52e Coupe Vanier sera couronné cet après-midi.

Le Rouge et Or de l’Université Laval et les Dinos de Calgary s’affronteront pour la troisième fois de leur histoire en grande finale canadienne qui sera présentée au Stade Tim Hortons de Hamilton dès 13 h. Le RDS.ca vous fera une mise à jour du match en direct.

Si on avait dit à Glen Constantin en 1996, lors de la première campagne du programme de football de l’Université Laval, que le Rouge et Or participerait à sa 10e Coupe Vanier à sa 21e année d’existence et qu’il viserait un neuvième titre, il ne l’aurait pas cru.

« Je ne pensais même pas être ici aussi longtemps, a mentionné Constantin qui complète sa 16e saison à la barre du Rouge et Or. [...] Ce que j’aime, c’est que ce programme n’a pas fini de grandir. On veut encore mieux faire les choses. J’ai de bonnes personnes qui m'appuient. J’ai des entraîneurs extraordinaires avec qui je travaille main dans la main depuis longtemps. »

Constantin, qui détient le quatrième plus long règne actif dans le football universitaire canadien, était l’entraîneur-chef des Lavallois lors de sept des huit conquêtes du programme, un record au pays.

Pour un joueur comme Louis-Gabriel Beaudet, c’est l’accomplissement de quatre ans de travail qui lui a permis de se rendre à ce match. Le centre du Rouge et Or a dû patienter longtemps derrière des joueurs comme Pierre Lavertu et Philippe Gagnon, pour ne nommer que ceux-là, avant d’avoir sa place sur la ligne offensive.

« Ça fait quatre ans que je suis privilégié d’être ici. On m’a donné ma chance cette année et je la saisis. Ça ne peut pas être mieux que ça. C’est le match que tout le monde veut jouer. Il reste deux équipes et on en fait partie. C’est incroyable comme sentiment », a indiqué celui qui était avec l'équipe, mais qui n’était pas en uniforme lors du dernier titre canadien du Rouge et Or en 2013.

Le Rouge et Or n’a qu’une seule défaite en neuf participations à la Coupe Vanier, un revers crève-cœur en prolongation face aux Marauders de McMaster en 2011 qu’il a vengé dès la saison suivante.

Le Rouge et Or a le numéro des Dinos

Il s’agira également de la dixième participation des Dinos à la Coupe Vanier. Ces derniers se sont toutefois inclinés à leurs trois dernières présences au dernier match de la saison du football universitaire canadien, dont deux face au Rouge et Or.

En 2013, dans un match qui avait été serré jusqu’au quatrième quart, la troupe albertaine, alors dirigée par Blake Nill, avait finalement dû s’avouer vaincue par la marque de 25-14. Les joueurs qui étaient de cette formation ont tiré des leçons depuis.

« Depuis ce temps, une de nos devises dans l’équipe est de terminer nos matchs, nos séries offensives et nos jeux. Ça nous donne une meilleure chance de l’emporter à la fin de la partie. Nous étions tellement près de la victoire, mais nous n’avons pas réussi à compléter le travail », se souvient le quart-arrière Jimmy Underdahl qui sera le partant cet après-midi contrairement à 2013.

Malgré deux saisons régulières exceptionnelles avec des formations toutes étoiles en 2014 et 2015, les Dinos n’avaient pas été en mesure de sortir de leur division. Avec une équipe plus jeune qui a été affectée par les blessures, ce groupe a cru en ses moyens en 2016 et se donne une chance de ramener une cinquième coupe Vanier à Calgary.

« Quand tu commences la saison, c’est ici que tu voudrais être à la fin, a affirmé le coordonnateur défensif des Dinos, Tom Higgins. La saison dernière était exceptionnelle parce que l'équipe était tellement talentueuse. Le quart (Andrew Buckley), le centre (Sean McEwen) et le porteur de ballon (Mercer Timmis) sont tous maintenant dans la LCF. On savait que ce serait une année plus difficile. Il y a eu des blessures et des joueurs ont pris leur place avec brio. Ils croyaient en eux. »

« Notre parcours n’a pas été le plus facile. C’était une lutte sans merci dans la division Canada-Ouest semaine après semaine. Nous sommes une équipe de col bleu. On ne se fie pas à un seul joueur. C’est un travail d’équipe », a fait valoir le quart-arrière et botteur de dégagement des Dinos, Adam Sinagra, qui a joué son football collégial au Cégep John Abbott.

Le dernier titre des Dinos remonte à 1995. La formation maintenant dirigée par Wayne Harris fils est également à la recherche de la première victoire de son histoire face au Rouge et Or. Lors des six confrontations (2 matchs préparatoires, 2 demi-finales canadiennes, 2 Coupes Vanier), les Lavallois l’ont toujours emporté et Calgary n’a jamais marqué plus de 14 points dans les quatre matchs en éliminatoires.

Chapdelaine et Constantin : le football, une histoire de famille

Coupe Vanier vendredi, 25 nov. 2016. 20:26 Justin Chapdelaine et Glen Constantin
Justin Chapdelaine et Glen Constantin (Source d'image:RDS)
Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Glen Constantin et Justin Chapdelaine ont 26 ans de différence d’âge, mais ils ont tous été introduits au football par leur père.

Le jeune Glen Constantin, alors au primaire, allait voir les parties de l’équipe de sa future école secondaire avec son père sur les plaines d’Abraham. L’amour pour le sport qui lui a procuré son emploi est tout de suite né.

Chapdelaine, aujourd’hui âgé de 25 ans et qui est l’entraîneur des receveurs des Dinos de Calgary, a suivi son père Jacques à Québec lorsque ce dernier a pris la tête du programme du Rouge et Or en 1997.

Constantin et Justin Chapdelaine croiseront le fer samedi lors de la Coupe Vanier alors qu’ils étaient dans le même camp en 1999 lors de la première conquête de l’Université Laval.

Le sport est souvent une histoire de famille et ce n’est pas différent pour le football. Adam Auclair évolue au sein de la même équipe que son grand frère Antony pour la première fois de sa vie avec le Rouge et Or.

Pour Hugo Richard, son père a été son premier entraîneur de football alors qu’il jouait au civil. À l’époque, Richard était loin de se douter qu’il serait un jour le quart-arrière partant des Lavallois lors de la 52e Coupe Vanier.

Voici le récit de la naissance de la passion pour le football de ces quatre hommes.

Glen Constantin : une carrière choisie jeune

Alors qu’il assistait aux matchs de l’école Saint Patrick's, Glen Constantin ne pouvait même pas rêver d’être entraîneur-chef du Rouge et Or puisque le programme n’existait pas encore.

Mais son feu sacré pour le football commençait à naître tranquillement.

« Mon père m’amenait sur les plaines d’Abraham pour voir du football. J’étais à l’école primaire à l’époque. J’ai ensuite commencé à jouer des matchs dans l’équipe de mon frère qui est plus vieux que moi. J’ai tout fait dans ce sport. J’ai même été gérant d’équipement dans l’équipe de mon frère. J’adore ce sport.»

« Parfois, je vois certains de mes joueurs qui ont de la difficulté à trouver avec quoi ils vont gagner leur vie. Personnellement, je savais que j’allais gagner ma vie avec le football. Tout jeune, je pensais que ça allait être comme joueur, mais ça n’a pas duré longtemps. Après, je savais que ça allait être comme entraîneur. »

Environ 40 ans plus tard, force est d’admettre que le jeune Constantin avait vu juste pour son choix de carrière puisqu’il a construit un programme solide à l’Université Laval. Sa plus grande fierté, mis à part les titres de la Coupe Vanier? De voir ses joueurs devenir de bonnes personnes et de bons citoyens. Il est heureux pour tous ceux qui ont suivi ses pas et qui sont maintenant entraîneurs. Mais il rappelle qu’il y a aussi bon nombre d’avocats, de médecins et d’ingénieurs qui sont passés par le Rouge et Or.

« Je suis très fier des joueurs dans la LCF et des entraîneurs, mais on doit compter aussi le nombre d’avocats, de médecins et d’ingénieurs qui sont sortis du programme. Le sport étudiant, à la base, ça demeure ça. »

« Il a fallu que j’aille récemment en cour pour une affaire, mais elle n’était pas criminelle. J’étais représenté par deux de mes anciens joueurs qui sont maintenant avocats. C’était comme se présenter dans le tunnel au PEPS pour un match, mais cette fois, c’était devant un juge. C’était vraiment spécial pour moi. »

Justin Chapdelaine : un professeur plus qu’un entraîneur

Alors âgé de sept ou huit ans, Justin Chapdelaine a vécu le premier titre de l’histoire du Rouge et Or en tant que fils de l’entraîneur-chef.

« J’ai des souvenirs de la coupe Vanier qu’il a gagnée en 1999 et j’étais à Toronto. Je me souviens aussi d’être allé à tous les matchs au PEPS. Ce n’était pas ce que c’est aujourd’hui. C’était des années mémorables et je sais que c’est vraiment à cet endroit qu’il s’est épanoui comme entraîneur. »

C’est le paternel, qui était entraîneur-chef par intérim des Alouettes pour la fin de la saison 2016, qui lui a donné sa première chance comme entraîneur après sa carrière de quart-arrière à l’Université Queen’s.

« Je ne voulais pas retourner à l’école quand j’ai terminé ma mineure. Mon père m’a alors demandé si je voulais être entraîneur avec lui à Simon Fraser. C’était mon année d’expérimentation et j’ai adoré cela. Je l’ai suivi avec les Roughriders de la Saskatchewan. Nous avons eu une bonne année en attaque. »

Son père a ensuite pris le chemin de Montréal et Justin celui de Calgary. A-t-il le même style que son père comme entraîneur?

« Nous sommes des entraîneurs similaires. Nous sommes calmes et avons du sang-froid. Je nous vois plus comme des professeurs que des entraîneurs. Nous avons une bonne tête pour l’attaque pour savoir où placer les joueurs sur le terrain pour développer un jeu afin d’exploiter la défense adverse. On se parle souvent des différents schémas et stratégies pour déjouer une défense. Même quand il est à Montréal, on s’envoie des messages textes pour se parler de stratégies. »

La famille Chapdelaine regorge d’entraîneurs alors il n’était pas surprenant que Justin suive la lignée familiale. La mère de Justin est une entraîneuse d’athlétisme et son frère un entraîneur personnel. Comment Justin envisage-t-il l’avenir?

« C’est difficile à dire présentement. J’ai vu beaucoup d’entraîneurs-chefs à l’œuvre. C’est beaucoup d’organisation et d’administration. En tant que jeune entraîneur, je ne crois pas que je voudrais me soumettre à cela pour le moment. Je veux tout d’abord devenir un coordonnateur offensif. Je crois être en mesure de le faire dans le football universitaire canadien. Mais pour l’instant, je ne pense qu’à la Coupe Vanier et à mon rôle pour aider les Dinos à l’emporter. »

Adam Auclair : le football pour se défouler

Le talent au football est de famille chez les Auclair.

Le grand frère d’Adam, l’ailier rapproché Antony Auclair, dispute sa quatrième saison avec le Rouge et Or et a réussi à attirer les regards des dépisteurs de la NFL. Adam a pour sa part été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles au pays à la position de demi défensif et ce à saison recrue.

C’est un peu grâce à son frère qu’Adam a découvert le football.

« J’ai commencé à jouer alors que j’étais en quatrième année du primaire. Mon grand frère était en sixième année. La première partie à laquelle j’ai assisté était un match d’Antony au printemps. Je crois même que c’était du neuf contre neuf. Je sentais que je pourrais me défouler. À l’époque, je faisais du karaté. On dirait que je n’étais pas capable de me défouler au karaté. Quand j’ai commencé à jouer au football, je sortais le méchant que j’avais en dedans. Le réservoir d’énergie se vidait sur le terrain. »

Auclair a suivi les traces de son frère en jouant dans le football civil durant son passage à l’école secondaire. Il a ensuite évolué avec les Cougars du Collège Champlain-Lennoxville au niveau collégial, programme qui avait aussi produit Antony. Les deux Auclair se retrouvent maintenant pour la première fois dans la même équipe et pourrait gagner la coupe Vanier ensemble.

« J’ai joué dans les mêmes programmes que mon frère, mais c’est la première fois que nous sommes dans la même équipe. Nous en sommes fiers et nous profitons du moment présent. »

Hugo Richard : choisir entre différents sports

Comme plusieurs jeunes, Hugo Richard pratiquait plusieurs sports. Le basketball et le hockey occupaient la grande partie de son temps au primaire.

Son père lui a ensuite fait une proposition.

« Mon père aimait beaucoup le football et avait joué au cégep. Comme pour le hockey, il m’avait demandé si je voulais essayer le football et j’ai dit oui. J’ai commencé et mon père me dirigeait quand j’étais jeune. Il aimait ça mettre du temps là-dedans et il dirigeait avec des amis. C’était un peu un sport de famille. Ma sœur a joué aussi au football contact avec les gars jusqu’au niveau pee-wee et ç’a été le fun. Ça m’a mené où je suis aujourd’hui. »

Après avoir joué au football civil à Saint-Bruno, Richard a développé sa passion pour ce sport au Collège Notre-Dame avec les Cactus.

« Quand j’étais jeune, je faisais plusieurs sports et je ne savais pas trop dans lequel j’allais me spécialiser. En fin de compte, j’ai choisi le football. Quand je suis allé au Collège Notre-Dame, c’est là que ma passion pour le football a repris un deuxième souffle. Après cela, j’avais des objectifs. Ce n’était pas nécessairement de devenir le quart-arrière du Rouge et Or, mais je voulais me rendre à l’université. »

« Le hockey, c’était le fun. Mais l’atmosphère autour, ce n’était pas pour tout le monde et personnellement je n’en raffolais pas. Ma mère non plus. Elle était contente que je ne choisisse pas ce sport. Le basketball, je n’avais pas un avenir ou une volonté d’aller plus loin. J’avais déjà arrêté avant le secondaire parce que trois sports, c’était trop difficile à faire. »

Avec le recul, Hugo Richard ne regrette aucunement son choix. Il demeure toujours un adepte des autres sports. Lors des deux dernières années, il était même parfois le marqueur lors des matchs de basketball des équipes du Rouge et Or.

Le Rouge et Or fin prêt pour la Coupe Vanier

Coupe Vanier vendredi, 25 nov. 2016. 18:47

Le Rouge et Or retrouve de vieilles connaissances 2:03

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Le Rouge et Or de l’Université Laval a tenu son dernier entraînement en préparation de la Coupe Vanier, vendredi.

Les joueurs ont répété leur plan de match durant la séance qui a été d’une durée d’un plus d’une heure au Stade Tim Hortons où se déroulera la finale du football universitaire canadien dans moins de 24 heures.

L’ambiance était détendue, les sourires étaient au rendez-vous, mais dès que les exercices ont commencé, les joueurs offraient toute leur concentration aux entraîneurs.

Dans l’ensemble, l’entraîneur-chef des Lavallois, Glen Constantin, est satisfait de la préparation de ses ouailles qui ont su garder leur attention sur le football durant cette semaine fort occupée.

« J’avais des appréhensions étant donné que c’était une équipe plus jeune. Pour beaucoup de joueurs, c’est leur première fois à la Coupe Vanier. Pour ceux qui l’ont gagné en 2013, c’était à la maison. Donc, il n’y avait pas le voyage et ils dormaient dans leur appartement. C’était donc différent. Ils ont bien géré les distractions et ils ont les yeux sur la cible », a-t-il assuré au terme du dernier entraînement de 2016 de son équipe.

« Le travail est fait. Les entraîneurs ont travaillé jour et nuit. Les joueurs ont bien assimilé ce qu’ils doivent faire. On est prêt à jouer », a jouté le pilote qui vise une neuvième coupe Vanier pour son programme, une huitième depuis le début de son règne en 2001.

Constantin et ses vétérans joueurs ont guidé les étudiants-athlètes qui en étaient à une première présence à la Coupe Vanier. Le mot d’ordre était de se concentrer sur leurs adversaires, les Dinos de Calgary, et sur ce qu’ils devaient faire dans les stratégies établies par les entraîneurs. Par contre, ils leur ont aussi rappelé de profiter du moment et d’avoir du plaisir.

« Je me suis assuré que leurs pensées étaient à la bonne place », a indiqué le demi-inséré de cinquième année Félix Faubert-Lussier. « Mais je leur ai également dit de s’amuser et d’en profiter en ne se mettant pas trop de pression parce que c’est une super belle semaine. Je me rappelle de mes deux premières comme si c’était hier. Je veux qu’il touche à ça comme j’en ai eu la chance », a enchaîné celui qui a deux bagues de la Coupe Vanier.

Les clés pour vaincre les Dinos

Le Rouge et Or a gagné ses deux derniers titres canadiens grâce à son attaque au sol. En 2012 face aux Marauders, l’Université Laval a amassé 373 verges par la course, ce qui constituait un record de la Coupe Vanier. L'année suivante, les Lavallois ont battu leur propre marque avec 449 verges de gains terrestres dans la victoire de 25-14 aux dépens de l’Université de Calgary.

Faisant face à l’une des meilleures lignes défensives qu’ils ont eues à affronter cette saison, les joueurs offensifs et leur coordonnateur offensif Justin Éthier s’entendent pour dire que la recette pour l’emporter sera peut-être différente cette fois-ci. Néanmoins, avec une ligne offensive qui continue la tradition d’excellence à cette position, le Rouge et Or pourrait encore s’en remettre au jeu au sol pour faire mal aux Dinos.

« Il faut protéger le ballon et contrôler le temps, a identifié Faubert-Lussier comme clés en attaque. Il faudra battre leur couverture homme à homme qu’ils utilisent souvent. Les receveurs, ça va passer par nous. Il va falloir faire des jeux. Si on est capable de contrôler leur ligne défensive et de protéger Hugo (Richard), je pense qu’on devrait avoir un bon match du côté de l’unité offensive. »

« Les deux dernières coupes Vanier, on les a gagnées avec la course. On ne sait jamais ce qui pourrait arriver demain (samedi) », a tenu à souligner le vétéran numéro 21 pour ne pas vendre la mèche sur le plan de match de son équipe.

La troupe albertaine a majoritairement été une attaque qui préconisait le jeu aérien cette saison. Le scénario risque d’être semblable lors de la 52e Coupe Vanier surtout que les Dinos seront probablement privés de leurs deux meilleurs porteurs de ballon.

« Il faut limiter les longs jeux. On ne peut pas laisser des receveurs seuls dans les zones profondes, a expliqué le demi défensif Adam Auclair. Nos secondeurs auront aussi un travail à faire en reculant dans les zones. C’est un effort d’équipe. Si on empêche les longs jeux, il faudra arrêter les passes plus courtes par la suite. »

« La ligne offensive des Dinos est grosse et physique. Ryan Sceviour est un bon bloqueur et Mathieu (Betts) ou Edward (Godin) devra bien travailler contre lui. Les gardes sont moins connus, mais ils sont bons », a observé le plaqueur Vincent Desjardins qui était le coéquipier de Sceviour et du garde Darius Ciraco avec l’équipe canadienne des moins de 19 ans.

« Ils lancent beaucoup le ballon, mais on espère pouvoir mettre une bonne pression sur le quart-arrière, a affirmé Desjardins. La semaine dernière (contre les Golden Hawks), il y avait beaucoup de mouvements dans le champ arrière. Maintenant, on va pouvoir plus se concentrer sur le quart en deuxième et long. »

Une saison qui se termine là où elle a commencé

Félix Faubert-Lussier croyait bien avoir joué son dernier match dans l’uniforme du Rouge et Or lors de la défaite à la Coupe Dunsmore en novembre 2015.

Des blessures successives avec les Tiger-Cats de Hamilton, qui l’ont repêché au mois de mai dernier, ont fait en sorte qu’il était plus sage pour lui de revenir disputer sa cinquième et dernière année d’admissibilité à l’Université Laval.

Félix Faubert-LussierIl a néanmoins passé deux mois et demi dans l’organisation des Ticats et disputera la Coupe Vanier au domicile de ces derniers.

« Tu veux toujours aller à la Coupe Vanier, mais le fait que ce soit à Hamilton, c’est encore plus spécial. Je me disais que si je retournais à Laval en août, je reviendrais à Hamilton comme joueur universitaire », avait toujours eu comme objectif le choix de cinquième tour des Ticats.

« Je suis en terrain connu. J’ai vu quelques joueurs de l’équipe et quelques membres du personnel. Mais je me concentre sur la Coupe Vanier. On parlera des Tiger-Cats quand la saison sera terminée », a-t-il ajouté.

L’ancien des Spartiates du Vieux Montréal aura donc la chance de terminer son parcours avec le Rouge et Or de la plus belle façon.

« Je veux finir ma carrière universitaire en champion. Ça amène un stress parce que je ne veux pas perdre ce match. Mais c’est un bon stress. Parfois, c’est important d’avoir peur et de respecter l’autre équipe pour être sûr de ne pas les prendre à la légère et d’amener tout ce que tu as », a estimé celui qui sera encore une cible de choix pur Hugo Richard samedi.

Faubert-Lussier avait subi sa deuxième blessure avec les Ticats en bottant des ballons. Ironiquement, il occupera le poste de botteur à la Coupe Vanier, comme il l’a fait la semaine dernière. Le vent est un facteur à Hamilton en raison de la présence du lac Ontario tout près du stade.

« Le vent n’est pas si pire, a-t-il déclaré en regardant les fanions placés sur les poteaux de placement. Ça me fait penser un peu à Québec. S’il pouvait venter comme ça demain, ce serait parfait. »

Le botté d’envoi de la Coupe Vanier est prévu pour 13 h. Des centaines de partisans du Rouge et Or feront le voyage pour venir encourager leurs favoris. L’équipe des communications de l’Université Laval ne pouvait pas confirmer le nombre exact d’autobus qui faisait le trajet entre Québec et Hamilton. On sait toutefois que deux entreprises organisaient des voyages sportifs et que la station Radio X avait aussi rempli deux autobus.

Tom Higgins, entraîneur dans l’âme

Coupe Vanier vendredi, 25 nov. 2016. 10:47

« Je ne dirais jamais non si une opportunité se présente » 4:17

Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – C’est avec son large sourire qui l’a toujours caractérisé que Tom Higgins a accueilli les deux journalistes québécois qui voulaient s’entretenir avec lui à la veille de la Coupe Vanier.

Généreux et loquace durant l’entretien de 10 minutes, le coordonnateur défensif des Dinos de l’Université de Calgary, qui affronteront le Rouge et Or en grande finale samedi, semble plus qu’heureux d’être à la tête de l’unité défensive du programme où sa carrière d’entraîneur a débuté il y a maintenant 34 ans.

« C’est un peu comme un déjà-vu. Ça me semble comme si c’était hier, mais ça fait 34 ans. Maintenant, je dirige les enfants de joueurs qui étaient sous ma gouverne dans ce temps-là », a mentionné celui qui a remporté la coupe Vanier en tant qu’entraîneur adjoint des Dinos en 1983.

Tom HigginsHiggins s’est amené à Calgary comme consultant l’an dernier à la suite de son congédiement par les Alouettes de Montréal où il a été entraîneur-chef durant un an et demi. Il ne ressent aucune amertume envers l’organisation, bien qu’il ne semblait pas surpris par le départ de Jim Popp à la conclusion de la saison 2016.

« Jim a fait un excellent travail pendant plusieurs années comme directeur général. Comme entraîneur-chef, ça ne semblait pas fonctionner. Tout le monde a une date d’expiration. La mienne a semblé plus précoce que le reste des gens dans l’organisation », a-t-il indiqué en disant au passage qu’il était déçu puisqu’il aurait voulu que les athlètes de l’équipe connaissent du succès.

« Les gens pouvaient voir que ça s’en venait, a-t-il ajouté en parlant de la fin de l’ère Popp. C’était inévitable que quelque chose devait changer dans l’organisation. Mais après 21 ans avec les Alouettes, c’est toute une carrière! », a tenu à souligner l’Américain maintenant âgé de 62 ans.

Higgins n’a pas chômé longtemps l’an dernier. Il a reçu plusieurs appels pour de nouveaux emplois, dont un de Wayne Harris qui entamait sa première saison à la barre des Dinos. Rien n’a débloqué dans la LCF pour Higgins, si bien qu’il a été consultant avec l’équipe en 2015. Il a ensuite accepté le poste de coordonnateur défensif pour la présente saison.

Un exemple de longévité

Outre son parcours avec les Alouettes, Tom Higgins a toujours réussi à faire de longs bouts de chemin avec les organisations qui l’ont employé.

Après ses trois premières années dans le monde des entraîneurs avec l’Université de Calgary, l’ancien secondeur de la LCF a passé neuf ans avec les Stampeders de Calgary occupant plusieurs postes.

Il a ensuite reçu une promotion avec les Eskimos d’Edmonton en étant nommé adjoint au directeur général. Il est devenu directeur général et entraîneur-chef de la formation albertaine en 2001 remportant la coupe Grey deux ans plus tard. Après 11 ans avec les Eskimos, il a été congédié et un certain Danny Maciocia a pris sa place.

Après trois ans comme entraîneur-chef des Stampeders, Higgins a été le directeur des officiels de la LCF pendant six ans avant de finalement effectuer un retour sur les lignes de côté avec les Alouettes en 2014.

« Ma femme me taquine en me disant que je ne devrais pas me faire congédier d’un emploi universitaire. Elle a un bon sens de l’humour. Je suis enchanté d’avoir une autre opportunité d’être entraîneur, a exprimé Higgins par rapport à son poste avec les Dinos. Je serais heureux de diriger à n’importe quel niveau. Si j’ai eu une autre chance de diriger dans la LCF, je le ferai. »

Bien des choses ont changé dans le football universitaire depuis les années 1980. Higgins s’en est rapidement rendu compte et a noté que le niveau de compétition est beaucoup plus élevé qu’à son premier passage avec les Dinosaurs, nom que portaient les équipes de l’Université de Calgary à l’époque.

« Les plus gros changements sont que les joueurs sont plus imposants, plus vites, plus forts et mieux dirigés. La technologie et tout ce qui entoure le football se sont améliorés. Chapeau aux entraîneurs de U Sports, ils font un travail remarquable », a constaté celui qui a joué un an avec les Bills de Buffalo dans la NFL.

Par contre, il n’a pas observé une grande différence entre les professionnels et les joueurs universitaires outre « qu’un athlète est payé et que l’autre espère l’être un jour ».

« Les athlètes canadiens dans la LCF et les joueurs universitaires ont presque la même mentalité. Tu peux être humble et affamé tout en étant un athlète professionnel. Il n’y a pas beaucoup de différences outre que les entraînements doivent être le soir avec les étudiants-athlètes universitaires. Ça me fait de longues journées parce que je suis une personne matinale », a-t-il admis, lui qui donne aussi un bon coup de main sur les unités spéciales avec les Dinos.

Après avoir participé à la 19e Coupe Vanier, Higgins est de retour à la grande finale universitaire canadienne 33 ans plus tard.

« C’est plaisant de jouer le dernier match de la saison que ce soit la Coupe Grey ou la Coupe Vanier. Il n’y a pas de différence dans la tête des athlètes. Je suis enchanté d’être de retour. Le chemin est très différent de la dernière fois », a-t-il fait savoir alors que Calgary avait vaincu l’Université Queen’s pour remporter le premier titre de son histoire.

Le Rouge et Or retrouve de vieilles connaissances

Higgins aura tout un défi entre les mains samedi alors que l’unité offensive du Rouge et Or a découpé les Golden Hawks la semaine dernière. Il a aussi analysé la rencontre des Lavallois face aux Carabins et il reconnait qu’il s’agit d’une attaque qui peut vous faire mal de plusieurs manières.

« Leur attaque peut autant courir que passer. Le quart-arrière fait un bon travail de bien distribuer le ballon. Et en plus, il peut courir. Le Rouge et Or présente donc beaucoup de défis. Mais en fin de compte, ça revient toujours à la guerre des tranchées. L’équipe qui gagne cette bataille a de bonnes chances de l’emporter », a rappelé le passionné homme de football.

On verra samedi si Higgins a réussi à établir une stratégie pour freiner l’attaque de l’Université Laval, ce que son poulain avec les Eskimos, Danny Maciocia, n’a pas réalisé lors de la Coupe Dunsmore, il y a deux semaines.

Il a d’ailleurs révélé qu’il n’avait pas appelé Maciocia pour recevoir quelques conseils. « J’imagine qu’il encourage l’équipe dans sa division », a affirmé Higgins. Peu importe son allégeance, Maciocia aurait certainement aidé son ancien patron pour donner toutes les chances aux amateurs de football universitaire d’avoir un bon match samedi.

Coupe Vanier : 10 joueurs à surveiller

Coupe Vanier jeudi, 24 nov. 2016. 20:24 Antony Auclair
Antony Auclair (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – Depuis le début des éliminatoires, plusieurs joueurs se sont démarqués pour le Rouge et Or de l’Université Laval et les Dinos de Calgary.

Les deux formations s’affronteront pour déterminer qui est la meilleure équipe au pays en 2016 lors de la 52e Coupe Vanier, samedi.

Quels joueurs pourraient faire pencher la balance du côté de leur équipe? Voici 10 étudiants-athlètes à surveiller lors de la finale du football universitaire canadien.

ANTONY AUCLAIR
Rouge et Or – ailier rapproché

Antony Auclair disputera le dernier match de sa quatrième saison avec le Rouge et Or lors de la Coupe Vanier. Il est fort probable qu’il s’agisse également de sa toute dernière prestation dans l’uniforme de l’Université Laval.

Auclair attire l’attention des dépisteurs de la NFL et tentera de se frayer un chemin jusqu’au plus important circuit de football au monde cet hiver.

À six pieds six pouces et 254 livres, les formations de la NFL voient beaucoup de potentiel chez cet ailier rapproché notamment en raison de ses qualités en protection et pour créer des corridors de course à l’aide de ses blocs. C’est d’ailleurs une facette de son jeu qui a permis aux Lavallois de connaître du succès au sol face aux Golden Hawks en demi-finale canadienne.

Malgré son imposant gabarit, Auclair a prouvé qu’il se débrouillait très bien lorsqu’on lui demandait d’effectuer un tracé. Il est précis et possède des mains sûres alors qu’il est très rare qu’il échappe un ballon.

Bref, il n'y a aucun doute qu’Auclair sera un choix de premier tour dans la LCF. Si on l’invite à la Classique Shrine, évènement où Laurent Duvernay-Tardif s’est fait connaître en 2014, l’ancien des Cougars du Collège Champlain pourrait augmenter ses chances de se faire sélectionner dans la NFL. Auclair est d’ailleurs représenté par le même agent que LDT, soit Sasha Ghavami.

JIMMY UNDERDAHL
Dinos – quart-arrière

Jimmy Underdahl a dû patienter pendant cinq ans avant d’obtenir sa chance d’être le partant de l’Université de Calgary.

Ayant été derrière Eric Dzwilewski puis Andrew Buckley, le pivot gaucher a eu la chance de se faire valoir en 2016 à sa dernière saison universitaire. Il a terminé le calendrier régulier avec 64,5 % de ses passes complétées pour 1822 verges, soit une moyenne de 303,7 verges par match. Il a lancé huit passes de touché et seulement deux interceptions.

Comme s’il n’avait pas vécu assez d’adversité durant sa carrière, celui qui avait été invité au camp des Alouettes ce printemps a subi une blessure au genou lors du sixième match de la saison régulière.

Il est revenu au jeu en deuxième demie de la Coupe Mitchell, la semaine dernière. Il a provoqué un électrochoc alors qu’il a stimulé l’attaque des Dinos en complétant deux passes pour des touchés dès les premières minutes du troisième quart.

Muni d’un bon bras et des receveurs rapides, Underdahl aime exploiter les zones profondes. Il est aussi précis dans le centre du terrain. Il semble toutefois encore quelque peu gêné par sa blessure au genou gauche.

FÉLIX FAUBERT-LUSSIER
Rouge et Or – demi-inséré et botteur

Félix Faubert-Lussier ne pouvait pas demander mieux comme fin de carrière universitaire. Son dernier match avec le Rouge et Or sera à la Coupe Vanier et il tentera de remporter le titre canadien pour la troisième fois de sa carrière pour rejoindre un groupe sélect.

Le choix de cinquième tour des Tiger-Cats au dernier repêchage est tout simplement sensationnel depuis le début des éliminatoires. Attrapés importants, verges après les réceptions, touchés, il n’y a rien qu’il n’a pas fait.

Et maintenant, on peut ajouter les placements à sa liste d’accomplissement puisqu’il a été le botteur lors de la Coupe Uteck. Il y a fort à parier que ce sera encore lui qui s’occupera des bottés de précision samedi.

Faubert-Lussier a toujours été l’une des cibles préférées du quart-arrière Hugo Richard et on devrait encore une fois voir le ballon dans les mains du numéro 21 à plusieurs reprises lors de la Coupe Vanier.

JACK McEWEN
Dinos – plaqueur défensif

Jack McEwen et la ligne défensive des Dinos auront un défi colossal devant eux à la Coupe Vanier, soit de rivaliser avec la ligne offensive du Rouge et Or qui respecte en tout point la tradition à cette position à l’Université Laval.

McEwen, qui est justement le frère Sean McEwen qui a été l’un des meilleurs centres de l’histoire des Dinos, a dominé son équipe au chapitre des sacs cette saison avec 4,5. Ce nombre ne semble pas si élevé, mais il faut prendre en considération qu’il a une rotation constante sur la ligne défensive de l’Université de Calgary.

McEwen se sépare le boulot devant le centre adverse avec Brett Wade et les deux sont aussi utilisés ensemble en système 4-3. Ces deux joueurs auront un grand rôle à jouer face à l’attaque terrestre du Rouge et Or qui passe souvent entre les gardes.

On surveillera aussi le travail des ailiers défensif Cory Robinson et Connor McGough qui ont connu un fort match face aux X-Men en demi-finale.

Le centre du Rouge et Or, Louis-Gabriel Beaudet, a vanté les joueurs de ligne défensive des Dinos qui sont très athlétiques selon lui.

MATHIEU BETTS
Rouge et Or – ailier défensif

Mathieu Betts est le meilleur joueur à sa position au Canada, point final. Et il n’est qu’à sa deuxième saison!

Il fait mal paraître d’excellents bloqueurs semaine après semaine et il est extrêmement difficile de bâtir un plan de match pour le contenir.

Il peut autant faire mal avec sa vitesse, sa puissance et ses feintes. En plus d’accumuler de bonnes statistiques, il facilite le travail de ses coéquipiers qui ont des accès directs pour faire leur plaqué.

L’entraîneur-chef des Golden Hawks, Michael Faulds, avait parlé de Betts dans ses commentaires durant la semaine menant à la Coupe Uteck. Et il en a également parlé après la défaite des siens en disant être franchement impressionné par celui qui est maintenant connu par toutes les équipes au pays.

JORDAN FILIPPELLI/RYAN SCEVIOUR
Dinos – bloqueurs

Jordan Filippelli et Ryan Sceviour seront les deux joueurs qui devront affronter Mathieu Betts samedi.

Les deux bloqueurs ont le physique de l’emploi à 6 pieds 4 pouces et 295 livres pour Sceviour et 6 pieds 6 pouces et 310 livres pour Filippelli, un espoir pour le prochain repêchage de la LCF.

Les deux joueurs de ligne à l’attaque ont été très bons en protection de passe contre les X-Men, mais ce fut plus difficile sur le jeu au sol. Il faisait toutefois face à une bonne compétition puisque l’Université St Francis Xavier possédait une bonne ligne défensive.

Il sera intéressant de voir s’ils ont les outils pour rivaliser avec Betts et quelle sera la stratégie face à la ligne défensive du Rouge et Or.

ALEX HOVINGTON
Rouge et Or – demi de coin

Pour la dernière fois de sa carrière universitaire, Alex Hovington devra couvrir les meilleurs receveurs adverses.

Hovington, qui a été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ lors des trois dernières saisons, est un demi de coin qui réussit à limiter les longs gains des meilleurs éléments par la passe.

À la Coupe Dunsmore, il a souvent été confronté au rapide Guillaume Paquet qui a marqué son seul touché de la rencontre alors qu’il était opposé à un autre demi de coin des Lavallois.

Hovington devrait avoir la tâche de couvrir Whitman Tomusiak qui a utilisé sa vitesse pour causer des dommages face aux X-Men, la semaine dernière.

ADAM LAURENSSE
Dinos – demi de coin

Le demi de coin de quatrième année Adam Laurensse a été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles, une année après avoir été sur la première.

Laurensse fait partie d’un groupe de vétérans sur la tertiaire qui ont vécu la Coupe Vanier de 2013. Probablement opposé à Tyrone Pierre ou Marc-Antoine Pivin, Laurensse devra absolument éviter de laisser trop de place à ses deux receveurs, bien qu’ils n’aient pas beaucoup été visés au cours des deux derniers matchs.

Le numéro 3 des Dinos s’occupe aussi des retours de dégagement, facette qui deviendra très importante pour le positionnement de terrain si le match est serré.

VINCENT ALARIE-TARDIF
Rouge et Or – porteur de ballon

Vincent Alarie-Tardif est devenu le porteur de ballon no 1 du Rouge et Or vers la mi-saison. Christopher Amoah a perdu son poste en raison de ses échappés commis à de bien mauvais moments.

Alarie-Tardif, qui a été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ, fait preuve de patience, ce qui est une bonne qualité lorsqu’on joue derrière une excellente ligne offensive. Le demi offensif de troisième année attend que la brèche se forme avant d’exploser.

Sans accumuler de longs gains, Alarie-Tardif gagne des premiers jeux et c’est ce qu’on veut d’un porteur de ballon. Surtout de style nord-sud, il garde la défense adverse sur le qui-vive ce qui aide le jeu aérien du Rouge et Or.

Il a échappé un ballon à la porte des buts des Golden Hawks en demi-finale alors que l’issue du match était déjà décidée. Il n’en fait pas une habitude et devrait encore une fois partager majoritairement la charge de travail avec Sébastien Serré. Amoah est maintenant relégué au poste de troisième porteur.

BOSTON ROWE
Dinos – secondeur

Le secondeur extérieur Boston Rowe aura un rôle clé dans la défense des Dinos. Tout dépendant des formations utilisées par Justin Éthier, Rowe pourrait bien se voir confier la tâche de couvrir Antony Auclair.

Rowe, comme quatre de ses coéquipiers de l’unité défensive, a été nommé sur l’équipe d’étoiles de la division Canada-Ouest.

Vétéran de quatre saisons, il a dû ancrer une unité de secondeurs plutôt jeunes en raison des départs des excellents Tanner Doll, qui évolue maintenant avec le Rouge et Noir d’Ottawa, et Doctor Cassama.

Les secondeurs des Dinos, qui sont parfois quatre sur le terrain, devront aussi collaborer étroitement avec leur ligne défensive pour freiner le jeu au sol du Rouge et Or. 

Coupe Vanier : Betts reconnu à sa juste valeur

Coupe Vanier jeudi, 24 nov. 2016. 21:18 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – On savait depuis longtemps que Mathieu Betts était un joueur spécial. Il n’est donc pas surprenant que l’ailier défensif du Rouge et Or ait été couronné meilleur joueur de ligne au pays lors du Gala des étoiles canadiennes du football universitaire, jeudi soir, dans le cadre des festivités entourant la Coupe Vanier.

En plus de remporter le trophée J.P. Metras, Betts a aussi reçu l’honneur d’être nommé sur la première équipe d’étoiles pour une deuxième fois en autant de saisons. Le joueur de deuxième année avait remporté le trophée remis à la recrue par excellence l’an dernier, devenant ainsi le premier étudiant-athlète de l’histoire à remporter ces deux prix.

« Je suis super fier et content. C’est un contexte particulier où on priorise particulièrement cette semaine l’effort collectif. On va tous jouer la plus grosse partie de football de notre vie. Par respect pour mes coéquipiers et l’organisation, c’est quelque chose que je vais célébrer après le match de samedi », a affirmé Betts dont l’équipe tentera de remporter la coupe Vanier ce week-end. 

Après une saison recrue de 12 sacs, Betts a connu une autre campagne du tonnerre en cumulant neuf sacs en huit parties de saison régulière, ce qui le plaçait au premier rang au Québec et au deuxième au Canada. Bien qu’il soit la plupart du temps bloqué par deux joueurs de ligne offensive, l’ancien des Spartiates a aussi mené le RSEQ pour les plaqués pour des pertes (10,5) et les passes rabattues (5).

Betts devient le cinquième porte-couleurs du Rouge et Or à recevoir le trophée J.P. Metras après les ailiers défensifs Arnaud Gascon-Nadon (2010, 2011) et Étienne Légaré (2008), ainsi que les joueurs de ligne offensive Dominic Picard (2005) et Carl Gourgues (2001).

« Le plus beau compliment que Mathieu puisse recevoir, c’est de voir comment les autres équipes ont essayé de s’ajuster à lui cette saison, a dit l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin. On a vu toutes sortes de protection pour tenter de le contrer, mais malgré ça, il a tout de même été une force dominante de la division. »

Ce fut toutefois le seul trophée attribué à un joueur du RSEQ au cours de la soirée. Adam Auclair (recrue de l’année) du Rouge et Or, Danny Maciocia (entraîneur), Jonathan Boissonneault-Glaou (joueur défensif) et Samuel Caron (joueur par excellence) des Carabins ainsi que Shayne Cowan-Cholette (football, études & civisme) des Gaiters rentrent tous bredouilles.

Auclair aurait mérité un meilleur sort pour le trophée Peter Gorman étant donné que le vainqueur, le quart-arrière de Mount Allison Jakob Louks, a présenté des statistiques bien modestes de 54,2 % de passes complétées pour des gains de 1325 verges alors qu’il a conduit les Mounties à une fiche de 3-5. Même le receveur Vince Alessandrini des Stingers, qui était en compétition pour le titre de recrue de l’année au Québec avec Auclair, a connu une meilleure saison que Louks.

C’est le quart-arrière des Rams de Regina, Noah Picton, qui a remporté le Hec Crighton remis au joueur par excellence du circuit universitaire canadien. Ce dernier a établi un record de U Sports pour le plus de verges par la passe en une seule saison régulière avec 3186 en huit parties, surpassant le standard national précédent enregistré l’an dernier par Andrew Buckley, qui était le récipiendaire du Hec Grighton au cours des deux dernières années.

Le secondeur des Bisons du Manitoba DJ Lalama (joueur défensif), l’entraîneur-chef de Laurier Michael Faulds (entraîneur) et le demi défensif Cam Teschuk (football, études & civisme) ont remporté les autres honneurs.

Pour Lalama, Faulds et Teschuk, il s’agit d’honneurs pleinement mérités. Faulds a mené les Golden Hawks en demi-finale canadienne où ils ont baissé pavillon face au Rouge et Or, la semaine dernière.

Douze joueurs du RSEQ sur les équipes d’étoiles

U Sports a également profité de la soirée pour dévoiler les deux équipes d'étoiles. Le RSEQ a vu 12 de ses étudiants-athlètes être récompensés.

Le Rouge et Or et les Carabins ont placé cinq joueurs chacun. Les deux autres proviennent de l’Université de Sherbrooke, dont le demi de coin Samuel Polan qui a été honoré en étant sur la première équipe d’étoiles.

Outre Mathieu Betts, le bloqueur Jean-Simon Roy et le plaqueur défensif Vincent Desjardins de l’Université Laval ont été nommés sur la première équipe d’étoiles. Les recrues Adam Auclair (demi défensif) et Samuel Lefebvre (garde) ont vu leur nom apparaître sur la deuxième équipe.

« C’est une grande reconnaissance. J’étais très fier l’an passé (d’être sur la première équipe d’étoiles) et je le suis tout autant cette saison. Je suis surtout content que je puisse partager cet honneur avec Vincent Desjardins. Ça montre l’effort qu’on met en tant qu’unité et le travail de nos entraîneurs. C’est cliché, mais c’est le travail de plusieurs personnes qui permettent un résultat comme celui-là », a mentionné Betts qui n’est plus qu’à 5,5 sacs du record d’équipe du Rouge et Or.

Pour Roy et Desjardins, il s’agit d’une première présence sur la première équipe d’étoiles.

« C’est une grosse surprise. C’est un beau compliment des entraîneurs. Je suis très content. C’est une belle consécration, mais c’est la victoire de samedi qu’on veut. Quand on va repenser à ça après la saison, on va se dire que c’est une belle tape dans le dos », a indiqué Desjardins qui n’était même pas assuré d’un poste de partant en début de saison.

Pour l’Université de Montréal, Félix Ménard-Brière a été récompensé pour son travail sur les dégagements en étant nommé sur la première équipe. Il a maintenu la meilleure moyenne par dégagement au pays. Le receveur des Bleus Louis-Mathieu Normandin l’a aussi rejoint sur la première équipe d’étoiles.

Leurs coéquipiers Jonathan Boissonneault-Glaou (ailier défensif), Frédéric Chagnon (secondeur) et Junior Luke (plaqueur défensif) font partie des 26 joueurs nommés sur la deuxième équipe.

Pour Boissonneault-Glaou et Ménard-Brière, c’est une deuxième année de suite sur l’une ou l’autre des équipes d’étoiles.

Le secondeur Alexandre Gagné a été l’autre joueur du Vert & Or qui a été récompensé en étant placé sur la deuxième équipe d’étoiles.

Les récipiendaires de la soirée :

HEC CRIGHTON :
SUA: Tivon Cook, quart-arrière, StFX
RSEQ: Samuel Caron, quart-arrière, Montréal
SUO: Derek Wendel, quart-arrière, Ottawa
C.-O. : Noah Picton, quart-arrière, Regina

TROPHÉE DES PRÉSIDENTS :
SUA: DeAndre Smith, secondeur, Saint Mary’s
RSEQ: Jonathan Boisonneault-Glaou, ailier défensif, Montréal
SUO: Nakas Onyeka, secondeur, Wilfrid Laurier
C.-O. : DJ Lalama, secondeur, Manitoba

TROPHÉE J.P. METRAS :
SUA: Vernon Sainvil, bloqueur, StFX
RSEQ : Mathieu Betts, ailier défensif, Laval
OUA: Sean Jamieson, bloqueur, Western
C.-O.: Geoff Gray, garde, Manitoba

TROPHÉE PETER GORMAN :
SUA : Jakob Louks, quart-arrière, Mount Allison
RSEQ: Adam Auclair, demi défensif, Laval
SUO: Adam Preocanin, botteur, McMaster
C.-O.: Nicholas Dheilly, plaqueur, Regina

TROPHÉE FRANK TINDALL :
SUA: Gary Waterman, StFX
RSEQ: Danny Maciocia, Montréal
SUO : Michael Faulds, Laurier
C.-O.: Steve Bryce, Regina

TROPHÉE RUSS JACKSON :
SUA: Will Wojcik, demi défensif, Acadia
RSEQ: Shayne Cowan-Cholette, secondeur, Bishop’s
SUO: Mark Mackie, ailier défensif, McMaster
C.-O. : Cam Teschuk, demi défensif, Manitoba

PREMIÈRE ÉQUIPE D’ÉTOILES

Attaque

Pos. Athlète Université Année Origine Études
DE Michael Kashak McMaster 5 Courtice, Ont. Labour St. & Political Sc.
QA Noah Picton Regina 3 Regina, Sask. Admin. des affaires
PB Tyler Chow Saskatchewan 3 Calgary, Alb. Arts & Science
PB Alex Taylor Western 3 Winnipeg, Man. Kinésiologie
RI Kaion Julien-Grant StFX 2 Toronto, Ont. Kinésiologie
RI Mitchell Picton Regina 4 Regina, Sask. Admin. des affaires
Louis-Mathieu Normandin Montréal 2 Montréal, Qué. Administration
Nate Behar Carleton 4 London, Ont. Kinésiologie
C Matthew Van Praet Western 4 London, Ont. Kinésiologie
G Geoff Gray Manitoba 4 Winnipeg, Man. Génie
G Zach Intzandt McMaster 5 London, Ont. Science politique
B Vernon Sainvil StFX 4 Malden, Mass. Arts
B Jean-Simon Roy Laval 4 Québec, Qué. Génie civil

Défense

Pos. Athlète Université Année Origine Études
PD Rupert Butcher Western 5 London, Ont. Huron College
PD Vincent Desjardins Laval 2 Québec, Qué. Génie civil
AD Mathieu Betts Laval 2 Montréal, Qué. Ed. physique & Santé
AD Michael Kashak McMaster 5 Courtice, Ont. Travail & Politique
SEC DeAndre Smith Saint Mary's 1 Dunn, C.-N. Arts
SEC DJ Lalama Manitoba 4 Winnipeg, Man. Deuxième cycle
SEC Nakas Onyeka Laurier 4 Brampton, Ont. Communications
MAR Stavros Katsantonis UBC 2 Bakersfield, Calif. Arts
DD Malcolm Thompson Laurier 2 Windsor, Ont. Sociologie
DD Malcolm Brown Western 5 London, Ont. King's College
DC Godfrey Onyeka Laurier 3 Brampton, Ont. Biologie
DC Samuel Polan Sherbrooke 2 Montréal, Qué. Multidisciplinaire

Unités spéciales

Pos. Athlète Université Année Origine Études
DÉG Félix Ménard-Brière Montréal 4 Montréal Architecture du paysage
PLA Sean Stenger Saskatchewan 3 Saskatoon, Sask. Génie
RET Tunde Adeleke Carleton 4 Ottawa, Ont. Communications


DEUXIÈME ÉQUIPE

Attaque

Pos. Athlète Université Année Origine Études
QA Derek Wendel Ottawa 5 Belleville, Ont. Philosophie
PB Jordan Socholotiuk StFX 3 Fort McMurray, Alb. Kinésiologie
PB Jayde Rowe Carleton 4 Scarborough, Ont. Histoire
RI Austen Hartley Calgary 4 Calgary, Alb. Génie
RI Mitchell Baines Ottawa 5 Ottawa, Ont. Sc. sociale & Criminologie
Dejuan Martin StFX 2 Scarborough, Ont. Admin. des affaires
Danny Vandervoort McMaster 4 Barrie, Ont. Sociologie
C Levi Hua UBC 3 Abbotsford, C.-B. Arts
G Samuel Lefèbvre Laval 1 St-Lambert-de-Lauzon Admin. des affaires
G Ryan Sceviour Calgary 3 Calgary, Alb. Arts
B Evan Johnson Saskatchewan 4 Regina, Sask. Génie
B Sean Jamieson Western 5 Winnipeg, Man. Kinésiologie

Défense

Pos. Athlète Université Année Origine Études
PD Donovan Dale Saskatchewan 5 Saskatoon, Sask. Kinésiologie
PD Junior Luke Montréal 4 Montréal, Qué. Toxicomanie
AD Kwaku Boateng Laurier 4 Milton, Ont. Comptabilité
AD Jonathan Boissonneault-Glaou Montréal 3 Lyster, Qué. Génie mécanique
SEC Frédéric Chagnon Montréal 4 Montréal, Qué. Administration
SEC Jean-Gabriel Poulin Western 3 St-Nicolas, Qué. King's College
SEC Alexandre Gagné Sherbrooke 4 St-Hubert Administration
MAR Brandon Jennings Acadia 3 St. Albert, Alb. Dév. communautaire
DD Robert Woodson Calgary 4 Calgary, Alb. Arts
DD Adam Auclair Laval 1 Notre-Dame-des-Pins Sc. de la consommation
DC Adam Laurensse Calgary 4 Sherwoook Park, Alb. Arts
DC Robbie Yochim McMaster 2 Kelowna, C.-B. Sciences sociales

Unités spéciales

Pos. Athlète Université Année Origine Études
DÉG TJ Morton Toronto 4 Elkton, Md. Communications
PLA Adam Preocanin McMaster 1 Burlington, Ont. Sciences humaines
RET Marcus Davis UBC 3 Victoria, C.-B. Arts

Les rôles sont inversés à la Coupe Vanier

Coupe Vanier jeudi, 24 nov. 2016. 13:27 Hugo Richard, Glen Constantin, Wayne Harris et Jimmy Underdahl
Hugo Richard, Glen Constantin, Wayne Harris et Jimmy Underdahl (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

HAMILTON, Ont. – La coupe Vanier, comme les deux équipes qui tenteront de la soulever samedi, est arrivée au Stade Tim Hortons où elle sera remise pour la 52e fois.

Le Rouge et Or de l’Université Laval et les Dinos de Calgary sont débarqués à Hamilton mercredi soir. Jeudi, à l’occasion de la traditionnelle conférence de presse, on sentait déjà la fébrilité dans l’air à 48 heures de cette finale du football universitaire canadienne.

L’affrontement de cette fin de semaine entre le Rouge et Or et les Dinos donnera lieu à une reprise de la finale universitaire canadienne de 2013. Les Lavallois n’ont plus que six joueurs qui étaient en uniforme lors de cette huitième conquête du titre canadien par le programme de Québec.

Glen Constantin était habitué à arriver à la Coupe Vanier avec un groupe qui avait déjà vécu cette expérience. Ce sera toutefois le contraire cette année bien que sa formation soit aussi bonne sur le terrain que par le passé.

« On est toujours excité. Celle-là est différente parce que c’est une toute nouvelle équipe. Il y a plusieurs nouveaux visages et plusieurs joueurs avec de nouveaux rôles. C’est différent comme sentiment comparativement à quand tu arrives ici avec une équipe de vétérans qui ont déjà vécu cela », a expliqué l’entraîneur-chef du Rouge et Or, qui conduit son équipe à la Coupe Vanier pour la cinquième fois en sept ans.

« Il y a un gros travail de leadership à faire de la part des vétérans pour expliquer aux jeunes joueurs comment faire les choses. Il ne faut pas que les jeunes se laissent distraire », a ajouté celui qui vise un septième titre canadien comme entraîneur-chef.

Bien que le mot d’ordre était de progresser tout au long de la saison, les performances du Rouge et Or ont excédé les attentes que s'était fixé Glen Constantin.

« Nous (les entraîneurs) avons toujours cru en notre talent, mais on a dépassé nos attentes. Ces joueurs-là n’acceptaient pas le fait d’être limité par leur jeunesse. Ils voulaient progresser et se dépasser. On a vu cette équipe grandir de semaine en semaine », a-t-il estimé.

Parmi ceux qui en sont à une première expérience en finale nationale, on retrouve le quart-arrière Hugo Richard. Le joueur de troisième année, qui avait un air très sérieux à la conférence de presse, espère l’emporter pour redonner au programme.

« Je suis content d’être dans cette position parce que c’est un programme qui donne beaucoup à ses joueurs. On est content de pouvoir évidemment donner une raison au programme d’investir dans nous », a affirmé Richard qui arbore la coupe de cheveux « mohawk » comme c’est souvent la tradition chez le Rouge et Or à la Coupe Vanier.

Les Dinos, une équipe de vétérans

Bien que plusieurs jeunes joueurs aient vu du terrain cette saison en raison des blessures, les Dinos comptent beaucoup de vétérans au sein de leur formation.

Dix-huit étudiants-athlètes faisaient partie de l’équipe lors de la Coupe Vanier de 2013 que Calgary avait perdue au compte de 25-14, à Québec, face aux Lavallois. L’expérience acquise par ces joueurs, qui sont maintenant à leur quatrième ou cinquième année, a été d’une grande valeur cette saison et encore plus dans la dernière semaine.

« Le leadership de nos vétérans de 2013 a aidé à faire comprendre aux plus jeunes comment se préparer non seulement pour la Coupe Vanier, mais pour toute la saison », a noté l’entraîneur-chef des Dinos, Wayne Harris, qui était le coordonnateur défensif de l’équipe en 2013.

Parmi ces vétérans, on retrouve le quart-arrière de cinquième année, Jimmy Underdahl. Ce dernier a longtemps été le réserviste d’Andrew Buckley, qui est maintenant dans la LCF avec les Stampeders.

Underdahl a beaucoup appris de celui qu’il considère comme l’un de ses meilleurs amis et est très heureux de finalement avoir sa chance dans un match de cette ampleur.

« C’est incroyable d’avoir cette opportunité. C’est la raison pour laquelle on travaille autant chaque année. D’être ici, et que ce soit ma dernière année, c’est un sentiment indescriptible », a mentionné celui qui a failli voir sa saison prendre fin en raison d’une blessure à un genou.

Faisant face au programme le plus titré au Canada, les Dinos sont bien conscients du défi qui se présente devant eux.

« Ils peuvent vous attaquer de tellement de manières. Si leur ligne offensive gagne la guerre des tranchées, vous faites face à plusieurs problèmes. Ils ont une attaque très polyvalente », a concédé Harris qui en est à sa deuxième saison à la barre du programme qui a gagné quatre coupes Vanier au cours de son histoire.

Les deux équipes se sont entraînées sur le terrain du Stade Tim Hortons malgré la pluie, jeudi. Elles auront un autre entraînement vendredi matin.

Rouge et Or : les souvenirs impérissables de Mathieu Bertrand et Guillaume Rioux

Coupe Vanier mercredi, 23 nov. 2016. 22:22 Guillaume Rioux, Vincent Plante et Pierre Lavertu
Guillaume Rioux (au centre) (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Mathieu Bertrand et Guillaume Rioux ont fait partie, à eux deux, de cinq des huit éditions championnes du Rouge et Or de l’Université Laval.

Bertrand a grandement contribué aux deux premières conquêtes de la coupe Vanier du programme en tant que quart-arrière de l’équipe lors des victoires de 1999 et 2003.

Rioux est parmi le cercle restreint de Lavallois qui ont remporté trois titres canadiens au cours de leur carrière universitaire. N’eut été la défaite crève-cœur de 2011 face aux Marauders de McMaster, l’ancien receveur et retourneur aurait soulevé le précieux trophée à chacune de ses quatre participations.

Maintenant que leur carrière de joueur est terminée, les passionnés de football font partie du personnel d’entraîneurs du Rouge et Or. Savourent-ils plus leur présence à la Coupe Vanier comme entraîneur ou comme joueur?

« C’est un peu différent, mais la fierté et la satisfaction sont les mêmes. Que ce soit comme joueur ou entraîneur, tu mets tellement de temps et d’effort. Quand tu les vois récompensés, c’est très satisfaisant », a convenu Rioux, qui est entraîneur des receveurs et préparateur physique de l’équipe, lors d’un entretien avec le RDS.ca lundi.

« J’aimerais mieux jouer que diriger parce que tu as plus ta destinée entre tes mains, a expliqué Bertrand, un des meilleurs quarts-arrières de l’histoire du programme. En tant qu’entraîneur, tu dois toujours penser au prochain jeu et même une ou deux séries à l’avance. Mais j’aime les deux. »

Mathieu BertrandBertrand, qui a joint le groupe d’entraîneurs après sa retraite de la LCF en 2013, a marqué l’histoire du programme en étant de la première équipe à ramener un titre à Québec en 1999. En 2003, le pivot gaucher et ses coéquipiers ont réitéré en défaisant à nouveau les Huskies de St. Mary’s en finale canadienne.

Bien que celle de 1999 revêtait un caractère un peu plus historique étant donné que c’était la première du programme qui disputait seulement sa quatrième saison, les deux ont autant de valeur aux yeux de celui qui est maintenant coordonnateur des unités spéciales.

« Les deux sont uniques parce que ce sont avec deux groupes totalement différents. Les huit Coupes Vanier de l’histoire, probablement si on demande à tous les joueurs, il n’y en a aucune qui est plus spéciale que les autres. Elles le sont toutes », a souligné le vainqueur de la coupe Grey en 2005 avec les Eskimos.

« Une coupe Vanier, c’est une coupe Vanier. Je pourrais trouver une raison de dire que chacune d’elle est la plus spéciale », a ajouté Rioux qui allait dans le même sens que son collègue.

Rioux a tout de même admis que sa dernière coupe Vanier, en 2013, avait un cachet particulier étant donné qu’il était capitaine du Rouge et Or, qu’il s’agissait de sa cinquième année et que le match se déroulait au PEPS.

« Dans ta ville, devant tes partisans, tes amis, ta famille et ta blonde, de gagner sur notre terrain à ma cinquième année comme capitaine, c’était très spécial », a-t-il relaté alors que l’Université Laval l’avait emporté par la marque de 25-14 face aux Dinos Calgary, adversaire qu’elle retrouvera samedi lors de la Coupe Vanier.

Fait cocasse, les célébrations de Rioux avaient toutefois été raccourcies après ce triomphe puisqu’il avait été choisi aléatoirement par le Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCES) afin de passer un test antidopage.

« J’étais super content. J’avais même dit à ma famille de m’attendre à l’extérieur du vestiaire. Finalement, j’ai à peine eu le temps de prendre une gorgée de champagne que le CCES était arrivé pour le test antidopage. Ça brisait un peu mon moment de festivité. Mais en même temps, je suis pour la lutte contre le dopage. J’ai toujours été très collaboratif comme joueur et je le suis encore comme entraîneur », a-t-il raconté.

Une semaine qui se déroule vite

Mathieu Bertrand et Guillaume Rioux savent à quoi s’attendre d’une semaine à la Coupe Vanier.

Comme la semaine dernière face aux Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier, la préparation est excessivement importante puisque le Rouge et Or affronte un adversaire qu’il connaît à peine. Les entraînements sont donc très importants pour mettre en place le plan de match.

Mais la semaine de la Coupe Vanier est aussi l’occasion de célébrer le football à l’échelle du pays. Étant sur la route, les joueurs sont exemptés de leurs cours si bien qu’ils n’ont qu’à se concentrer sur le football.

Guillaume Rioux« Je me rappelle que ce sont des semaines qui sont plaisantes et excitantes. C’est quelque chose que tu vis une à deux fois dans ta vie, alors il faut que tu profites de tous les moments. Les gars ont travaillé fort depuis le mois de janvier pour se rendre là », a assuré Bertrand qui a encore son nom à quelques endroits dans le livre des records du Rouge et Or.

« C’est un mélange d’émotions. Tu es excité et content de pouvoir participer à ce match. En même temps, tu es un peu nerveux et tu ne veux pas passer à côté de l’opportunité. Tu te concentres vraiment beaucoup sur ta préparation », s’est remémoré Rioux.

Celui qui a disputé deux saisons en Europe avant de rentrer au bercail a aussi un autre conseil pour ceux qu’ils dirigent.

« Il y a une partie qu’il ne faut pas oublier et c’est de profiter de la semaine. Il ne faut pas en devenir malade. Ce sont de beaux souvenirs et elle passe vraiment vite », a fait savoir l’ancien numéro 11.

La route pour unir l’équipe

Il n’y a rien de mieux que de faire neuf heures d’autobus pour stimuler la chimie d’une équipe. Tant les Dinos, qui ont fait le voyage en avion, que le Rouge et Or ont eu à parcourir des centaines de kilomètres pour se rendre à Hamilton où sera présentée la 52e Coupe Vanier.

Mathieu Bertrand, lors de ses deux participations, et Guillaume Rioux, en 2011 à Vancouver et à 2012 à Toronto, ont vécu ce scénario durant leur carrière de joueur.

Jouer la Coupe Vanier à domicile, ce que le Rouge et Or a pu vivre en 2010 et 2013, comporte ses bons côtés. Mais de la disputer loin de la maison a aussi ses avantages.

« On voyage et mange ensemble. Tout le monde est à l’hôtel donc c’est plus facile de se réunir. Pour la chimie d’équipe, la cohésion et les distractions, je pense que c’est bien que ce soit sur la route », a noté Bertrand qui a joué ses deux finales nationales à Toronto dans le temps où le Rogers Centre portait le nom de SkyDome.

« À Québec, un des avantages, c’est qu’on reste dans notre routine et dans nos choses à nous. C’est presque une semaine normale, a fait valoir Rioux. À l’extérieur, il y a quelque chose de spécial de partir en équipe pendant une semaine et de ne vivre que pour le football. Tu es nourri et logé à l’hôtel et tout ce que tu as à faire est d’aller à tes réunions, faire de la vidéo et pratiquer. Tu passes beaucoup de temps avec tes coéquipiers. »

Bertrand en sera à sa deuxième expérience comme entraîneur à la Coupe Vanier contrairement à Rioux qui vivra son baptême sur les lignes de côté.

La bonne nouvelle pour Rioux, si le Rouge et Or l’emporte, c’est qu’il ne sera pas dérangé par le CCES durant les célébrations de ce qui pourrait être le neuvième titre de l’histoire du Rouge et Or, améliorant ainsi son propre record.

Glen Constantin a marqué l'histoire du football au Québec

Coupe Vanier mercredi, 23 nov. 2016. 17:27

Glen Constantin a marqué le Rouge et Or 4:13

Après deux ans d'absence, le Rouge et Or de l’Université Laval disputera la 10e Coupe Vanier de son histoire avec l'intention claire de repartir avec le trophée pour une 9e fois.

À la tête de l'équipe, Glen Constantin pourrait ajouter une huitième bague à sa collection à titre d'entraîneur-chef.

Nommé entraîneur-chef du programme en décembre 2000, nul doute qu'au cours des 16 dernières années, Glen Constantin a su donner sa propre couleur à l'équipe.

« Le travail de préparation qu'il faisait en défense, ce n’était pas connu au Québec à ce moment-là. Personne n'avait ce travail aussi méthodique et ne préparait aussi bien une unité défensive. Il a instauré ça avec tous les entraîneurs, avec moi entre autres. Il a marqué le programme, mais il a aussi marqué le football au Québec », a indiqué son collaborateur de longue date, le coordonnateur offensif Justin Éthier.

Parmi les forces qu'on lui reconnaît, il y a la qualité de son recrutement.

« Quand Glen Constantin vient se présenter aux jeunes et qu’il leur serre la main, c'est sûr qu'ils ont une certaine attirance envers le programme. Ils le connaissent bien, ça fait longtemps qu'ils le voient. Tout le succès derrière lui et tous les championnats qu'il a remportés (ont aussi une influence). Au niveau du recrutement, il est très solide », a mentionné le coordonnateur des unités spéciales, Mathieu Bertrand.

À preuve, malgré le départ de 15 partants à la fin de la dernière saison, le Rouge et Or se retrouve malgré tout à la Coupe Vanier.

« Pour nous le mot d'ordre était progression, a rappelé Constantin. On a vraiment progressé et on voit l'équipe grandir. Un coup rendu en finale, tu mets toutes tes chances pour gagner. »

Le passage de Constantin dans la NCAA avec les Universités Houston et Michigan a également marqué sa façon de faire et il ne s’est jamais caché pour vouloir rapprocher le programme de l’Université Laval de ce que font les Américains.

« Je pense que c’est ce qui est le plus près de la NCAA. Il y a plusieurs ressemblances. Plusieurs choses de ses expériences qu’il a vécues aux États-Unis se retrouvent ici », a expliqué Éthier.

Pour Vincent Alarie-Tardif, l'attente a été longue avant d'accéder à la grande finale et l'objectif est clair.

« Quand tu arrives à Laval, tu viens ici pour gagner une Coupe Vanier au cours de ton cheminement. Après trois ans d'attente, elle est vraiment attendue et elle va être vraiment méritée après le match à Hamilton », a affirmé le porteur de ballon des Lavallois.

S'ils veulent revenir à Québec avec la Coupe Vanier, les joueurs du Rouge et Or devront d'abord vaincre les Dinos de Calgary, le même adversaire qu'à la finale canadienne de 2013. Reste maintenant à voir si les hommes de Glen Constantin pourront répéter l'exploit, à Hamilton, samedi.

Par ailleurs, toute l’équipe du Rouge et Or a pris la route vers Hamilton en autobus après l'entraînement de mercredi matin. Joueurs et entraîneurs ont quitté la Vieille Capitale en après-midi pour franchir les 859 kilomètres qui les séparent de la ville ontarienne où se déroulera la 52e Coupe Vanier.

Jeudi matin, la traditionnelle conférence de presse pour lancer les activités aura lieu à 10 h. Les deux équipes prendront ensuite le Stade Tim Hortons d’assaut pour leur entraînement respectif. En soirée, le Gala des prix des athlètes canadiens récompensera les joueurs les plus méritants de la saison 2016.

Rouge et Or : peaufiner les unités spéciales

Coupe Vanier mercredi, 23 nov. 2016. 09:44 Mathieu Bertrand
Mathieu Bertrand (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Le Rouge et Or a livré une performance presque parfaite lors de sa victoire en demi-finale canadienne.

L’attaque et la défense ont dominé les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier qui n’ont jamais été dans le coup à la Coupe Uteck. Ces deux facettes tenteront donc de livrer la même performance lors de la Coupe Vanier qui opposera l’Université Laval aux Dinos de Calgary, samedi après-midi.

Bien que ce fut dans l’ensemble une performance satisfaisante sur les unités spéciales, le Rouge et Or aura tout de même du travail à faire cette semaine pour corriger les erreurs, particulièrement celles survenues en deuxième demie.

Le retourneur Antony Dufour, membre de l’équipe d’étoiles du RSEQ à cette position, a échappé un ballon sur un dégagement au début du quatrième quart. La rencontre était hors de portée, mais il sait très bien qu’il devra être plus concentré en finale du football universitaire canadien.

L’unité de couverture a également accordé deux longs retours de dégagement de 30 et 36 verges en plus de deux retours de botté d’envoi de 30 verges et plus.

« Ce sont des points où nous avons manqué un peu de concentration. Il n’y a pas d’excuse. Il faut jouer pendant 60 minutes, peu importe le pointage », a rappelé Dufour qui dispute sa troisième saison avec le Rouge et Or.

« Il va apprendre de ça, a indiqué le coordonnateur des unités spéciales, Mathieu Bertrand, en parlant de l’erreur de Dufour. Mais il a été irréprochable depuis son arrivée avec le Rouge et Or. Je n’ai pas besoin de lui donner de tape sur les doigts parce qu’il comprend très bien le scénario. »

En ce qui a trait au travail en couverture, Bertrand apportera les ajustements nécessaires durant les entraînements. Il a noté que ses joueurs ont mal contrôlé leur vitesse en s’amenant vers les retourneurs des Golden Hawks.

« Quand j’ai évalué la situation, on voit que les joueurs sont là. Il s’agit juste d’arriver sous contrôle pour faire les plaqués. Ce sont des petites affaires qui se règlent assez facilement. Les gars ont bien fait depuis le début de la saison. Ils ont juste été un peu trop agressifs », a expliqué Bertrand au cours d’un entretien téléphonique avec le RDS.ca.

Les longues remises, pas d’inquiétude

Pendant plusieurs saisons, l’Université Laval a eu de la stabilité au poste de spécialiste des longues remises avec Pierre-Luc Caron. Ce dernier a été repêché en cinquième ronde par les Stampeders de Calgary lors du dernier repêchage de la LCF. Signe de son efficacité, ce dernier a été le partant à cette position lors de sa saison recrue.

Quatre joueurs différents ont été utilisés pour effectuer les longues remises pour remplacer Caron.

La recrue Marc-Antoine Bellefroid faisait de l’excellent travail en début de saison, mais une déchirure du ligament antérieur croisé de l'un de ses genoux est venue mettre un terme à sa campagne.

Un autre joueur de première année, Frédéric Gagnon, lui a ensuite succédé. Ce dernier a lui aussi été victime d’une blessure qui l’a empêché de jouer pendant un bout de temps.

Christian Dallaire, qui était déjà receveur, quart-arrière et teneur, a été utilisé durant la rencontre face à Mount Allison pendant qu’on cherchait une solution. Il a raté deux remises durant ce match si bien que le Rouge et Or a fait appel à Jérémie Roy, un joueur qui n’était même pas dans la formation.

Gagnon est revenu au jeu vers la fin du mois d’octobre et a finalement effectué son premier départ de la saison lors du dernier match du calendrier régulier face au Vert & Or. Celui qui était le spécialiste des longues remises avec les Titans de Limoilou et au niveau juvénile a très bien fait depuis. Il a toutefois exécuté deux remises de dégagement un peu hautes à la Coupe Uteck. Elles ont été sans conséquence puisque Dominic Lévesque a réussi à les capter et à dégager.

« Il est super fiable, a mentionné Mathieu Bertrand en parlant de Gagnon. Il a eu une mauvaise journée de travail au mauvais moment. C’est juste une question de confiance et il est fort mentalement. Mais ça ne m’inquiète pas. Il va rebondir. »

Probablement les mêmes rôles sur les bottés

Sans vouloir le confirmer, Mathieu Bertrand a affirmé que les rôles sur les bottés de précision, de dégagement et d’envoi devraient être les mêmes que la semaine dernière lors de la 52e Coupe Vanier.

C’est donc dire que Félix Faubert-Lussier s’occupera encore fort probablement des placements. Le botteur étoile au niveau collégial a réussi deux de ses trois tentatives de botté de précision face aux Golden Hawks à sa première utilisation à cette position cette saison.

Félix Faubert-Lussier« On a le luxe qu’il soit revenu des professionnels. On ne l’a pas beaucoup utilisé pendant la saison parce qu’il s’était blessé en bottant avec les Tiger-Cats. L’an dernier, il était toujours prêt pour venir en renfort si on avait besoin de lui. C’est quelqu’un qui a des nerfs d’acier et qui veut gagner. Il a du talent pour faire cela alors pourquoi ne pas l’utiliser », a convenu celui qui a gagné deux coupes Vanier comme quart-arrière du Rouge et Or.

Lévesque, qui avait raté cinq de ses six placements à la Coupe Dunsmore, s’est consacré aux bottés de dégagement et d’envoi à la Coupe Uteck. Outre un dégagement raté à la suite de la première série offensive du Rouge et Or, le produit du Collège Champlain-Lennoxville s’est bien acquitté de ses tâches.

« Il est rendu à sa deuxième année et il comprend encore plus ce qu’il doit faire. Du côté des bottés de dégagement et d’envoi, il a très bien fait. Je suis très satisfait de son travail », a estimé Bertrand.

Les unités spéciales des champions québécois devront être alertes face aux Dinos qui utilisent plusieurs joueurs différents pour retourner le ballon. Le botteur de l’équipe, la recrue Niko Difonte, a été parfait sur ses trois tentatives de placement en plus de réussir des simples sur deux bottés d’envoi.

C’est un ancien du Collège John-Abbott qui effectuera les dégagements de Calgary alors que le Montréalais Adam Sinagra, qui était le quart-arrière partant la semaine dernière, a maintenu une moyenne de 33,4 verges en neuf dégagements à la Coupe Mitchell. Les Dinos ont d’ailleurs provoqué un échappé du retourneur des X-Men de St Francis Xavier dans leur gain de 50-24, samedi dernier.

Sinagra devrait laisser sa place au vétéran Jimmy Underdahl au poste de quart no 1 lors de la Coupe Vanier. Le vétéran de cinquième année a été productif lors des deux derniers quarts de la demi-finale canadienne à son retour au jeu après une absence de quatre matchs.

Renouvellement perpétuel

Coupe Vanier mardi, 22 nov. 2016. 14:34 Glen Constantin et Wayne Harris (courtoisie David Moll)
Glen Constantin et Wayne Harris (courtoisie David Moll) (Source d'image:RDS)
Christian Dufresne

CHRONIQUE - Les deux meilleurs programmes au pays au cours des 10 dernières années s'affronteront à la Coupe Vanier.

Les Dinos de Calgary n’étaient pas considérés parmi les favoris pour se rendre jusqu’au bout en 2016. Quand on perd le joueur par excellence de 2014 et 2015 (Andrew Buckley), un des meilleurs porteurs de ballon au cours des trois dernières saisons (Mercer Timmis), un centre sélectionné au 3e rang au total du repêchage de la LCF en 2015 (Sean McEwen) et deux secondeurs étoiles (Tanner Doll et Doctor Cassama), ça fait de grands souliers à chausser!

On pourrait dire la même chose du Rouge et Or. La ligne offensive devait être remplacée au grand complet lorsque Charles Vaillancourt, Philippe Gagnon et Jason Lauzon-Séguin ont été repêchés dans la LCF. En tout, c’était 15 nouveaux partants qui foulaient le terrain lors du match inaugural de 2016 pour les Lavallois.

Néanmoins, ces deux programmes se retrouvent en finale nationale l’un contre l’autre pour la troisième fois de leur histoire pour une raison bien simple : ils sont constamment capables de se renouveler.

Comment fait-on cela au football universitaire? Avec un bon recrutement et des entraîneurs qualifiés pour développer les étudiants-athlètes.

Il n’y a pas de transaction dans le football amateur. C’est uniquement le recrutement et le travail pour faire cheminer les joueurs qui permettent de construire une équipe solide année après année et il faut admettre que le Rouge et Or est dans une ligue à part de ce côté.

On constate la preuve la plus frappante que ces deux universités produisent d’excellents joueurs en regardant les formations de la Ligue canadienne de football. Bon nombre d’anciens de ces deux programmes ont réussi à graduer chez les professionnels.

En 2013, les Alouettes comptaient sept joueurs provenant des Dinos au sein de leur équipe. Dimanche, à la Coupe Grey, neuf anciens de l’Université Laval figureront sur les formations des deux finalistes. Pour Calgary, cinq produits du programme tenteront d’aider leur équipe à l’emporter.

Bref, ces deux escouades avaient plusieurs partants étoiles à remplacer en 2016 et il n’y a eu aucune baisse de régime. Certains s’inquiétaient aussi de la suite des choses pour l’Université de Calgary lorsque Blake Nill a quitté le navire pour se joindre à UBC. Le nouvel entraîneur-chef, Wayne Harris, a démontré que la tradition d’excellence des Dinos allait se poursuivre sous son règne.

Une meilleure opposition pour le Rouge et Or?

Après l’écrasante victoire du Rouge et Or face aux Golden Hawks de Laurier, plusieurs personnes sur les réseaux sociaux concédaient déjà la coupe Vanier à l’Université Laval.

Sans l’ombre d’un doute, on doit attribuer le statut de favori au Rouge et Or, surtout en considérant que plusieurs éléments clés pourraient manquer à l’appel en raison de blessures chez les Dinos. Malgré tout, ce n’est pas encore dans la poche pour les Lavallois.

Par contre, si les hommes de Glen Constantin présentent les mêmes performances qu’à leurs deux derniers matchs, le programme le plus titré au Canada ramènera une neuvième coupe Vanier à Québec.

Lorsqu’on compare les trois facettes de chaque équipe, on peut mettre un crochet du côté du Rouge et Or dans chaque colonne. Et du côté de la robustesse et de l’intensité, le crochet va aussi du côté des Lavallois.

En analysant la Coupe Mitchell, la ligne offensive des Dinos semble très bonne en protection de passe, mais elle a de difficulté à gagner ses batailles à un contre un sur les jeux de course.

Comme toutes les équipes à l’extérieur du Québec, les Dinos feront connaissance avec Mathieu Betts qui à lui seul peut faire dérouter un plan de match. On a encore vu à la Coupe Uteck comment il peut bousiller des jeux. Si on le double, cela ouvre la porte aux autres joueurs, particulièrement sur un blitz. Et à un contre un, la plupart du temps, il se débarrasse du bloqueur.

Du côté de l’attaque, la grande force du Rouge et Or en cette fin de saison est la diversité de la sélection de jeux de Justin Éthier. Tom Higgins, qui est le coordonnateur défensif des Dinos, doit se gratter la tête en essayant de démêler tout cela sur vidéo. Le ballon est distribué à tout le monde, que ce soit au sol ou dans les airs, et il y a énormément de mouvement avant la remise du centre.

Le Rouge et Or a atteint sa vitesse de croisière après les trois laborieuses premières séries offensives face aux Carabins à la Coupe Dunsmore. Autant les joueurs que les entraîneurs sont en pleine confiance. Comme mon collègue Pierre Vercheval l’a mentionné dans sa chronique, on dirait que les entraîneurs des Lavallois sont dans le caucus adverse tellement leur plan de match est bien construit.

Si les Dinos veulent l’emporter, il faudra que Tom Higgins ait des stratégies pour ralentir le jeu au sol du Rouge et Or, surtout que Justin Éthier a fait porter le ballon par Hugo Richard à plusieurs reprises pour donner une autre chose à surveiller à la défense adverse. Si le Rouge et Or fait avancer les chaînes au sol et que Hugo Richard protège bien le ballon comme la semaine dernière, on pourra alors commencer à exploiter les trous dans la défense de Calgary.

Mais les Dinos ont le personnel d’entraîneurs pour bien préparer ses joueurs. Si j’étais Tom Higgins, je regarderais attentivement les bandes vidéo de la Coupe Dunsmore et je me concentrerais sur les formations utilisées par les Carabins qui ont donné des ennuis au Rouge et Or. Et pourquoi ne pas lâcher un petit coup de fil à Danny Maciocia qui était son coordonnateur offensif chez les Eskimos d’Edmonton de 2002 à 2004 pour recueillir quelques conseils?

D’avoir 19 joueurs qui étaient avec l’équipe à la Coupe Vanier de 2013 est un autre point qui aidera la troupe albertaine. Contrairement aux Golden Hawks, ils ont déjà joué dans un match de cette importance face à une formation du Québec.

Je prévois donc un match plus chaudement disputé que la semaine dernière à la Coupe Uteck, mais je crois que le Rouge et Or est une équipe plus complète et qu’elle l’emportera samedi. Les Dinos ont vécu beaucoup d’adversité et ne se laisseront pas abattre. On devrait avoir une autre bonne confrontation entre ces deux programmes comme celle à la Coupe Vanier de 2013 qui s’était soldée par une victoire de 25-14 de l’Université Laval qui ajoutait un huitième titre à sa collection.  

Une année remplie d’adversité pour les Dinos

Coupe Vanier mardi, 22 nov. 2016. 10:29 Les Dinos de Calgary
Les Dinos de Calgary (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Wayne Harris n’a certainement pas accumulé ses heures de sommeil lors des nuits précédant les matchs des Dinos de l’Université de Calgary cette saison.

L’entraîneur-chef, qui en est à sa deuxième année à la barre de l’équipe, a dû jongler avec sa formation à plus d’une reprise en 2016 en raison des blessures subies à plusieurs joueurs clés. Tout cela en ajoutant les départs de joueurs étoiles comme le quart-arrière Andrew Buckley, le centre Sean McEwen et les secondeurs Tanner Doll et Doctor Cassama.

« Cette année, l’état de santé de la majorité de nos joueurs a été au jour le jour presque tous les matchs. C’est difficile dans ce temps-là. Nous n’avons jamais eu la même formation durant deux matchs consécutifs », a-t-il indiqué au RDS.ca lors d’un entretien téléphonique.

« Les gars ont compris que nous allions devoir nous fier à notre profondeur. Quand les réservistes ont eu l’opportunité, ils étaient prêts. C’est décevant quand tu perds tes meilleurs athlètes, mais on doit jouer quand même. Mais nous n’avons jamais été vraiment inquiétés lorsque nos réservistes ont dû prendre leur place », a ajouté celui qui est associé au programme des Dinos depuis plus de 30 ans.

Dix-neuf joueurs de l’édition 2013 qui a participé à la finale du football universitaire canadien sont encore dans les rangs de l’équipe, ce qui a certainement aidé à garder le moral positif.

La force de caractère des Dinos, qui affronteront le Rouge et Or lors de la 52e Coupe Vanier, a donc été testée puisque la division Canada-Ouest était très compétitive en 2016. Les Thunderbirds de UBC, champions en titre de la Coupe Vanier, ont terminé la saison régulière avec une fiche de 3-5 bien que la majorité de leurs partants était de retour en attaque.

Les Rams de Regina, premiers au classement de la division, et les Huskies de la Saskatchewan ont infligé au programme albertain ses deux défaites en saison régulière. Calgary échappait le championnat du calendrier régulier pour la première fois depuis 2010 en terminant au deuxième échelon.

Les Dinos ont même perdu les services de leur quart-arrière partant, le joueur de cinquième année Jimmy Underdahl, qui a raté quatre rencontres, dont les deux premiers matchs en éliminatoires, en raison d’une blessure à un genou.

Ce dernier a toutefois effectué un retour triomphal, la semaine dernière, en demi-finale canadienne. Prenant la place de l’ancien quart du Cégep John Abbott Adam Sinagra, celui qui a passé ses quatre premières campagnes derrière Eric Dzwilewski et Andrew Buckley a relancé l’attaque des Dinos, qui l’ont finalement emporté par la marque de 50-24 face aux X-Men de St Francis Xavier.

« Nous étions très contents du travail d’Adam durant la première demie. Nous voulions donner une chance à Jimmy de retourner sur le terrain pour qu’il soit testé en situation de match. Il s’entraînait depuis quelques semaines. Jimmy a fait face à ce genre de situations durant toute sa carrière. Il est un excellent leader au sein de notre équipe. C’était bien de le voir sur le terrain et de pouvoir performer au même niveau qu’avant », a expliqué Harris, dont l’équipe a eu une fiche de 6-2 en 2016.

Ce fut donc un soulagement pour Wayne Harris qui pourrait devoir se passer de son receveur no 1, Austen Hartley, et son porteur de ballon le plus productif cette saison, Bryce Harper, lors de la Coupe Vanier. Les deux étudiants-athlètes n’ont pas disputé les deux derniers matchs des leurs.

Pendant l’absence de Hartley, les receveurs Whitman Tomusiak, Hunter Karl, Dallas Boath et Brendon Thera-Plamondon ont fait du bon boulot alors que chacun d’eux a réussi à s’illustrer depuis le début des éliminatoires.

L’attaque terrestre est toutefois en panne de longs jeux depuis deux matchs, une spécialité de Harper qui est très rapide. La ligne offensive a aussi été décimée par les blessures, ce qui a nui à l’attaque terrestre cette saison.

Malgré toutes les blessures, les Dinos ont présenté une formation compétitive et ont réussi à regagner la Coupe Hardy en vengeant leur élimination de 2015 face à UBC, programme dirigé par l’ancien pilote de Calgary, Blake Nill.

« Quand tu termines au premier rang du classement de ta division et que tu ne réussis pas à en sortir, c’est évidemment très décevant. C’était donc plaisant de gagner contre UBC cette année à la Coupe Hardy », a relaté Harris qui était le coordonnateur défensif des Dinos sous Nill.

Une défense bien balancée

Le jeu aérien a été très préconisé dans l’ouest du pays cette saison. Quatre des six formations de la division, dont les Dinos, se retrouvent dans le top-10 de U Sports (nouveau nom de Sport interuniversitaire canadien) pour les verges par la passe.

Le Hec Crighton, remis au joueur par excellence du football universitaire canadien, devrait justement être attribué au quart-arrière des Rams de Regina, Noah Picton.

Adam Laurensse

Wayne Harris était donc heureux de compter sur des vétérans aux positions de demi de coin, demi défensif et maraudeur.

« C’est une de nos forces en défense. Ils ont extrêmement bien joué. Il y a de très bons receveurs dans notre division et ils les ont bien couverts », a affirmé Harris, dont la tertiaire était privée du demi défensif étoile Robert Woodson à la Coupe Hardy.

L’unité défensive de Calgary, pilotée depuis 2016 par l’ancien entraîneur-chef des Alouettes Tom Higgins, est traditionnellement formée de trois joueurs de ligne défensive et quatre secondeurs. Hinggins a toutefois varié ses stratégies pour confondre ses adversaires cette saison. Bien que le meneur pour les sacs n’en ait eu que 4,5 en saison régulière, Calgary a dominé sa division contre le sol en accordant une moyenne de 107,4 verges par match.

« On varie les choses avec du personnel différent. On choisit notre formation en fonction de ce que l’attaque adverse nous montre », a mentionné celui dont le père est une légende de l’organisation des Stampeders dans la LCF.

Sept joueurs des Dinos, dont cinq en défense, ont réussi à se tailler une place sur l’équipe d’étoiles de la division Canada-Ouest. Le plaqueur défensif Jack McEwen, qui sera à surveiller contre le jeu au sol du Rouge et Or, l’ailier défensif Connor McGough, le secondeur extérieur Boston Rowe et les demis défensifs Robert Woodson et Adam Laurensse font tous partie des meilleurs joueurs à leur position. Les deux autres sont le receveur Austen Hartley et le bloqueur Ryan Sceviour.

Mettre fin à une disette de plus de 20 ans

Le programme de football de l’Université de Calgary est parmi les meilleurs au pays. Samedi, il s’agira de leur 10e participation à la Coupe Vanier.

Par contre, les Dinos n’ont pas soulevé le précieux trophée depuis 1995. Malgré la fin du parcours universitaire de grandes vedettes du programme, l’objectif était le même en début de saison.

« C’est toujours notre but en début de saison. Je ne peux pas me rappeler de la dernière fois que ce n’était pas notre objectif de gagner la Coupe Vanier », a lancé Harris qui faisait partie du groupe d’entraîneurs en 1995.

Depuis ce dernier titre, les Dinos ont participé à la finale du football universitaire canadien à trois reprises. Chacune d’entre elles a eu lieu à Québec et ils n’ont pu être couronnés s’inclinant contre les Gaels de Queen’s et à deux reprises face au Rouge et Or.

« C’était décevant les trois dernières fois que nous y avons participé puisque nous n’avons pas réussi à l’emporter. Nous continuons de travailler fort pour connaître la même issue qu’en 1995 », a fait savoir Harris.

Les Dinos ont une fiche de quatre victoires et cinq défaites à la Coupe Vanier.

     

L'édition 2016 du Rouge et Or a un dernier chapitre à écrire à la Coupe Vanier

Coupe Vanier dimanche, 20 nov. 2016. 21:16 Le Rouge et Or célèbrent sa victoire à la Coupe Uteck.
Le Rouge et Or de l'Université Laval après sa victoire à la Coupe Uteck de 2016. (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

QUÉBEC – Après une absence de deux ans, le Rouge et Or est de retour à la Coupe Vanier.

La dernière fois que cela s’était produit, il fallait remonter au début de l’ère de Glen Constantin, en 2000, 2001 et 2002.

Depuis l’entrée en poste de Constantin en 2001, on parle de 9 présences en 16 ans en finale du football universitaire canadien avec 5 au cours des 7 dernières années, dont quatre de suite de 2010 à 2013. Une séquence qui démontre la force de ce programme qui a disputé sa première campagne officielle en 1996.

« Il faut mettre ça en perspective. Si tu ne vas pas au Super Bowl pendant deux ans, c’est normal. Ici, ce qui s’est passé, c’est spécial. Les attentes sont hautes. On est privilégié d’y retourner », a indiqué Glen Constantin après la dominante victoire des siens aux dépens des Golden Hawks de Wilfrid Laurier en demi-finale canadienne.

Comme en 2013, les représentants de l’Université Laval retrouveront les Dinos de Calgary.

Le Rouge et Or en sera à sa 10e participation à la finale canadienne du football universitaire, tout comme ses adversaires albertains. Une seule équipe compte plus de présences à la Coupe Vanier que ces deux programmes, les Mustangs de Western avec 12 en 52 présentations de cette rencontre.

La formation de Québec visera à améliorer le record qu’elle détient déjà en ajoutant une neuvième coupe Vanier à son palmarès bien garni.

« C’est un rêve de jeunesse pour moi. Je suis toujours venu au PEPS avec mon grand-père. On avait nos billets de saison depuis que je suis tout jeune. Je rêvais à ce moment-là depuis longtemps. Il reste une petite partie du rêve à accomplir. Ce sera une belle semaine », a raconté le receveur et retourneur Antony Dufour qui en sera à une première participation à la Coupe Vanier.

« C’est spécial. J’y suis allé à ma première année. D’y retourner à ma dernière année, je n’ai pas de mot pour décrire le sentiment que je ressens en ce moment », expliquait le demi de coin Alex Hovington qui terminera son stage universitaire de quatre ans samedi prochain.

Pour ceux qui ont vécu la victoire de la Coupe Vanier de 2013 suivie des deux revers face aux Carabins en finale québécoise, cette opportunité de remporter les grands honneurs à nouveau revêt un cachet encore plus particulier.

Avec le départ de 15 partants après la dernière saison, c’est un tout nouveau chapitre que cette édition du Rouge et Or a écrit. Et elle aura la chance de rejoindre les huit autres équipes championnes si elle l’emporte face aux Dinos.

« C’est une bonne sensation. D’avoir perdu deux Coupes Dunsmore de suite, ça me faisait mal, a fait savoir l’ailier défensif de quatrième année, Edward Godin. D’avoir une chance d’y retourner et de prouver que nous sommes une équipe de Laval qui peut gagner une Coupe Vanier, ça me fait chaud au cœur. »

Des joueurs qui auront leur mot à dire

Six joueurs qui étaient en uniforme lors de la dernière conquête de la Coupe Vanier en 2013 sont encore dans la formation du Rouge et Or de 2016.

« C’était mon but en revenant à Laval pour une cinquième année. C’est très spécial d’avoir l’opportunité d’aller à la Coupe Vanier », a lancé Félix Faubert-Lussier, qui aurait pu rester avec les Tiger-Cats de Hamilton cet été.

« Il est revenu et il a été un leader pour cette équipe. Nos deux gars de cinquième année, Gabriel Marcoux et lui, leur but était de ramener cette équipe à la Coupe Vanier, ce qui était une grosse commande, a mentionné Constantin. C’était ambitieux et je suis content pour eux. C’est une expérience de leadership qu’ils garderont toute leur vie. »

ContentId(3.1207224):« Le match s'est gagné pendant notre préparation »
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Faubert-Lussier, Marcoux, Alex Hovington, Félix Lechasseur, Edward Godin et Antony Auclair, les seuls six joueurs de l’édition actuelle à avoir une bague de la Coupe Vanier, auront un rôle important cette semaine en tant que vétérans de l’équipe.

Ayant déjà vécu la frénésie d’une semaine de la Coupe Vanier, ils passeront leur message aux plus jeunes pour que l’équipe soit fin prête samedi.

« Nous sommes quelques-uns (avec cette expérience). Je veux m’assurer que tout le monde mette les efforts nécessaires pour qu’on gagne ce match », a exprimé Faubert-Lussier qui a aussi gagné le titre national en 2012.

« Je vais dire aux gars de rester calmes. Ça demeure un match de football. Que ce soit le premier match de la saison ou la Coupe Vanier, il n’y a rien qui change. On va préparer les gars au cours de la semaine et tout le monde va avoir hâte de jouer », a convenu Hovington.

« On a de bons vétérans, a reconnu Dufour. On va garder ça simple. On va faire les choses comme on l’a fait cette semaine. On va faire beaucoup de vidéo et mettre l’accent sur les petits détails. »

Un esprit de revanche?

Les amateurs de football universitaire canadien auront droit à la même finale qu’en 2013.

Présentée au Stade Telus, celle-ci s’était soldée par un gain de 25-14 des favoris locaux qui soulevaient ainsi la coupe Vanier pour la huitième fois de leur histoire.

Les deux équipes ont un visage totalement différent depuis alors que les Dinos ont même un nouvel entraîneur. Wayne Harris a remplacé Blake Nill lorsque ce dernier a décidé de quitter Calgary pour se joindre aux Thunderbirds de UBC.

Il reste tout de même 16 joueurs des Dinos qui étaient sur le terrain pour vivre cette défaite qui a été la seule de leur saison il y a trois ans.

« Ils vont vouloir prendre leur revanche. On ne va pas leur en laisser la chance », a assuré Godin qui a déjà hâte de se retrouver à Hamilton.

Blake Nill et Glen Constantin lors de la Coupe Vanier 2013.Blake Nill et Glen Constantin sont des amis de longue date. Ayant affronté les Dinos à trois reprises cette saison, dont en finale de la division Canada Ouest, Nill pourrait venir en aide aux Lavallois. Son équipe a été éliminée par Calgary il y a une dizaine de jours ce qui l’a empêché de défendre son titre acquis en 2015.

Constantin lancera-t-il un petit coup de fil à son bon ami pour avoir des conseils?

« On va voir! On va essayer, a-t-il admis en riant. Tu te fis sur les vidéos. Mais des fois, tu veux savoir si des joueurs sont blessés ou s’il y a des choses que tu n’as pas vues sur les trois vidéos (qui sont fournies). Des jeux truqués ou des formations différentes par exemple. C’est de bonne guerre de puiser dans ses ressources. »

Si le Rouge et Or a remporté 8 des 9 Coupes Vanier auxquelles il a pris part, c’est loin d’être le même scénario pour l’université albertaine. Elle compte quatre titres à son actif, le dernier remontant à 1995.

Par ailleurs, le Rouge et Or prendra la route de Hamilton mercredi midi. Joueurs, entraîneurs et membres du personnel de soutien feront le voyage en autobus.

Malgré les éliminatoires, les études ne prennent jamais de pause

Coupe Vanier dimanche, 20 nov. 2016. 23:00 Hugo Richard
Hugo Richard (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

QUÉBEC – Le quart-arrière Hugo Richard disputait le match le plus important de sa carrière universitaire, samedi dernier.

Que faisait-il de sa soirée qui précédait la Coupe Uteck?

L’étudiant en génie mécanique était dans une salle de classe puisqu’il devait passer un examen dans le cadre de l’un de ses cours.

Voici la réalité que tous les étudiants-athlètes, tous sports et universités confondus, ont à vivre à un moment de leur parcours.

« C’est la dure réalité. Je n’avais pas le choix. Je ne pouvais pas vraiment le déplacer et je ne le voulais pas non plus. Alors j’ai fait mon examen », a affirmé celui qui a connu l’un de ses meilleurs matchs en carrière au lendemain de ce test.

Signe que les mentalités ont évolué avec le temps, l’ailier défensif Edward Godin a coupé court dans ses célébrations de la Coupe Uteck au profit de ses études.

« J’ai une rencontre avec mon tuteur à 9 h (dimanche matin). Je n’ai pas beaucoup de temps pour célébrer. Puisqu’on va à la Coupe Vanier, on met beaucoup de temps pour le football, plus que d’habitude. Il faut que je consacre beaucoup de temps à mes études avant de partir », confiait-il, lui qui est à sa quatrième année en études anglaises.

Les joueurs du Rouge et Or doivent donc se concentrer sur leurs études avant que le Rouge et Or ne prenne le chemin de Hamilton pour y affronter les Dinos de Calgary lors de la Coupe Vanier. Sinon, le retour sera brutal avec la fin de session qui approche. Certains amèneront même des livres sur la route bien que les temps libres ne seront pas fréquents. Les Lavallois quitteront la Vieille Capitale mercredi midi.

« Ce sera une semaine qui demandera beaucoup d’organisation, que ce soit avec le football ou l’école. On a des examens et des travaux à remettre alors il va falloir s’assurer que tout ça est en ligne et se préparer à partir pour Hamilton », a affirmé Hugo Richard qui est toujours passionné par son domaine d'étude lorsqu'on engage la discussion à ce sujet avec lui.

Pour sa part, le receveur et retourneur Antony Dufour montre bien l’état d’esprit lucide des étudiants-athlètes et de la philosophie des différents programmes athlétiques. Ce dernier a justement un examen à passer lundi avant de porter toute son attention sur le football.

« On n’a pas le choix. On est des joueurs de football et c’est le fun, mais on veut avoir un baccalauréat en sortant d’ici. On ne fera pas tous des carrières professionnelles, et ceux qui en auront, ce ne sera pas toute leur vie. Alors il faut avoir autre chose à la fin de notre carrière universitaire », disait Dufour qui est un étudiant en enseignement préscolaire et primaire.

Évidemment, les joueurs du Rouge et Or rateront leurs cours de mercredi à vendredi en raison de leur présence en Ontario pour la finale du football universitaire canadien. Ils peuvent aussi s'entendre avec leurs profresseurs pour faire certains arrangements comme de repousser le délai pour la remise d'un travail.

Néanmoins, victoire ou défaite à la Coupe Vanier, leur vie universitaire sera de retour lundi prochain. Ils auront uniquement leur chapeau d'étudiant jusqu'à la fin de la session. Ils devront se concentrer autant que sur leur plan de match pour vaincre les Dinos s'ils veulent maintenir le seuil minimum pour demeurer admissible à jouer pour la saison 2017 et pour certains, exceller dans l'éventualité de vouloir faire une maîtrise.

Le Rouge et Or n’a laissé aucune chance à Laurier

Universitaires dimanche, 20 nov. 2016. 00:07 Félix Faubert-Lussier
Félix Faubert-Lussier (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

QUÉBEC – La première demie de la Coupe Uteck a donné droit à un duel inégal bien que les Golden Hawks avaient connu beaucoup de succès en Ontario cette saison.

Néanmoins, le Rouge et Or de l’Université Laval semblait seul sur le terrain lors des deux premiers quarts où il s’est bâti une avance insurmontable de 29 points. Les champions ontariens se sont ajustés du côté de la défense en deuxième demie, mais il était trop peu trop tard. Les locaux l’ont finalement emporté par la marque de 36-6 pour obtenir leur billet pour la 52e Coupe Vanier où ils auront rendez-vous avec les Dinos de Calgary.

Avec deux affrontements face aux Carabins et un contre le Vert & Or dans le dernier mois, force est d’admettre que la troupe de Glen Constantin était mieux préparée à faire face à une défense étanche avec de bons athlètes.

« Parfois, quand tu sors de ta division, tu entends beaucoup de choses, par exemple qu’ils sont gros, athlétiques et forts. Il ne faut pas oublier qu’on joue dans la division du Québec où il y a de bonnes équipes de football. Quand tu sors d’ici, tu es fin prêt », a expliqué Constantin dont la formation a pris une avance de 14-0 dès le premier quart.

Les plans de match sur les trois facettes du ballon ont été bien construits par les entraîneurs des Lavallois qui ont réussi à retirer de l’équation tous les joueurs dominants des Golden Hawks, particulièrement ceux de leur défense.

L’Université Wilfrid Laurier participait à une première demi-finale canadienne depuis que Michael Faulds a été nommé à la barre de l’équipe en 2013. Avec une exécution qui laissait à désirer tant en attaque qu’en défense, son équipe ne se donnait pas beaucoup de chance face au Rouge et Or qui n’a pas cessé de progresser tout au long de la saison.

« Le Rouge et Or est définitivement une excellente équipe de football. Hugo Richard et sa ligne offensive ont été remarquables. En défense, Mathieu Betts a été difficile à bloquer. Je ne serai pas surpris si cette équipe soulève une autre coupe la semaine prochaine », a mentionné celui qui est en lice pour l’entraîneur de l’année au pays.

« Cela étant dit, nous n’avons pas bien exécuté. Il y a eu quelques passes échappées. Il y a eu des passes lancées aux mauvais endroits. Mais il faut donner beaucoup de mérite à leur défense », a ajouté Faulds qui a reconnu que c’était la meilleure unité défensive à laquelle son équipe avait été confrontée cette saison.

ContentId(3.1207224):« Le match s'est gagné pendant notre préparation »
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Le momentum influence énormément l’issue d’une rencontre en éliminatoires. Le Rouge et Or l’a saisi dès les premières minutes de la partie et ne l'a jamais laissé aller du côté des Golden Hawks.

Après une demie, en plus de mener 29-0, les Lavallois avaient déjà 21 premiers essais en plus de dominer les verges totales en attaque avec une récolte de 279 contre seulement 75 pour l’unité offensive des visiteurs.

« On a eu le départ qu’on souhaitait. On se devait de commencer de cette manière pour briser leur confiance », a estimé Constantin qui n’est plus qu’à une victoire de ramener un 9e titre national à l’Université Laval.

« C’était la dernière étape avant la Coupe Vanier. On voulait sortir fort puisqu’on jouait devant nos partisans en demi-finale canadienne », a affirmé le demi-inséré et botteur Félix Faubert-Lussier, auteur d’un majeur et de deux placements.

« On ne s’attendait pas nécessairement à ce que le pointage soit comme il l’a été. Notre objectif était de bien exécuter dès le début du match et c’est ce qu’on a fait », a déclaré le quart-arrière Hugo Richard qui a encore une fois bien navigué dans sa pochette quand la situation l’exigeait.

Faubert-Lussier fait le travail comme botteur

Avec une performance qui aurait pu coûter la Coupe Dunsmore à son équipe, Dominic Lévesque a perdu son poste de botteur de précision pour le reste de la saison.

Félix Faubert-Lussier, qui n’avait pas effectué de botté de la saison, est venu en relève à la Coupe Uteck. Nommé deux fois sur l’équipe d’étoiles au niveau collégial, le finissant n’a rien perdu de ses moyens en réussissant deux de ses trois tentatives de placement. Sa seule erreur est survenue sur une tentative de 40 verges qui est tout de même passée près du poteau de gauche.

Même s’il a occupé ce poste pendant plusieurs années et qu’il est un ancien joueur de soccer, ce n’est pas n’importe quel joueur qui aurait eu les nerfs pour prendre ce rôle à compter du carré d’as canadien.

« Je n’avais pas botté depuis longtemps. Je devais simplement me replonger là-dedans, a calmement répondu le principal intéressé. Ç’a relativement bien été même si les conditions climatiques étaient venteuses. Je suis content. »

« La semaine dernière, je n’ai pas voulu le faire botter. Il m’a dit qu’il aurait pu y aller. Mais je ne voulais pas le placer dans cette situation parce qu’il s’était blessé la dernière fois qu’il avait botté, a expliqué Constantin. Il a une maturité et un sang-froid incroyable. »

« Félix, c’est un super athlète et il est en excellente forme. Ce gars est incroyable », a lancé le retourneur Antony Dufour qui était impressionné par son vétéran coéquipier.

Lévesque n’avait qu’à s’occuper des dégagements et des bottés d’envoi lors de la Coupe Uteck. Outre son premier dégagement complètement raté, le joueur de deuxième année s’est bien acquitté de ses tâches. Il a même fait preuve de calme lors de deux remises trop hautes et a réussi à botter le ballon convenablement.

Les rôles sur les unités spéciales devraient être les mêmes lors de la Coupe Vanier qui se déroulera samedi prochain à Hamilton.

Une expérience formatrice

Malgré un match à sens unique en faveur de leurs rivaux, les Golden Hawks retourneront à Waterloo avec de l’expérience dans leurs bagages.

N’ayant pas participé aux demi-finales canadiennes depuis 2005, ce programme a retrouvé ses lettres de noblesse depuis que Michael Faulds a pris les rênes de l’équipe.

« C’était la première fois que nous étions en demi-finale canadienne avec Coach Faulds et aussi la première fois que nous affrontions une équipe du Québec dans un vrai match. C’est une bonne expérience pour nous. On ramène les bandes vidéo de cette rencontre et on les étudiera pour apprendre de nos erreurs », a évalué l’ailier défensif Kwaku Boateng qui a été réduit au silence par la ligne offensive lavalloise.

« C’est un bon apprentissage. Nous aurions aimé tout gagner en une année. Nos joueurs vont revenir et seront encore meilleurs l’an prochain. Je suis fier de tout le chemin accompli et de la victoire du titre ontarien. Évidemment, nous voulions aller encore plus loin. Lorsqu’on fera l’évaluation de la saison, nous pourrons dire que nous avons eu une bonne année », a analysé à chaud Faulds qui avait perdu la Coupe Vanier de 2008 face au Rouge et Or à l’époque où il était le quart-arrière des Mustangs de Western. 

Le Rouge et Or accède à la Coupe Vanier avec un gain de 36 à 6

Universitaires vendredi, 18 nov. 2016. 22:55 Les joueurs du Rouge et Or célèbrent avec le trophée de la Coupe Uteck
Les joueurs du Rouge et Or célèbrent avec le trophée de la Coupe Uteck (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

QUÉBEC – Le rouleau compresseur lavallois a écrasé tout sur son passage. Littéralement tout, au grand plaisir des 13 256 spectateurs du Stade Telus et le Rouge et Or aura l’opportunité d’ajouter un neuvième titre national, la semaine prochaine.

Les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier ont fait connaissance avec une équipe en mission. La troupe de Glen Constantin a inscrit 29 points sans réplique en première demie en route vers une victoire de 36-6, samedi, sur le campus de l’Université Laval.

Le Rouge et Or n’a jamais été inquiété au cours de cette Coupe Uteck qu’il a dominée sur toutes les facettes dès le botté d’envoi. L’attaque a rapidement donné les devants aux locaux en marquant lors de deux de ses trois premières séquences offensives. Le Rouge et Or, qui affrontera les Dinos de Calgary lors de la 52e édition de la Coupe Vanier, a terminé la rencontre avec quatre majeurs et deux placements en plus d’un touché de sûreté concédé par ses adversaires.

La défense a gagné sa bataille contre la ligne offensive des Golden Hawks qui a peiné autant sur le jeu au sol que sur la protection de son quart-arrière Michael Knevel. Les vainqueurs de la Coupe Yates se sont entêtés à vouloir imposer leur attaque terrestre, mais n'ont jamais réussi à le faire.

« C’est notre fierté d’arrêter le jeu au sol. C’était un peu différent de ce qu’on était habitué de voir dans notre division. Mais ce n’était pas la première fois qu’on voyait ce type d’attaque au sol. Marc Fortier a fait un bon travail pour s’ajuster à leur jeu par la course », a évalué Constantin qui retourne en finale canadienne pour la première fois depuis 2013.

« Chapeau au système offensif mené par Justin Éthier. Tu as trois matchs sur vidéo (pour étudier l’autre équipe) et tu espères que c’est ce que tu vas voir. Tu y vas en mettant tous tes jetons à la même place. Le plan de match était vraiment exceptionnel sur les trois facettes du jeu », a commenté Constantin qui tentera de remporter sa huitième coupe Vanier en 16 ans comme entraîneur-chef du Rouge et Or.

Le quart-arrière Hugo Richard a livré l’une de ses meilleures performances en carrière depuis qu’il porte l’uniforme rouge et or. Ne démontrant aucun signe de nervosité et étant parfaitement à l’aise avec les légères variations apportées par son coordonnateur offensif Justin Éthier, le pivot de troisième année a disputé un match sans faute en ne commettant aucun revirement.

Il a décoché deux passes de touché en plus d’être très efficace avec ses jambes avec 7 courses pour 82 verges et un majeur.

ContentId(3.1207224):« Le match s'est gagné pendant notre préparation »
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« Je suis excité qu’on puisse se rendre à la Coupe Vanier. C’était notre objectif depuis le début. Je suis vraiment content que l’équipe soit restée ensemble et qu’on ait bien exécuté aujourd’hui. Notre objectif, c’est de gagner jusqu’au bout. On se donne une chance de le faire », a affirmé le numéro 4 qui a complété 16 de ses 24 passes pour 191 verges.

« Évidemment, on s’attendait à exécuter mieux. Laval a joué extrêmement bien, a reconnu l’entraîneur-chef de Laurier, Michael Faulds. Hugo Richard a montré ses habiletés pour courir avec le ballon. Nous n’avons pas gagné assez de premiers jeux pour garder leur attaque sur les lignes de côté. Il fallait exécuter mieux sur toutes les facettes. »

Il faut aussi souligner le travail du demi-inséré finissant Félix Faubert-Lussier qui foulait la pelouse du PEPS pour une dernière fois. Il était le botteur de précision partant en raison de la contre-performance de Dominic Lévesque, la semaine dernière, lors de la Coupe Dunsmore.

Le choix de 5e tour des Tiger-Cats de Hamilton a inscrit le premier touché du match qu’il a lui-même converti. Il a réussi deux de ses trois tentatives de placement sur 27 et 34 verges pour terminer la partie avec 16 points. Pour l’ensemble de son œuvre, Faubert-Lussier a été nommé le joueur du match.

« C’est spécial. De finir avec une victoire, pour aller à la Coupe Vanier, à ma cinquième année,  et d’être le joueur du match, je ne pouvais pas demander mieux », a mentionné celui qui a capté 4 passes pour des gains de 86 verges.

Il s’agira de la 10e participation du Rouge et Or à la Coupe Vanier et d’une cinquième au cours des sept dernières années. Neuf de ces dix présences en finale nationale ont été au cours de l’ère de Glen Constantin.

La dernière rencontre du football universitaire canadien en 2016 aura lieu samedi prochain, à 13 h, au Tim Hortons Field, à Hamilton. Comme en 2010 et en 2013, les Lavallois croiseront le fer avec les Dinos qui ont défait les X-Men de St. Francis Xavier par la marque de 50-24 dans l'autre demi-finale.

Une attaque dévastatrice

Éthier et son unité offensive avaient fait leurs devoirs. L’attaque de l’Université Laval a connu beaucoup de succès au sol en exploitant les tendances des Golden Hawks pour amasser 267 verges par la voie terrestre. Le coordonnateur offensif du Rouge et Or a utilisé sensiblement les mêmes formations qu’à l’habitude, mais les petites modifications des jeux ont bafoué l’unité défensive des Golden Hawks qui ont concédé quelques longs jeux.

« Il fallait exécuter si on voulait connaître du succès contre cette défense. Évidemment, on a montré beaucoup de formations différentes pour voir comment ils s’ajustaient. On a vu ce qu’on pouvait exploiter dans leur défense », a expliqué Richard qui vivra sa première Coupe Vanier.

Au moment où on sentait un léger pouls chez l’attaque de Laurier au troisième quart, le porteur de ballon des visiteurs, Osayi Iginuan, a échappé le ballon à la ligne de 6 du Rouge et Or. Marc-Antoine Varin, qui avait provoqué le revirement, a ramené le ballon pour un touché qui a été annulé par une pénalité des siens.

Vincent Alarie-Tardif a toutefois redonné le ballon aux visiteurs alors qu’il a commis un échappé à la porte des buts. L’autre faux pas du Rouge et Or est survenu sur un retour de dégagement alors qu’Antony Dufour a perdu le ballon qui a été recouvré par l’excellent secondeur de Laurier Nakas Onyeka.

Les Golden Hawks ont privé les locaux de leur jeu blanc lorsque Knevel a rejoint le receveur Brentyn Hall sur 26 verges avec 27 secondes à faire au match. Le converti de deux points a été raté, mais les champions de l’Ontario ont réussi à récupérer le ballon sur un botté court. Le demi défensif Gabriel Marcoux a mis un terme à la Coupe Uteck en interceptant Knevel trois jeux plus tard.

Un départ canon

Dès leur deuxième séquence offensive du match, le Rouge et Or a démarré la machine, particulièrement par la passe. La série de 10 jeux sur 100 verges s’est terminée par une passe précise de 23 verges de Richard à Faubert-Lussier pour le touché.

La défense de Laurier n’était pas au bout de ses peines. Dès la séquence suivante, Éthier a encore une fois permis à son attaque de découper l’unité défensive ontarienne. Une course de 21 verges de Richard et une passe voilée de 16 verges à Sébastien Serré ont mis la table au touché sur réception de 6 verges de la vedette de la semaine dernière, Jonathan Breton-Robert.

« Il n’y avait pas de marge d’erreur. Nos joueurs n’étaient pas nerveux. Le Rouge et Or a marqué un premier touché. Ensuite, on a fait deux jeux et on a dû dégager. Il a ensuite inscrit un autre touché. On regardait alors le tableau indicateur et c’était 14-0. J’ai trouvé que nos joueurs ont bien bataillé en deuxième demie », a noté Faulds qui menait son équipe en demi-finale canadienne pour la première fois de son règne de 4 ans.

Le Rouge et Or a ajouté un autre touché avant la mi-temps, celui-ci en grande partie grâce au jeu au sol. Des courses de 13 et 24 verges d’Alarie-Tardif ont amené les Lavallois profondément dans le territoire ennemi. Serré a ensuite franchi les 3 verges qui le séparaient de la zone des buts à la suite d’une remise précédée de beaucoup  de mouvement dans le champ arrière.

Richard a inscrit le dernier touché des siens en fin de troisième quart en portant le ballon lui-même sur 2 verges. En complétant la courte séquence de trois jeux sur 37 verges avec le majeur, il portait la marque à 36-0.

En raison de la blessure à Francis Chabot, Pierre-Karl Lanctot effectuait son premier départ de la saison au poste de bloqueur à droite. L’entraîneur-chef du camp adverse a d’ailleurs souligné que toute la ligne offensive de l’Université Laval a connu un fort match.

La Coupe Uteck, dernière étape avant la Coupe Vanier

Universitaires vendredi, 18 nov. 2016. 21:44

« Le Rouge et Or devra éviter les revirements » 5:18

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Avec sa victoire à la Coupe Dunsmore, le Rouge et Or s’est donné l’opportunité de disputer un dernier match au Stade Telus en 2016.

Le PEPS a été le théâtre de plusieurs moments marquants dans l’histoire du programme de football de l’Université Laval. Durant plus de 10 ans, c’était une véritable forteresse qui était impénétrable.

Félix Faubert-Lussier a évidemment plusieurs souvenirs sur ce terrain, dont celui d’avoir soulevé la coupe Vanier en 2013. Cet après-midi, l’étudiant-athlète de 25 ans et les autres finissants du Rouge et Or fouleront la pelouse du PEPS pour la dernière fois de leur carrière universitaire alors que la troupe de Glen Constantin affrontera les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier en demi-finale canadienne.

« C’est mon dernier match en carrière sur le campus de l’Université Laval. Ça va avoir une saveur spéciale. C’est sûr que je vais aborder ce match avec une certaine appréhension. Mais, le but ultime, c’est la Coupe Vanier. C’est juste une étape de plus vers ce but-là », a affirmé le demi-inséré dans un entretien téléphonique plus tôt cette semaine.

La Coupe Uteck débutera à 12 h 30. Le RDS.ca vous fera une mise à jour en direct.

Les demi-finales canadiennes donnent la chance de voir du football entre deux divisions différentes pour la deuxième fois de l’année au Canada. Sans vouloir manquer de respect à la division des Maritimes, l’enjeu de cet après-midi est beaucoup plus important et ce match sera suivi à l’échelle du pays.

« Quand je suis arrivé à Laval avec Glen (Constantin), c’est la chose dont on rêvait d’avoir une demi-finale canadienne à la maison, a raconté Justin Éthier à l’autre bout du fil, mardi. C’est ce qu’on a vécu en 1999 contre la Saskatchewan. Depuis ce temps, surtout  quand tu as l’opportunité de l’avoir à la maison, c’est un match qui est le fun à vivre. On a le luxe à Québec d’avoir une foule incroyable. J’espère que notre stade va être plein et qu’il va y avoir du bruit en masse. »

Le Rouge et Or a une fiche à vie de 9-4 en demi-finale canadienne et est toujours invaincu en six rencontres à domicile. L'Université Wilfrid Laurier a pour sa part un dossier de 4-4 dans les parties jouées dans le carré d'as canadien.

Les Golden Hawks et les Lavallois en seront seulement à leur deuxième confrontation. En 2004, dans le cadre de cette même coupe Uteck, l’Université Laval l’avait emporté par la marque de 30-11 en route vers le troisième titre de son histoire.

Le gagnant de cette demi-finale affrontera celui de la Coupe Mitchell lors de la 52e présentation de la Coupe Vanier, samedi prochain, à Hamilton. L’autre demi-finale met aux prises les X-Men de St Francis Xavier aux Dinos de Calgary. La rencontre est présentée plus tard cet après-midi au domicile des Albertains.

Des changements dans la formation lavalloise

En raison de la blessure à une jambe de Francis Chabot, la ligne offensive lavalloise aura un nouveau bloqueur à droite.

Tour à tour, le joueur de deuxième année Pierre-Karl Lanctot et la recrue Kétel Assé ont eu des répétitions sur la première unité offensive cette semaine.

Un retour à la Coupe Uteck pour Laval

Il sera intéressant aussi de voir la décision de Glen Constantin concernant la position de botteur.

En finale québécoise, Dominic Lévesque a raté cinq de ses six placements en plus d’en manquer un autre qui avait été annulé par une pénalité des Carabins.

Faubert-Lussier, botteur étoile au niveau collégial avec les Spartiates du Vieux Montréal, s’est entraîné au cours des derniers jours.  

Lévesque n’a pas connu ses meilleurs matchs dans les moments importants. Constantin pourrait donc être tenté d’utiliser Faubert-Lussier pour les bottés de précision. Lévesque n’aurait alors qu’à se concentrer sur les dégagements.

Par ailleurs, plus de 10 000 billets avaient été vendus à midi vendredi et les téléphones et le site internet de la billetterie ne dérougissaient pas.

Hugo Richard a beaucoup progressé depuis sa première saison avec le Rouge et Or

Universitaires jeudi, 17 nov. 2016. 21:29

« Le Rouge et Or devra éviter les revirements » 5:18

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Les attentes envers le quart-arrière Hugo Richard du Rouge et Or étaient hautes après son époustouflante première saison où il a été nommé joueur par excellence du Réseau du sport étudiant du Québec et recrue de l’année au pays en 2014.

L’année 2015 a été éprouvante pour le produit du Cégep Vanier qui a subi une commotion cérébrale qui lui a fait rater trois départs. La saison s’est ensuite terminée comme la précédente, soit par un revers crève-cœur en finale québécoise face aux Carabins.

Samedi dernier, le pivot de troisième année a démontré qu’il a fait bien du chemin depuis ses débuts universitaires et il a enfin pu soulever la première coupe Dunsmore de sa carrière.

Extrêmement exigeant envers lui-même, c’est probablement la pression qu’il s’impose lui-même qui pesait le plus lourd sur ses épaules. Après avoir vaincu les Carabins au CEPSUM en saison régulière, la pression venait de baisser d’un cran puisqu’il savait que son équipe et lui pouvaient l’emporter au domicile des Bleus. Le gain en finale québécoise a semblé libérer Richard qui affichait un grand sourire, chose qu’il ne fait pas toujours, même après une victoire.

« C’est très savoureux, affirmait Hugo Richard à la suite du triomphe de 20-17 en championnat québécois. Après avoir perdu la première Coupe Dunsmore en 12 ans, c’était très lourd en 2014. D’en perdre deux de suite à la maison, de venir gagner celle-ci chez les Carabins, ça fait beaucoup de bien. »

« De gagner la Coupe Dunsmore contre Montréal ne peut pas faire autrement que d’aider Hugo pour la suite. Ça lui enlève de la pression », a affirmé le coordonnateur offensif du Rouge et Or, Justin Éthier, au cours d’un entretien téléphonique plus tôt cette semaine.

Hugo Richard, Justin Éthier et Samuel ChénardDurant la saison morte, le personnel d'entraîneurs des Lavallois a travaillé sur l’aspect mental de son quart-arrière numéro un. Richard pouvait parfois se sortir lui-même d’un match en portant trop d'attention à ses erreurs. Il est maintenant beaucoup plus positif sur le terrain et est un rassembleur sur les lignes de côté.

On a pu le voir à la Coupe Dunsmore alors qu’il aurait pu s’écrouler après avoir commis deux interceptions au cours des trois premières séries offensives de son équipe. Il les a mises derrière lui et a regardé vers l’avant.

Il a terminé la rencontre avec 392 verges aériennes, une passe de touché en plus de marquer le majeur victorieux sur le jeu truqué. Tout ça en encaissant six sacs et en devant naviguer dans sa pochette pour esquiver la lourde pression du front défensif des Bleus.

« Un coup qu’on élimine les revirements, je trouve que Hugo a joué un match incroyable », a analysé Éthier après avoir visionné les bandes vidéo de la Coupe Dunsmore, mardi matin.

« Sa présence dans la pochette, c’est complètement un autre monde comparativement à ses première et deuxième années. Il a fait une amélioration incroyable. Je l’ai vu rester dans la pochette jusqu’à la dernière fraction de seconde. Je l’ai vu se faire frapper en complétant une passe à Tyrone Pierre. Il est beaucoup plus patient », a ajouté Éthier qui a aussi noté des changements positifs dans le non verbal du numéro 4 cette saison.

« Pour toute les fois qu’il a esquivé la pression de Montréal, si on n’avait pas eu un quart-arrière qui était en mesure de s’échapper, ç’aurait été l’enfer », a fait remarquer Éthier.

L’intensité qui caractérise Hugo Richard ne date pas d’hier. Michael Faulds, entraîneur-chef des Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier qui seront les visiteurs du Rouge et Or en demi-finale canadienne, est bien placé pour le savoir.

Un retour à la Coupe Uteck pour Laval

En 2012, il était l’entraîneur des quarts-arrières de l’équipe canadienne des moins de 19 ans au Championnat du monde où le Canada a remporté la médaille d’or. Hugo Richard était l’un des deux pivots et c’était lui qui avait disputé le quatrième quart de la finale face aux Américains.

« J’ai toujours cru que j’étais quelqu’un de très intense. Il l’est lui aussi. En dehors du terrain, j’étais en mesure de lui soutirer un sourire. Mais il était très concentré. C’était tout un compétiteur », se remémorait Faulds à l’autre bout du fil, plus tôt cette semaine.

Lorsque Richard a gagné le prix remis à la recrue de l’année du football universitaire canadien en 2014, Faulds n’était pas du tout surpris. Il a décrit le quart qu’il affrontera cette fin de semaine comme un joueur « qui veut la victoire plus que tout ».

Mieux gérer un match

Bien qu’il n’en prenne beaucoup moins qu’avant, Hugo Richard court quelques fois des risques. Des risques comme celui sur sa deuxième interception alors qu’il a lancé une passe à contresens qui a terminé son chemin dans les mains du secondeur Frédéric Chagnon.

Le jeu d’Hugo Richard n’est pas encore sans reproche. Ayant une âme de compétiteur, Richard tente parfois d’en faire un peu trop. Justin Éthier et Mathieu Bertrand, qui a gagné deux coupes Vanier comme quart du Rouge et Or, ont aidé Richard à canaliser ce désir pour éviter les revirements.

« La deuxième interception, on veut l'éliminer de son registre. Si on retourne il y a un an ou deux, il en tentait cinq ou six par match des passes comme celle-là. Il y a eu beaucoup d’amélioration », a évalué Éthier qui utilise les qualités athlétiques de son quart-arrière dans la construction de ses plans de match.

On oublie parfois qu’Hugo Richard a été lancé dans la mêlée à un jeune âge. À sa première saison, il a été le partant du Rouge et Or par défaut puisqu’Alex Skinner était suspendu par l’équipe. Ce dernier a ensuite décidé de quitter le programme en constatant les débuts fracassants de Richard qui allait conserver le poste de quart numéro un même après son retour.

En 2015, le vétéran Marc-Antoine Langevin a fait de l’excellent boulot durant l’absence de Richard. Le Rouge et Or a redonné le poste de partant à son pivot de deuxième année à son retour au jeu parce qu’il voulait permettre à ce dernier de poursuivre sa progression. Un an plus tard, on voit que cela a porté ses fruits puisqu’on constate qu'Hugo Richard est beaucoup plus mature et à l’aise dans ses lectures.

Les quarts-arrières atteignent généralement leur plein potentiel à leurs deux dernières saisons. Justin Éthier trace un parallèle avec Gabriel Cousineau qui a connu ses deux meilleures campagnes à ses quatrième et cinquième années avec les Carabins.

« Je fais la référence à Gabriel Cousineau qui a eu deux années extraordinaires et c’était ses deux dernières. C’est là que ç’a explosé pour lui. Ce qui est important pour nous, et Glen le dit tout le temps, c’est de voir le progrès. Il n’y a aucun doute qu’on en voit dans le jeu d’Hugo », a révélé Éthier.

Avant de penser aux deux prochaines années, Hugo Richard et sa bande ont en tête la demi-finale canadienne face aux Golden Hawks et un match de la Coupe Vanier advenant un gain samedi après-midi. S’il évite les revirements, Richard donnera une excellente chance de gagner à son équipe.

S’il commet des erreurs, on sait maintenant qu’il a la force mentale pour les oublier et être le leader dont cette attaque a besoin.

« On a eu une bonne préparation »

Laurier, un programme redevenu gagnant grâce à Michael Faulds

Universitaires jeudi, 17 nov. 2016. 21:20

Un retour à la Coupe Uteck pour Laval 3:55

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Il y a quatre ans, les dirigeants du département athlétique de l’Université Wilfrid Laurier ont décidé de confier le poste d’entraîneur-chef de l’équipe de football à un homme qui n’était âgé que de 29 ans.

Quatre ans après sa dernière saison comme quart-arrière des Mustangs de Western, Michael Faulds a pris les rênes des Golden Hawks en 2013 après trois saisons comme coordonnateur offensif des Lions de York.

Certains qualifiaient la décision d’audacieuse, mais force est d’admettre que ce fut la bonne.

Faulds a complètement transformé un programme qui piquait vers le bas. En seulement quatre ans, les Golden Hawks sont revenus parmi les puissances de la division de l’Ontario. Après une saison avec une fiche de 1-7 et deux de 4-4, Faulds a conduit ses hommes à un dossier de 7-1 pour terminer au deuxième rang en Ontario.

Pour la première fois depuis 2005, année de la dernière conquête de la Coupe Vanier de Laurier, les Golden Hawks sont de retour en demi-finale canadienne. Samedi, la troupe de Faulds tentera de vaincre le Rouge et Or de l’Université Laval, à Québec.

Les Golden Hawks de l'Université Wilfrid-LaurierSa première classe de recrutement est maintenant à maturité et ces joueurs sont ceux qui ont permis à son équipe de remporter la Coupe Yates pour la première fois en plus de 10 ans.

« Quand on a commencé en 2013, nous devions faire jouer beaucoup de recrues. Ils ont tous eu du temps de jeu dès leur première année. Même si on a eu une fiche de 1-7, le temps de jeu qu’ils ont eu est d’une grande valeur aujourd’hui », expliquait au cours d’un entretien téléphonique celui qui est en lice pour le titre d’entraîneur de l’année du football universitaire canadien.

« Laurier avait toujours eu un historique gagnant, mais ce n’était que récemment que ce ne l’était plus. Mais cette progression positive nous aide à être où l’on est aujourd’hui. On croit qu’on est dans le top-4 de l’Ontario », a affirmé l’ailier défensif Kwaku Boateng qui est classé deuxième meilleur espoir en vue du prochain repêchage de la LCF.

Le premier point que Faulds a adressé, c’était de changer la culture de l’équipe pour que tous les joueurs prennent leurs responsabilités, autant sur le terrain que dans les salles de classe.

« On ne tourne pas les coins ronds. Tout ce qu’on fait, ce doit être mérité par notre éthique de travail. Même quand nous étions éliminés, nous pratiquions jusqu’à la Coupe Vanier parce qu’on avait le droit », a fait savoir l’ancien détenteur du record pour les verges par la passe en carrière au football universitaire canadien.

« Ce n’est qu’à compter de l’an dernier que notre talent a commencé à prendre le dessus. Au début, notre seule façon de rivaliser était de travailler plus fort que les autres équipes. Coach Faulds a inculqué une mentalité où il faut travailler fort. Il faut toujours en faire plus pour s’améliorer. On a encore la même mentalité même si nous sommes plus talentueux », a assuré Boateng qui devra être étroitement surveillé par la défense du Rouge et Or.

« Le Rouge et Or devra éviter les revirements »

Les Golden Hawks avaient beaucoup de difficultés à garder leurs joueurs de quatrième et cinquième années lors des premières saisons de Faulds. La raison? Ils ne conservaient pas le seuil académique minimum pour être admissibles à jouer.

« Il a renforcé ce qu’est un étudiant-athlète, a affirmé Boateng. Nous prenons fierté de l’être. Personnellement, je m’assure que les recrues sachent où aller pour avoir du support. À la fin de la journée, tu peux être le meilleur joueur sur le terrain, mais si tu n’as pas les notes, tu ne peux pas jouer. »

Les Golden Hawks sont assurément une équipe qui croit en ses moyens. La semaine dernière, la troupe de Waterloo a effectué une remontée de 21 points lors du dernier quart pour remporter la finale ontarienne 43-40 face aux Mustangs, l’équipe pour laquelle Faulds a joué son football universitaire.

« Ça montre tout le chemin qu’on a fait depuis 4 ans. Si cela nous était arrivé il y a quelques années, je ne pense pas que nous aurions pu faire ce retour. Nous nous faisons tous confiance. On croit en chacun de nous », a lancé Boateng qui fait partie d’une unité défensive qui était parmi les meilleures au Canada en 2016.

Des liens avec le Rouge et Or

Michael Faulds n’a jamais gagné la Coupe Vanier malgré deux championnats de l’Ontario comme joueur.

En 2008, il a conduit les Mustangs en finale canadienne où il a retrouvé le Rouge et Or. Malgré une bonne performance de sa part, la troupe de Glen Constantin l’avait emporté pour ajouter un cinquième titre à son palmarès.

Les chemins de Faulds et de Constantin s’étaient auparavant croisés dans les équipes juniors canadiennes quand Faulds était parmi les meilleurs quarts-arrières au pays au début des années 2000. Dès ce moment, il vouait déjà un grand respect pour Constantin qu’il a plus tard côtoyé dans quelques Défis Est-Ouest.

« Ce que j’aime de lui, c’est qu’il est tellement brillant. Évidemment, il connait le football de fond en comble. Il est un travailleur acharné. Mais il peut aussi faire des blagues. Mais quand c’est le temps d’être sérieux, tu vois son éthique de travail et son intensité. Il balance bien le tout », a mentionné Faulds.

Le personnel d’entraîneurs de l’Université Laval salue le travail de Faulds qui a ramené une culture gagnante à Laurier.

« C’est une bonne personne, a décrit le coordonnateur défensif du Rouge et Or, Marc Fortier, qui l’a rencontré dans un voyage entre entraîneurs dans une université de la NCAA. C’est une bonne tête de foot. Il fait quelque chose de très bien là-bas et il a un beau programme. C’est une équipe à prendre au sérieux. »

« Laurier est tombé assez bas il y a quelques années. Ce n’était vraiment pas facile. Je regarde l’Ontario et il y a définitivement des puissances avec Western et McMaster. Depuis quelques années, on parlait de la montée de Guelph et de Carleton. À travers tout ça, Laurier a fait du solide travail en recrutement. Je suis impressionné par ce qu’il (Faulds) fait », a souligné le coordonnateur offensif des Lavallois, Justin Éthier.

Faulds jouit d’une belle confiance de la part de ses patrons alors qu’ils lui ont accordé une prolongation de contrat de cinq ans. On peut donc croire que les Golden Hawks n'auront pas à patienter pendant une autre décennie avant de revenir dans le carré d’as canadien. 

« On a eu une bonne préparation »

Coupe Uteck : Le Rouge et Or en terrain connu

Universitaires jeudi, 17 nov. 2016. 14:17 Marc Fortier
Marc Fortier (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – L’objectif du Rouge et Or a toujours été le même année après année : gagner le dernier match de la saison.

L’organisation qui a remporté huit titres nationaux est à deux semaines de réaliser son but. Samedi, il s’agira de sa 14e participation aux demi-finales canadiennes, dont neuf se sont soldées par une victoire.

Les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier représentent un bon défi pour les Lavallois, notamment en raison de leur défense qui s’appuie sur un excellent front défensif. Mais l’attaque du Rouge et Or est très équilibrée et sort d’une rencontre où elle a vaincu la meilleure unité défensive au pays.

Si on peut comparer et analyser longtemps les statistiques entre les deux équipes, il y a une facette incalculable où la troupe de Glen Constantin a un net avantage : l’expérience.

Alors que les Golden Hawks disputent une demi-finale nationale pour la première fois depuis 2005, le Rouge et Or compte encore sept joueurs qui étaient en uniforme lors de la dernière conquête de la Coupe Vanier en 2013. Cinq autres étudiants-athlètes faisaient partie de l’organisation, mais n’avaient pas été insérés dans la formation de 48 joueurs pour la finale canadienne.

Sans compter l’entraîneur-chef Glen Constantin et le coordonnateur défensif Marc Fortier qui ont vécu chaque périple éliminatoire depuis la première saison officielle du programme en 1996.

Dès le retour au travail lundi, les joueurs avaient mis l’émotive victoire à la Coupe Dunsmore de côté et étaient prêts à mettre les bouchées doubles pour se préparer à affronter une formation qu’ils connaissent peu.

« Ce qui est fantastique, c’est qu’on a des gars qui étaient là en 2013 et qui l’ont fait comprendre assez rapidement aux jeunes. L’équipe que nous avons eue devant nous lundi, c’était une équipe prête à passer à l’autre étape », a affirmé le coordonnateur offensif Justin Éthier lors d’un entretien téléphonique avec le RDS.ca, mardi.

« Dimanche, c’était le temps de ranger nos casquettes et de passer à la prochaine étape. Il reste deux semaines et elles sont cruciales. Ce sont deux semaines qu’on pourrait se rappeler toute notre vie. Il faut garder les yeux sur la cible », a noté le demi-inséré Félix Faubert-Lussier qui a deux bagues de la Coupe Vanier à son actif.

Le danger d’une rencontre de cette ampleur est d’essayer d’en faire trop. Le message des entraîneurs est de rappeler à chaque joueur qu’il doit seulement faire son travail et de ne pas tenter de jouer aux héros.

« C’est une rencontre éliminatoire sans lendemain. Mais il ne faut pas essayer de gagner le match sur tous les jeux. Il faut bien faire toutes les petites choses. Lorsqu’on les met bout à bout, ça fait en sorte qu’on va avoir connu plus de succès que l’autre équipe. Il ne faut pas jouer à Superman », a expliqué Marc Fortier qui est le patron de la défense du Rouge et Or depuis 2007.

« On met beaucoup l’accent sur le processus et non sur le résultat. C’est une continuité de ce qu’on essaie de prêcher durant la saison. Il y a plusieurs choses qui viennent à côté (dans ce genre de match). C’est une équipe qu’on n’est pas habitué de voir. Mais, en fin de compte, c’est un match de football. Il faut que tu te défasses des blocs et que tu réussisses des plaqués », a ajouté Fortier dont l’unité défensive s’est classée au 2e rang au pays cette saison.

Ne pas tout changer

Après avoir affronté une équipe qu’il connaît par cœur, le Rouge et Or se prépare à une confrontation face à un adversaire qu’il a découvert en salle de vidéo lundi. Ou pour Marc Fortier, dès samedi soir puisqu’il avait déjà commencé à étudier ses prochains adverses dans la voiture en faisant la route du retour entre Montréal et Québec.

« C’est sûr qu’au début c’est toujours un peu insécurisant. Il faut que tu t’adaptes. Mais la chose la plus plaisante là-dedans, c’est qu’on ne les connaît pas trop et eux non plus. Tu n’as pas peur d’avoir des tendances. Tu deviens un peu paranoïaque (contre Montréal). Et de toute façon, on n’a pas beaucoup de temps pour se préparer. À ce moment-ci, ce sont les joueurs qui gagnent les matchs et non les entraîneurs », a indiqué Fortier.

Justin Éthier a toujours été un coordonnateur offensif qui voulait apporter beaucoup d’ajustements à ses plans de match pour déjouer les stratégies défensives. En 2016, il a adopté une approche différente en mettant l’accent sur l’ensemble des jeux et des formations où ses joueurs étaient confortables.

« C’est devenu important de mettre notre quart-arrière dans des situations où il est confortable », a révélé celui qui a dirigé l’attaque lavalloise dans six des huit coupes Vanier du programme.

« Il ne faut pas tomber dans le piège de commencer à vouloir tout changer. Si on regarde la base de ce qui a été fait la semaine passée, ça ressemblait beaucoup à ce qu’on faisait cette saison. Peut-être que défensivement ils vont reconnaître la situation, mais il faut qu’ils l’arrêtent. C’est de trouver le juste équilibre. Apporter de petits ajustements sans trop en faire », a mentionné Éthier.

En plus de bien connaître leurs stratégies, les joueurs du Rouge et Or et des Carabins étaient pour certains des amis ou d’anciens coéquipiers au niveau collégial. Cela, en plus de la grande rivalité entre les deux équipes, amenait un danger d’un trop-plein émotif.

Cette composante ne sera plus en jeu face aux Golden Hawks. Mais l’intensité du Rouge et Or ne sera pas moindre.

« Des fois, tu as des chums dans les autres universités au Québec avec qui tu as joué plus tôt dans ta carrière. Mais là, tu ne connais pas du tout l’autre équipe. Il ne faut pas que tu les prennes à la légère et il faut que tu te prépares du mieux que tu peux », a estimé Faubert-Lussier qui est passé dans l’ombre de la performance de Jonathan Breton-Robert à la Coupe Dunsmore.

« D’une certaine façon, on a peut-être une plus grande liberté pour les attaquer et pour le choix de jeu. On n’a pas de tendances avec eux. C’est à nous de créer un nouvel aspect de l’attaque », a ajouté le finissant qui a capté 8 passes pour 71 verges la semaine dernière.

Autre avantage, la foule

Déjà que l’attaque de l’Université Wilfrid Laurier en a plein les bras à se préparer à affronter la redoutable défense du Rouge et Or, elle devra composer avec un point qu’elle ne peut vivre à l’entraînement : la foule.

Le Stade Telus sera bondé de fervents partisans de l’Université Laval samedi, ce qui compliquera la tâche de l’unité offensive des Golden Hawks qui opèrent en grande partie sans caucus entre les jeux.

La foule au Stade-Telus du Rouge et Or de l'Université LavalL’entraîneur-chef Michael Faulds et son coordonnateur offensif devront travailler à établir un mode de communication alternatif puisque leur quart-arrière aura certainement de la difficulté à donner ses directives.

« C’est quelque chose d’assez nouveau (de faire face à une attaque de ce type). J’ai hâte de voir comment ils vont réagir avec la foule et l’ambiance du PEPS. Il va falloir qu’il prépare une stratégie en fonction de ça. On espère qu’on va avoir une bonne foule. Ça pourrait nous aider et ce n’est pas négligeable », a assuré Marc Fortier.

La semaine dernière, l’unité offensive des Golden Hawks a marqué 24 points sans réplique pour mener Laurier à une victoire de 43-40 face aux Mustangs de Western. Le jeu au sol est généralement le fer de lance de cette attaque qui a démontré qu’elle peut aussi gagner un match par la passe comme au quatrième quart la semaine dernière.

« Je ne pense pas que ça va changer leur ADN. Je pense qu’ils vont essayer de courir le ballon. Par contre, il faut être certain qu’on est préparé aussi à jouer une bonne dose de défensive par la passe si les choses n’allaient pas comme ils le voulaient du côté du jeu au sol », a planifié Fortier.

« Le front défensif, ça va être crucial. Il va falloir être certain que tout le monde est à la bonne place et qu’on joue les blocs comme il le faut pour ne pas laisser de trou au porteur de ballon parce qu’il est assez explosif. Il pourrait nous le faire payer cher si nous ne sommes pas disciplinés », a enchaîné le fin stratège défensif.

Faubert-Lussier sera prêt en cas de besoin

En raison des problèmes du botteur Dominic Lévesque lors de la Coupe Dunsmore, Félix Faubert-Lussier s’est entraîné sur les bottés de précision cette semaine.

Le joueur de cinquième année était un botteur étoile au niveau collégial où il a gagné le Bol d’Or avec les Spartiates du Vieux Montréal en 2009.

Lévesque a raté cinq de ses six tentatives de placement face aux Carabins. Il devrait être le partant, mais la décision sera prise après la semaine d’entraînement.

Les Golden Hawks ont des similitudes avec le Rouge et Or et les Carabins

Universitaires mardi, 15 nov. 2016. 23:29 Stu Smith, Nakas Onyeka, Marcus Arkarakas et Emerson Gourdet
Stu Smith, Jamie Lalonde, Nakas Onyeka, Marcus Arkarakas et Emerson Gourdet (Source d'image:PC)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier feront un deuxième périple au Québec en 2016.

Si le premier n’était que pour disputer un match préparatoire face aux Carabins, le deuxième aura un enjeu beaucoup plus grand. Les hommes de l’entraîneur-chef Michael Faulds se présenteront à Québec samedi avec l’objectif de l’emporter face au Rouge et Or pour se qualifier pour la Coupe Vanier.

Bien que leur style de jeu diffère avec ce qui est préconisé dans le Réseau du sport étudiant du Québec, les Golden Hawks ont des points en commun avec les puissances québécoises : ils ont une excellente unité défensive qui est très athlétique et ils possèdent une bonne attaque au sol.

« J’ai remarqué que beaucoup de matchs au Québec entre les meilleures équipes, particulièrement entre les Carabins et le Rouge et Or, sont des rencontres où le pointage est  bas, a analysé Michael Faulds à l’autre bout du fil. Chaque verge doit être durement gagnée. Avec nos porteurs de ballon et nos habiletés à défendre la passe, nous augmentons nos chances de l’emporter. »

« Leur front défensif est solide. Ils ont de bons athlètes alors il y a certainement des ressemblances avec la défense des Carabins », a corroboré le coordonnateur offensif des Lavallois, Justin Éthier, dans un entretien téléphonique avec le RDS.ca.

La défense des Golden Hawks a dominé le pays avec 36 sacs et 6 touchés défensifs en saison régulière. Très efficace contre la passe, elle a réussi 16 interceptions ce qui la place au deuxième rang au Canada à ce chapitre. Avec ses 11 échappés recouvrés, on peut conclure que la protection du ballon sera importante pour l’Université Laval lors de la Coupe Uteck.

« Nos joueurs vont au ballon, peu importe où il est sur le terrain. Sur notre ligne défensive, nous avons de gros plaqueurs à l’intérieur et des ailiers défensifs très rapides pour se rendre au quart-arrière », a expliqué Faulds dont la troupe a effectué une remontée de 21 points au 4e quart pour remporter la finale ontarienne.

Le cœur de l’unité défensive de l’université située à Waterloo est le joueur défensif par excellence en Ontario, le secondeur Nakas Onyeka. Ce dernier a terminé le calendrier régulier avec 15 plaqués pour des pertes, dont 5,5 sacs. Celui qui est admissible au repêchage de la LCF peut tout faire sur un terrain.

« Il est vraiment impressionnant sur film parce qu’il parcourt beaucoup de terrain, a décrit Éthier. Il fait des jeux à la tonne. Il faut l’avoir à l’œil et le limiter. C’est important de le contrôler et de savoir où il est. »

Son cousin, Godfrey Onyeka, évolue comme demi de coin, mais est parfois positionné aussi comme demi défensif. Du haut de ses six pieds trois pouces, il a intercepté quatre passes cette saison, une de moins que son coéquipier Malcolm Thompson, tous deux des membres de la première équipe d’étoiles en Ontario.

Kwaku Boateng qui pourchasse Chris Merchant des MustangsL’autre athlète à surveiller dans la défense des Golden Hawks, qui a terminé au 5e rang de U Sports en accordant en moyenne 341,3 verges par rencontre, c’est l’ailier défensif Kwaku Boateng. Ce dernier est actuellement au deuxième échelon du classement du Bureau de recrutement de la LCF en vue du prochain repêchage. Spécialisé à mettre de la pression sur les quarts sur les jeux de passe, le finissant du programme s’est aussi amélioré contre l’attaque au sol lui qui a une bonne charpente à six pieds deux pouces et 260 livres.

« Il explose dès que le ballon est remis en jeu. Il a généralement un ou deux pas d’avance sur le bloqueur. Il a toujours été un excellent joueur contre la passe. Mais il a travaillé contre la course. Il crée de l’espace pour nos joueurs parce qu’il attire beaucoup d’attention », a exposé Faulds qui peut aussi compter sur l’imposant plaqueur Jalen Price qui est également admissible au repêchage de la LCF.

« Notre ligne défensive  est probablement l’une des plus rapides au pays. Et nous sommes forts et puissants », a ajouté Boateng qui a vu du terrain dès sa saison recrue en 2013.

Une attaque au rythme rapide

Bien que Michael Faulds fut l’un des excellents quarts-arrières de l’histoire du football universitaire canadien avec les Mustangs de Western, son attaque à Laurier a majoritairement fait avancer le ballon par le sol cette saison.

L’attaque terrestre des Golden Hawks a cumulé en moyenne 281,4 verges par rencontre durant le calendrier régulier, un sommet au pays.

« Nous avons une variété de formations. Nous pouvons y aller en puissance avec deux ailiers rapprochés ou deux centres-arrières. Nous pouvons aussi y aller avec des formations étendues, sans porteur de ballon ou avec cinq receveurs. Nous pouvons courir ou passer à partir de chacune des formations », a fait savoir Faulds dont l’unité offensive n’a vu qu’un seul de ses membres être nommé sur l’une ou l’autre des deux équipes d’étoiles en Ontario.

Malgré la perte de leur vétéran porteur de ballon de cinquième année Eric Guiltinan en demi-finale ontarienne – il ne sera pas en uniforme face au Rouge et Or –, l’unité offensive n’a pas ralenti sa production par la course.

Levondre GordonFace à Western, les Golden Hawks ont gagné 225 verges au sol, dont 164 par Levondre Gordon. Osayi Iginuan a également amassé 49 verges en trois courses. Les deux demis offensifs ont des styles différents.

« Ils sont comme le tonnerre et l’éclair. Osayi pèse 225 livres et est le plus gros des deux. Levondre est le porteur plus léger, mais il vole sur le terrain. Il est notre porteur avec la vitesse », a illustré Faulds.

Le quart-arrière Michael Knevel a mené la remontée de 21 points des siens au quatrième quart lors de la Coupe Yates. Ce dernier était le quart réserviste au début de la saison, mais il a détrôné Julien John durant le troisième match.

Knevel a été le partant depuis et a prouvé samedi que Laurier n’était pas seulement qu’une attaque unidimensionnelle.

« Depuis que Michael a pris les commandes à mi-chemin contre Carleton, il a gagné en confiance et nous aussi envers lui. Chaque semaine, nous sélectionnions plus de jeux par la passe. Nous avons d’excellents receveurs éloignés. Ceux-ci ont fait des attrapés extrêmement difficiles au quatrième quart », a affirmé Faulds en parlant de ses deux meilleurs receveurs, Brentyn Hall et Kurleigh Gittens fils.

Les Golden Hawks préconisent une attaque sans caucus. La communication entre le quart-arrière et ses joueurs est la clé dans une attaque de ce style. Les joueurs offensifs de Laurier seront donc mis à l’épreuve au Stade Telus qui sera très hostile pour eux. L’unité offensive aura certainement des ajustements à faire en début de rencontre.

Du côté des unités spéciales, Gittens fils s’occupe de la majorité des retours et a été nommé sur la deuxième équipe d’étoiles pour cette facette de son travail. Le botteur Nathan Mesher n’a réussi que 5 de ses 10 tentatives de placement en saison régulière. Il est toutefois parfait en 7 bottés de précision depuis le début des éliminatoires, dont 5 dans le gain contre Western. Durant le calendrier régulier, il a maintenu une moyenne de 40,02 verges sur ses dégagements.

Les Golden Hawks quitteront Waterloo jeudi matin à 6 h. Ils s’entraîneront à Québec jeudi soir et vendredi après-midi.

Le Rouge et Or a réussi la première étape d’un long processus

Universitaires lundi, 14 nov. 2016. 23:27

« Malheureusement, une équipe devait perdre » 6:09

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Le Rouge et Or a réussi la première étape, et non la moindre, dans sa quête d’une neuvième coupe Vanier dans l’histoire du programme : gagner le championnat québécois.

Après deux défaites crève-cœur aux Coupes Dunsmore de 2014 et 2015, l’Université Laval est de retour en demi-finale canadienne. Un match qu’elle avait l’habitude de jouer lorsqu’elle a remporté 11 titres du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) de suite entre 2003 et 2013.

« La partie la plus difficile, c’est de sortir du Québec. Ensuite, tous les rêves sont permis », a mentionné l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, après le gain de 20-17 des siens face à l’Université de Montréal.

« Je pense qu’il y a des gens qui tenaient ça pour acquis. Nous, ça faisait des années qu’on ne le tenait pas pour acquis. [...] C’est une grosse rivalité (avec les Carabins). On est content d’être du bon côté cette fois », a exprimé le coordonnateur offensif des Lavallois, Justin Éthier.

« C’est une drôle d’émotion parce qu’on est super content d’avoir gagné la Coupe Dunsmore, mais en même temps, on se remet au boulot lundi. C’est une étape, mais il y a un long processus. Les éliminatoires, au football universitaire, c’est difficile », a convenu l’ailier défensif Mathieu Betts, finaliste au joueur de ligne de l’année au pays.

Avant même qu’ils n’aient terminé de célébrer la 13e coupe Dunsmore du programme, joueurs et entraîneurs commençaient déjà à penser à la prochaine étape des éliminatoires. Constantin et Éthier recevaient des échos sur la victoire de leurs prochains adversaires alors qu'ils étaient encore sur la pelouse du CEPSUM.

Les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier, qui sont dans le carré d’as canadien pour la première fois depuis 2005, ont effectué une remontée de 21 points au quatrième quart pour vaincre les puissants Mustangs de Western.

Western menait 40-19 avant que la troupe de Michael Faulds ne commence à gruger l’écart. C’est finalement un placement de Nathan Mesher sur le dernier jeu de la Coupe Yates qui a permis à l’équipe qui élit domicile à Waterloo de l’emporter par la marque de 43-40.

Les Golden Hawks se présenteront donc à Québec avec un niveau de confiance élevé. Ce qui sera aussi le cas du Rouge et Or qui est sur une série de neuf victoires, dont une très savoureuse face à ses éternels rivaux, samedi dernier. Laval jouera aussi à domicile, endroit où il n’a perdu que trois fois en 12 ans.

« À ce point-ci, chaque équipe croit que c’est sa destinée. Laurier, avec le retour qu’ils ont fait, ils doivent se dire que c’est leur année. Nous, on dit que c’est la nôtre. Rendu là, il y a quatre équipes qui se disent que c’est leur année. Les équipes sont déterminées », a rappelé Éthier qui est à analyser les tendances de la défense de Laurier qui a provoqué 6 revirements aux dépens des Mustangs.

Plonger dans l’inconnu

La dernière confrontation entre les Golden Hawks et le Rouge et Or remonte à 2004 lors de cette même Coupe Uteck qui sera de nouveau en jeu samedi.

Si l’Université Laval connaît les Carabins comme le fond de leur poche, c’est tout le contraire avec les Golden Hawks.

« Ce que je sais, c’est que c’est une très bonne défense qui est très athlétique. On va en avoir plein les bras », avait entendu dire Constantin.

Le groupe d’entraîneurs du Rouge et Or a donc passé la journée de dimanche à étudier leur prochain adversaire. La préparation est toujours très importante, mais elle le sera encore plus avec des joueurs et des styles de jeu qui diffèrent de ceux du RSEQ.

« Il faut s’adapter à des styles de jeux différents des autres divisions. Ce n’est pas toujours facile. Il va falloir étudier beaucoup ce qu’ils font. Il ne faut pas prendre ce match à la légère. On veut se rendre jusqu’au bout alors il faut prendre les mesures nécessaires », a fait savoir le quart-arrière Hugo Richard qui a connu un fort match à la Coupe Dunsmore après un départ laborieux.

« C’est un défi supplémentaire parce qu’on ne connaît pas vraiment Laurier. On investit plus dans notre préparation. On va jouer à l’échelle nationale, alors c’est sûr que ça va être super le fun », a souligné Mathieu Betts qui a réussi un sac en finale québécoise.

Le Rouge et Or aura l’appui de sa bruyante foule pour ce dernier match à domicile cette saison. Les joueurs des Golden Hawks en seront tous à leur première visite au Stade Telus et cela sera un avantage pour les locaux.

« On a besoin de notre foule, d’un stade plein et du bruit. Encore une fois, on va bien se préparer comme chaque semaine », a conclu Justin Éthier qui a fait parler de lui partout au pays grâce à son courage et son cran d’avoir sélectionné un jeu truqué pour faire gagner son équipe à la Coupe Dunsmore.

Le gagnant de la Coupe Uteck accédera à la Coupe Vanier qui sera jouée sur le terrain des Tiger-Cats de Hamilton, le 26 novembre prochain, face au vainqueur de la Coupe Mitchell qui oppose StFX aux Dinos à Calgary.

En 2004, les Lavallois avaient aussi dû gagner la Coupe Dunsmore au CEPSUM avant de retourner au PEPS pour disputer la demi-finale du circuit universitaire canadien qu’ils ont remportée au compte de 30-11 face à l’Université Wilfrid Laurier.

Le Rouge et Or s’était ensuite rendu à Hamilton, au défunt Ivor Wynne Stadium, pour gagner le Saint Graal du football universitaire canadien. Coïncidences annonciatrices des deux prochaines semaines? À suivre!

La finale québécoise entre Laval et l'UdeM a été une autre confrontation des plus enlevantes

Football lundi, 14 nov. 2016. 17:43

« Malheureusement, une équipe devait perdre » 6:09

Images of Pierre Vercheval

Le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins de l’Université de Montréal nous ont offert un autre classique samedi après-midi, au CEPSUM.

Peut-on vraiment se surprendre qu’on ait eu droit à un autre affrontement enlevant entre deux équipes qui nous ont habitués au fil des ans à des duels dont l’issue de décide dans les tous derniers instants?

Comme c’est le cas à chaque fois, c’est dommage que l’un des deux programmes ait vu son parcours se terminer.

Junior Luke tente de plaquer Vincent Alarie-TardifEn raison de mon horaire chargé, c’est rare que j’ai l’occasion de voir ces matchs en chair et en os. C’était pourtant le cas pour cette finale universitaire québécoise, que j’ai pu regarder à partir des lignes de côté.

J’ai été franchement impressionné par le gabarit des joueurs, par leur athlétisme, leur rapidité et par l’intensité déployée. On nous a servi du football de haut niveau.

J’ai toujours dit que le football universitaire est le football à l’état pur, à l’abri des politiques, des salaires, des plafonds salariaux, et autres. Ces jeunes athlètes jouent pour les bonnes raisons : parce qu’ils aiment pratiquer le football.

Ce que je retiens de cette rencontre, au-delà de la victoire du Rouge et Or, est que j’ai vu deux clubs se défoncer sur le terrain. On a vu deux clans qui jouaient avec cœur et résilience durant 60 minutes. Chacune d’elle a fait face à l’adversité de manière remarquable et a prouvé que le mot « abandon » lui était étranger. C’est tout à leur honneur!

Il y a plusieurs exemples de cela, dont la réaction de Laval aux trois revirements que l’attaque a commis au premier quart. La défense a admirablement bien fait dans les circonstances en ne cédant que six points. Le boulot accompli est digne de mention car c’est difficile pour une unité défensive de resauter sur le terrain après un changement de possession soudain. Ça peut facilement être déstabilisant, mais ils sont restés en plein contrôle.

Pour les Carabins, la perte du quart-arrière partant Samuel Caron sur blessure en tout début de troisième quart aurait pu casser les reins des joueurs offensifs. En plus de perdre leur général au combat, les troupes de Danny Maciocia remettaient le ballon à leurs adversaires aux alentours de la ligne de 10, prêts à accentuer leur avance. Mais on a vu la défense se lever et refuser de céder un autre touché au Rouge et Or.

Le remplaçant de Caron, Pierre-Luc Varhegyi, a pris le relais avec une aisance déconcertante. Ses statistiques par la voie des airs (8 en 12 pour 112 verges et un touché) et ses nombreuses courses improvisées ont réellement aidé aux Carabins à garder confiance. Il a mis un gros stress sur la défense du Rouge et Or avec de gros jeux.

Et puisqu’on parle de gros jeux offensifs, comment passer sous silence le receveur recrue Jonathan Breton-Robert. On comprend pourquoi il a été nommé joueur du match,  avec ses attrapés spectaculaires, le touché qu’il a capté et celui qu’il a décoché en direction du quart Hugo Richard en toute fin de rencontre. C’était de toute beauté!

De la façon dont je l’évalue, cette décision stratégique de Laval d’y aller avec un jeu truqué dans un moment aussi crucial constituait, à mon sens, une marque de respect par la bande à l’endroit de la défense des Carabins. C’est clair qu’on s’est dit : « Il faut les battre avec quelque chose de nouveau, qu’ils n’ont jamais vu auparavant, et y aller d’audace ». Au lieu de chercher à les battre avec un jeu au sol ou aérien ordinaire, on a préféré oser et essayer de les déjouer stratégiquement. Ça prenait duguts, vous en conviendrez.

Durant ma carrière de joueur, j’ai pratiqué avec mes équipes –  et ce tant au niveau universitaire que professionnel – des jeux truqués par dizaines. Il faut croire que je ne jouais pas pour des entraîneurs qui aimaient le risque, car jamais ceux-ci n’étaient appelés en situations de matchs, au point où ça devenait un running gag. Ceux parmi nos lecteurs qui ont joué au football auront sûrement vécu quelque chose de similaire : ces jeux étaient répétés sans cesse à l’entraînement, et on se demandait tous à quel moment un de ceux-ci serait sélectionné durant un match, mais en vain…

Bravo donc aux entraîneurs d’avoir choisi ce jeu d’une grande audace, et des félicitations aussi aux joueurs pour l’avoir exécuté contre une des meilleures défensives au Canada, dans un moment de pression exceptionnel.

Bref, on a vu deux équipes qui ont tout donné et qui ont quitté le stade dans le moindre regret. La réalité est  qu’une seule équipe pouvait triompher. Samedi, le Rouge et Or a eu le dernier mot en réussissant avec brio des jeux dans les moments clés.

Ironiquement, l’une des batailles les plus importantes que Laval a remportées, sans le savoir, aura été lors du tirage au sort. D’avoir un vent de dos pour la dernière séquence offensive s’est avéré essentiel.

L’absence de jeu au sol a fait mal aux Ti-Cats

Si les forts vents ont été un facteur déterminant dans la finale universitaire québécoise, ce fut tout aussi vrai à Hamilton, où  une place en finale de l’Est était à l’enjeu entre les Tiger-Cats et les Eskimos d’Edmonton.

Dans ce duel, le contexte faisait en sorte que le jeu au sol devenait primordial, et malheureusement pour les hommes de Kent Austin, cela ne fait pas partie de leur A.D.N. Toute la saison, ils ont très peu utilisé la course pour arriver à leurs moyens. En fin de semaine, cela les a rattrapés.

D’un côté, le porteur de ballon d’Edmonton John White accumulait 160 verges, en plus d’inscrire deux touchés, sur 20 verges, tandis que son-à-vis C.J. Gable était limité à de maigres gains de 21 verges sur neuf courses. Je crois que c’est là que le tout s’est joué.

Malgré tout, les Ti-Cats ont rendu le duel excitant en provoquant l’égalité lors d’un quatrième quart qui a tourné à leur avantage. Il aura fallu une interception des Eskimos dans le territoire ennemi en fin de quatrième quart, menant au court botté de placement de Sean Whyte, pour repartir de Hamilton avec un billet en poche pour la prochaine étape.

Jennings a fait preuve de caractère

En Colombie-Britannique, les Lions ont accédé à la finale de l’Ouest grâce à une remontée des plus spectaculaires signées Jonathon Jennings.

Le début de la rencontre avait pourtant un air de déjà vu pour les Lions, qui avaient échappé leurs deux confrontations face aux Blue Bombers de Winnipeg (par des écarts de deux et trois points) en saison régulière.

Tout au long de la semaine, on avait fait grand état de l’importance du quart local d’éviter les revirements, une facette qui avait fait cruellement défaut face aux Bombers par le passé. À preuve, ces derniers avaient montré un ratio de +7 contre les Lions à ce chapitre en calendrier régulier.

Et pourtant, dimanche, la protection du ballon a été un problème dès les premiers instants. Une interception sur la première série offensive, et une échappée sur la deuxième. À mi-chemin au deuxième quart, les Bombers avaient le vent dans les voiles, avec une confortable priorité de 25-6.

Mais la résilience des Lions leur a permis de combler cet écart, et c’est en grande partie attribuable à Jennings, qui a fait fi des moments catastrophiques vécus en début de rencontre pour revenir plus fort que jamais.

Je dois aussi saluer la patience démontrée par les Lions. Même en retard par 19 points, on n’a jamais abandonné le jeu au sol. Dans un contexte de football de rattrapage, ça prend une grande sagesse pour s’en tenir au plan de match. J’avoue que je n’aurais pas été aussi patient qu’eux. À tour de rôle, Jeremiah Johnson, Chris Rainey et Jennings ont enchaîné les belles courses pour replacer les leurs dans la rencontre.

On n’a pas non plus cédé à la panique par rapport à la situation des quarts. Envoyer le vétéran Travis Lulay aux commandes aurait été une option, mais les entraîneurs ont donné une autre chance à Jennings de se faire valoir, avec les résultats que l’on connaît désormais.

En bout de ligne, leur patience a été récompensée de belle façon.

* propos recueillis par Maxime Desroches

Jonathan Breton-Robert, une recrue avec des nerfs d'acier

Universitaires lundi, 14 nov. 2016. 13:35

Rouge et Or 20 - Carabins 17 2:32

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Malgré qu’il soit une recrue, le receveur Jonathan Breton-Robert avait la destinée de la saison du Rouge et Or entre ses mains dans les derniers instants du quatrième quart de la Coupe Dunsmore.

Le coordonnateur Justin Éthier a choisi un jeu truqué qui faisait en sorte que c’était le petit étudiant-athlète de 5 pieds 10 pouces qui allait décocher la passe vers le quart-arrière Hugo Richard.

Éthier était confiant que ce jeu allait leur donner la victoire et il a eu bien raison de le sélectionner puisque l’exécution a été parfaite pour mener au majeur. L’Université Laval a ainsi vaincu les Carabins par la marque de 20-17 pour remporter la finale québécoise pour la première fois depuis 2013.

Avant le jeu décisif, Breton-Robert était-il nerveux? « Non, j’étais excité », a fait savoir celui qui a été nommé joueur du match et dont la performance se classe parmi les plus mémorables de l'histoire du riche programme de l'Université Laval.

« Jonathan Breton-Robert, c’est une recrue, mais il n’y a rien qui l’énerve », a mentionné Éthier qui n’avait jamais senti de nervosité de la part de ses joueurs lorsqu’ils avaient pratiqué le jeu truqué au cours des dernières semaines.

L’entraîneur-chef Glen Constantin, qui remporte la coupe Dunsmore pour la 12e fois, a décrit son petit receveur comme un joueur qui ne ressent aucune pression sur le terrain.

« Il fait des jeux. Il joue au football pour les bonnes raisons. Il est humble. C’est tout un travaillant. Je suis très fier de lui », a affirmé celui dont la troupe affrontera les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier lors de la Coupe Uteck à Québec.

N’étant pas le receveur qui était le plus convoité lors de la période de recrutement de l’an dernier, les réflecteurs étaient moins dirigés vers Breton-Robert. Mais, au fur et à mesure que la saison a progressé, son rôle dans l’unité offensive de Justin Éthier est devenu de plus en plus important.

« Dans les entraînements, je me donne toujours à 100 %. Les entraîneurs ont vu que j’avais le potentiel de jouer », a répondu le sympathique étudiant-athlète avec un grand sourire.

Breton-Robert n’est pas celui qui fait le plus de bruit dans le vestiaire du Rouge et Or. Il fait parler son talent lorsqu’il est sur le terrain, comme à la Coupe Dunsmore.

La recrue issue du Cégep de Lévis-Lauzon a livré sa plus grande performance en carrière au bon moment. Il a terminé la rencontre avec pas moins de 10 attrapés pour 161 verges. Il a épaté la galerie avec deux attrapés extrêmement spectaculaires sur des jeux qui ont eu une grande importance sur le résultat de la rencontre.

ContentId(3.1206411):Le catch miraculeux de Jonathan Breton-Robert
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« C’est un gars à son affaire. Dans le vestiaire, il ne parle pas à beaucoup de personnes. Mais on sait toujours que quand vient le temps de jouer au football, il est là à 100 % », a indiqué Richard qui a inscrit le premier majeur de sa carrière sur une réception sur le jeu qui a procuré la victoire aux Lavallois.

Avant le jeu truqué, Breton-Robert a réalisé une réception qui aurait facilement pu être interceptée puisqu’il était étroitement couvert par deux joueurs des Carabins. Mais comme il l’avait fait plus tôt au quatrième quart, il a trouvé le moyen de mettre les deux mains sur le ballon et d’en conserver le contrôle en touchant le sol.

« Je l’ai vu et je me suis dit : "bon Jo, il va falloir que tu me sauves les fesses", a révélé Hugo Richard après la partie de samedi. J’ai été chanceux. Avec le vent, tu ne sais jamais si le ballon va atterrir à la bonne place. Un moment donné, je pensais que ça allait être une interception, mais il est allé chercher ce ballon. Il a fait un superbe attrapé. »

Un frère très fier

Jonathan Breton-Robert possède peut-être des aptitudes uniques, mais il partage toutefois son apparence physique avec son frère jumeau identique Vincent, un autre excellent joueur de football aux dires de Glen Constantin.

N’étant jamais blessé depuis le début de la saison, les joueurs du Rouge et Or ont commencé à faire des blagues au sujet de Jonathan qui partagerait peut-être le travail avec son frère qui a pris une année sabbatique.

Jonathan Breton-Robert« On fait souvent des blagues parce qu’il est toujours frais et il n’a jamais mal. On disait qu’il faisait peut-être moitié-moitié avec lui. On a peut-être eu Vincent et on ne le sait pas », a raconté Hugo Richard qui n’avait jamais affiché un visage aussi joyeux depuis le début de sa carrière universitaire.

« On est super content. Il a fait plusieurs gros attrapés qui nous ont permis de gagner ce match », a enchaîné le pivot de troisième année sur une note plus sérieuse.

Vincent Breton-Robert, qui était un porteur de ballon avec la même équipe collégiale que son frère, était au CEPSUM pour voir de ses propres yeux les attrapés extraordinaires de Jonathan.

« Ce n’est pas lui qui parle le plus, mais il agit sur le terrain et c’est ce qui compte. Il fait les gros jeux quand ça compte », a-t-il déclaré, alors qu’on aurait cru entendre son frère Jonathan tellement les deux s’expriment de la même manière.

« C’était incroyable. On ne s’attendait pas à ça. L’attrapé du bout des doigts et après la passe de touché en fin de match », a ajouté Vincent dont un journaliste a confondu avec la vedette de la Coupe Dunsmore alors que le RDS.ca l’interviewait.

Glen Constantin aimerait bien attirer Vincent dans ses rangs si ce dernier effectue un retour au football. Si jamais c’est le cas, on souhaite bonne chance aux membres du Rouge et Or pour les différencier quand ils n’auront pas leur chandail.

Top-5: Jeux truqués au football

RSEQ : Le pari gagnant du Rouge et Or

Universitaires dimanche, 13 nov. 2016. 16:04

Rouge et Or 20 - Carabins 17 2:32

Christian Dufresne

MONTRÉAL – La Coupe Dunsmore a bien mal commencé pour l’attaque du Rouge et Or de l’Université Laval avec trois revirements sur les trois premières séquences offensives de l’équipe.

La défense a toutefois sauvé la mise en ne concédant qu’un placement à la suite des deux interceptions et de l’échappé. L’unité offensive a ensuite repris du poil de la bête pour venir finalement gagner le match sur un jeu qui restera gravé dans l’histoire des finales québécoises pour permettre aux Lavallois d’accéder au carré d’as canadien pour la première fois en trois ans.

Le jeu truqué, qui a permis au Rouge et Or de l’emporter par la marque de 20-17 face aux Carabins de l’Université de Montréal, avait été préparé depuis plusieurs semaines.

« C’était notre jeu pour un converti de deux points. Étant donné que tu peux placer le ballon, on pouvait se mettre à droite. On le pratiquait depuis plusieurs semaines uniquement à droite. C’est un jeu qu’on avait vu les Blue Bombers faire il y a quelques semaines », a expliqué le coordonnateur offensif des champions québécois, Justin Éthier.

« Les gars me défiaient et me disaient que je n’aurais pas le "guts" de l’appeler. Mais je leur disais que c’était le jeu qu’on allait appeler. Au début (de la séquence victorieuse), on était à gauche. On a été en mesure de revenir à droite. [...] Je ne voulais pas avoir de regret après un match difficile comme ça. À la ligne de 3, je n’allais pas essayer un jeu au sol. On était "all in" avec ce jeu », a ajouté Éthier qui, à sa grande surprise, est resté relativement calme malgré les trois revirements de son attaque en début de rencontre.

« On avait le bon jeu d’appelé. On était en couverture homme à homme. Il savait très bien ce qu’on allait faire. C’était un très bon jeu contre notre défense », a concédé le secondeur des Bleus, Alex Cromer-Émond.

L’unité offensive de l’Université Laval, qui accueillera les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier samedi prochain, était très consciente qu’elle devait une fière chandelle à sa défense qui a limité les dégâts en première demie. Les performances des joueurs défensifs ont même motivé l’attaque qui a terminé le match avec 457 verges et 26 premiers jeux, soit 10 de plus que leurs adversaires.

« Notre défense a été extraordinaire dans ces moments. Ça aurait pu nous faire très mal », a souligné Éthier qui a vu plusieurs séries offensives productives de son équipe être annulées par les placements ratés de Dominic Lévesque.

« En première demie, la défense nous a gardés dans le match. Les revirements auraient pu nous coûter cher. Ils ont limité ça à trois points et ça nous a permis de reprendre le dessus », a affirmé le quart-arrière Hugo Richard qui a aussi remercié son receveur Jonathan Breton-Robert qui a réussi deux attrapés aussi importants que spectaculaires dans des moments cruciaux du quatrième quart.

Si Lévesque n’avait pas raté cinq de ses six placements, les visiteurs n’auraient probablement pas eu besoin de leur jeu truqué pour l’emporter. Le receveur Félix Faubert-Lussier, qui était botteur au niveau collégial, pratiquera ses bottés de précision cette semaine au cas où Lévesque connaisse une autre mauvaise sortie.

Les joueurs ont donc une journée de congé dimanche pour se reposer avant de reprendre le travail lundi. Pour les entraîneurs du Rouge et Or, on commence déjà à analyser les Golden Hawks qui ont marqué 24 points sans riposte au quatrième quart pour défaire les Mustangs de Western par la marque de 43-40.

Une lueur d’espoir avec Varhegyi

Le CEPSUM est devenu extrêmement silencieux quand le quart-arrière Samuel Caron est demeuré au sol à la suite du violent plaqué d’Adam Auclair qui a provoqué un échappé recouvré par le Rouge et Or.

Heureusement, Caron n’a pas subi une blessure majeure et aurait même pu revenir dans le match. Mais son remplaçant, Pierre-Luc Varhegyi, a relancé l’attaque des Carabins au troisième quart alors qu’elle se faisait très discrète jusque-là.

Sur sa troisième passe du match, le quart finissant a repéré Guillaume Paquet qui a effectué un attrapé spectaculaire malgré une double couverture serrée pour aller donner les devants 14-11 à son équipe.

« C’est tout un quart-arrière. Il nous a sauvés à Sherbrooke pour aller chercher la victoire qui était très importante. On savait qu’on pouvait gagner avec lui même s’il devait être le partant », a louangé l’entraîneur-chef de l’UdeM, Danny Maciocia.

« Si tu veux venir jouer ici, il faut que tu compétitionnes. Que tu sois partant, réserviste ou pas en uniforme, il faut que tu compétitionnes dans tout ce que tu fais. Pierre-Luc a compétitionné comme on lui a demandé. Ce n’est pas pour rien qu’on le surnomme "Compete Pete". Il a fait le travail qu’on lui a demandé et on n’aurait pas pu lui demander mieux », a affirmé le centre-arrière Nicholas Narbonne Bourque qui a été un grand leader au cours de ses cinq années avec les Carabins.

« Je voulais gagner le match. C’est l’instinct qui embarque dans ce temps-là. Tu donnes tout ce que tu as. Tu ne peux pas embarquer et avoir peur et être stressé. Tu embarques et tu fais ce que tu fais de mieux : jouer au foot », a mentionné Varhegyi qui a complété 8 de ses 12 passes pour 112 verges.

Au bout du compte, le Rouge et Or a mieux exécuté et a finalement eu le dessus en réussissant les jeux importants dans les moments cruciaux.

« Contre Laval, ce sont des matchs qui se jouent dans les détails. Les deux équipes vont faire des jeux. Les deux équipes ont de très bons joueurs. L’équipe qui va faire le plus de jeux va l’emporter. Ils en ont fait un ou deux de plus que nous et c’est ce qui a fait en sorte qu’on n’a pas gagné. La terre n’arrête pas de tourner. On va travailler encore plus fort pour revenir l’an prochain », a promis Cromer-Émond.

Treize finissants ont revêtu l’uniforme des Carabins pour la dernière fois samedi. Parmi eux, on compte des joueurs qui ont façonné le visage de l’équipe dans les dernières années comme Junior Luke, Sean Thomas Erlington et Marc Glaude.

Certains joueurs auront donc de grands souliers à chausser l’an prochain. Malgré l’incertitude entourant aussi le retour de Danny Maciocia, qui n’a pas caché son désir d’écouter les Alouettes si l’organisation lui offre le poste de directeur général, les étudiants-athlètes de l’édition 2016 sont confiants que tout est en place pour que le programme connaisse le même succès qu’au cours des trois dernières années.

« Il y a certainement une page qui se tourne parce qu’on va changer d’édition. Mais ce n’est que pour en écrire une nouvelle et une plus belle », a lancé Narbonne Bourque qui était de la formation de 2014 qui a remporté la première Coupe Vanier de l’histoire du programme.

« Chaque année, il y a des finissants. L’histoire de Danny, les joueurs, on ne sait pas plus ce qui se passe. Il a bâti un super programme ici. Que ce soit lui ou un autre entraîneur, ça va continuer. Les gars sont là pour gagner. Je suis zéro inquiet pour le futur des Carabins », a estimé Varhegyi qui avait pris une année sabbatique avant de revenir cette saison.

Le Rouge et Or de l’Université Laval a mis la main sur la Coupe Dunsmore

Universitaires samedi, 12 nov. 2016. 14:17

Rouge et Or 20 - Carabins 17 2:32

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Ça n’aura pas été facile, mais pour la première fois depuis 2013, le Rouge et Or de l’Université Laval a mis la main sur la Coupe Dunsmore. Et encore une fois, la rencontre entre les deux éternels rivaux a vu son dénouement survenir dans les derniers instants.

Le Rouge et Or a remporté son 13e championnat québécois en concluant une remontée au quatrième quart sur un jeu truqué qui lui a permis de l’emporter par la marque de 20-17, samedi, face aux Carabins de l’Université de Montréal.

Avec moins de 30 secondes à faire au match, le quart-arrière Hugo Richard a fait semblant de donner des directives à sa ligne à l’attaque pour désarçonner la défense adverse alors que les Lavallois étaient postés à la ligne de 3 des Bleus. La remise a été faite au porteur de ballon Sébastien Serré qui a remis le ballon au receveur Jonathan Breton-Robert dans un jeu renversé. La recrue a étiré le jeu à sa droite avant d’effectuer une passe à Richard qui était allé se placer dans la zone de but.

« J’étais confiant. Ça prend du "guts" pour l’appeler. Ces jeux-là, ça ne sert à rien si tu les laisses dans le tiroir. Il faut que tu t’en serves un moment donné. C’était le bon moment », a expliqué l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, qui gagne sa 12e Coupe Dunsmore.

« Je n’étais pas nerveux. J’étais excité », a eu comme réaction Breton-Robert lorsque Richard a annoncé le jeu dans le caucus.

« J’étais content. C’était le bon jeu. Ça faisait longtemps qu’on le préparait. C’était la situation parfaite. On l’a exécuté et ça l’a fonctionné », a commenté Richard qui a terminé le match avec 392 verges par la passe.

Avant de décocher la passe décisive, Breton-Robert, qui a été nommé joueur par excellence de la finale québécoise, a effectué un attrapé spectaculaire de 47 verges pour amener son équipe à la ligne de 10 des Montréalais. La recrue a terminé la rencontre avec 10 réceptions pour 161 verges et une passe de touché en plus d’en avoir inscrit un lui-même. Le produit des Faucons de Lévis-Lauzon a aussi capté un ballon du bout des doigts en plongeant plus tôt au quatrième quart.

« Je n’ai pas de mot pour décrire ça. On a bien exécuté tout au long du match. On a eu de la difficulté au début avec les revirements. Mais ce n’est pas grave. L’important, c’est la victoire à la fin », a affirmé Breton-Robert qui a une place importante dans l’attaque de Justin Éthier.

« Il faut leur donner le mérite. Ils ont bien joué et ils ont fait de gros jeux. Ils ont exécuté quand ça comptait », a reconnu Maciocia qui pourrait avoir dirigé son dernier match à l’Université de Montréal advenant qu’il devienne le directeur général des Alouettes.

L’issue de la Coupe Dunsmore aurait pu être décidée beaucoup plus tôt si le Rouge et Or ne s’était pas tiré dans le pied à plusieurs reprises.

L’équipe de Québec a raté une opportunité d’assommer ses rivaux au tout début du troisième quart. Le demi défensif Adam Auclair a mis Samuel Caron K.-O. en le plaquant dans son angle mort. Le quart des Bleus a échappé le ballon sous la force de l’impact et celui-ci s’est retrouvé directement dans les mains du plaqueur Vincent Desjardins. Les Lavallois, qui ont repris au 8 des Carabins, n’ont pu en profiter alors que Dominic Lévesque a raté sa tentative de placement de 16 verges qui a tout de même procuré un simple aux visiteurs.

Lévesque a connu une journée extrêmement difficile alors qu’il a manqué cinq de ses six tentatives de placement. Deux d’entre elles ont mené à des simples.

Les Carabins ont pris les devants 14-11 sur un touché de 56 verges de Guillaume Paquet au troisième quart. Le petit receveur était étroitement surveillé par deux joueurs, mais il a tout de même réalisé l’attrapé sur la passe de Pierre-Luc Varhegyi qui est venu en relève à Caron après sa blessure.

L’Université de Montréal, qui avait remporté les deux dernières Coupes Dunsmore, a donc raté la chance de gagner le trophée à domicile pour la première fois de son histoire.

« Contre Laval, on ne sait jamais. Avant qu’il n’y ait plus de temps au tableau, on ne peut jamais dire que c’est terminé. Il s’agissait de faire trois bons jeux de suite pour les sortir du terrain. Malheureusement, on n’a pas réussi », a déclaré le secondeur des Bleus, Alex Cromer-Émond, qui a réussi trois plaqués, dont un sac.

« C’est difficile. Je l’ai déjà vécu plus jeune quand je suis arrivé ici. Que tu perdes à la Coupe Vanier, à la Dunsmore ou en demi-finale, ça fait aussi mal parce que tu ne peux pas te rendre jusqu’au bout. Tu n’as pas réalisé ce que tu voulais », a lancé le centre-arrière Nicholas Narbonne Bourque qui voit sa carrière universitaire se terminer sur cette défaite.

Le Rouge et Or recevra les Golden Hawks de l’Université Wilfrid Laurier, samedi prochain, en demi-finale canadienne dans le cadre de la Coupe Uteck. Les champions de l’Ontario perdaient par 21 points avant d’entamer leur remontée face aux Mustangs de Western. L’autre demi-finale opposera les X-Men de StFX aux Dinos de Calgary qui seront les hôtes de la Coupe Mitchell.

Les champions québécois seront privés d’un joueur important la semaine prochaine alors que le bloqueur Francis Chabot s’est sérieusement blessé à une jambe.

Les huit dernières confrontations entre les deux puissances québécoises se sont terminées par un écart de six points ou moins, dont les trois de 2016 par trois points.

Un mauvais départ du Rouge et Or

La défense des locaux s’est illustrée tôt dans le match en provoquant des revirements sur les trois premières séquences offensives de leurs rivaux. Frédéric Chagnon a été à l’origine de deux interceptions dans les six premières minutes du match. Le secondeur a fait dévier une passe de Richard dans les mains d’Émile Charron-Ligez avant d’en effectuer une sur la série suivante.

Richard a poursuivi son départ laborieux en échappant le ballon sur la troisième séquence offensive de son équipe. Ce revirement a mené aux premiers points du match alors que Félix Ménard-Brière a réussi un placement de 31 verges. Le botteur de quatrième année a augmenté l’avance des siens à 6-0 en passant le ballon entre les poteaux avec 48 secondes à faire au premier quart.

Le quart-arrière de troisième année du Rouge et Or s’est ressaisi au début du deuxième quart. Des passes de 18, 14 et 21 verges ont placé le Rouge et Or à la porte des buts. Cela a mis la table à une passe de 4 verges à Breton-Robert qui a inscrit le premier touché du match pour donner les devants 7-6 aux visiteurs avec 11:33 à faire au second quart.

Les Carabins ont gratuitement donné trois points au Rouge et Or lorsque Jordan Perrin est entré en contact avec le botteur du Rouge et Or qui venait de rater sa tentative de 33 verges. Malgré tout, la défense des Bleus a limité les dégâts en stoppant l’attaque des Lavallois qui étaient à la ligne de 11. Lévesque a ensuite réussi son seul placement de la rencontre sur 18 verges et le pointage était de 11-6 en faveur du Rouge et Or à la mi-temps.

« Peu importe les revirements, on était dans une situation pas si pire en menant à la mi-temps. On s’est dit que ça ne pouvait pas être pire que c’était. Il fallait continuer, ne jamais arrêter et ce qu’on a fait jusqu’à la fin », a exprimé Richard qui captait sa première passe en carrière, tous niveaux confondus, sur le touché victorieux.

« Quand tu perds, tu sais que tu peux en faire plus, que ce soit en attaque, sur les unités spéciales ou en défense. Malheureusement, ce n’était pas notre cas. C’était un autre match classique. Cette fois-ci, Laval l’a emporté », a déclaré Maciocia qui a maintenant une fiche de 2-3 à la Coupe Dunsmore.

L’attaque des Bleus a été peu productive avec Caron au poste de quart. Varhegyi a procuré un nouveau souffle à l’unité offensive tant par la passe que par la course. Le pivot de cinquième année a complété 8 de ses 12 passes pour 112 verges en plus de gagner 43 verges en 4 courses.

David Deschamps, qui a remplacé Ménard-Brière après que ce dernier ait raté un botté de précision de 38 verges, a réussi un placement de 39 verges sur le dernier jeu du troisième quart pour donner les devants 17-12 aux Carabins.

Nicholas Narbonne Bourque, Junior Luke, Louis-Philippe Bourassa, Samuel Nadeau-Piuze, Sean Thomas Erlington, Marc Glaude, Émile Charron-Ligez, Mathieu Dupuis, Samuel Drapeau, Rémi Giguère, David Deschamps, Eddy Mperabanyanka et Varhegyi sont les 13 finissants des Carabins qui ont disputé leur dernier match universitaire.

Est-ce que c'était aussi le dernier match de l’entraîneur-chef Danny Maciocia à l’Université de Montréal? Le Montréalais a affirmé plus tôt cette semaine être intéressé par le poste de directeur général des Alouettes. On ne sait pas encore si le poste va lui être offert.

« Je ne sais pas quoi penser. Ça va me frapper un peu plus tard pendant la soirée », a-t-il répondu lorsque questionné sur comment il se sentait après cette défaite crève-coeur.

Il s’adressera à ses joueurs mardi lors de la dernière réunion d’équipe.

Par ailleurs, l’arbitre en chef René Daigneault était d’office pour une dernière fois après une carrière de 35 ans. 

Coupe Dunsmore : Des habitués en finale

Universitaires vendredi, 11 nov. 2016. 18:04

« Ce sera le clash des titans » 2:07

MONTRÉAL - Personne n'a voulu se mouiller, vendredi, alors que l'entraîneur des Carabins de l'Université de Montréal, Danny Maciocia, et son homologue du Rouge et Or de l'Université Laval, Glen Constantin, ont refusé de déclarer leur troupe favorite pour la finale de la Coupe Dunsmore, qui aura lieu à 14 h samedi au CEPSUM, préférant plutôt rendre hommage à l'adversaire avant le grand match.

En fait, la seule flèche a été lancée par Maciocia envers les membres des médias à l'échelle nationale, qui ont placé le Rouge et Or (7-1) au premier rang du top-10 national, même si ce sont les Carabins (7-1) qui ont terminé au premier rang de l'association, en vertu d'un meilleur différentiel de points.

« C'est tout à fait bizarre quand on y pense, a dit Maciocia. Nous sommes chanceux que ce ne soit pas eux qui votent pour qui va se qualifier pour les éliminatoires. »

Le Rouge et Or en territoire hostile

Les deux équipes sont au nez-à-nez depuis le début de la saison, et même depuis quelques années. Et les deux pilotes d'expérience s'attendent à un autre duel serré entre les deux rivaux.

« J'aimerais dire le contraire, mais ça risque d'être encore très serré, a mentionné Constantin après la remise des honneurs individuels du circuit au pavillon Roger-Gaudry de l'Université de Montréal. Ce sont deux équipes qui se connaissent très, très bien. Nous connaissons nos tendances. Il va falloir éviter les gros jeux et jouer ce match-là jusqu'à ce qu'il y ait seulement des zéros au cadran. »

Les sept derniers matchs entre les deux équipes ont pris fin avec un écart de six points ou moins, mais les Carabins ont une fiche de 5-2 au cours de cette séquence, incluant des triomphes lors des deux dernières finales de la Coupe Dunsmore.

« Il faut bien exécuter les jeux et ne pas penser à obtenir une grosse marge au pointage, a déclaré Maciocia. Ça va vraiment être un match de détails. Tout le monde doit faire son travail, faire confiance aux 11 autres joueurs sur le terrain. Il va falloir gérer les émotions pendant trois heures et réussir les jeux. Si nous faisons cela, nous allons avoir de bonnes chances de victoire."

Un facteur sera toutefois différent lors de l'édition 2016 de la Coupe Dunsmore. Pour une première fois depuis 2004, le match sera présenté au CEPSUM de l'Université de Montréal, et non au PEPS de l'Université Laval.

Si on peut penser que c'est un facteur à l'avantage des Carabins, il faut toutefois noter que le Rouge et Or a battu les Carabins 22-19 devant leurs partisans le 15 octobre dernier.

Place au duel de l'année au football universitaire

« C'est bon pour la confiance de nos jeunes joueurs qui n'avaient jamais gagné ici », a mentionné Constantin, qui a aussi noté que l'équipe s'était entraînée avec un bruit de foule en arrière-plan pour essayer d'habituer ses joueurs à ces conditions.

De son côté, Maciocia a refusé de parler de distractions ou de pression supplémentaires puisque le match est présenté à Montréal.

« Quand vous rentrez chez vous et que vous avez une femme avec trois enfants et pas de bouffe, ça c'est du stress ou de la pression, a imagé Maciocia. Nous demain (samedi), c'est une opportunité. Nous allons avoir du plaisir, nous allons vivre ça avec beaucoup de monde. Ce sera une journée spéciale et j'espère que nous allons profiter de cette occasion. »

La dernière des 12 victoires du Rouge et Or à la Coupe Dunsmore remonte à 2013.

Le gagnant du duel de samedi accédera à la finale de la Coupe Uteck contre les champions de l'Ontario, le 19 novembre. La finale de la Coupe Vanier sera présentée le 26 novembre au Tim Hortons Field, à Hamilton.

RSEQ : Samuel Caron joueur par excellence

Universitaires vendredi, 11 nov. 2016. 12:00

« Ce sera le clash des titans » 2:07

Presse Canadienne - Alexis Bélanger-Champagne

MONTRÉAL -  Le quart des Carabins de l'Université de Montréal Samuel Caron n'aurait jamais pu imaginer être nommé joueur par excellence de la ligue universitaire du Réseau du sport étudiant du Québec quand il était assis sur son divan l'automne dernier.

Après deux campagnes comme réserviste, Caron avait décidé de vivre un automne sans football. Il a maintenant retrouvé le plaisir de jouer et il a connu la consécration vendredi, en étant nommé joueur par excellence au Québec.

« Je n'ai pas vraiment joué pendant mes deux premières saisons et j'ai pris une année sans football avant de décider de revenir cette saison, a raconté Caron, lors d'une cérémonie au pavillon Roger-Gaudry de l'Université de Montréal. J'ai retrouvé le plaisir de jouer au football et c'est ça qui est important. C'est du sport, on fait ça pour avoir du plaisir et je pense l'avoir démontré sur le terrain. »

À sa première saison comme quart partant, Caron a connu des débuts éclatants, accumulant 320 verges de gains et une passe de touché dans une victoire de 24-21 sur le terrain hostile du Rouge et Or de l'Université Laval.

Caron a finalement récolté 1863 verges de gains et neuf passes de touché contre quatre interceptions.

« J'ai évolué. J'ai appris de mes erreurs au cours de la saison, a-t-il mentionné. Quand on fait des erreurs à l'entraînement, ce n'est pas comme dans un match. J'ai gagné la confiance de mes coéquipiers et c'est quelque chose que j'apprécie vraiment. »

Étudiant en génie civil à Polytechnique Montréal, Caron sera le candidat du RSEQ pour le prix Hec-Crighton, remis au joueur par excellence dans le football universitaire à travers le Canada.

« Je n'avais pas l'objectif de gagner des trophées individuels, a noté Caron, qui est âgé de 23 ans. Je voulais gagner des matchs. Toute l'offensive mérite ce trophée-là parce que nous avons tous bien joué. »

Récolte record pour les Carabins

Caron a mené une délégation record de gagnants provenant de l'Université de Montréal, alors que quatre membres des Carabins ont été honorés, vendredi.

Le joueur de ligne défensive Jonathan Boissonneault-Glaou, joueur défensif de l'année pour une deuxième année de suite, le botteur Félix Ménard-Brière, joueur des unités spéciales de l'année, et Danny Maciocia, entraîneur de l'année, sont les autres membres des Carabins à avoir gagné des honneurs individuels.

Le demi défensif Adam Auclair, du Rouge et Or, a été nommé recrue de l'année, tandis que son coéquipier Mathieu Betts a été élu joueur de ligne de l'année.

Shayne Cowan-Cholette, des Gaiters de l'Université Bishop's, a reçu le prix leadership et engagement social. Cowan-Cholette a organisé un voyage intitulé « Purple Heart » en compagnie de l'ancien des Gaiters Richard Lavoie, au cours duquel ils ont parcouru le Canada pour poser des gestes bienveillants et mettre les projecteurs sur les étoiles des différentes communautés.

« La tournée m'a enseigné que notre monde fonctionne grâce aux gens bienveillants, a déclaré Cowen-Cholette, un secondeur de cinquième année qui jouait aussi sur les unités spéciales. Il n'y a aucun mot pour décrire la grande générosité dont nous avons été témoins à travers le pays. »

Le receveur Vince Alessandrini, des Stingers de l'Université Concordia, et le joueur de ligne défensive Andrew Seinet-Spaulding, des Redmen de l'Université McGill, ont été nommés respectivement recrue offensive et défensive par excellence.

Honneurs individuels en football universitaire du RSEQ – Saison 2016
Athlète par excellence de l’année – Trophée Jeff-Russell
(En nomination pour le trophée Hec-Crighton – U Sports)
Samuel Caron - Carabins de l’Université de Montréal
 
Recrue de l’année
(En nomination pour le trophée Peter-Gorman – U Sports)
Adam Auclair - Rouge et Or de l’Université Laval
 
Joueur défensif de l’année
(En nomination pour le trophée des Présidents – U Sports)
Jonathan Boissonneault-Glaou - Carabins de l’Université de Montréal
 
Joueur de ligne de l’année
(En nomination pour le trophée J.P.-Metras – U Sports)
Mathieu Betts - Rouge et Or de l’Université Laval
 
Prix de leadership et engagement social
(En nomination pour le trophée Russ-Jackson – U Sports)
Shayne Cowan-Cholette - Gaiters de l’Université Bishop’s
 
Entraîneur de l’année
(En nomination pour le trophée Frank-Tindall – U Sports)
Danny Maciocia - Carabins de l’Université de Montréal
 
Recrue offensive par excellence (RSEQ)
Vince Alessandrini - Stingers de l’Université Concordia
 
Recrue défensive par excellence (RSEQ)
Andrew Seinet-Spaulding - Redmen de l’Université McGill
 
Joueurs des unités spéciales par excellence (RSEQ)
Félix Ménard-Brière - Carabins de l’Université de Montréal
 

Rouge et Or-Carabins : 2004, la naissance de la rivalité

Universitaires jeudi, 10 nov. 2016. 23:43

« Ce sera le clash des titans » 2:07

Christian Dufresne

MONTRÉAL – 63-0, 57-18 et 64-5. Voici les pointages par lesquels le Rouge et Or a vaincu les Carabins lors des trois premières confrontations entre les deux équipes lors du retour du programme de football de l’Université de Montréal dans la division du Québec.

L’Université Laval était déjà à cette époque la puissante machine qui a fait la pluie et le beau temps au football universitaire canadien. Malgré tout, dès 2002, on sentait la rivalité naître petit à petit.

« Au début ce n’était pas la même réalité. Je me souviens du premier match à Montréal. Même à 63-0, on savait déjà qu’il y avait une rivalité qui s’installait parce que c’était la deuxième université francophone qui obtenait un programme de football », se remémorait Matthieu Proulx, demi défensif du Rouge et Or de 2001 à 2004.

Le Rouge et Or en territoire hostile

Mais cette rivalité, semblait-elle être saine à ses débuts?

« Absolument pas!, a lancé le premier entraîneur-chef du programme des Carabins, Jacques Dussault. Ce n’est pas la faute des joueurs. On venait juste d’annoncer qu’on était au monde et ça commençait déjà à parler des Nordiques et du Canadien. C’est comme s’il y avait des gens qui attendaient la continuité de celle-ci. Une rivalité (CH-Nordiques) où il y en a certains qui ont perdu les pédales d’aplomb. Pas sûr que c’est ce qu’on voulait véhiculer au niveau universitaire. »

« Certaines personnes chez les médias et chez les spectateurs n’ont pas été capables de comprendre que c’était des universitaires qui jouaient au football. Que ça faisait partie de leur cheminement vers un travail après leur carrière. C’était tout mêlé et tout croche. C’était couvert comme des matchs professionnels. C’était regrettable un petit peu », se souvenait celui qui a été le pilote des Bleus de 2002 à 2005 lors d’un entretien téléphonique avec le RDS.ca.

C’est en 2004 que cette rivalité a vraiment commencé à se faire sentir aux deux bouts de la 40. D’abord au PEPS, au mois de septembre, puis au CEPSUM, à la Coupe Dunsmore, en novembre.

Lors de la troisième semaine d’activités du calendrier régulier, les Bleus ont surpris les champions en titre de la Coupe Vanier, sur leur propre pelouse, à Québec. Une courte victoire par la marque de 14-13 qui allait sonner le début d’une longue rivalité qui vivra un autre chapitre samedi lors de la présentation de la finale québécoise entre les deux programmes. D’ailleurs, les Bleus accueilleront ce match pour la première fois depuis 2004.

« Le match où on les a battus à Québec, c’est défensivement qu’on a tenu le coup, a raconté Jacques Dussault qui essuyait bien des huées dans la Vieille Capitale. Ils progressaient pas mal sur le terrain, mais quand ils arrivaient à l’intérieur de notre territoire, on trouvait une façon de les arrêter. On a fait deux gros jeux pour marquer des points. »

« Le premier touché, c’était sur un tracé en coin qui a mené à un jeu de 55 verges d’Olivier Pellerin. L’autre, c’était sur un retour de dégagement d’Yves Bériault qui était extrêmement rapide. C’était deux gros jeux. C’était ça l’histoire du match », a décrit Proulx qui n’était pas en uniforme lors de cette rencontre en raison d’une blessure.

Cette partie est devenue historique puisque le Rouge et Or a gagné les 70 prochaines rencontres au PEPS. Évidemment, il fallait que ce soit les Carabins, lors de la finale québécoise de 2014, qui viennent mettre un terme à cette séquence de plus de 10 ans qui ne sera jamais égalée.

La revanche du Rouge et Or au CEPSUM

Les hommes de Jacques Dussault ont gagné les cinq matchs suivants en 2004 pour terminer le calendrier régulier avec une fiche parfaite de 8-0. Ils ont ensuite vaincu les Redmen en demi-finale québécoise pour savourer le premier gain en éliminatoires de l’histoire du programme. Le Rouge et Or a éliminé les Stingers pour mettre la table pour une première Coupe Dunsmore au CEPSUM.

Matthieu Proulx« On se souvient qu’ils s’étaient fait confectionner des chapeaux où il était imprimé "8-0". C’est le genre de choses dont tu te nourris pour te motiver. C’est sûr que quand tu es dans la rivalité, tu les détestes. C’est vraiment viscéral. Tu t’entraînes en pensant à battre cette équipe-là », a affirmé Proulx qui en était à sa dernière saison universitaire en 2004.

Les Carabins et le Rouge et Or défrayaient les manchettes de tous les médias de Montréal et de Québec durant les jours précédant ce choc qui allait propulser l’une des deux équipes dans le carré d’as canadien.

Habité par un esprit de vengeance, le Rouge et Or a finalement montré sa supériorité en l’emportant au compte de 30-12 en interceptant notamment le quart-arrière des Bleus Jonathan Jodoin à quatre reprises en première demie.

« Pour nous, c’était une grande fierté, a indiqué Proulx qui avait réalisé l’une des interceptions face à Jodoin. Le match s’est soldé par une victoire assez convaincante. Leur jeu aérien n’avait rien fait. On l’avait anéanti. On disait : "attendez un peu, vous n’êtes pas encore là". »

« On n’avait pas l’expérience que ça prenait pour ce genre de match, a estimé Dussault. Nos vétérans étaient des joueurs de troisième année et non de cinquième. On n’avait pas la profondeur que la gang à Glen avait. On s’est accroché du mieux qu’on a pu. »

L’Université Laval a remporté ses deux matchs suivants pour soulever la troisième Coupe Vanier de son histoire et sa deuxième en autant de saisons. Un gain de 7-1 face aux Huskies de la Saskatchewan.

« Cette année-là, notre attaque n’était pas nécessairement dynamique, mais on avait une bonne unité défensive », a rappelé Proulx dont l’équipe a subi son seul revers de la saison face aux Carabins en saison régulière.

Jacques Dussault retient de bons souvenirs de l’année 2004 bien qu’elle se soit terminée par un revers au CEPSUM.

Jacques Dussault« Le fait d’avoir la possibilité de jouer la Coupe Dunsmore à la maison après seulement trois années d’existence, je pense que les jeunes étaient contents et fiers et ils avaient raison de l’être. Trois ans, ce n’est pas beaucoup d’années pour mettre un programme sur pied », a fait valoir celui qui a dirigé à tellement de niveaux au Québec.

Presque 12 ans jour pour jour, les deux hommes suivront attentivement le déroulement de la Coupe Dunsmore samedi. Dussault sera même dans l’assistance au CEPSUM.

Ces deux bonnes têtes de football reconnaissent que la rivalité entre les Carabins et le Rouge et Or est aujourd’hui parmi les meilleures au Canada.

« Ce sont des matchs épiques chaque fois que ces deux équipes se rencontrent. C’est le fun regarder ces parties. Je pense que quand tu demandes aux joueurs, ils aimeraient s’affronter huit fois par année parce que c’est la meilleure compétition. Je n’enlève rien aux autres programmes », a estimé Proulx voue un grand respect pour le programme de l’Université de Montréal et son entraîneur-chef Danny Maciocia.

Évidemment, inutile de leur demander quel camp ils encourageront.

« C’est sûr que quand Montréal et Laval s’affrontent, il n’y a pas une once de moi qui veut que Montréal gagne. Mais je veux un bon match et je sais que je vais en avoir un », a souligné Proulx qui a connu une belle carrière dans la LCF avec les Alouettes. 

« Ça va faire drôle d’être sur les lignes de côté. Il y a des gens que je connais fort bien des deux côtés. Mais c’est sûr que tout le monde comprend que je prends pour les Carabins », a mentionné celui qui est maintenant analyste des matchs des Alouettes à la radio.

Les deux hommes étaient des acteurs très impliqués lors de la toute première confrontation entre le Rouge et Or et les Carabins, le 21 septembre 2002. Samedi, il s’agira du 35e affrontement entre les deux puissances québécoises. Les Lavallois ont jusqu’ici eu l’avantage à 24 reprises contre seulement 10 pour les Carabins qui ont toutefois remporté les deux dernières Coupes Dunsmore.

Antony Dufour du Rouge et Or : « On veut leur rendre la pareille »

Universitaires jeudi, 10 nov. 2016. 15:58 Antony Dufour
Antony Dufour (Source d'image:Yan Doublet)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Le Rouge et Or de l’Université Laval a l’intention de gâcher la fête au CEPSUM, samedi après-midi, lorsqu’il disputera la Coupe Dunsmore face aux Carabins de l’Université de Montréal.

Les partisans des Bleus sont gonflés à bloc puisque la finale québécoise est présentée pour la deuxième fois de l'histoire sur le campus de l’UdeM depuis le retour des Carabins en 2002, une première depuis 2004.

Outre de soulever la coupe Dunsmore pour la première fois depuis 2013, la troupe de Glen Constantin veut également venger ses deux dernières éliminations subies au PEPS face aux Carabins.

« D’aller jouer là-bas (Montréal), c’est une motivation plus qu’un enjeu. On voulait y retourner pour leur rendre la pareille et gagner là-bas », a indiqué le receveur et retourneur du Rouge et Or, Antony Dufour, dans un entretien téléphonique jeudi.

« La pression de gagner à la maison est passée dans l’autre camp », a ajouté Constantin quelques minutes plus tard dans sa conférence de presse hebdomadaire.

Les Lavallois ont remporté leur premier match au CEPSUM depuis le 22 octobre 2013, plus tôt cette saison. Cette victoire est venue insuffler une bonne dose de confiance à l’équipe.

« Ça nous a fait du bien en tant qu’équipe. On sait maintenant que peu importe le terrain sur lequel on joue, on peut remporter la partie. Ce match a permis aux recrues de l’équipe de vivre l’ambiance du CEPSUM. Tu en entends parler, mais tant que tu ne l’as pas vécu, tu ne sais pas ce que c’est », a expliqué Dufour qui a inscrit un touché de 101 verges sur un retour de botté d’envoi la semaine dernière.

« Si on avait des doutes qu’on ne pouvait pas gagner à Montréal, (ils sont dissipés). Il y a eu beaucoup de changements de momentum (dans le dernier match). On a gagné en confiance de ce côté-là », a fait valoir Constantin qui sera à la recherche d’une 12e victoire en carrière à la Coupe Dunsmore.

Constantin et ses hommes tenteront de reproduire la même recette qui leur a permis de l’emporter par la marque de 22-19 le 15 octobre dernier.

« Les clés de la victoire vont être les mêmes que le dernier match contre eux : d’avoir un bon début de match, éviter les erreurs et les punitions et le positionnement sur le terrain sera très important », a étalé Constantin.

« Montréal a une très bonne attaque et il faut leur procurer un long terrain. Le succès de Montréal passe beaucoup par leur jeu au sol et ensuite ils vont ouvrir le jeu aérien. C’est important pour nous d’être étanche face à leur attaque au sol », a enchaîné le pilote des Lavallois dont la défense n'avait accordé que 40 verges par la course lors du gain du 15 octobre dernier.

Le Rouge et Or s’entraînera sur son terrain jeudi soir et tiendra un entraînement léger vendredi matin avant de mettre le cap vers Montréal en après-midi.

Analyse des forces en présence à la Coupe Dunsmore

Universitaires mercredi, 9 nov. 2016. 21:31 Samuel Caron, Junior Luke, Hugo Richard et Mathieu Betts
Samuel Caron, Junior Luke, Hugo Richard et Mathieu Betts (Source d'image:RDS)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Les deux adversaires qui s’affronteront samedi à la Coupe Dunsmore forment des équipes extrêmement solides sur les trois facettes du football.

Ce n’est donc pas une surprise qu’elles aient terminé au sommet du dernier scrutin de l’Association des journalistes de football du Canada.

Bien malin celui qui peut prédire l’issue de la rencontre de ce week-end, troisième duel en 2016 entre les deux rivaux québécois qui ne se sont pas cédés un centimètre.

Les Bleus, qui tenteront de remporter le premier titre québécois de leur histoire à domicile, ont gagné le premier affrontement de la saison 24-21, à Québec. Le Rouge et Or est ensuite venu resserrer le classement en défaisant les Montréalais 22-19 au CEPSUM.

Chacune des parties s’est décidée dans les derniers instants du quatrième quart, ce qui est devenu coutume dans les duels entre les deux puissances du RSEQ qui sont nez à nez dans la plupart des catégories statistiques.

Qu’est-ce qui fera la différence à la Coupe Dunsmore? Quels joueurs pourraient se mettre en évidence? Voici un aperçu des forces en présence par position.

QUARTS-ARRIÈRES : ÉGALITÉ

Le pivot des Carabins Samuel Caron en sera à une première participation à la finale québécoise contrairement à son vis-à-vis, Hugo Richard, qui a été le quart partant du Rouge et Or lors des deux dernières éditions.

Ils ont toutefois un point en commun : ils chercheront chacun à soulever le trophée pour la première fois en tant que partant.

Caron et Richard ont connu d’excellentes saisons lorsqu’on analyse leurs statistiques. Richard, qui a lancé pour 401 verges de gains la semaine dernière, a terminé au deuxième rang du RSEQ en saison régulière pour les verges par la passe avec 2093. Il a dominé au chapitre des passes de touché avec 13, quatre de plus que son rival des Carabins.

Les deux quarts se sont également démarqués avec leurs jambes cette saison. Caron a gagné 300 verges au sol, soit une moyenne de 6,5 verges par course, et a inscrit quatre touchés. Richard a moins souvent porté le ballon ne gagnant que 156 verges, mais il a marqué 8 majeurs, un sommet par la course dans le RSEQ.

Richard n’a jamais connu ses meilleures performances face aux Carabins, mais il joue actuellement son meilleur football depuis sa saison recrue. Extrêmement exigeant envers lui-même, il voudra évidemment mettre fin au règne des Bleus qui dure depuis son arrivée en poste avec l’Université Laval.

Les deux quarts-arrières devront absolument éviter les revirements qui ont souvent été déterminants dans l’issue d’un match entre ces deux formations au cours des trois dernières années. Richard a lancé trois de ses cinq interceptions face à l’UdeM cette saison.

RECEVEURS : AVANTAGE CARABINS

S’il y a un endroit où l’une des deux équipes détient un avantage clair, c’est du côté des receveurs.

Les Carabins comptent sur le meilleur trio de receveurs au Québec – et probablement au Canada – avec Régis Cibasu, Louis-Mathieu Normandin et Guillaume Paquet. Les trois doivent être surveillés étroitement et possèdent des aptitudes différentes.

Régis CibasuCibasu est le plus grand des trois et n’a seulement besoin que le ballon soit en sa direction pour effectuer l’attrapé. Il élève toujours son jeu d’un cran en éliminatoires et effectue des attrapés importants. Normandin est le spécialiste des entre-zones et est excellent pour gagner des verges après avoir capté le ballon. Paquet est extrêmement rapide et évolue au poste de receveur éloigné ce qui le place souvent en situation de un contre un.

Samuel Nadeau-Piuze est l’étudiant-athlète utilisé sur les formations à quatre receveurs et a fait un attrapé important dans le premier match de la saison face au Rouge et Or. Raphael Major-Dagenais ainsi que les recrues Robbi Dejean et Simon Losier-Tremblay ont également été en uniforme cette saison.

Le Rouge et Or n’est toutefois pas à plaindre à cette position. Le vétéran de cinquième année Félix Faubert-Lussier occupe le même rôle que Normandin avec les Carabins. Le choix au repêchage des Tiger-Cats sait reconnaître les stratégies adverses pour adapter ses tracés. Tyrone Pierre est généralement celui visé pour les longs jeux. La recrue Jonathan Breton-Robert sera à surveiller étant souvent utilisée dans des formations où l’on met en valeur sa vitesse.

Antony Auclair, principalement aligné comme ailier rapproché, peut être placé un peu partout et son grand gabarit l’aide à s’élever au-dessus de ses couvreurs. Il est également extrêmement fort et puissant. La recrue Marc-Antoine Pivin a graduellement vu plus de terrain au courant de la saison et il a explosé face aux Stingers en demi-finale avec 198 verges de gains en 6 attrapés.

PORTEURS DE BALLON ET LIGNE OFFENSIVE : AVANTAGE ROUGE ET OR

Quand on parle des porteurs de ballon, on parle inévitablement des lignes offensives. L’un ne va pas sans l’autre et chaque équipe est bien équipée à ces deux positions.

Le Rouge et Or a utilisé un système à trois demis offensifs avec Vincent Alarie-Tardif, nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ, Christopher Amoah et Sébastien Serré. Alarie-Tardif devrait être celui qui touchera le plus souvent au ballon. Amoah devra faire attention alors qu’il a encore échappé le ballon la semaine dernière, situation qui avait coûté cher face aux Carabins en début de saison.

Les Carabins misent principalement sur Sean Thomas Erlington et introduisent généralement Gabriel Parent au fur et à mesure que le match avance. Ces deux joueurs voudront se racheter puisque lors du deuxième affrontement face aux Lavallois, l’attaque au sol des Bleus n’avait amassé que 40 verges.

Mais si tous ses porteurs veulent connaître du succès samedi, il faudra que leur ligne offensive gagne leur bataille contre la ligne défensive adverse. La bonne nouvelle, c’est qu’elles sont toutes les deux en santé.

Le 15 octobre dernier, le quintette du Rouge et Or a concédé 6 sacs aux Bleus. Mais il avait bien fait en fin de match pour orchestrer une poussée  qui avait mené au placement victorieux de Dominic Lévesque. La ligne offensive a également permis à l’attaque au sol de gagner 115 verges et de marquer deux touchés.

Du côté des Carabins, le retour au jeu de Marc Glaude, qui n’a pas affronté le Rouge et Or cette saison, comme bloqueur à droite est venu solidifier ce côté de la ligne qui était une des faiblesses de l’équipe depuis le début de l’année.

L’équipe qui réussira à établir le jeu au sol prendra une option sur la Coupe Dunsmore. La guerre des tranchées sera sans merci samedi puisque tous les joueurs des deux lignes défensives ont la force et le talent pour se rendre au quart-arrière sur un jeu de passe.

LIGNE DÉFENSIVE : ÉGALITÉ

Lorsqu’on compare les deux lignes défensives, ce n’est pas compliqué. Elles ont décroché les quatre places disponibles sur l’équipe d’étoiles du RSEQ. L’ailier Mathieu Betts et le plaqueur Vincent Desjardins ont reçu l’honneur du côté du Rouge et Or et l’ailier Jonathan Boissonneault-Glaou et le plaqueur Junior Luke des Carabins ont pris les deux autres places.

Vincent Desjardins, Edward Godin et Mathieu BettsLes autres joueurs qui les appuient sont également redoutables que ce soit l’ailier Edward Godin ainsi que les plaqueurs Clément Lebreux et Marc-Antoine Ouellet du côté du Rouge et Or.

Chez les Bleus, l’ailier défensif Emile Charron-Ligez connaît sa meilleure saison en carrière. L’imposant plaqueur Mathieu Dupuis fait également de l’excellent boulot en plein centre de la ligne.

Bref, ce qu’on note, c’est que les deux lignes à l’attaque en auront plein les bras. Le duel du 15 octobre dernier a sonné le réveil de Mathieu Betts. Il sera intéressant de voir les formations des Carabins qui pourraient être tentés de laisser un joueur de plus en protection pour donner plus de temps à Caron. Le plan de match pourrait être le même pour le Rouge et Or. 

SECONDEURS : AVANTAGE CARABINS

Le léger avantage des Carabins du côté des secondeurs se nomme Frédéric Chagnon. Cet étudiant-athlète de quatrième année est constamment épié par les dépisteurs de la LCF qui voit un bel espoir professionnel en lui.

Chagnon est un infatigable joueur qui a même joué avec un plâtre protecteur cette saison en raison d’une blessure à une main. Il se déplace extrêmement bien malgré ses six pieds quatre pouces et peut offrir des couvertures serrées au besoin. Il est aussi un spécialiste pour créer des revirements.

Il sera appuyé par Alex Cromer-Émond comme secondeur du côté court et David Deschamps comme secondeur en couverture. Il faudra surveiller si Brian Harelimana sera de retour au jeu lui qui a raté le dernier match. Mais même sans lui, les Bleus ont beaucoup de profondeur à cette position avec Jean-Philippe Lévesque, Xavier Prévost et Grégory Jean-Joseph.

Du côté du Rouge et Or, Gabriel Ouellet a été nommé sur l’équipe d’étoiles comme secondeur en couverture. Le joueur de deuxième année Marc-Antoine Varin a fait du bon travail au centre de la boîte. Cédric Lussier-Roy connaît d’excellents moments lui qui n’a pas été épargné par les blessures depuis le début de sa carrière universitaire.

Le travail des secondeurs des deux équipes sera primordial puisque c’est probablement à cette position qu’il y aura le plus d’ajustements à faire durant le match selon ce que l’adversaire présente.

TERTIAIRE : ÉGALITÉ

Il s’agit de deux jeunes tertiaires de part et autre, mais elles ont fait leur preuve.

On se posait beaucoup de questions l’an dernier quand Danny Maciocia a aligné les recrues François Hamel au poste de maraudeur ainsi que Zacary Alexis et Jordan Perrin comme demis de coin. On a vite compris qu’il s’agissait de jeunes joueurs talentueux qui avaient bien compris le système de leur coordonnateur.

Chez le Rouge et Or, la recrue Adam Auclair a déjà laissé sa marque à sa première saison. Les receveurs savent déjà qu’ils doivent garder la tête haute lorsqu’ils sont dans la zone du demi défensif. Auclair, le demi défensif finissant Gabriel Marcoux et le demi de coin Alex Hovington ont tous été récompensés avec une présence sur l’équipe d’étoiles du RSEQ cette saison.

Hovington, un autre bel espoir professionnel, aura vraisemblablement la tâche de couvrir Guillaume Paquet et il sera intéressant de voir s’il peut permettre à son coordonnateur défensif Marc Fortier de le laisser seul face à ce dernier.

Avec deux bons quarts-arrières et deux excellents groupes de receveurs, les deux tertiaires seront mises à l’épreuve si les lignes offensives ont le dessus sur les lignes défensives.

UNITÉS SPÉCIALES : AVANTAGE ROUGE ET OR

Félix Ménard-Brière des Carabins a une jambe plus puissante que Dominic Lévesque du Rouge et Or sur les dégagements. Le botteur de l’UdeM a maintenu la meilleure moyenne au pays avec 42,4 verges grâce aussi au travail de son unité de couverture. Lévesque n’est pas loin derrière avec une moyenne de 39,7 verges.

Le plus important pour eux, ce sera la hauteur et le positionnement de leurs bottés pour repousser leurs rivaux le plus loin possible.

Félix Ménard-BrièreDu côté des placements, Lévesque a le dessus sur le finissant des Bleus. Il a réussi 10 de ses 14 tentatives en 2016, dont un en fin de quatrième quart pour donner les devants à son équipe dans le deuxième duel face aux Carabins.

Ménard-Brière a terminé la saison régulière avec 17 de ses 25 placements réussis. Il a toutefois manqué de constance de ce côté.

Du côté des retourneurs, il faut donner l’avantage à Antony Dufour du Rouge et Or qui est un spécialiste de cette facette. Il a ramené un botté d’envoi sur 101 verges pour un touché la semaine dernière.

Les Carabins ont utilisé Régis Cibasu sur les retours de dégagements la semaine dernière. C’était le deuxième match de la saison où il touchait au ballon à ce poste.

ENTRAÎNEURS : ÉGALITÉ

Les deux groupes d’entraîneurs sont parmi les meilleurs au Canada. Glen Constantin et Danny Maciocia n’ont plus besoin de présentation.

Avec leurs adjoints, ils concoctent toujours de bons plans de match qui forcent chacun des groupes d’entraîneurs à s’ajuster et à trouver des solutions durant la rencontre.

Ce sera donc aux joueurs d’exécuter ce qu’on leur demande, mais on peut s’attendre à une autre partie d’échecs entre tous ses entraîneurs d’expérience.

Fin de l'ère David Lessard à Sherbrooke

Universitaires jeudi, 10 nov. 2016. 15:10 David Lessard
David Lessard (Source d'image:Christian L-Dufresne)

Le Vert & Or de l'Université de Sherbrooke aura un tout nouveau groupe d'entraîneurs la saison prochaine.

La direction du Service du sport et de l'activité physique (SSAP) de l’Université de Sherbrooke a annoncé qu'elle ne renouvellera pas le contrat de l’entraîneur-chef de son équipe de football, David Lessard.

Ses adjoints Mathieu Pronovost (coordonnateur offensif), Guillaume Boucher (coordonnateur défensif) et Jean-Philippe Gauthier (entraîneur des porteurs de ballon) viennent aussi à échéance le 31 décembre prochain. Ce sera le nouveau pilote qui aura leur sort entre ses mains.

« Cette décision a été prise à la suite de l'évaluation de la dernière saison des footballeurs de l’UdeS et de celles qui ont précédé et tient compte également des besoins et des défis à relever dans les années à venir pour le programme de football universitaire sherbrookois », peut-on lire dans le communiqué de presse du Service du sport et de l'activité physique (SSAP) de l’Université de Sherbrooke.

« Je tiens à remercier David pour son dévouement remarquable, son engagement soutenu et la passion qu’il a démontrée au cours des 10 saisons passées au sein de notre organisation, dont les cinq dernières à la barre de l’équipe. En ce qui concerne les adjoints, la décision de leur offrir un renouvellement de leur contrat sera prise avec le nouvel entraîneur-chef. Ce dernier aura le défi emballant d’assurer le développement de l’un des meilleurs programmes de football au Québec et de poursuivre l’arrimage important de ce programme avec la région », a déclaré le directeur général du SSAP, Jean-Pierre Boucher.

En cinq saisons au poste de commande de la formation de football Vert & Or, David Lessard possède un dossier de 23 victoires et autant de défaites, incluant cinq parties en séries éliminatoires. Il est associé au Vert & Or depuis l’automne 2007.

Le processus de sélection d'un nouvel entraîneur est enclenché, mais aucune liste de candidats n'a été dressée à ce moment-ci. Le département n'a pas fixé d'échéancier pour choisir le successeur de Lessard.

En entrevue avec le RDS.ca, Jean-Pierre Boucher et Alain Webster, le vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales, ont confirmé que la décision était dans le but de rendre le programme plus compétitif sur le terrain et pour attirer les meilleurs étudiants-athlètes collégiaux. Le nouvel entraîneur devra toutefois tenir compte « des objectifs sportifs et académiques que se donne l’Université dans la gestion de son programme de sport d’excellence ».

David Lessard a été rencontré jeudi après-midi où on lui a annoncé la nouvelle. La direction de l'université a ensuite tenu une rencontre avec les capitaines du Vert & Or.

Carabins : « On le devait à nos partisans »

Universitaires mardi, 8 nov. 2016. 19:24 Le CEPSUM de l'Université de Montréal.
Le CEPSUM de l'Université de Montréal. (Source d'image:James Hajjar)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Les Carabins de l’Université de Montréal s’étaient donné l’opportunité d’accueillir la Coupe Dunsmore au CEPSUM en devançant tout juste le Rouge et Or pour le premier rang du classement du Réseau du sport étudiant du Québec.

Il ne leur restait qu’à remporter leur match de demi-finale face aux Redmen pour pouvoir enfin dire officiellement que leur stade allait être le théâtre de la finale québécoise pour la deuxième fois de leur histoire. Comme en 2004, ce seront les représentants de l’Université Laval qui seront les visiteurs.

« On devait ça à nos partisans, a lancé le secondeur Alex Cromer-Émond à la suite du gain de 42-0 de son équipe face à l’Université McGill. Ils nous suivent sur la route. Ce n’est jamais facile quand ils vont à Québec. D’avoir l’opportunité d’accueillir la Coupe Dunsmore à Montréal, ça va nous donner un petit avantage avec notre 13e joueur. J’ai vraiment hâte de jouer ce match. »

Carabins« Les partisans sont fous ici! On l’a fait un peu pour eux parce qu’ils n’auront pas besoin de se déplacer à Québec. Ça va être une ambiance incroyable », a convenu le porteur de ballon Gabriel Parent qui en sera à une deuxième participation à la Coupe Dunsmore.

La directrice des programmes sportifs, Manon Simard, est en poste depuis la renaissance du programme d’excellence des Carabins dans les années 1990. Elle se réjouit que cette finale soit de retour sur les terres de l’Université de Montréal, surtout qu’elle se souvient peu de l’édition de 2004 que les siens avaient perdue par la marque de 30-12.

« Je ne me souviens plus de ce que c’était parce que ça fait tellement longtemps. Je me souviens seulement d’avoir parlé avec les gens de Laval qui étaient sans connaissance de s’en venir ici après seulement notre troisième année d’existence », s’est remémoré l’architecte du programme sportif des Bleus.

« C’est plaisant pour cette équipe et le groupe d’entraîneurs qui ont travaillé tellement fort, a-t-elle ajouté en parlant de la formation de 2016. C’était dû. Les dernières années, il fallait toujours aller à Québec. Le défi n’est pas moindre (en accueillant le match). Au moins, c’est chez toi avec ton monde. »

CEPSUM plutôt que le stade Percival-Molson

Étant donné que la capacité du CEPSUM est de 5100 spectateurs, certains ont suggéré de tenir la Coupe Dunsmore au stade Percival-Molson pour accueillir plus de gens.

Bien que les entraîneurs et joueurs des Carabins conviennent qu’il est plaisant de disputer un match devant 20 000 spectateurs, ils ne voudraient pas jouer la partie de samedi ailleurs qu’au CEPSUM.

« Nos partisans, familles, amis et les trois établissements (UdeM, Polytechnique, HEC) méritent d’avoir le match ici, chez nous, au CEPSUM, a indiqué l’entraîneur-chef des Bleus, Danny Maciocia, en conférence de presse mardi. Nous avons travaillé tellement fort. Je comprends l’argument d’avoir deux équipes du Québec dans une finale et d’attirer des gens comme ce qu’on a vécu à la Coupe Vanier en 2014. Mais pour l’Université de Montréal, ça va être une journée unique et spéciale. »

« Ce n’est pas simplement de jouer ce match à la maison. C’est le processus qui a mené à cela. Nous avons eu une bonne saison et on est récompensé de le jouer à la maison, a expliqué le receveur Guillaume Paquet. Je suis plus de la vieille école. Nous avons un stade et nous ne voulons pas jouer dans un stade neutre. On est bien à la maison. »

Outre d’avoir leurs partisans derrière eux et le bruit qu’ils produiront pour déranger l’attaque des Lavallois, les joueurs des Carabins sont contents de pouvoir vivre leur routine habituelle d’un match à domicile pour la Coupe Dunsmore.

« J’ai réalisé ce matin (mardi) que la Coupe Dunsmore était à Montréal pour la première fois depuis que je suis avec les Carabins », a admis le centre-arrière finissant Nicholas Narbonne Bourque. « Nous n’avons pas à partir un jour à l’avance et aller à l’hôtel. On ne manquera pas de cours. On va pouvoir être chez nous dans nos affaires et ne pas faire le voyage de trois heures », a fait savoir celui qui disputera sa quatrième finale québécoise en cinq ans avec les Bleus.

Danny Maciocia et ses hommes sont conscients que de disputer la Coupe Dunsmore à Montréal ne les assure en rien de la victoire et qu’il peut même y avoir des pièges par rapport à cela. Maciocia compte sur ses leaders pour garder ses joueurs sur terre et qu’ils demeurent dans le moment présent durant la rencontre.

« Il faut gérer cette énergie. Ça demeure de jouer l’adversaire devant toi. C’est 12 batailles et il faut aller les chercher les 12 ou de gagner la majorité pour réussir un jeu en particulier. Si ça se répète, tu augmentes tes chances d’aller chercher la victoire. Il faut être dans le moment et rester concentré. Tu ne peux pas te faire affecter par les distractions », a noté Maciocia qui a une fiche en carrière de 2-2 à la Coupe Dunsmore.

Le CEPSUM étant situé à un emplacement particulier du campus de l’Université de Montréal, la météo - particulièrement le vent - peut venir changer la donne durant la rencontre. Il y a trois semaines face au Vert & Or, le vent soufflait extrêmement fort d’un côté du terrain, ce qui compliquait le travail des attaques avec le vent dans le visage.

Même s’ils ont déjà vécu ses conditions cette saison, Narbonne Bourque et Paquet ne croient pas que leur équipe soit avantagée par cela.

« Tout le monde est conscient que c’est un ou deux jeux qui peuvent faire la différence dans le match. Qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il tombe des sécheuses, je ne pense pas que ça change grand-chose », a illustré Narbonne Bourque.

« Nous pouvons lancer le ballon et aussi courir. Peu importe la température, un ouragan, une tornade, de la pluie, qu’il fasse chaud ou non, on peut se débrouiller », a fait valoir Paquet qui est l’une des armes préférées de son quart-arrière Samuel Caron cette saison.

Actuellement, les prévisions de samedi font état d’une journée ensoleillée avec des passages nuageux. On annonce une température de 4°C avec des vents de l’ouest soufflant à 25 km/h.

Pile ou face?

Universitaires mardi, 8 nov. 2016. 11:50 La ligne offensive des Carabins contre le Rouge et Or
La ligne offensive des Carabins contre le Rouge et Or. (Source d'image:Dominique Bernier)
Christian Dufresne

CHRONIQUE – Avec tout le respect que j’ai pour les quatre autres équipes du RSEQ, je crois parler pour la majorité des amateurs québécois de football quand je dis qu’un troisième duel entre le Rouge et Or et les Carabins était souhaité pour 2016. Et ce sera le cas lors de la Coupe Dunsmore.

On pourrait dire que l’Université Laval veut mettre un terme à la série de deux titres consécutifs des Bleus.

Certes.

On pourrait dire que l'Université de Montréal veut ajouter une troisième coupe Dunsmore à son palmarès.

Naturellement.

Néanmoins, au-delà de l’historique du passé entre ces deux équipes, il y a un combat de championnat de trois rounds qui s’est amorcé le 3 septembre et qui s’est poursuivi le 15 octobre. Ce week-end, ce sera le dernier engagement de cet affrontement qui est égal un round partout.

De mémoire, je n’ai jamais vu deux équipes de la même division autant nez à nez au football universitaire canadien.

Leurs deux parties du calendrier régulier se sont terminées par un écart de trois points avec un gain sur le terrain adverse par chacun des protagonistes de cette rivalité.

Les Carabins ont accordé une moyenne de 9,0 points par match, le Rouge et Or 9,8. Évidemment, ils sont classés première et deuxième défenses au pays. Du côté de l’attaque, on ne peut être plus égal. L’Université de Montréal a inscrit 37 points en moyenne, soit seulement 0,9 point de plus que ses rivaux de la Vieille Capitale.

Le Rouge et Or a terminé au premier rang du top-10 canadien lors du dernier scrutin, tout juste devant les Carabins. D’ailleurs, outre le premier top-10 dévoilé avant le début de la saison, il n’y a que ces deux formations qui ont occupé le sommet de ce classement.

Je pourrais continuer pendant des heures à vous décrire chaque statistique puisqu’elles se ressemblent tellement d’un côté comme de l’autre.

Si on regarde du côté des effectifs, il y a des joueurs d’impact à toutes les positions, autant chez les Rouges que chez les Bleus. Deux bonnes lignes offensives en santé, deux fronts défensifs redoutables. Des receveurs capables de transformer de courts gains en longs jeux. Deux botteurs en mesure de gagner la bataille de positionnement sur le terrain.

Qu’est-ce qui départagera ces deux équipes samedi? Le plan de match et l’exécution de celui-ci. Elles ne font pas beaucoup d’erreurs, mais celle qui réussira à en profiter soulèvera la coupe Dunsmore au CEPSUM.

Un avantage du terrain peut-être? Chaque équipe a gagné au domicile de l’autre. Alors s’il y avait des paris, je crois que ce serait la même cote pour les deux finalistes québécois qui en seront à une cinquième finale en six ans un contre l’autre.

Voulez-vous ma prédiction pour le vainqueur? Pile, Carabins. Face, Rouge et Or. Lancer la pièce de votre choix dans les airs et le côté sur lequel elle retombera, ce sera ma prédiction.

CEPSUM ou stade Percival-Molson?

Les Carabins accueilleront la deuxième Coupe Dunsmore de leur histoire, la première ayant été en 2004.

Le CEPSUM n’est pas un endroit très accueillant pour les équipes adverses. Il n’y a pas un stade où les partisans sont aussi près de l’action. Sur le flanc de la montagne, la section 6 chantonnera ses classiques et criera le nom de chaque demi de coin qui se présentera devant elle.

Malgré la capacité de 5 100 spectateurs, en raison de la présence du toit au-dessus des gradins du côté du boulevard Édouard-Montpetit et de la montagne, il s’agit d’un stade extrêmement bruyant. Bref, le Rouge et Or devra y aller avec une cadence silencieuse en attaque.

Avec un match de cette envergure, entre deux équipes qui forment l’une des plus belles rivalités du football universitaire canadien, n’aurait-il pas été envisageable de jouer cette rencontre au stade Percival-Molson où l’on aurait pu permettre à une dizaine de milliers de personnes d’assister à la Coupe Dunsmore?

Je suis conscient que ce serait une logistique tout à fait différente pour les Carabins, mais l’avantage du terrain serait tout de même respecté. On n’a qu’à penser à la Coupe Vanier de 2014 où la foule était largement en faveur du club montréalais.

Est-ce que ce serait aussi bruyant qu’au CEPSUM? Probablement pas, à moins qu’il y ait 20 000 spectateurs. Mais ce serait tout de même difficile pour Hugo Richard de communiquer avec ses coéquipiers en attaque. Et on donnerait la chance à plus du double des 5 100 spectateurs d’assister à ce qui s’avèrera peut-être le meilleur match de l’année au football universitaire canadien.

Mais ce sera aux Carabins et au RSEQ de penser à cette avenue pour le futur lorsqu’ils accueilleront à nouveau la Coupe Dunsmore. Et de même pour les équipes comme les Stingers et les Gaiters, s’ils accueillent cette finale un jour, qui ont des stades de plus petite capacité.

Pour l’instant, apprécions le grand spectacle que les Carabins et le Rouge et Or nous offriront samedi. Est-ce qu'on devra encore attendre les derniers instants du quatrième quart pour voir qui passera le K.-O. final? Comme le dit si bien Danny Maciocia, peu importe le résultat, ce sont les amateurs de football qui seront gagnants.

L’équipe victorieuse recevra ensuite la visite du champion de l’Ontario lors de la Coupe Uteck. Les Mustangs de Western et les Golden Hawks de Laurier s’affrontent en finale ontarienne. Peu importe le vainqueur, ce sera un grand défi qui attendra le champion québécois.

 

Maciocia prêt à tendre l'oreille aux Alouettes

Universitaires mardi, 8 nov. 2016. 16:28

Macciocia écouterait l'appel des Alouettes 1:43

MONTRÉAL - Danny Maciocia pourrait être sur les lignes de côté du CEPSUM pour la dernière fois de sa carrière, samedi après-midi, alors que les Carabins de l'Université de Montréal accueilleront le Rouge et Or de l'Université Laval dans le cadre du match de la Coupe Dunsmore.

S'ils s'inclinent, les Carabins pourraient devoir dire adieu à Maciocia, l'un des principaux artisans de la transformation de leur programme de football, qui est devenu en cinq ans l'un des plus dominants au Québec. Depuis l'annonce du départ du directeur général Jim Popp des Alouettes de Montréal lundi matin, Maciocia doit composer avec les rumeurs persistantes à son sujet à l'effet qu'il soit l'un des principaux candidats à sa succession.

Maciocia a obtenu sa première chance dans la LCF avec les Alouettes en 1996, et la direction lui a confié dès l'année suivante le poste d'entraîneur des porteurs de ballon. Il a ensuite obtenu une promotion au poste de coordonnateur offensif en 2001, avant de quitter l'organisation à la suite de l'embauche de Don Matthews au poste d'entraîneur-chef, en 2002.

Même s'il est demeuré évasif quant à son intérêt pour le remplacer, Maciocia semble avoir une idée claire de ce qu'il recherche pour son avenir dans le football professionnel. Et il n'est pas passé par quatre chemins pour faire connaître le fond de sa pensée, mardi après-midi, lors d'un point de presse tenu au CEPSUM.

« Si jamais je retourne dans la Ligue canadienne de football, j'aimerais y retourner à titre de directeur général, a confié celui qui a agi à titre de directeur général des Eskimos d'Edmonton de 2007 à 2010, en plus d'être entraîneur-chef de 2005 à 2008. Je pense que je suis mieux placé pour bâtir des équipes que je ne l'étais auparavant. J'ai beaucoup appris lors de mes deux dernières années à Edmonton. Ces expériences-là m'ont aidé énormément à bâtir notre programme ici, à Montréal. C'est donc quelque chose qui pourrait m'intéresser.

« Ceci étant dit, si je dois demeurer entraîneur, il y a de fortes probabilités pour que ce soit à ce niveau-ci, dans les rangs universitaires », a ajouté Maciocia, qui a répété à maintes reprises qu'il n'avait pas reçu d'appel du président de l'équipe, Mark Weightman, ou encore d'un des propriétaires, Robert et Andrew Wetenhall, pour s'enquérir de ses services.

Le Montréalais de 49 ans, qui s'est dit flatté de voir que son nom circule toujours parmi les candidats au poste de directeur général des Alouettes, a par ailleurs ailleurs profité de l'occasion pour offrir un bref aperçu de sa vision des Alouettes pour l'avenir.

« La force de cette organisation dans le passé, c'était sa stabilité. On a procédé à de nombreux changements d'entraîneurs au cours des dernières années, sans parler de ceux au poste de quart-arrière. Je pense qu'ils sont rendus à 10 ou 12 quarts partants pendant au moins un match depuis l'annonce de la retraite d'Anthony (Calvillo), a-t-il rappelé. Il faut aller chercher de la stabilité, d'en haut jusqu'en bas. Et il faut établir une identité claire pour cette équipe, qui soit partagée par tout le monde.

« Rendu-là, il faut que tu t'assoies et que tu établisses les tâches du directeur général, de l'entraîneur-chef et de la direction, a-t-il poursuivi. Et surtout, être certain que le propriétaire est d'accord avec ta vision des choses et qu'on pousse tous dans la même direction. »

Pour que cette vision se concrétise, Maciocia a indiqué que les Alouettes devraient miser davantage sur les jeunes footballeurs québécois, qui proviennent d'un réseau qu'il connaît comme le fond de sa poche.

« Ça ne me gêne pas de le dire, a évoqué le Québécois qui fait partie du programme de football universitaire des Carabins depuis 2011. Pour deux joueurs au talent équivalent, il faut toujours prioriser celui qui provient du Québec. C'est une responsabilité qu'ont les Alouettes. Et ce jeune-là, qui portera cet uniforme-là, le fera avec beaucoup de fierté. Et il faut se dire les vraies affaires, ça peut attirer du monde dans les estrades aussi. Si la moitié de tes meilleurs joueurs canadiens sont québécois, et bien ils doivent être dans l'alignement.

« Ensuite, tu ajoutes de bons Américains, avec un bon quart-arrière, et soudainement il y a de bonnes probabilités pour que tu joues à guichets fermés à chaque semaine. Mais entre le dire, et le faire, il reste beaucoup de travail à faire », a-t-il convenu.

Mais avant de mettre son plan à exécution, Maciocia devra s'assurer que ses hommes soient prêts à affronter le Rouge et Or pour la huitième fois dans le match de championnat du circuit universitaire québécois, et la première au CEPSUM depuis 2004. Les Bleus tenteront de remporter la coupe Dunsmore pour la troisième année d'affilée.

Les Carabins avancent à la Coupe Dunsmore, McGill tire des leçons pour le futur

Universitaires dimanche, 6 nov. 2016. 19:38

Redmen 0 - Carabins 42 0:57

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Danny Maciocia a répété qu’il n’y a jamais de match parfait, mais celui que son équipe a disputé samedi, en demi-finale du RSEQ face aux Redmen, s’en est approché.

Grâce à leur dominante victoire de 42-0, les Carabins ont atteint la Coupe Dunsmore pour la quatrième année de suite. Cela leur permet donc d’accueillir la finale québécoise pour la deuxième fois de leur histoire, la première ayant été en 2004 à la suite d'un gain contre cette même Université McGill en demi-finale.

L’expérience des Bleus a paru samedi alors qu’ils ont été calmes et en contrôle tout au long de la rencontre. Ils ont profité de chaque petite erreur de l’Université McGill, que ce soit en attaque ou en défense. Ils ont provoqué sept revirements (3 interceptions, 1 échappé, 3 revirements sur essai).

« La dernière fois que j’ai eu autant le ballon, je pense que c’est quand je jouais pour le Pentagone du Mistral à Mont-Joli. Je jouais à l’attaque dans ce temps-là », a indiqué le secondeur des Carabins originaire du Bas-St-Laurent, Alex Cromer-Émond, qui a réussi deux interceptions en plus de provoquer un échappé.

« On couvrait des fenêtres. Nous étions où nous devions l’être. Même si on n’a accordé aucun point, on a fait des erreurs. Il ne faut pas penser qu’on a joué un match parfait. C’est impossible un match parfait. Mais, dans l’ensemble, on a joué un très bon match et je crois que le pointage le démontre », a ajouté le joueur de quatrième année.

Avec une avance de 39-0 après trois quarts, Maciocia a pu faire jouer ses deuxièmes unités offensive et défensive, si bien qu’il a pu reposer ses partants qui ont joué un fort match. Cela donnait aussi de l’expérience à quelques recrues qui n’étaient pas en uniforme lors des deux derniers parcours jusqu’à la Coupe Vanier.

« Tu ne sais jamais quand tu vas avoir besoin de tout ce monde-là. On parle de profondeur, il faut impliquer tout le monde. On ne sait jamais quand ils vont embarquer sur le terrain. Et si on les utilise, ils doivent faire des jeux », a mentionné celui qui en sera à une cinquième finale québécoise en six ans à la barre des Carabins.

Pour une quatrième année de suite, l’Université de Montréal retrouvera le Rouge et Or sur son chemin à la Coupe Dunsmore. Ce sont toutefois les représentants de l’Université Laval qui feront le voyage vers la métropole étant donné que les Bleus ont terminé au sommet du classement du RSEQ.

Plus tôt cette saison, les Lavallois l’ont emporté 22-19 au CEPSUM.

Une expérience enrichissante malgré la défaite

Avec plus d’une vingtaine de recrues en uniforme, les Redmen pourront tirer des leçons de cette élimination.

La troupe de Ronald Hilaire avait mieux performé la semaine dernière dans le duel face aux Carabins en conclusion de calendrier régulier. Les erreurs ont toutefois été trop fréquentes sur la pelouse des Bleus qui en ont tiré avantage.

« Quand tu as autant de jeunes joueurs, tu veux que chaque expérience leur permette de grandir. Tu prends le négatif pour le tourner en positif. On a rempli notre mission de faire les éliminatoires cette année. La saison prochaine, on veut pouvoir faire du bruit en éliminatoires quand on s’y rend », a convenu Hilaire qui a totalement changé la culture au sein de ce programme depuis deux ans.

« Juste de vivre le CEPSUM, c’est une ambiance différente. Ils ont vécu Laval en début de saison. L’année prochaine, il y aura un petit stress en moins parce qu’ils sauront ce que c'est », a noté le joueur de ligne offensive Pierre-Olivier Daloze.

Daloze, qui tire sa révérence sur sa carrière de joueur après cinq saisons à McGill, croit que les Redmen auraient dû terminer au troisième rang du classement cette saison. C’est ce qu’il entrevoit pour le programme l’an prochain.

« Cette année, nous aurions dû terminer au troisième rang. Nous avons mal commencé contre Concordia. On a montré qu’on était les meilleurs troisièmes. L’année prochaine, je ne m’attends à rien de moins que ça pour eux », a commenté celui qui s’ennuiera de ses amis et de la camaraderie du vestiaire.

Les membres de l’Université de Montréal envisagent une bonne compétition dans le futur contre les Redmen.

« Je vois dans les yeux de tous les joueurs des Redmen que ce sont des gars intenses. Ils croient en eux. Ça prend cela quand on veut devenir un bon programme de football et je suis convaincu qu’ils l’ont », a observé Cromer-Émond qui a notamment été impressionné par le maraudeur Jean-Philippe Hudon.

« Ils ont un plan. Ils savent où ils s’en vont et je pense qu’ils s’en vont dans la bonne direction, a lancé Maciocia qui connaît très bien Hilaire qui a déjà été dans son groupe d’entraîneurs à l’UdeM. Ça démontre que quand tu as un plan et que tu t’entoures de bon monde, tu vas augmenter tes chances de faire de belles choses. Ils ont tout un avenir. Ils sont jeunes et ils vont compliquer la vie de plusieurs équipes dans le futur. »

Les jeunes Redmen sont conscients qu’il reste encore beaucoup de travail à mettre pour s’élever au niveau des Carabins et du Rouge et Or. Mais il ne manque pas de confiance en eux.

« Ça prouve qu’on progresse. On peut bâtir là-dessus. L’année prochaine, on voudra aller plus loin et éventuellement viser les Coupes Dunsmore et Vanier », a souligné l’ailier défensif Ousmane Guindo qui a spécifié que ses coéquipiers et lui devront avoir une meilleure exécution du plan de match pour rivaliser l’an prochain.

Hilaire voit donc six finissants quitter son programme, dont trois membres importants de sa ligne offensive. Avec de jeunes quarts-arrières comme Frédéric Paaquette-Perrault et Nicolas English, il cherchera à avoir beaucoup de profondeur à cette position pour bien les protéger.

Créer un esprit d’équipe fort était au centre la philosophie de Hilaire et on pouvait le voir entre les joueurs des Redmen après la défaite de samedi. Plusieurs étudiants-athlètes de McGill étaient tristes pour les finissants. Hilaire a eu de bons mots pour ceux qu’ils l’ont aidé dans la transition du programme.

« J’ai remercié mes finissants d’avoir cru en moi quand je suis entré en poste et de m’avoir aidé à instaurer cette nouvelle mentalité. Je leur ai dit que je les aimais et que j'allais être avec eux pour le reste de leur vie », a révélé celui qui a eu une longue accolade avec Maciocia durant la poignée de main d’après-match.

Les entraîneurs des Redmen peuvent donc consacrer beaucoup de temps au recrutement étant maintenant éliminés.

Du côté des Carabins, ils seront de retour au boulot pour analyser les bandes vidéo du match de samedi dès lundi. Ils reprendront l’entraînement mardi pour se préparer pour un autre duel qui s’annonce encore une fois très relevé face au Rouge et Or.

Domination totale des Carabins face aux Redmen

Universitaires samedi, 5 nov. 2016. 17:08

Redmen 0 - Carabins 42 0:57

Christian Dufresne

MONTRÉAL – La barre était trop haute pour les jeunes Redmen qui n’ont jamais été dans le coup face aux Carabins qui ont rapidement pris leur erre d’aller en attaque lors de la demi-finale du Réseau du sport étudiant du Québec.

Les représentants de l’Université de Montréal ont marqué quatre touchés en première demie, dont trois en l’espace d’environ 4 minutes, pour l’emporter facilement par la marque de 42-0, samedi, pour confirmer leur place en finale québécoise pour la quatrième année de suite.

Les Carabins accueilleront donc la Coupe Dunsmore pour la deuxième fois de leur histoire. En 2004, ils s’étaient inclinés par la marque de 30-12 face au Rouge et Or. Ils auront rendez-vous avec ce même Rouge et Or qui a eu raison des Stingers de Concordia 39 à 14 dans l'autre demi-finale.

L’attaque des doubles champions québécois a déployé ses ailes pour tailler en pièce la jeune défense des Redmen qui n’a jamais su où donner de la tête. L’unité offensive des Bleus a fait autant de dommages par la voie des airs que par le sol pour conclure avec 533 verges.

« Il y avait moins d’erreurs que d’habitude. Comme je dis souvent, je n’ai jamais dirigé un match parfait et je n’ai jamais vu un joueur en jouer un. La réalité, c’est qu’il faut travailler sur les détails parce que les matchs qui s’en viennent, ils vont se jouer là-dessus. Mais je suis très satisfait de notre performance », a estimé l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia.

Outre quelques jeux, l’attaque de McGill a été bien discrète. Le quart-arrière recrue Frédéric Paquette-Perrault a vu du bleu à profusion dans son champ arrière et a été intercepté à trois reprises. En tout, les Redmen ont redonné le ballon sept fois à leurs rivaux.

« Est-ce qu’on aurait dû être meilleur? Oui. Est-ce qu’on était prêt? Oui. Mais on a mal exécuté. Malheureusement, aujourd’hui ça n’a pas bien été », a analysé le garde Pierre-Olivier Daloze qui a terminé son stage universitaire de cinq ans avec les Redmen sur cette défaite.

Le quart-arrière Samuel Caron a lancé deux passes pour des majeurs en plus de porter lui-même le ballon dans la zone des buts à deux reprises. Effectuant le premier départ de sa carrière en éliminatoires, le numéro 4 a vu son travail être facilité par les problèmes de couverture de la tertiaire de McGill.

L’entraîneur-chef et le coordonnateur défensif des Redmen, Ronald Hilaire, voulait à tout prix que sa défense évite de donner de longs jeux. Ce fut tout le contraire en première demie. Sur les touchés de 49 verges de Régis Cibasu et de 55 verges de Guillaume Paquet, Caron n’avait qu’à mettre le ballon dans les mains de ses receveurs qui avaient été complètement oubliés.

« Quand on fait trop d’erreurs, que ce soit en attaque ou en défense, les bonnes équipes vont en tirer avantage. C’est ce qu’on a vu aujourd’hui », a mentionné Hilaire dont l’équipe grandira de cette expérience en éliminatoires.François Hamel

En trois quarts d’utilisation, Caron a complété 17 de ses 24 passes pour 311 verges de gains et n’a pas commis de revirement. Le vétéran quart Pierre-Luc Varhegyi a été envoyé dans la mêlée pour les 15 dernières minutes de la partie.

« On était beaucoup plus libre autant les entraîneurs que les joueurs. Quand on est libre, on peut se permettre de faire certaines choses. C’était la clé pour nous », a indiqué Maciocia en faisant référence à la lutte au classement en fin de saison avec le Rouge et Or pour les points accordés.

Le porteur de ballon Gabriel Parent avec un majeur et Félix Ménard-Brière avec un placement de 11 verges ont marqué les points de l’Université de Montréal en deuxième demie. Les champions du calendrier régulier du RSEQ tenteront de remporter la coupe Dunsmore pour une troisième année consécutive. Depuis trois saisons, les hommes de Danny Maciocia montrent une fiche de 8-1 en éliminatoires.

Les Bleus ont rapidement fait bondir la foule du CEPSUM lorsqu’ils ont inscrit un touché dès leur première séquence offensive du match. Caron a rejoint Cibasu sur le cinquième jeu de la série, une passe et course de 49 verges, pour conclure une poussée de 101 verges avec une avance de 7-0.

Les Redmen se sont tirés dans le pied en commettant coup sur coup un échappé et une interception sur leurs deuxième et troisième possessions de la rencontre. Celle-ci a mené à un placement de 14 verges de Ménard-Brière pour faire 10-0 pour les locaux en fin de premier quart.

« Depuis trois ans, notre défense, quand on arrive en éliminatoires, on change complètement de visage si je peux dire. On monte notre jeu d’un cran et on crée des revirements », a expliqué le secondeur des Bleus, Alex Cromer-Émond, qui a réalisé deux interceptions.

« Ils ont de très bons athlètes et le front défensif est difficile à affronter, a observé Daloze. On avait eu une bonne idée en les affrontant la semaine dernière. Étant donné qu’ils jouaient à la maison, ils avaient un livre de jeux un peu plus vaste parce qu’ils profitaient de la foule qui nous donnait de la difficulté à nous comprendre. »

« On a fait vraiment beaucoup d’erreurs. Les pénalités nous ont aussi coûté cher. L’année prochaine, nous allons bâtir là-dessus afin d’éviter d’en faire autant. Nous allons travailler fort et je suis positif pour le futur », a lancé l’ailier défensif Ousmane Guindo qui disputera une quatrième saison à McGill l’an prochain.

Le deuxième quart a été l’affaire des Bleus qui ont trouvé la zone des buts lors de trois séries offensives de suite. Un simple sur un placement raté de Ménard-Brière, deux faufilades d’une verge de Caron et le majeur de Paquet permettaient aux Carabins de mener 32-0 à la mi-temps. Les deux touchés du pivot et du receveur éloigné de l’UdeM ont été marqués dans un intervalle de 4 min 3 sec.

« Ça fait du bien d’avoir retrouvé l’attaque explosive qu’on avait. En plus, notre défense joue du très bon football depuis un bout », a affirmé Gabriel Parent qui a récolté 54 verges en 8 courses.

Il s’agissait donc d’une dernière rencontre avec les Redmen pour les joueurs de ligne offensive Qadr Spooner, Pierre-Olivier Daloze et Nicolas Bertrand, les receveurs Louis Brouillette et Jonathan Mack ainsi que le demi défensif Charles-William Tremblay qui sont tous des finissants du programme.

Le secondeur Brian Harelimana des Carabins n’était pas en uniforme. Il s’est blessé dans le dernier match de la saison régulière.

Il s’agissait du deuxième affrontement en éliminatoires entre les deux équipes depuis le retour des Carabins en 2002. L’autre a eu lieu en 2004, seule autre saison de l’histoire des Bleus où ils ont terminé au premier rang du RSEQ.

Le match a été disputé devant 2700 spectateurs.
 

La patience de Marc Glaude

Universitaires samedi, 5 nov. 2016. 08:58 Marc Glaude
Marc Glaude (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Les Carabins de l'Université de Montréal étaient censés commencer la saison 2016 avec le retour de quatre de leurs membres de la ligne offensive.

Le verbe « censer » est souvent utilisé au football parce qu’on ne sait jamais quand une blessure peut venir changer les plans. Parlez-en à Marc Glaude.

Ce dernier s’est infligé une bête blessure au bas du corps avant le début de la campagne. Une jambe qui est demeurée coincée dans le gazon synthétique et celui qui peut autant être garde que bloqueur s’est retrouvé sur la touche.

Il est finalement revenu au jeu lors de la dernière fin de semaine de la saison dans la victoire de 13-0 des siens face aux Redmen.

« J’avais fait mon deuil pour le début de la saison, a raconté l’étudiant-athlète finissant. Une fois qu’elle commence, c’est plus difficile. »

Étant utilisé comme bloqueur à droite face à McGill, Glaude était relativement satisfait de sa performance. Mais le plus important, c’était de terminer la rencontre sur ses deux jambes et d’être certain qu’il pouvait rouler à plein régime.

« Je voulais sortir du match sans me reblesser. C’est toujours l’inquiétude au début. De terminer le match en santé, ça m’a fait du bien. Pour ce qui est du reste, techniquement, je ne pense pas avoir été à la hauteur de l’an passé ou du Défi Est-Ouest. Ça va venir avec l’entraînement et je dois continuer à travailler fort de ce côté. Je vais prendre de plus en plus confiance », a expliqué celui qui a été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ en 2013 et 2015.

« J’étais satisfait de sa performance. Il a travaillé très fort pour jouer dans ce match, a indiqué l’entraîneur-chef des Bleus, Danny Maciocia. Dans les prochaines semaines, on a besoin de son bagage de foot et de son expérience sur la ligne. Je pense qu’avec sa présence dans le caucus et la formation, ça peut calmer les jeunes autour de nous. Ça devrait nous aider et augmenter nos chances d’aller chercher la victoire. »

Glaude vient donc solidifier le poste de bloqueur à droite où il est devenu le troisième partant à cette position cette saison après Arnaud Gendron-Dumouchel et François Côté.

« J’étais concentré sur mon retour au jeu. Maintenant, je suis concentré sur ce que je dois faire pour aider l’équipe en espérant jouer quatre semaines ici », a lancé le numéro 55 des Bleus.

Avec Jean-Christophe Labrecque (centre), Gustave Sylvestre (bloqueur à gauche), Rémi Giguère (garde à gauche) et Glaude, les Carabins ont maintenant en place leurs meilleurs éléments sur la ligne offensive, ce qui tombe à point pour le match éliminatoire face aux Redmen, cet après-midi.

Pas inquiet pour son avenir

Marc Glaude n’a pas été épargné par les blessures au cours de sa carrière. En 2012, ce qui était censé être sa première année d’admissibilité, il n’a pas joué de la saison en raison d’une commotion cérébrale.

Après la conquête de la Coupe Vanier en 2014, celui qui a gagné le Bol d’Or en 2010 avec les Cheetahs du Cégep Vanier a dû être opéré à une cheville, blessure qu’il traînait durant toute la saison.

« Je n’ai pas été chanceux avec les blessures. Mais ça fait partie de la game, surtout sur la ligne à l’attaque. On est dans le milieu de plusieurs actions. Il y a des corps qui revolent partout et même dans nos jambes. J’ai sacrifié quelques années ici et j’espère que dans celles à venir, je serai plus chanceux », a souhaité le joueur de six pieds deux pouces et 296 livres.

Il est maintenant de retour en santé et c’est tant mieux puisque c’est son année de repêchage. Glaude a connu une bonne semaine au Défi Est-Ouest au mois de mai, première grande occasion de se mesurer aux meilleurs espoirs.

Glaude attire l’attention des dépisteurs depuis longtemps et l’intérêt des équipes de la LCF est toujours présent même s’il a été tenu loin du terrain en 2016. D’ailleurs, un dépisteur s’était récemment enquis de la situation de l’étudiant-athlète de 24 ans auprès de l’auteur de ces lignes.

« Je ne suis pas trop inquiet pour ce qui est de jouer dans les professionnels. En ce moment, je veux juste jouer au foot. J’étais très concentré sur ma remise en forme et ce que je pouvais faire pour revenir sur le terrain », a-t-il calmement répondu.

Pour l’aider à préparer son avenir chez les professionnels, Glaude a fait appel à un ami qui s’y connaît bien en la matière : Sasha Ghavami. Si le nom vous dit maintenant quelque chose, c’est en grande partie grâce à Laurent Duvernay-Tardif puisqu’il est l’agent de celui-ci.

Ghavami représente maintenant aussi plus d’une quinzaine de joueurs dans la LCF. Il est donc bien placé pour conseiller Glaude.

« En ce qui a trait à la communication avec les équipes professionnelles, Sasha m’aide de ce côté. Il me donne des nouvelles sur ce que les dépisteurs de la LCF disent. Il y a encore de l’intérêt », a confirmé Glaude.

Pour l’instant, sa seule préoccupation est ce qu’il doit faire pour aider les Carabins à aller le plus loin possible en éliminatoires. Il s’assoira ensuite avec Ghavami pour décider des prochaines étapes.

Si ça ne fonctionne pas au niveau professionnel, Glaude a eu une piste de réponse à savoir ce qu’il voulait faire dans la vie. Passionné de football, le métier d’entraîneur l’a toujours intéressé. Étant limité à regarder les matchs des lignes de côté et à entraînement léger en début de saison, il est devenu en quelque sorte un apprenti entraîneur en donnant un coup de main avec les jeunes joueurs de ligne offensive. 

« C’était un changement de rôle. Ça m’a donné un avant-goût. Je pensais que c’était ce que je voulais faire et avec l’avant-goût, ça me l’a confirmé », a-t-il dit avec un grand sourire lui qui a un tempérament parfait pour devenir un entraîneur.

« J’essayais de faire ce que je pouvais (pour aider pendant les matchs). Je prenais en note les fronts adverses. Ça me gardait impliqué et j’étudiais pas mal plus le sport que quand j’étais sur le terrain. Ça va m’aider pour mieux comprendre la game maintenant que je suis de retour sur le terrain », a-t-il assuré.

En attendant de penser à son avenir, l’attaque des Carabins est bien contente de pouvoir compter sur Glaude. Son retour dans la formation est autant positif pour ses qualités de joueur que pour son leadership.

Un match physique à prévoir entre les Stingers et le Rouge et Or

Universitaires vendredi, 4 nov. 2016. 18:37 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:Yan Doublet)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Oeil pour oeil, dent pour dent.

C’est qu'on peut s’attendre du match entre le Rouge et Or et les Stingers, samedi, en demi-finale du Réseau du sport étudiant du Québec. Il s’agira de la troisième année de suite que ces deux rivaux ont rendez-vous au Stade Telus au premier tour des éliminatoires québécois.

Par contre, la troupe de Mickey Donovan pourrait être privée de son quart-arrière partant, Trenton Miller, qui s’est blessé à l’entraînement la semaine dernière. Il n’a pas affronté les Gaiters de Bishop’s, samedi dernier.

« On va le savoir cet après-midi », a déclaré Donovan, jeudi, concernant le statut de son pivot pour le match contre l’Université Laval. « En ce moment, c’est encore incertain. On espère qu’il aura le feu vert pour jouer », a-t-il ajouté sur un ton laissant planer un doute tout en spécifiant que Miller ne s’est entraîné que très légèrement cette semaine. Miller a fait le voyage à Québec.

Advenant que Miller ne soit pas en mesure de jouer, ce sera Colin Sequeira qui obtiendra un deuxième départ de suite.

Des fronts très physiques croiseront le fer à Québec. Il faut donc s’attendre à une guerre des tranchées très intenses.

« Sur papier, Concordia a beaucoup de talent, a indiqué l’entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin, lors de son point de presse hebdomadaire. C’est l’équipe la plus physique de notre division. Parlez-en à nos joueurs de ligne qui ont dû travailler très fort contre eux. L’intensité et la force physique des deux fronts ne sont pas négligeables. »

On surveillera entre autres la lutte à l’intérieur entre les puissants plaqueurs Sam Narkaj et Michael Sanelli du côté des Stingers contre les gardes Samuel Lefebvre et Samuel Thomassin chez les Lavallois, tous deux nommés sur l’équipe d’étoiles du RSEQ tout comme Narkaj.

« C’est un gars qui a de l’expérience. Il est fort, pesant et rapide, a décrit Lefebvre, une recrue qui a un très bel avenir devant lui. Il a une bonne lecture du jeu en plus. C’est un très bon athlète et c’est un défi de jouer contre lui. Je ne pense pas qu’on soit intimidé par leur front défensif. C’est juste un plus gros défi de les dominer, mais c’est notre but quand même. »

Concordia devra pour sa part trouver une façon de ralentir l’ailier défensif Mathieu Betts qui est passé en cinquième vitesse depuis trois semaines. Par contre, si la ligne offensive porte trop d’attention sur Betts, il ne faudra pas se surprendre si le plaqueur Vincent Desjardins et l’ailier Edward Godin se retrouvent dans le champ arrière des Stingers.

« Il faut protéger notre quart peu importe ce sera qui. Ils (les joueurs de ligne offensive) doivent faire leur travail. Ils devront contrer les blitz quand ils viendront et ils doivent être prêts à réagir à tout moment. Nous affrontons probablement le meilleur front défensif au pays. Ce sera excitant », a expliqué Donovan dont la ligne à l’attaque n’a concédé que 8 sacs cette saison, un sommet au Québec.

Avec l’incertitude entourant Trenton Miller, on pourrait bien avoir une bonne vieille bataille de jeu au sol.

La semaine dernière, le porteur de ballon Jean-Guy Rimpel a porté le ballon à 36 reprises pour des gains de 234 verges dans la victoire des Stingers. En tout, Concordia a effectué 55 courses face aux Gaiters, un adversaire moins bien nanti pour stopper l’attaque terrestre, ce qui n’est toutefois pas le cas pour le Rouge et Or.

Sébastien SerréDu côté des Lavallois, trois porteurs de ballon se sont illustré cette année rappelant l’ancien dominant trio composé de Maxime Boutin, Guillaume Bourassa et Pascal Lochard. La ligne offensive a également été piquée dans sa fierté lorsqu’on évoquait en début de saison qu’il s’agissait d’un point d’interrogation de l’équipe en raison des départs de Charles Vaillancourt, Philippe Gagnon et Jason Lauzon-Séguin.

Cette saison, Vincent Alarie-Tardif, nommé sur l’équipe d’étoiles, Christopher Amoah et Sébastien Serré se sont partagé le boulot dans le champ arrière terminant avec respectivement  309, 429 et 363 verges.

« Depuis le début de la saison, on court bien. Nous avons beaucoup de fierté sur la ligne offensive. On a continué à s’améliorer. Notre but, c’est de prouver à tout le monde que la ligne offensive au Rouge et or est une tradition et qu’on est encore une force dans la ligue. On a travaillé pour prouver à tout le monde qu’on peut dominer autant que les années passées », a mentionné Lefebvre qui est le garde à gauche.

Avec un gain, le Rouge et Or atteindra la Coupe Dunsmore pour une 14e année consécutive.

Les Carabins sans contrainte, les Redmen sans complexe

Universitaires vendredi, 4 nov. 2016. 09:08 Guillaume Paquet
Guillaume Paquet (Source d'image:James Hajjar)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Après ne s’être affrontés qu’une seule fois en près de 14 mois, les Carabins de l’Université de Montréal et les Redmen de l’Université McGill croiseront le fer pour une deuxième fois en autant de semaines, samedi.

L’enjeu sera bien plus simple que la semaine dernière : gagner pour prolonger sa saison. Terminé le nombre de points accordés, les différentiels et les places en éliminatoires. L’important, c’est d’avoir au minimum un point de plus que son adversaire à la fin du match.

En plus du mauvais temps, les différentes luttes au classement – principalement celle entre les Bleus et le Rouge et Or pour le premier rang – ont changé le plan de match de Danny Maciocia dont la troupe l’a emporté par la marque de 13-0 au Stade Percival-Molson, samedi dernier.

« C’était quelque chose qu’on ne vit pas sur une base quotidienne, a indiqué l’entraîneur-chef des Carabins. On passe à un autre appel maintenant qu’on est en éliminatoires. La seule chose qui compte, c’est la victoire. »

Les Redmen en seront à une première participation aux éliminatoires depuis 2012. Cette équipe ne cesse de progresser sur toutes les facettes depuis que Ronald Hilaire a été nommé à la barre du programme en février 2015.

Bien qu’ils feront face à une formation beaucoup plus jeune et moins expérimentée qu’eux, les doubles champions québécois sont très conscients qu’ils ne peuvent la sous-estimer.

« Ce n’est pas quelque chose que j’ai besoin de répéter souvent cette semaine. En regardant les bandes vidéo, nos joueurs ont réalisé que c’était loin d’être facile la semaine passée. C’est une équipe qui va se présenter au CEPSUM et qui va tout donner », a souligné Maciocia qui dirigera son 14e match en éliminatoires depuis qu’il est le pilote des Carabins.

« La pression est des deux côtés. Nos jeunes veulent autant ne pas perdre que les leurs, a affirmé Hilaire. La conversation a beaucoup été axée sur les points accordés avec Laval. Maintenant qu’ils sont premiers, cette pression est encore existante. Si tu finis premier, ça te donne l’opportunité d’avoir la Coupe Dunsmore chez toi, mais il faut que tu gagnes ton match de demi-finale. »

Ne pas concéder le long jeu

L’attaque de l’UdeM était plus conservatrice la semaine dernière ne voulant pas commettre l’erreur qui pourrait redonner le ballon aux Redmen. Samedi, le quart-arrière Samuel Caron et ses coéquipiers offensifs montreront le vrai visage de l’unité offensive.

« Au cours des deux derniers matchs, on jouait beaucoup pour ne pas donner de points. En attaque, on va pouvoir plus ouvrir le livre de jeux. On va jouer pour marquer le plus de points et gagner le match. C’est une nouvelle saison », a expliqué le pivot des Carabins qui a complété 16 de ses 25 passes pour 210 verges la semaine dernière.

Les Bleus ont été incapables de franchir la ligne des buts samedi dernier. L’attaque a frappé à la porte à quelques reprises, mais a dû se contenter de placements de Félix Ménard-Brière.

Samuel Caron« C’était un manque d’opportunisme parce que nous n’avons pas terminé nos séquences offensives. Avec une bonne semaine de préparation, on va pouvoir régler ça », a assuré Caron qui a lancé 9 passes de touché en plus d’en marquer 4 au sol cette saison.

Hilaire sait très bien que l’unité offensive de son ancienne équipe peut être très explosive. La défense de celui qui a été entraîneur de la ligne défensive des Bleus de 2011 à 2013 devra de nouveau plier, mais ne pas casser.

« Si on est capable d’avoir une pression soutenue de notre ligne défensive, ça allège beaucoup le travail de nos demis défensifs. En même temps, il faut rester hermétique contre la course. Quand tu affrontes une attaque aussi balancée, le but premier est d’éviter les longs jeux et de les forcer à avancer petit par petit », a étalé Hilaire qui occupe les fonctions d’entraîneur-chef et de coordonnateur défensif à McGill.

Les Redmen devront également garder à l’œil Caron qui a récolté des gains au sol de 300 verges cette saison. McGill a accordé 159 verges par la voie terrestre la semaine dernière, dont 33 au quart-arrière des Carabins.

Un premier match en éliminatoires pour les deux quarts

Samuel Caron n’est peut-être pas une recrue, mais il disputera son premier match éliminatoire en tant que partant. Celui qui a passé la saison 2015 loin du football semble bien calme à l’approche d’une autre première dans sa carrière.

« Je vais l’approcher commet tous les autres matchs. Les médias me disent toujours que c’est ma première chaque semaine, mais je vais faire comme depuis le début de l’année et je vais prendre un match à la fois. C’est un match comme les autres. Ça ne sera pas le premier match de l’histoire des Carabins en éliminatoires, alors ça devrait bien aller », a lancé celui qui a complété 68,5 % de ses passes cette saison.

Avec une température plus clémente et aucune contrainte quant aux points accordés, on devrait revoir Caron tenter de longues passes à son trio infernal. Les receveurs Louis-Mathieu Normandin (613), Guillaume Paquet (538) et Régis Cibasu (535) ont respectivement terminé aux premier, troisième et quatrième rangs du RSEQ pour les verges sur réception. La jeune tertiaire des Redmen devra donc connaître son meilleur match de l’année pour aller chercher la victoire.

La recrue Frédéric Paquette-Perrault impressionne à sa première saison dans les rangs universitaires. Le quart-arrière a commencé tous les matchs depuis la deuxième semaine d’activités et il démontre qu’il représente le futur à cette position chez les Redmen.

Frédéric Paquette-Perrault et Nicolas Khandar« Sa progression était exactement ce à quoi on s’attendait et il est un joueur très cérébral. Il a une excellente mécanique et un bras phénoménal. Dans les dernières semaines, on a pu voir la force de son bras et la rapidité de ses lectures », a décrit Hilaire en parlant de celui qui a terminé la saison avec une moyenne de 232,2 verges aériennes par match.

L’attaque des hommes en rouge a reposé en grande partie sur le produit du Cégep du Vieux Montréal, samedi dernier, étant donné que le jeu au sol n’allait nulle part. Malgré ses deux interceptions, il a connu une bonne sortie en trouvant à plusieurs reprises les entre-zones pour compléter ses passes.

Sa ligne offensive, qui compte entre autres les finissants Qadr Spooner et Pierre-Olivier Daloze, lui a offert une bonne protection tout au long de la saison en ne concédant que 18 sacs du quart, dont aucun face aux Carabins. C’était la première fois de la campagne que la meilleure défense au pays terminait un match sans un seul sac, elle qui en a réussi 28 dans les 7 autres rencontres. La ligne à l’attaque des Redmen devra offrir le même genre de performance pour espérer avancer le ballon.

Mais pour battre les Carabins, ça prendra des points au tableau, notamment quand l’unité offensive se rend dans la zone payante.

Le tournant de l’affrontement de la fin de semaine dernière est attribuable au front défensif des Bleus. Il a stoppé les Redmen à trois reprises alors qu’ils étaient à la ligne de 1 des champions de la Coupe Vanier de 2014.

« Nous avons bien bougé le ballon. Mais avec trois essais à la ligne de 1, dans des matchs importants comme celui qui s’en vient, il ne faut pas partir avec les mains vides, a souligné avec raison le receveur de McGill, Louis Brouillette. Il faut donner du mérite à la défense de Montréal aussi parce qu’ils sont bons. Mais on n’est vraiment pas intimidé. Nous avons réussi à faire de bonnes choses. Ils ne sont pas invincibles. »

L’expérience est un facteur qui peut jouer pour beaucoup au mois de novembre et les Carabins ont nettement l’avantage de ce côté avec deux participations consécutives à la Coupe Vanier. Mais les Redmen n’ont jamais montré de complexe d’infériorité depuis le début de l’ère Hilaire et il sera intéressant de voir comment les jeunes loups réagiront devant la bruyante foule du CEPSUM.

Les Redmen franchissent une autre étape en participant aux éliminatoires

Universitaires vendredi, 4 nov. 2016. 14:44 Louis Brouillette
Louis Brouillette (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Le receveur Louis Brouillette et le joueur de ligne offensive Pierre-Olivier Daloze en ont vu de toutes les couleurs durant leurs cinq années avec les Redmen de l’Université McGill.

Il y a eu plusieurs creux de vague, dont un tsunami en 2014 en raison d’une fiche de 0-8 et de la démission de l’entraîneur-chef Clint Uttley en plein milieu de la saison. Mais il y a aussi eu des moments plus réjouissants comme celui de voir un ancien coéquipier, Laurent Duvernay-Tardif, être repêché dans la NFL.

Et finalement, ils concluront leur carrière universitaire avec un autre bon souvenir grâce à une deuxième participation aux éliminatoires.

Lorsque Brouillette et Daloze sauteront sur le terrain du CEPSUM, samedi, lors de la demi-finale québécoise qui les opposera aux Carabins, les deux finissants seront les seuls à avoir déjà joué une rencontre en éliminatoires chez les Redmen.

Les deux étudiants-athlètes étaient des recrues en 2012 – la dernière présence en éliminatoires de l’équipe – lorsque l’Université McGill s’était qualifiée pour la danse de novembre. Cette année-là, les Redmen avaient compilé un dossier de 3-5 et avaient obtenu leur billet pour les éliminatoires en raison de défaites par forfait des Stingers de Concordia en raison de l’utilisation d’un joueur inadmissible.

« En 2012, on s’était qualifié par la porte arrière. Cette année, d’avoir mérité notre place, c’est plaisant, racontait Brouillette. On a vraiment une meilleure équipe alors on peut faire plus de bruit qu’il y a cinq ans. »

Louis Brouillette« Cette année est celle où j’ai eu le plus de fun à McGill en cinq ans. Je n’ai pas vraiment de regrets en ce moment, mais je pourrai quitter la tête haute. Les finissants, on s’en parlait et on est vraiment fier de notre parcours », a répondu celui qui a étudié en génie mécanique et qui ne sera pas intimidé par les Carabins, samedi, en demi-finale québécoise.

Les Redmen ont conservé un dossier de 4-4 cette saison et ont gagné leur place en éliminatoires grâce à deux victoires face à des rivaux directement en compétition avec eux pour les rangs 3 à 5 au classement. Ils ont tout d’abord vaincu le Vert & Or, à Sherbrooke, 19-18 lors de la deuxième semaine d’activités. Puis, ils se sont assurés de terminer avec au moins une fiche de ,500 en défaisant les Stingers 21-8 lors de l’avant-dernier week-end du calendrier régulier.

« Nos 6 finissants sont tous très contents d’avoir la chance d’aller en éliminatoires, a indiqué l’entraîneur-chef Ronald Hilaire. Tous ces jeunes ont passé à travers les bas. Maintenant, on ne peut pas encore dire qu’on est dans les hauts du programme, mais on s’en va dans la bonne direction. C’est sûr que c’est une belle opportunité pour eux de garder les épaulettes et le casque pour au moins une semaine de plus et de tout faire en leur pouvoir pour que ça se reproduise la semaine suivante et ainsi de suite. »

Brouillette, Daloze, les joueurs de ligne offensive Qadr Spooner et Nicolas Bertrand, le receveur Jonathan Mack ainsi que le maraudeur Charles-William Tremblay, ont été aux premières loges pour observer les changements s’orchestrer quand Hilaire a pris les rênes du programme en février 2015.

« La culture au sein de l’équipe n’est pas pareille. Coach Ron en a installé une nouvelle dès le premier jour. Il y a deux ans, on a terminé 0-8. L’an passé, nous avons eu une fiche de 3-5 et nous étions à 5 secondes d’être en éliminatoires », a mentionné Brouillette en faisant référence au match face aux Stingers perdu sur le dernier jeu, le 24 octobre 2015.

« Cette année, on a eu le même match que l’année dernière contre Concordia. On gagnait et on était en éliminatoires. On a joué un meilleur match que l’an passé quand les circonstances étaient les mêmes. Ça prouve que la progression de l’équipe va vraiment bien », a ajouté celui qui a connu sa deuxième meilleure saison en carrière pour les verges sur réception avec 402 en 2016.

Outre le changement de culture, Ronald Hilaire a aussi réussi à attirer des recrues de premier plan à McGill. Ayant été fortement impliqué avec Équipe Québec chez les moins de 18 ans, Hilaire a établi au cours des années d’excellentes relations et il a une crédibilité auprès des étudiants-athlètes.

« La moitié des joueurs en uniforme sont des recrues et plusieurs sont des partants qui réalisent beaucoup de jeux. Le groupe d’entraîneurs nous a fait croire qu’on pouvait se qualifier pour les éliminatoires et faire du bruit. Tout le monde a acheté le système. L’attitude en tant qu’équipe était différente des années précédentes », a évalué Brouillette.

Ce qui permet aux Redmen d’être optimistes pour le futur, c’est qu’ils semblent avoir mis la main sur un quart-arrière qui pourrait transporter l’attaque sur son dos.

Frédéric Paquette-Perrault n’en est qu’à sa première saison, mais il montre déjà qu’il peut se débrouiller à ce niveau. Après un début de saison chancelant, le produit du Cégep du Vieux Montréal s’est bien adapté aux rangs universitaires et il ne cesse de progresser.

« Il a eu une progression extraordinaire match après match. Il a construit sa confiance. C’est sûr que quand tu sors des rangs collégiaux, la vitesse du jeu est différente. Il y a aussi le fait que tu vas lancer un peu plus le ballon que du football à 4 essais et tu es un peu plus sous les feux de la rampe », a exposé Hilaire qui s’est bien entouré avec Benoit Groulx, Sébastien Lévesque, Alain Mainguy, Olivier Turcotte-Létourneau et David Carson dans son groupe d’entraîneurs.

« C’est le jour et la nuit. Au début de la saison, c’est difficile d’apprendre le système surtout que celui de Benoit Groulx n’est pas le plus simple pour les quarts-arrières, a admis Brouillette. Au fur et à mesure, il était plus à l’aise avec ses lectures et il avait une meilleure chimie avec les receveurs. Maintenant, je pense qu’il est vraiment rendu bon et qu’il peut faire des dommages. »

Même les adversaires des Redmen reconnaissent qu’ils en auront plein les bras si Paquette-Perrault et l’attaque de McGill continuent de s’améliorer.

« Il m’impressionne depuis quelques semaines. C’est un jeune qui sait où aller avec le ballon. Il me semble très calme dans la pochette. C’est un quart qui va avoir son mot à dire dans les prochaines années », a concédé l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia.

Hilaire et ses entraîneurs ont déjà entamé un grand travail de séduction pour recruter des joueurs de ligne offensive puisque trois étudiants-athlètes termineront leur stage universitaire à cette position. Un match serré face aux Carabins leur donnerait un argument de plus pour convaincre les finissants collégiaux.

Ne rien tenir pour acquis

La qualification en éliminatoires n’était que le premier objectif des Redmen. Maintenant qu’ils ont obtenu leur droit de compétitionner au mois de novembre, ils veulent causer des surprises.

« On est loin d’avoir terminé notre travail. De se rendre en éliminatoires n’était qu’une partie. En éliminatoires, c’est une autre game. Il faut passer au prochain niveau en gardant notre mentalité d’y aller un jeu à la fois pour sortir vainqueur », a affirmé Hilaire qui a l’expérience des éliminatoires du RSEQ ayant été entraîneur avec les Carabins de 2011 à 2013.

Hilaire est conscient que son équipe a encore beaucoup de chemin à faire pour être au même niveau que les autres puissances du Québec et du Canada. Avec de jeunes joueurs, le message doit être constamment répété pour que les étudiants-athlètes gardent en tête que rien n’est acquis dans ce sport.

« Ils (les finissants) ont un message à véhiculer à nos plus jeunes que ce n’est pas quelque chose qui peut arriver chaque année si on ne met pas l’effort et le travail. Il ne faut pas tenir ce match pour acquis et il faut donner le maximum quand on va jouer au CEPSUM », a convenu Hilaire.

Bien que les Carabins forment une puissance au sein du RSEQ et au Canada, ne pensez pas que les Redmen iront jouer les touristes face aux doubles champions québécois. Ce serait très loin de leur nouvelle philosophie.

« Ça part qu’il faut croire en nous. Nous sommes plus confiants que jamais en ce moment. Le résultat de 13-0, c’est un match serré », a estimé Brouillette.

« Ça va prendre un effort soutenu pendant 4 quarts. On sait que si on fait ça et qu’on respecte nos assignations, de bonnes choses vont se produire pour nous. Ça nous a permis d’avoir une très bonne saison du côté défensif », a affirmé Hilaire.

Victoire ou défaite samedi, le programme des Redmen est relancé. Les années noires semblent bien loin derrière. Mais ce sera aux joueurs de McGill de décider quelle sera leur limite. Participants annuels aux éliminatoires ou aspirants aux grands honneurs. Le temps nous le dira.

Le Rouge et Or domine la composition de l'équipe d'étoiles

Universitaires vendredi, 4 nov. 2016. 10:39 Antony Auclair
Antony Auclair (Source d'image:Yan Doublet)