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UBC : Un conte de fées écrit à l'avance Défi Est-Ouest : même Anwar Stewart apprend Les espoirs 2017 de la LCF déjà à l'oeuvre
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Événements

Tout le monde apprend au Défi Est-Ouest, même Anwar Stewart

Universitaires vendredi, 13 mai 2016. 02:08

Noel Thorpe tourne la page 3:58

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Ce n’est pas tous les jours que des étudiants-athlètes ont la chance de recevoir des conseils d’entraîneurs de la Ligue canadienne de football. Encore moins par une ancienne étoile qui a évolué à leur position.

Les joueurs invités au Défi Est-Ouest doivent surveiller chacun de leurs faits et gestes puisqu’ils sont épiés par environ une vingtaine de dépisteurs. Ça, c’est le côté un peu moins plaisant de la semaine.

Par contre, ils ont la chance d’être dirigés par des entraîneurs de la LCF lors d’exercices propres à leur position. Les joueurs de ligne défensive ont donc eu le privilège de passer plusieurs minutes avec l’ancien ailier défensif des Alouettes de Montréal, Anwar Stewart, lors de chacun des entraînements.

Les yeux des plaqueurs défensifs Junior Luke (Carabins), Sam Narkaj (Stingers) et Émile Charron-Ligez ainsi que ceux de l’ailier défensif Edward Godin (Rouge et Or) étaient donc rivés sur celui qui a réalisé 70 sacs en carrière dans la LCF lorsqu’il prodiguait ses conseils.

« C’est un très bon entraîneur. Il met beaucoup l’accent sur la technique, a indiqué Junior Luke. Ce n’est pas parce que tu es plus fort ou plus rapide que tu vas être capable de battre ton gars. [...] On apprend beaucoup de lui. Il y a des choses que tu n’as jamais vues ou d’autres que tu as déjà vues, mais pas assez en détail. Il donne beaucoup de conseils. »

Anwar Stewart« N’importe quel entraîneur qui a joué à un aussi haut niveau, je vais prendre tous les enseignements qu’il me donne, a assuré l’imposant Narkaj. Tout ce qui peut m’être offert pour que je devienne un meilleur joueur est une bonne chose. [...] C’est ce à quoi cette semaine sert. On essaie de tout assimiler et je garde mes oreilles bien ouvertes pour écouter tout ce qu’il me dit. »

Stewart, qui a été officiellement nommé entraîneur de la ligne défensive des Oiseaux le 2 février, était très intense lors de la période consacrée aux exercices par position. Chaque minute du temps qu’il passait avec les étudiants-athlètes était utilisée pour les rendre meilleurs.

« Ils sont ici pour apprendre et pour faire les meilleurs exercices. Je leur donne tout ce que j’ai. Il n’y a pas de différence quand je les entraîne et quand j’entraîne les joueurs des Alouettes », a relaté le joueur défensif par excellence de la LCF en 2004.

Étant un entraîneur invité au Défi Est-Ouest en compagnie de plusieurs autres de la LCF, Stewart partage la tâche avec Glen Constantin qui a été nommé pour s’occuper de la ligne défensive de la formation de l’Est.

L’entraîneur-chef du Rouge et Or cumule aussi les fonctions d’entraîneur de la ligne défensive avec l’Université Laval. Constantin, qui guide l’un des joueurs les plus talentueux au pays présentement, l’ailier défensif Mathieu Betts, semblait lui aussi profiter du moment pour acquérir de nouvelles connaissances.

Stewart affirme humblement qu’il en a aussi beaucoup à apprendre sur le métier d’entraîneur et a aussi observé Constantin pour s’améliorer.

« Il ne m’a pas appris de français encore, a tout d’abord lancé Stewart à la blague. C’est un excellent entraîneur. Il est très intense aussi. On travaille ensemble et ce n’est pas comme si on était en compétition. On joint nos efforts pour aider les joueurs. Je crois que les joueurs bénéficient d’excellents entraîneurs. »

Le guru des joueurs de ligne offensive

La réputation de Carl Brennan au Québec est bien connue. Mardi, trois des protégés de l’entraîneur de la ligne offensive du Rouge et Or ont été sélectionnés lors des sept premiers choix au repêchage.

Brennan a appris une grande partie de ses connaissances d’un certain Dan Dorazio. Ce dernier occupe le même poste que son bon ami, mais avec les Lions de la Colombie-Britannique. Dorazio, qui compte 44 ans d’expérience en tant qu’entraîneur au football, donne des cliniques aux joueurs de ligne offensive au Défi Est-Ouest.

Dorazio est loin d’avoir le même physique que les athlètes à qui il transmet tout son savoir. Il a toutefois de l’intensité à revendre à l’infini. Il a montré en exemple chacun des exercices que les joueurs devaient reproduire par la suite et les a poussés à fond à chacune des répétitions.

Dan Dorazio« C’est lui qui m’a recruté à l’Université du Maryland en 1993 alors que je n’avais que 17 ans, a raconté l’ancien receveur vedette des Lions, Geroy Simon. Il était aussi intense dans ce temps-là et il ne changera jamais. »

Le bloqueur du Rouge et Or Jean-Simon Roy est bien placé pour parler du travail de celui qu’il appelle le « guru » des joueurs de ligne offensive et de son maître Carl Brennan.

« C’est une bonne intensité avec Coach Dorazio. Je m’en attendais, mais tu ne peux pas te préparer à ça », a décrit Roy qui aura un grand rôle à jouer l’an prochain avec les départs de Philippe Gagnon, Charles Vaillancourt et Jason Lauzon-Séguin tous repêchés en première ronde mardi.

« C’est le fun de voir d’où nos exercices à Laval proviennent. C’est sûr que Carl ajoute son petit grain de sel. C’est bon d’apprendre de plusieurs entraîneurs. Je les considère (Brennan et Dorazio) comme les meilleurs entraîneurs de ligne offensive au monde », n’a rien de moins convenu celui qui évoluera sur l’équipe de l’Est samedi.

Les étudiants-athlètes prendront part à leur dernier entraînement de la semaine en compagnie des entraîneurs de la LCF, vendredi. Ils disputeront un match samedi à 13 h, au Stade Percival-Molson.

Le Défi Est-Ouest, qui en est à sa 14e édition, regroupe les 90 meilleurs espoirs en vue du repêchage de l’année suivante. Plus de 20 dépisteurs des équipes de la LCF assistent aux entraînements et à la rencontre.

Les espoirs en vue du repêchage de la LCF de 2017 sont déjà à l’œuvre au Défi Est-Ouest

Universitaires jeudi, 12 mai 2016. 19:33 Junior Luke
Junior Luke (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Les directeurs généraux de la LCF sont encore à évaluer les joueurs qu’ils ont repêchés mardi, mais leurs dépisteurs sont déjà de retour sur le terrain pour commencer à prendre des notes sur la cuvée 2017.

Pour la deuxième année consécutive, les Redmen de l’Université McGill accueillent cette semaine le Défi Est-Ouest qui permet aux 90 meilleurs espoirs de se mettre en valeur devant les équipes de la LCF. La semaine comporte des entraînements, des tests physiques (combine), des rencontres et culmine avec un match entre les formations de l'Est et de l'Ouest samedi.

Bien que les étudiants-athlètes aient déjà produit des faits saillants vidéo au cours des trois dernières années, les dépisteurs peuvent les observer de plus près lors des entraînements, notamment dans leur faculté à assimiler ce que les entraîneurs leur demandent.

« Il faut que tu montres que tu as du caractère et que tu es une bonne personne sur le terrain et aussi à l’extérieur. Que tu fais les choses qu’ils (les entraîneurs) te disent de faire », a expliqué le plaqueur défensif des Carabins de l’Université de Montréal, Junior Luke, qui représente l'un des meilleurs espoirs à sa position.

« Il faut que tu restes toi-même, a-t-il enchaîné. Tu ne peux pas essayer d’être quelqu’un que tu n’es pas. Si tu fais ça, tu vas sûrement mal jouer. C’est correct de faire des erreurs, on va nous donner des conseils. Il faut s’ajuster et s’améliorer chaque jour, c’est ça l’important. »

Les dépisteurs commencent à peine à remplir leur calepin de notes sur les espoirs en vue du repêchage de 2017. Mais ils ont déjà une petite idée des joueurs sur lesquels ils devront porter leur attention.

Mardi, huit membres du Rouge et Or de l’Université Laval ont été sélectionnés. Trois joueurs de ligne offensive – Philippe Gagnon, Charles Vaillancourt et Jason Lauzon-Séguin – ont trouvé preneur dès la première ronde. Cette semaine, quatre Lavallois participent au Défi Est-Ouest, dont un étudiant-athlète de la ligne à l’attaque. Le bloqueur Jean-Simon Roy sait qu’il sera plus observé que d’autres joueurs en raison de la réputation de son programme, mais cela ne le dérange pas.

« Ce n’est pas une pression que je me rajoute sur les épaules. Je fais ce que j’ai à faire. J’ai une bonne éthique de travail et je mets les efforts. On verra ce qui va arriver », a répondu celui qui a dominé le développé couché du camp d’évaluation de mercredi avec 36 répétitions.

Une belle ambiance malgré la compétition

Malgré que chaque joueur soit à Montréal pour impressionner les dépisteurs, une belle ambiance de camaraderie règne sur le campus de l'Université McGill.

On sent la passion pour le football de chaque étudiant-athlète qui s’abreuve du grand bassin de connaissances que leur offrent les entraîneurs invités de renom tel qu’Anwar Stewart, l’entraîneur de la ligne défensive des Alouettes.

Alex Cromer-Émond et Charles-William Tremblay« Il y a une belle camaraderie entre les joueurs. On essaie tous d’accomplir la même chose, peu importe l’université pour laquelle on évolue. On veut avoir du succès dans ce sport et s’éduquer à l’école en même temps », a mentionné le plaqueur défensif des Stingers de l’Université Concordia, Sam Narkaj.

« On parle toujours de la rivalité Québec-Montréal et je parle à Félix Lechasseur (receveur du Rouge et Or), a indiqué Alex Cromer-Émond des Carabins. C’est un gars que j’ai affronté au cégep quand je jouais pour Lévis et lui pour Garneau. Ce sont de bons gars. C’est sûr que la rivalité existe et qu'on n’est pas des grands chums, mais on se parle et on veut tous faire des jeux (samedi). L’important, c’est qu’on joue bien au football et qu’on paraisse bien. »

Les formations de l’Est, dirigée par Danny Maciocia, et de l’Ouest, pilotée par Blake Nill des Thunderbirds de UBC, tiendront un dernier entraînement vendredi. Le match du Défi Est-Ouest aura lieu samedi, à 13 h, au Stade Percival-Molson.

En rafales :

- On savait que les botteurs étaient des athlètes différents, voire spéciaux. Félix Ménard-Brière des Carabins a de nouveau renforcé cela en réussissant plusieurs excellents résultats lors des tests physiques du Défi Est-Ouest. Ménard-Brière a réalisé un temps de 4,55 secondes au sprint de 40 verges, la deuxième meilleure performance de la journée. Il a aussi dominé le test des trois cônes avec un 6,84. Le botteur qui compétitionnera pour s’occuper de toutes les tâches chez les Carabins avait une bonne raison pour expliquer ses bons résultats : il fait de l’athlétisme! Ménard-Brière pourrait être le botteur de l’Est et de l’Ouest samedi puisque Lewis Ward des Gee-Gees d’Ottawa s’est blessé.

- Les tests physiques de mercredi se vaudront une référence pour plusieurs étudiants-athlètes qui prendront part au camp d’évaluation national en mars 2017. Jean-Simon Roy du Rouge et Or et Sam Narkaj des Stingers ont dominé le développé couché avec 36 répétitions chacun. Le demi-défensif des Dinos de Clagary, Robert Woodson, a réalisé le meilleur temps au sprint de 40 verges avec un 4,52. Vous trouverez les résultats complets en cliquant ici.

- Pier-Yves Lavergne vit son deuxième Défi Est-Ouest cette semaine. Le Gatinois se préparait à un camp pour joueurs autonomes de la LCF en février lorsque Marcel Desjardins lui a offert un poste d’adjoint aux opérations football du Rouge et Noir. Il a accepté l’offre du DG de l’équipe d’Ottawa et a vécu son premier repêchage de l’intérieur mardi dernier. En 2013, l’ancien secondeur des Carabins avait participé à cet évènement en tant qu’espoir au repêchage. « Ce qui est vraiment plaisant cette année, c’est que je n’ai pas de sacs de glace à mettre nulle part après les entraînements », a lancé celui qui a terminé sa carrière universitaire en soulevant la Coupe Vanier.

- C’est la deuxième année de suite que l’Université McGill accueille le Défi Est-Ouest. Plusieurs entraîneurs des Redmen mettent la main à la pâte pour l’organisation de l’évènement, dont l’entraîneur-chef Ronald Hilaire, le coordonnateur offensif Benoit Groulx et le coordonnateur des unités spéciales, Sébastien Lévesque. Quelques joueurs sont aussi bénévoles et on peut apercevoir Frédéric Paquette-Perreault observer attentivement ce qui se passe sur le terrain. Le quart-arrière disputera sa première saison à McGill à l’automne et se battra pour le poste de partant avec Nicholas English.

Un joueur des Gaiters échoue un test antidopage

Bishop's vendredi, 6 mai 2016. 13:16 Jonathan Fortin
Jonathan Fortin (Source d'image:Facebook)

TORONTO - Jonathan Fortin, un ancien demi défensif des Gaiters de l'Université Bishop, a subi un test positif à une substance interdite lors du camp d'évaluation de la Ligue canadienne de football tenu à Montréal, en mars.

L'échantillon d'urine de l'athlète, prélevé dans le cadre d'un contrôle de dopage hors compétition, le 9 mars 2016, a révélé la présence de la métandiènone, précise le Centre canadien pour l'éthique dans le sport (CCÉS), dans un communiqué.

Le CCÉS a testé 80 athlètes lors des camps d'évaluation régionaux ainsi que celui de la ligue à Toronto, en mars. Fortin est le seul à avoir été pris en défaut.

En vertu des clauses relatives à la nouvelle politique antidopage de la LCF, Fortin sera inadmissible pour le repêchage de la ligue, le 10 mai. Il redeviendra admissible en 2017. Originaire de Sherbrooke, Fortin a joué pendant trois saisons avec les Gaiters. Sa carrière s'est terminée après la saison 2015.

Il pourrait en appeler de cette décision, et s'il gagne, il deviendrait admissible pour le repêchage supplémentaire de la LCF, qui aura lieu au maximum deux mois après la séance de sélection régulière.

Peu importent ses intentions, Fortin a admis ses torts dans un communiqué publié par l'Université Bishop.

« Il s'agit d'une terrible décision que j'ai prise, a déclaré Fortin. J'ai voulu impressionner lors du camp d'évaluation de la LCF, mais ce n'est pas de cette façon que j'aurais dû m'y prendre. J'ai acheté un supplément en ligne et je savais qu'il n'était pas approuvé. J'accepte l'entière responsabilité de mes actions et des conséquences de ma décision. »

Selon l'entraîneur-chef de l'équipe de football de Bishop, Kevin Mackey, l'université fait de grands efforts pour informer les joueurs des dangers de la consommation de produits visant à améliorer les performances.

« Jonathan a pris cette décision après sa carrière à Bishop. Ça va totalement à l'encontre des valeurs de notre programme de football. La pression pour bien performer au camp d'évaluation de la LCF est grande, mais ce n'est pas le genre de comportement que nous approuvons, » a-t-il déclaré.

Mackey ajoute que les Gaiters continueront de soutenir leur ancien joueur.

« Je suis heureux qu'il ait reconnu ses actions plutôt que de les nier ou de blâmer quelqu'un d'autre. Jonathan demeure un membre de la famille des Gaiters et nous allons lui fournir le support dont il a besoin pendant cette période difficile. »
 

Des Dinos de l'Université Calgary aux Cards de l'Arizona : un miracle signé Elie Bouka

NFL mardi, 3 mai 2016. 00:20 Elie Bouka
Elie Bouka (Source d'image:Christian L-Dufresne)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Ce n’est pas tous les jours qu’un joueur des rangs universitaires canadiens est mis sous contrat dans la NFL... surtout après avoir raté la totalité de la saison en raison d’une déchirure du tendon d’Achille.

Huit mois après sa malheureuse blessure, le démi-défensif montréalais Elie Bouka a réalisé un rêve samedi lorsqu’il a apposé sa signature au bas d’un contrat qui faisait de lui un membre des Cardinals de l’Arizona.

« C’est un moment qui est très spécial pour moi. Ça fait depuis que j’ai 6 ans que je joue au football. C’est un moment que j’ai toujours attendu alors je suis très content », a indiqué l’ancien joueur des Dinos de l’Université de Calgary qui a paraphé son entente en tant que joueur autonome non repêché.

« Un gars qui se déchire le tendon d’Achille, un Canadien qui se retrouve dans une situation comme celle-ci (et qui se fait mettre sous contrat dans la NFL), c’est très surprenant. Mais je dois revenir sur terre. [...] Il faut que je reste professionnel et que je tire avantage de cette situation », a ajouté le sympathique athlète de 23 ans.

Son entente avec les Cards a été le fruit de dur labeur depuis qu’il a commencé la pratique du football, surtout durant les huit derniers mois. Bouka a dû travailler extrêmement fort pour retrouver la forme après son opération.

Elie BoukaPour bien des espoirs, cette blessure lors de leur année de repêchage aurait été un désastre. Bien que Bouka ait dû encaisser le choc, il a approché cette douloureuse épreuve avec sérénité.

« Je suis un gars qui est croyant. J’ai toujours cru que c’était le plan de Dieu et que je devais garder la tête haute. Je prenais ça comme une opportunité pour que je puisse grandir dans ma vie. J’ai travaillé fort et j’ai eu l’aide de mes entraîneurs, de mes coéquipiers et de mes agents », a raconté Bouka lors d’un entretien téléphonique d’environ 20 minutes avec le RDS.ca.

« Je me sens un peu comme un [miraculé] puisque j’ai pu me rétablir très vite et que des équipes ont toujours eu de l’intérêt (envers moi). J’ai toujours pensé que j’avais le potentiel et mes entraîneurs aussi. Mais pour qu’une équipe est autant foi en moi et croit que je puisse faire le travail, ce n’est pas quelque chose qui arrive tous les jours », a enchaîné celui qui aura un excellent plan B en jouant dans la LCF si l’aventure de la NFL ne fonctionne pas.

Bouka est bien conscient que le plus gros de la tâche reste à venir en prouvant qu’il peut se tailler une place sur la formation de 53 joueurs ou sur l’équipe d’entraînement des Cards. Il note que sa polyvalence en défense et sur les unités spéciales, qui est un point que l’état-major de l’Arizona apprécie chez lui, pourrait jouer en sa faveur.

L’intérêt grandissant des Cards

Le talent et les qualités athlétiques d’Elie Bouka ont toujours été bien connus au Canada. Lors du premier classement des espoirs en vue du repêchage de la LCF de 2016, le nom du produit des Nomades du Collège Montmorency apparaissait au quatrième rang.

En raison de son absence des terrains de football, il a chuté dans ce scrutin et est passé quelque peu sous le radar des dépisteurs de la NFL.

Le vent a tourné pour Bouka lorsque les Cards ont contacté son agent, Sasha Ghavami – le même qui représente Laurent Duvernay-Tardif et Charles Vaillancourt –, pour demander à ce dernier de préparer son client pour une visite en Arizona au mois d’avril.

« Les Cards ont été les premiers à me contacter. Je suis allé en visite là-bas. Après les autres équipes ont commencé à me contacter. C’était bien de voir ça surtout pour un gars qui n’a pas joué l’année dernière due à une blessure. C’était un accomplissement en soi que des équipes (de la NFL) soient intéressées à mes services », a admis celui qui peut être utilisé à toutes les sauces sur les unités spéciales.

Elie BoukaLors de la dernière journée du repêchage de la NFL, Bouka a gardé son cellulaire près de lui en espérant recevoir l’appel qui allait changer sa vie. Les Cardinals ont de nouveau été la première formation à lui faire signe.

Le directeur du recrutement lui a envoyé un message texte pour lui signifier que les Cards essaieraient de le sélectionner avec leur choix de sixième ronde. L’équipe a finalement été dans une autre direction, mais elle lui a fait savoir qu’il recevrait une généreuse offre de contrat s’il n’était pas repêché lors du septième tour.

L’encan annuel du circuit Goodell a pris fin sans qu’aucune équipe ne jette son dévolu sur Bouka au grand bonheur des Cards. Plusieurs équipes se sont manifestées, mais le choix du diplômé en économie était fait : il allait accepter l’offre des Cards puisque l’équipe avait un plan pour compléter sa remise en forme et pour sa carrière chez les professionnels.

« Les Cards avaient un plan depuis le début. Quand je suis allé en visite là-bas, je pensais que j’allais devoir me vendre. Mais ils étaient déjà vendus. Il voulait juste que je vois les médecins. [...] L’équipe voulait que je sois en Arizona le plus vite possible pour poursuivre ma remise en forme avec leur entraîneur physique », a raconté celui qui a aussi piqué la curiosité des Cowboys, Texans, Packers, Jets, Seahawks et Colts.

« Ils voulaient que je me rétablisse, mais que je sois aussi aux réunions. C’est un plan qui correspondait où j’étais physiquement et mentalement. Ils m’ont soumis la première offre de contrat et ils n’ont pas arrêté. C’est bien d’aller à une place où tu te sens voulu et qu’il pense que tu peux faire la job », a fait valoir celui qui « s’est senti chez lui » lors de sa visite chez les Cards.

La question qui tue pour Bouka : serait-il où il est aujourd’hui s’il avait choisi de rester au Québec à l’université au lieu d’accepter l’offre de Blake Nill pour se joindre aux Dinos? Le principal intéressé, qui évoluait comme receveur au niveau collégial, a hésité longuement avant de répondre.  

« Même au Québec, il y avait des équipes qui me recrutaient comme demi-défensif. C’est une question qui est difficile à répondre. Il y a plusieurs choses qui se sont passées dans ma vie en Alberta. C’est dur à dire », a affirmé le membre de la deuxième équipe d’étoiles au Canada en 2014 après un court moment de réflexion.

Bouka s’envolera jeudi matin vers l’Arizona pour amorcer le nouveau chapitre de sa carrière. Il poursuivra sa remise en forme avec l’un des meilleurs maraudeurs de la NFL, son nouveau coéquipier Tyrann Mathieu. Ce dernier s’est blessé à un genou durant la dernière saison.

C’est en direct des États-Unis que Bouka suivra le repêchage de la LCF, mardi prochain. Il sera heureux peu importe l’équipe qui le sélectionnera.

Toutefois, comme ses compatriotes Mehdi Abdesmad, qui a été mis sous contrat par les Titans, et Charles Vaillancourt, qui aura un essai avec les Raiders et les Giants, il souhaite ne jamais avoir besoin de se rapporter à la formation canadienne qui le choisira.

Sept joueurs des Carabins prendront part au Défi Est-Ouest de la LCF

Universitaire mercredi, 13 avr. 2016. 11:35 Sean Thomas Erlington
Sean Thomas Erlington (Source d'image:James Hajjar)

MONTRÉAL – Il y aura beaucoup de Bleus au Défi Est-Ouest présenté au Stade Percival-Molson le 14 mai prochain. Les Carabins de l’Université de Montréal auront sept représentants lors de cet événement qui permet aux neuf équipes de la Ligue canadienne de football (LCF) d’évaluer et de rencontrer les meilleurs espoirs du football universitaire canadien avant le début de leur année de repêchage. Ce sera la plus grande délégation dans l’histoire des Carabins à cette activité annuelle.

En plus du match des espoirs, l’édition 2016, qui se mettra en branle le mardi 10 mai, inclura trois jours d’entraînements, une séance d’évaluation (combine) pour les joueurs participants, un camp de la LCF pour les agents libres, ainsi que le traditionnel banquet du Défi Est-Ouest.

Les joueurs des Carabins qui participeront à cette fin de semaine sont le porteur de ballon Sean Thomas Erlington (Éducation physique et santé), la ligne offensive Marc Glaude (Éducation physique et santé), les joueurs de ligne Junior Luke (Intervention auprès des jeunes) et Émile Charron Ligez (Éducation physique et santé), les secondeurs Frédéric Chagnon (Administration, HEC Montréal) et Alex Cromer-Émond (Médecine) ainsi que le botteur Félix Ménard-Brière (Architecture du paysage).

Ce dernier évoluera pour l’équipe de l’Ouest tandis que ses coéquipiers seront guidés par Danny Maciocia, qui sera l’entraîneur-chef de l’Est pour une deuxième année consécutive. Blake Nill de UBC sera son vis-à-vis pour l’Ouest, les deux formations étant dirigées par les entraîneurs des équipes ayant pris part à la dernière Coupe Vanier.

« Ce sera un plaisir de diriger de nouveau des jeunes étudiants-athlètes qui ont le potentiel de jouer au football à un niveau supérieur, a dit Danny Maciocia. Nous leur donnerons les outils pour se faire valoir auprès des gens de la LCF. Au-delà de cet aspect, nous souhaitons leur faire vivre une expérience mémorable sur le terrain mais aussi à l’extérieur du terrain, avec des joueurs qui viennent de partout au pays. »


Le porteur de ballon Sean Thomas Erlington vient de connaître sa meilleure saison en carrière avec 517 verges accumulées sur 87 courses en saison régulière. Il a également inscrit cinq touchés en plus d’être nommé sur l’équipe d’étoiles de Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

Le bloqueur Marc Glaude a aussi mérité une place sur cette équipe d’étoiles. C’est la deuxième fois qu’il mérite un tel honneur après avoir fait partie de la constellation lors de son année recrue en 2013.

Le plaqueur Junior Luke est un autre représentant des Carabins qui s’est retrouvé sur cette équipe d’étoiles. En huit matchs de saison régulière, Luke a amassé 7,5 plaqués en plus de recouvrir deux échappés.

L’autre plaqueur des Bleus qui participera à cette fin de semaine, Émile Charron Ligez, a aussi recouvert deux échappés en saison régulière. Il a amassé neuf plaqués en plus de bloquer une passe en sept rencontres pendant le calendrier régulier.

En quatre matchs de saison régulière, le secondeur Frédéric Chagnon a fait un peu de tout. Il a amassé 11,5 plaqués, dont deux pour des pertes ainsi qu’un sac du quart. De plus, il a intercepté une passe et interrompu quatre autres en plaquant le quart ou en mettant une main sur le ballon alors qu’il était dans les airs.

L’autre secondeur des Carabins qui sera de la partie, Alex Cromer-Émond, y participera pour une deuxième année consécutive. Il a terminé deuxième chez les Bleus au chapitre des plaqués avec 34 en 2015.

Finalement, le botteur Félix Ménard-Brière a été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ ainsi que sur la deuxième constellation au pays. Il a forcé l’adversaire à commencer sa possession offensive à l’intérieur de la ligne de 20 verges à 11 reprises en 45 bottés de dégagement cette saison. Son plus long a traversé une distance de 59 verges.

Le Rouge et Or enverra 5 joueurs au Défi Est-Ouest

Universitaire mercredi, 13 avr. 2016. 11:41 Félix Lechasseur
Félix Lechasseur (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

QUÉBEC – Cinq footballeurs du Rouge et Or participeront à la 14e édition du Défi Est-Ouest de Sport interuniversitaire canadien (SIC) le samedi 14 mai prochain dès 13 h au Stade Mémorial Percival-Molson de Montréal, match regroupant des athlètes qui seront admissibles au repêchage 2017 de la Ligue canadienne de football (LCF).

Les receveurs Antony Auclair et Félix Lechasseur, le joueur de ligne offensive Jean-Simon Roy, le demi-défensif Alex Hovington et le joueur de ligne défensive Edward Godin font partie des quelque 90 étudiants-athlètes qui prendront part à la classique annuelle qu’accueillera l’Université McGill pour la seconde année consécutive.

L'équipe de l'Est pour le match des espoirs est composée de joueurs des conférences SUA et RSEQ, ainsi que de Carleton, Ottawa, Queen's et Toronto. Elle sera dirigée par le pilote des Carabins de Montréal, Danny Maciocia. Le contingent de l'Ouest, piloté par Blake Nill (UBC), est formé d'étudiants-athlètes de Canada-Ouest et des autres universités de la conférence SUO.

L'édition 2016, qui se mettra en branle le mardi 10 mai, inclura également trois jours d'entraînements, une séance d'évaluation (combine) pour les joueurs participants, un camp de la LCF pour les agents libres, le traditionnel banquet du Défi Est-Ouest, ainsi qu'une clinique pour les entraîneurs le jour du match.
En 14 éditions du Défi Est-Ouest, 64 joueurs ont été sélectionnés pour y représenter le Rouge et Or. De ce nombre, Dominic Picard (2004-2005) et Benoît Groulx (2008-2009) ont été les seuls à prendre part à deux matchs du Défi.

L'Est a remporté les deux plus récents affrontements et cinq des six derniers, incluant un gain de 29-21 en mai dernier au Stade Molson. L'Ouest détient toutefois un dossier cumulatif de 7-6 depuis le début de la série.

Des 44 joueurs de SIC sélectionnés lors du repêchage 2015 de la LCF, 32 étaient d'anciens participants du Défi Est-Ouest, incluant les sept vedettes de SIC choisies lors du premier tour.

Le 14 mai marquera par ailleurs le 142e anniversaire du premier match de football interuniversitaire de style nord-américain, alors que McGill avait visité Harvard en 1874.

Anthony Tanguay, Oumar Touré et Antoine Demers au Défi Est-Ouest

Universitaires mercredi, 13 avr. 2016. 15:06 Anthony Tanguay
Anthony Tanguay (Source d'image:Yves Longpré/SSAP de l'UdeS)

L’ailier rapproché Oumar Touré, le joueur de ligne offensive Antoine Demers et le demi défensif Anthony Tanguay sont les trois membres de l’équipe de football Vert & Or qui ont été sélectionnés afin de prendre part au 14e Défi Est-Ouest. L’annonce a été faite le 13 avril par Sport interuniversitaire canadien (SIC). La rencontre, qui tient lieu de match des étoiles des espoirs universitaires au repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF) de 2017, se déroulera à Montréal le samedi 14 mai prochain, à compter de 13 h.

Ancien des Griffons de l’Outaouais et étudiant en administration, Touré a capté 12 passes en huit matchs l’automne dernier pour des gains de 211 verges (moyenne de 17,6 verges par réception), en plus d’inscrire un touché. Son plus long jeu a couvert 62 verges.

Son coéquipier Anthony Tanguay a de son côté connu en 2015 sa meilleure saison dans l’uniforme du Vert & Or. Le demi défensif, qui a porté les couleurs des Condors de Beauce-Appalaches sur la scène collégiale, figure en effet au deuxième rang des joueurs de l’UdeS au chapitre des plaqués réussis et en a totalisé 30,5, dont un impressionnant cumul de 27 en solo. Le no 25 a aussi réalisé trois interceptions, a rabattu quatre passes des quarts-arrières adverses et a ajouté un plaqué pour perte de terrain.

Le troisième représentant de la troupe de David Lessard, Antoine Demers, joue pour sa part à une position où les statistiques individuelles sont peu significatives.

Les entraîneurs seront les pilotes des deux équipes finalistes de la dernière Coupe Vanier, soit Blake Nill, des Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (Ouest) et Danny Maciocia, des Carabins de l’Université de Montréal (Est). Leurs adjoints n’ont pas encore été confirmés par SIC.

C’est de nouveau l’Université McGill qui accueillera les talentueux jeunes footballeurs dans le cadre de cet événement. Le match sera précédé par trois jours d’entraînements, une séance d’évaluation et un camp de la LCF pour les agents libres. Un banquet est également à l’horaire de cette 14e édition du Défi Est-Ouest. Le jour du match coïncidera avec le 142e anniversaire de la toute première partie de football interuniversitaire de style nord-américain, alors que les représentants de l’Université McGill avaient visité ceux d’Harvard, en 1874.

Rappelons que les porte-couleurs de l’Est ont remporté les deux plus récents duels du Défi Est-Ouest et cinq des six derniers, incluant leur victoire du printemps 2015 au pointage de 29-21, au Stade Percival-Molson. La formation de l’Ouest canadien revendique cependant une fiche gagnante au total de 13 premiers matchs de cette série, grâce à 7 gains et 6 revers.

L’équipe de l’Est est généralement composée de joueurs évoluant dans les conférences de l’Atlantique et du Québec, ainsi que des universités Carleton, Ottawa et Queen’s, tandis que l’alignement de la formation de l’Ouest s’alimente habituellement d’étudiants-athlètes issus de la ligue Canada-Ouest et des autres universités ontariennes.

Montréal-Laval en lever de rideau pour une troisième saison de suite

Universitaires vendredi, 1 avr. 2016. 15:41 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)

Pour une troisième année consécutive, la rivalité Carabins-Rouge et Or reprendra dès le premier match de la saison régulière 2016 de football du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ). La reprise de la dernière finale de la Coupe Dunsmore sera présentée sous les projecteurs le samedi 3 septembre prochain au Stade de Université Laval.

Il s’agira de la seule partie en soirée du calendrier local de la troupe de l’entraîneur-chef Glen Constantin. L’an dernier, Laval avait amorcé ses deux premières rencontres à domicile sur le coup de 19 h. Outre le duel Carabins – Rouge et Or, les Lavallois accueilleront le Vert & Or de Sherbrooke le 18 septembre, les Redmen de McGill le 2 octobre et les Gaiters de Bishop’s le 23 octobre.

Sur la route, Laval visitera Concordia le 10 septembre, Mount Allison à Sackville au Nouveau-Brunswick le 24 septembre, Montréal le 15 octobre après une semaine de congé, puis Sherbrooke le 29 octobre. À noter que la demi-finale canadienne pour l’obtention de la Coupe Uteck se jouera au Québec cette année, puisque les vainqueurs de la Coupe Dunsmore accueilleront l’équipe championne de Sports universitaires de l’Ontario (SUO).

Carleton en visite en match hors concours

Par ailleurs, le Rouge et Or accueillera lors du traditionnel match hors concours au Stade TELUS-UL un adversaire qu’il n’a pas affronté depuis 18 ans, l’Université Carleton. Les Ravens ont évolué dans l'Association Québec jusqu’en 1998 avant que le club ne mette un terme à ses activités. Durant ses trois premières années d’existence, le club de football de l’Université Laval avait maintenu une fiche d’un gain et quatre échecs contre Carleton.

Carleton a réactivé son programme de football en 2013 au sein de l'Association de l’Ontario sous l’égide de l’entraîneur-chef Steve Sumarah, qui avait auparavant dirigé les Huskies de Saint Mary’s pendant six saisons, les menant notamment en finale de la Coupe Vanier en 2007. L’an dernier, les Ravens ont signé une première saison gagnante depuis leur retour grâce à une fiche de 5-3, ce qui leur a valu le cinquième rang au classement de Sports universitaires de l’Ontario (SUO) et une première participation aux séries éliminatoires. Ils ont d’abord aisément disposé de l’Université Queen’s en quart de finale, avant de baisser pavillon en demi-finale contre les éventuels vainqueurs de la Coupe Yates, les Gryphons de Guelph.

Le duel Carleton – Laval aura lieu le samedi 20 août à 13 h à Québec.
 

Mission accomplie pour les espoirs du Rouge et Or au camp national de la LCF

LCF dimanche, 13 mars 2016. 17:11

En mettre plein la vue 2:22

Le camp d'évaluation de la LCF en vue du repêchage qui aura lieu le 10 mai s'est terminé dimanche à Toronto. Encore une fois, le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) était bien représenté au camp d'évaluation de la LCF avec la présence de neuf joueurs.

Trois des treize meilleurs espoirs portent les couleurs du Rouge et Or de l'Université Laval et ils tentaient d'en mettre plein la vue aux dirigeants des équipes.

Classés respectivement cinquième et treizième meilleurs espoirs du repêchage, les joueurs de ligne à l'attaque Charles Vaillancourt et Jason Lauzon-Séguin du Rouge et Or étaient satisfaits de leurs performances lors des confrontations à un contre un.

« Mon premier jeu de course que j'ai fait, j'étais centre. Donc, c’était la première fois en un an que je retournais à cette position. C'était un petit peu différent. Mais à part ça, je trouve que j'ai super bien compétitionné. J'ai gagné plusieurs un contre un et j'ai été capable de démontrer ce que je voulais aux dépisteurs », a évalué Vaillancourt qui s’était préparé avec Charlie Petrone au Tennessee, le même préparateur physique qu’a recours Laurent Duvernay-Tardif.

« C’est mission accomplie, a analysé Lauzon-Séguin. Mon sprint 40 verges je voulais le courir en bas de 5,4. J'ai fait 5,38. Je suis quand même assez satisfait de ça. Au saut vertical, je voulais juste battre mes tests du Défi Est-Ouest. Donc, je suis très satisfait. »

Samedi, le joueur de ligne à l'attaque de l'Université Laval, Philippe Gagnon avait volé la vedette en réussissant 40 répétitions avec 225 livres au développé couché. Le 12e meilleur espoir a poursuivi sur sa lancée dimanche lors des tests sur le terrain.

« C’est sûr qu’hier avec le développé couché, je leur ai montré que j’étais capable d’être fort. Je voulais montrer que j’étais capable d’être technique et que ce n’était pas juste de la force brute. Je voulais montrer que j’étais capable de bien bouger mes pieds et bien placer mes mains »

De son côté Félix Faubert-Lussier était un homme très occupé. Il a brillé lors des tests physiques grâce notamment à un chrono de 4 secondes et 58 centièmes au 40 verges. Il a de plus pris part aux exercices sur le terrain aux positions de receveur et demi offensif à la demande de plusieurs équipes.

« Les jambes sont lourdes après deux heures de tests à donner ton maximum. J’ai fait aussi les exercices de porteur de ballon, dont la protection de passe, qui sont fatigants. C’est sûr que ce n’est pas l’idéal, mais je voulais montrer que je suis polyvalent », a affirmé Faubert-Lussier.

Pour ce qui est du seul représentant des Carabins de l'Université de Montréal, et bien le demi-défensif Maïko Zepeda a réussi le septième meilleur temps aux 40 verges. Il a réussi un chrono de 4,61. Ce dernier avait réussi un 4,57 lors du camp régional de Montréal.

Neuf joueurs du RSEQ participaient au camp d'évaluation national de la LCF soit Charles Vaillancourt, Jason Lauzon-Séguin, Philippe Gagnon, Félix Faubert-Lussier et Shayne Gauthier du Rouge et Or, Roman Grozman et Mikaël Charland des Stingers ainsi que Maïko Zepeda des Carabins et Devon Stewart des Redmen.

Deux autres Québécois, Anthony Thompson (Université Southern Illinois, États-Unis) et Marc-Antoine Laurin (Ottawa), prennaient aussi part aux évènements de la fin de semaine.

L'Abitibien Michaël Langlois (Rouge et Or) et le Lavallois Elie Bouka (Dinos de Calgary) n'exécutaient pas les tests officiels, mais étaient sur place à Toronto pour rencontrer les dirigeants des équipes de la LCF. Les deux joueurs n'ont pas joué lors de la dernière saison en raison d'une blessure, mais ils étaient dans le top-20 des meilleurs espoirs en septembre.

Vaillancourt déçu de ne pas se mesurer à Onyemata

Charles Vaillancourt, qui est originaire de Coaticook et qui mesure six pieds quatre pouces et pèse 315 livres, avait hâte à la compétition un-contre-un après avoir été déçu par ses 24 répétions au développé couché.

« Je voulais leur montrer à quel point je suis fort, a-t-il dit. J'étais un peu déçu de mon développé couché, mais je pense que j'ai démontré à tout le monde que je suis très fort. »

Le directeur général des Argonauts de Toronto, Jim Barker, ne croit pas que Vaillancourt a nui à son classement cette fin de semaine.

« Il est arrivé ici comme un des meilleurs gars et il a prouvé qu'il était un des meilleurs, a déclaré Barker. Il a très bien bloqué, il était équilibré et patient. »

Vaillancourt a louangé le joueur de ligne défensive des Mustangs de Western Rupert Butcher, mais était déçu que le joueur de ligne David Onyemata, classé deuxième, ne soit pas présent.

« Rupert est un gros gars qui est difficile à faire bouger, a commenté Vaillancourt. J'aurais aimé pouvoir me mesurer à David parce qu'il est un des meilleurs et j'espérais me comparer à lui.

« Il m'a battu l'an dernier au match des étoiles et je voulais lui rendre la pareille cette fin de semaine, mais je lui souhaite la meilleure des chances. J'espère qu'on va se revoir sur le terrain bientôt. »

Rupert Butcher a brillé au camp d'évaluation.

Le joueur de ligne de défensive de six pieds cinq pouces et 327 livres a été dominant dans les compétitions un-contre-un au Varsity Stadium. Butcher a pratiquement été inarrêtable sur les exercices de pression contre le quart en utilisant son gabarit et sa puissance pour déplacer son adversaire.

Mais le joueur natif de London, en Ontario, s'est aussi avéré agile et rapide sur ses pieds dans les mouvements latéraux.

« Je crois que c'était important de démontrer que je pouvais bien exercer la pression et me déplacer rapidement, a déclaré le détenteur d'une majeure en philosophie. Le plus important pour un gars de mon gabarit c'est de montrer qu'il peut bouger et qu'il a l'agilité pour jouer dans la LCF parce que la LCF tourne autour de la pression sur les quarts.

« Le film que les entraîneurs ont vu sur moi avant le camp d'évaluation n'avait pas beaucoup de séquences où j'appliquais de la pression. J'ai prouvé aujourd'hui que je pouvais jouer contre eux. »

Butcher faisait partie des 51 joueurs présents au camp d'évaluation, auquel seulement trois des 10 meilleurs espoirs ont pris part.

RÉSULTATS DES TESTS DE LA JOURNÉE

Sprint de 40 verges :

Nom No Pos. Université Temps
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal 4,61
Mikaël Charland 21 DD Concordia 4,79
Dominique Termansen 22 DD UBC 4,60
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC 4,75
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois NPP
Josh Woodman 25 DD Western 4,78
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun 4,63
Malcolm Brown 27 DD Western 4,67
Devon Stewart 30 CA McGill 4,98
Donald Tabor 31 CA StFX 4,87
Wayne Moore 32 DO McMaster 4,85
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary 4,68
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor 4,99
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston 4,75
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa 4,78
Terrell Davis 40 SEC UBC 4,71
Shayne Gauthier 41 SEC Laval 4,66
Curtis Newton 42 SEC Guelph 5,04
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon 4,82
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier 5,23
DJ Lalama 45 SEC Manitoba 4,80
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts 4,87
Kadeem Adams 50 LO  Western NPP
Jamal Campbell 51 LO York 4,97
Michael Couture 52 LO Simon Fraser 5,17
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval 5,51
Roman Grozman 54 LO Concordia 5,38
Zachary Intzandt 56 LO McMaster 5,24
Sean Jamieson 57 LO Western 5,53
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval 5,29
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval 5,33
Brett Blaszko 80  RÉ  Calgary 4,55
Jamal Kett 81 Western 4,85
Doug Corby (19) 82 Queen’s 4,51
Felix Faubert-Lussier  83 Laval 4,58
George Johnson 84 Western 4,78
Brian Jones (18) 85 Acadia 4,70
Mike Jones 86 Southern 4,61
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO 4,62
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL) 4,56
Joshua Stanford 89 Kansas 4,67
Tarique Anderson 90 LD Deleware State 5,03
Rupert Butcher 91 LD Western 5,35
Michael Kashak 92 LD McMaster 4,96
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser 5,33
Donnie Egerter 94 LD Guelph 5,42
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico 4,79
Boyd Richardson 96 LD UBC 4,89
John Biewald 97 LD Western 4,89

Saut horizontal :

Nom No Pos. Université Distance
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal 9’4,50
Mikaël Charland 21 DD Concordia 10’5,50
Dominique Termansen 22 DD UBC 10’5,75
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC 10’4,75
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois NPP
Josh Woodman 25 DD Western 9’8,25
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun 10’0,50
Malcolm Brown 27 DD Western 9’8,50
Devon Stewart 30 CA McGill 8’6
Donald Tabor 31 CA StFX 8’9
Wayne Moore 32 DO McMaster 9’3,50
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary 10’1
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor 9’0,75
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston 9’4
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa 9’9,5
Terrell Davis 40 SEC UBC 9’4,5
Shayne Gauthier 41 SEC Laval 9’5,25
Curtis Newton 42 SEC Guelph 8’7,75
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon 8’10,50
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier 9’5
DJ Lalama 45 SEC Manitoba 9’5,75
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts 9’0,75
Kadeem Adams 50 LO  Western NPP
Jamal Campbell 51 LO York 8’11,75
Michael Couture 52 LO Simon Fraser 8’6
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval  7’8
Roman Grozman 54 LO Concordia 7’8,75
Zachary Intzandt 56 LO McMaster 8’1,50
Sean Jamieson 57 LO Western 8’2,75
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval 8’6,50
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval 8’0,75
Brett Blaszko 80  RÉ  Calgary 9’8,75
Jamal Kett 81 Western 9’11,25
Doug Corby (19) 82 Queen’s 9’7
Felix Faubert-Lussier  83 Laval 10’1,75
George Johnson 84 Western 8’10
Brian Jones (18) 85 Acadia 10’8,50
Mike Jones 86 Southern 10’2
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO 10’9,50
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL) 10’10,25
Joshua Stanford 89 Kansas 10’0,50
Tarique Anderson 90 LD Deleware State 8’7,50
Rupert Butcher 91 LD Western 8’0,25
Michael Kashak 92 LD McMaster 8’10,50
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser 8’3,25
Donnie Egerter 94 LD Guelph 7’11
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico 8’6
Boyd Richardson 96 LD UBC 9’2,75
John Biewald 97 LD Western 9’1,50

Changements de direction :

 

Nom No Pos. Université Temps
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal 4,35
Mikaël Charland 21 DD Concordia 4,16
Dominique Termansen 22 DD UBC 4,31
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC 4,19
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois NPP
Josh Woodman 25 DD Western 4,46
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun 4,49
Malcolm Brown 27 DD Western 4,53
Devon Stewart 30 CA McGill 4,69
Donald Tabor 31 CA StFX 4,56
Wayne Moore 32 DO McMaster 4,59
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary 4,53
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor 4,63
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston 4,44
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa 4,44
Terrell Davis 40 SEC UBC 4,44
Shayne Gauthier 41 SEC Laval 4,47
Curtis Newton 42 SEC Guelph 4,57
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon 4,47
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier 4,59
DJ Lalama 45 SEC Manitoba  4,44
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts  4,57
Kadeem Adams 50 LO  Western NPP
Jamal Campbell 51 LO York 4,78
Michael Couture 52 LO Simon Fraser 4,72
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval 4,79
Roman Grozman 54 LO Concordia 5,01
Zachary Intzandt 56 LO McMaster 4,72
Sean Jamieson 57 LO Western 4,84
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval 4,78
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval 4,88
Brett Blaszko 80  RÉ  Calgary 4,47
Jamal Kett 81 Western 4,49
Doug Corby (19) 82 Queen’s 4,34
Felix Faubert-Lussier  83 Laval 4,19
George Johnson 84 Western 4,63
Brian Jones (18) 85 Acadia 4,13
Mike Jones 86 Southern 4,34
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO 4,38
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL) 4,36
Joshua Stanford 89 Kansas 4,69
Tarique Anderson 90 LD Deleware State 4,84
Rupert Butcher 91 LD Western 4,87
Michael Kashak 92 LD McMaster  4,84
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser 4,89
Donnie Egerter 94 LD Guelph 5,08
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico 4,84
Boyd Richardson 96 LD UBC 4,63
John Biewald 97 LD Western 4,57

Épreuve 3-cônes :

 

Nom No Pos. Université Temps
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal 6,94
Mikaël Charland 21 DD Concordia 6,84
Dominique Termansen 22 DD UBC 7,09
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC 6,91
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois NPP
Josh Woodman 25 DD Western 7,28
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun 7,08
Malcolm Brown 27 DD Western 7,54
Devon Stewart 30 CA McGill 7,59
Donald Tabor 31 CA StFX 7,22
Wayne Moore 32 DO McMaster 7,23
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary 7,31
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor 7,54
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston 7,47
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa 7,34
Terrell Davis 40 SEC UBC 7,25
Shayne Gauthier 41 SEC Laval 7,56
Curtis Newton 42 SEC Guelph 7,66
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon 7,13
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier 7,56
DJ Lalama 45 SEC Manitoba 7,14
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts 7,53
Kadeem Adams 50 LO  Western NPP
Jamal Campbell 51 LO York 7,41
Michael Couture 52 LO Simon Fraser 7,76
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval 7,84
Roman Grozman 54 LO Concordia 7,78
Zachary Intzandt 56 LO McMaster 7,76
Sean Jamieson 57 LO Western 7,80
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval 7,69
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval 7,67
Brett Blaszko 80  Calgary 7,38
Jamal Kett 81 Western 7,41
Doug Corby (19) 82 Queen’s 7,09
Felix Faubert-Lussier  83 Laval 6,73
George Johnson 84 Western 7,73
Brian Jones (18) 85 Acadia 6,92
Mike Jones 86 Southern 7,09
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO NPP
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL) 6,95
Joshua Stanford 89 Kansas 7,42
Tarique Anderson 90 LD Deleware State 7,63
Rupert Butcher 91 LD Western 8,11
Michael Kashak 92 LD McMaster 7,51
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser ND
Donnie Egerter 94 LD Guelph ND
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico 7,61
Boyd Richardson 96 LD UBC 7’47
John Biewald 97 LD Western 7’52

Philippe Gagnon a été le meilleur dans l'épreuve du développé couché

LCF samedi, 12 mars 2016. 15:48

40 fois 225 livres! 0:26

Les tests physiques ont commencé au camp d'évaluation national de la LCF et les Québécois ont dominé l'épreuve de développé couché, samedi.

Le garde du Rouge et Or de l'Université Laval, Philippe Gagnon, a réussi à soulever la barre de 225 livres à 40 reprises, soit le plus haut total de la journée. Il s'agit de la troisième meilleure performance de l'histoire des camps d'évaluation de la LCF.

Trois autres joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec ont fini sur un pied d'égalité à 27 répétitions, soit le bloqueur du Rouge et Or Jason Lauzon-Séguin, le centre-arrière des Redmen de McGill, Devon Stewart ainsi que le bloqueur des Stingers de Concordia Roman Grozman.

Le joueur de ligne défensive des Thunderbirds de UBC Boyd Richardson a également terminé avec 27 répétitions.

Deux Québécois se sont également illustrés lors du saut vertical. Le receveur du Rouge et Or, Félix Faubert-Lussier, a réalisé un saut de 34,5 pouces soit le deuxième meilleur résultat derrière les 36 pouces du receveur ontarien Llevi Noel. Le secondeur québécois Marc-Antoine Laurin des Gee-Gees d'Ottawa a terminé à égalité au quatrième rang au saut vertical avec 34 pouces.

Faubert-Lussier avait également bien fait au développé couché avec 24 répétitions, le meilleur résultat à sa position à égalité avec Brian Jones de l'Université Acadia.

Charles Vaillancourt du Rouge et Or a également réussi 24 répétitions.

Le demi-défensif des Stingers, Mikaël Charland, a terminé la journée avec un saut vertical de 31,5 pouces et un développé couché de 13 répétitions.

Le sprint de 40 verges, les épreuves de changements de direction et de 3-cônes auront lieu dimanche tout comme les exercices individuels et les duels.

Neuf joueurs du RSEQ participent au camp d'évaluation national de la LCF soit Charles Vaillancourt, Jason Lauzon-Séguin, Philippe Gagnon, Félix Faubert-Lussier et Shayne Gauthier du Rouge et Or, Roman Grozman et Mikaël Charland des Stingers ainsi que Maïko Zepeda des Carabins et Devon Stewart des Redmen.

Deux autres Québécois, Anthony Thompson (Université Southern Illinois, États-Unis) et Marc-Antoine Laurin (Ottawa), prennent aussi part aux évènements de la fin de semaine.

L'Abitibien Michaël Langlois (Rouge et Or) et le Lavallois Elie Bouka (Dinos de Calgary) n'exécutent pas les tests officiels, mais sont sur place à Toronto pour rencontrer les dirigeants des équipes de la LCF. Les deux joueurs n'ont pas joué lors de la dernière saison en raison d'une blessure, mais ils étaient dans le top-20 des meilleurs espoirs en septembre.

RÉSULTATS DES TESTS

Développé couché :

Nom No Pos. Université Répétitions
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC  NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal  17
Mikaël Charland 21 DD Concordia 13
Dominique Termansen 22 DD UBC  NPP
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC  NPP
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois  NPP
Josh Woodman 25 DD Western  10
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun  14
Malcolm Brown 27 DD Western  13
Devon Stewart 30 CA McGill  27
Donald Tabor 31 CA StFX  20
Wayne Moore 32 DO McMaster  19
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary  8
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor  18
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston 24
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa  16
Terrell Davis 40 SEC UBC  13
Shayne Gauthier 41 SEC Laval  23
Curtis Newton 42 SEC Guelph  16
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon  13
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier  22
DJ Lalama 45 SEC Manitoba  22
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts  14
Kadeem Adams 50 LO  Western  12
Jamal Campbell 51 LO York  17
Michael Couture 52 LO Simon Fraser  24
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval  40
Roman Grozman 54 LO Concordia  27
Zachary Intzandt 56 LO McMaster  21
Sean Jamieson 57 LO Western  15
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval  27
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma  NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval  24
Brett Blaszko 80  RÉ  Calgary  8
Jamal Kett 81 Western  7
Doug Corby (19) 82 Queen’s  11
Felix Faubert-Lussier  83 Laval  24
George Johnson 84 Western  10
Brian Jones (18) 85 Acadia  24
Mike Jones 86 Southern  6
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO  12
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL)  7
Joshua Stanford 89 Kansas  NPP
Tarique Anderson 90 LD Deleware State  17
Rupert Butcher 91 LD Western  24
Michael Kashak 92 LD McMaster  25
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser  14
Donnie Egerter 94 LD Guelph  25
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico  19
Boyd Richardson 96 LD UBC  27
John Biewald 97 LD Western  NPP

Saut vertical :

Nom No Pos. Université Hauteur
Quinn Van Gylswyk (20) 1 B UBC  NPP
Maïko Zepeda 20 DD Montréal 29
Mikaël Charland 21 DD Concordia 31,5
Dominique Termansen 22 DD UBC 32,5
Taylor Loffler (9) 23 DD UBC 30,5
Anthony Thompson (15) 24 DD Southern Illinois NPP
Josh Woodman 25 DD Western 31
Brennan Van Nistelrooy 26 DD Okanagan Sun 29
Malcolm Brown 27 DD Western  33
Devon Stewart 30 DO McGill  24,5
Donald Tabor 31 DO StFX  28
Wayne Moore 32 DO McMaster  29
Mercer Timmis (7) 33 DO Calgary  33,5
Nathan O’Halloran 34 DO Windsor  30,5
Kevin Jackson 6 SEC Sam Houston  25,5
Marc-Antoine Laurin 7 SEC Ottawa  34
Terrell Davis 40 SEC UBC  28,5
Shayne Gauthier 41 SEC Laval  29
Curtis Newton 42 SEC Guelph  25,5
Doug Parrish 43 SEC Western Oregon  29
Daniel Tshiamala 44 SEC St. Francis Xavier  33,5
DJ Lalama 45 SEC Manitoba 29,5
Alex Ogbongbemiga 46 SEC Calgary Colts  28,5
Kadeem Adams 50 LO  Western  NPP
Jamal Campbell 51 LO York  31
Michael Couture 52 LO Simon Fraser  26
Philippe Gagnon (13) 53 LO Laval  24,5
Roman Grozman 54 LO Concordia  30,5
Zachary Intzandt 56 LO McMaster  27,5
Sean Jamieson 57 LO Western  26,5
Jason Lauzon-Séguin (14) 58 LO Laval  30
Josiah St. John (3) 59 LO Oklahoma  NPP
Charles Vaillancourt (6) 60 LO Laval  27
Brett Blaszko 80  RÉ  Calgary  34
Jamal Kett 81 Western 28,5
Doug Corby (19) 82 Queen’s  31,5
Felix Faubert-Lussier  83 Laval  34,5
George Johnson 84 Western  25,5
Brian Jones (18) 85 Acadia 34
Mike Jones 86 Southern 32
Llevi Noel (17) 87 Windsor AKO  36
Shaquille Johnson 88 London Beefeaters (CJFL)  34,5
Joshua Stanford 89 Kansas  34
Tarique Anderson 90 LD Deleware State  27,5
Rupert Butcher 91 LD Western  24
Michael Kashak 92 LD McMaster  31
Quinn Horton 93 LD Simon Fraser  25,5
Donnie Egerter 94 LD Guelph  24
Denzel Philip 95 LD Eastern New Mexico  29,5
Boyd Richardson 96 LD UBC  31,5
John Biewald 97 LD Western  28,5

Nicholas Narbonne Bourque et Maïko Zepeda, les deux derniers de la polyvalente Deux-Montagnes

LCF jeudi, 10 mars 2016. 23:32 Nicholas Narbonne Bourque et Maïko Zepeda
Nicholas Narbonne Bourque (crédit Christian L-Dufresne) et Maïko Zepeda (crédit James Hajjar). (Montage RDS)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Maïko Zepeda avait un grand sourire accroché à son visage vers 15 h 15, mercredi. Le polyvalent joueur défensif des Carabins de l’Université de Montréal venait d’apprendre qu’il était invité au camp national de la Ligue canadienne de football.

Mais pas question de laisser de côté son coéquipier et grand ami, Nicholas Narbonne Bourque, qui n’avait pas réussi à obtenir son billet pour Toronto.

« On finit l’entrevue à deux », a ordonné Zepeda en agrippant son complice de toujours par les épaules.

Maïko ZepedaLes deux hommes se sont connus à la Polyvalente Deux-Montagnes où ils ont défendu les couleurs des Centurions. Lorsqu’ils ont terminé leur dernière saison juvénile à l'automne 2008, ils étaient loin de se douter qu’ils seraient des espoirs de la LCF en 2016.

« Il y a eu des hauts et des bas. Des fois, c’était bouetteux, des fois il y avait des roches dans le chemin. Mais à la fin de la journée, l’important c’est de se rendre du point A au point B. Narbonne et moi, aujourd’hui (mercredi), on a fait de grands pas vers la réalisation de nos rêves », a affirmé Zepeda avant de demander à son coéquipier chez les Bleus de le rejoindre pour terminer ensemble l’entrevue avec le RDS.ca.

« Il y a un sentiment de réussite, a indiqué Narbonne Bourque. C’est quelque chose que nous avons toujours eu en tête. On n’a pas tracé un trajet, mais on a fixé des points où il fallait qu’on aille. Le trajet nous a menés jusqu’ici et peu importe comment on y a été, on s’est rendu. »

Les deux vainqueurs de la coupe Vanier en 2014 ont aussi partagé une autre belle expérience ensemble en participant au combine régional de la NFL, à Baltimore, le 27 février dernier. Ils avaient également pris part au Défi Est-Ouest en mai dernier qui regroupe les meilleurs espoirs professionnels du circuit universitaire canadien.

Nicholas Narbonne BourqueZepeda, généralement un demi-défensif, et Narbonne Bourque, un centre-arrière, admettent qu’ils n’auraient jamais pensé cela possible au début de leur carrière de joueur de football.

« Si à la Polyvalente, il y a 8 ans, on s’était dit qu’en 2016, nous participerions à un camp de la LCF et même de la NFL, on aurait bien ri », a convenu Zepeda avant de recevoir un regard d’approbation de son ami.

« Dans notre équipe secondaire, il y avait des joueurs qui étaient beaucoup plus talentueux et vraiment plus athlétiques que nous. Mais on est des personnes qui ont persévéré et qui n’ont jamais arrêté », a raconté le coloré joueur défensif des Bleus.

« Il y a plein de gars qui étaient super bons et qui ont arrêté, mais nous on n’a jamais fait ça. On s’est rendu dans les Carabins ensemble et on est les deux seuls gars qui sont encore debout de notre groupe (au secondaire) », a ajouté celui qui a réussi le meilleur sprint de 40 verges (4,57) parmi les 45 participants au camp de Montréal.

Après leur séjour à la polyvalente, ceux dont les chemins au football allaient se recroiser à l’Université de Montréal se sont séparés pour leurs études au cégep. Zepeda a pris la direction du Cégep Vanier pour jouer avec les Cheetahs alors que le costaud Narbonne Bourque a livré d’épiques duels à son ami puisqu’il portait l’uniforme des Spartiates du Cégep du Vieux Montréal.

Mais après trois années au niveau collégial, il était temps pour les deux joueurs de redevenir coéquipiers avec les Bleus.

« Nick et moi, c’est plus que de l’amitié. On a un lien qui nous garde ensemble », a souligné Zepeda.

« On a toujours eu quelque chose que d’autres n’ont pas. On a la peau épaisse et une bonne tête sur les épaules. Quand c’est le temps d’attacher son casque, "coco cogne cogne" », a lancé Zepeda alors que les deux hommes s’échangeaient un regard qui démontrait une complicité par rapport à cette expression qui ne semble pas dater d'hier.

Les deux joueurs de l’UdeM ont vécu les dernières semaines ensemble. Zepeda sera cependant le seul à représenter les Carabins cette fin de semaine dans la Ville Reine. Il est toutefois très fier de ce que son ami a accompli même si les dépisteurs n’ont pas cru bon de l’inviter au camp national.

« J’aimerais ça qu’il vienne avec moi. À la fin de la journée, ce sont les équipes qui décident. Nous étions 45 aujourd’hui (mercredi) et c’est 4 sur 45 qui sont invités. [...] Je trouve que Narbonne a fait de bonnes choses. Je l’ai regardé jouer et il a dominé », a évalué objectivement celui qui a été sur la première équipe d’étoiles universitaires au pays l’an dernier.

Pour Narbonne Bourque, le rêve de jouer dans la LCF est loin de s’arrêter avec cette petite embûche. La position de centre-arrière étant maintenant souvent occupée par un joueur canadien, ses chances de percer dans la LCF sont encore bien présentes. Plusieurs dépisteurs épiaient chacun de ses moindres faits et gestes mercredi et ses résultats aux différents tests physiques étaient très convenables.

« Honnêtement, je me sens bien. Je pense que j’ai bien fait, même peut-être mieux que ce que j’avais à faire. Le choix, ce n’est pas moi qui l’ai fait et en bout de la ligne... j’ai des devoirs à faire! », a hurlé Narbonne Bourque comme s’il venait de s’en souvenir.

Avec sa mère qui subit présentement des traitements pour un cancer de la gorge et son entraînement physique pour les camps d’évaluation, on ne peut pas en vouloir à Narbonne Bourque d'avoir mis ses études un peu de côté pour s’occuper de sa mère et de sa préparation.

Nicholas Narbonne Bourque et Gabriel CousineauL’étudiant-athlète réussit à trouver du positif dans son exclusion du camp national puisqu’il pourra rattraper le temps perdu dans ses cinq cours de son programme de communication politique.

« Je vais aller faire mes devoirs parce que ça brasse mon affaire avec cinq cours. Ç’a bien été mes performances ici (Montréal) et à Baltimore. Pour moi, la décision finale (de ne pas être invité à Toronto) m’importe peu dans tout ça », a commenté celui qui est un exemple de dévouement et de sérénité.

Pendant que Narbonne Bourque aura le nez dans ses livres, Zepeda continuera de tenter de confondre les sceptiques à Toronto durant la fin de semaine.

Le 10 mai prochain, les deux amis de longue date regarderont le repêchage de la LCF ensemble avec le vœu que des équipes jettent leur dévolu sur eux. Il s’agirait d’un signe de plus qu’ils sont encore les deux derniers à se tenir debout dans leur groupe de la Polyvalente Deux-Montagnes.

LCF : Trois Québécois au camp d'évaluation national

LCF mercredi, 9 mars 2016. 15:47

Mission accomplie pour quatre espoirs 4:43

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Comme l’an dernier, quatre joueurs du camp régional de Montréal de la Ligue canadienne de football ont reçu une invitation pour le camp national qui se tiendra en fin de semaine à Toronto.

Il s’agit du demi défensif de l’Université de Montréal Maïko Zepeda, du centre-arrière de l’Université McGill Devon Stewart, du secondeur de l’Université d’Ottawa Marc-Antoine Laurin et du centre-arrière de l’Université St Francis Xavier Donald Tabor.

Zepeda suit donc les traces de ses anciens coéquipiers des Carabins Mikhaïl Davidson, Anthony Coady et Jean-Samuel Blanc. Ces trois joueurs avaient également dû impressionner les dépisteurs présents à Montréal l’an dernier pour recevoir leur billet pour le camp national. Davidson et Coady ont finalement été repêchés par les Alouettes et Blanc a par la suite été embauché en tant que joueur autonome par la même formation.

Zepeda a réussi le meilleur temps du camp régional de Montréal au sprint de 40 verges avec un 4,57. Il a effectué 15 répétitions au développé couché de 225 livres, réussi un saut vertical de 32 pouces et un horizontal de 9 pieds 3 pouces. Le produit des Cheetahs du Cégep Vanier a été le meilleur au changement de direction (4,00) et a terminé au troisième rang à l’exercice des 3 cônes (6,97).

« Les dépisteurs veulent voir ta réaction face à la compétition et l’adversité ainsi que le fait d’être un parmi tant d’autres. Ils veulent voir qui est capable de monter jusqu’en haut. Et je crois que c’est ce que moi et d’autres individus on a réussi à faire aujourd’hui », a lancé Zepeda qui a joué comme demi défensif et secondeur en 2015.

Le membre de la première équipe d’étoiles du Sport interuniversitaire canadien a bénéficié du soutien du préparateur physique des Carabins, Pierre-Mary Toussaint, pour obtenir de bons résultats. Mais il a aussi reçu de précieux conseils d’Anthony Coady.

« C’est vraiment bon de l’avoir à l’entour. Il n’a pas de filtre et il va vraiment te dire ce qu’il pense. Il ne se gêne pas. J’ai eu des gars autour de moi aujourd’hui qui m’ont donné des petits conseils et ç’a fait la différence, notamment dans les exercices sur les unités spéciales », a convenu Zepeda, qui a participé à un camp régional de la NFL en février.

Pour Stewart, qui est originaire de St-Hubert, il s’agit de tout un tour de force alors qu’il évoluait à la position d’ailier défensif depuis deux ans. L’ancien des Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville est toutefois revenu à sa position naturelle pour le repêchage de la LCF. Il est le seul des quatre joueurs invités qui n’a pas pris part au Défi Est-Ouest.

« J’ai toujours su que je voulais jouer comme centre-arrière/porteur de ballon dans la LCF en raison de mon physique. Je suis plus confortable à cette position parce que j’y ai évolué pendant la majeure partie de ma vie », a indiqué le joueur de 5 pieds 11 pouces et 245 livres.

Le représentant des Redmen a été le meilleur au développé couché en compagnie de Carl Jobin-Shaw des Carabins avec 24 répétitions. Il espère améliorer certains résultats dans la Ville Reine, dont celui du sprint de 40 verges.

« J’étais satisfait de certains chiffres, mais en général je sais que je peux faire mieux. Je vais me reposer et je vais me préparer pour Toronto pour faire mieux là-bas », a-t-il affirmé, lui qui a couru un 5,02.

Quant à Laurin, il a dominé les secondeurs avec un saut vertical de 36 pouces et un vertical de 9’6,75. Originaire de l’Outaouais, le joueur des Gee-Gees a réalisé 19 plaqués et 3 sacs en cinq matchs en 2015.

Tabor, qui est natif de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, a remporté le Loney Bowl avec les X-Men en 2015. Il a joué six matchs et a terminé la saison avec 27 attrapés pour 315 verges.

Jay Dearborn, un demi-défensif du programme de Holland College, a réalisé les meilleurs résultats au saut vertical avec 40,5 pouces et à celui horizontal également avec 11’2,75. Il est arrivé tout juste derrière Zepeda au sprint de 40 verges avec un temps de 4,58.

Avec Zepeda et Stewart, il y aura donc neuf joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec au camp national de la LCF. Les autres sont Charles Vaillancourt, Philippe Gagnon, Jason Lauzon-Séguin, Félix Faubert-Lussier et Shayne Gauthier du Rouge et Or ainsi que Mikaël Charland et Roman Grozman des Stingers.

Le camp national de Toronto aura lieu de vendredi à dimanche.  

Le Québécois Mehdi Abdesmad pourrait accéder à la NFL prochainement

Football vendredi, 4 mars 2016. 16:07 Mehdi Abdesmad
Mehdi Abdesmad (Source d'image:Associated Press)
Éric Leblanc

MONTRÉAL – Sous peu, la NFL pourrait ouvrir ses portes à un autre Québécois qui possède une histoire inspirante, l’ancien du Cégep du Vieux Montréal et joueur de ligne défensive Mehdi Abdesmad.

Méconnu dans sa province natale, l’athlète au physique impressionnant de six pieds sept pouces et 285 livres devrait sortir de l’ombre prochainement.

En effet, Abdesmad serait devenu, selon toute vraisemblance, le premier Québécois à participer au Combine de la NFL où il a pu étaler ses aptitudes grâce à ses performances déployées lors de la dernière saison dans l’uniforme des Eagles de Boston College.

Cette récompense aurait été précieuse pour n’importe quel athlète, mais elle était encore plus significative pour lui. En quelque sorte, Abdesmad venait de prouver son point avec éclat.

Du même coup, il s’est libéré de l’énorme pression qui reposait sur ses épaules durant la saison 2015. Puisqu’il a été limité à un total de sept petites parties en 2013 et 2014 en raison d’une blessure à un genou, tous les yeux étaient tournés vers lui pour la saison la plus déterminante de sa carrière. Épié par les recruteurs, il ne pouvait pas se permettre d’échouer.

Sa réponse a été éloquente.

Dès le premier match – un duel contre l’Université du Maine –, il a fait écarquiller les yeux avec l’une des meilleures prestations défensives de sa division.

Mehdi Abdesmad« Durant toute la saison morte, on entendait dire que les gens voulaient voir comment j’allais me comporter à mon retour. C’est là que j’ai fait un statement », a humblement expliqué celui qui a notamment participé à quatre plaqués en plus d’enregistrer 1,5 sac.

L’élan procuré par cette performance s’est poursuivi au fil du calendrier alors qu’Abdesmad a terminé l’année avec 49 plaqués, dont 15 pour des pertes de 59 verges, et 5,5 sacs en 12 parties.

L’invitation attendue au Combine est donc apparue dans un courriel de la NFL. À travers une cuvée particulièrement intéressante pour les joueurs défensifs, Abdesmad s’est exécuté de son mieux.

« Je trouve que je me suis situé parmi les meilleurs joueurs de ligne défensive. J’ai réussi des bons temps, un bon bench press... Tout s’est bien passé et j’étais plutôt satisfait de tous mes tests », a-t-il commenté en français, sa langue maternelle, au RDS.ca.

Année après année, l’engouement autour du Combine a grimpé pour atteindre des niveaux étonnants. Maintenant, tous les athlètes sont scrutés à la loupe et la NFL offre une analyse détaillée de tous les participants.

Selon cette perspective, le Québécois s’est classé au 56e rang sur les 74 joueurs de ligne défensive inscrits en héritant d’une note globale de 5,05 sur 10. Ce résultat lui accorderait une chance meilleure que la moyenne de se tailler une place dans une formation de la NFL.

Par contre, il s’agit, d’après eux, d’un rendement qui ne le dirige pas vers un poste de partant.

« Les joueurs, on ne regarde pas vraiment ça. Ce sont des analystes qui donnent ces notes, mais ils se sont trompés souvent dans les dernières années. Ce n’est pas un chiffre qui va me dire que j’ai seulement une probabilité un peu supérieure à 50 % de percer dans la NFL », a confié celui qui a évolué autant à l’extrémité qu’au cœur de la ligne défensive en 2015 avec Boston College.

Mehdi Abdesmad« Je crois en mes habiletés et je pense que je vais être capable », a ajouté du même souffle celui qui s’ajouterait au contingent québécois formé de Laurent Duvernay-Tardif, David Foucault et Andy Mulumba, son ami des Packers de Green Bay aux origines congolaises.

Afin de se présenter dans les meilleures dispositions devant les équipes de la NFL, Abdesmad a pu profiter des conseils d’un ancien coéquipier de renom, l’excellent secondeur des Panthers de la Caroline, Luke Kuechly.

« J’ai joué avec lui à ma première saison à Boston College (2011). Il a été généreux avec moi, il a insisté sur le fait de croire en mes capacités et d’apprendre des jeux parce qu’ils vont me demander d’aller au tableau pour les expliquer », a révélé Abdesmad qui ne songe pas à LCF pour l'instant.  

Tout ce travail culminera à la fin avril avec le repêchage de la NFL qui se tiendra à Chicago et son agent croit qu’il devrait être sélectionné dans les dernières rondes (5 à 7).

Pour le moment, le colosse de 24 ans a rencontré une dizaine d’équipes qui préconisent majoritairement un système 3-4, ce qui lui conviendrait plus naturellement en raison de son physique. Son attrait pourrait aussi grimper quand les équipes se présenteront, le 16 mars, au Pro Day de son université, ce qui pourrait être une ultime audition pour lui et des coéquipiers.

Son père doit flotter sur un nuage

Abdesmad doit son imposante charpente à son paternel, Montacer, un ancien nageur et joueur de handball qui a immigré au Canada pour fonder une famille dans un milieu plus favorable à l’épanouissement.

Malheureusement, son fidèle allié est décédé en 2008 d’un cancer du cerveau. La vie a donc voulu qu’Abdesmad ne puisse partager les moments actuels avec son père.

« Mon père a toujours dit que si j’allais jouer aux États-Unis, j’aurais de grands succès. C’est pour ça que j’ai toujours visé cet objectif », a fait savoir le joueur polyvalent.

« Je sais que mon père me regarde du haut et qu’il est fier de moi », a mentionné avec sérénité celui qui a apprécié retourner à ses racines en Tunisie en 2013.

« Dans chaque belle chose qui nous arrive dans la vie, on ressent toujours un petit moment de tristesse parce que notre père n’est pas là. Mais, on est une famille très unie, donc on a essayé de combler le manque d’amour de notre papa par chacun de nous », a raconté sa sœur Nadia.

Mehdi AbdesmadL’énorme fierté ressentie par la famille Abdesmad vient des sacrifices effectués par Mehdi. En plus de s’exiler aux États-Unis depuis quelques années, il a surmonté avec caractère l’obstacle de la blessure qui aurait pu anéantir son projet.

« Je suis quelqu’un qui a une grande foi, je crois que Dieu place des choses dans notre chemin pour qu’on devienne plus fort. Ma famille, mes entraîneurs, mes coéquipiers et mes amis m’ont tous aidé à passer au travers. C’est certain que tu dois composer avec des hauts et des bas, mais je me suis vraiment concentré à revenir plus fort et c’est ce qui est arrivé », a noté le gentil géant qui adore observer J.J. Watt en action.

« Quand ma mère s’est relevée du décès de notre père, elle nous a montré à être positif dans la vie, de voir qu’il y a toujours un bon côté dans chaque épreuve qui nous est destinée. Mon frère démontre beaucoup de sagesse et d’humilité, ça lui permet de foncer dans la vie », a proposé sa sœur.

Même s’il ne peut plus compter sur la présence rassurante de son père, Mehdi n’est définitivement pas laissé à lui-même.

« On est allé voir tous ses matchs à Boston. Ma mère et ma sœur sont même allées à Los Angeles pour le voir jouer. On l’a suivi partout et on continuera de le faire », a assuré Nadia qui pourrait bientôt découvrir plusieurs stades de la NFL.

La conclusion sportive repose entre les mains de Mehdi, mais le véritable objectif de son père est déjà accompli.

« Mon père et ma mère ont quitté la Tunisie pour que leurs enfants puissent avoir une bonne éducation. Ils nous ont aussi montré que le travail était très important dans la vie, que rien ne nous est donné », a conclu le diplômé en finances qui veut justement gagner sa place dans la NFL par son ardeur au travail.

La route de 7 joueurs du RSEQ commence par un camp d'évaluation de la NFL

Universitaires vendredi, 26 févr. 2016. 16:06 Maïko Zepeda, Roman Grozman, Mikaël Charland et Félix Faubert-Lussier
Maïko Zepeda (crédit James Hajjar), Roman Grozman (crédit Christian L-Dufresne), Mikaël Charland (crédit Brianna Thicke) et Félix Faubert-Lussier (crédit Marc-Antoine Hallé). (Source d'image:montage RDS)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Sept joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec feront les premiers pas vers leur rêve de devenir des joueurs de football professionnel, samedi, alors qu’ils participeront au camp régional (combine) de la NFL à Baltimore.

Les joueurs du Rouge et Or Shayne Gauthier (secondeur), Félix Faubert-Lussier (receveur) et Jean-Philippe Bolduc (maraudeur), ceux des Stingers Mikaël Charland (demi-défensif) et Roman Grozman (ligne offensive) ainsi que Maïko Zepeda (demi-défensif) et Nicholas Narbonne-Bourque (centre-arrière) tenteront de se faire remarquer par les dépisteurs du circuit Goodell.

La journée consistera à effectuer des tests physiques de course, d’athlétisme et de puissance et certains exercices propres à chaque position. Les joueurs invités doivent être à leur année de repêchage, tant aux États-Unis qu’au Canada, et débourser 150$ pour y prendre part après avoir soumis leur candidature.

Pour les sept joueurs du RSEQ, il s’agit d’une opportunité d’ouvrir les yeux des équipes de la NFL et de se préparer pour les camps d’évaluation de la Ligue canadienne qui auront lieu au début du mois de mars.

« J’ai toujours voulu essayer de jouer au plus haut niveau. J’adore beaucoup la NFL. C’était mon ultime but depuis le début. C’est sûr que de jouer au football (professionnel) de n’importe quel bord de la frontière, ça ne me dérange vraiment pas », a indiqué Charland, qui s’est inscrit comme maraudeur pour Baltimore.

« Depuis que je suis tout jeune, que j’ai déménagé au Canada et que j’ai commencé à jouer au football, j’ai toujours voulu jouer dans la NFL, a affirmé Grozman, qui est né en Israël avant de venir au Canada en 2001. Je veux tenter le coup. Les gens qui m’entourent me disent que j’ai une chance. »

« C’est le rêve de tous les enfants de faire la NFL. Ça, c’est la première étape que j’ai décidé de prendre pour continuer mon parcours. Je me dois de saisir cette opportunité et de montrer ce que je suis capable de faire. De là, si ça l’ouvre des yeux de quelques entraîneurs aux États-Unis, ce sera le résultat espéré », a convenu Zepeda, qui chambrera avec Narbonne-Bourque à Baltimore.

Félix Faubert-LussierMalgré que les Laurent Duvernay-Tardif et David Foucault aient réussi à percer dans la NFL en ayant joué leur football universitaire au Canada, il est encore difficile de se faire remarquer lorsqu’on a évolué de côté-ci de la frontière.

« C’est sûr qu'il faut que tu y crois. Si je n’y crois pas, personne ne va le faire à ma place, racontait Faubert-Lussier dans une entrevue accordée il y a deux mois. Des opportunités comme celles-là ne passent qu’une fois lors de ton année d’admissibilité. Je vais l’essayer et après je n’aurai pas de regret. »    

« J’ai toujours été quelqu’un qui s’entraînait fort. J’ai réussi à avoir de bons résultats aux tests physiques (au Défi Est-Ouest). Étant donné que je savais que je pouvais avoir de bons résultats, je me suis dit que j’allais aller me mesurer aux meilleurs. Je suis conscient d’où je me situe et je veux prouver que les Canadiens sont aussi des excellents athlètes », a-t-il ajouté, lui qui prendra l’avion et qui partagera une chambre avec Bolduc et Gauthier.

Des préparations différentes

Mikaël Charland s’est préparé pour les tests physiques de la NFL et de la LCF au Centre de Performance Bommarito en Floride. Il est aux États-Unis depuis le 3 janvier dans ce gymnase qui prépare les joueurs de football spécifiquement pour les camps d’évaluation.

Charland, qui mesure six pieds quatre pouces et pèse 215 livres, a le physique pour se faire remarquer à la position de maraudeur. Il a mentionné être très content des chiffres qu’il réussit actuellement aux différents tests. Il utilisera également une autre manière pour l’aider à se démarquer.

« Je me suis fait dire que je devrais porter quelque chose qui flash, qui me distingue de tout le monde. Je vais sûrement porter les couleurs du Canada avec des bas rouges entre autres pour ressortir des autres joueurs », a-t-il lancé au bout du fil.

Son coéquipier Roman Grozman s’est pour sa part entraîné dans son patelin à Toronto. Il s’est préparé en vue des prochains mois avec une dizaine de joueurs qui évoluent en ce moment dans la LCF.

Quant aux joueurs du Rouge et Or et des Carabins, ils ont utilisé les installations de leur équipe universitaire respective pour se préparer.

Les Lavallois ont eu un coup de main d’un ancien coéquipier, Guillaume Rioux, qui est maintenant le responsable de la préparation chez l’équipe de football de l’Université Laval.

Maïko ZepedaDu côté des Bleus, le préparateur physique de l’équipe, Pierre-Mary Toussaint, a également participé à la préparation de Zepeda et Narbonne-Bourque. L’ailier défensif des Lions de la Colombie-Britannique et ancien étudiant en kinésiologie, David Ménard, a porté main-forte.

Un autre ancien coéquipier de Zepeda, Byron Archambault, a pu lui prodiguer des conseils puisque le secondeur, qui se remet actuellement d’une blessure, a participé à un camp régional de la NFL l’an dernier.

« Les Américains, pour eux, c’est ça ou c’est rien. Tu n’as pas la même mentalité que ces gars-là, alors tu dois te l’imposer. [...] L’atmosphère est différente parce que tout le monde se connaît et personne ne te connaît. Tout le monde regarde ton logo et toi. Tu dois arriver avec une fierté inébranlable », a raconté Archambault, qui a eu un essai avec les Giants de New York.

Archambault, qui était seul à Denver où il a participé à un combine de la NFL, croit que le fait que tous les joueurs du RSEQ soient avec d’autres joueurs qu’ils connaissent les aidera, surtout la journée avant les tests physiques.

Les sept joueurs du RSEQ espèrent réussir à impressionner suffisamment pour se faire inviter au camp final (super regional combine) de la NFL. À leur retour, ils poursuivront leur préparation pour les camps d’évaluation de la LCF.

Faubert-Lussier, Gauthier, Charland et Grozman ont obtenu leur place pour le camp final d’évaluation de Toronto qui aura lieu du 11 au 13 mars.

Pour Bolduc, Zepeda et Narbonne-Bourque, ils devront être invités après le camp régional de Montréal qui se déroulera le mercredi 9 mars.

Charles Vaillancourt laisse une bonne impression à la Classique Shrine

Football lundi, 25 janv. 2016. 18:41 Charles Vaillancourt
Charles Vaillancourt (Source d'image:East-West Shrine Game )
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Après s’être mesuré aux meilleurs espoirs issus de la NCAA durant la semaine de la Classique Shrine Est-Ouest, Charles Vaillancourt est revenu au Québec avec le sentiment du devoir accompli.

Le garde étoile du Rouge et Or de l’Université Laval a tiré son épingle du jeu en plus d’être interviewé par neuf équipes de la NFL. Les prochaines semaines seront déterminantes pour son avenir du côté des États-Unis alors que certaines formations pourraient l’inviter pour le voir en action de nouveau.

« Je suis très heureux. C’était une super belle expérience de vie. C’était assez unique en son genre. Il n’y a pas beaucoup de Québécois qui ont pu vivre cette expérience. Je me sens très privilégié », a raconté le joueur de ligne offensive âgé de 23 ans à l’autre bout du fil.

La Classique Shrine est un évènement où plus d’une centaine de dépisteurs épient les faits et gestes des espoirs universitaires qui aspirent à jouer dans la NFL. En plus du match, la semaine est ponctuée de plusieurs entraînements et les équipes peuvent aussi faire des entrevues avec les joueurs de leur choix.

« Ce qui est le plus impressionnant, c’est le nombre de dépisteurs. Ce n’est pas comme la LCF avec neuf équipes. C’est 32 formations avec 4 ou 5 dépisteurs par équipe. Autour du terrain d’entraînement, c’est rempli de dépisteurs et de journalistes. Ça te garde sur l’adrénaline », a convenu le finaliste au prix du meilleur joueur de ligne du circuit universitaire canadien en 2015.

Charles VaillancourtComme bien des joueurs de ligne offensive canadien, Vaillancourt a éprouvé des difficultés lors des premiers entraînements, notamment en raison de la verge en moins et de la vitesse du jeu. Celui qui est classé sixième espoir en vue du repêchage de la LCF a progressé tout au long de la semaine, ce qui ne sera pas ignoré par les dépisteurs.

« Les premières pratiques étaient difficiles parce que j’avais beaucoup d’ajustements à faire avec la verge en moins. C’est la même histoire pour chaque Canadien chaque année. J’avais moins de points de repère », a expliqué l’étudiant en administration des affaires.

« Ce qui était important, c’était qu’il y ait une progression de jour en jour pour pouvoir démontrer aux dépisteurs que j’étais capable d’être dirigé et d’apprendre assez rapidement », a-t-il ajouté, lui qui croit s’être démarqué du côté de la protection de passe.

Jean-Marc Edmé, qui est le nouveau coordonnateur du personnel des joueurs du Rouge et Noir d’Ottawa, a constaté cette évolution chez le garde du Rouge et Or. Edmé a assisté aux entraînements ainsi qu’au match qui était présenté au Tropicana Field de St. Petersburg en Floride.

« Charles s’est vraiment amélioré au cours de la semaine. Il s’est bien débrouillé durant le match. Il ne s’est pas fait déclasser. Il a fait de bons blocs et a été solide sur la ligne de mêlée. Son placement de mains était très bon. Il s’est vraiment aidé avec le match qu’il a eu », a observé l’ancien dépisteur des Alouettes de Montréal.

D’autres occasions de démontrer son talent?

Vaillancourt est revenu au Québec dimanche au lendemain de sa performance satisfaisante à la Classique Shrine.

Puisque le match était diffusé sur les ondes de NFL Network, famille, amis et coéquipiers de Vaillancourt ont pu le voir à l’œuvre dans leur téléviseur. Le bar Chez Slim dans sa ville natale de Coaticook a même diffusé la rencontre.

Le séjour au Québec de Vaillancourt sera de courte durée puisqu’il retournera au Tennessee pour s’entraîner sous l’égide de Charlie Petrone, le même préparateur physique qui a entraîné Laurent Duvernay-Tardif. Vaillancourt sera aussi conseillé par un entraîneur de ligne offensive et ancien bloqueur dans la NFL, Bruce Wilkerson.

Pendant ce temps, son agent Sasha Ghavami contactera les équipes de la NFL pour savoir quelle impression son protégé leur a laissée. Celui qui a aussi comme client Duvernay-Tardif tentera de lui dénicher des visites ou une autre chance de se faire voir par des dépisteurs des équipes.

« Il est encore trop tôt (pour savoir s'il y aura une suite). Dans le cas de Charles et des autres Canadiens, ce ne sont pas des joueurs que les dépisteurs ont la chance de voir durant l'année. Il y a de la curiosité et ils veulent en savoir plus sur lui. C'est toujours plaisant les entrevues et l'intérêt démontrés par les équipes », a mentionné Ghavami qui a reçu plusieurs commentaires positifs sur le joueur du Rouge et Or.

Vaillancourt demeure réaliste : ses chances d’être repêché sont minces. Mais il est en paix avec ce qu’il a montré aux 32 équipes du circuit Goodell lors de la Classique Shrine.

« J’essaie de ne pas avoir d’attente. Mon seul but était d’aller là-bas et de tout donner pour n’avoir aucun regret. J’ai vécu mon expérience à 100 %. Mon sort n’est plus entre mes mains », a-t-il exprimé.

Sean McEwen, David Onyemata et Charles Vaillancourt« Le buzz était moins grand pour Charles que pour Laurent (Duvernay-Tardif). Laurent c’était un spécimen rare. Charles il y a beaucoup d’équipes qui l’ont regardé sur vidéo. Il a fait de bonnes choses à l’Université Laval. Ils savent quel genre de joueur il est. Ça ne m’étonnerait pas qu’il ait des équipes qui veuillent le revoir avant ou après le repêchage », a analysé Edmé qui note que la technique de Vaillancourt est meilleure que celle de Duvernay-Tardif à cette étape de son développement.

Vaillancourt était l'un des trois Canadiens à avoir été invité à la Classique Shrine. Les deux autres étaient le centre des Dinos de l'Université de Calgary, Sean McEwen (gauche sur la photo), et le plaqueur défensif Ebuka Onyemata (centre sur la photo) des Bisons de l'Université du Manitoba.

Le numéro 67 du Rouge et Or poursuivra son entraînement pour se préparer en vue du camp d’évaluation de la LCF qui se tiendra du 11 au 13 mars à Toronto. Ses plans pourraient toutefois changer advenant un coup de téléphone d’une équipe de la NFL.

La Coupe Vanier à Hamilton en 2016 et 2017

Universitaires lundi, 18 janv. 2016. 17:50 La coupe Vanier
La coupe Vanier (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

Le sport interuniversitaire canadien a annoncé que la finale de la Coupe Vanier se tiendra à Hamilton en 2016 et en 2017.

Le match se tiendra au Tim Hortons Field, un tout nouvel amphithéatre de 24 000 sièges qui a été inauguré en septembre 2014.

C'est la quatrième fois que la finale de la Coupe Vanier se tiendra à Hamilton.

C'est aussi la première fois en quatre ans que l'évènement ne sera pas tenu au Québec.

La finale prévue cette année sera disputée le 26 novembre.

« La ville de Hamilton, avec l'Université McMaster et ArcelorMittal Dofasco au cœur de ses activités, est l'endroit parfait pour donner vie à notre vision pour la Coupe Vanier, a dit le président-directeur général de SIC Graham Brown dans un communiqué. Il y a un incroyable élan grâce aux Jeux panaméricains, un formidable stade, une extraordinaire participation et mobilisation des bénévoles, puis un engagement sans pareil de la communauté des affaires.»

Derrick Henry se rend admissible au prochain repêchage NFL

NFL jeudi, 14 janv. 2016. 16:57 Derrick Henry
Derrick Henry (Source d'image:PC)

Le gagnant du trophée Heisman, Derrick Henry, s'est déclaré admissible au prochain repêchage après une saison extraordinaire.

Le porteur de ballon du Crimson Tide d'Alabama a récolté 2219 verges au sol et 28 touchés, deux sommets dans la NCAA.

Henry a complété sa saison de rêve en remportant le championnat national, lundi dernier, face à Clemson. Il a couru pour 158 verges et inscrit trois touchés dans cette victoire de 45-40.

Le plaqueur défensif d’Alabama A’Shawn Robinson considérerait lui aussi sérieusement se rendre admissible. La date limite pour le faire est le 18 janvier, soit lundi prochain.

L'Université de l'Alabama défait l'Université Clemson pour remporter le Championnat national

NCAA mardi, 12 janv. 2016. 00:21

Alabama 45 - Clemson 40 2:05

L’Université de l’Alabama a poursuivi sa dynastie en défaisant l’Université Clemson par la marque de 45-40, lundi, pour remporter un quatrième championnat national en sept ans.

Dans un match qui a été excitant jusqu’à la toute fin, le Crimson Tide a fait tourner le vent en sa faveur en récupérant un botté court au quatrième quart. Deux jeux après le botté court, le quart-arrière Jake Coker a rejoint le receveur O.J. Howard sur 51 verges pour le majeur qui donnait les devants 31-24 à Alabama.

L'entraîneur-chef Nick Saban remporte son quatrième titre à la barre de l’Université d’Alabama (14-1) et le cinquième de sa carrière. Clemson (14-1) était classé au premier rang avant le match alors que les Tigers n’avaient pas encore subi la défaite cette saison.

Le demi offensif du Crimson Tide Derrick Henry, le gagnant du trophée Heisman, a porté le ballon à 36 reprises pour 158 verges tout en marquant trois touchés, dont un sur une course de 50 verges.

Howard a pour sa part réalisé cinq attrapés pour 208 verges de gains.

Le quart-arrière de Clemson, Deshaun Watson, a permis à son équipe de commencer le quatrième quart avec une égalité avant que l’Université de l’Alabama inscrive 24 points lors du dernier quart.

Alabama-Clemson : duel de titans à Glendale (RDS2, 20 h 30)

NCAA samedi, 9 janv. 2016. 13:00 Jake Coker et Ty Flournoy-Smith
Jake Coker et Ty Flournoy-Smith (Source d'image:Getty)
Ray Lalonde 2016

C'est lundi soir qu'aura lieu la grande finale du Championnat de football universitaire aux États-Unis, rencontre présentée sur RDS2 dès 20 h 30. Ce match tant attendu qui se déroulera à Glendale, en Arizona, dans le stade des Cardinals de la NFL mettra aux prises le Crimson Tide de l’Université de l’Alabama (13-1 et no 2 au classement) et les Tigers de Clemson (14-0 et no 1).

Ce match mettra un point final sur une saison spectaculaire au football universitaire américain. On a rarement l’opportunité de voir les deux meilleures équipes s’affronter en finale, alors ne manquez pas ce match.

Il s'agit d'une belle opportunité pour expliquer l'historique des bowls, le processus de sélection et, brièvement, ce que ce sport représente en termes d'affaires aux États-Unis.

L'histoire des bowls débute en 1902 avec un match organisé par l'Association des Roses entre l'Est et l'Ouest où l'Université du Michigan l'a emporté sur l'Université de Stanford, 49-0. En 1922, cette même Association des Roses fait construire un Stade pouvant accueillir 57 000 spectateurs à Pasadena en Californie. L'année suivante, en 1923, le stade prendra le nom de Rose Bowl et on assistera au premier des Rose Bowls joués dans ce stade où l'on a vu USC défaire Penn State 14-2. Dans les années 30, d'autres régions des États-Unis emboîtent le pas en créant leur propre bowl, souvent par souci de stimuler la croissance du  tourisme et de l'économie dans leur région, et dès 1940 on peut en distinguer cinq : le Rose Bowl, le Sugar Bowl, le Cotton Bowl, l’Orange Bowl et le Sun Bowl. En 2015, voilà qu’on répertorie maintenant 40 bowls à travers les États-Unis, tous joués à partir de la mi-décembre jusqu'au début janvier.

L'importance de chaque bowl et l'identité de ceux qui y jouent a beaucoup évolué au fil des décennies, mais depuis 2014, un tout nouveau système éliminatoire a été mis en place avec l'objectif de couronner un champion national universitaire grâce à une sélection finale de quatre équipes et des éliminatoires entre eux. Il existe une dizaine d’associations de football universitaire à travers les États-Unis, dont cinq très importantes surnommées le « Power 5 », soit la SEC, le Big Ten, le PAC 12, le Big 12 et l’ACC, en plus de quelques équipes dites indépendantes dont la célèbre équipe de l'Université Notre Dame. C'est généralement à partir des équipes membres du « Power 5 » que les bowls s’organisent en fin de saison. À partir de la mi-saison, un comité de sélection formé de 13 membres détermine un classement  de 25 équipes duquel seront puisés les quatre finalistes au Championnat national lors de la dernière sélection.

Des joueurs de ClemsonDe tous les bowls qu'on dénombre aujourd'hui, six ont été retenus pour accueillir annuellement, sur une base rotative, les deux matchs de demi-finales menant à la finale nationale : l’Orange Bowl, le Cotton Bowl, le Peach Bowl, le Fiesta Bowl, le Sugar Bowl et le Rose Bowl. Par exemple, cette année, ce sont l'Orange Bowl en Floride et le Cotton Bowl au Texas qui ont accueilli les deux demi-finales le 31 décembre dernier. Le site de la grande finale est quant à lui déterminé par une sélection où les villes intéressées sont invitées à présenter leurs candidatures comme pour le Super Bowl. Cette année, ce match sera joué lundi soir prochain à Glendale.

La sélection pour les autres bowls qui n'ont pas de liens avec le championnat national repose soit sur un système d'invitation ou à une entente permanente entre une association et un bowl en particulier. Un exemple demeure toujours le Rose Bowl, qui implique toujours une équipe du Pac 12 contre une équipe du Big Ten. Mais dans le cas des invitations à d’autres bowls, même une équipe ayant une fiche négative peut théoriquement être invitée. Cette année, quelques  équipes participant à des bowls avaient des fiches de cinq victoires  contre sept défaites. Une situation qui s'explique par le trop grand nombre de bowls. En 2015, 40 bowls furent joués, ce qui veut dire que 80 équipes furent invitées à participer à ces matchs depuis un mois. Sur les 80 équipes, une cinquantaine sont de calibre très élevé, mais plusieurs ne méritent probablement pas de recevoir une telle invitation. L'intérêt pour plusieurs de ces matchs ne dépassera pas les frontières des deux universités qui s'affrontent ou de la ville qui accueille le match. 

En fait,  les organisateurs des bowls recherchent des équipes gagnantes, bien entendu, mais aussi des équipes qui ont un rayonnement national, si possible, afin d’attirer les partisans de partout aux États-Unis et de favoriser le tourisme, la vente de billets et l’audience télévisuelle.  Ces revenus potentiels que peuvent générer les équipes qui s'affrontent incitent les organisations à les inviter ou non. Le prestige d'une université, les rivalités historiques, la taille de sa base de partisans sont quelques-uns des autres critères qui serviront à la sélection des équipes. Par exemple, le Taxslayer Bowl qui s’est déroulé à Jacksonville en Floride la semaine dernière avait invité les Bulldogs de Georgia de la SEC et Penn State du Big Ten. Ce sont effectivement deux grandes institutions et deux grands programmes de football avec plusieurs centaines de milliers de partisans à travers les États-Unis, qui s’étaient déjà affrontés au Sugar Bowl en 1983 pour le championnat national. De ce fait, le Taxslayer Bowl savait que la rivalité entre les deux allait attirer la foule et les téléspectateurs.

L'engouement des Américains pour le football universitaire est extraordinaire. Le lien émotif qu'un diplômé d'une université américaine entretien avec son alma mater explique cette popularité. Toute sa vie, il participera généreusement au financement de son université, et surtout, encouragera ses équipes sportives, particulièrement au football et au basketball. Cette dimension fait en sorte que les grandes équipes de football peuvent souvent accueillir en moyenne plus de 100 000 spectateurs à chacun de leur match comme ce fut le cas en 2015 à Michigan (110 168), Ohio State (107 244) et Texas A&M (103 622).

Le football universitaire américain, c'est aussi beaucoup d'argent. En 2013, ESPN a accepté de payer 7,3 milliards de dollars US (10,14 milliards de dollars canadiens) pour obtenir les droits de diffusion de télévision jusqu'en 2025. En comparaison, la LNH a signé un contrat pour la même durée avec les équipes canadiennes, soit de 12 ans, pour un montant de 5,2 milliards de dollars canadiens. Pour illustrer encore mieux jusqu'à quel point on parle de beaucoup d'argent, une équipe mythique comme les Wolverines de Michigan a pu offrir un salaire tout aussi élevé à l'entraîneur-chef Jim Harbaugh que ce qu’il gagnait avec les 49ers de San Francisco de la NFL.

Plusieurs grands programmes de football tels Ohio State, Texas, Alabama et cie génèrent des revenus annuels de plus de 100 millions de dollars. Il faut comprendre que le football et/ou le basketball de la NCAA financent parfois jusqu’à 25 autres disciplines sportives des universités américaines moins aptes à s’autofinancer. Ceci permet à des centaines d’étudiants-athlètes, garçons ou filles, d’obtenir des bourses sportives. Et dans tout cet univers de passion des Américains, ces grands programmes de football font tout cet argent en vente de billets, commandites, produits dérivés et télévision, sans avoir à payer les athlètes qui sont les vedettes de ces spectacles si populaires. Voilà un sujet qui revient constamment à l’agenda de la NCAA, et qui selon moi devra être adressé un jour ou l'autre par leurs dirigeants.

En conclusion, le football universitaire américain est un produit spectaculaire et excessivement lucratif. On n’arrive pas à pleinement réaliser la dimension du sport universitaire aux États-Unis. Mais le choc Alabama-Clemson lundi soir en direct de l’Arizona saura nous faire voir l’ampleur de ce sport en Amérique et promet d’offrir un spectacle d’une qualité inégalée.

La ville de Hamilton présentera la Coupe Vanier en 2016 et 2017

Universitaires vendredi, 18 déc. 2015. 16:05 La coupe Vanier
La coupe Vanier (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

À moins d'un revirement de dernière minute, la ville de Hamilton présentera les deux prochaines éditions de la Coupe Vanier, rapporte le quotidien The Hamilton Spectator.

Les dirigeants de la ville et de Sport interuniversitaire canadien (SIC) se sont rencontrés jeudi et en sont venus à une entente de principe. La ville de Hamilton doit maintenant faire parvenir les documents officiels au SIC qui doit ensuite faire approuver la décision par son conseil exécutif.

Le président-directeur général de SIC, Graham Brown, a rencontré la ville de Hamilton et recommandera sa candidature. 

Les 52e et 53e éditions de la Coupe Vanier seront donc disputées au Tim Hortons Field, le domicile des Tiger-Cats dans la LCF.

Le SIC sera l'organisateur de la Coupe Vanier alors qu'il cédait l'opération de l'évènement à un tierce partie auparavant.

Les deux parties présenteront une conférence de presse lorsque le SIC aura approuvé le choix de Hamilton.

Les trois dernières éditions de la Coupe Vanier ont été présentées au Québec, soit deux fois à Québec et une fois à Montréal. La dernière présentation du championnat national de football universitaire à avoir été présentée hors du Québec était en 2012 à Toronto.

Jean-Vincent Posy-Audette nommé coordonnateur défensif des Gee-Gees

Universitaires jeudi, 17 déc. 2015. 11:55 Jean-Vincent Posy-Audette
Jean-Vincent Posy-Audette (Source d'image:Alouettes de Montréal - Rogerio Barbosa)

Le programme de football des Gee-Gees comptera désormais sur Jean-Vincent Posy-Audette à titre de coordonnateur défensif. Posy-Audette joindra l’Université d’Ottawa après avoir travaillé comme dépisteur et adjoint aux opérations football, avec les Alouettes de Montréal, lors de la campagne 2015.

Pour Posy-Audette, il s’agira d’un retour au niveau de SIC à la suite d’un séjour de deux saisons au sein des Alouettes. Nommé à deux reprises parmi les étoiles canadiennes comme demi de coin, Posy-Audette a remporté la Coupe Vanier en 1999 alors qu’il jouait pour le Rouge et Or de l’Université Laval. Il a, par la suite, été repêché par les Argonauts de Toronto. Après deux saisons avec les Argonauts, Posy-Audette a entamé sa carrière d’entraîneur à temps plein avec les Carabins de l’Université de Montréal où il était responsable des unités spéciales et des demis de coin.

En 2007, il a déménagé à Sherbrooke afin d’assumer les mêmes responsabilités avec le Vert et Or. Il est devenu leur coordonnateur défensif en 2012. Lors de cette saison, la formation de Sherbrooke a conclu le calendrier au premier rang de SIC pour le nombre de touchés (5) par l’unité défensive, au sixième rang pour les interceptions (13) et au dixième rang pour le nombre de points alloués par rencontre. Posy-Audette, âgé de 39 ans, cumule déjà 12 ans d’expérience comme entraîneur au niveau de SIC.

« Je suis heureux d’avoir la possibilité de revenir comme entraîneur et l’Université d’Ottawa a tellement de côtés positifs », affirme Posy-Audette, qui mentionne, par exemple, l’environnement scolaire, son emplacement au centre-ville et le bilinguisme de l’institution parmi les avantages pour les étudiants-athlètes. « J’ai toujours considéré Ottawa comme une force tranquille. Il y a tellement de potentiel et je crois que Jamie fait un excellent travail. Je ne suis qu’une nouvelle pièce au casse-tête, mais je travaillerai très fort pour aider l’équipe à retrouver leur succès des beaux jours. »

« Il a été fortement recommandé et j’ai été impressionné par son enthousiasme et sa passion », déclare l’entraîneur-chef des Gee-Gees, Jamie Barresi, qui entreprendra, en 2016, sa quatrième saison à la tête du programme. « Son expérience professionnelle, tant comme entraîneur que comme joueur, est très riche. Il est un bon communicateur et je crois que les joueurs apprécieront apprendre de lui. »

Originaire de Port-au-Prince, en Haïti, Posy-Audette est bilingue et président, depuis 2007, du Conseil d’administration de la Fondation pour le développement durable d’Haïti. Il a participé à trois camps de NFL à titre d’entraîneur-invité avec les Bengals de Cincinnati et les Bears de Chicago en plus d’avoir entrainé au sein du système de l’équipe provinciale du Québec au niveau U17. La 114e saison de football des Gee-Gees commencera le 5 septembre 2016. Pour plus de renseignements au sujet de l’horaire des matchs, veuillez visiter notre page Web.

La 114e saison de football des Gee-Gees commencera le 5 septembre 2016.

Charles Vaillancourt, David Onyemata et Sean McEwen invités à la Classique Shrine

Universitaires lundi, 14 déc. 2015. 15:34 Charles Vaillancourt
Charles Vaillancourt (Source d'image:Marc-Antoine Hallé)

Le garde Charles Vaillancourt de l'Université Laval, le plaqueur David Onyemata de l'Université du Manitoba et le centre Sean McEwen de l'Université de Calgary ont été sélectionnés pour représenter le football de Sport interuniversitaire canadien à la 91e édition de la prestigieuse Classique Shrine Est-Ouest, qui sera disputée le samedi 23 janvier 2016 au Tropicana Field à St. Petersburg, en Floride.

La Classique Shrine, qui est le plus vieux match des étoiles universitaire aux États-Unis, est disputée annuellement depuis 1925 afin d’amasser des fonds pour les hôpitaux pour enfants Shriners. Des soins médicaux uniques et du soutien sont offerts aux enfants et à leur famille dans les 22 hôpitaux Shriners aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Le Québécois Laurent Duvernay-Tardif a participé à cet évènement en janvier 2014 et avait été repêché par les Chiefs de Kansas City lors du repêchage qui s'était tenu en mai 2014.

Originaire de Coaticook, Vaillancourt a fait un bond de quatre places pour se retrouver au sixième échelon sur la plus récente liste du Bureau de recrutement de la LCF et est actuellement considéré comme le deuxième meilleur espoir de SIC derrière Onyemata. À l’aube de sa carrière professionnelle, l’étudiant en administration des affaires de 6 pieds 4 et 325 livres est l’un des joueurs de ligne offensive les plus décorés dans l’histoire du football de SIC.

En quatre saisons à Laval, il a aidé l’équipe à remporter deux titres de la Coupe Vanier, a été retenu parmi les étoiles canadiennes à chaque année - incluant une sélection sur la première unité lors de chacune des trois dernières campagnes - et, cet automne, était le candidat de la conférence RSEQ pour l’obtention du trophée J.P. Metras remis au meilleur joueur de ligne au pays. Le capitaine du Rouge et Or âgé de 23 ans, qui a représenté l’équipe mondiale à l’International Bowl au Texas en 2012, a été plus dominant que jamais en 2015, aidant l’attaque lavalloise à prendre le premier rang au Québec pour les points (37,3 par match), les verges totales (506,9) et le jeu au sol (211,0).

Grâce à la sélection de Vaillancourt, Laval se classe désormais troisième parmi les programmes de SIC avec cinq joueurs invités à la Classique Shrine au fil des ans. Le joueur de ligne défensive Arnaud Gascon-Nadon avait été le dernier représentant du Rouge et Or en 2012.

« C’est un honneur amplement mérité pour Charles, a dit l’entraîneur-chef du Rouge et Or Glen Constantin. Il était l’un des joueurs de ligne offensive les plus convoités au pays à sa sortie des rangs collégiaux, après avoir été nommé meilleur joueur de ligne en 2011. Il a été partant au poste de garde dès qu’il s’est amené chez nous et ce, sur une très bonne ligne pleine de vétérans, dont trois ont été choisis en première ronde de la LCF par la suite. Charles a beaucoup contribué à notre production offensive depuis qu’il est à Laval et a connu une autre campagne dominante en 2015, avec le rôle ajouté de capitaine de l’équipe. »

Depuis 1985, SIC est représenté annuellement à cette partie qui regroupe une centaine d’étoiles provenant pour la plupart d’institutions de la NCAA. Dans la majorité des cas, deux joueurs de SIC ont traversé la frontière, à l’exception de 1985 (1), 2008 (4), 2012 (3), et maintenant 2016 (3).

Originaire de Lagos au Nigéria, Onyemata n’avait jamais joué au football avant son arrivée au Canada il y a cinq ans. Après quatre campagnes exceptionnelles avec les Bisons, l’étudiant en arts de 6 pieds 4 et 300 livres est le joueur de SIC le mieux coté - deuxième au total - sur la plus récente liste du Bureau de recrutement de la LCF en vue du repêchage 2016 de la ligue.

L’athlète de 23 ans a connu une remarquable quatrième saison au Manitoba cet automne, méritant une deuxième sélection de suite parmi les étoiles de Canada-Ouest, une première parmi celles de SIC, puis le trophée J.P. Metras remis au meilleur joueur de ligne au Canada. Partant lors de chacune des huit rencontres du calendrier régulier, il a terminé deuxième au sein de sa conférence et neuvième au pays pour les sacs (5), s’est également classé deuxième dans l’Ouest pour les plaqués pour des pertes (7,5) et a pris le 12e échelon pour les plaqués totaux (38,5), le tout malgré le fait qu’il était couvert par deux joueurs sur la plupart des jeux. Il a également provoqué un échappé en plus de récupérer un ballon égaré.

Onyemata est le quatrième joueur du Manitoba invité à la Classique Shrine et le premier depuis le joueur de ligne défensive Evan Gill en 2014.

« Nous sommes très fier de David. Ce prestigieux honneur lui permettra de démontrer à nouveau son savoir-faire et se veut un autre chapitre dans sa remarquable histoire, a dit l’entraîneur-chef des Bisons Brian Dobie. Le parcours de David en dit long sur son caractère, sa passion et son talent. C’est incroyable qu’un jeune homme qui ne connaissait rien du football il y a cinq ans ait remporté un trophée individuel majeur de SIC et est maintenant considéré comme l’un des plus beaux espoirs professionnels. »

McEwen, qui est natif de Calgary, a été le deuxième joueur de SIC réclamé lors du repêchage 2015 de la LCF en mai dernier, lorsque les Argonauts de Toronto l’ont choisi au troisième rang au total. Au lieu de passer immédiatement chez les professionnels, l’étudiant en science a préféré retourner chez les Dinos afin de terminer son stage universitaire cet automne et sa décision s’est avérée payante, tant au niveau académique que sportif.

À sa cinquième et dernière saison sur le circuit de SIC, le vétéran de 6 pieds 3 et 297 livres a été retenu parmi les étoiles de Canada-Ouest pour une quatrième année de suite et parmi l’élite canadienne pour une troisième campagne consécutive, incluant deux sélections d’affilée sur la première unité. Il a aidé les Dinos à fracasser le record de la conférence pour les points marqués pour une deuxième année consécutive avec 471 en huit rencontres de calendrier régulier, soit une remarquable moyenne de 58,9 par match. Grâce en grande partie à sa constance au centre de la ligne de mêlée, Calgary a dominé Canada-Ouest dans toutes les catégories offensives majeures et le quart-arrière Andrew Buckley a remporté un deuxième trophée Hec Crighton de suite après avoir établi un nouveau standard de SIC avec 3162 verges par la passe.

McEwen est devenu la 12e vedette des Dinos sélectionnée pour prendre part à la Classique Shrine – un sommet au sein de SIC – et le premier depuis son coéquipier de la ligne offensive Kirby Fabien en 2013.

« Sean est un leader exceptionnel et a démontré sa capacité à dominer sur la ligne offensive, a dit le pilote des Dinos Wayne Harris, lui-même choisi entraîneur de l’année de SIC cette saison. Il a le respect de ses coéquipiers et de ses adversaires, et cet honneur couronne à merveille sa carrière universitaire et lui permet de marcher dans les traces des grands joueurs de ligne offensive des Dinos qui ont participé à la Classique Shrine. Il représentera fièrement le football de SIC et l’Université de Calgary. »

JOUEURS DE SIC DE L’OUEST À LA CLASSIQUE SHRINE EST-OUEST 

Année   Joueur                                         Pos.     Taille   Poids   Université            Entraîneur

2016     Sean McEwen                               LO       6-3       297      Calgary                Wayne Harris

2016     David Onyemata                          LD       6-4       295      Manitoba              Brian Dobie

2015     Addison Richards                         RÉ       6-5       205      Regina                  Frank McCrystal

2014     Evan Gill                                      LD       6-3       280      Manitoba              Brian Dobie

2013     Kirby Fabien                                LO       6-6       295      Calgary                Blake Nill

2012     Ben Heenan                                  LO       6-4       310      Saskatchewan      Brian Towriss

2012     Akiem Hicks                                LD       6-5       300      Regina                  Frank McCrystal

2011     Anthony Parker                            RI        6-2       215      Calgary                Blake Nill

2010     Jordan Sisco                                 RI        6-1       212      Regina                  Frank McCrystal

2009     Simeon Rottier                              LO       6-6       286      Alberta                 Jerry Friesen

2008     Dylan Barker                                M         6-4       200      Saskatchewan      Brian Towriss

2008     Brendon LaBatte                          LO       6-4       320      Regina                  Frank McCrystal

2007     Jordan Rempel                             LO       6-6       310      Saskatchewan      Brian Towriss   

2006     Daniel Federkeil                           LD       6-7       285      Calgary                Tony Fasano

2005     Nick Johansson                            LD       6-2       275      UBC                     Lou DesLauriers

2004     Ibrahim Khan                               LO       6-4       305      Simon Fraser        Chris Beaton

2003     Israel Idonije                                LD       6-7       285      Manitoba              Brian Dobie

2002     Jason Clermont                             RI        6-1       236      Regina                  Frank McCrystal

2001     Carlo Panaro                                 LO       6-2       281      Alberta                 Tom Wilkinson

2000     Kevin Lefsrud                              LO       6-4       285      Saskatchewan      Brian Towriss

1999     Scott Flory                                    LO       6-4       290      Saskatchewan      Brian Towriss

1998     Bob Beveridge                              LO       6-6       308      UBC                     Casey Smith

1997     Ben Fairbrother                            LO       6-4       305      Calgary                Tony Fasano

1996     Don Blair                                      RÉ       6-4       280      Calgary                Peter Connellan

1995     Rohn Meyer                                 LO       6-4       280      Calgary                Peter Connellan

1994     Travis Serke                                 LO       6-3       290      Saskatchewan      Brian Towriss

1993     Chris Konrad                                LD       6-3       235      Calgary                Peter Connellan

1992     Jason Rauhaus                              LD       6-1       240      Manitoba              Scott Spurgeon

1991     Mike Pavelec                                LO       6-6       280      Calgary                Peter Connellan

1990     Mark Singer                                  SEC     6-0       221      Alberta                 Jim Donlevy

1989     Brent Korte                                   LD       6-1       225      Alberta                 Jim Donlevy

1988     Craig Watson                                LO       6-2       250      Calgary                Peter Connellan

1987     Leo Groenewegen                        LO       6-4       260      UBC                     Frank Smith

1986     Kent Warnock                              LD       6-7       265      Calgary                Peter Connellan

1985     Tom Spoletini                               LO       6-2       270      Calgary               Peter Connellan

JOUEURS DE SIC DE L’EST À LA CLASSIQUE SHRINE EST-OUEST 

Année   Joueur                                         Pos.     Taille   Poids   Université            Entraîneur

2016     Charles Vaillancourt                     LO       6-4       315      Laval                    Glen Constantin

2015     Daryl Waud                                  LD       6-5       270      Western                Greg Marshall

2014     Laurent Duvernay-Tardif             LO       6-5       315      McGill                  Clint Uttley

2013     Matt Sewell                                   LO       6-8       335      McMaster             Stefan Ptaszek

2012     Arnaud Gascon-Nadon                 LD       6-3       250      Laval                    Glen Constantin

2011     Matthew O’Donnell                      LO       6-10     340      Queen’s               Pat Sheahan

2010     Matt Morencie                              LO       6-3       290      Windsor               Mike Morencie

2009     Étienne Légaré                              LD       6-4       265      Laval                    Glen Constantin

2008     Éric Maranda                                SEC     6-2       228      Laval                    Glen Constantin

2008     Samuel Giguère                            RÉ       6-0       215      Sherbrooke          André Bolduc

2007     Chris Best                                     LO       6-4       320      Waterloo              Marshall Bingeman       

2006     Andy Fantuz                                 RÉ       6-4       220      Western                Larry Haylor

2005     Jesse Lumsden                             PB        6-2       226      McMaster             Marcello Campanaro

2004     Carl Gourgues                              LO       6-1       290      Laval                    Glen Constantin

2003     Adam MacDonald                        SEC     5-11     215      StFX                     Dennis McPhee

2002     Kojo Aidoo                                  PB        5-11     235      McMaster             Greg Marshall

2001     Randy Chevrier                            LD       6-4       295      McGill                  Charlie Baillie

2000     Kojo Millington                            LD       6-3       245      Wilfrid Laurier     Rick Zmich

1999     Cameron Legault                          LD       6-3       245      Carleton               Donn Smith

1998     Dave Miller-Johnston                   BOT     6-1       180      Concordia            Pat Sheahan

1997     Mark Farraway                             LD       6-5       260      StFX                     John Stevens

1996     Harry Van Hofwegen                   LD       6-4       252      Carleton               Donn Smith

1995     Matthieu Quiviger                         LO       6-5       282      McGill                  Charlie Baillie

1994     Val St. Germain                            LO       6-4       290      McGill                  Charlie Baillie

1993     Mike O’Shea                                SEC     6-3       225      Guelph                 Dan McNally

1992     Chris Morris                                 LO       6-6       285      Toronto                Bob Laycoe

1991     Paul Vajda                                    LO       6-2       265      Concordia            Pat Sheahan

1990     Chris Gioskos                               LO       6-3       275      Ottawa                 Jim Daley

1989     Leroy Blugh                                 SEC     6-2       230      Bishop’s               Ian Breck

1988     Pierre Vercheval                           LO       6-2       272      Western                Larry Haylor

1987     Louie Godry                                 LO       6-1       240      Guelph                 Dan McNally

1986     Mike Schad                                   LO       6-5       294      Queen’s               Doug Hargreaves

 

JOUEURS DE SIC À LA CLASSIQUE SHRINE EST-OUEST 

 

Par position            

Ligne offensive    33

Ligne défensive    18

Receveurs               7

Secondeurs             5

Porteurs de ballon   2

Maraudeurs             1

Botteurs                  1

TOTAL:               67

 

Par université         

Calgary                 12

Saskatchewan         6

Laval                      5

Regina                    5

Alberta                    4

Manitoba                4

McGill                    4

UBC                       3

McMaster                3

Western                  3

Carleton                  2

Concordia               2

Guelph                    2

Queen’s                  2

StFX                       2

Bishop’s                 1

Ottawa                    1

Sherbrooke             1

Simon Fraser           1

Toronto                   1

Waterloo                 1

Wilfrid Laurier        1

Windsor                  1

TOTAL:               67

Derrick Henry remporte le trophée Heisman

Universitaire samedi, 12 déc. 2015. 21:49 Derrick Henry
Derrick Henry (Source d'image:PC)

NEW YORK - Derrick Henry a remporté le trophée Heisman, devenant le deuxième joueur de l'Université d'Alabama à remporter l'honneur individuel le plus prestigieux au football universitaire américain.

Il est le troisième porteur de ballon à recevoir le trophée au cours des 16 dernières années. Le seul autre membre du Crimson Tide

à avoir remporté le trophée Heisman est Mark Ingram, qui était aussi le dernier porteur de ballon à avoir reçu l'honneur, en 2009.

Le porteur de ballon de l'Université Stanford Christian McCaffrey a terminé deuxième au scrutin. Le quart-arrière de l'Université Clemson Deshaun Watson a terminé troisième.

Henry, un colosse de 242 livres, a fracassé le record de l'Association du Sud-Est appartenant à Herschel Walker avec 1986 verges de gains au sol et il a aussi égalé la marque de l'association avec 23 touchés.

Il a aidé le Crimson Tide à se qualifier pour les éliminatoires du football universitaire en tant que deuxième tête de série.

Six Québécois dans le top-20 des espoirs de la LCF

LCF jeudi, 10 déc. 2015. 16:57 Charles Vaillancourt
Charles Vaillancourt (Source d'image:Christian L-Dufresne)

Les Québécois Mehdi Abdesmad de Boston College et Charles Vaillancourt du Rouge et Or de l’Université Laval font partie des 10 meilleurs espoirs en vue du prochain repêchage de la LCF.

Lors du deuxième classement des 20 meilleurs espoirs qui a été publié ce vendredi, Abdesmad, un joueur de ligne défensive, a fait un bond de cinq rangs, lui qui était classé neuvième lors du premier top-20. Celui dont le nom apparaît au quatrième échelon a joué son football collégial avec les Spartiates du Cégep du Vieux Montréal.

Quant à Vaillancourt, un garde qui a été nommé trois fois sur la première équipe d’étoiles au Canada, il est maintenant au sixième rang, lui qui était au 10e en septembre.

Ses coéquipiers sur la ligne offensive lavalloise ont aussi gravi des échelons. Le garde Philippe Gagnon pointe au 13e rang et le bloqueur Jason Lauzon-Séguin le suit. Ils étaient respectivement 15e et 19e lors de la première sortie de ce classement.

Les trois joueurs de l’Université Laval sont les seuls représentants des équipes du Réseau du sport étudiant du Québec au sein de ce classement. Le Rouge et Or domine avec trois membres de son équipe parmi le top-20, tandis que l’Université de la Colombie-Britannique et l’Université de Calgary ont chacune deux joueurs.

Le receveur Tevaun Smith de l’Université Iowa est toujours au sommet suivi par le plaqueur défensif David Onyemata de l’Université du Manitoba qui a été le joueur de ligne par excellence au Canada en 2015.

Le demi défensif Elie Bouka, qui est originaire de Laval, a chuté au classement, passant de la quatrième à la 16e place. Ce dernier s’est blessé au talon d’Achilles, mais devrait être remis à temps pour les camps d’entraînement. Il a joué quatre saisons avec les Dinos de l'Université de Calgary.

Josiah St. John (3e), un joueur de ligne offensive de l’Université Oklahoma, et Arjan Colquhoun (5e), un demi défensif évoluant avec les Spartans de Michigan State, complètent le top-5.

Les sept rondes du repêchage de la LCF auront lieu au printemps 2016. D’ici là, les camps d’évaluation auront lieu cet hiver.

Rang

Nom

Position

Équipe

Changement

1.

Tevaun Smith

REC

Iowa

-

2.

David Onyemata

LD

Manitoba

-

3.

Josiah St. John

LO

Oklahoma

+3

4.

Mehdi Abdesmad

LD

Boston College

+5

5.

Arjan Colquhoun

DD

Michigan State

-2

6.

Charles Vaillancourt

LO

Laval

+4

7.

Mercer Timmis

PB

Calgary

-2

8.

Trent Corney

LD

Virginia

+9

9.

Taylor Loffler

DD

UBC

NC

10.

Mitchell Winters

LD

Miami (Ohio)

-2

11.

Dillon Guy

LO

Buffalo

-4

12.

Juwan Brescacin

REC

Northern Illinois

-1

13.

Philippe Gagnon

LO

Laval

+2

14.

Jason Lauzon-Séguin

LO

Laval

+5

15.

Anthony Thompson

DD

Southern Illinois

-2

16.

Elie Bouka

DD

Calgary

-12

17.

Llevi Noel

REC

Windsor AKO

-5

18.

Brian Jones

REC

Acadia

NC

19.

Doug Corby

REC

Queen’s

-3

20.

Quinn van Gylswyk

B

UBC

NC

Un conte de fées écrit à l’avance

Coupe Vanier samedi, 28 nov. 2015. 22:41

Une défaite difficile à avaler 1:41

Christian Dufresne

QUÉBEC – En l’espace d’un an, les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique sont passés de la risée de l’association Canada-Ouest à champions de la Coupe Vanier.

« Si on m’avait dit au début de ma carrière universitaire que c’était de cette façon que ça allait se terminer, je n’y aurais pas cru », a lancé le porteur de ballon Brandon Deschamps qui a conclu ses cinq saisons d’admissibilité universitaire samedi.

Quand Deschamps repense à tout le parcours de son équipe au cours des derniers mois, il ne peut que dire que c’était comme si quelqu’un avait écrit le script d'un conte de fées à l’avance.

Si on lui avait dit que Blake Nill prendrait la tête du programme de football de UBC un jour, Deschamps aurait probablement bien ri. Il aurait trouvé la blague drôle.

Il y a un an, Nill dirigeait les Dinos de l’Université de Calgary, les ennemis en quelque sorte des T-Birds. Après une défaite au championnat de Canada-Ouest, il a décidé de quitter l’équipe et de joindre un programme qui était considéré comme très médiocre.

Nill est un homme qui impose le respect. Il dégage de la confiance et cela s’est transposé chez ses joueurs. Il a tout donné pour ce programme dans la dernière année affirmant même vendredi qu’il était extrêmement fatigué, lui qui est un homme en grande forme physique.

« Cette victoire est incroyable. Il y a beaucoup de gens qui ne croient pas en ma manière de diriger parce que je suis trop intense. Mais c’est comme ça que j’ai grandi. Tout ce que j’ai fait a toujours été à 100 milles à l’heure », a-t-il mentionné plus d’une demi-heure après avoir soulevé la Coupe Vanier et encore sans mot pour expliquer ce qu’il ressentait.

C’est une surprise pour tout le monde, incluant lui, que l’équipe ait connu autant de succès dès le début de son ère. Nill était déjà un entraîneur légendaire du football universitaire canadien et ce titre ne vient que renforcer ce statut.

En conduisant son équipe à la 51e Coupe Vanier, il devenait le premier pilote à mener trois équipes différentes à la grande finale canadienne. Avec ses deux conquêtes avec les Huskies de Saint Mary’s en 2001 et 2002, il est le seul entraîneur-chef de l’histoire à avoir remporté les grands honneurs avec deux programmes différents.

Il y a eu quatre Coupes Vanier présentées à Québec et la formation qu’il dirigeait y a toujours participé. Après trois revers avec les Dinos, dont deux aux dépens du Rouge et Or, celui qui a commencé sa carrière de coach à l'Université St Francis Xavier a pu enfin savourer un titre dans une ville qu’il adore.

« Ça fait du bien d’en gagner une parce que j’en ai perdu beaucoup », a-t-il fait remarquer lui qui en a remporté trois en huit opportunités.

« C’était un gros risque de sa part (de venir ici). Ce doit être très spécial pour lui. Je ne pense pas qu’il s’attendait à ce qu’on se rende ici cette année. Il devait penser qu’on était une équipe qui pouvait se rendre en éliminatoires. Tu ne sais jamais ce qui peut se passer dans les éliminatoires. Et on voit que c’est vrai! », a exprimé Deschamps qui sera reconnaissant envers ses coéquipiers pour le reste de ses jours.

O’Connor, un homme de parole

Parmi les autres raisons qui font de Nill un des meilleurs entraîneurs au pays, il y a sa faculté à recruter les meilleurs joueurs.

Il a réussi à attirer le quart-arrière Michael O’Connor qui lui a permis samedi d’ajouter une bague de championnat à sa collection.

O’Connor était censé devenir le prochain quart-arrière partant de la prestigieuse université Penn State dans la NCAA. L’entraîneur-chef qui l’avait convaincu de joindre le programme a obtenu un emploi dans la NFL et l’avenir du natif de la région d’Ottawa devenait nébuleux.

Il a donc accepté l’offre de « Coach Nill ». Et en arrivant avec l’équipe, il a eu ces paroles pour Deschamps : « Je vais te gagner une Coupe Vanier ».

Deschamps n’y croyait évidemment pas, lui qui n’avait connu que des saisons de misères avec UBC où le simple fait de participer aux éliminatoires était convenable. « Il est un homme de parole », a-t-il finalement lâché en parlant de celui qui aura quatre autres années d’admissibilité pour mener l’attaque des Thunderbirds.

La formation du magnifique campus situé sur le bord de l’océan Pacifique mérite tout ce qui lui arrive présentement. UBC a bûché durement, notamment pour aller chercher des victoires difficiles sur la route. Les T-Birds ont vaincu l’ancien programme de Nill à la Coupe Hardy pour ainsi infliger une première défaite aux Dinos en 2015.

« Je ne sais pas si sur papier nous devions battre les équipes que nous avons défaites. Il y avait quelque chose qui faisait que l'on continuait à se battre et à gagner. Je suis dans le même bateau que Blake à tenter de réaliser tout ce qui s’est passé. Je suis heureux pour lui qu’il soit venu à UBC et que ça l’ait payé », a raconté Deschamps, qui a inscrit un touché de 44 verges face aux Carabins à son dernier match universitaire.

Ce n’est probablement que le début d’une longue histoire de succès à UBC puisque Deschamps sera le seul partant en attaque à ne pas être de retour l’an prochain. Du côté la défense, c’est à peu près le même scénario.
 

« Cette fois, nous étions du mauvais côté »

Coupe Vanier samedi, 28 nov. 2015. 21:45

Une défaite difficile à avaler 1:41

Christian Dufresne

QUÉBEC - La dernière fois qu’ils s’étaient présentés au Stade Telus, les Carabins avaient réussi à bloquer un botté sur le dernier jeu du match pour remporter la Coupe Dunsmore.

À la Coupe Vanier, la loi de la moyenne a prévalu et le ballon a passé entre les poteaux alors que les dernières secondes s’expiraient, faisant ainsi des Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique les champions du football universitaire canadien en 2015.

L’Université de Montréal a encore une fois montré qu’elle ne baisse jamais les bras alors qu’on a cru pendant un moment qu’elle allait orchestrer un retour comme celui de l’an dernier. Lors de la présentation de la 50e Coupe Vanier à Montréal, la troupe de Danny Maciocia avait inscrit 10 points sans réplique pour l’emporter 20-19 face aux Marauders de McMaster.

Le mauvais début de match des Bleus les a rattrapés au bout du compte puisque l’équipe a nettement mieux joué en deuxième demie en marquant 13 points sans réplique pour créer l’égalité 23-23. La rencontre s’est finalement terminée 26-23.

« Pour aller chercher des victoires, il faut jouer 60 minutes. On ne peut pas se permettre de jouer pendant seulement une demie et penser qu’on va gagner », a fait valoir Maciocia, dont la troupe tirait de l’arrière 16-0 au deuxième quart.

« Ça s’est encore fini de façon dramatique, mais cette fois nous n'étions pas du bon côté. C’était à nous de ne pas nous mettre dans cette situation. Nous avons fait beaucoup trop d’erreurs et de revirements. Nous n'avons pas joué notre football en première demie », expliquait pour sa part le joueur de ligne offensive Marc Glaude.

« On y croyait jusqu’à la fin. C’est ça le football. Ça peut se décider par quelques points. Ils ont joué du bon football et on a donné une bonne compétition. Ils méritent cette victoire », a ajouté le receveur Régis Cibasu, qui a contribué à 108 des 544 verges en attaque de son équipe avec cinq attrapés.

« En deuxième demie, ils ont vraiment bien performé, a convenu le receveur des T-Birds, Alex Morrison. Ils ont montré qu’ils sont une équipe de championnat. Leur défense a bien joué parce qu’on n’a pas fait grand-chose lors des deux derniers quarts. »

Du côté des Thunderbirds, les joueurs et entraîneurs flottaient sur un nuage. UBC avait terminé la saison 2014 avec une fiche de 2-6. L’entraîneur-chef Blake Nill, qui est devenu le premier pilote à gagner la Coupe Vanier à la tête de deux programmes différents, pleurait de joie après la rencontre.

Il avait renoncé à son poste avec les Dinos de l’Université de Calgary, un des meilleurs programmes au pays, pour se lancer dans l’aventure avec les Thunderbirds.

« Il faut être engagé à 100 %. J’ai réussi à convaincre ces jeunes à croire en eux-mêmes. Et c’est comme ça qu’on gagne », a lancé l’homme qui a remporté deux titres nationaux avec l’Université Saint Mary’s avant celui-ci.

« Je ne pensais pas l’an passé qu’on serait ici maintenant. Lorsque le ballon a passé entre les poteaux, c’était fou. C’est indescriptible », a révélé Morrison, qui a capté 7 passes pour 95 verges.

Une grande performance de O’Connor

Le quart-arrière recrue des T-Birds, Michael O’Connor, a été nommé le joueur par excellence de la rencontre. Il a récolté 389 verges par la voie des airs, dont 290 en première demie. L'unité offensive de UBC roulait à plein régime lors des deux premiers quarts pour finalement conclure le match avec 487 verges au total.

Le coordonnateur offensif, le vétéran Steve Buratto, avait établi un plan de match pour éviter que la pression ne se rende à son pivot, qui connaîtra une grande carrière. Ce dernier ne gardait pas le ballon longtemps entre les mains.

« UBC savait qu’on était bon à mettre de la pression. Ils se sont ajustés en lançant plus vite. Le quart s’est déplacé un peu plus. C’était efficace pour eux », a noté le plaqueur défensif des Carabins, Junior Luke, qui a rabattu une passe.

« Il lançait le ballon assez vite et leurs receveurs ont fait des jeux en première demie. C’est sûr que ça nous a fait mal. Même si on voulait se rendre au quart, c’était difficile parce que le ballon sortait vite », a observé Maciocia, qui a répété toute la semaine que O’Connor était un excellent quart.

En deuxième demie, l’unité défensive a trouvé des solutions pour contrer le pivot originaire d’Ottawa. En fin de match, il a réussi à trouver le moyen de faire avancer le ballon pour le placement victorieux.

« Les Carabins ont commencé à mieux jouer et on exécutait moins bien. Michael (O’Connor) a continué d’y croire. Il a continué de se battre et il a donné des chances à nos receveurs de faire des jeux », a souligné le porteur de ballon Brandon Deschamps, qui a inscrit un touché sur 44 verges.

La défense de UBC a également fait un bon travail face à l’une des meilleures lignes à offensive au pays. Comme toute l’attaque, le jeu au sol des Bleus s’est mis en marche en retard.

« C’était un front qu’on n’était pas habitué de voir. On a pris trop de temps à s’ajuster. Il y avait beaucoup de pénétration de leur ligne défensive. On courrait bien au troisième et quatrième quart », a déclaré Glaude.

La saison ne se termine pas aussi bien qu’il y a un an, mais les Bleus ont de quoi être fiers. Une deuxième participation de suite à la Coupe Vanier est un accomplissement remarquable. Les Carabins ont bataillé jusqu’à la fin, ayant même la chance de remonter le terrain avant qu’une interception ne redonne le ballon à UBC avec 1:19 à faire.

« De perdre une Coupe Vanier sur le dernier jeu du match, ce n’est pas facile. Ça reste que je suis très fier de la façon dont on s’est rendu ici et du gros travail que nos joueurs ont fait », a mentionné Maciocia, qui était un peu moins abattu que ses étudiants-athlètes.

« On avait un groupe qui n’arrêtait jamais d’y croire. À la mi-saison, les choses n’allaient pas bien pour nous. Beaucoup de personnes ne pensaient pas que nous allions nous rendre à ce point-ci », a exprimé Glaude, à qui il reste une saison à disputer avec les Carabins.

Dimanche, les deux équipes qui ont participé à la Coupe Vanier continueront à ressentir les émotions que leur a apportées ce grand match de football. Lundi, ce sera le retour à la réalité alors que le dernier droit de leur session d’automne s’entamera à l’université.
 

La coupe Vanier aux Thunderbirds

Coupe Vanier samedi, 28 nov. 2015. 16:35

Carabins 23 - Thunderbirds 26 2:07

Christian Dufresne

QUÉBEC – Blake Nill et ses hommes ont commencé leur saison avec une victoire au PEPS et ils l’ont conclu avec une conquête de la Coupe Vanier sur le même terrain.

Quinn van Gylswyk a réussi un placement de 20 verges sur le dernier jeu du match et les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) ont remporté la quatrième Coupe Vanier de leur histoire en défaisant les Carabins de l’Université de Montréal par la marque de 26-23 samedi, au Stade Telus de l’Université Laval.

Les deux équipes ont eu leur chance en fin de partie après que les Bleus eurent créé l’égalité 23-23 avec 7:45 à jouer au match. Les Thunderbirds ont raté un placement de 45 verges en raison d’un problème avec la remise ce qui mettait la table à une autre possible  fin magique des Carabins.

L’UdeM a repris le ballon avec 1:32 à écouler, mais la dernière passe de la carrière de Gabriel Cousineau a ricoché sur les mains de Guillaume Paquet pour terminer son chemin dans celles de A.J. Blackwell à la ligne de 51 des Carabins.

Le quart-arrière Michael O’Connor, nommé joueur par excellence du match en attaque, avec deux passes et le porteur de ballon Brandon Deschamps avec une course de 15 verges ont placé leur équipe en position pour le placement victorieux.

« Je voulais seulement gagner un match de football. Et ça s’est adonné qu’il s’agissait du championnat national. C’est incroyable », a lancé Nill encore sous le choc d’avoir réalisé cet exploit.

« Nous avions nos chances, malheureusement nous n’avons pas profité de la situation en particulier au quatrième quart. Il faut donner beaucoup de crédit à UBC. C’est toute une équipe », a affirmé l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia.

« On y croyait jusqu’au bout. On restait positif. Je disais "jamais deux sans trois pour les placements bloqués". Mais la loi de la moyenne fait qu’un moment donné ils vont l’avoir. On a passé proche », s’est exprimé Cousineau entouré de plusieurs de ses proches.

Les Bleus ont chèrement vendu leur peau en deuxième demie alors que leur défense s’est ajustée pour ralentir O’Connor. Samuel Nadeau-Piuze a capté la passe de 6 verges de Cousineau pour ramener les deux équipes à la case départ au quatrième quart après avoir tiré de l’arrière 16-0 et 23-10.

L’entraîneur-chef des Thunderbirds, Blake Nill, remporte sa troisième coupe Vanier en huit participations, mais sa première avec UBC. Le programme de l'université située à Vancouver avait connu des années de misères avant que Nill soit engagé l'hiver dernier. Les T-Birds avaient défait le Rouge et Or dans un match préparatoire au mois d'août ce qui avait fait naître l'espoir d'un championnat.

Les Thunderbirds, qui avaient été au dernier rang de leur association en 2014, sont sortis gonflés à bloc pour prendre les devants 16-0 en première demie. O’Connor a décoché 16 passes lors des deux premières séries à l’attaque de son équipe. Il a conclu les deux premiers quarts avec 290 verges par la voie des airs. Le quart recru âgé de 19 ans a complété 31 de ses 51 passes pour 389 verges avec une passe de touché.

Les succès du jeu aérien de UBC ont éventuellement été bénéfiques pour l’attaque au sol. Deschamps, qui disputait le dernier match de sa carrière, a profité d’une brèche au centre pour filer sur 44 verges. Son majeur sur la première série offensive de son équipe en deuxième demie portait la marque à 23-10 pour les T-Birds.

Cette défaite a empêché les Carabins de répéter leur exploit de 2014 alors qu’il avait mis la main sur leur premier titre national. Gabriel Cousineau, qui a récolté 391 verges par la voie des airs, et ses coéquipiers ont bien lutté après un lent départ, mais cela les a rattrapés au final.

« Ils sont venus pour arrêter la course et c’est pour ça qu’on a autant lancé. On s’est peut-être ajusté un peu trop tard. On a fait de gros jeux. Ils en ont juste fait un de plus que nous », a analysé Cousineau qui recevait une grosse dose d’amour de la part des partisans des Carabins après la rencontre.

« Nous avons montré la même chose aujourd’hui que toute la saison en revenant dans le match, mais c’était trop peu trop tard », a expliqué le garde Marc Glaude en parlant du mauvais début de match de son équipe.

Les Carabins ont repris vie en inscrivant 10 points au deuxième quart à la suite de deux revirements des éventuels champions. Quatre jeux après un échappé de O’Connor - il a gaffé sur une remise derrière son centre -, Cousineau a rejoint Paquet sur 12 verges dans le coin de la zone des buts.

Sur la série suivante, UBC a encore une fois traversé le terrain jusqu’à la ligne de 4 des Bleus. Au lieu de botter un placement, les représentants de l’Ouest canadien ont tenté un jeu truqué qui a été arrêté par les Montréalais.

Les Carabins avaient 1:15 pour aller marquer des points et Cousineau a mené son équipe en territoire des Thunderbirds pour mettre la table à un placement de 15 verges de David Deschamps lors du dernier jeu avant la mi-temps. Les Thunderbirds ont retraité au vestiaire avec une avance de 16-10.

Van Gylswyk a donné les devants à son équipe dès la première séquence du match à l’aide d’un placement de 45 verges. Il en a ajouté sur 33 verges sur la deuxième possession de sa formation et sur 43 verges au deuxième quart pour terminer la partie quatre en quatre.

Marcus Davis a inscrit le premier touché du match tôt au deuxième quart à la suite d’une interception de Cousineau qui avait placé UBC à la ligne de 19 des Bleus. Après un jeu renversé magnifiquement exécuté, O’Connor a lancé une passe pour un majeur de 5 verges au petit receveur pour faire 13-0 avec 13:51 à jouer au deuxième quart.

David Deschamps a été parfait en trois tentatives de placement pour les Bleus.

Alex Cromer-Émond effectuait un retour au jeu pour les Carabins. Le secondeur, qui avait raté les trois dernières rencontres, n’était toutefois pas parmi les partants.

Il s’agit de la première fois en quatre ans que la Coupe Vanier n’est pas remportée par une formation québécoise après les titres du Rouge et Or (2012-2013) et de l’Université de Montréal (2014).

Pour UBC, ce championnat national s’ajoute à ceux de 1982, 1986 et 1997.

Danny Maciocia : « Je connais ce vieux jeu-là »

Coupe Vanier vendredi, 27 nov. 2015. 20:14

Deux adversaires qui ne se connaissent pas 3:18

Christian Dufresne

QUÉBEC – La Coupe Vanier entre les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) et les Carabins de l’Université de Montréal donne droit à un duel entre deux entraîneurs-chefs d’expérience. Deux hommes qui se respectent énormément, mais qui sont conscients qu'un seul sortira vainqueur samedi après-midi.

Les deux connaissent tous les trucs et tentent de les utiliser en leur faveur. Blake Nill a tenté de transférer toute la pression sur les épaules des champions en titre du Saint Graal du football universitaire canadien. Danny Maciocia n’a cependant pas acheté les commentaires de celui qui en sera à une huitième présence à la Coupe Vanier.

« Ils sont les champions en titre. Ça leur procure un avantage mental qui est difficile à surmonter avec ce groupe. Nous allons devoir jouer au meilleur de nos capacités », a lancé Nill qui dirige une jeune équipe qui n’avait même pas participé aux éliminatoires l’an dernier.

Blake NillQuestionné à savoir si sa formation est négligée, Nill a été sans équivoque dans sa réponse. « On doit l’être... Mais nous l’étions dans plusieurs matchs cette saison. »

« C’est un vieux jeu que je connais assez bien. C’est une question que je me fais poser chaque année quand on gagne un championnat », a commencé par dire celui qui ne semblait pas surpris par de telles paroles de la part de son homologue.

Maciocia avait donné le fond de sa pensée sur ce point plus tôt cette semaine en entrevue avec le RDS.ca.

« De dire qu’une équipe est favorite et qu’une autre ne l’est pas, je ne vais jamais embarquer là-dedans. Je n’y crois pas. La réalité, c’est qu’un match se joue durant 60 minutes. Et parfois, ce n’est pas la meilleure équipe qui va gagner. C’est la meilleure équipe pendant 3 h de temps. Il réalise ça comme nous », avait mentionné celui qui vise une deuxième bague de champion national.

« Nous avons été les négligés toute la saison. Nous devions mériter tout ce que nous avons eu cette année. Nous avons gagné à Laval, au Manitoba, en Saskatchewan et à Calgary. Nous sommes rendus habitués. C’est correct et nous devons prouver samedi que nous avons ce qu’il faut pour gagner », a mentionné le quart-arrière recrue des Thunderbirds, Michael O’Connor.

« On sait qu’on va avoir les mains pleines, a ajouté Maciocia. Ils ne sont pas ici par accident. C’est une très bonne équipe de football. Je vois par contre ce qu’ils veulent dégager et je comprends le petit jeu. »

« Je ne les vois vraiment pas comme des négligés. Sur papier, on est peut-être meilleur qu’eux. Mais en finale, ça ne veut rien dire. Quand je les regarde défensivement, ils sont vraiment performants. Ils me font un peu penser à la défense de l’Université Laval. C’est 12 contre 12 sur le terrain et c’est l’équipe qui va le mieux exécuter », a affirmé le pivot des Carabins, Gabriel Cousineau.

Au-delà des paroles, les deux dernières équipes à jouer au football dans le réseau universitaire canadien s’attardent beaucoup plus à l’effectif en face d’eux que de savoir qui est le favori ou le négligé.

« La réalité c’est qu’ils comptent sur un excellent quart-arrière avec un bon porteur de ballon, a expliqué Maciocia qui gardera la même identité en défense. Ils ont un bon groupe de receveurs. Leur tertiaire est assez active et leur botteur de dégagement est l’un des meilleurs au pays. Nous allons devoir bien jouer. »

Le principal danger de l’attaque de UBC est le jeune O’Connor. Il s’agit d’un joueur spécial qui, malgré ses 19 ans, peut faire beaucoup de ravages et les Carabins le savent bien.

« Il peut être dangereux. Quand tu lances pour 374 verges contre Calgary à leur domicile, c’est assez impressionnant. Nous allons devoir le mélanger et le garder sur les talons », a noté Maciocia qui a certainement un plan de match spécial pour essayer de contrer l’ancien pivot de Penn State.

Blake Nill est conscient que les Thunderbirds devront connaître un quasi-sans-faute pour être couronnés samedi après-midi au Stade Telus.

« Les Carabins sont une équipe très athlétique. Ils ont une formidable défense contre la course ce qui n’est pas une surprise. Ce n’est pas un secret que nous allons devoir lancer le ballon et balancer en courant un petit peu si nous voulons connaître du succès », a analysé celui qui a perdu ses trois finales canadiennes disputées au PEPS avec les Dinos de Calgary.

En étudiant les bandes vidéo des derniers matchs des Bleus, Nill a été marqué par la ligne offensive de l’UdeM qui est l’une des raisons de la production de l’attaque terrestre avec Sean Thomas Erlington. L’entraîneur vainqueur de deux Coupes Vanier avec l’Université Saint Mary’s sait que son unité défensive doit ralentir le jeu au sol des Carabins pour avoir une chance de l’emporter.

« Ils (les joueurs de ligne offensive) jouent une forme de football intimidante. On voit que leur ligne à l’attaque aime le défi de dire qu’ils peuvent courir le ballon tout le match. Ça me rappelle celle de Mount Allison à la fin des années 1990 avec Éric Lapointe comme porteur de ballon », a observé Nill qui en est à sa première année à la barre de UBC.

Les joutes verbales et les entraînements sont maintenant chose du passé et les deux équipes se retrouveront sur le terrain du Stade Telus, samedi après-midi, pour la 51e édition de la Coupe Vanier.

Coupe Vanier : 10 joueurs à surveiller

Universitaires vendredi, 27 nov. 2015. 12:52

Deux adversaires qui ne se connaissent pas 3:18

Christian Dufresne

QUÉBEC – Le football est avant tout un sport d’équipe. Mais chaque match, des joueurs se signalent par leur performance ou par un jeu qui fait la différence.

La Coupe Vanier ne fera pas exception alors que certains des étudiants-athlètes des Carabins de l’Université de Montréal et des Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique s’élèveront au-dessus de la masse.

Voici une description de 10 joueurs, 5 par équipe, qui pourraient être les héros de la rencontre. L’an dernier, Régis Cibasu avait été nommé le joueur par excellence en attaque et Anthony Coady avait reçu l’honneur en défense à la suite du titre remporté par les Bleus face aux Marauders de l’Université McMaster.

Sean Thomas Erlington, porteur de ballon, Carabins, no 1

Après la ligne à l’attaque, il est le rouage le plus important de l’unité offensive des Carabins. Depuis sa rencontre avec Danny Maciocia qui l’a conseillé sur sa manière d’attaquer la ligne et de lire le jeu, Thomas Erlington semble inarrêtable.

Sean Thomas ErlingtonEn plus d’être physique, il semble plus rapide que jamais, lui qui avait été ennuyé par une blessure à une cheville dans le passé.

En trois matchs éliminatoires, le demi offensif de troisième année a gagné en moyenne 193,7 verges par rencontre.

La défense des Thunderbirds n’a pas été particulièrement efficace contre la course en saison régulière. Ce fut toutefois tout le contraire en éliminatoires alors qu’elle a contenu trois équipes avec d’excellents porteurs de ballon.

UBC a notamment limité Mercer Timmis des Dinos de Calgary à 111 verges, lui qui a été nommé sur la première équipe d’étoiles au Canada. Ce dernier avait entre autres connu un match de 276 verges au sol cette saison.

Si la ligne offensive de l’UdeM fait son travail habituel, Thomas Erlington devrait connaître une autre bonne journée au bureau samedi.                                                                                                                  

Brandon Deschamps, porteur de ballon, UBC, no 33

Le finissant de cinquième année est le visage de cette équipe. Il a connu les pires années du programme au cours de son parcours universitaire. Samedi, il pourrait terminer sa carrière en soulevant la coupe Vanier.

Il n’est pas le leader le plus vocal, mais il mène par l’exemple selon les dires de son entraîneur-chef Blake Nill.

Deschamps est un porteur très physique qui court surtout verticalement en puissance.

Il a maintenu une moyenne de 87,6 verges par match en saison régulière et de 109,7 verges en trois matchs éliminatoires.

Le numéro 33 a été nommé le joueur par excellence de la Coupe Uteck grâce à une performance de 128 verges en 20 courses avec un touché.

Les joueurs de UBC veulent gagner pour lui et il devra livrer une bonne performance à la Coupe Vanier pour enlever de la pression sur les épaules de son quart-arrière.

Gabriel CousineauGabriel Cousineau, quart-arrière, Carabins, no 4

Avec la production du jeu au sol, l’attaque des Carabins ne repose plus en majorité sur le pivot finissant. Mais dans ce qui sera vraisemblablement son dernier match à vie, Cousineau voudra conclure en beauté.

Lors de la Coupe Vanier en 2014, Cousineau n’avait pas connu sa meilleure performance en carrière. Mais il avait su élever son jeu dans les moments critiques de la rencontre. Il voudra certainement répéter cela.

Avec l’arsenal de receveurs qu’il a sous la main, le quart devra s’adapter à une défense qu’il connaît moins. Il sera intéressant de voir le ratio passe-course que choisira le coordonnateur offensif Marco Iadeluca.

On n’annonce pas très chaud à Québec (tout près de 0 degré Celsius), mais ce ne devrait pas être trop venteux, ce qui est important pour le jeu aérien.

Michael O’Connor, quart-arrière, UBC, no 15

Les succès de l’attaque des Thunderbirds passent énormément par les performances de leur quart-arrière recrue.

Il a démontré qu’il est tout un athlète et qu’il sera un grand quart-arrière dans le réseau universitaire canadien. S’il joue ses cinq saisons d’admissibilité, il ne serait pas surprenant qu’il surpasse les records canadiens de Jérémi Roch pour les verges par la voie des airs et les passes complétées en carrière.

Il est seulement âgé de 19 ans, mais il est déjà un leader de cette équipe. Il a évolué au sein du programme de Penn State dans la NCAA l’an dernier. Il est très athlétique et il est un excellent passeur. Comme Cousineau, il peut courir s’il sent la pression. À 6 pieds 5 pouces, il voit très bien le jeu devant lui et il décortique bien les défenses.

Le natif de la région d’Ottawa prend beaucoup de responsabilités, mais il gère bien cela.

En saison régulière, il a lancé en moyenne pour 297,9 verges par match, complétant 59,8 % de ses passes. Il a seulement été intercepté à cinq reprises et a 13 passes de touché au compteur.

En éliminatoires, O’Connor a été excellent en maintenant une moyenne de 298,3 verges par partie tout en complétant 63,8 % de ses passes. Il a lancé six passes de touché, mais a été intercepté à deux reprises. Si les Thunderbirds veulent l’emporter, ils devront à tout prix éviter les revirements qui ont été tout à l’avantage des Carabins en éliminatoires.

Maïko Zepeda, secondeur, Carabins, no 20

Il évoluera vraisemblablement encore une fois au poste de secondeur en remplacement d’Alex Cromer-Émond.

Jeudi, Zepeda a été le seul membre des Carabins à être nommé sur la première équipe d’étoiles de Sport interuniversitaire canadien (SIC) pour son travail comme demi défensif en saison régulière.

Zepeda est extrêmement rapide et ce qui fait sa force au poste de secondeur est évidemment son travail en couverture. Il peut aussi blitzer, et comme plusieurs de ses adversaires l’ont appris, il plaque très bien.

Admissible au repêchage de la LCF, ce sera sa dernière chance de prouver sa valeur en situation match. Il doit montrer que malgré sa taille (5 pieds 8 pouces), il peut évoluer chez les professionnels.

C’est un joueur intense et nul doute que les dépisteurs verront cet aspect de son jeu dans ce match qui sera haut en émotions.

Quinn van Gylswyk, botteur, UBC, no 2

Il a été l’un des meilleurs botteurs au pays tout au long de la saison. Il s’occupe des placements, des bottés d’envoi et de dégagement chez les Thunderbirds.

Il a été nommé sur la première équipe d’étoiles au pays pour son travail sur les dégagements. Il a le potentiel de jouer chez les professionnels.

Il a un physique ressemblant à celui de Boris Bede. Avec Félix Ménard-Brière, qui a pour sa part été le botteur de dégagement honoré sur la deuxième équipe d’étoiles, il aura une belle compétition pour le positionnement de terrain.

Van Gylswyk excelle également sur les placements. Il a réussi quatre de ses cinq tentatives la semaine dernière en demi-finale canadienne (13-en-15 en éliminatoires). Son plus long placement de la saison est sur 47 verges et il en a réalisé de 46 et 42 verges en éliminatoires.

Bref, si le match repose sur son pied en fin de rencontre, les chances des T-Birds sont bonnes.

Jonathan Boissonneault-Glaou, ailier défensif, Carabins, no 8

La ligne à l’attaque de UBC est peu expérimentée et le finaliste au titre de joueur défensif par excellence de SIC doit en profiter.

Jonathan Boissonneault-GlaouLa ligne défensive devra avant tout stopper le jeu au sol, mais elle doit aussi rendre O’Connor inconfortable. Même s’il est une recrue, il est bien meilleur que James Roberts, le quart des Gryphons de l’Université de Guelph.

À moins que le plan de match de Danny Maciocia ne change, on verra Boissonneault-Glaou un peu partout sur le terrain, lui qui est un ancien secondeur au niveau collégial.

Il avait été une pièce importante de la défense des Carabins à la Coupe Vanier l’an dernier. Il se devra de l’être encore une fois cette année. Si la défense des Bleus ne réussit pas à rendre l’attaque de UBC unidimensionnel, ça pourrait se corser pour elle!

Taylor Loffler, maraudeur, UBC, no 10

Il a transféré de Boise State et il est le joueur le plus important de la défense des Thunderbirds. Un peu comme O’Connor en attaque, s’il connaît un bon match, l’unité défensive de UBC en a un bon aussi.

Il est le leader de cette défense tant par son jeu que par ses paroles. Il jouera dans la LCF éventuellement, il n’y a aucun doute là-dessus.

Gabriel Cousineau devra se méfier du maraudeur parce qu’il lit extrêmement bien le jeu.

Régis Cibasu, receveur, Carabins, no 3

Le numéro 3 des Carabins a connu un peu la guigne de la deuxième année cette saison. Mais depuis la Coupe Dunsmore, on revoit le Régis Cibasu de 2014.

Il réalise des attrapés contestés et gagnent des premiers jeux importants pour l’équipe avec ses feintes.

Il a commis un échappé contre le Vert & Or en demi-finale et il s’en est voulu. Il s’est bien repris lors des deux matchs suivants.

Il avait été la vedette en attaque des Bleus lors de la victoire à la Coupe Vanier contre les Marauders. Il avait entre autres fait deux attrapés spectaculaires, dont un au quatrième quart qui avait par la suite mené à un touché de Sean Thomas Erlington.

Est-ce qu’il réserve le même genre de performance cette année?

Terrell Davis, secondeur, UBC, no 24

Terrell DavisL’histoire de Terrell Davis est assez incroyable. Il s’est joint à UBC en compagnie de son frère Marcus qui est en attaque.

À la base, il était un porteur de ballon, mais l’équipe en comptait cinq très talentueux.

Ne voulant pas laisser un bon athlète sur les lignes de côté, Blake Nill l’a transformé en secondeur. Il s’est très bien adapté à sa nouvelle position et plusieurs dépisteurs le voient évoluer dans la LCF un jour.

Ses qualités athlétiques sont sa grande force et il ne cesse de s’améliorer de match en match.

Guillaume Paquet : Du vert, au bleu, à la Coupe Vanier

Coupe Vanier vendredi, 27 nov. 2015. 00:05

Conscients de l'ampleur du défi 3:46

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Il y a de ces athlètes que vous pouvez placer dans un sport et qui comprennent tout du premier coup. Guillaume Paquet est de ce groupe.

Le receveur des Carabins de l’Université de Montréal a commencé à jouer au football il y a quatre ans à sa deuxième année au cégep, en division 3 de surcroît. Il sera samedi l’un des receveurs éloignés partants des Bleus lors de la Coupe Vanier. C’est ce qu’on appelle un apprentissage accéléré!

Les talents sportifs du jeune homme originaire de Montréal étaient bien connus. Il excellait au soccer où il a joué jusqu’au niveau AAA chez les moins de 21 ans. C’est en 2012 qu’il a commencé sa carrière de footballeur avec les Triades du Cégep régional de Lanaudière qui était à l’époque en troisième division.

Malgré une blessure à une clavicule qui a mis prématurément fin à sa saison en 2013, Paquet a tout de même réussi à se faire recruter au niveau universitaire. L’entraîneur-chef David Lessard avait eu le temps de le remarquer et  Paquet a déménagé à Sherbrooke pour porter les couleurs du Vert & Or.

« Je suis arrivé dans le réseau universitaire et pas beaucoup de monde me connaissait. Je n’étais pas un des joueurs les plus recrutés. Il a fallu que je fasse ma place. Les premiers matchs, j’étais en uniforme, mais je ne jouais pas. Ensuite, les circonstances ont fait en sorte que j’ai vu du terrain et tout a déboulé », a expliqué celui qui était aussi botteur de précision au collégial.

La saison avançait et Paquet devenait l’une des cibles préférées de Jérémi Roch avec le Vert & Or. Le petit receveur de 5 pieds 10 pouces a terminé la campagne avec 22 attrapés pour 318 verges avec deux réceptions pour des majeurs tout en se faisant remarquer sur la scène universitaire.

Par contre, hors du terrain, Paquet n’était pas motivé par ses études en économie. Le Montréalais voulait devenir policier après sa carrière de football et aurait pu se trouver un autre domaine à Sherbrooke. Mais l’Université de Montréal offrait un programme en sécurité intérieure qui touche au monde policier, ce qui lui serait bénéfique pour son avenir.

« C’est le fun le football, mais l’académique c’est important. On n’est pas juste des athlètes. On est des étudiants-athlètes. Si on n’aime pas ce qu’on étudie, le temps devient long », a-t-il fait valoir.

Il y avait également une raison familiale qui l’a convaincu d’en parler à David Lessard et de lâcher un coup de fil à Danny Maciocia.

« Quand il nous a contactés, je lui ai dit qu’il y avait de la place pour lui, a raconté l’entraîneur-chef des Carabins. Mais je voulais être en contact avec David Lessard. Je voulais lui en parler. Il a fait la même chose et il a expliqué la situation. Tout le monde a compris que c’était la situation idéale et il fait partie de notre équipe maintenant. »

Le Vert & Or ne s’est pas du tout opposé au choix de Paquet et a même fourni une lettre de recommandation pour appuyer sa demande de compassion auprès de Sport interuniversitaire canadien. Cette demande devait être faite parce qu’un joueur qui transfère de programme doit être une saison sans jouer. La demande de compassion a été acceptée et Paquet a pu revêtir l’uniforme des Bleus dès cette saison.

« Il y en a certains qui n’ont pas dû être d’accord avec ma décision ou qui n’ont pas compris. En fin de compte, mes amis ont compris. Mes entraîneurs ont compris et ma famille aussi. Rendu là, c’était ça l’important », a-t-il affirmé.

Des débuts fracassants... pour son corps!

La semaine dernière contre les Gryphons de l’Université de Guelph, Guillaume Paquet a réalisé un attrapé spectaculaire en plongeant.

« Je ne me souviens pas de tous mes attrapés en carrière, mais c’est sûr que c’est dans les meilleurs », a convenu le numéro 11 de l’UdeM.

Guillaume PaquetLe plus beau, il l’a réussi dans le match préparatoire des Carabins face aux Gee-Gees de l’Université d’Ottawa, le 23 août dernier. Le seul hic, c’est qu’en retombant au sol, Paquet s’est fracturé une clavicule. Heureusement, ce n’était pas la même qu’au cégep.

Cela a donc retardé ses débuts officiels avec sa nouvelle formation. Il a finalement dû patienter jusqu’à l’avant-dernière rencontre de la saison régulière. Sa persévérance et son travail de remise en forme ont payé puisqu’on lui a envoyé le ballon dès ses premières parties bien que les Bleus soient bien nantis à la position de receveur.

Deux matchs plus tard, les Carabins se retrouvaient en demi-finale québécoise contre le Vert & Or. Paquet était donc opposé à ses anciens coéquipiers, mais qui sont aussi des amis.

Paquet a terminé la rencontre avec quatre attrapés pour 67 verges de gains et son équipe est revenu de l’arrière pour éliminer l’Université de Sherbrooke. Le jeune homme comprenait bien la déception dans le camp sherbrookois puisqu’il l’avait vécue l’année précédente avec eux.

Son équipe mettait entre autres fin à la carrière universitaire de celui qui lui passait le ballon il y a un an, Jérémi Roch.

« L’an passé, j’étais dans leur camp et on a perdu en demi-finale contre les Carabins. Il y avait aussi des gars qui jouaient leur dernier match. Ce sont des gars qui m’ont accueilli quand je suis arrivé (à Sherbrooke). J’étais un "no-name" si on veut. Je les ai tous félicités », se remémorait-il, lui qui avait des sentiments partagés après cette victoire.

« Je vais revoir Jay (Roch) et je ne pense pas qu’il va avoir de la rancune. Ça fait partie de la game », a-t-il ajouté en parlant de celui qu’il respecte énormément.

Depuis ce match au CEPSUM, Guillaume Paquet semble toujours réussir à se découvrir.

Le receveur éloigné a capté quatre ballons de Gabriel Cousineau lors de la Coupe Dunsmore à Québec pour 78 verges. Les trois premières passes complétées du quart finissant ont été à son endroit.  La chimie n’a donc pas pris de temps à s’installer entre les deux hommes bien que Paquet ait raté six matchs.

« Tout l’hiver, on s’est entraîné ensemble. On  a couru des tracés. Ce n’est pas un hasard que ça fonctionne bien avec tous les receveurs. On a tous travaillé ensemble pour aller dans la même direction », a relaté Paquet.

Heureux dans ses études et au football

Les choses ont bien tourné pour Paquet qui aime son domaine académique et qui connaît du succès sur le terrain.

Ses études en sécurité intérieure, le même champ dans lequel Byron Archambault et Jean-Samuel Blanc ont étudié, l’aideront dans sa future carrière de policier grâce à des cours sur les interrogatoires, les scènes de crime et les enquêtes.

Néanmoins, il est à l’université en grande partie pour l’amour et la passion du football puisqu’il devra faire une technique policière pour ensuite être admis à l’École nationale de police à Nicolet.

« C’est un sacrifice à faire étant donné que je joue au football en ce moment. Par contre, mes cours me prouvent que c’est mon domaine et que ça m’intéresse. J’aurais pu rester à Sherbrooke et faire un autre baccalauréat. Mais je n’aurais jamais su avant ma technique policière si c’était ce qui m’intéressait », a-t-il fait valoir lui qui porte comme plusieurs coéquipiers la coupe de cheveux mohawk avec une teinture jaune.

Samedi, il disputera la première Coupe Vanier de sa carrière et il ne veut pas rater sa chance. Il sait très bien que tout le Québec aura les yeux sur les Carabins.

« On veut que les gens se souviennent de nous comme les champions de la Coupe Vanier, pas seulement comme une équipe qui s’y est rendue. Il y a une étape de fait, mais ce n’est pas encore fini », a-t-il lancé.

« Quand j’étais jeune et que je ne jouais pas encore au football, j’en regardais à la télévision. Quand tu vois une équipe de chez vous et que les joueurs ont été formés ici, ça fait en sorte de vouloir et d’avoir un but pour aller au bout comme où on est rendu aujourd’hui », a philosophé l’homme dans le début de la vingtaine.

Les plus jeunes auront un bel exemple en regardant Guillaume Paquet sur le terrain du Stade Telus samedi. Il est une preuve que peu importe la division où l'on évolue au football collégial, que même si l'on commence à jouer au football sur le tard, qu’il est possible avec un peu de volonté et beaucoup de travail d’être un receveur éloigné partant à la Coupe Vanier.

Andrew Buckley remporte le Hec Crighton pour une 2e année de suite, Mathieu Betts recrue de l'année

Universitaires jeudi, 26 nov. 2015. 21:09 Mathieu Betts
Mathieu Betts (Source d'image:PC)

Andrew Buckley n’aura jamais remporté de Coupe Vanier avec les Dinos de l’Université de Calgary. Il pourra toutefois se targuer d’avoir été le joueur par excellence de Sport interuniversitaire canadien (SIC) lors de deux années consécutives.

Le quart-arrière de cinquième année a quitté le banquet des étoiles de SIC avec le trophée Hec Crighton tandis que l’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval, Mathieu Betts, a été voté recrue par excellence au pays, jeudi soir, à Québec.

Betts, qui succède à son coéquipier Hugo Richard pour le trophée Peter Gorman, a également été l’un des cinq joueurs du Réseau du sport étudiant du Québec à être nommé sur la première équipe d’étoiles.

Les autres sont ses coéquipiers Charles Vaillancourt (garde) ainsi que Jason Lauzon-Séguin (bloqueur), le demi défensif des Carabins Maïko Zepeda et le plaqueur défensif des Stingers Sam Narkaj.

Betts a terminé la saison avec 12 sacs, un record pour une recrue tout en égalisant la marque chez le Rouge et Or et en venant à un demi-sac de la marque au pays établie par Jean-Samuel Blanc en 2012. Betts a terminé sa première campagne à Laval avec 24 plaqués, dont 19 en solo, trois échappés provoqués, trois passes rabattues et un échappé recouvré. En plus d’avoir dominé au pays avec ses 12 sacs, il a pris le troisième rang avec 14,5 plaqués pour des pertes.

« Mathieu est de loin la recrue la plus décorée que nous ayons jamais eue ici à Laval. Que ce soit à l’école secondaire, au cégep, à la Coupe Canada ou aux championnats du monde juniors au Koweït, il a remporté tous les prix possibles », a dit Glen Constantin, entraîneur-chef du Rouge et Or.

Sept joueurs du RSEQ se sont retrouvés sur la deuxième équipe d’étoiles : le receveur recrue Yanic Lessard (Stingers), le garde Philippe Gagnon (Rouge et Or), l’ailier défensif Jonathan Boissonneault-Glaou (Carabins), le secondeur Shayne Gauthier (Rouge et Or), le demi défensif Mikaël Charland (Stingers), le demi de coin Alex Hovington (Rouge et Or) et le botteur de dégagement Félix Ménard-Brière (Carabins).

Andrew BuckleyPour Andrew Buckley, cet autre prix de son illustre carrière universitaire viendra mettre un baume sur l’élimination de son équipe en finale de l’Association Canada-Ouest contre les Thunderbirds de UBC qui participeront à la Coupe Vanier. L’étudiant en kinésiologie est le premier joueur dans l’histoire du football de SIC à être nommé joueur de l’année au pays et membre du top-8 académique canadien.

Le choix de septième tour des Stampeders dans la LCF a aussi gagné deux fois le prix Russ Jackson (football, études et civisme) pour ses performances sur le terrain ainsi que son implication dans la communauté.

Buckley a récolté plus de 400 verges aériennes lors de cinq matchs sur huit en saison régulière, terminant la campagne avec 3162 - un nouveau record de SIC - tout en complétant 72 % de ses passes, une nouvelle marque de Canada-Ouest. En cours de route, il n’a été intercepté qu’à une reprise en 246 passes tentées tout en lançant 19 passes de touché. En plus de conserver une moyenne de 395,3 verges par la passe par rencontre, il a amassé 256 verges et trois majeurs par la course.

Le trophée des Présidents, remis au joueur par excellence en défense, a été remis au secondeur John Rush des Gryphons de l’Université Guelph, demi-finaliste canadien.

Le joueur de ligne défensive des Bisons de l’Université du Manitoba, David Onyemata, a reçu l’honneur J.P. Metras comme meilleur joueur de ligne, devançant le garde Charles Vaillancourt du Rouge et Or. Onyemata est un espoir de premier plan pour le repêchage de la LCF.

Le receveur de l’Université Queen’s Curtis Carmichael a gagné le prix Russ Jackson pour son implication en dehors du terrain. Natif d’un quartier défavorisé de Scarborough en Ontario, il est membre de l’organisation « Nightlight » à Kingston, un groupe qui vient en aide aux personnes aux prises avec des problèmes de drogues, aux personnes handicapées et aux sans-abris.

Le titre d’entraîneur de l’année est revenu à Wayne Harris fils qui a pris la tête du programme de Calgary quand Blake Nill a pris le chemin des Thunderbirds. Harris a conduit son équipe à une fiche parfaite de 8-0 en saison régulière.

Les prix majeurs de SIC sont le résultat d’un choix de huit des 27 entraîneurs-chefs au pays. Deux entraîneurs-chefs par association sont choisis pour établir les gagnants parmi les candidats proposés. Chaque ligue propose un candidat par prix majeur.

Ce banquet des étoiles est organisé en marge du match de la Coupe Vanier qui aura lieu samedi après-midi et qui opposera les Carabins de l’Université de Montréal aux Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique au Stade Telus de l’Université Laval.

TROPHÉE HEC CRIGHTON – ANDREW BUCKLEY (Calgary)
Autres candidats :
SUA : Ashton Dickson, porteur de ballon, StFX (Ottawa, Ont. / Arts)
RSEQ : Trenton Miller, quart-arrière, Concordia (Buffalo, N.Y. / MBA)
SUO : Will Finch, quart-arrière, Western (Burlington, Ont. / Science sociale)

TROPHÉE DES PRÉSIDENTS – JOHN RUSH (Guelph)
Autres candidats :
SUA : Drew Morris, secondeur, Acadia (Ottawa, Ont. / Administration des affaires)
RSEQ : Jonathan Boissonneault-Glaou, ailier défensif, Montréal (Lyster, Qué. / Génie mécanique)
C.-O. : Robert Woodson, demi défensif, Calgary (Calgary, Alb. / Arts)

TROPHÉE J.P. METRAS – DAVID ONYEMATA (Manitoba)
Autres candidats :
SUA : Jesse St. James, ailier défensif, Acadia (Pincourt, Qué. / Administration des affaires)
RSEQ : Charles Vaillancourt, garde, Laval (Coaticook, Qué. / Administration des affaires)
OUA : Kwaku Boateng, ailier défensif, Wilfrid Laurier (Milton, Ont. / Affaires)

TROPHÉE PETER GORMAN – MATHIEU BETTS (Laval)
Autres candidats:
SUA : Donovan Glave, plaqueur défensif, Mount Allison (Brampton, Ont. / Arts)
SUO : Jesse Amankwaa, porteur de ballon, York (Etobicoke, Ont. / Santé & Société)
C.-O. : Jamel Lyles, porteur de ballon, Manitoba (Surrey, C.-B. / Université 1)

TROPHÉE FRANK TINDALL – WAYNE HARRIS JR. (Calgary)
Autres candidats:
SUA : Gary Waterman, StFX
RSEQ : Glen Constantin, Laval
SUO : Greg Marshall, Western

PRIX RUSS JACKSON – CURTIS CARMICHAEL (Queen’s)
Autres candidats :
SUA : Will Wojcik, demi défensif, Acadia (Ottawa, Ont. / Kinésiologie)
RSEQ : Jérémi Roch, quart-arrière, Sherbrooke (LaSalle, Qué. / Administration)
C.-O. : DJ Lalama, secondeur, Manitoba (Winnipeg, Man. / Éducation continue)

ÉQUIPES D’ÉTOILES DU FOOTBALL DE SIC 2015

Première équipe

Pos.     Athlète                                    Université       Année  Origine                        Études            

Attaque

QA       Andrew Buckley          Calgary                        5          Calgary, Alb.               Kinésiologie

PB        Dillon Campbell          Laurier             5          Whitby, Ont.                Éducation physique

PB        Mercer Timmis                        Calgary                        4          Burlington, Ont.           Affaires

RI        Mitch Hillis                  Saskatchewan  3          Saskatoon, Sask.          Kinésiologie

RI        Ian Stewart                   Ottawa             5          Burlington, Ont.           Commerce-Finance

RÉ       Rashaun Simonise       Calgary                        3          Vancouver, C.-B.         Arts

RÉ       Danny Vandervoort     McMaster         3          Barrie, Ont.                  Sociologie

C          Sean McEwen              Calgary                        5          Calgary, Alb.               Science

B          Braden Schram                        Calgary                        3          Manning, Alb.              Arts

B          Jason Lauzon-Séguin   Laval               4          Pointe-Claire, Qué.      Cert. en dépendances

G         Charles Vaillancourt    Laval               4          Coaticook, Qué.                       Admin. des affaires

G         Sean Jamieson             Western           4          Winnipeg, Man.                       Kinésiologie

Défensive

PD       David Onyemata          Manitoba         4          Lagos, Nigéria              Arts

PD       Samuel Narkaj              Concordia        3          Toronto, Ont.               Études urbaines

AD       Mathieu Betts               Laval               1          Montréal, Qué.             Éducation phys. & santé

AD       Jesse St. James             Acadia             4          Pincourt, Qué.              Admin. des affaires

SEC     John Rush                    Guelph             5          Niagara Falls, Ont.       Marketing

SEC     Drew Morris                Acadia             5          Ottawa, Ont.                Admin. des affaires

SEC     Doctor Cassama           Calgary                        5          Kristianstad, Suède      Études libres

M         Jesse McNair               Western           3          London, Ont.               Managament

DD       Robert Woodson          Calgary                        3          Calgary, Alb.               Arts

DD       Maïko Zepeda              Montréal          4          LaSalle, Qué.               Relations industrielles

DC       Godrey Onyeka                       Laurier             2          Brampton, Ont.                        Sciences de la santé

DC       Adam Laurensse          Calgary                        3          Sherwood Park, Alb.    Arts

Unités spéciales

DÉG    Quinn van Gylswyk     UBC                3          Victoria, C.-B.             Arts

PLA     Johnny Mark               Calgary                        5          Peterborough, Ont.       Science

RET     Tunde Adeleke                        Carleton           3          Ottawa, Ont.                Communications

 

DEUXIÈME ÉQUIPE

Attaque    

QA       Will Finch                    Western           4          Burlington, Ont.           Sciences sociales

PB        Alex Taylor                 Western           2          Winnipeg, Man.                       Kinésiologie

PB        Ashton Dickson                       StFX                5          Ottawa, Ont.                Arts

RI        Brian Jones                  Acadia             4          Enfield, N.-É.              Science

RI        Jimmy Ralph               Alberta             3          Raymond, Alb.                        Éducation

RÉ       Yanic Lessard              Concordia        1          Sainte-Julie, Qué.         Économie

RÉ       Jacob Scarfone                        Guelph             3          London, Ont.               Économie & Finance

C          Matthew Van Praet      Western           3          London, Ont.               Kinésiologie

B          Eddie Merdith              Western           4          Toronto, Ont.               Sciences sociales

B          Vernon Sainvil             StFX                3          Malden, Mass.             Arts

G         Darius Ciraco               Calgary                        2          Burlington, Ont.           Affaires

G         Philippe Gagnon          Laval               4          L’Ancienne-Lorette, Qué.        Étu. sur la toxicomanie

Défensive

PD       Donovan Dale             Saskatchewan  4          Saskatoon, Sask.          Kinésiologie

PD       Adam Melanson          Acadia             3          Kentville, N.S.             Arts

AD       Kwaku Boateng                       Laurier             3          Milton, Ont.                 Affaires

AD       Jonathan Boissonneault-Glaou            Montréal          2          Lyster, Qué.                 Génie mécanique

SEC     Shayne Gauthier          Laval               4          Dolbeau-Mistassini, Qué.         Ent. & gestion PME

SEC     Jake Heathcote                        McMaster         2          Aldergrove, C.-B.        Commerce

SEC     Micah Teitz                  Calgary                        2          Calgary, Alb.               Arts

M         Kwame Adjei               Mount Allison  5          Brampton, Ont.                        Sociologie

DD       Nicholas Parisotto        Guelph             2          Guelph, Ont.                CLOM

DD       Mikaël Charland          Concordia        4          Gatineau, Qué.             Environnement humain

DC       Alex Hovington                       Laval               4          Montréal, Qué.             Management

DC       Devante Sampson        Mount Allison  3          Mississauga, Ont.         Sociologie

Unités spéciales

DÉG    Félix Ménard-Brière     Montréal          3          Ste. Agathe-des-Monts, Qué.   Architecture du paysage

PLA     Gabriel Ferraro                        Guelph             2          Mississauga, Ont.         CLOM

RET     Jamel Lyles                  Manitoba         1          Surrey, C.-B.                Études libres

La fierté de représenter le Québec pour les Carabins

Coupe Vanier jeudi, 26 nov. 2015. 15:46

Conscients de l'ampleur du défi 3:46

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Avec une victoire samedi à Québec, les Carabins de l’Université de Montréal pourraient procurer une quatrième coupe Vanier de suite au Réseau du sport étudiant du Québec.

Danny Maciocia et ses hommes défendent avant tout les couleurs de leur institution pour essayer de ramener un deuxième titre national d’affilée à l’UdeM. Néanmoins, ils prendront également le terrain en tant que fiers représentants du football québécois lorsqu’ils affronteront les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique.

« Ce n’est pas seulement le réseau universitaire québécois qu’on représente, c’est tout le football amateur au Québec. C’est très important que tout le monde comprenne que quand on va prendre le terrain, ils vont le prendre avec nous. On va bien les représenter », a assuré Maciocia en début de semaine.

Lors de la 51e présentation de la Coupe Vanier, ce pourrait être la sixième fois qu'un champion répète son exploit de l'année précédente. En l'emportant, les Carabins deviendraient le cinquième programme de football au pays à soulever le précieux trophée deux ans consécutifs après les Universités du Manitoba (1969-1970), Western (1976-1977), Saint Mary's (2001-2002) et Laval qui a réussi le tour de force à deux reprises (2003-2004 et 2012-2013).

En 2014, les Bleus avaient pu bénéficier d’une foule très partisane à sa cause alors que la Coupe Vanier était disputée à Montréal au Stade Percival-Molson.

Bon nombre de spectateurs seront vêtus en bleu samedi au Stade Telus étant donné la proximité avec Montréal comparativement à UBC qui est à plus de 5000 km de son campus.

Bien que certains partisans du Rouge et Or ne seront pas là pour encourager les grands rivaux des Lavallois, Danny Maciocia a reçu plusieurs messages positifs de la part des fidèles de l’Université Laval.

« J'ai reçu presque 120 courriels des partisans du Rouge et Or disant ''on est des partisans du Rouge et Or, mais samedi prochain, on va être des partisans des Carabins'' », a révélé l’entraîneur-chef des champions en titre, lundi, ajoutant que ces partisans lui avaient écrit qu’ils porteraient toutefois du rouge comme à leur habitude.

« Je pense que l'accueil va être bon, a mentionné le receveur Guillaume Paquet. Je pense que toute la population du Québec va être derrière nous. Peu importe si tu es un partisan de Sherbrooke, du Rouge et Or, de Bishop's, moi je pense que le football québécois va être derrière nous. »

« Ça ne change pas grand-chose, mais c’est sûr que c’est le fun. S’il y a des partisans de Laval qui vont nous appuyer, c’est bon. On représente le Québec et c’est important qu’on garde la coupe ici. Ça va être un match très spécial », a convenu le joueur de ligne défensive Junior Luke.

Une semaine de préparation plus normale pour les Carabins

UBC est loin de la maison depuis deux semaines. Les Thunderbirds ont traversé le pays pour aller affronter les X-Men de l’Université St Francis Xavier en Nouvelle-Écosse, la semaine dernière.

Après sa convaincante victoire de 36-9 pour remporter la Coupe Uteck, la troupe de Blake Nill s’est dirigée vers Québec. Les détenteurs de trois titres canadiens ont donc effectué leur préparation sur le campus de l’Université Laval.

« Je recevais des messages des anciens que j’ai rencontrés au cours des années, racontait le demi défensif de UBC, Chris Adams, au bout du fil avant un repas d’équipe mardi. Ils nous souhaitent bonne chance. Il y a beaucoup de support à Vancouver même si ça fait quelques semaines que nous ne sommes pas rentrés à la maison. »

Les joueurs des Carabins ont pu bénéficier de leur routine habituelle alors qu’ils se sont entraînés au CEPSUM jusqu’à mercredi.

« De ne pas avoir à faire un voyage d’affaires ailleurs au pays, c’est probablement le seul avantage qu’on a pendant la semaine de préparation », a indiqué Maciocia qui ne voit pas de favoris pour gagner la Coupe Vanier.

« On le prend comme les autres matchs. On va jouer le style des Carabins. UBC va être prêt aussi. Ils ont faim. C’est une équipe très jeune qui a envie de gagner. Ils veulent prouver aussi qu’ils peuvent représenter leur association », a noté Junior Luke, le joueur défensif de la dernière semaine du Sport interuniversitaire canadien.

Le programme de UBC revient de loin

Coupe Vanier jeudi, 26 nov. 2015. 10:30

Conscients de l'ampleur du défi 3:46

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Le programme de football de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) a fait des bonds de géant au cours de la dernière année.

Après avoir terminé au dernier rang de l’Association Canada-Ouest avec une fiche de 2-6 en 2014, les Thunderbirds ont montré un dossier de 6-2 en route vers leur première Coupe Hardy depuis 1997. Une victoire en demi-finale canadienne face au X-Men de l’Université St Francis Xavier puis UBC est à Québec pour y affronter les Carabins de l’Université de Montréal en grande finale.

En 1997, UBC avait capturé la troisième Coupe Vanier de son histoire. L’équipe de football a toutefois été la plupart du temps dans les bas-fonds du classement depuis.

La grande raison de la renaissance du programme de l’université située à Vancouver est l’arrivée du réputé entraîneur-chef Blake Nill. Ce dernier a dirigé les Dinos de l’Université de Calgary durant neuf ans avant de prendre la difficile décision de joindre l’ennemi.

Nill, qui devient le premier pilote à amener trois programmes différents en finale nationale, a changé la culture de la formation en un an en plus de recruter des joueurs qui ont eu un impact dès leurs premiers pas à UBC. Le quart-arrière Michael O’Connor a eu une très grande influence en attaque et le maraudeur Taylor Loffler, qui a déjà évolué à Boise State dans la NCAA, a eu le même effet en défense.

Nill a salué la résilience, le travail acharné et la persévérance de ses ouailles pour se rendre où ils sont aujourd’hui.

« Pour être honnête, c’est probablement une surprise (que nous soyons à la Coupe Vanier). On ne s’en attendait peut-être pas. Le mérite va beaucoup aux jeunes parce que nous avons gagné des matchs de football difficiles », a indiqué celui qui a remporté deux Coupes Vanier à la tête de l’Université Saint Mary’s.

« Coach Nill amène un grand bagage d’expérience avec lui. Il traîne une culture de gagnant. Ça donne confiance à tout le monde. Il est aussi l’un des meilleurs recruteurs au pays », a décrit le demi défensif de quatrième année, Chris Adams.

Pour se rendre à la Coupe Vanier, les Thunderbirds ont vaincu les Dinos lors de la finale de l’Association Canada-Ouest. Durant la semaine précédant la présentation de la Coupe Hardy à Calgary, quelques anciens joueurs de Nill ont encore une fois lancé des flèches à l’endroit de l’entraîneur qui les avait conduits à trois matchs de la Coupe Vanier, tous disputés au PEPS de l’Université Laval. Les Dinos s’étaient inclinés à chaque occasion, dont deux fois contre le Rouge et Or.

Les sentiments de Nill étaient très partagés après la conquête de la Coupe Hardy.

« Presque tout le monde pour Calgary était des jeunes hommes que j’avais recrutés dans ce programme. C’était difficile de regarder leur déception. Ensuite, quand je tournais mon regard sur les lignes de côté de UBC, c’était incroyable de voir ces jeunes réaliser ce qu’il venait d’accomplir », a raconté l’homme qui a aussi été coordonnateur défensif des X-Men dans les années 1990.

« Après quelques jours, je me sentais vraiment bien avec ce qui s’était passé. Beaucoup de gens ont remis en question ma décision de partir de Calgary. J’ai essuyé beaucoup de critiques pour ce choix. Cette victoire a une grande place dans ma carrière », a-t-il ajouté au cours d’un généreux entretien téléphonique alors que son équipe était déjà à Québec.

Un match préparatoire déterminant

Étant un grand ami de Glen Constantin, le nouvel entraîneur-chef des Thunderbirds a demandé au pilote du Rouge et Or de disputer un match préparatoire contre les Lavallois parce qu’il voulait montrer à ses joueurs à quoi ressemblait un programme avec beaucoup de succès.

Blake NillConstantin a acquiescé à la demande si bien que UBC s’est amené dans la Vieille Capitale au mois d’août. À la surprise générale, les Thunderbirds ont remporté la rencontre présaison par le pointage de 41-16.

« C’est surréaliste. On n’a commencé la saison au PEPS et on va la finir au PEPS », a mentionné Nill qui a aussi conclu les campagnes 2009, 2010 et 2013 à Québec alors qu’il dirigeait les Dinos.

Cette victoire contre l’Université Laval a fait naître l’espoir chez les joueurs des Thunderbirds qui ont commencé à croire en leurs chances de revenir dans la Belle Province trois mois plus tard.

« Avant le match (contre Laval), je n’aurais pas vraiment cru que c’était possible. Après notre victoire, ça m’est passé par l’esprit. Mais d’être à Québec en ce moment, c’est un moment presque surréaliste pour nous tous », a dit dans la même veine Chris Adams.

« À plus d’une occasion, j’ai appelé ce groupe des héros parce qu’ils sont ceux qui travaillent fort pour changer la culture du programme. Ils ont joué bien au-dessus de leur tête et ils ont accompli bien des choses au-delà de leurs attentes », a affirmé Nill qui a toujours été un entraîneur proche de ses joueurs.

À un triomphe de compléter une année de rêve de la meilleure façon possible, Nill espère pouvoir mener sa troupe jusqu’au bout. Son expérience du passé à la Coupe Vanier est son plus grand atout pour aider ses joueurs en ce moment.

« Ces jeunes dans le programme, aucun d’eux n’a jamais eu cette opportunité. J’essaie de fournir le leadership nécessaire pour les aider pour ce genre de match », a-t-il expliqué.

Des joueurs finissants comme le porteur de ballon Brandon Deschamps pourraient conclure leur carrière universitaire avec une Coupe Vanier, ce qu’ils croyaient impossible il y a un an.

« Ma plus grande fierté, ce sont tous les joueurs qui sont restés à travers les années plus difficiles, s’est exclamé Chris Adams qui les a vécues lui aussi. Des gars comme Brandon Deschamps. D’être à la Coupe Vanier et de le voir heureux aujourd’hui après des années avec si peu de victoires, c’est incroyable. »

Danny Maciocia, l’homme qui carbure aux défis

Coupe Vanier mercredi, 25 nov. 2015. 10:03 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)
Christian Dufresne

MONTRÉAL – Quand on regarde le curriculum vitae bien rempli de Danny Maciocia, on y voit les postes d’entraîneur-chef, de directeur général, de coordonnateur offensif et d’entraîneur des porteurs de ballon.

Il a occupé l’exigeante position d’être le pilote ainsi que le DG des Eskimos d’Edmonton en 2007 et 2008. Avec les Carabins de l’Université de Montréal, l’entraîneur de carrière s’est donné un autre défi : celui de coordonnateur défensif.

Après avoir contribué aux brillantes carrières de joueurs professionnels tels que Mike Pringle et Ricky Ray dans la Ligue canadienne de football (LCF), le Montréalais d’origine italienne forme maintenant des étudiants-athlètes des deux côtés du ballon.

Trois saisons plus tard, un joueur comme Antoine Pruneau, qu’il a utilisé à toutes les sauces à sa dernière année avec les Bleus, disputera le match de la Coupe Grey avec le Rouge et Noir d’Ottawa, lui qui est une pièce importante de l’équipe à sa deuxième campagne dans la LCF.

Danny Maciocia et Noel ThorpeLorsque son bon ami Noel Thorpe a accepté l’offre des Alouettes de Montréal pour devenir le chef d’orchestre de leur unité défensive, Maciocia n’a pas hésité à prendre la double charge d’entraîneur-chef et de coordonnateur défensif des Carabins en 2013.

« Je n’avais pas de crainte. Je savais que j’avais du travail à faire. Pendant six mois, j’ai passé beaucoup de temps dans mon bureau. J’ai consulté plusieurs personnes qui avaient une expertise de ce côté du ballon », a-t-il relaté en nommant notamment Noel Thorpe qui l’a aidé dans certaines facettes d’une unité défensive.

« Je suis encore en train d’apprendre sur la façon de travailler sur le côté défensif. Je n’ai pas l’expertise des entraîneurs qui font ça depuis 10-15 ans », a ajouté celui qui a mené son équipe à une deuxième participation de suite à la finale du football universitaire canadien.

Pour s’assurer que sa défense connaîtrait du succès, le seul entraîneur-chef de l’histoire à avoir gagné une Coupe Vanier et une Coupe Grey s’est bien entouré. Ils donnent beaucoup de mérite à ses entraîneurs de position qui le soutiennent et qui en apprennent énormément aux joueurs.

Maciocia est très reconnaissant envers Paul-Eddy Saint-Vilien (responsable du front défensif et entraîneur des secondeurs), Fabrice Raymond (entraîneur des demis défensifs), Garlins Duclervil (entraîneur de la ligne défensive) et François Nantel (entraîneur des secondeurs). « Ce sont d’excellents entraîneurs qui m’ont aidé énormément. Ils m’ont facilité la tâche », s’est-il assuré de dire lorsque questionné sur son adaptation du côté défensif du ballon.

Après avoir été reconnu comme un génie offensif, Danny Maciocia a encore une fois ajouté une autre corde à son arc. Il est bien conscient qu’il n’aurait jamais pu occuper ce poste dans la LCF.

« J’adore ça (être coordonnateur défensif). Je ne pensais jamais que ça pouvait arriver. J’ai même du plaisir avec d'anciens collègues avec qui j’ai travaillé. Je leur dis que c’est tellement facile de travailler de ce côté-là que si je l’avais su avant, j’aurais fait ça toute ma vie », a lancé à la blague celui qui dirige l’équipe de football de l’Université de Montréal depuis cinq saisons.

« Je pense qu’il y a de fortes possibilités que j’aie tout oublié en attaque avec toutes les heures [de vidéo] que j’ai visionnées sur le côté défensif », a poursuivi le père de famille de 48 ans qui a un bon sens de l’humour.

« Quand tu es entouré par du bon monde, ça peut seulement aider, a-t-il poursuivi sur une note plus sérieuse. C’était un défi pour moi. C’est quelque chose (les défis) que j’adore. On a de bons joueurs. Ça l’aide, c’est sûr et certain. »

Comme il l’avait mentionné il y a trois ans quand il a décidé de prendre les rênes de la défense des Carabins, Maciocia continue d’utiliser son expertise en attaque pour préparer ses stratégies. Cette façon de faire fonctionne puisque l'unité défensive des Bleus est l'une des plus dominantes au pays depuis trois ans.

« Je regarde toujours ça avec la mentalité d’attaque. Est-ce que telle chose pourrait me compliquer la vie si j’étais de l’autre côté? Si c’est oui, c’est sûr que je vais essayer de le considérer dans un plan de match », a expliqué celui qui a refusé une offre de quatre ans des Alouettes pour devenir leur coordonnateur offensif l’an dernier.

« Il nous permet d’amener une perspective offensive, a souligné le secondeur Frédéric Chagnon. Il nous fait comprendre pourquoi on utilise nos stratégies en défense. Il voit les deux côtés du ballon. »

« C’est une autre perspective du jeu. Il nous donne des petits trucs sur ce qu’il voyait en attaque. Des petits conseils sur comment détecter les protections des lignes offensives ou sur comment les receveurs courent leurs tracés. Ça nous aide beaucoup », a décrit le joueur de ligne défensive Junior Luke qui aime l’intensité de son entraîneur.

Les champions en titre de la Coupe Vanier ont donc un visage bien différent de la plupart des équipes en défense. Maciocia adore déguiser ses stratégies pour donner du fil à retordre aux attaques adverses.

« J’aime le fait qu’on soit différent et qu’on ne fasse pas toujours la même chose. Ça prouve qu’on est capable de faire de grandes choses avec de grands joueurs dans l’équipe », a affirmé Luke qui a réalisé une interception en couverture de passe en demi-finale canadienne.

« Chaque semaine, on a quelque chose de nouveau. Ça fait beaucoup à apprendre alors on passe beaucoup de temps dans nos livres de jeux en plus de l’école. Mais en fin de compte, c’est  plaisant », a dit Chagnon qui est issu de la troisième année de recrutement de Maciocia.

Maintenant qu’il a occupé des postes en attaque et en défense, quel est le prochain de défi de l’homme qui veut constamment se dépasser?

« Il y a de fortes possibilités qu’un jour j’aimerais embarquer sur les unités spéciales et essayer de travailler sur cette facette du jeu », a-t-il convenu.

Danny Maciocia répète souvent que son coordonnateur des unités spéciales, Danny Desrivaux, est voué à un bel avenir dans sa carrière d’entraîneur. S’il accepte un poste ailleurs, il ne faudrait pas se surprendre de voir Maciocia promouvoir l’un de ses entraîneurs en défense et prendre l’un des derniers postes qui lui manque à son CV.

L'unité défensive des Carabins, une défense de championnat

Coupe Vanier mardi, 24 nov. 2015. 16:06

Un défi de taille pour les Carabins 2:17

Christian Dufresne

MONTRÉAL – Marquer un touché contre la défense des Carabins n’est pas une mince tâche. Chaque verge gagnée demande un effort soutenu avec la qualité des athlètes de l’Université de Montréal.

Parlez-en à l’attaque des Gryphons de l’Université de Guelph qui n’a pas réussi à franchir la ligne de 20 des Bleus, samedi dernier, lors de la Coupe Mitchell.

L’unité défensive de Danny Maciocia a accordé un total de 14 touchés à ses adversaires en 11 parties cette saison, dont seulement 3 en autant de matchs éliminatoires. Pour mettre le tout en perspective, 6 des 14 majeurs inscrits contre la défense de l’UdeM ont été l’œuvre des Stingers de l’Université Concordia lors de deux rencontres du calendrier régulier.

Les Carabins ont particulièrement été dominants contre le jeu au sol, terminant au premier rang au pays en saison régulière en allouant un maigre 93,5 verges par rencontre à ses opposants. La fin de semaine dernière, l’attaque terrestre des champions de l’Ontario n’a récolté que 65 verges en 17 courses, soit une moyenne de 3,8 verges.

Un autre aspect qui a fait la force de la défense des champions en titre de la Coupe Vanier est la faculté à déguiser ses stratégies avant que le centre adverse remette le ballon à son quart.

« On le fait depuis quelques semaines de créer un doute dans la tête du quart-arrière pour le ralentir. On a été capable de faire ça avec nos fronts et de déguiser nos couvertures », a expliqué Maciocia, entraîneur-chef et coordonnateur défensif de l’équipe qui tentera samedi de défendre son championnat acquis en 2014.

« On aime ça bouger. On fait cela pour qu’avant la remise, le quart-arrière ne soit pas capable de faire de lecture et que leur stratégie de blocage soit changée à la dernière seconde. C’est quelque chose qui complique la vie de l’attaque », a ajouté le polyvalent Maïko Zepeda qui a évolué au poste de secondeur et de demi défensif cette saison.

On a pu voir l’effet de cette méthode au cours des trois matchs éliminatoires alors que les Carabins ont totalement dominé la bataille des revirements avec un total de 12 provoqué par la défense.

Même si Jérémi Roch du Vert & Or et Hugo Richard du Rouge et Or étaient plus habitués à affronter les Bleus, Roch a tout de même été intercepté à une reprise et Richard deux fois.

James Roberts des Gryphons n’a jamais été en mesure de déceler les couvertures des Carabins si bien qu’il a lancé trois interceptions à trois joueurs occupant des positions différentes : une au secondeur Frédéric Chagnon, une au demi de coin Zacary Alexis (qui compte quatre interceptions en éliminatoires) et une au joueur de ligne défensive Junior Luke.

« Dans les matchs de championnat, ça peut faire une différence. On l’a vu contre Guelph. C’est l’histoire de notre saison. On trouve une façon d’aller chercher des revirements pour avoir quelques possessions de plus en attaque », a noté Maciocia, qui en est à sa troisième campagne à titre de coordonnateur défensif.

« C’est quelque chose qu’on pratique beaucoup. On met l’accent sur le fait de créer des revirements et d’aller chercher des ballons. En poursuite, on essaie de forcer des échappés. Ce qu’on récolte en ce moment, c’est la somme de tous les efforts qu’on a mis depuis le début de la saison », a souligné Zepeda qui a provoqué un échappé lors de la Coupe Dunsmore.

Une défense qui s’est fait un nom

En début de saison, certains joueurs étaient presque inconnus du grand public et devaient remplacer les Byron Archambault, Anthony Coady, Jean-Samuel Blanc et Mathieu Girard tous partis chez les pros.

Cela a été une motivation pour l’unité défensive qui a voulu prouver qu’elle pouvait faire le travail comme les anciennes étoiles du programme.

« Il n’y a pas grand-monde qui les connaissait en début de saison, racontait Maciocia il y a deux semaines. Alors je leur ai dit : "Allez vous faire un nom". Ils sont comme la "No-Name Defence" des Dolphins en 1972 qui avaient été invaincus. »

Comme toute formation, les Carabins ont dû faire des changements de personnel en cours de saison en raison de blessures. Des joueurs clés comme les secondeurs Alex Cromer-Émond, Frédéric Chagnon et Jean-Christophe Touchette ont été blessés chacun à leur tour.

Si Chagnon est de retour depuis le 17 octobre, les deux autres n’étaient pas en uniforme la semaine dernière en demi-finale canadienne.

Maïko Zepeda a su bien s’adapter depuis qu’il remplace Cromer-Émond alors qu’il a été nommé sur l’équipe d’étoiles du RSEQ comme demi défensif. Les recrues ont aussi su faire leur place dans l’unité défensive et elles ont impressionné dès les premiers moments de la campagne.

Durs à battre, ces Carabins!

Football lundi, 23 nov. 2015. 20:51 Danny Maciocia
Danny Maciocia (Source d'image:Vincent Éthier)
Images of Pierre Vercheval

À tout seigneur tout honneur, je voudrais transmettre mes félicitations aux Carabins de l’Université de Montréal qui ont non seulement été battre les Gryphons de l’Université de Guelph sur leur propre terrain, mais qui l’ont fait de façon absolument dominante.

Force est d’admettre que le football est drôlement en santé au Québec. Si les Carabins soulèvent la coupe Vanier en fin de semaine prochaine dans la Vieille Capitale, il s’agira d’un quatrième triomphe consécutif et d’un cinquième en six ans pour une équipe issue du programme universitaire québécois. Je pense qu’il n’est pas exagéré de parler ici d’une tendance forte!

Samedi dernier, on s’est aperçu que les équipes qui doivent se frotter aux puissances québécoises font face à deux défis de taille. Le premier, c’est l’aspect physique du jeu. Les équipes québécoises enrôlent des joueurs un peu plus âgés et donc plus matures physiquement qui ont joué dans du gros calibre au niveau collégial. D’entrée de jeu, si tu n’es pas capable de tenir ton bout contre ces équipes plus imposantes, ça ne pourra pas fonctionner.

Et si jamais, physiquement, tu es capable de suivre la cadence, tu fais face à un autre problème. Stratégiquement, les équipes québécoises sont au-dessus de la mêlée. Ça devient un méchant casse-tête pour leurs rivales. Les Gryphons les avaient, les gros bonhommes, mais tactiquement, ils n’étaient pas au même niveau. Leur attaque n’a jamais été capable de décrypter les intentions de la défense des Carabins, avec comme résultat qu’elle n’a produit que six points. Montréal a été assez gentil pour en concéder quatre autres – avec deux touchés de sûreté – histoire de faire un chiffre rond!

Sans vraiment connaître à fond l’équipe des Gryphons, j’avais clairement énoncé quel était, pour moi, le principal enjeu du match de la Coupe Mitchell. Qui allait dominer le jeu au sol? C’était ça, pour moi, la vraie question et je pense que je ne me suis pas trop trompé. Les Carabins ont couru pour 246 verges, Guelph pour 65. Au niveau du temps de possession, les Bleus ont eu le contrôle du ballon pendant 37 minutes.

Les Carabins comptent sur de bons joueurs, ça ne fait aucun doute. Mais dans le passé, c’est une équipe qui avait tendance à manquer de discipline, à ouvrir une porte à l’adversaire avec des pénalités ou des revirements facilement évitables. Mais regardez leur parcours depuis le début des éliminatoires : en trois matchs, ils n’ont commis qu’un seul revirement, un échappé face au Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. Rien contre le Rouge et Or, rien contre Guelph. On a maintenant une équipe qui ne se tire plus dans le pied.

Au cours de la même période, la défense a provoqué douze revirements. En trois matchs, on a donc un ratio de plus-11. Quand une équipe avec autant de talent devient aussi opportuniste, c’est presque perdu d’avance pour l’adversaire.

Les Carabins étaient aussi connus pour leur petit côté malcommode. C’était l’équipe la plus punie au Québec avec des pertes moyennes de 120 verges par match. Depuis le début des éliminatoires, ils ont presque coupé ce chiffre de moitié.

On a donc une équipe bourrée de talent, qui joue du football inspiré et qui force l’adversaire à gagner chaque pouce de progrès sur le terrain. Je vous le dis, ils vont être durs à battre, ces Carabins!

Chapeau au Rouge et Noir

À sa deuxième année d’existence, le Rouge et Noir d’Ottawa est en route pour le match de la Coupe Grey. Bravo!

La tâche n’était pas mince pour l’équipe de Rick Campbell en finale de l’Est. Le Rouge et Noir devait se préparer pour le premier match éliminatoire de sa jeune histoire, un match qu’il allait disputer devant ses partisans, dans lequel il était favori et contre une équipe qui s’amenait avec son quatrième quart-arrière.

Bref, toute la pression était sur les représentants de la capitale nationale et je dois leur rendre hommage aujourd’hui. Je ne m’attendais pas à une opposition aussi solide de leur part, mais ils se sont défoncés, se sont bien battus et ont accompli la première partie de leur mission.

Le quart-arrière des Tiger-Cats de Hamilton, Jeremiah Masoli, a très bien joué et les entraîneurs ont peaufiné un plan de match vraiment exceptionnel. Mine de rien, les négligés ont poussé le match jusqu’à la limite en créant l’égalité 28-28 à la toute fin du quatrième quart. Malheureusement pour une équipe et heureusement pour l’autre, c’est à ce moment que le jeu du match est arrivé.

À ce moment, Ottawa devait être en train de se dire : « On ne devrait pas en être là. Ce match n’est pas supposé être aussi serré! ». Mais c’était bel et bien la situation qui prévalait et la tension était à son comble. Quand l’attaque du Rouge et Noir s’est installée pour remonter le terrain, les Tiger-Cats ont amené un blitz déguisé et Arnaud Gason-Nadon, plutôt que de foncer sur Henry Burris, a reculé en couverture de passe. Burris, convaincu qu’un nombre anormal de rivaux le prenaient en chasse, s’est dépêché à viser son dépanneur et a décoché une courte passe en diagonale.

Erreur! C’est Gascon-Nadon qui se trouvait là et qui a reçu le ballon en plein dans les numéros. S’il réussit l’interception, les Ticats reprennent possession du ballon profondément dans le territoire adverse avec environ 1:25 à faire et on assiste peut-être à une surprise. Mais on ne le saura jamais puisque malheureusement, l’ancien du Rouge et Or a échappé le ballon.

Quand une équipe rate une telle opportunité, j’ai toujours hâte de voir si l’adversaire va lui faire payer ce manque d’opportunisme. Dans ce cas-là, c’est exactement ce qui est arrivé. Sur le jeu suivant, en situation de deuxième essai et 25 verges à franchir, Burris a décoché une passe de 93 verges à Greg Ellingson et Ottawa a gagné 35-28. Quel match de fou!

Je lève mon chapeau aux Tiger-Cats, mais j’offre toutes mes félicitations au Rouge et Noir qui a démontré assez de maturité pour rester droit quand ça chauffait.

***

Dans l’Ouest, on avait droit à la bonne vieille bataille de l’Alberta. L’an passé, les Stampeders de Calgary avaient facilement remporté le duel. À l’époque, les Eskimos jouaient avec un quart-arrière amoché et avaient donné le ballon cinq fois à l’adversaire.

Cette fois, le scénario était différent. Les Eskimos étaient en santé et étaient reposés. Après trois semaines de congé, allaient-ils être rouillés? Pas du tout.

Par l’entremise des médias d’Edmonton, on avait appris que les Eskimos s’étaient un peu inspirés de la façon dont les équipes universitaires se préparent pour un Bowl aux États-Unis. Souvent, plusieurs semaines s’écoulent entre la fin du calendrier de la NCAA et un match de fin d’année. Face à la même réalité, les Eskimos sont allés aux sources pour trouver la bonne formule. L’entraîneur des secondeurs des Eskimos était à Auburn quand les Tigers avaient remporté le championnat national et on lui a demandé comment ils s’y étaient pris pour repartir la machine après un aussi long congé.

Les Eskimos étaient affamés et leur entraîneur très allumé. Chris Jones est un gars qui démontre énormément de confiance. C’est un émule de Don Matthews qui fait son travail avec une bonne dose d’arrogance. Contre les Stamps, son message était clair et il l’a lancé très tôt dans le match. Sur la première séquence offensive de son équipe, il a gardé les unités spéciales sur les lignes de côté et a commandé à son attaque de finir ce qu’elle avait commencé alors qu’elle faisait face à un troisième essai à la porte des buts.

Non seulement la stratégie a porté fruits, mais Jones a poussé l’insulte à l’injure en tentant une transformation de deux points qui a elle aussi été réussie. Bang! Rapidement, on a vu que les Eskimos étaient venus pour gagner et non pas pour éviter de perdre.

Un peu plus tard dans le match, Edmonton semblait se préparer pour un botté de placement, mais a surpris tout le monde avec un jeu truqué. La séquence s’est prolongée et s’est terminée par un touché.

Au moment où les Stampeders avaient retrouvé leur confiance en fin de rencontre, les Eskimos avaient le ballon à leur propre ligne de 27 et étaient confrontés à un troisième essai avec une verge à franchir. Encore une fois, Jones a gardé son attaque sur le terrain et a été récompensé pour son audace.

La défensive des Eskimos a provoqué quatre revirements et l’attaque les a amenés à la banque en les convertissant en trois touchés. Vingt-et-un points qui viennent directement des revirements? Ça a fait toute la différence.

Le seul point négatif c’est le relâchement qu’on a observé à la fin. Alors que le pointage était de 40-15, c’était le party sur le terrain comme dans les gradins. Tout le monde se voyait déjà à la Coupe Grey, mais les Stampeders, en champions qu’ils sont, n’ont jamais abandonné. Disons qu’il faisait un peu plus chaud dans la cuisine tout d’un coup, mais les Eskimos ont réussi à se sauver avec la victoire.

Les hommes en vert et or sont sur une séquence de neuf victoires. Ils s’en vont à la coupe Grey blindés d’une confiance incroyable.

Les petites vites de la NFL

On s’est aperçu que les Vikings du Minnesota sont encore les petits frères des Packers de Green Bay!
Les Vikings ont amorcé ce match sur une belle séquence de cinq victoires tandis que les Packers avaient échappé leurs trois parties précédentes. Si les Vikings voulaient être pris au sérieux, ils avaient là une occasion en or, mais ils laissé filer. Finalement, plus ça change, plus c’est pareil! Les Packers ont maintenant gagné dix des onze derniers matchs entre les deux rivaux.

Pour les Packers, ce fut une belle victoire d’équipe. Aaron Rodgers a lancé deux passes de touché et n’a pas commis de revirement. Eddie Lacy, en santé, qui gagne plus de 100 verges au sol. En défense, on a limité Adrian Peterson à 45 verges, on a provoqué un échappé et réussi six sacs du quart. En plus, Mason Crosby a été parfait sur ses cinq tentatives de placement.

Tout le monde a contribué, tout le monde a bien joué et ça va faire du bien pour le moral.

***

Que dire de plus sur les Panthers de la Caroline?

Cam Newton a toujours porté l’étiquette de l’athlète qui joue à la position de quart-arrière. Mais cette année, il faut commencer à parler de lui comme d’un quart-arrière athlétique. La nuance est importante!

Newton m’impressionne grandement. Il n’a pas un groupe de receveurs très talentueux, mais il faut des jeux de semaine en semaine. C’est vrai qu’il a une grosse défensive et qu’il est bien appuyé par son attaque au sol, mais ça n’enlève rien à ses accomplissements. Contre les Redskins, il a lancé cinq passes de touché à autant de cibles différentes. Ce n’est pas rien.

Je ne suis pas dans le secret des Dieux mais je peux vous dire sans hésitation qu’en Caroline, on n’a pas de crise d’identité. Les Panthers ont leur recette pour connaître du succès et ils l’appliquent à chaque semaine. En fin de semaine, ils ont marqué 27 de leurs 44 points sur des séquences nées d’un revirement, ont limité l’attaque au sol de Washington à 14 verges sur 12 courses et ont réussi cinq sacs du quart.

Je pense que les Redskins ont réalisé assez vite qu’ils n’avaient pas affaire aux Saints de La Nouvelle-Orléans...

***

Difficile de passer sous silence la performance de Brock Osweiler, le petit gars de 6 pieds 8 pouces des Broncos de Denver.

Osweiler est un jeune qui attendait son moment et qui l’a saisi en fin de semaine. Donnons-lui ce qui lui revient. Il n’a pas nui à son équipe, au contraire, il a contribué à l’obtention d’une grosse victoire sur la route.

C’est intéressant parce qu’il faut rappeler que ce gars-là est chez les pros depuis quatre ans. On voit que même s’il n’a pas eu beaucoup de répétitions, il étudie probablement assidument dans les salles de réunion et pose des questions aux gars autour de lui. Il a profité de sa chance. Malgré le fait qu’il a été victime de cinq sacs du quart, il a démontré un bon sang-froid. Je l’ai trouvé calme, il n’a pas paniqué. Il a lancé deux passes de touché et seulement sept passes incomplètes sur les 27 qu’il a tentées.

Et la clé –c’est ce qui échappait à Peyton Manning dernièrement – c’est que le jeune n’a pas été victime d’un revirement.

On a aussi vu la vraie attaque de Gary Kubiak. On a vu un quart qui prend des remises directes de son centre. On a vu du jeu au sol, des dérobades du corps et beaucoup de formations avec des ailiers rapprochés. Ce n’était pas l’attaque modifiée pour essayer de mettre Manning en valeur.

J’adore ça parce qu’en 2015, les ailiers rapprochés sont des hybrides, des super athlètes. Si tu gardes ta défensive normale sur le terrain, tu n’es pas capable de les surveiller contre la passe. Si tu réponds avec de la vitesse, on va te courir sur le corps parce que tu n’es plus assez gros pour arrêter le jeu au sol.

Osweiler a passé le test. Un match ne fait pas une saison et encore moins une carrière, mais j’aimerais le revoir la semaine prochaine alors que les Patriots de la Nouvelle-Angleterre s’en vont à Denver. Quoi de mieux pour voir ce que le jeune a dans le ventre?

Et qui sait? S’il offre une grosse performance, peut-être qu’on aura soudainement des décisions à prendre chez les Broncos...
 

Carabins de l'Université de Montréal : L’expérience des champions

Universitaires dimanche, 22 nov. 2015. 23:23

Les Carabins retournent à la Coupe Vanier 1:40

Christian Dufresne

Tout le monde au Québec savait déjà que l’édition 2015 des Carabins de l’Université de Montréal était spéciale. Maintenant, tout le Canada a pu le constater et il ne leur manque qu’une autre victoire pour être la meilleure équipe au pays pour une deuxième année consécutive.

Les Bleus ont livré une solide prestation sur la route pour gagner leur billet pour la Coupe Vanier. Ils n’ont jamais donné le moindre petit espoir aux Gryphons de l’Université de Guelph.

Il faut saluer l’effort de la défense de Guelph qui s’est bien ajustée en deuxième demie après s’être fait passer sur le corps lors des 30 premières minutes.

Encore une fois, l’unité défensive de Danny Maciocia a été sensationnelle. La ligne défensive a fait le travail pour fermer les trous et freiner l’attaque terrestre des champions de l’Ontario. Les secondeurs Frédéric Chagnon, Maïko Zepeda et Xavier Prévost se sont bien adaptés face à un adversaire qu’ils affrontaient pour la première fois.

C’est tout à leur honneur parce qu’ils n’avaient jamais formé le trio de secondeurs depuis le début de la saison. Chagnon a raté quatre matchs en raison d’une blessure, Zepeda a quitté la tertiaire quand Alex Cromer-Émond est tombé au combat et Prévost, une recrue, remplaçait Jean-Christophe Touchette qui est également blessé.

La recette des Carabins n’était pas compliquée, mais elle a été suivie à la lettre : prendre les devants rapidement, anéantir le jeu au sol des Gryphons et mettre la pression sur les épaules du quart-arrière James Roberts.

Avec tous les fronts déguisés de Maciocia, le pivot de deuxième année n’a jamais pu trouver son rythme. Il était constamment hésitant dans ses décisions.

L’attaque des Gryphons n’est allée qu’à six reprises dans le territoire des Carabins, dont une seule fois en première demie, sans jamais pouvoir inscrire de touché. Le plus près que Guelph s’est approché de la zone des buts de l’UdeM, c’est lors d’une séquence au troisième quart alors que les locaux se sont contentés d’un placement de 30 verges.

Dans l’autre demi-finale, ce n’était pas une grande surprise de voir les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) sortir gagnants contre les X-Men.

Si les Bleus disputent le même genre de performance à la Coupe Vanier que celle à Guelph, ils devraient soulever la coupe Vanier samedi prochain.

UBC a une bonne équipe avec quelques armes en attaque, mais si les Carabins jouent à leur niveau, les Thunderbirds n’auront pas de solution.

Blake Nill a fait un travail incroyable à sa première saison à la barre de l’équipe. Il a convaincu trois excellents espoirs qui jouaient en première division dans la NCAA à joindre son programme, dont le quart-arrière de 19 ans Michael O’Connor qui évoluait à Penn State.

UBC est passé d’une fiche de 2-6 à 6-2, mais c’est encore une équipe peu expérimentée dans les grands matchs. O’Connor en est à sa première année et bien qu’il soit voué à un bel avenir, je pense qu’il vivra le même enfer que Roberts lors de la Coupe Vanier.

Les Carabins auront le même plan de match que celui qu’ils ont utilisé pour remporter la Coupe Mitchell. Ils tenteront d’enlever le porteur de ballon très physique Brandon Deschamps de l’équation pour forcer O’Connor à passer le ballon sur des deuxièmes essais et long.

Ceci étant dit, c’est Blake Nill, l’homme qui fait des miracles! Son équipe a battu les Dinos de l’Université de Calgary qui étaient parmi les favoris pour gagner la Coupe Vanier.

Mais avec les deux derniers matchs que les Carabins ont joués, je prévois une vague bleue à Québec. Imaginez la scène au Stade Telus, le repère du Rouge et Or.

Je vais même y aller d’une prédiction : victoire de l’UdeM 27 à 13.

Dans moins d’une semaine, on couronnera les 51es champions de la Coupe Vanier. Et pour la quatrième année de suite, ce pourrait bien être une équipe du Québec.

Photo de la semaine : Nicholas Narbonne Bourque et Gabriel Cousineau

Samedi prochain, Gabriel Cousineau disputera le dernier match de sa carrière universitaire.

Il a dû attendre à sa quatrième année pour devenir officiellement le quart no 1 de l’équipe. Il a toujours fait passer les intérêts de l’équipe avant les siens.

On le voit ici sur cette photo de Dominique Bernier. Cousineau pointe le logo des Bleus sur son casque. Il sera pour toujours dans la famille des Carabins.

Et comme l’an dernier, le numéro 4 voudra terminer sa saison avec une victoire pour ramener la coupe Vanier à l’Université de Montréal.

Les Carabins ont respecté leur plan de match à la lettre

Universitaires samedi, 21 nov. 2015. 23:07

Les Carabins retournent à la Coupe Vanier 1:40

Christian Dufresne

Le football se joue différemment en Ontario et au Québec. Le quart-arrière des Gryphons de l’Université de Guelph, James Roberts, l’a appris à la dure samedi après-midi.

Les Carabins de l’Université de Montréal ont déguisé leurs stratégies comme ils le font depuis quelques semaines. Le coordonnateur défensif et entraîneur-chef de l’équipe, Danny Maciocia, aime faire bouger ses joueurs un peu partout, ce qui rend la lecture avant le jeu du quart adverse très complexe.

Le plan de match des Bleus était d’arrêter le jeu de course pour forcer le pivot de deuxième année à lancer le ballon plus souvent. C’est exactement ce qui s'est produit et les champions en titre de la Coupe Vanier n’ont concédé aucun touché en route vers une victoire de 25-10 en demi-finale canadienne.

« De venir sur la route, dans un match de championnat, et qu’une équipe ne soit pas capable de se rendre dans la zone des buts, c’est tout un exploit pour notre défense », a souligné Maciocia, dont la défense a concédé que 65 verges au sol aux Gryphons.

« C’est ce qu’on voulait faire. On savait qu’eux voulaient vraiment courir avec le ballon. Si on était capable de prendre l’avance rapidement et de forcer leur quart-arrière à lancer, on allait avoir un bon match », a noté le quart-arrière Gabriel Cousineau qui a aidé son équipe à prendre les devants 23-0 à la mi-temps.

L’Université de Montréal pourrait devenir la sixième équipe de l’histoire du Sport interuniversitaire canadien à remporter la Coupe Vanier deux ans de suite. Les Universités du Manitoba, Western, Saint Mary’s et Laval, à deux reprises, sont les seules à avoir deux conquêtes consécutives.

Pour ce faire, les Montréalais devront l'emporter face aux surprenants Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique, samedi prochain, à Québec.

Luke fait sentir sa présence

Pour une deuxième semaine de suite, Junior Luke s’est signalé au quatrième quart avec un jeu important. Après avoir bloqué la tentative de placement du Rouge et Or sur le dernier jeu de la Coupe Dunsmore, le joueur de ligne défensive a réalisé une interception alors qu’il reculait en couverture.

Le numéro 91 a été nommé le joueur par excellence de la Coupe Mitchell.

« Junior peut se rendre au quart-arrière. On peut lui demander de reculer en couverture. Je ne pense pas que le quart-arrière s’attendait à ça. C’est tout un athlète. Il a de bonnes mains et il a attrapé le ballon », a expliqué Maciocia après la rencontre.

Comme ils l’ont fait depuis le début des éliminatoires, les Carabins ont réussi à établir le jeu au sol. Sean Thomas Erlington a connu un troisième match de suite avec plus de 170 verges de gains par la course.

Il a encore une fois pu profiter de l’excellent travail de la ligne à l’attaque qui a complètement dominé la ligne de mêlée.

« On voulait établir le jeu au sol et on a été capable de le faire. On a eu du succès. La ligne à l’attaque a fait un boulot incroyable et on a dominé la ligne de mêlée. Ça fait toute la différence », a dit le pilote des Bleus.

Deschamps à la rescousse

Généralement plus habitué à occuper la position de maraudeur, David Deschamps s’est vu confier le poste de botteur de précision de l’équipe lors de la demi-finale canadienne.

Louis-Philippe Simoneau a connu beaucoup de difficultés cette saison et c’est la deuxième fois que Maciocia le laisse de côté.

Deschamps a réussi ses trois tentatives sur 27, 35 et 17 verges. Il a notamment donné les devants 6-0 à son équipe en première demie.

« Le fait qu’il est terminé trois en trois, oui, c’était la bonne décision. Mais quand tu fais un choix comme ça, tu ne sais jamais. David a bien performé cette semaine à l’entraînement et je voulais lui donner une opportunité », a déclaré l’entraîneur qui n’a pas eu à regretter sa décision.

Maciocia n’a pas voulu s’avancer sur son choix pour la Coupe Vanier.

Les Carabins de retour à la Coupe Vanier

Universitaire samedi, 21 nov. 2015. 12:05

Carabins 25 - Gryphons 10 2:00

Les Carabins ont marqué 20 points au cours du deuxième quart et l’Université de Montréal aura la chance de défendre son titre de la Coupe Vanier grâce à sa victoire de 25-10 face aux Gryphons de l’Université de Guelph, samedi après-midi, lors de la Coupe Mitchell.

Sean Thomas Erlington et Philip Enchill ont inscrit les deux touchés des Bleus qui ont encore une fois profité d’une performance sans faille de leur défense. Le botteur David Deschamps, qui remplaçait Louis-Philippe Simoneau, a été parfait lors de ses trois tentatives de placement.

Frédéric Chagnon, Zacary Alexis et Junior Luke, qui a été nommé le joueur par excellence du match, ont réalisé des interceptions face au quart-arrière James Roberts qui n’a jamais réussi à lire la défense des Carabins.

« C’était un match d’équipe, a déclaré le quart-arrière des Bleus, Gabriel Cousineau. La défense a fait un travail incroyable. L’attaque, on a avancé le ballon au sol comme par la passe alors on est très satisfait de notre match. »

Après une nette domination en première demie, les Bleus ont vu l’équipe locale s’adapter en défense. Cousineau et son groupe ont eu de la difficulté à faire avancer le ballon lors des deux derniers quarts.

Guillaume PaquetL’attaque des Carabins est encore passée par le porteur de ballon Sean Thomas Erlington et le receveur Guillaume Paquet. Ce dernier a capté sept passes pour 80 verges, dont une de façon spectaculaire pour mettre la table au touché de Thomas Erlington.

Le demi offensif de troisième année a terminé la rencontre avec 170 verges de gains au sol. En trois matchs éliminatoires, Thomas Erlington a gagné 581 verges, soit 64 de plus qu’en huit rencontres de saison régulière.

« Je donne le mérite à ma ligne offensive, a mentionné Thomas Erlington. Du début jusqu’à la fin, ils ont poussé sans arrêt. Quand nos joueurs de ligne offensive poussent comme ça, si tu veux les arrêter, c’est fatigant. Pour une défense, c’est difficile de contrer la course pendant une partie complète. »

« Sean est absolument magique. La ligne à l’attaque a fait un travail incroyable pour ouvrir des trous pour lui. On les aime nos gros et on s’occupe d’eux », a affirmé Cousineau, qui aura la chance de terminer sa carrière universitaire à la Coupe Vanier.

L’UdeM affrontera les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique en grande finale canadienne. La troupe de Blake Nill a défait les X-Men de l’Université St Francis Xavier par la marque de 36-9 lors de la Coupe Uteck.

Le match de la Coupe Vanier aura lieu samedi prochain, à Québec. Les Carabins avaient défait les Marauders de l’Université McMaster il y a un an pour remporter le premier titre canadien de leur histoire.

« On veut y aller jusqu’au bout et il reste juste un match », a simplement répondu Cousineau qui se remettra au travail dès dimanche.

Sean Thomas Erlington a donné les devants 13-0 aux visiteurs en marquant un touché sur une course de deux verges au milieu du deuxième quart.

Philip Enchill a porté la marque à 20-0 en captant une passe de 9 verges de Cousineau pour un majeur avec 57 secondes à faire au deuxième quart.

Alors que c’était 25-6, la défense des Gryphons a forcé les Carabins à concéder deux touchés de sûreté. Mais la défense des Bleus a fermé la porte par la suite.

Alexis et Luke ont intercepté Roberts lors de deux séquences consécutives au quatrième quart pour mettre fin aux espoirs des locaux.

« C’est rare que tu voies un joueur de ligne défensive qui va reculer et qui va réaliser une interception. Quand ça arrive, tu en profites », a lancé Luke avec un grand sourire, lui qui avait bloqué le botté de précision du Rouge et Or pour donner la victoire à son équipe la semaine dernière.

Danny Maciocia a décidé de laisser de côté le botteur Louis-Philippe Simoneau qui avait raté trois de ses six tentatives la semaine dernière. La décision a été payante puisque David Deschamps a réussi ses trois placements.

Il a inscrit les six premiers points des Bleus en réussissant des bottés de précision de 27 et 35 verges en première demie. Il a également passé le ballon entre les poteaux sur 17 verges tout juste avant la mi-temps.

Le botteur des Gryphons, Gabriel Ferraro, a réduit l’écart à 23-3 avec un placement de 30 verges au troisième quart. Il a récidivé un plus tard avec une réussite sur 32 verges pour faire 25-6.

Les Thunderbirds de UBC rejoignent les Carabins à la Coupe Vanier

Universitaires samedi, 21 nov. 2015. 19:54

UBC 36 - St Francis Xavier 9 0:21

ANTIGONISH, Nouvelle-Écosse – Le quart-arrière Michael O’Connor a lancé deux passes de touché à Trivel Pinto, le porteur de ballon Brandon Deschamps en a ajouté un autre au sol pour mener les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique à une convaincante victoire de 36-9 face aux X-Men de l’Université St Francis Xavier, samedi, lors de la Coupe Uteck.

UBC affrontera les Carabins de l’Université de Montréal lors de la Coupe Vanier, samedi prochain, à Québec. L’UdeM a défait les Gryphons de Guelph par la marque de 25-10 plus tôt dans la journée.

O'Connor a complété 21 de ses 31 passes pour 272 verges et a été intercepté à une reprise. Le botteur de l’équipe, Quinn Van Gylswyk, a réussi trois placements alors que Taylor Loffler a réalisé plusieurs plaqués importants en défense.

Le pivot des X-Men Tivon Cook a lancé pour 250 verges de gains avec une passe de touché et trois interceptions.

La troupe de Blake Nill, qui en est à sa première année à la barre du programme, avait gagné le championnat de l’Ouest la semaine dernière en éliminant l’équipe classée no 1 au pays, les Dinos de l’Université de Calgary.

Les Thunderbirds ont pris les devants à 3:19 du premier quart et ne l’ont jamais perdu du match.

Les X-Men ont provoqué plusieurs revirements, mais ils n’ont jamais été en mesure d’en profiter. Leur seul majeur du match a été inscrit lors de la dernière minute lorsque Cook a rejoint Donald Tabor sur 22 verges.

Danny Maciocia et Stu Lang, liés par les Eskimos d'Edmonton

Universitaires vendredi, 20 nov. 2015. 17:58 Stu Lang et Danny Maciocia
Stu Lang et Danny Maciocia
Christian Dufresne

MONTRÉAL - Qu’est-ce qu’ont en commun Danny Maciocia et Stu Lang? Les deux entraîneurs-chefs qui s’affronteront lors de la Coupe Mitchell ont tous deux déjà remporté la Coupe Grey alors qu’ils étaient membres des Eskimos d’Edmonton.

Le pilote des Carabins a soulevé le trophée pour la première fois en 2003 alors qu’il était le coordonnateur offensif des Eskimos. Il est ensuite devenu le premier entraîneur-chef québécois de l’histoire de la LCF à gagner la Coupe Grey en 2005.

Lang, qui dirige les Gryphons de l’Université de Guelph depuis 2010, a porté l’uniforme des Eskimos de 1974 à 1981. En huit ans à Edmonton, Lang a été champion à cinq reprises, dont quatre fois de suite pour terminer sa carrière.

« Danny pourrait aussi vous le dire. Les Eskimos sont une organisation très bien dirigée, a indiqué Lang. Elle traite les joueurs très bien. C’était une belle opportunité de jouer là-bas. C’était juste un peu avant que Wayne Gretzky arrive et que les Oilers commencent à gagner des Coupes Stanley. Edmonton était appelé la ville des champions. »

L’entraîneur-chef de Guelph, qui était parmi les pires programmes en Ontario à son arrivée à la barre de l’équipe, a même assisté à un des camps d’entraînement des Eskimos lorsque Maciocia en était le directeur général.

Les deux hommes se connaissent bien, ce qui explique pourquoi les Gryphons sont venus disputer un match préparatoire au CEPSUM en août 2014.

« Il voulait faire vivre une expérience un peu différente à ses joueurs pour un match préparatoire, a expliqué Maciocia. C’est une équipe gérée par un monsieur avec beaucoup de classe. C’est très intéressant de les regarder jouer parce que ce programme a tourné le coin et il a tout un avenir. »

Danny Maciocia a entretenu une relation de travail avec un autre membre des Gryphons. L’adjoint de Lang et entraîneur des porteurs de ballon de l’équipe, Neil Lumsden, était le dépisteur en Ontario de l’ancien DG des Eskimos.

Lumsden, qui a l’un des meilleurs centres-arrières de son époque, a terminé sa carrière de joueur à Edmonton de 1980 à 1985. Il a été intronisé au Temple de la renommée du football canadien en 2014. Son fils Jesse a été un grand espoir à la position de porteur de ballon, mais n’a jamais réussi à s’établir dans la LCF.

Pas de pression pour les Carabins

Universitaires jeudi, 19 nov. 2015. 23:01

L'expérience des gros matchs 3:51

Christian Dufresne

MONTRÉAL - « Quand les joueurs sont tranquilles, c’est à ce moment qu’on commence à s’inquiéter. »

Avant l’entraînement des Carabins de mercredi soir, les étudiants-athlètes de l’Université de Montréal affichaient le même état d’esprit que d’habitude.

En attendant le coup de sifflet de leur entraîneur Danny Maciocia qui signifierait le début de l’entraînement, plusieurs joueurs étaient en cercle à jouer à un jeu banal. Leur plaisir d’être en groupe était palpable et on aurait dit des enfants dans une cour d’école.

À quelques jours de la demi-finale canadienne face aux Gryphons de l’Université de Guelph, l’ambiance était décontractée. Si certains joueurs éprouvaient de la nervosité à l’approche du match le plus important de la saison, ils le cachaient très bien.

 « Tout le monde nous parle de pression, mais je ne pense pas que grand-monde dans l’équipe m’écoute quand je parle de pression, a indiqué Maciocia en riant. Ça n’existe pas la pression ici. Je vois ça comme une opportunité. »

Lorsque l’entraînement des Bleus a débuté, les éclats de rire ont fait place au côté sérieux de l’équipe qui se prépare méticuleusement semaine après semaine. Les joueurs étaient à l’écoute de leurs entraîneurs et chaque consigne était assimilée.

Des quatre équipes présentes dans le carré d’as, les Carabins sont les seuls à avoir été aussi loin l’an dernier. Qui plus est, ils sont les champions en titre au Canada. Pour les Bleus, cette conquête fait partie du passé et c’est une autre histoire qui s’écrit cette année.

« C’est un message que Danny (Maciocia) s’est assuré de nous transmettre. Je ne pense pas que la pression de défendre notre titre existe. En ce moment, on essaie de trouver une façon de gagner en 2015 parce que la manière qu’on a utilisée pour gagner l’an dernier, on ne pourra pas l’utiliser cette année. On est dans la bonne direction. Il faut seulement terminer le travail », a exprimé le demi défensif de cinquième année, Djonathan Buissereth.  

« Nos joueurs réalisent qu’il y a une opportunité devant eux qui ne se présente pas chaque année. Des fois, ça ne se présente même pas dans une carrière de football universitaire. Ils veulent tirer avantage de cette chance. Ils veulent continuer à écrire leur histoire », a expliqué Maciocia, le seul entraîneur du football canadien à revendiquer une coupe Grey et une coupe Vanier.

« C’est le fun de savoir qu’on est la seule équipe au Québec qui s’entraîne. Il y a une bonne parité au Canada puisque nous sommes la seule équipe qui revient de l’an passé. Dans mon cas, plus ma saison est longue, plus je suis content étant donné que c’est ma dernière. Je profite de chaque moment et ce sont des souvenirs que je vais avoir à vie, peu importe le résultat », a relaté le quart-arrière finissant, Gabriel Cousineau.

S’ils ne ressentent pas de pression, c’est parce que les Carabins sont confiants en leurs moyens. Au cours des deux dernières années, ils ont vécu à peu près tous les scénarios possibles dans un match de football.

Tous les membres de l’équipe ont fait leurs devoirs et leur étude sur les Gryphons, des adversaires méconnus puisqu’ils ne les ont jamais affrontés, si ce n’est qu’une rencontre préparatoire en août 2014.

« Si on fait les choses comme il le faut et qu’on se prépare bien comme on le fait tout le temps, on a de très bonnes chances de gagner. Ce n’est pas pour rien enlever à Guelph, parce qu’après avoir vu une tonne de vidéo, je peux dire qu’ils ont une très bonne équipe. Mais on a aussi une très bonne équipe. On a pu le prouver sur papier et sur le terrain », a décrit Buissereth qui s’assura de garder ses jeunes coéquipiers concentrés sur le but ultime.

« Si on exécute aussi bien que contre l’Université Laval, on devrait avoir un méchant bon match contre Guelph », a ajouté Cousineau, qui s’est remis au travail dès le lendemain de la Coupe Dunsmore pour décortiquer la défense des Gryphons.

La grande différence avec la demi-finale de l’an dernier, c’est que les Carabins devront la disputer sur la route. Aucun détail n’a été laissé de côté et l’horaire du voyage est réglé au quart de tour pour conserver la routine.

Les Bleus prendront un vol nolisé pour se rendre à Guelph. Toute l’équipe arrivera vendredi après-midi et cela leur permettra de se mettre à l’aise avant l’importante partie de samedi.

« Quand on s’est réuni dimanche avec notre monde, beaucoup de travail avait déjà été fait pour ce voyage, a affirmé Maciocia. Ça démontre à quel point le sport étudiant est important pour l’université. De prendre un vol nolisé avec nos joueurs, ça n’arrive pas souvent, même dans la LCF. On est très chanceux d’avoir cet appui de l’université. »

« Comme Danny m’a dit à la blague, c’est le plus proche que je vais me rendre des pros », a lancé Gabriel Cousineau avec un grand sourire, lui qui s’assurera que ce voyage ne soit pas une distraction pour ses coéquipiers et lui.

L’édition 2015 des Carabins est bien différente de celle d’il y a un an. Mais une caractéristique très importante de l’équipe championne de 2014 demeure ancrée dans leur identité : l’esprit de famille.

Au-delà des liens qui unissent les joueurs à leurs entraîneurs et le plaisir de pratiquer ce sport, cette équipe a une faculté à se regrouper et à élever son jeu dans les moments importants.

Le talent permet de gagner des matchs. Mais la volonté de croire en tout un chacun permet de remporter des championnats. Et c’est ce que les Carabins tenteront de démontrer pour une deuxième année de suite en s'approchant à une victoire de leur objectif, samedi après-midi.

La dette de Louis-Philippe Simoneau

Universitaires vendredi, 20 nov. 2015. 17:34

L'expérience des gros matchs 3:51

Christian Dufresne

MONTRÉAL - De son propre aveu, Louis-Philippe Simoneau connaît la pire saison de sa vie.

Malgré des performances en deçà de ses attentes, le botteur de précision des Carabins peut se consoler en se disant qu’il a encore la chance de se reprendre puisque son équipe disputera la demi-finale canadienne, samedi après-midi, en rendant visite aux Gryphons de l’Université de Guelph.

À sa deuxième année à l’Université de Montréal, le produit des Élans du Cégep Garneau n’a réussi que 13 de ses 21 tentatives de placement en saison régulière pour un pourcentage de 61,9 %. L’an dernier, il n’avait raté que quatre placements en 16 tentatives.

En éliminatoires, les problèmes de Simoneau ne se sont pas réglés. En demi-finale québécoise face au Vert & Or, l’étudiant-athlète a raté son botté de précision de 31 verges. À la Coupe Dunsmore, il a passé le ballon entre les poteaux à trois reprises alors qu’on lui a demandé de s’exécuter six fois.

« Je ne suis pas sorti de la manière que j’aurais voulu. Mais j’ai quand même réussi trois placements et un a frappé le poteau. Il faut que je continue à me pratiquer et ça va aller mieux », expliquait le numéro 18 des Bleus qui est toujours l’un des premiers à sauter sur le terrain lors des entraînements.

Simoneau a gardé la tête haute tout au long de la saison même si elle ne se déroulait pas comme il le voulait. Les mauvais moments lui ont permis d’acquérir de l’expérience qui lui servira dans le futur.

« Des fois ça se passe entre les deux oreilles. Lorsque je jouais collégial et avec Équipe Canada Junior, ma force était le mental. Cette année, ç’a été un peu plus difficile. J’ai essayé de faire sortir le meilleur de moi, mais ça n’a pas porté fruit. Je travaille et chaque jour je viens botter des ballons. Ça va débloquer, je ne suis pas inquiet », a-t-il ajouté, lui qui a été laissé de côté à une reprise cette saison.

Les Carabins auront besoin de leur botteur samedi après-midi pour engranger des points. Simoneau a mis sa mauvaise saison de côté et espère qu’il pourra terminer sur une bonne note. Considère-t-il qu'il en doit une à ses coéquipiers?

« C’est sûr que je veux rebondir et leur prouver que je suis encore là. Je vais faire de mon mieux et je suis sûr que ça va bien aller », a affirmé Simoneau qui est de nature très positive.

« À la fin de la journée, on est une des quatre équipes au Canada qui s'entraîne encore. Avec le groupe de joueurs, d’entraîneurs et tout l’encadrement au CEPSUM, on est parti et personne ne peut nous arrêter », s’est-il exclamé.

Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini avec les Carabins

Universitaires mardi, 17 nov. 2015. 02:33

Carabins 18 - Rouge et Or 16 1:30

Christian Dufresne

Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini, a dit un jour l’ancien receveur des Yankees de New York, Yogi Berra.

Lorsqu’on regarde un match des Carabins, il faut toujours garder cette célèbre phrase en tête. Encore une fois, la troupe de Danny Maciocia a prouvé que ce n’est jamais fini tant que le cadran n’affiche pas 0:00.

Les joueurs des Carabins ont cette force mentale d’y croire même quand toutes les probabilités sont contre eux. Ils avaient probablement en tête le dernier jeu de leur premier match de la saison régulière contre le Rouge et Or lorsque Dominic Lévesque avait réussi un placement de 39 verges pour donner la victoire aux Lavallois.

Cette fois, Junior Luke s’est assuré que le ballon ne passe pas entre les poteaux pour procurer la Coupe Dunsmore à son équipe pour une deuxième année de suite.

C’est maintenant la marque de commerce des Carabins de réussir des revirements ou de bloquer des bottés quand on s’y attend le moins. En demi-finale canadienne l’an dernier, les Bisons frappaient à la porte des buts. Maciocia appelle un blitz d’Anthony Coady. Résultat : il provoque l’échappé du quart Jordan Yantz.

Il y a deux week-ends, le Vert & Or a un troisième essai et quelques centimètres à franchir alors qu’il détient l’avance. L’UdeM ne semble pas arrêter Jérémi Roch, mais Frédéric Chagnon réalise un jeu incroyable en frappant le ballon et le récupère lui-même.

Et nul besoin de vous dire que le jeu de Luke rappelle celui de Mathieu Girard à la Coupe Vanier en novembre 2014. Bref, message aux Gryphons de Guelph : ne comptez jamais les hommes en bleu pour battus.

Bon pour le football québécois

La semaine dernière, Danny Maciocia a affirmé que les grands gagnants d’une Coupe Dunsmore opposant les Carabins au Rouge et Or étaient les partisans. J’ajouterais aussi tout le football québécois.

Tous les jeunes qui pratiquent ce sport aux niveaux secondaire et collégial et qui regardaient ce match rêvent un jour d’être Junior Luke. Ils se voient réaliser le jeu qui fait la différence.

Encore une fois entre les deux grands rivaux, le match s'est décidé au quatrième quart. Cette rencontre a été de loin la meilleure des quatre finales d’association au pays.

On aimerait bien que ces deux équipes soient de la Coupe Vanier dans un peu moins de deux semaines à Québec. C’est incontestablement deux des quatre meilleurs programmes au pays cette saison, si ce n'est pas les deux meilleurs. Malheureusement, une seule formation pouvait sortir de la province et c’est encore les Carabins.

Cette victoire des Bleus met aussi fin aux doutes que certains avaient sur l’équipe. Comme quoi la victoire de l’an dernier aurait pu être associée à une année chanceuse. J’espère que tous ceux qui pensaient cela ont changé d’idée.

Néanmoins, le Rouge et Or est encore le programme de football le plus prestigieux au pays. Le record de huit coupes Vanier, la plus longue série victorieuse de l’histoire du Sport interuniversitaire canadien (25) et 11 championnats de saison régulière de suite sont quelques arguments qui prouvent cela.

Il est évident que le Rouge et Or ne dominera plus comme il l’a fait pendant près de 13 ans, soit depuis la saison 2003 qui s'était conclue par la conquête du deuxième titre canadien de l'histoire de l'équipe. Le niveau au Québec augmente et les Carabins viennent de gagner deux années de suite la finale provinciale.

Les Carabins n’ont pas encore la riche histoire de l’Université Laval. Gabriel Cousineau disait après le match que l’UdeM était en train de construire sa dynastie. On verra dans les deux prochaines semaines s’il peut mener les siens à une deuxième coupe Vanier de suite, ce que seulement quatre universités ont réussi (Manitoba, Western, St. Mary’s et Laval à deux reprises).

Les Bleus ont toutefois réussi à enlever tout écart qu’il pouvait rester avec le Rouge et Or. Ces deux équipes sont sur un pied d’égalité pour la qualité des entraîneurs et du talent des étudiants-athlètes. L’Université Laval a des installations un peu plus modernes et de plus grosses foules, mais c’est encore les deux aspects mentionnés dans la phrase précédente qui gagnent des titres.

Mais ces deux programmes ne doivent pas oublier de regarder derrière. Ils sont les rois de la montagne, mais les quatre autres universités de leur division, et aussi les 21 autres au Canada, veulent les déloger.

Et les entraîneurs adverses sont agressifs dans le recrutement. Avant, les joueurs qui graduaient du cégep se disaient qu’il n’y avait qu’une option s’ils voulaient gagner un championnat et c’était l’Université Laval.

Maintenant, il y en a deux. Et même trois... et quatre, et pourquoi pas cinq!

Les cégépiens finissants ont vu comme tout le monde ce que le Vert & Or a fait cette saison et comment il est passé près d’atteindre la Coupe Dunsmore.

Les Redmen ne sont plus la risée du Québec avec leur nouvelle attitude sous les ordres de Ronald Hilaire. Et que dire des Stingers qui ont livré deux belles batailles aux Carabins cette saison.

Plusieurs cégépiens veulent joindre ces programmes pour bâtir de futures équipes championnes, comme l’a fait Byron Archambault en choisissant les Carabins au lieu du Rouge et Or en 2011.

Évidemment, les Carabins et le Rouge et Or recruteront encore une bonne partie des espoirs de premier plan cette année. Mais ils n’ont plus l’exclusivité sur les meilleurs joueurs. Et ça, c’est bon pour le football québécois.

Photo de la semaine :

Gabriel Cousineau, Alexandre Laganière et Philip EnchillIl y a de ces personnes qui gardent toujours le moral et qui restent positives même dans les moments difficiles.

Le bloqueur des Carabins Alexandre Laganière est de ceux-là. Ce dernier s'est blessé tard au quatrième quart dans la demi-finale contre le Vert & Or.

Sa saison est vraisemblablement terminée. Sa carrière universitaire aussi puisqu'il est un joueur de cinquième année.

Mais Laganière était à Québec samedi. Il était même sur le terrain durant l'échauffement en béquilles et il avait le sourire malgré tout.

La photo de la semaine provient de l'appareil de Dominique Bernier. Avec Laganière (centre), on retrouve deux autres joueurs finissants des Bleus, le quart-arrière Gabriel Cousineau et le receveur Philip Enchill.

Les Carabins de l'Université de Montréal sont les maîtres des bottés bloqués

Universitaires mardi, 17 nov. 2015. 17:46 Junior Luke, Jonathan Boissonneault-Glaou, Émile Charron-Ligez et Mathieu Dupuis
Junior Luke, Jonathan Boissonneault-Glaou, Émile Charron-Ligez et Mathieu Dupuis (Source d'image:Dominique Bernier)

MONTRÉAL - Les Carabins de l'Université de Montréal ont un don pour bloquer les bottés de placement.

Leur excellence sur les unités spéciales leur a permis de vaincre les Marauders de l'Université McMaster en finale de la Coupe Vanier l'an dernier et ils ont utilisé la même recette samedi dernier pour venir à bout du Rouge et Or de l'Université Laval pour une deuxième année d'affilée lors du match de championnat du football universitaire québécois.

« À chaque fois que notre adversaire s'installe pour un placement, on se regarde et on se dit: "On doit bloquer celui-là parce que si on ne le fait pas, on sait ce qui va se produire", a raconté le demi-défensif Maiko Zepeda mardi. Toute l'équipe est sur la touche et nous envoie des ondes positives et je pense que ça fait une différence. »

Les Carabins aimeraient bien ne pas avoir à bloquer un placement en fin de rencontre pour vaincre les Gryphons de l'Université Guelph, samedi lors du match de la Coupe Mitchell. Le gagnant accédera à la Coupe Vanier, le 28 novembre à Québec.

Zepeda était sur le terrain pour les deux bottés bloqués mémorables des Carabins.

L'an dernier, le botté bloqué avait permis aux Cabarins de battre les Marauders 20-19 et de mettre la main sur un premier titre national dans leur histoire devant plus de 22 000 spectateurs au stade Percival-Molson, à Montréal. Le week-end dernier à Québec, le Rouge et Or a tenté un placement pour la victoire lors du dernier jeu du match, mais les Carabins ont à nouveau réussi l'impossible en bloquant le botté pour confirmer leur victoire de 18-16.

« On en a aussi bloqué un en demi-finale (d'association) contre Sherbrooke, a rappelé l'entraîneur-chef, Danny Maciocia. On passe du temps à travailler là-dessus.

« On sait que les occasions vont se présenter pendant le match et il faut savoir à quel moment tout donner. La semaine dernière, si on ne le bloque pas, le match est fini. Ça prend le bon état d'esprit, la volonté. Il faut être pleinement engagé. Les gars y croient et ça augmente le pourcentage de réussite. »

Maciocia doit toutefois avoir certaines inquiétudes concernant le jeu de son botteur. Louis-Philippe Simoneau a été imprécis sur deux placements tard au quatrième quart face au Rouge et Or, mais les deux points pour des simples obtenus sur les placements ratés ont finalement fait la différence.

Simoneau a été seulement 3-en-6 lors de la rencontre.

« C'est un peu inquiétant, a admis Maciocia, et c'est un problème depuis le début de l'année.

« Quand l'occasion se présente, il faut envoyer le ballon entre les poteaux, mais ce serait bien aussi si quand on s'approchait de la zone des buts adverse, on marquait des majeurs à la place d'essayer des placements. »

Dans l'autre demi-finale nationale, samedi, les Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique rendront visite aux X-Men de St-Francis-Xavier à Antigonish, en Nouvelle-Écosse, dans le cadre de la Coupe Uteck.

Les Carabins et le Rouge et Or ont offert une fois de plus un spectacle grandiose

Football lundi, 16 nov. 2015. 19:41

Manning, Brady et les Carabins 4:55

Images of Pierre Vercheval

Encore une fois samedi après-midi, les grands gagnants de la finale de la Coupe Dunsmore entre le Rouge et Or de l’Université Laval et les Carabins de l’Université de Montréal ont été les partisans du football universitaire québécois, qui ont été gâtés une fois de plus.

Ces deux programmes se sont donné corps et âme sur le terrain et ont offert un spectacle rempli de rebondissements. À voir ces étudiants-athlètes se défoncer sur le terrain, je ne peux m’empêcher de trouver dommage dans une certaine mesure que l’une des deux équipes reparte le cœur gros en raison de la déception liée à la défaite.

Les Carabins, champions en titre de la Coupe Vanier ne l’ont cependant pas volée, cette victoire sur la pelouse de leurs rivaux. Lors de duels aussi âprement disputés, il y a des statistiques qui à mon sens ressortent plus que d’autres afin d’expliquer le dénouement. Dans un match défensif où les unités sont coriaces, les erreurs doivent être minimisées, notamment la bataille des revirements.

Le nombre de pénalités décernées doit également être comptabilisé dans l’équation, tout comme le nombre de gros jeux offensifs réalisés. Parce qu’avouons-le, avec les forces en présence durant cette finale, il aurait été utopique de penser qu’une attaque puisse orchestrer avec régularité de longues séquences ininterrompues de 14 jeux pour se rendre jusqu’à la zone payante. Ça devient donc hyper important de réaliser ici et là de longs jeux, tant au sol que par la voie des airs.

Sachant que les points marqués allaient se faire rares, les revirements deviennent d’autant plus cruciaux, car cela peut permettre à un club ou l’autre de marquer des points de façon consécutive, et ainsi d’appliquer de la pression sur l’adversaire.

À l’exception des pénalités (12 contre 8 à l’avantage de Laval), le reste des facettes mentionnées plus haut ont favorisé Montréal, à commencer par le ratio de +6 en matière de revirements. De part et d’autre, on voulait du football propre; c’est-à-dire sans interception et sans échappée. De mémoire, je ne me souviens pas d’avoir vu une équipe gagner une rencontre en dépit d’un différentiel de -6 à ce chapitre, et c’est pourtant ce que le Rouge et Or est passé bien près de réussir samedi.

Je tiens à féliciter l’unité défensive lavalloise. Oui, elle a accordé de gros morceaux de terrain ici et là (pour des gains supérieurs à 500 verges au total), mais dans le contexte du match, avec tous les changements de possession soudains, elle a été sollicitée et elle a été avare de points même si les Carabins menaçaient. À la suite des six revirements que j’énonçais plus haut, les visiteurs ont limités à un seul point marqué… C’est tout dire! Cette bande de joueurs a réellement tenu le fort dans des conditions loin d’être idéales à quelques moments dans le match.

J’aimerais aussi lever mon chapeau au quart-arrière de deuxième année Hugo Richard. Il était sous les feux de rampe. Ce match était une grosse affaire pour les deux programmes, et les attentes peuvent devenir suffocantes. Après un début de rencontre loin de ce qu’il espérait livrer, Richard a offert du football inspiré par la suite, à partir du moment où le Rouge et Or tirait de l’arrière 16-1 au pointage. J’ai vraiment l’impression que le jeune homme a grandi dans la défaite. Il ne s’est pas écroulé et est revenu plus fort en deuxième demie. C’est du bagage qui lui sera précieux pour la suite de carrière universitaire.

On a cependant senti que même si les Carabins sont les tenants du titre, ce sont les troupes de Glen Constantin qui montraient le plus de nervosité dans leurs jeux. Surtout en première demie, les pénalités et les mauvaises remises, toutes sortes de décisions discutables, ont trahi une certaine anxiété du côté de Laval.

Depuis quelques années, on sent que les Carabins forment une équipe résiliente. Dans des situations corsées, cette équipe nous a habitués à du football d’une qualité exceptionnelle. C’est un groupe qui n’abandonne jamais. On sent qu’il y a une attitude et une dynamique spéciales qui habitent ce vestiaire.

Jusqu’au dernier jeu de l’affrontement, le niveau d’énergie n’a pas baissé d’un cran. Et lorsqu’on y pense, ça aurait finalement pu être le cas, car c’est extrêmement démoralisant de constater qu’en dépit d’une domination des plus complètes dans plusieurs phases du jeu, on est en danger de retourner chez soi bredouille.

Bref, c’est rendu la marque de commerce de ces deux équipes, que de décider l’issue du duel sur le tout dernier jeu du match. C’est le football québécois qui est regagnant dans toute cette histoire!

Bonne chance aux Carabins, qui tenteront de se qualifier pour la Coupe Vanier en se mesurant aux Gryphons de Guelph. Espérons que nous aurons des représentants québécois au match ultime le 28 novembre, au Stade Telus!

Le génie de Brady, la régression de Manning

Deux quarts qui entreront dans la légende du football américain ont connu des après-midis aux antipodes dimanche.

Tom BradyTandis que Tom Brady permettait aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre de conserver leur fiche immaculée avec une dernière séquence offensive dirigée de main de maître, Peyton Manning et les Broncos de Denver connaissaient une rencontre absolument lamentable sur leur propre terrain face aux Chiefs de Kansas City.

En regardant le match des Pats contre les Giants de New York, j’en suis venu à me demander si  Tom Coughlin et Eli Manning étaient la kryptonite des hommes de Bill Belichick. Les New-Yorkais semblaient tout près de rejouer le coup à leurs rivaux. C’est vraiment leur manque de finition qui les a finalement empêchés de mettre la touche finale sur cette performance, qui autrement était très solide dans tous les aspects.

C’est un peu symptomatique de la saison des Giants que d’échapper des avances au quatrième quart. Dimanche, c’est arrivé une fois de plus, et s’il y a un constat pour New York à en retirer, c’est que contre Brady, tu as intérêt à inscrire des touchés et non te contenter de bottés de précision. Ce fut pour ainsi dire la seule erreur commise par les Giants.

En avance 24-23, les Pats menaçaient à la ligne de 1 lorsque Brady a été victime d’une interception qui a insufflé un vent d’énergie. La séquence offensive subséquente des Giants s’est soldée par des gains méthodiques de 86 verges et beaucoup de temps écoulé au chronomètre, mais il a fallu se rabattre sur le botteur Josh Brown et mener par deux points au lieu de six.

Avec 1:46 à faire, c’était beaucoup de temps pour Brady, qui nous a habitués à livrer la marchandise dans de telles situations. Douze jeux et 44 verges plus tard, Stephen Gostkowski couronnait le tout avec un botté dans les tous derniers instants.

En anglais, on dit de Brady qu’il est « clutch » pour exprimer à quel point il est fort lorsque la pression est à son comble. Existe-il un joueur plus « clutch » que lui dans la NFL en ce moment? Je ne crois pas!

À l’opposé du spectre, la journée de dimanche s’est transformée en véritable catastrophe pour le frère aîné d’Eli, Peyton Manning. C’est tout de même ironique qu’il ait établi une nouvelle marque pour le nombre de verges accumulées au premier quart, mais mis à part cet exploit hors du commun, ce fut un désastre.

Je ne prétends pas avoir vu tous les matchs du no 18 depuis son entrée dans la NFL, mais bien franchement, il serait difficile de me convaincre qu’il a déjà connu une pire sortie que celle-là. Il n’a complété que cinq de ses 20 tentatives de passes pour des gains minuscules de 35 verges en deux quarts et demie de jeu, en plus d’être victime de *quatre* interceptions.

Comme si cette contre-performance n’était pas assez inquiétante, on apprenait lundi que le général souffre d’une blessure au pied droit. Ça, c’est vraiment une nouvelle qui n’augure rien de bon.

Ben Roethlisberger, des Steelers de Pittsburgh, est aux prises avec une blessure semblable. La différence, cependant, est que celui-ci possède un bras canon capable de compenser. On l’a vu dimanche contre les Browns de Cleveland. Forcé à venir en relève à Landry Jones, il a accumulé 375 verges de gains aériens.

Manning, lui, n’a jamais possédé un bras du tonnerre, pas même dans ses meilleures années chez les Colts d’Indianapolis. Il ne peut pas se permettre d’être blessé à la jambe, à la cuisse, à la cheville ou au pied, car c’est ce qui lui donne son impulsion. À ce point-ci de sa carrière, après la grave blessure au cou subie en 2011, il a besoin de transférer tout son poids afin d’avoir la vélocité nécessaire.

En tant que quart droitier, son pied droit lui est tout simplement essentiel, autant pour décocher ses passes que pour grimper dans sa pochette lorsque la pression est forte. Avec une ligne offensive aussi perméable, il ne pourrait continuer ainsi. Il fut un temps où il aurait trouvé des façons ingénieuses de  compenser, mais à 39 ans, c’est maintenant chose du passé.

Ça me fait penser à certain lanceurs des Ligues majeurs à qui on reproche d’avoir « perdu leur bras ». J’aurais tendance à dire que c’est surtout dans les jambes que le changement se produit avec l’âge.

Nul doute que cette saga sera à surveiller dans l’entourage des Broncos, qui se tourne désormais vers son choix de deuxième tour en 2012, Brock Osweiler pour diriger l’attaque. Ce dernier est dans l’organisation depuis quatre ans maintenant. À lui de prouver qu’il a sa place dans le circuit Goodell.

Propos recueillis par Maxime Desroches

Sean Thomas Erlington, Maïko Zepeda et Junior Luke sont les joueurs de la semaine

Universitaires lundi, 16 nov. 2015. 17:00 Sean Thomas Erlington
Sean Thomas Erlington (Source d'image:PC)

À la suite de la victoire de 18-16 des Carabins de l’Université de Montréal en finale de la Coupe Dunsmore sur le Rouge et Or de Laval samedi dernier, le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a remis les titres de joueurs de la semaine exclusivement aux Bleus.

Sean Thomas Erlington a reçu le titre en attaque, Maïko Zepeda en défense, tandis que Junior Luke reçoit l’honneur pour son exploit sur les unités spéciales.

Sean Thomas Erlington a été nommé joueur par excellence de la Coupe Dunsmore en jouant de nouveau le rôle de la bougie d’allumage des Carabins. Alors que les Bleus avaient besoin de points au troisième quart, le Montréalais de 23 ans a effectué une superbe course de 38 verges pour amener les Carabins dans la zone du Rouge et Or. Les Bleus ont ensuite marqué un touché pour prendre les devants 16-1. En fin de match, il a sonné la charge de nouveau avec une course de 43 verges pour sortir les Carabins de leur territoire. Il a terminé le match avec une récolte de 199 verges en 19 portées pour une brillante moyenne de 10,5 verges par course. Il a aussi capté une passe pour des gains de 11 verges.

En défense, Maïko Zepeda a de nouveau tiré son épingle du jeu alors que la défensive des Carabins a tenu bon face au Rouge et Or. Le joueur de 23 ans originaire de LaSalle a mené les Bleus avec 6,5 plaqués dont cinq en solo et 0,5 sac. Au quatrième quart, il a forcé une échappée en plaquant le porteur de ballon Maxime Boutin et cela a permis aux Bleus de récupérer le ballon, freinant la poussée du Rouge et Or qui venait d’égaliser la marque avec deux touchés rapides.

Junior Luke a réalisé le jeu du match à la toute fin de la rencontre en bloquant la tentative de placement du Rouge et Or de la ligne de 19 verges. Si les Rouges avaient réalisé le placement, ils auraient pris les devants 19-18 et remporté le match. Le jeu de ce Montréalais de 23 ans a ainsi permis aux Carabins de remporter une deuxième Coupe Dunsmore consécutive.

Les Carabins joueront pour l’obtention de la Coupe Mitchell et pour obtenir un laissez-passer pour la finale de la Coupe Vanier samedi prochain. La troupe de Danny Maciocia affrontera les Gryphons à Guelph dès 12 h 30.

Des erreurs et du caractère dans la victoire des Carabins

Universitaires samedi, 14 nov. 2015. 21:22

Carabins 18 - Rouge et Or 16 1:30

Christian Dufresne

QUÉBEC – Le football est un jeu d’erreurs et nous en avons eu une autre preuve lors de la Coupe Dunsmore.

Le Rouge et Or s’est tiré dans le pied avec des revirements à de mauvais moments et les Carabins auraient pu se doter d’une avance plus confortable avec des placements réussis.

Au final, l’Université de Montréal a encore une fois démontré sa force de caractère en bloquant le botté de la recrue Dominic Lévesque sur le dernier jeu de la rencontre pour l’emporter par la marque de 18-16 et obtenir son billet pour la demi-finale à Guelph.

« C’est ça la force mentale. On travaille tellement fort là-dessus. On les pousse, que